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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] Faire ses preuves, c’est survivre aux épreuves - 02/04/35
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Elizabeth R. Evans

Anonymous
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Mar 22 Nov - 12:03
Entrant dans la pièce d’un pas glissant, sans vraiment prêter attention à l’impolitesse d'avoir conservé son arme en main, Elizabeth observa l’ensemble de la pièce dans laquelle ils avaient pénétré, sans s’y attarder plus que les bonnes manières ne le voudraient, relevant néanmoins qu’en dehors des barricades aux fenêtres, ils ne semblaient jamais avoir eu à faire à quelques menaces dans ces lieux qui auraient pu y laisser une trace. Elle n’était pas passé à côté des hésitations de Nelson et des quelques particularités qu’elle avait su relever sur son visage et son comportement qui confirmaient que quelque chose clochait à propos de Matthew et que les accusations d’Ivy à son égard n’étaient peut-être pas si innocentes que cela. Pourtant, elle se garda bien de le relever, ou d’en faire la remarque, se contentant de se garder cette information bien planquée dans sa manche, attendant que le moment soit réellement opportun pour s’en servir.

Pour le moment, elle devait rester fixé sur son objectif et les rations à rapporter aux siens. Si elle provoquait d’une quelconque façon le vieux fermier ouvertement, il se pourrait bien que les échanges ne se passent pas comme prévu, c’est pourquoi, docilement, sur l’invitation de son hôte, elle prit place sur l’une des chaises de la table centrale, déposant devant elle les registres sans pour autant les ouvrir en conservant le secret quant à leur usage. Ses doigts se croisèrent juste au-dessus, scellant ces derniers physiquement, laissant son regard trainer sur le vieil homme tandis qu’il continuait sur sa lancée.

Sans l’interrompre, sans le gêner dans ses propos, elle se contenter d’hocher ostensiblement la tête lorsque les propos prêtaient à l’usage, les lèvres pincées. A terme, s’humidifiant ces dernières, elle finit par se lancer, détournant un bref instant ses prunelles sur la porte d’entrée, comme si les propos appelaient une image dans ses pensées.

« Nous avons espéré le voir tout autant que vous, peut-être davantage. Mais, même avant sa disparition, Samuel restait résolument inexistant en tant que chef de groupe. Nous ignorons ce qui a bien pu se passer, sans doute que les responsabilités étaient vraiment trop lourde pour lui. La panique, il n'avait pas bien mesuré l'étendu de cette place et ce que cela impliquait. Il y avait beaucoup à faire, ça n’aurait pas dû se passer ainsi. Mais comme vous le dites, il faut faire avec, nous n’avons pas le choix. Seul l'avenir compte. »

Elle reporta finalement son visage émacié sur celui barbu de son vis-à-vis, l’air véritablement peiné par tous les événements qui avaient conduit à la séparation du groupe, gardant en son for intérieur, le souvenir des révélations du Vagabond. D’un simple geste, presque instinctif, elle rapprocha ses bras de son propre corps, sans doute en réflexe instinctif de protection. Nelson était-il conscient des risques qu’il avait pris en soignant et aidant les blessés comme elle ? Comment réagirait-il s’il venait à le découvrir ? Fermant le flux de ses pensées bien trop dérivantes, elle se racla très légèrement la gorge avant de reprendre.

«  Ivy fait également partit de nos effectifs. Tout comme Kyle, Koda et Kaitlin, que vous aviez accueilli également si ma mémoire est bonne. Jena, la jeune femme qui se trouvait avec Melody le jour de votre différent, s’est également rallié aux idées de James, préférant suivre son leadership plutôt que celui de Melody. Tous les autres sont restés au Camp Snatch.

Sept personnes avec lesquels nous espérons arriver à survivre aussi longtemps que possible, aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce qu’on arrive à trouver notre stabilité dans ce monde. Nous envisageons de mettre en place plusieurs structures pour être autonome, du moins le maximum possible, en nourritures… mais nous avons peu de recul. Des infrastructures, différentes, pourront être mise en place à la ferme. Des moyens d’alerte, de protection pour que vous n’ayez plus à subir autant de perte ou de dommage sur vos propres terres. Nous pouvons, et surtout nous voulons, également vous venir en aide. »

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Mar 22 Nov - 16:17
Le fermier referma distraitement la porte, écoutant ce qu'Elizabeth avait à lui répondre sur tout ce qu'il avait abordé. Et sans la regarder directement, bien que son oreille lui était toute offerte, il se rapprocha de la table à son tour et posa le fusil tout du long de celle-ci, le canon vers la porte battante sans qu'il n'y ai vraiment de raison à cela.

