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[CH, D, 1] Bad day at Snyder - 06/04/35
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Angela Lawson

Anonymous
Invité
Sam 15 Oct - 0:15
Angela ne l'avouerait sans doute jamais, mais parler avec quelqu'un sans hurlements, sans menaces, sans coups, c'était quelque chose qu'elle appréciait grandement, du moins, depuis la fin de ce monde. Elle écoutait avec attention les mots d'Owen qui lui expliquait qu'ils se trouvaient dans le Nord du Texas. Elle gardait cette information, mais n'en dirai rien, elle n'avait strictement aucune idée des mots qu'elle devait répondre, aucune idée de comment réagir, c'était purement impossible qu'elle se trouve ici, cela défiait purement et simplement la raison même. Angela devait à présent accepter qu'elle ne maîtrisait plus rien, qu'elle n'était tout bonnement plus la conductrice, mais une simple passagère d'un existence plus qu'insignifiante et qui était la sienne. La jeune femme ne cessait de réfléchir à tant de choses tandis que la situation ne s'y prêtait guère, mais elle ne pouvait tout simplement pas mettre toutes ses interrogations dans une boîte pour les ressortir quand bon lui semblerait. Chose qu'elle aurait aisément pu faire auparavant, elle n'avait plus les mêmes capacités de concentration non plus, et elle s'en rendait compte bien trop rapidement, mais Owen recommença a parler, oui, il avait l'air d'aimer parler lui aussi, des banalités d'un monde post-apocalyptique, mais c'était déjà ça.

« Je n'étais pas très loin d'Austin. San Antonio, tu connais ? »

Elle aurait remarqué son sourire, peut-être attendait-il quelque chose d'Angela lui aussi, peut-être qu'il ne voulait tout simplement plus être seul alors que la mort pouvait frapper à n'importe quel instant, et ça, la jeune femme le comprenait sans aucune difficulté. Elle préférait avoir une paire d'yeux qui veilleraient sur elle plutôt que personne, et surtout lorsqu'ils rentreraient dans cette maison qui avait l'air dégagée comme le disait si bien Owen. Elle espérait juste trouver quelque chose qui pourrait lui permettre de tenir un peu plus longtemps, une arme, de la nourriture, n'importe quoi...

Elle suivait l'homme de près, elle était totalement désarmée, elle ne pouvait que se fier à lui, du moins, pour le moment. Tous deux traversaient ce vestibule qui menait vers le salon totalement ravagé. Un fauteuil retourné dans en plein milieu de la pièce, tandis qu'un grand écran de télévision s'était vu exploser contre le mur opposé. Un grand meuble en bois s'était vu arracher tous ses tiroirs qui avaient étés eux aussi explosés contre le sol, vidés de tout leur contenu sur le sol, que ce soit des couverts ou bien des centaines de feuilles et de papiers divers, malgré ce chaos omniprésent, elle ne pouvait détourner ses yeux de la grande table qui se trouvait au milieu de cette pièce. Elle était sciée en deux en son milieu, sciée ou bien tronçonnée, une guerre avait eu lieu ici, comme dans tous les foyers de ce pays sans doute. Après avoir jeté un bref coup d’œil à l'état de la pièce, Owen s'était retourné vers elle, lui posant une question plutôt incongrue.

« Je préfère manger le repas de mon voisin plutôt que de crever de faim. »

Elle aurait parlé sans aucune animosité, juste pour qu'il comprenne qu'elle était prête à ne pas rester éternellement une victime. Les gens qui ne pouvaient pas laisser de côté leur sens moral pour survivre étaient destinés à mourir, ce n'était pas son cas. Les faibles périssent, les forts subsistent, elle espérait juste être du second camp. Angela avait fait cela bien des fois, fouiller des habitations, voire pire, mais qui s'en souciait aujourd'hui ? Personne, et certainement pas elle. Elle aurait fait quelques pas prudents dans ce salon ravagé avant de se mettre face à une porte tout juste entrouverte sur sa gauche. Elle aurait posé sa main sur le bois de la porte qui s'avérait légèrement collant, la poussant lentement et avec précaution sans faire le moindre pas, attendant que s'offre à elle la vision de cette pièce dont elle ne savait rien.

Puis vint l'instant où la cette porte vint arrêter de bouger, à quelques centimètres du mur de gauche, laissant à Angela le loisir d'observer cette pièce qui était en réalité une chambre. Mais ça, la jeune femme s'en moquait au plus haut point. A quelques pas en face d'elle se trouvait un cadavre pendu au lustre qui se trouvait dans cette pièce. Angela avait en face d'elle une paire de jambes totalement immobiles. Rien que l'odeur aurait dû lui couper l'envie de lever les yeux, mais non, l'odeur d'un cadavre en putréfaction ne l'arrêta pas. Et à chaque fois que l'homme avait un aperçu de quelque chose qui aurait pu le dégoûter au plus haut point, il en demandait plus, toujours plus.  Comme le faisait Angela lorsqu'elle leva les yeux. C'était le cadavre d'une jeune femme, qui aurait pu avoir une belle chevelure blonde si la totalité de son crâné n'avait pas été maculé de sang. Son visage exhibait une terreur sans nom, Angela ne pouvait que trop imaginer ce qu'avait vécu cette jeune femme, qui, à priori, était bien plus jeune qu'Angela. Bien trop jeune. Du sang se trouvait sur tout le haut de son corps, mais c'était surtout ce morceau de carton planté en pleine poitrine qui donnait un haut le cœur à Angela. Un morceau de carton planté dans la poitrine à l'aide d'un pieu en bois où était écrit dessus en noir, à la peinture un simple mot. « Salope. »

« Putain, je vais gerber... »

C'en était trop, elle avait bien trop vu. Elle se serait retourné brutalement, poussant Owen s'il était resté sur son chemin, Angela aurait juste passé le pas de la porte avant de s'arrêter à l'entrée du salon, se penchant légèrement en avant pour pouvoir poser ses paumes sur ses genoux alors qu'elle tentait de calmer les battements de son cœur qui venaient de s’emballer, mais elle tentait surtout de respirer calmement.

