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[Ferme Wallace] Faire ses preuves, c’est survivre aux épreuves - 02/04/35
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Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 26 Nov - 19:29
D’un lent hochement de tête, la jeune femme confirma les propos de son ainé. Nelson était quelqu’un de réellement généreux et cela se confirmait à nouveau, bien qu’il y gagnait également au change pour cette fois-ci, chacun avec leur besoin spécifique. Plus de deux semaines de rations pour tout le monde, c’était à son sens plus que suffisant pour repartir de bon pied, d’ici là, elle espérait qu’ils auraient réellement construit quelque chose de concret. Ils avaient suffisamment perdu de temps entre Samuel et Melody, pour continuer à lambiner.

C’est pourquoi en plus de son mouvement de tête en retrouvant le confort de son dossier, assez soulagé que les ressources du fermier soit suffisantes pour conclure cet accord, Elizabeth repris la parole pour répondre à sa dernière interrogation.

« Oh, nous n’avons jamais testé à dire vrai. Je ne saurais vous répondre. » Déclara-t-elle sans notifier néanmoins qu’elle avait déjà soulevé cette question plusieurs minutes auparavant, lorsqu’elle avait proposé le don de James pour leur chien blessé. « Pour en revenir à l’échange, c’est parfait. On pourra remettre la chaudière en route de temps en temps pour profiter de douches chaudes, voir même se préparer quelques œufs sur le plat, voilà qui redonnera énormément de moral aux nôtres. Clark sera évidemment le bienvenu, peut-être qu’il pourra montrer deux trois petites choses à Ivy pour pallier aux problèmes les plus courants, ce qui évitera les trajets trop régulier si ça devait être le cas. »

A l’évocation de tous ces petits détails du quotidien qui allaient embellir leurs journées, la femme brune ne put s’empêcher de sourire, reprenant finalement le stylo consciencieusement rangé et apposant un stick devant chaque objet réservés pour l’échange sur chacun des deux registres avant de refermer les cahiers l’un après l’autre et de les empiler à nouveau, son regard se perdant dans ses pensées tandis qu’elle effectuait ces gestes. A terme, elle reporta ses yeux sur son interlocuteur.

« Je comprends que vous soyez un peu frileux des conséquences voilés à l’usage de nos … dons, moi-même étant dans le même état d’esprit, mais peut-être qu’il pourra faire quelque chose pour votre dos. Dans tous les cas, vous êtes les bienvenues dans notre nouveau campement. Nous l’avons nommé le Perchoir. Vous verrez une fois sur place pourquoi. »

Elle hésita un instant avant de reprendre d’une voix calme.

« Est-ce que je pourrais échanger deux ou trois mots avec Ricky avant de partir ? »

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Sam 26 Nov - 21:28
« A la bonne heure. » Déclarait à son tour Nelson en ouvrant les mains sur la table en signe de conclusion. « Je vous donne la moitié de la nourriture maintenant pour que vous puissiez vous soulager vous et vos compagnons, l'autre moitié ainsi que l'essence vous seront apportés directement à votre camp, nous en profiterons pour récupérer ce que vous nous offrez et ce sera plus sûr. Ricky va vous suivre en moto par précaution, une femme seule avec une voiture et des ressources serait une proie facile pour les plus exécrables des hommes, et il pourra constater l'emplacement de votre camp en même temps.

Je vais aller le chercher et pendant que vous discuterez, je m'occuperais de faire l'inventaire avec Ana de ce que vous emporterez. Ça a été un plaisir de faire affaire avec vous, dommage que cela se fasse en petit comité et non avec l'ensemble de l'ancien groupe, enfin... vous me comprenez. Ricky va sans doute revenir à la charge vis à vis de Melody, mais je veux croire que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Restez assise ici, que je localise les jeunes. »


Sur ces paroles désolées, il se redressa de sa chaise et acquiesça une ultime fois, puis saisit son fusil et fit sommairement le tour de la table derrière Elizabeth, gagnant la porte battante qui, lorsqu'il l'ouvrit pour la franchir, laissait entrevoir un salon et des escaliers menant vers l'étage au fond. Elizabeth se retrouvait ainsi seule, dans cette cuisine silencieuse et non moins bien entretenue. A voir cet endroit, on croirait qu'il avait échappé à l’entièreté de l'apocalypse, chose assez rare et heureuse pour le noter.  Cette solitude et son silence durèrent plusieurs minutes, sans que l'ombre d'une voix ne se fasse entendre, ou qu'une silhouette ne soit discernée par les interstices des barricades.