Le temps de tirer une chaise, avec toute la délicatesse du vieil homme fatigué qu'il était, et il fléchit lentement les genoux pour venir poser ce qui lui servait de popotin sur la chaise en question, résolument trop large, il bouscula la table pourtant lourde en s'installant et s'affala contre le dossier d'un soupir explicite de sa condition plus toute fraîche. Le voilà qui se retrouvait serré entre le dossier et le bord de table, levant enfin le regard à la jeune femme pour enquiller à peine eut-elle fini :

« Ah voilà, c'est le nom qui m'échappait, Jena. » Commençait-il, très clairement contrarié au ton de sa voix, il ne semblait pas bien accueillir l'évocation de celle-ci, ou alors le fait qu'elle ai rejoint le groupe représenté par Elizabeth, en l'occurrence. « C'est cette femme, qui nous a accueilli avec un ton si méprisant et nous menaçait d'entrée de jeu de... comment a t-elle dit déjà ? De mettre fin à notre collaboration à cause du ronflement de nos moteurs. Un bon début, elle était une sorte d'agent de sécurité c'est ça ? Qui veillait sur le groupe d'après elle. »

Il eut un léger ricanement, faussement amusé, clairement sarcastique, qui ne faisait qu'une brève transition à la suite.

« Rien de bien méchant comparé à la suite, le marchandage des individus que nous confions à votre communauté comme de vulgaires boites de conserve sur pattes, les sous-entendus d'espionnage, les reproches, les accusations de profit de notre part sur votre dos, puisque je ne serais qu'un faux-samaritain qui, tout intéressé qu'il est abandonnait des gens chez vous à la première occasion avec des trocs biaisés. Une intolérable collaboration en votre défaveur, du trafiquant que je suis. Heureusement, miss Jena était prête à renégocier sous l'approbation pleine et entière de Melody, si hautaine et bien entendu, de Kaitlin qui nous a craché à la figure ses trois semaines d'hébergement à la seconde où elle a mit les pieds là-bas.

C'est drôle comme il est facile de transformer les choses et les faits comme ça nous arrange. C'est donc ces personnes que vous comptez parmi les vôtres hm ? Il me semblait avoir compris que vous vous étiez en partie séparés à cause de cet événement, auquel James était opposé c'est ça ? Et Jena s'est ralliée à ses idées ? Elle paraît très douée pour le retournement de veste dites-moi, tout comme Kaitlin. A croire que les profiteurs ne sont pas ceux que l'on imagine, mais je m'avance peut-être un peu trop, je ne l'ai pas très bien vécu. Qu'en pensez-vous ? En toute honnêteté, j'aime parler franc et direct. »


Nelson plissait les lèvres et ne tardait pas à se les mâchouiller, observant très attentivement Elizabeth en ne jetant qu'un furtif coup d'oeil aux cahiers qu'elle protégeait sous l'emprise de ses mains. Sa dernière question était loin d'être innocente, très loin même et c'était une évidence. Pour Elizabeth, il sautait aux yeux que le fermier avait été lourdement vexé, ou touché et avait encore maintenant un grand mal à digérer ce qu'il s'était passé, parsemant son ressenti de rancune envers Jena et Kailtin. Ce à quoi, l'idée que les deux femmes en particulier aient pu rejoindre James, l'interpellait autant que le braquait sensiblement et instantanément.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 22 Nov - 17:29
Elizabeth jouait lentement avec ses doigts, longs et fins, les croisant, nouant, dans un sens et dans l’autre, frottant même sa peau par moment tandis que son regard se perdait de temps à autre dans le vide de ses réflexions ne gardant ce dernier strictement fixé sur Nelson par bienséance. Bien entendu, elle savait pertinemment à quoi s’attendre en citant les noms des différents membres de son groupe, mais c’était bien sur la base de l’honnêteté qu’Elizabeth avait élaboré leurs échanges, tout du moins, pour les plus évidentes vérités. Pour le reste, elle se contenterait simplement d’omettre de les citer, notamment leur entrevu dans le camion et les révélations qui y avaient été faites.

« Concernant Jena, je ne pourrais donner ses intentions à sa place. Néanmoins et pour sa défense si nous devions tenter de trouver une justification à cela, je partirais sur le principe qu’elle est … différente. »

Elle n’aurait jamais imaginé employer un mot tel que celui-ci pour qualifier quelqu’un. En vérité, c’était elle qui était différente, mais la majorité ne semblait plus l’emporter dans ce petit coin de Snyder qui proliférait de ressuscités.