Owen Bradburry

Anonymous
Invité
Mar 1 Nov - 14:22
Une simple petite question innocente, juste savoir où la miss vivait avant tout ce bordel, rien de trop personnel pile ce qu'il faut pour s'intéresser à l'autre sans entrer dans sa vie privée. D'autant plus qu'Owen n'aime pas quand on lui fait ce coup là donc il ne le fera pas à Angela et visiblement elle ne trouve rien à redire puisqu'elle lui répond. San Antonio donc.

- J'y suis allé une fois ou deux.

Réponse qu'il lui donne sans s'attarder dessus et même si elle ne le voit pas faire cela lui provoque un pincement au coeur en se rendant compte d'à quel point il ne bougeait plus ces dernières années. En même temps il avait trouvé LA raison qui le faisait tenir en place, la plus belle qui soit d'ailleurs et qui lui a été brutalement arraché.

Le brun secoue la tête et soupire tout en arrivant sur la maison et une fois la porte franchie et le salon découvert ou plutôt ce qu'il en reste, il demande à Angela si elle n'a pas de problèmes à l'idée de fouiller la maison et la réponse qu'elle lui donne lui arrache un sourire. C'est à nouveau d'un ton léger qu'il lui répond du tac au tac.

- Je ne te laisserais pas crever de faim donc pas de raison de me piquer mon repas !

En effet dans la configuration présente Owen ne peut qu'être le fameux voisin d'Angela puisqu'ils sont, à sa connaissance, les seuls êtres humains dans les parages. Laissant par la suite, la miss approcher d'une porte, le brun la suit du regard et reste derrière elle et cela pour lui fournir une couverture avec son arme au cas où quelque chose de "vivant" soit dans la pièce qu'elle ouvre. Ne voyant rien sauter sur Angela, l'homme se détourne pour reporter son regard sur le salon, étudiant les choses pour tenter de jauger s'il peut ou non y avoir des choses récupérables là dedans.

S'écartant finalement d'Angela pour mieux observer et même bousculer certains objets sur le sol ou encore un des morceaux de la table sciée en deux. Après tout s'il reste des choses à prendre dans ce salon, cela ne sera pas posé en évidence, il va devoir regarder dans les recoins et sous le bordel apparent quand il ne faut pas regarder sous les meubles aussi. Cela va tellement vite d'échapper quelque chose et que l'objet en question roule sous autre chose. Son regard finissant par être attiré par un ordinateur portable éventré et à moitié dissimulé sous ce qu'il reste de la table, s’accroupissant devant il met la main sur un composant électronique standard qui a l'air d'avoir résisté au saccage. Le brun le récupère avant de le glisser dans son sac à dos, non pas que cela lui soit utile mais sait-on jamais qu'un jour il croise un survivant avec lequel faire de l'échange ou plutôt du troc. C'est quand même grâce à du troc qu'il a pu rester dans le groupe de survivants qu'il avait il y a peu encore et pendant leurs déplacements ils avaient croisés quelques autres survivants avec lesquels ils avaient pu là encore faire du troc donc.

Si Owen n'a pas entendu Angela, il la voit par contre passer pour se mettre à l'entrée du salon, se pliant en deux, posant ses mains sur ses genoux. D'un mouvement le brun se redresse et avant d'aller la voir il s'assure de ce qu'il vient de se passer, l'arme pointée devant lui, il approche de la pièce qu'elle a quitté trop vite pour être honnête. Découvrant à son tour qu'il s'agit là d'une chambre avant de découvrir la raison du malaise de la miss et il a beau être un homme ce qu'il voit lui retourne l'estomac à son tour. Se détournant de cet horrible spectacle, il part rejoindre Angela, lui posant une main dans le dos qu'il bouge doucement dans un geste se voulant réconfortant.

- Ça va aller ?

Dans sa voix une pointe d'inquiétude alors que lui même n'en mène pas large d'avoir vu la même chose.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Mar 8 Nov - 8:53
Cela faisait plus d'une heure qu'il marchait, du moins l'envisageait-il, car sans montre, il n'avait en réalité pas la moindre idée du temps qui passait ou de l'heure exacte qu'il était. Ce dont il était sûr, c'est qu'il avait passé presque une journée entière dans cette boutique, enfermé à l'abri des morts et des hommes qui les avaient poursuivi, lui et cette fille. Il avait soif, une soif folle. La fouille, si on peut dire cela comme ça, du magasin n'avait rien donné, il n'avait pas non plus trouvé de quoi manger et il avait une faim presque aussi grande que sa soif, dans tous les cas, il n'était pas au mieux de sa forme et se serait jeté à genoux pour prier le ciel à même le béton s'il avait la moindre once de foi pour croire que cela aurait une utilité, la bonne formule serait de dire qu'il tuerait pour de l'eau et un peu de nourriture, n'importe quoi, mais à vrai dire par les temps qui courent, ce genre de mots n'était plus à prendre à la légère.

Son tee-shirt blanc était toujours aussi malodorant, en tout cas blanc il l'était à l'origine, mais celui-ci était tant sali qu'il avait prit une couleur marron-noirâtre, au même titre que son jean bleu-classique et ses chaussures de ville marron clair aux épaisses semelles qui cachaient des chaussettes grises assez épaisses. Il sentait vraiment la mort ou quelque chose d'approchant, comme s'il avait laissé ses vêtements moisir des mois durant dans un sac au fond d'un placard frappé d'humidité et s'il s'était réveillé comme neuf quant à sa peau et son état physique, la transpiration de la veille qu'il avait eu loisir de prolonger durant cette longue journée à craindre l'extérieur et à mal dormir au milieu d'un amoncellement de poussière d'un lieu à l'abandon, faisait qu'il n'était vraiment plus très frais.

Une douche ne serait vraiment pas un luxe, ou même une bassine d'eau avec un morceau de savon serait franchement idéal. Il manquait vraiment de tout et quand bien même il n'était réveillé que depuis une journée, il avait l'impression d'avoir des semaines de manque derrière lui, c'était vraiment très oppressant et difficile psychologiquement. Quoi qu'il en soit, il marchait ainsi, en traînant des pieds, sur une route de cette zone résidentielle en périphérie de la ville. Après être sorti en douce de son magasin, il s'était faufilé à travers les ruelles derrière l'avenue du bâtiment où il s'était réveillé, pour sortir de la ville par ce qu'il jugeait comme le sud, heureusement le soleil l'avait aidé à se repérer. Très vite, il avait retrouvé, malgré son état déplorable, quelques réflexes à se déplacer dans la zone urbaine, ce qui s'était cependant vite rendu inutile lorsqu'il avait découvert cette immense plaine. C'était comme la fille le lui avait expliqué : une grande plaine au sud, qui donnait sur une zone résidentielle, où il était censé trouver de l'aide. Elle avait parlé d'une maison, d'un groupe de survivants, de gens qui avaient vécu le même réveil que lui en trouvant également des objets dont lui-même n'aurait pu même soupçonner la provenance.