A terme, c'est la porte d'entrée qui s'ouvrit, sans qu'Elizabeth ne l'ai vu venir, dévoilant la silhouette grande et modérément musclée de Ricky, le petit frère du disparu Matthew. Celui-ci avait toujours son chapeau vissé sur la tête et avait changé son haut depuis l'arrivée de la jeune femme pour une chemise à carreaux rouges et bleus foncés, lui donnant un air de bûcheron que le vieux fermier avait soulevé plus tôt - amusante circonstance. Dans son dos, son fusil était tenu en bandoulière par son torse et le canon pointait le ciel vers sa droite. Il franchit le pas de la porte et s'approcha de l'invitée, posant ses mains sur ses hanches avec une certaine gêne visible, mêlée à de l'irascibilité.

« Le vieux a dit que tu voulais me parler ? » Commençait-il d'une question qui n'en était pas vraiment une, s'autorisant un reniflement qui laissait sentir qu'il bouillonnait encore, moins mais c'était toujours présent. D'ailleurs, son regard fuyait rapidement celui d'Elizabeth pour contempler les meubles de cuisine.

« Je suis désolé pour tout à l'heure ok ? C'est juste que... toute cette histoire me rend dingue, ça me fout les nerfs de savoir qu'une nana comme l'autre pimbêche soit ménagée et relativisée sous prétexte qu'elle a une paire de nibards - sans vouloir te vexer. Ils sont tous en train d'essayer de se persuader que c'est pas si grave et qu'elle est pas mauvaise alors qu'elle a déjà montré et a maintenant prouvé en vous affamant que c'est au mieux une égoïste-narcissique, au pire une garce de la plus vicieuse espèce.

Moi j'approuve que vous vous soyez séparés d'elle, cette fille va finir par nous foutre dans la merde, un jour ou l'autre, elle va profiter de la situation pour nous coller un coup de couteau dans le dos. Elle crache sur notre aide en retournant soigneusement sa veste, elle vous affame, elle fait du charme pour gagner la confiance des autres, mais je sais très bien ce qu'elle est. Vous avez fait ce qu'il fallait, et si elle va trop loin, le jour où elle ira trop loin, vous aurez mon soutien, quoi que dise Nelson. »


Son regard avait fini par retrouver celui d'Elizabeth et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans qu'elle n'ai eu à dire le moindre mot, il avait lui-même des choses à dire, ce sans détour.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 27 Nov - 12:02
« Merci Nelson. Je le voudrais aussi. » Confirma-t-elle à propos des choses et de ce qu’elles semblaient être.

Tout en tenant ces mots, la jeune femme se lèva à son tour, par politesse au départ de son hôte, se retrouvant rapidement seule dans cette vaste cuisine qu’elle ne put qu’observer en silence. Restant debout près de la table, son regard se porta immédiatement vers les barricades aux fenêtres, et à la porte d’entrée, les deux étant restés définitivement silencieuses de toute présence hostile. Un long soupir s’extirpa de ses narines tandis qu’elle repensait au dernier discours qui s’étaient portés sur Matthew, tant du côté du fermier que du jeune Ricky, car c'était bien là où elle souhaitait en venir désormais.
Au regard de l’emportement qu’il avait démonté dans la cours et de ce qu’elle connaissait du jeune homme, elle savait qu’il ne pourrait contenir quelques émotions à se traduire sur son visage. Un visage juvénile bien plus facile à comprendre également, la raison pour laquelle elle a demandé à lui parler spécifiquement.

Elle n’aurait rien à lui demander, aucune réelle question, et pourtant il y répondrait de la manière la plus pure qu’il soit.
Lorsque le bruit de la porte d’entrée tira la jeune femme de ses pensées, elle put voir celui qu’elle attendait en entrer, légèrement frappée par sa ressemblance avec son grand frère qu’elle pointait comme une évidence d’un seul coup et à ce qu’il deviendra, la stature déjà dessinée. A cette entrée, après quelques secondes figée, elle ne retint un sourire se dessinant sur ses lèvres pour l’accueillir comme il se devait, en toute complicité. Un sourire qui ne se perdit pas lorsqu’il commença d’un air bougon à parler, enchaînant aussitôt comme un enfant cherchant désespérément à se justifier. Un enfant qui commençait à prendre toute la mesure d’une vie adulte et difficile, bien loin des préoccupations qui auraient dû l’assaillir, tel que le choix de son avenir. Celui-ci était désormais tout tracé, il devra se battre pour lui.