« Pour être tout à fait franche, puisque vous en évoquez l'idée, je n'ai pas eu une très bonne impression de Jena de prime abord, trop vindicative justement, trop directrice, mais Jena n’est pas comme nous, moi, James, ou toutes les personnes que vous avez bien voulu recueillir, aider et soigner. Elle est comme vous, une personne normale, qui a vécu la fin du monde, de son monde, de ses proches, qui a du survivre envers et contre tout, quite à blesser, quite à tuer. Qui a appris à se méfier, de tous, de tout le monde.

C’est Melody qui la rencontré la première fois à Snyder et l’a ramené au campement. Lorsqu’elle a appris, pour ce que nous étions et ce qui nous rassemblait, elle a accepté de rester à nos côtés, elle n’était pourtant pas obligé, elle pouvait reprendre simplement la route et continuer sa survie. Peut-être voit-elle en nous un espoir, je n’en sais rien à dire vrai et je ne voudrais pas la détruire en lui affirmant qu’elle se trompe. Ce que je sais, c’est que les idées et la politique de James ont eu suffisamment d’impact sur elle pour la faire changer d’avis et nous suivre dans notre nouvelle résidence.»


Basculant le dos contre la chaise, inspirant profondément, elle passa la tranche de sa main sur le registre supérieur, comme si elle cherchait à l’épousseter de quelques miettes invisibles.

« En revanche, je ne connais pas bien Kaitlin pour ne l’avoir que très peu côtoyé, mais James n’a pas voulu faire de distinction. Il a exposé ses idées, ses avis et a accueilli tous ceux qui ont voulu volontairement le rejoindre dans sa quête de changement. S’ils ont fait ce choix, c’est en connaissance de cause et en acceptation de ses idées. Je pense qu’un humain - parce que c'est ce que nous restons dans notre âme, un humain raisonné doit faire preuve d’une grande force et humilité pour changer d’avis et accepter ses erreurs. Ils le suivront, j'en suis certaine.

Nous n’étions pas présent lors de cette altercation et nous le regrettons réellement. Les choses auraient été différentes alors. Mais vous l’avez dit… nous devons faire avec. Leurs comportements ont été intolérables, sur cela nous sommes d'accord, et cela ne se reproduira plus, James le premier s’en assurera. »

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Mer 23 Nov - 14:55
Nelson avait gardé, quant à lui, un regard particulièrement fixe et analytique par ses yeux légèrement plissés vers Elizabeth, ne voulant rien perdre de ses réactions, ses gestes ou des mots qu'elle employait alors dans sa réponse qu'il souhaitait assurément. A l'écoute de son argumentaire, il ne trouva rien d'autre à offrir comme réaction que de plier ses lèvres d'une moue que l'on ne pourrait décrypter avec certitude : était-il en accord ou cachait-il son opposition à ce que la jeune femme défendait ?

Pour autant, cela ne l'empêchait pas d'acquiescer à terme, le dos toujours bien affalé sur le siège, un bras posé négligemment sur la table où ses doigts se frottaient les uns contre les autres distraitement, l'autre main planquée sous la table devait sans doute trôner sur son genou. Il avait beau se trouver assis en perpendiculaire d'Elizabeth, il lui faisait face par sa posture de travers.

« Vous parlez comme une avocate. » Soulevait-il non sans un certain amusement qui couplait un sourire amical d'yeux plissés par la vieillesse. « Je ne vais pas vous le reprocher, vous défendez les vôtres, c'est bon signe. Mais soyons clair, je suis prêt à ce que nous travaillons ensemble et que nous nous entendions sur la manière de le faire, je veux croire que James est quelqu'un d'honnête, mais. »

Il marqua une pause après ce mot fatidique, levant sans dresser la main de la table, son index pour appuyer sa condition.

« Je ne veux pas voir s'approcher de ma ferme Jena, Kaitlin ou même Koda, sauf cas de force majeur. Bien sûr si c'est une question de vie ou de mort, si des dangers le nécessitent, si il y a le moindre problème qui peut s'avérer grave, je saurais mettre de coté ce qui doit l'être. En revanche, vous, James, Ivy et Kyle serez les bienvenus ici, si vous avez des besoins, si vous souhaitez notre aide et ça vaut tout autant pour l'inverse, je suis sûr que ça se passera très bien, mais sans ceux que j'ai cité avant.