Ces objets il les avaient toujours sur lui : l'arbalète à une main tenue en main droite, prête à l'usage, voyait un trait armé et les deux autres fixés sur un support sous l'arbalète. Dans son autre main, le sac de course enroulé dans lequel il avait enfourné les collets, du filage intelligent dont il pourrait se servir pour chasser, si encore il trouvait un endroit pour ça. Là encore, cela le ramenait en pensées à cette fille qui avait évoqué la proximité d'une forêt, de façon à l’aiguiller dans ses indications et s'il prenait comptant ce qu'elle lui avait dit, la forêt devait se trouver à sa gauche, droit vers l'Est. Il aurait bien fait un détour mais outre le fait qu'il devait trouver au plus vite de quoi soulager ses besoins, là où une chasse serait trop longue et fatigante dans son état, il s'était mit en tête de trouver cette aide qu'elle lui avait promise. Il ne savait pas vraiment pourquoi il suivait ces indications, surtout qu'elle avait disparu aussi vite après lui avait tout déballé et il ne l'avait rencontré qu'un quart d'heure plus tôt.

Il faut dire que tout était allé si vite... il ressassait toujours ce qu'il s'était passé dans sa tête, sa conversation d'avec cette fille, la venue de ces types armés qui pour une raison ou une autre, ne voulaient visiblement pas seulement les descendre pour leur piquer leurs affaires et surtout, la disparition de son camarade de réveil. Ce type avec qui il avait partagé plusieurs dizaines de minutes très étranges et surréalistes, il ne l'avait pas revu après qu'ils l'aient abandonné dans le bâtiment, mis en fuite. C'était difficile pour Carl d'y repenser, car il se sentait coupable, même s'il l'avait trouvé chiant sur le moment, c'était une autre vie qu'il avait laissé derrière lui. Il n'avait fait que ça depuis le début de l'apocalypse, laisser des vies derrière lui, ça devenait usant.

Pour l'instant, il voyait des maisons sur propriétés bourgeoises d'un coté et de l'autre de la route, des voitures garées, quelques rares accidentées, des traces de sang largement pourri et des déchets un peu partout, aucun rôdeur en vue pour le moment. Il en avait croisé un grand nombre en sortant de la ville, heureusement il s'était suffisamment bien faufilé pour les éviter et ici, il restait à découvert à défaut de trouver qui ou quoi que ce soit de menaçant pour le moment. La sueur perlait sur son front, il avait chaud, à force de marcher, de transpirer et ce soleil bien texan qui frappait en cette journée pas si chaude pour certains, moins de trente degrés, mais qui dans son cas faisait déjà pas mal car il avait tendance à se réchauffer très vite et préférait les températures plus douces, au risque de devoir choisir, il avait toujours favorisé le froid avec lequel il se sentait plus à l'aise que la chaleur puisqu'il étouffait assez vite. Une chose un peu bête dite comme cela pour un homme qui avait vécu toute sa vie au Texas, mais voilà, il n'était pas un grand fan du soleil et préférait fatalement la nuit au jour et l'hiver aux autres saisons.

Ça aussi, il n'y avait pas eu droit d'après cette fille qui lui avait affirmé qu'il avait effacé dix longs mois de sa vie, néanmoins pour l'instant il ne pouvait être sûr de rien et encore moins de ce qu'elle avait pu lui raconter, il lui fallait trouver des réponses plus concrètes. Alors qu'il se permettait de passer le regard sur le sol, harassé, son esprit se réveilla soudainement à la vue d'une parcelle de béton qu'il venait frôler de ses pieds. Carl était censé avoir perdu toutes ses capacités selon cette fille, pourtant il se rendait compte qu'il retrouvait rapidement plus que quelques réflexes au fur et à mesure qu'il redécouvrait le monde. A ses pieds, beaucoup n'y verraient que du béton d'une route usée par le temps et qui n'avait plus été entretenue depuis trop longtemps. Mais Carl, lui, y voyait des traces récentes qui marquaient temporairement cette surface. Au premier regard, c'est une paire de chaussures qu'il voyait, mais aussi d'autres marques juste devant qui, après quelques instants d'observation, semblaient prendre la forme de quelque chose de lourd qui avait été affaissé ici, peut-être un corps.

Il leva les yeux et regardait autour de lui : toujours rien pour le moment et pas trace de la personne à qui appartenait ces chaussures. Cependant en revenant examiner les traces, il constatait qu'elles passaient de deux à quatre un peu plus loin. Le débrouillard avança sur quelques pas en continuant de fixer le béton pour distinguer ces traces : il s'agissait bien de deux paires de chaussures, d'ailleurs sa déduction voulait que la deuxième devait appartenir à ce qui s'était affalé auparavant. En continuant son inspection le long de la route, qui menait jusqu'à un trottoir, il constatait également que ces traces étaient trop bien dirigées et proches l'une de l'autre pour être celles des rôdeurs, indifférents les uns des autres et désorientés continuellement. Il se pouvait aussi qu'il s'agisse bien de deux rôdeurs qui étaient aller poursuivre une cible sur un chemin cohérent, mais le peu qu'il avait pouvait le laisser espérer rencontrer quelqu'un de vivant.