« Ne t’inquiète pas Ricky. » Commença-t-elle d’un ton léger, dégageant une réelle compréhension de son état. « Tu n’as pas à t’excuser, pas auprès de moi en tout cas. Je pense que Nelson n’est pas dupe, mais il préférera en avoir le cœur net. C’est ce qui fait de lui quelqu’un d’intègre, et surtout d’humain. Ne le lui reproche pas, cette humanité c’est ce qui nous différencie de ce Marchand et de ses hommes. Sans elle, il n'y aurait plus raison de se battre.

On passe tous par des moments difficiles, on les gère comme on peut, chacun à sa manière, je peux comprendre ce que tu ressens. Ton frère a fait beaucoup pour nous, il nous manque énormément aussi. Il a préféré ne se révéler qu’à Melody, mais il doit avoir ses raisons. Faisons lui confiance. »


Elle lui adressa un clin d’œil, qui inspirait à la confidence et au secret sur les propos qu’elle venait de tenir tout en restant très attentive à ses réactions. Elle aurait certainement pu être plus subtile que ça dans ses affirmations, mais elle aurait meilleur résultat en le confrontant directement à ses possibles mensonges. Dans un même temps, elle rassembla les deux cahiers qui s’étaient éternisés sur la table pour les tenir serré contre elle, avant qu’elle ne rajoute.

« Il parait que tu vas m’accompagner en moto. Tu feras très attention au retour. Je ferais un détour pour être sûre de ne pas prendre des routes susceptibles d’être fréquentées. »


Elle n’aura pas trainé davantage si elle était invité à rejoindre sa voiture, soit par Ricky, soit par l’arrivé de Nelson avec une partie des provisions tel qu’il l’avait promis. Elle aura alors chargé le tout avant de remercier une fois de plus le vieil homme, retournant à la sécurité de l’habitacle de son véhicule, conduisant les provisions et Ricky vers Le Perchoir.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 28 Nov - 14:09
Ricky observa Elizabeth, sans broncher ou sans le vouloir, écoutant ce qu'elle lui servait avec un certain air circonspect. A la fin, il resta droit sur ses jambes et tout en fixant la jeune femme dans les yeux, lui lâcha d'un ton lourd de sens et plus que fataliste :

« Mon frère a fait ses choix, j'ai fais les miens. Tu as fais les tiens, on en est tous là. »

Il n'y avait pas la moindre retenue dans ses paroles, pour autant subtiles, le jeune cow boy paraissait braqué. Que ce soit du fait qu'Elizabeth ai bluffé, ou alors au contraire qu'il pense plutôt que Melody ai échouée, un peu des deux ou autre chose, quoi qu'il en était, il ne cherchait pas un instant à jouer au jeu de la comédie.

Sur ces courtes et tranchantes paroles, le cadet Jefferson tourna les talons et poussa la porte en grand pour la jeune femme, puis en franchit le pas et lui jeta un regard fermé.

« T'as qu'à attendre dans la voiture, on s'occupe du reste. »

Ceci fait, il partit vers le coté Ouest de la maison où était raccroché le garage. Elizabeth se retrouvait ainsi une ultime fois seule, jusqu'à ce que Nelson, Ana et Ricky ne reviennent tous les trois du garage, portant chacun une grosse caisse en bois d'où débordaient des denrées, essentiellement des légumes mais pas seulement : boites de conserves, sachets, tupperwares et bien d'autres choses s'y mêlaient, avec ainsi le luxe de pouvoir varier un peu les repas futurs du groupe.

Ces caisses, le trio les déposa dans le coffre de la voiture, après quoi ils allèrent disparaître du champs de vision de la jeune femme dans le garage quelques instants, puis revinrent avec d'autres caisses, et ainsi de suite. Au final, c'est huit caisses que l'on superposait et engouffrait à l'arrière de la Chrysler. Avec ceci, Elizabeth pouvait être rassurée, elle aurait de quoi subvenir aux besoins des siens cette semaine et si le fermier respectait sa promesse, la même quantité viendrait au Perchoir sous peu.

En attendant, elle pouvait emporter tout cela et retrouver le chemin de terre jusqu'à la route, ensuite la ville et plus encore, suivie de près par Ricky qui faisait rugir une moto Yamaha YZF-R1 flanquée d'un vécu visible pour avoir été plusieurs fois retapée. Ne communiquant que par signes via les rétroviseurs à de rares occasions, il la suivra ainsi jusqu'aux abords du Perchoir, la regarda s'y rendre à une certaine distance, avant de faire finalement demi-tour.


Fin.
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