Je ne vous le demande pas juste par rancoeur, mais aussi pour que les esprits restent calmes et que nous demeurions en bons termes, des fois que vos filles ne se mettent en tête d'en rajouter. Vous avez vu comment est Ricky, Ana est loin d'être une enfant de coeur également, même si l'un comme l'autre sont des gens biens. Je ne dis pas que ce n'est pas le cas des gens de votre groupe, simplement que tous ne sont pas aussi tolérants et retenus que vous et moi, un accrochage est vite arrivé.

Je suis sûr qu'au fond, ils ne sont pas mauvais et il est important que vous en pensiez de même des miens. Nous laisserons l'eau couler sous les ponts et nous reverrons peut-être cette condition à l'avenir. Maintenant, on va pouvoir discuter de ce qui vous amène vraiment ici. Dites-moi, de quoi vous avez besoin et ce que vous avez à offrir. Je ne vais pas vous promettre d'être aussi généreux que la dernière fois, pas seulement à cause du retour de bâton, comme je l'ai dis tout à l'heure, nous avons aussi eu des coups durs de notre coté. »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 24 Nov - 15:19
Haussant un sourcil à la première remarque de Nelson, Elizabeth ne réagit pas immédiatement d'une autre manière, laissant tout le loisir à son interlocuteur de continuer sur sa lancée, ce qu’il fit, bien entendu. C’était bien la première fois qu’on lui donnait de cette comparaison mais ne s’en trouva pas flattée pour autant. Les avocats manipulaient le mensonge pour le bien de leur porte-monnaie et n’avaient que peu de scrupule, pour la plus grande majorité, à défendre les coupables. Pour son avis, ce n’était pas ce qu’il venait de se passer, essayant simplement de donner l’ensemble des informations pour que le contexte entier soit bien pris en compte.

Elle ne fit toutefois aucune démonstration de ce désaccord, se contentant au final de laisser un sourire très léger se dessiner sur ses lèvres, l'écoutant pour la suite sans vraiment être gênée par la proposition du vieux monsieur, acquiesçant simplement d’un hochement de tête lorsqu’il annonça cette volonté. Elle entendait et comprenait tout à fait ses motivations, se demandant si elle en aurait pas fait de même à sa place. Après tout, n’était-elle pas décidé de ne plus rien laisser passer à Melody après ses agissements ? Comment réagirait-elle si l’un des siens venaient réclamer de l’aide ? Sans doute comme Nelson venait de le faire, par la plus sage des décisions. C’est pour ça qu’elle ne manqua pas de le relever.

«  Vous êtes d’une sagesse exemplaire Monsieur Wallace. C’est un accord entendu, cela va de soi. Elles en seront informées et nous respecterons cette décision - et nous la comprenons, soyez en certain. »

Des yeux du fermier, son propre regard dévia vers les registres qu’elle conservait depuis le départ cloisonnés entre elle et la surface de la table, continuant de jouer avec la couverture avec quelques gestes méticuleux, puis d’un simple mouvement, elle ouvrit le premier tout en se calant à la dernière page, détachant la feuille après l’avoir pliée méthodiquement pour que la déchirure soit la plus nette possible. En conservant le silence, elle attrapa le stylo caché dans la reliure de l’un des livres de compte, s’appliquant ensuite à écrire en lettre capitale avant de laisser glisser la feuille vers l’intéressé. Dessus, noté de manière parfaitement lisible, les nombres qui formaient la fréquence radio sur laquelle Le Perchoir émettait et recevait.

« Nous avons changé de fréquence, pour plus de sûreté. Il est sans doute à prévoir que le Camp Snatch en ai décidé de même, juste, ne soyez pas étonné si vous n’arrivez pas à les contacter par ce biais. Je crains que le déplacement de l’un ou de l’autre des partis ne soient nécessaire si vous voulez converser avec eux. »

A nouveau, elle gardait une grande neutralité dans ses propos, bien qu’elle en ressentait un sentiment désagréable à leur égard, elle avait décidé de laisser le vieil homme voir de son propre chef et elle n’essayerait pas même de l’influencer à ce sujet. Humidifiant à nouveau ses lèvres qui semblaient avoir quelques difficultés à ne pas s’assécher continuellement, elle enchaîna rapidement à propos de la dernière demande de Nelson.