Soudain, tandis qu'il s'était un peu trop concentré sur son examen, il entendit un grognement provenant de sa propre gauche. D'un sursaut, il tourna la tête et quasiment tout son corps pour découvrir la silhouette massive d'un énorme rôdeur, plus d'un mètre quatre vingt quinze et aussi épais que robuste, à croire que l'homme était un massif bodybuildeur ou alors un type très grassement fourni par la nature, mais ce n'était plus un homme en fait. Il avait des yeux globuleux, des dents manquantes mais le reste bien accroché à sa mâchoire qui s'ouvrait pour gronder, ses mains épaisses avaient des ongles rongés mais également ciselés par, sans doute, de nombreux efforts à déchirer la chair et le plus immonde, sa gorge qui voyait une espèce d'excroissance de pus former une bulle grasse et atroce. Il se trouvait sur le trottoir d'en face et avait surgi d'une des propriétés, probablement abrité par les grandes haies qui laissaient une ouverture par portail grand ouvert, pile dans son dos, ce qui expliquait que le vivant des deux ne s'était douté de rien.

Carl écarquilla les yeux à la vue d'un si puissant monstre et pire encore : un monstre qui le regardait lui, et rien d'autre, directement et fixement de ses yeux vides de tout sentiment. Une de ses gigantesques mains se dressa vers lui, l'appelant de toute l'absence de son âme avec la volonté de le dévorer sauvagement. A cette vision le débrouillard senti tous ses poils se hérisser et tourna aussitôt les talons pour courir vers l'une des voitures proches, se planquant derrière en glissant quelque peu sur le trottoir à cause de l'empressement, ce qui eu pour résultat un superbe coup d'épaule contre la portière. Il grogna à son tour de ce déséquilibre et marqua un temps, celui de reprendre ses esprits, il avait déjà vu de nombreux rôdeurs, mais un comme celui-ci, jamais, ça avait de quoi le choquer franchement. Son premier réflexe aurait été de prendre ses jambes à son cou et filer loin d'ici, mais d'une, il ne savait pas s'il allait se faire coincer par d'autres morts cachés dans les environs, puisqu'il y en avait visiblement, de deux il se dit instinctivement que les personnes possédant ces traces de pas pouvaient être surprises par ce monstre, à moins qu'il ne s'agisse bien de monstres également qui s'ajouteraient au tableau malgré lui.

Et enfin et avant tout, il était trop harassé pour piquer un sprint, il s'épuiserait et cette créature pourrait l'avoir à l'usure. Le principe du lièvre et de la tortue, qu'il avait si bien assimilé depuis le début de l'apocalypse. Il réfléchissait beaucoup, c'était une habitude chez lui mais la prudence était de mise, le premier facteur à considérer : éviter un maximum des risques inutiles ou des situations périlleuses et parfois, rester sur place pour essayer de contrôler la menace valait davantage que de se lancer au hasard pour espérer la fuir. C'est pourquoi il décida de tenter d'avoir ce monstre par la ruse, avec l'intime conviction de ne surtout pas en approcher, car sa force de vivant ne ferait pas le poids. Carl posa son sac sur le sol, ou plutôt il le glissa sous la voiture de façon à venir le récupérer des fois que les choses ne se passent mal et qu'il soit contraint de filer tant bien que mal.

Débarrassé de son conteneur, il avait les mains libres pour se concentrer sur son arme, cependant avant de l’enlacer des deux mains, il progressa vers l'arrière du véhicule en restant accroupi pour ne pas être vu et s'appuya sur le bitume pour jeter un coup d'oeil sous les roues. Il voyait les larges jambes de cette chose qui avançait sur la route et venait rejoindre la voiture par l'avant, là où Carl avait disparu à ses yeux. Il se redressa et regardait autour de lui, s'assurant que rien ne vienne le perturber, puis alla se mettre dos au coffre en empoignant son arbalète comme un pistolet. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine, sa respiration s'emballait un peu, il prit une inspiration pour se calmer et se rassurer sur le fait qu'il avait ses chances de sortir victorieux, quoi que l'on en dise. Il aurait préféré, pour le coup, une créature plus squelettique, si ce n'est féminine - sans sexisme, pour refaire face au monde. Qu'il ai comme menace à affronter directement ce géant était un bien mauvais présage pour la suite. Oh oui, un très mauvais présage.

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Ven 11 Nov - 18:33
En écoutant les différentes paroles d'Owen, Angela ne pouvait cesser de se demander s'il avait bel et bien les pieds sur Terre, mais malgré cela, elle préférait un homme comme lui, qui était légèrement détaché de la réalité plutôt que quelqu'un comme les autres. Finalement, peut-être que la chance avait tourné pour elle, peut-être qu'elle ne serait pas obligée de mourir de faim en se cachant de tous, que ce soit les morts, ou bien les vivants. Elle espérait juste que cela soit aussi vrai lorsque la faim l’assiégera, lorsque la mort lui tendra la main, enfin, si elle restait avec lui autant de temps. Elle n'avait pas pu rester dans cette chambre à contempler ce cadavre qui lui rappelait que la jeune Angela pouvait finir comme cela d'un instant à l'autre, elle n'avait pas pris le temps de l'observer en détail, connaître ou de deviner les multiples sévices qu'elle avait vécu avant sa dernière heure n'auraient fait qu’accroître son malaise et son envie de répandre une légère quantité de bile sur le sol. L'odeur été déjà assez insupportable et atroce pour qu'elle y rajoute l'image, elle ne pouvait en aucun cas se permettre d'éprouver de l'empathie pour cette femme, ce n'était pas comme cela qu'elle survivrait, et ce n'était d'ailleurs pas comme cela qu'elle avait survécu avant de mourir.

Angela se forçait à prendre de grandes inspirations pour tenter de se calmer, mais surtout, pour éviter de vomir le peu de contenu que son estomac conservait encore, s'il y avait bel et bien quelque chose dans son ventre, ce qui était très peu probable. Elle avait senti Owen se rapprocher d'elle, mais Angela n'avait pas bougé, trop occupée à reprendre son souffle, mais surtout, elle savait qu'il n'avait pas l'intention de lui faire du mal, ce qui confortait légèrement Angela dans ce sentiment de sécurité que lui procurait Owen, et accessoirement, le Glock qu'il avait dans les mains. Mais elle avait pu sentir un frisson parcourir son corps lorsque la main d'Owen toucha son dos. Elle se redressa instantanément, au point de ressentir un léger vertige. Trop de mauvais souvenirs remontaient au contact d'une main, surtout d'une main d'homme. Malgré le fait qu'elle savait que son compagnon d'infortune n'avait aucune mauvaise intention à son égard, elle ne pouvait s'empêcher de fuir à son contact, se redressant d'un trait, se retournant légèrement pour lui faire face tout en levant les paumes de ses mains en direction d'Owen avant de lui répondre d'un ton qui se voulait assez sec :

