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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Salle de réunion - 02/04/35
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Kyle Collins

Anonymous
Invité
Lun 21 Nov - 11:44
Lorsque j’ouvris à nouveau les yeux, la lumière extérieur du jour continuait d’irradier la pièce extrêmement lumineuse. J’avais à nouveau perdu la notion du temps, mais je ne tablais pas sur plus d’une dizaine de minute, une dizaine de minute dans le silence le plus complet, à avoir conservé ce corps frêle et mince contre moi, avoir cerclé ses épaules de mes bras et laissé sa chaleur se diffuser sur ma peau comme une caresse. Je m’étais presque effondré littéralement sur la table après ce final que j'estimais semblable à un feu d'artifice, basculant immédiatement sur le dos pour accueillir mon précieux trophée sur mon torse, la laissant profiter de ce luxe après avoir été tendrement brusquée sur une surface peu confortable.

Mes pensées se perdaient sur les derniers événements, ceux qui venaient d’être accompli dans le moindre détail, sans chercher à y donner un sens ou une justification, revivant simplement chacune des précieuses secondes, chacun des gestes, chacun des soupirs, chacun des regards. Ça c’était fait parce que ça le devait. Point. Et si la frustration avait trouvé apaisement après cela, il y avait toujours quelque chose qui me pressait sans que je sache réellement quoi. Un espèce de sentiment d’insécurité qui me poussait à chercher ailleurs. Un autre besoin, de justice, de vengeance, j’en savais rien du tout. Dans mon flot de réflexion, pour en chercher la cause, mes pensées dérive à cette fameuse nuit qui avait faillit accueillir ma mort. Je connaissais maintenant l’identité de la personne qui avait failli me, nous, faire tuer, que j'excusais que par la grâce de l'avoir prise quelques minutes avant. Mais il y avait ce type, à l’autre bout de son flingue, et tous les autres dans son genre. Il me fallait absolument faire de mon cheval de bataille l’éradication des types dans son genre, en bon et due forme. Cela passait par ce Soulstrange et toute sa clique, ce Marchand, et tout ceux qui pourrait s'attitrer comme lui. Cette nuit-là, je m’étais écroulé sans savoir si j’avais pu lui régler son compte et quand bien même cela avait été le cas, je restais sur un vif sentiment d’inaccompli.

Ma respiration avait enfin retrouvé tout son calme, tout comme les battements de mon cœur après l’effort. Mes yeux se fixaient de ce fait sur le plafond, brillant, éclatant, presque aveuglant, sans doute sublimé par mon état. L’une de mes mains couraient le long de ce dos que j’étreignais, l’autre se perdant dans sa chevelure hirsute, reprenant doucement pied à la réalité. J’avais une faim de loup. Comme à chaque fois d’ailleurs après ce genre d’activité, repensant au plaisir que j’avais habituellement à me faire quelques toasts au bacon ou oeufs brouillés, dont j’avais presque oublié le goût d'ailleurs, celui des restes de quelques chili en boite me revenant principalement, me forçant à grimacer. J’inspirais profondément, puis expirais, lentement, jusqu’à vider complètement mes poumons avant de bouger finalement ma tête. J’essayais dans un premier temps de capter le visage de la jeune femme qui séjournait contre moi, puis son regard, quitte à me tordre un peu, mettant ma nuque en tension. Je commençais à ressentir le froid de la surface sur lequel je reposais, et la température qui retombait, assez durement, me poussant à resserrer l’étreinte, très fugacement, et frotter un peu plus longuement le dos de la jeune Ivy.

« Ça va ? » Aurais-je simplement demandé, d’un murmure, bien qu’un peu rauque et plus grave d’accoutumé.

Je ne l’aurais pas forcé à conserver cette étreinte si elle ne le souhaitait pas. Je lui aurais rendu sa liberté, aussi illusoire qu’elle pouvait être, ne la maintenant prisonnière non plus physiquement, mais de manière affective par les nouvelles attentions que je lui accordais. Si elle décidait de s’en passer, je l’aurais suivit des yeux.

« Je peux finir ta veille au PR si tu veux te changer ou te reposer... et si tu veux revenir, on pourra prendre le temps de faire connaissance. Au fait, moi c’est Kyle, enchanté. »

J’esquissais un sourire un coin, espérant avoir allégé l’atmosphère avec mon humour. Les femmes avaient la facheuse tendance à rendre ces instants un peu trop sérieux. Je portais assez rapidement d’ailleurs un regard sur le poste radio en question, resté silencieux, le remerciant intérieurement d’en avoir été ainsi pendant toute la durée de notre entrevu, refusant obstinément de me confronter à ma conscience qui me chuchotait un nom et que je fis taire, purement. Elle y était sans doute, à l’autre bout des ondes, mais comme à mon habitude, je préférais ne pas y penser et fuir en attendant que le couperet me tombe sur la tête, ou la gifle si on s'attardait sur les détails.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 27 Nov - 1:49
Ma joue pressée contre le torse de Kyle, mon front lové dans le creux de son cou, je me laissais distraire par l’écoute des battements de son cœur comme du rythme de sa respiration. Un mince sourire sur les lèvres, tant généré par la distraction de mes pensées ralenties que par le contentement d’éprouver un sentiment à la fois de sécurité et de revanche, je laissais ma main droite courir sur la joue hirsute de l’homme, lui rendant les caresses affectueuses que sa main dessinait le long de mon dos. Avec l’accalmie de mes sens, je commençais malgré tout à ressentir la fraîcheur de l’air, malgré la température ambiante et la lumière du Soleil, particulièrement intense en ce milieu d’après-midi. Mais il s’agissait bien bien maigre inconfort qui n’atténuait presque en rien la légèreté qui m’avait gagnée.