« Si vous avez entendu parler de James… sans doute aurez-vous également entendu parler de ses capacités particulières. Je ne pourrais donner avec certitude le résultat d’un tel don sur un animal, mais il a déjà fait de nombreux miracle. La semaine dernière, Kyle et Ivy ont été très gravement blessés par balles. Sans l’aide de James, ils étaient sans doute condamnés. Alors si vous pensez que ça vaut la peine de tenter le coup… nous pourrons essayer.

Cela ne fait pas partit des propositions d’échanges, c’est une offre totalement désintéressée et en toute amitié. Pour Tobby ou pour n’importe lequel d’entre vous si un jour vous venez à avoir besoin de cette aide d’urgence. Je parle en son nom sans son avis à ce sujet-là, mais je sais pertinemment qu’il en pense de même. En revanche, si vous préférez la méthode classique et que vous avez besoin de médication supplémentaire pour aider votre fidèle ami à s’en sortir, nous avons quelques stocks de pharmacie ou de chirurgie de côté.

Pour le reste, je vous laisse regarder. »


Elle fit glisser également le premier registre sur le haut de la pile, celui avec marqué en lettres capitales sur la couverture : REGISTRE DES RESSOURCES. Rien n’avait été retiré, ni omis, il était le parfait reflet de ce que le groupe conservait dans ses locaux. Néanmoins, elle n’hésita pas à rajouter :

« Nous avons également des armes et des munitions si vous manquez de quoi que ce soit pour vous défendre. Et si vos gens ont besoin d’aide pour apprendre à tirer, certains d’entre nous… commence à devenir plutôt bon dans ce domaine. »

Cette dernière évocation transpirait de fatalité. Cela sous entendait qu’ils avaient dû utiliser plusieurs fois leurs armes, sur des morts, sur des vivants, et bien que cela ne l’enchantait pas plus qu’avant, elle avait cédé au principe de devoir désormais faire avec. Le monde était devenu dur et sans pitié, et s’ils voulaient s’en sortir, ils devaient continuer d'apprendre à lui ressembler.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Jeu 24 Nov - 16:02
« Je ne sais pas si je suis un exemple, mais j'essaie en tout cas, c'est mon devoir en tant que vieux bougre. » Commençait-il en souriant doucement, puis il regagna un certain sérieux en ramenant sa main de la table pour la poser au-dessus de son ventre, non loin de son coeur. Il semblait avoir une gêne à l'intérieur mais ne s’interrompit que quelques instants avant de reprendre en inspirant longuement. Par ailleurs, il se redressait finalement de la chaise pour tendre l'autre main qui réapparaissait de sous la table dans le but de saisir du bout des doigts le document et l'amener sous ses yeux.

« Quant à James, j'ai entendu parler de son don oui, plusieurs fois en fait mais j'avoue que ça m'était complètement sorti de la tête. Ma mémoire me joue des tours et il y a aussi que ce genre de don miraculeux est tellement atypique que ça ne m'est même pas venu à l'esprit d'y penser. C'est une offre très généreuse en tout cas, je vous en remercie d'avance et pour Tobby, il se remet mais si on venait à en avoir besoin, la prochaine j'y penserais sans faute. Pour être, toujours, tout à fait honnête, je ne compte pas en abuser et je me questionne sur les répercussions que ça peut avoir sur celui qui l'utilise autant que sur celui qui en bénéficie - je peux vous prendre votre stylo ? Merci. »

Son regard avait identifié la fréquence avec attention, puis il tendit le bras pour saisir le stylo qu'Elizabeth ne devrait pas lui refuser afin de lui-même, inscrire une suite de chiffres sur une extrémité de la feuille. Il soupira et relâchait son torse pour tenir la feuille pendant qu'il écrivait. A terme, il saisit le bout de feuille et le déchira sèchement, puis tendit une seconde fois le bras pour poser stylo et morceau de feuille près d'Elizabeth.

« La fréquence utilisée par la ferme. Par sécurité, nous allons continuer à l'utiliser et nous n'en changerons que rarement et toujours brièvement pour transmettre. Vous ne devriez avoir aucun problème à nous contacter et si c'était par hasard le cas, réessayez un peu après. Et puis, si jamais on devait en changer concrètement, on vous préviendra avant. Donc, cette affaire d'échange. »

Le fermier déplaça la feuille notifiant la fréquence du Perchoir pour finir d'amener à lui le registre proposé et tranquillement, il l'ouvrit en prenant soin par réflexe de ne pas l'abîmer, un réflexe propre aux individus qui lisaient souvent et appréciaient les livres, chose devenue rare ces trente dernières années. Nelson prit le temps de parcourir les différentes annotations, acquiesçant doucement et plusieurs fois pour lui-même, ce n'est qu'après une bonne minute qu'il releva les yeux vers Elizabeth pour s'y adresser.