« Oui, je vais bien. »

Angela espérait qu'il ait compris, mais elle se moquait qu'il le prenne bien ou au pas. Une fois ces quelques mots prononcés, elle contourna Owen pour revenir à l'entrée de cette même chambre, où l'odeur de mort avait contaminé sans aucun doute toutes les tapisseries de la pièce, les draps et les tapis. La jeune femme aurait légèrement abaissé les yeux pour ne pas avoir à subir cette vision d'horreur. Elle en profiterait pour fouiller du regard ce qu'il se trouvait dans cette chambre. Une moquette pourpre, sale de poussière et entachée de sang à de nombreux endroits, Angela pouvait trouver ici ou là quelques vêtements, comme un t-shirt déchiré à quelques centimètres du pied de lit, ou encore un pantalon à moitié caché par une couverture qui tombait de ce même lit.

Rien de bien intéressant à première vue, mais dans le coin de la chambre, au fond à gauche, elle voyait une grande armoire, à quelques pas de là, elle pouvait observer une fenêtre assez large pour faire passer un homme alors que le carreau était brisé et que de nombreux morceaux de verre jonchaient le sol. Elle s'en approchait lentement, restant à quelques centimètres de ces morceaux de verre, tout en se tournant en direction de cette grande armoire, elle semblait propre, même si elle était recouverte d'une légère pellicule de poussière, Angela posa ses deux mains sur les poignées de la porte de l’armoire pour l'ouvrir. Un léger frisson parcouru l'échine d'Angela, lui faisant écarquiller les yeux alors qu'elle venait d'ouvrir cette armoire dans laquelle se trouvait un sac de voyage, ouvert, vomissant des vêtements féminins, que ce soit des pantalons, des chemisiers, ou encore des sous-vêtements. Elle se baissa légèrement en avant pour refermer le sac avant d'en attraper la poignée alors qu'elle sentît une main se referma autour de sa cheville.

Une poigne puissante et froide comme le souffle de la Mort l'avait attrapée, elle s'était déjà faite attraper une seule fois par une main de ce même genre, elle en était morte quelques instants après. Était-ce une fatalité ? Allait-elle encore mourir ? Une peur bleue l'assaillait, Angela revivait ses derniers instants de sa dernière vie alors que la poigne de la Mort venait de la tirer vers elle. Elle n'avait pas pu réagir, elle venait de perdre l'équilibre, sa jambe droite s'était faite happée, et Angela n'avait pas pu voir d'où cela venait. Sa jambe gauche se déroba sous son poids, et Angela bascula en avant face à la force de ce qui venait de la tirer, mais surtout face à son équilibre plus que précaire causé par son réveil harassant, mais aussi par le sac qu'elle tenait dans sa main droite.

Angela bascula vers l'avant, dans sa chute, elle avait resserré la pression exercée contre la poignée de son sac de voyage fraîchement découvert, mais le haut de son crâne heurta une des étagères de l'armoire, faisant basculer son corps sur la droite de l'armoire tandis que la poigne qui l'avait attrapé jusque là, continuait sa pression et tentait de tirer la jambe d'Angela, ou bien tentait-elle de rapprocher le reste de son corps de la jeune femme ? Angela n'aurait pas pu le dire, elle était hébétée par le choc, et sa vision était devenue trouble l'instant d'une simple seconde. Mais en une seule seconde, elle avait pu poser son regard sur cette main qui l'empoignait, une main qui n'avait plus rien d'humain, toute humanité s'était envolée. C'était l'un d'eux, l'un qu'elle redoutait tant. Elle voyait une seconde main sortir de sous le lit, de là d'où venait ce cadavre. Elle devait réagir rapidement, sinon elle allait mourir ici, elle allait mourir, encore une fois.

Devait-elle s'enfuir, retirer sa jambe rapidement pour sortir de la pièce en un instant, mais que se passerait-il si elle tombait ? Si par mégarde elle heurtait le cadavre de la jeune femme qui se trouvait pendue au sein de cette même pièce ? Si jamais elle heurtait l’armoire, glissait sur un vêtement au sol, ou si son équilibre déjà précaire venait à être réduit à néant par le sac qu'elle portait ? La peur de l'échec, de mourir, ou tout simplement les deux avaient eu raison d'Angela, et elle se perdait dans ses pensées, alors que le simple fait d'en suivre une seule aurait pu la tirer de cette situation plus que désastreuse pour elle.

Peut-être aurait-elle pu se lever rapidement, sauter sur le lit et courir dans le salon, en direction d'Owen ? Peut-être aurait-elle pu grimper sur le cadavre pendu au lustre pour être hors d'atteinte du rôdeur qui voulait la dévorer ? Ou elle aurait tout simplement pu se lever et passer par dessus la fenêtre qui se trouvait à une dizaine de centimètres d'elle. Angela ne savait pas quoi faire, elle ne savait pas où aller, elle hésitait, et cela était dû à la panique qui l'empêchait de réagir, à la peur qui la clouait au sol. Angela aurait eu mille occasions de s'enfuir, mais elle était incapable de faire quoi que ce soit. Elle posa sa main gauche par terre, écrasant quelques morceaux de verre qui se trouvaient ici et là, entaillant légèrement la paume de sa main. Chose qui eût pour effet de lui faire reprendre pied, ou du moins, cela l'avait aidé, car la vision d'horreur qui s'offrait à elle venait d'injecter dans ses veines une bonne quantité d'adrénaline.

Une seconde main venait de sortir du dessous du lit, se rapprochant dangereusement de sa jambe, mais c'était surtout la vision du visage de cette monstruosité qui rappela à Angela que la situation était plus qu'urgente. C'était le visage d'un homme, aux yeux vitreux, aux cheveux éparses et gras, un visage duquel pendait un lambeau de peau, qui, à l'origine, aurait dû recouvrir sa joue gauche, mais qui exhibait quelques-unes de ses dents qu'il montrait avec difficulté à cause du bâillon qui se trouvait sur sa bouche. Peut-être était-ce pour cela qu'elle ne l'avait pas entendu grogner, peut-être était-ce pour cette raison qu'elle terminait ici, dos au mur, face à la mort une seconde fois ?

