Hopeless Life est un jeu de rôle post-apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 
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Nous sommes en semaine 15 de l'an 2035. Du Lundi 8 Avril au Dimanche 14 Avril.
En début de semaine : NUAGEUX à PLUVIEUX de 14°C à 23°C avec un vent de 34km/h / En fin de semaine : ENSOLEILLÉ de 16°C à 25°C avec un vent de 11km/h.
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 Contexte de l'univers - Iere Partie

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Jim
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Sac à dos :
O.C.:

Message    Ven 14 Nov - 1:16


Les zombies

Un sujet de toutes les horreurs et de tous les fantasmes, tiré de légendes morbides et fantastiques extirpées d'époques lointaines, de récits mystérieux et ténébreux de créatures sans volonté, nées pour déchirer le cœur des vivants. Depuis la nuit des temps, le mort-vivant fascine et terrifie. Du conte au poème, du livre religieux au roman, l'idée que l'homme puisse mourir et revenir, seulement animé par la mort elle-même qui hante notre vie provoque toutes les théories.
Durant le début du XXIème siècle cependant, ces histoires ont pris un tournant plus spectaculaire, plus romancé et plus approfondi. Films d'horreurs, de comédie, de survie, aux discours psychologiques ou aux armées frénétiques. Durant des années, jusqu'à l'aube de la vingtième année de l'ère 2 000, on avait nourri tous ces fantasmes pour accroitre la fascination et la peur provoquée, même tourné en dérision le sujet et mis en scène le pire des sadismes dans des images de chair déchiquetée et de sang abondant parfois indescriptibles.

On croyait tout connaitre sur le sujet. On pensait en avoir fait le tour, de long en large, assez forts et assez imaginatifs pour anticiper la moindre possibilité, le moindre début de contamination sur ce sujet ou un autre. Comment les tuer, comment les utiliser, comment appréhender le mal qui prenait alors à l'âge de la science le nom de virus. On croyait vraiment tout en savoir, au point que ce sujet si inspirant avait fini par se tarir pour n'être plus qu'une lubie passagère. L'humanité était alors loin d'imaginer ce que le destin pouvait lui réserver. Comment aurait-elle pu croire en un scénario aussi catastrophique ? Car entre fantaisie et réalité, l’énorme fossé ne pouvait se révéler que... mortel.  


Los Angeles, 31 Mars 2034

Un flash info diffuse que plusieurs sans-abris auraient agressé sans raison des passants en plein jour, les mutilants avec une barbarie rare. La violence de ces actes publics est telle qu’étouffer l'affaire s'avère impossible et certaines images font le tour du monde, laissant voir une femme « déchirer » le visage de sa propre fille. A l'image du « zombie de Miami », un homme (Rudy Eugène) qui avait attaqué un SDF (Ronald Poppo) dans un parking pour le mutiler, la police évoque une mise en garde-à-vue de la femme qui aurait ingéré de la Benzylpipérazine, ou « Bath Salts » (Sels de bain), une drogue réputée pour rendre cannibale et invincible ; en effet il aurait fallu six balles dans le corps de Rudy pour qu'il cesse de dévorer sa victime.

Les médias s'emparent de l'affaire, bien vite le terme zombie revient de nouveau dans les réseaux sociaux et les articles de presse, mais comme pour l'affaire de Miami, cette histoire fantaisiste n'est pas prise au sérieux et oubliée. Dans un même temps, Philadelphie, Washington et New-York sont victimes des mêmes évènements, maitrisés beaucoup plus vite cette fois par les forces d'élite de la police ; personne n'en saura rien.

6 Avril 2034

Au cours des jours suivants, quarante-sept autres cas se déclarent pourtant, et brutalement, à travers Los Angeles, Philadelphie, Washington et New-York et l'affaire prend une toute autre ampleur. Une véritable rage pousse ces gens de la classe moyenne à attaquer au hasard des passants, et provoquent des bains de sang et mutilations inhumaines. Cette fois la chose est prise très au sérieux et les autorités évoquent une possible contamination par une forme dérivée de la rage.
Une cellule de crise est mise en place et une quarantaine d'urgence est imposée dans les agglomérations afin d'éviter que ce virus ne puisse se propager tant que des informations concrètes ne sont pas obtenues. Cet évènement créé derechef une vague d’effroi sur tout le territoire et les médias alimentent massivement les faits, chacun y allant de sa théorie jusqu'à l'incitation à la peur sur des sites et forums internet.