« Si l'autre cahier fait l'inventaire de vos armes et munitions, je veux bien le voir. Pour ce cahier-ci, il y a bien des choses qui m'intéressent. De notre coté, je n'ai pas de registre à vous mettre sous le nez mais nous avons surtout de la nourriture issue des récoltes ou de nos quelques sorties, du bois - on en manque pas entourés de forêt et le bûcheronnage est un sport ici. Nous avons aussi ramener de l'essence, rien d'extraordinaire mais quelques bidons bien utiles et je dois bien avoir d'autres babioles à droite à gauche. Dites-moi d'abord vous, ce dont vous avez besoin et je vous dirais ce que nous pourrons faire, c'est encore le plus pratique. »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
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Ven 25 Nov - 9:31
Elizabeth resta silencieuse en observant à son tour attentivement les gestes du vieil homme. Ses craintes étaient égales à celles de Nelson à propos du don que possédait James. Elle ne connaissait ni les risques pour les autres mais, et surtout, les risques pour lui – et entre tous, c’était ce qui lui importait le plus. Aussi se contenta-t-elle d’hocher la tête, approuvant les quelques mots prononcés, un nœud vrillant son estomac commençant à naitre. Dans un long soupir, elle chassa ses pensées parasites, reprenant le fil de la conversation lorsqu’il demanda d’emprunter son stylo, à quoi elle y répondit favorablement bien entendu. D’un geste léger lent, elle poussa ce dernier sur la surface de la table pour que l’objet demandé soit à portée de main du fermier, l’observant faire.

Lorsque le retour se fit, elle accepta les deux nouveaux objets, replaçant le stylo dans la reliure du registre restant, puis rangeant le morceau de papier après en avoir retenu les quelques chiffres au cas où, elle leva à nouveau ses yeux sur son vis-à-vis, ponctuant ses mentions à propos de la fréquence radio par un « Entendu » audible mais léger.

« En effet, ce registre-ci répertorie nos armes et munitions. Je ne sais pas si vous êtes un fin connaisseur, mais je vais essayer de traduire ce que ces noms de barbare veulent dire. » Dit-elle à nouveau avec une certaine douceur, voir un début d’amusement, les yeux se plissant assez pour deviner un sourire.

Elle fit glisser alors le second registre, avec une minutie particulière, le confiant aux mains précautionneuse de Nelson sans montrer de particulière réticence, bien au contraire.

« Ce n’est pas grand-chose, mais James veille à ce que chacun soit correctement et suffisamment équipé avec du matériel qui n'est pas listé ici. C’est donc bien notre réserve que vous avez sous les yeux. Pour les armes à feu, la Bren n’est pas en très bon état, et pour le moment, nous n’arrivons pas à savoir ce qui gêne dans le système d’éjection de cartouches, mais une fois dépannée, elle fera sans aucun doute une bonne puissance de feu. Il y a une arme de poing et quelques petites mitrailleuses. Pour le reste, les noms parlent d'eux-même. »

L’index tendu, bien qu’à distance du registre, elle tâcha de le pointer vers les différentes lignes qu'elle évoquait en parlant, avant de laisser Nelson prendre connaissance de cette liste assez courte.

« Quant à nos besoins, c’est essentiellement de la nourriture qui nous manque. Nos stocks sont vides et certains ont déjà fait les frais de quelques diètes. Une privation trop longue serait réellement néfaste pour nous. Ce sujet particulièrement nous inquiète. Je comprends bien que vos propres réserves ont été gravement entamés par cette attaque et c'est pourquoi je ne me permettrais même pas de vous demander ne serait-ce qu'une de vos poules, mais si vous auriez de quoi nous dépanner pour au moins une semaine pour chacun de nos membres, cela nous laisserait le temps de nous retourner. L’essence est également un bien précieux pour nos différentes sorties, et dès que quelqu'un arrivera à mettre en route ce générateur, nous pourrons avancer grandement. Si on veut arriver à devenir autonome, on va devoir rapporter pas mal de matériel.