Elle aurait dû s'enfuir dès qu'elle avait ressenti ce frisson, elle l'avait senti. Elle avait senti la Mort approcher, mais encore une fois, elle avait été trop imprudente et bien trop stupide pour aborder la plus simple des réactions, celle de fuir face au danger, et non pas de l'ignorer comme elle venait de le faire. Angela voyait le cadavre ambulant ouvrir sa bouche avec tant d'ardeur qu'il aurait pu se déboîter la mâchoire, il aurait pu mordre Angela même avec son bâillon. La jeune femme avait laissé ses mains suivre le long du mur auquel elle était adossé, laissant son sac de voyage glisser le long de son bras pour se caler contre son épaule. Ses deux mains avaient trouvé le rebord de la fenêtre, ses paumes venaient se poser à plat contre le plastique de cette même fenêtre alors qu'elle y sentait les quelques éclats de verre restants qui entaillaient sa chair. Angela serra les dents, de douleur et de rage alors qu'elle retira sa jambe droite d'un coup sec de l'emprise du marcheur alors qu'elle se relevait vivement, tout en restant appuyée contre le rebord de cette fenêtre.

A cet instant, libéré de l'emprise de ce cadavre ambulant, elle se laissa basculer en arrière, par la fenêtre, laissant son dos, ses avants-bras et ses cuisses glisser le long du verre encore coupant, qui était, à présent, couvert de son sang. Elle se laissa tomber en arrière, heurtant le bitume du haut de son dos avant de retomber sur le côté, son sac de voyage avec elle. Angela s'éloigna en reculant lentement, toujours à terre, à l'aide de ses coudes et de ses pieds. Elle serrait les dents de douleur à cause de ses différentes blessures, que ce soit sur ses mains, avants-bras, dos, ou encore au niveau de ses cuisses, mais ce n'était rien face au fait d'avoir échappé à cette monstruosité sans nom.

Owen Bradburry

Anonymous
Invité
Mar 15 Nov - 16:04
Owen ne voulait que réconforter la miss rien de plus surtout après avoir lui aussi vu le pourquoi du comment elle a réagi ainsi mais il n'avait pas pensé qu'elle réagirait ainsi. Pourtant il aurait du le savoir, il aurait du s'en douter après l'avoir trouvée inconsciente au milieu de cette route et après ce qu'elle lui a dit concernant ces "hommes". Bien qu'aux yeux du brun il ne mérite plus de porter ce nom là, ce ne sont plus des hommes et ils sont pires que des animaux. Mais non il n'ira pas non plus dire cela à voix haute, pas dans ces circonstances du moins et peut-être pas tout court. À la place quand Angela se redresse aussi vite et fait volte face pour le regarder, il laisse retomber ses mains le long de son corps, ne croyant pas une seconde ce que la jeune femme lui dit. Elle ne va pas bien et il faudrait aveugle pour ne pas le voir et encore même un aveugle sentirait qu'elle ne va bien.

Pour autant Owen ne dit rien, ne fait aucun mouvement si ce n'est celui de dévier son regard et ne pas la regarder dans les yeux. Non il ne croit pas une seconde qu'elle va bien mais il ne va pas chercher à la forcer à parler ou à lui faire la morale ou encore à accepter un geste de réconfort. Déjà parce qu'elle ne lui doit rien et il ne lui doit rien, il se sont juste croisés par un pur hasard et elle n'est rien pour lui même si c'est au dessus de ses forces de ne pas s'inquiéter pour elle malgré tout. Mais aussi parce qu'avec la réaction qu'elle vient d'avoir cela le conforte dans l'idée que ces "hommes", ces choses l'ont probablement violée et s'il ne peut pas réellement compatir avec elle, ni comprendre ce qu'elle ressent il peut parfaitement comprendre qu'elle ne veuille surtout pas qu'un homme l'approche. Même si cet homme n'a que de bonnes intentions et même si Owen est ce qu'il est.

Le brun soupire en la voyant s'écarter pour retourner vers cette chambre où trône la mort, la trouvant peut-être un brin ridicule de se forcer à y retourner quand bien même elle sait ce qu'elle va y trouver. Un brin ridicule parce que selon lui, elle n'a rien à prouver, elle n'a pas à faire la forte pas après ce qu'il vient se passer, qu'elle ait quoi que se soit à se prouver à elle ou encore pire à prouver à Owen. Et en même temps cela pourrait le faire rire, un rire jaune en la voyant faire parce que c'est exactement le genre de choses que lui même ferait, ça a presque toujours été lui contre le monde entier. Il a mis des années à comprendre qu'avouer une faiblesse ou se saisir d'une main tendue n'est pas faire preuve de faiblesse bien qu'il n'oublie pas non plus qu'il n'a été capable de se rendre compte de ça et de ne le faire qu'avec une seule personne. Non il n'a pas à penser quoi que se soit de ce que peut faire Angela alors qu'il n'a jamais été mieux mais bon le fameux dicton "faites ce que je dis et pas ce que je fais" a toujours été valable avec lui.

Et puisque c'est ainsi, il la laisse agir comme elle le veut et commence à s'éloigner pour aller vérifier les autres pièces du rez de chaussée, persuadé que même si une morte pend au plafond Angela est en sécurité. Le salon et une chambre mais aussi une cuisine et une arrière cuisine qui devait servir à entreposer tout et n'importe quoi avec une porte close et donnant sur l'extérieur de la maison sans doute sur le jardin à l'arrière. Tout comme la baie vitrée du salon donne dessus du peu qu'il a regardé. Il n'a pas le temps d'aller plus avant dans son inspection qu'il entend du bruit provenir de la chambre dans laquelle se trouve Angela. Que cela soit à tord ou à raison, Owen se précipite dans cette direction entrant dans la chambre au moment où Angela bascule par la fenêtre pour se retrouver à l'extérieur.

- Fils de pute !

Il ne lui faut plus qu'une seconde pour jurer au moment où il comprend ce qu'il se passe entendant clairement des grognements étouffés et voyant ce corps tenter de se traîner de sous le lit. Si sa voix vient de tonner dans la pièce et se répercuter à l'extérieur sans aucun doute, ce n'est rien en comparaison du bruit qui se produit ensuite quand en une enjambée Owen se retrouve au dessus du zombie. Le canon du glock collé contre la tempe du mort-vivant, la sécurité ôtée et son doigt qui presse la détente.