13 Avril 2034

A la fin de la première semaine, les agences gouvernementales soutenues par des civils spécialisés sont déjà déployées pour tenter de contenir ce qui prend le nom d'épidémie. La thèse du bio-terrorisme s'impose, mais aucune preuve concrète n'est trouvée malgré les mesures engagées par la C.I.A., le F.B.I. et la quantité de ressources mises à profit.
L'épidémie semble surgir de points radicalement différents, à l'incompréhension générale. Le gouvernement, impuissant malgré les mesures de quarantaine et les recherches intenses, ne parvient pas à enrayer la contamination et annonce la perte de quatre villes, une catastrophe sans précédent dans l'histoire des États-Unis. Perdant les principales forteresses nationales, le gouvernement est largement ébranlé et combine des conflits internes aux organisations qui s'accusent mutuellement d'incompétence et de laxisme ayant conduit à cette catastrophe.

Le web est saturé de vidéos terribles mettant en scène des attaques de ces contaminés en surnombre, massacrant à mains nues des civils et militaires avec une violence tout droit sortie des films d'épouvante les plus gores. Les forces armées et élitistes des États-Unis sont envoyées dans les quatre coin du pays et autour de ces villes perdues, celles mobilisées à l'étranger rapatriées d'urgence en renfort, mais cette contamination éclair semble toujours plus impossible à stopper.
Les médias commencent à évoquer une potentielle catastrophe biologique en mesure de toucher toute la planète et sous l'impulsion de l'ONU, l'Europe, ainsi que le Canada, la Chine, le Japon et la Russie se concertent historiquement pour porter secours aux États-Unis en plein chaos, craignant particulièrement que le virus ne se répande hors de l'Amérique. Des équipes spécialisées, des ressources et des renforts militaires conséquents sont envoyés afin d'aider le pays à faire face à cette crise.

26 Avril 2034

La moitié du pays est victime de cette épidémie éclair qui transforme chaque État en zone de chaos d'ampleur inconnue jusqu'alors, éradiquant les civils autant que les militaires et les renforts étrangers qui sont touchés aléatoirement par le virus ou attaqués par les contaminés. Le gouvernement est débordé et le nombre croissant de contaminés submerge les lignes de défense militaires en dépit des frappes au Napalm, bombardements et la présence d'une large puissance de feu. L'ONU et diverses ONG renforcent leurs interventions pour tenter de soutenir la population, elles sont rapidement débordées et compromises par le virus au travers de tous les protocoles sanitaires.
La panique s'empare du pays, les groupes religieux déclarent que la fin du monde arrive, la punition divine. Des sectes en profitent pour attirer un grand nombre de nouveaux adeptes recherchant un moyen de se protéger, des criminels en fuite sévissent à travers le pays et des groupes de pillards se forment de part et d'autres des zones contaminées. La population tente de fuir de manière désorganisée, les morts se relèvent et attaquent les vivants, des survivants en agressent d'autres, des centaines et davantage de suicides ont lieu, toutes les chaines télévisées et émissions d'informations cessent leurs activités, le réseau internet est brutalement coupé. Les ténèbres prennent possession des États-Unis et le cauchemar devient une réalité ancrée.

4 Mai 2034

Quatrième semaine, des quarantaines sont instaurées dans tous les États non et peu contaminés, soit trente-sept États, ce qu'il reste des forces militaires est déployé en même temps que des milices civiles organisées, et des centres de prévention de la dernière chance, équipés au mieux pour anticiper le développement rapide du virus sont montés. Ils sont néanmoins et peu à peu envahis par la maladie comme pour les autres infrastructures avant elles. Le même sort les attendra en une semaine et toutes les mesures sont un échec cuisant, laissant une humanité abasourdie qui ne comprend pas pourquoi ce nouveau mal ne parvient pas à être banni. L'empire humain qui pensait cette fin du monde sur-théâtralisée par les œuvres cinématographiques, romans et autres documentaires fantaisistes impossibles, voit sa tour d'ivoire s'effondrer.

Le nord du Mexique sombre entre-temps par la contamination qui repousse toujours plus loin les limites de son invasion, l'Europe est également touchée et cesse toute communication avant que des informations supplémentaires soient acquises, on soupçonne qu'elle fut amenée par une bénévole d'un groupe humanitaire malgré la multitude de tests et mesures, un porteur sain ? Aucune suite ne sera obtenue depuis l'autre coté de l'océan. L'infection s'attaque finalement au Canada, peu après les premiers cas en France. Les États-Unis sont totalement isolés du reste du monde une semaine avant la dévastation généralisée.

Un mois, un seul mois. C'est le temps qu'il aura fallu au plus sanglant et implacable conquérant de l'Histoire de l'Humanité pour la briser en gangrenant tout son réseau sociétaire mondialisé.

Et vous ?