Quelle quantité, de nourriture ou d’essence, pensez-vous pouvoir nous céder sans que cela ne soit pénalisant pour vous ? Soyez honnête, je ne voudrais d'aucune manière que vous vous sentiez lésé par cet échange. »


Les bras de la brune se replièrent contre son buste, les croisant assez fortement, son regard oscillant entre les différents registres laissés à disposition de Nelson et lui-même.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Ven 25 Nov - 10:16
Nelson était particulièrement réceptif à ce qu'Elizabeth pouvait lui dire et passait son regard du registre qu'elle lui prêtait et qu'il ouvrait devant lui, à Elizabeth qui lui fournissait quelques précieuses explications. Quand elle eut fini, moyennant plusieurs hochements de tête affirmatifs du vieux fermier, celui-ci prit en main les deux registres et plaça celui des armes à coté de celui des ressources, se donnant le loisir d'avoir une vue d'ensemble.

Il prit enfin un peu de temps pour parcourir à nouveau les deux cahiers, plongé dans sa réflexion, son index posé indiquant ce qu'il étudiait de part et d'autre.

« Pour un début c'est pas mal. » Affirmait-il, que ce soit spontané ou pour rassurer Elizabeth sur le fait que le groupe du Perchoir n'était pas ce que l'on pouvait appelé miséreux, pas de prime abord. « Je vous propose... hm... »

Ses yeux bruns continuèrent leur inspection, parlant plus lentement à cause de son intense réflexion, avant qu'il ne se redresse d'une posture décidée et n'éclaircisse sa voix, gardant l'index sur les cahiers pour appuyer ses propos.

« Très bien. Voilà la liste de ce qui m'intéresse, à vous de me dire ce que vous pouvez me céder ou non, il ne faudrait pas vous priver outre mesure : la bouteille d'alcool, la ration périmée - que je vous échangerais contre une fraîche, puisque j'ai besoin d'engrais pour mes plantations dans tous les cas, autant que en profitiez pour manger sain, ça n'a pas d'importance pour moi que ce soit frais ou non.

Donc, alcool, ration périmée... les kits de secours basiques, le kit avancé, les anti-poisons, les composants électroniques - Clark en aura sûrement besoin pour sa machine, les doses de poudre qui serviront à faire des munitions, l'électrificateur de clôtures... le hamac tient pourquoi pas, pour le confort. »


Il eut un sourire à ce passage, portant brièvement ses yeux plissés vers Elizabeth avant de revenir à sa lecture.

« La lampe-torche, c'est toujours utile, deux ou trois de vos petits sacs, votre stock de sacs de course si vous ne savez pas quoi en faire, vos cuirs... et du coté des armes, hm... je dirais... une hache incendie, la scie Gerber, deux tournevis, deux de vos M05/40, vos boites de munitions et je vous récupérerais bien votre hachette cassée. Hum, dites-moi, je crois connaître les M05 mais qu'est-ce que les M136... 4... CS ?  »

Son listing global fait, il fronça les sourcils de curiosité et revint une nouvelle fois vers la jeune femme en attendant ses éclaircissements, retirant les mains des registres afin qu'Elizabeth puisse s'en saisir si besoin pour répondre également à ses propositions.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 25 Nov - 13:48
Le regard toujours oscillant, sur l’homme puis sur les registres, Elizabeth garda un calme serein tandis qu’il énumérait l’ensemble des objets susceptibles de l’intéresser et à mesure qu’il parlait, elle se disait qu’un équilibre serait à faire. Le vieux fermier se montrait assez intéressé par beaucoup de chose. Les lèvres plissées, elle porta sa main droite à son visage, reposant son menton au creux de sa main le coup perché dans son autre main resté calé contre son buste. Lentement, son index venait tapoter ses lèvres, réfléchissant à la manière dont elle devait amener la suite des négociations.

« Nous n’avons plus vraiment le luxe de pouvoir se reposer quelques heures pour la digestion sous notre beau soleil Texan… . Vous pourrez prendre le hamac si vous parvenez à trouver un compromis pour lui avant qu’il ne finisse en lambeaux de tissu ou en rideau. » Confia-t-elle en gardant son sourire en réponse à la légèreté des propos du fermier lorsqu’il porta son regard sur elle.

A son ultime question, le tapotement de son index sur ses lèvres cessa, laissant ses yeux rivés sur le registre avant de les remonter vers son interlocuteur, retrouvant tout le sérieux qui était de mise dans une telle discussion. Son dos quitta le dossier de la chaise, ses deux mains se rejoignirent pour ne former qu’une boule sur la surface de la table.