Toujours peu habitué à se servir d'une arme à feu, Owen encaisse le recul de l'arme avec une douleur partant de son poignet pour se propager dans son bras puis dans son épaule et ensuite dans son corps. Et tirer ainsi dans une pièce ne va pas sans la sensation d'avoir les tympans vrillés, le brun serre et desserre les mâchoires, ouvrant et fermant la bouche comme si cela allait changer quelque chose avant de rejoindre la fenêtre en titubant à moitié, sa main libre collée sur son oreille. Se penchant par la fenêtre pour tenter de voir l'état de la miss, avant se redresser vivement en ayant la tête qui tourne. Si en premier réflexe il aurait voulu enjamber la fenêtre pour la rejoindre, il doit se rendre l'évidence que c'est une très mauvaise idée.

Aussi vite qu'il le peut Owen fait demi-tour pour rejoindre en premier lieu le salon puis le vestibule et enfin l'extérieur de la maison, son but est clair : rejoindre Angela pour voir exactement dans quel état elle se trouve. Il a bien vu qu'elle était vivante mais ça ne veut rien dire pour le moment et comme bien sûr il s'inquiète pour elle il se porte à sa hauteur et s'il a bien compris qu'il ne peut pas la toucher cela ne l'empêche pas d'élever la voix et de jurer à nouveau.

- Putain tu m'as fait une peur bleue !

Avec que son ton se radoucisse légèrement.

- Il t'a mordue ? Griffée ? Tes blessures ? Et ne me dit surtout pas que ça va, ça prendra pas cette fois !

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Lun 21 Nov - 19:40
Il se préparait à se redresser et sortir courageusement de son abri, quand il entendit un coup de feu détonnant. Sur le coup, il eut un léger sursaut, pas suffisamment perturbant car le tir provenait d'assez loin ou d'un endroit confiné à une certaine distance pour ne pas venir lui scier les tympans, mais sa seule existence doublait son niveau d'alarme bien vissé dans son instinct. Les yeux froncés, il n'eut aucune honte à ramper mains sur le sol vers la route, sortant la tête de derrière la voiture pour vérifier où se trouvait le monstre et il eut d'ailleurs juste le temps de voir ses jambes disparaître derrière l'avant de la voiture.

En se redressant sur une main, l'autre déjà bien aimable d'avoir servi d'appui alors qu'elle tenait une arme, il se mit debout sans perdre de temps et dressa l'arbalète en jetant son regard vers le monstre, qui par tout hasard, ou en fait sûrement à cause du coup de feu, lui donnait maintenant de dos. Il y eut quelques instants de flottement, durant lesquels le monstre ne bougeait plus mais observait en direction d'une maison voisine à voir sa posture, et Carl lui ne savait pas trop comment réagir sous la pression, malgré que la bonne réaction aurait été de tirer tout de suite, il bloqua bêtement sur le coup.

Pas le temps de s'éterniser cependant, car quelque soit la personne qui venait d'user de cette arme, peut-être l'un des deux individus à qui appartenaient les traces de pas qu'il avait repéré, il ou elle avait de grandes chances de tomber par surprise sur Carl et il n'avait aucune idée de ce à quoi il aurait affaire. Là encore, la bonne réaction aurait été de choper son sac, filer d'ici et laisser les uns et les autres se débrouiller. Il fallait bien dire qu'un coup de feu n'était pas vraiment l'idéal coté discrétion, c'était chercher les ennuis, mais en parallèle, il ne pouvait pas s'empêcher de se demander : et si c'était des gens biens ? Et si ce coup de feu avait été inévitable pour sauver une vie d'une attaque surprise de rôdeurs ou d'autre chose ? C'était trop demander, que de partir comme ça, tel un voleur alors qu'il pouvait faire la différence par un simple tir bien placé dans une situation où il était maintenant avantagé.

Partir là, tout de suite, en sachant que ce monstre qu'il épargnait pouvait arracher une vie qui ne méritait pas un tel sort était trop dur à supporter, surtout après tout ce qu'il avait vécu et particulièrement maintenant qu'il n'était plus à l'agonie, qu'il n'était plus... mort ? Il contourna la voiture, jambes fléchies pour éviter d'attirer l'attention du colosse qui s'avançait déjà en grognant des choses incompréhensibles vers la propriété qui l'avait distrait, que le coup de feu en provienne ou qu'il ait été tiré de plus loin dans cette direction. Carl passa par l'arrière, comme il en venait et longea la voiture en scrutant le mort-vivant. Le temps d'arriver à peu près dans son dos en gardant deux mètres de distance de sécurité, il redressa à nouveau son arme et le pointa vers l'arrière de son crâne. C'était le moment de faire parler la chance encore une fois.

Une inspiration plus tard, il bloquait sa respiration, tâchait de ne pas détourner le regard de la pointe du trait, prolongée par la vue du crâne. Il était dans l'axe, sauf erreur, il ne pouvait pas le rater. Un tir, c'était tout ce qu'il avait à réussir. Le doigt sur la détente, les bras stabilisés, il appuya et senti d'intenses vibrations parcourir ses muscles pratiquement jusqu'aux épaules, quand la corde siffla et projeta le trait boisé vers son destin. Le trait fusa et se planta dans le crâne, sèchement et pile là où il l'avait souhaité... enfin à deux centimètres près. Qu'à cela ne tienne, ce qui comptait c'était qu'il l'avait eu. La masse articulée par des forces infernales s'immobilisa sous la pointe qui avait percé le cerveau et après une seconde d'inaction, s'effondra par l'avant, vaincu.

Le monstre percuta le sol et l'excroissance de pus implosa littéralement sous le choc, s'éparpillant sous son visage et jusqu'au bord de trottoir. Carl ne put s'empêcher de détourner les yeux à la vue de cette matière poisseuse qui s'étalait, à se demander ce qui était le pire : voir de l'hémoglobine imprégner le sol ou cette chose éclater comme un ballon rempli d'eau moisie plus qu'il n'était possible, une bien répugnante image qui n'aidait pas à atténuer le dégoût. En dépit de sa grimace, il ramena l'arbalète sous ses yeux et l'observa, se disant qu'il n'était vraiment pas si rouillé que la jeune fille au nom sûrement faux ne l'avait assuré.