Que vous y ayez déménagé pour diverses raisons, que vous y soyez né ou que vous y étiez en séjour, vous vous trouviez alors au Texas durant cette Apocalypse, État qui fut de loin le moins rapidement touché par le virus inconnu. Vous avez vu ce pays tomber et l'horreur envahir ce monde depuis votre télévision, les journaux et les réseaux virtuels. On vous a interdit toute sortie du territoire si cela vous était venu en tête pour une raison ou une autre, avant même que vous ne subissiez la quarantaine officielle la quatrième semaine. L'invasion de ce mal inarrêtable débute au cours de la suivante, cinquième semaine de la contamination.
Votre famille, vos voisins, vos amis et même des inconnus, un à un ils périrent sous les coups de contaminés ou sans raison apparente, peut être même tous. Les victimes succomberont à cette maladie transmise par ces individus de tout âge transformés en cadavres putrides, après une période d'incubation allant de quelques minutes à vingt-quatre heures de souffrance. En proie aux spasmes, à la fièvre insupportable, à l'incapacité respiratoire puis à cette attaque cardiaque d'une violence inouïe dépassant la science-fiction et même votre imagination, aucun médicament et aucune tentative médicale ou chirurgicale ne parvenait à leur empêcher cette fin atroce.  

Du sang craché en quantité, les veines éclatant et les yeux, rouges comme l'enfer avant que le corps ne s'affaisse, inerte, pour achever cette horrible torture. Pourtant tout ne s'arrêtait pas là. Revenant de la mort une poignée de minutes plus tard, quel qu'ait été l'état de leur corps, leur cadavre s'animant d'une volonté digne du diable, et vous, la proie de leur malédiction que tous auront cherché à dévorer, poussés par cette unique volonté de consommer votre chair et déchirer vos entrailles. Dépourvus de personnalité, errant seul ou en horde, ces gens que vous les ayez connu ou non n'eurent alors plus rien à vous offrir hormis la pire des morts, ces personnes autrefois humaines n'étant que l'ombre morbide d'eux-même.

Des jours, des semaines ont passé depuis et pour une raison qui vous est inconnue, la maladie - qui s'est soudainement freinée pour voir le calme s'installer au milieu de la destruction - ne vous a pas emporté, quant à votre survie face aux créatures cauchemardesques marchant sans que jamais la fatigue ne les guettent, vous ne la devez qu'à votre instinct de survie, de sacrifice, votre courage, votre chance ou tout simplement à vos jambes.
Peut-être aurez-vous connu d'autres survivants durant cette éternité, peut-être aurez-vous survécu seul isolé du monde vivant, quoi qu'il en soit deux choix auront été possible : soit demeurer vers le centre du Texas en attendant l'arrivée des secours ou pour la simple raison qu'aller ailleurs vous aurait paru trop dangereux, soit vous aurez tenté de quitter la région, mais à ce choix votre progression vers les frontières fermées vous aura confronté à des hordes toujours plus importantes, au point qu'atteindre les murs qui entourent aujourd'hui l’État suite à la quarantaine s'avéra impossible tant ils étaient saturés de morts-vivants d'un bord à l'autre.

Dans tous les cas, vous aurez été contraint à survivre ici de gré ou de force, sans savoir pourquoi vous êtes toujours vivant, sans savoir si la maladie se répand toujours, sans savoir ses origines, sa raison d'être. Sans savoir si le reste du monde est autant ravagé ou si le pays n'est qu'un monde isolé. Affamé ou fatigué, les deux, désespéré. Sans rien savoir à vrai dire, pas même si vous vous réveillerez après chaque moment de sommeil, ou dans le pire des cas si vous serez réveillé par les grognements et les dents d'une créature gourmande rongeant votre corps encore vivant, par la douleur.

Cette escapade dans ce nouveau monde ultra-hostile aura duré jusqu'à trois mois, avant le drame tant attendu et ce, malgré tous vos efforts pour l'éviter. Dans un contexte ou un autre, en groupe ou seul là encore, et dans des circonstances propres, vous aurez été attaqué et blessé (par morsure ou griffure) par l'un de vos agresseurs, peut-être même plusieurs. Échappant au cruel destin de servir de repas à ces monstres, vous parviendrez d'une façon ou d'une autre à prendre la tangente. Mais c'était déjà trop tard...
Votre corps s'affaiblissant, la plaie ou les plaies douloureuses furent suivies alors par les spasmes, la fièvre insupportable, l'incapacité respiratoire. Il ne restait à terme plus qu'à attendre en luttant ou en vous allongeant avec abandon l'arrêt cardiaque qui devait vous libérer. Peut-être aurez-vous offert vos dernières pensées pour votre défunte ou disparue famille, aurez-vous rugi en votre intérieur votre haine pour le monde ou prier la miséricorde de Dieu. Vos derniers instants auront été à votre choix. Vous vous serez évanoui avant l'impulsion fatale sans avoir même le temps de presser la détente si vous y aviez pensé, tant vos membres étaient faibles et votre force volatilisée.

Cependant, ce n'était pas le destin d'un cadavre inconscient et pestilentiel qui vous attendait.

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