« Des lance-roquettes. » Déclara-t-elle sans détour, sa main droite grimpant vers le registre des ressources pour l’attirer légèrement à elle, anticipant sur la suite de la conversation même si elle désirait rajouter quelques mentions supplémentaires en guettant sa réaction. « Ils sont dans les stocks par sécurité mais ces engins-là sont sans doute notre meilleur moyen de défense contre les hommes du Marchand qui cherche définitivement à mettre la main sur nous. Une vraie bénédiction du ciel lorsque nous sommes tombé dessus, même si le karma voudrait qu’on paye à un moment donné cette chance. Ils sont… notre dernier rempart pour notre survie.

Pour être franche, si d’autre chose vous intéresse, nous préférons les garder, sans parler de leur utilisation de ce qu’on m’en a dit, très pointilleuse. Va pour l’alcool et la ration périmée. Le kit avancé et un des deux kits basiques, on va garder le pack. Les composants électroniques sans problème. Nous n’avons personne qui peut en faire usage. La poudre. Pour l’électrificateur, si possible je souhaiterais le conserver pour nos projets d’infrastructure. Lampe torche, sac et sac de course, pas de soucis. Le cuir me semble également important pour nous. Concernant les armes, les haches servent à nos deux apprentis bûcherons, je ne suis pas certaine de pouvoir les céder. Et le reste, nous allons dire ok avec quelques réserves sur les munitions.

Suivant ce qui vous est possible de céder, on peut ajuster. Qu’en pensez-vous ? »
Avait-elle finit après s’être aidé de son index pour lister à nouveau les différents éléments notés.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Ven 25 Nov - 14:17
Le fermier rendit son sourire à Elizabeth quand elle fit sa propre petite plaisanterie, puis quand elle annonça la nature des armes dont il avait prononcé le nom de manière hasardeuse, il ferma brièvement les yeux avant de les ouvrir en grand et hausser les sourcils, le cou légèrement plié, franchement surpris qu'ils possèdent de telles armes, mais il ne la coupait guère dans ses réponses. Lorsqu'elle attira le registre des ressources, le fermier poussa également celui des armes pour suivre sa démarche, le glissant sous son regard et dans le bon sens par rapport à elle. Enfin, il opina du chef.

« Vous êtes les plus exposés aux attaques de ces malades. » Soulevait-il avec plus que de l'affirmation, de la compassion. « Vous en avez déjà fait les frais, alors qu'ici, nous avons été épargnés par cela, ce dont je remercie le Très Haut chaque jour. Partons de votre proposition : le hamac, l'alcool, la ration périmée, un kit de secours basique, l'avancé, les composants, la poudre, lampe-torche, trois petits sacs à dos, le stock de sacs de courses, la scie, deux tournevis, les deux M05 et je vous propose uniquement la boite de munitions gros calibre qui a sûrement du .44 magnum pour nos Ruger. Si nous sommes d'accord sur ça, je vous propose en échange...  »

Nelson se plongea une nouvelle fois dans ses pensées et réflexions, venant s'appuyer sur la table en croisant les doigts et en zieutant distraitement la porte - ça ou autre chose, le tout était qu'il jaugeait ce qu'il était en mesure d'offrir et l'équilibre du troc, ça ne faisait aucun doute.

« De quoi nourrir une personne pendant seize semaines. Si j'ai bien compris, vous êtes sept, ça vous fera un peu plus de deux semaines. Je vous donnerais aussi deux bidons d'essence, nous viendrons jusqu'à votre camp pour l'échange et j'amènerais Clark afin qu'il répare si besoin, et installe votre générateur, un des bidons servira à l'alimenter le jour-même si vous le souhaitez. Il pourra vous changer vos ampoules, si vous voulez de l'électricité, j'en ai quelques paquets, une foison en fait qui prend la poussière dans ma cave. J'avais tendance à collectionner, ne me demandez pas pourquoi.

Et en contrepartie de votre offre d'utiliser gracieusement les dons de James, Clark viendra, escorté, tous les dix à quinze jours selon nos possibilités, pour l'entretien du générateur et s'assurer que tout fonctionne. Si jamais vous avez une panne entre-temps, vous n'aurez qu'à nous contacter, nous viendrons au plus vite. Comme ça au passage, si d'autres échanges sont souhaités, ou même pour communiquer de vive voix et limiter les transmissions radios vis à vis des oreilles indiscrètes, ce sera plus pratique. Qu'en pensez-vous ? Est-ce équitable ? D'ailleurs le don de James marche t-il sur les bêtes ? »


Le vieil homme reporta finalement son regard vers Elizabeth, à l'affût de ses réponses, une fois de plus.
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