Il était presque fier de lui, mais un râle provenant de son dos lui glaça instantanément le sang et il se figea sur place un instant, ses yeux s'ouvrant en grand, avant de faire volte-face avec un grandissant sentiment de panique, qui n'allait faire qu'augmenter : un visage, monstrueux, féminin cette fois à ses cheveux semblables à de la paille grasse et trempée, seule distinction étant donné que son visage était complètement rongé et dévoilait son squelette et ses deux yeux presque sortis de leurs orbites. Elle était à plusieurs mètres, mais sa voix rauque lui était parvenue comme sous l'oreille. Elle le voyait, elle le fixait, elle n'aspirait qu'à venir jusqu'à lui, elle et les autres rôdeurs qui étaient apparus, un peu partout dans la rue, une bonne dizaine, comme sortis de leurs boites invisibles pour lui tomber dessus en cadeau sadique d'accueil dans ce nouveau monde.

Quel idiot ! Si concentré sur le géant qu'il n'avait même pas pensé à regarder dans son dos depuis le coup de feu, comment avait-il pu ne pas y penser, que d'autres seraient attirés par l'éclat hurlant ? Sa respiration s'emballa tout à coup, son coeur s'écrasait contre sa poitrine et s'il aurait pu avoir la malchance de voir ses jambes chanceler sous la peur, c'est au contraire une vive montée d'adrénaline qui le prit, faisant s'envoler ses pas alors qu'il se jetait presque sous la voiture pour attraper son sac de course de sa main libre. Son pied ripa quelque peu sur le bord de trottoir en se relevant et il faillit se casser la figure. A la place, il pesta, il ne savait pas trop pour qui ou pour quoi et le voilà qui partait en courant dans le sens inverse.

Il ne fit pas dix pas les bras rigides soutenant l'arme et le sac, qu'il vit de l'autre coté de la propriété voisine un cadavre articulé s'extirper d'un jardin plus loin, un autre bousculer une poubelle sur le trottoir d'en face et encore un autre, qui lui n'avait pas la moindre malice et se pavanait en plein milieu de la route. Il venait de se laisser prendre dans un piège, en se convaincant que son acte allait peut-être sauver des vies dont il n'était même pas sûr qu'elles existent, ou que ces traces appartiennent vraiment à qui que ce soit qui n'ai pas déjà mit les voiles. Un imbécile malheureux, voilà ce qu'il était sur ce coup.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 27 Nov - 20:01
Le coup de feu qui avait hurlé dans la maison ne tardait pas, par la force des choses et la fenêtre proche ouverte - où Angela s'était extraite, à alerter tout le quartier et surtout les dizaines de morts vivants qui y vadrouillaient. Si pour Carl, la surprise était de taille, le laissant dans une situation de quasi-encerclement oppressant, Angela et Owen eurent le temps de voir venir les râles des morts-vivants depuis le jardin caché par les haies.

Pris par ce retournement de situation, ils se planquèrent dans la maison maintenant débarrassée de son occupant sournois et agressif et se mirent à fouiller les lieux. A l'étage, la présence de sacs de voyage, de sacs de couchage et de déchets parsemés dans une des chambres laissait comprendre qu'un campement de fortune y avait été installé, mais pour une raison ou une autre, il avait été abandonné ou momentanément laissé inoccupé. En plus des sacs de voyage que le duo se partageait, ils y trouvaient respectivement pour Angela : une bouteille d'alcool, l'équivalent de deux semaines de nourriture, une console technologique non-fonctionnelle et un ensemble d'éléments pour arcs et arbalètes qui lui étaient en l'état, inutile. Peut-être plus tard qui sait, en trouvant la bonne arme.

Pour Owen, c'était déjà plus technique : une antenne de réception, des composants électroniques et un phare d'extérieur. Un hamac et ses supports étaient entreposés dans un coin de mur, bien heureusement son aspect pratique lui permettait de s'engouffrer dans le sac de voyage récupéré sans mal.
En plus de tout cela, il y avait un tas de produits du quotidien comme des brosses à dent, du savon, des fils dentaires, de la crème pour le visage, des sachets de préservatifs usagés, un peu d'eau en bouteille et des cure-dent. C'était à se demander ce qui avait poussé des individus à laisser tout ça derrière eux.

Si ces trouvailles étaient plus que bienvenues, ils n'eurent pas le loisir de s'éterniser car les morts avaient trouvé le chemin de la maison et cherchèrent sans tarder à s'y faufiler de coups rageurs contre les fenêtres, jusqu'à les briser. Le duo s'enfuit de la maison, non sans mal et tandis qu'ils s'éloignaient à travers les résidences, ils se confrontaient peu à peu à de plus en plus de rôdeurs qui venaient les chercher de parts et d'autres.

A un moment, le cap fut franchit quand ils manquèrent d'être attrapés et l'arme d'Owen était largement insuffisante pour les contenir. Leurs poumons et leurs jambes auront alors été leurs vrais alliés mais dans la course, la panique et l'effort, les deux comparses du jour se retrouvèrent séparés et Angela, contrainte de poursuivre vers l'Ouest en se faufilant dans la cave d'une maison voisine pour échapper aux traqueurs sans vie.

A la tombée de la nuit, elle se retrouvait seule, enfin, sans plus aucun vis à vis mal intentionné ou bien intentionné, juste elle et son nouveau sac, ainsi que son contenu. Où irait-elle à présent ? Là où le vent la guidera, sûrement, cependant cette fois elle aurait de quoi se nourrir et s'hydrater, voilà qui était un réconfort non négligeable. Par contre, sans arme, les dangers étaient décuplés.

Dans le cas de Carl, les choses seraient autrement différentes...

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 27 Nov - 20:31


Excursion Validée

Récompense(s) :

Angela & Owen ont trouvé : Sac de voyage x2, Antenne de réception, Phare d'extérieur, Composant électronique standard, Hamac, Bouteille d'alcool, Ration de nourriture x2, Console Technologique, Kit de supplément Arc et Arbalète.

Carl pourra récupérer ses items dans le second jeu prévu.

Conséquence(s) : /


Vous avez consommé : /


Les Scénaristes
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