Lentement, j’avais remonté l’une des mes jambes, à moitié dans le vide par dessus le plateau de la table sur celles de Kyle, me pressant un peu plus contre le corps de mon amant éphémère, savourant simplement sa présence et le prolongement bien plus tendre de notre union. J’avais la tête encore embrumée des souvenirs de notre étreinte, la manière dont il s’était fait maître de mon abandon, la vigueur de sa possession et la satisfaction ressentie de le voir, le sentir vibrer puis s’écrouler dans mes bras. L’ardeur de son désir dans son regard, dans le contact de ses lèvres sur ma peau, la fermeté de ses mains sur ma peau. Des souvenirs qui dépassaient le simple cadre de mes pensées et se diffusaient jusqu’aux tréfonds de mon être, résonnant encore au rythme de mon sang battant dans mes veines, secouant mon bas-ventre de cette même plénitude irradiante et grisante.

C’est pourquoi je relevais mes noisettes vers son regard à sa première et simple question, luisantes d’une pétillante malice trahissant la félicité qui m’habitait encore pleinement, dont je savourais encore mieux chaque instant entre ses bras. J’étais clairement amusée de cette question, sans moquerie autre que d’y percevoir une certaine candeur tout à fait touchante. Une simple question à laquelle vint répondre un tout aussi simple sourire satisfait, entendu, complice ; suivi d’un “Mmhmmh” fredonné de manière affirmative, reflétant parfaitement mon état d’esprit de l’instant.

Car l’instant était tel qu’il ne pouvait être qu’apprécié, chassant au loin les idées et les préoccupations plus graves et lourdes d’un quotidien pesant. Pour une fois, l’espace de ces quelques instants, il n’y avait plus eu de Soulstrange, de Vagabond ou de Samuel, ni même de James ou de Liz’, d’infection comme d’infectés et autres Marchand prompt à vous glacer le sang ou vous casser les couilles, de regrets comme de remords. Pas  de question, ce qui sous-tendait pas de réponse non plus. Juste l’instant, léger et désincarné de toutes ces préoccupations. Et c’était là un vide aussi appréciable qu’il avait fallu un autre homme pour le combler.

Néanmoins, à la seconde proposition de Kyle, je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils, prenant un air faussement contrarié, arquant un sourcil en le dévisageant. Prenant appui sur mon bras, je me détachais puis me relevais doucement de lui, allant jusqu’à m’asseoir tout en conservant mon appui sur ma main posée à plat sur le bois de la table.

“Oh je vois…” commençai-je à souffler d’un ton soupçonneux, bien que volontairement surjoué, les paupières plissées sur mes noisettes. “Tout ça, c’était un juste habile stratagème pour récupérer la garde du poste-radio, hein ? C’est pas un peu excessif comme manière ?” lui demandai-je ensuite, laissant flotter ma question durant quelques secondes avec tout le sérieux possible, avant de sourire plus franchement et mettre fin à plaisanterie qui n’amusait certainement que moi d’ailleurs. Lentement, je descendais de la table, mes bras se serrant autour de ma poitrine alors que je sentais plus intensément la fraîcheur me mordre la peau. Je partais en quête de mes vêtements éparpillés ça et là autour de la longue table, ramassant dans un même geste les affaires de Kyle à portée pour les lui tendre - ou les lui déposer sur la table.

“J’vais aller me changer...” lui répondis-je finalement tout en enfilant ma culotte, puis mon jean, sautillant d’une jambe à l’autre dans un léger déséquilibre. “Je s’rai pas longue...” lui promis-je par ailleurs, replaçant une mèche de mes cheveux encore poisseux de la moiteur de nos ébats derrière l’une de mes oreilles, adressant à Kyle un sourire plus avenant. “...et comme ça…” Je m’interrompais à nouveau le temps de passer mon débardeur. “...on pourra faire plus ample connaissance. Ah oui, au fait… Enchantée Kyle, moi, c’est Ivy,” rétorquais-je en lui tendant une poignée de main, lui renvoyant ses propres mots avec un amusement complice.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 1 Déc - 22:46
Je m’étais immédiatement intéressé à elle, à ses formes, après m’être esclaffé de rire, tant par la surprise des propos auxquels je ne m’étais pas attendu, mais également parce qu’elle avait un énorme sens de l’humour. Pas une seule seconde je n’avais supposé qu’elle était un tant soit peu sérieuse. Je m’étais redressé juste assez pour la suivre des yeux lorsqu’elle avait finalement pris la décision de se relever, sans que je l’en empêche, appuyé sur un coude, me contentant de poursuivre notre précédant proximité d’un regard dévorant, peut-être même encore envieux.

« Oui, d’ailleurs, à ce propos… tu es de garde quand demain et les jours qui suivent ? » Avais laissé planer la voix légèrement plus grave, l’air sans doute sournois et débordant de sous-entendu.

Je savourais chacun de ses gestes du regard, appréciant l’équilibre bancal comme ce petit brin de faiblesse qui me plaisait tant chez une nana, profitant de son galbe lorsqu’elle se penchait et m’ouvrant les portes d’une imagination débordante d’idées que je ne saurais toutes les lister. Maintenant qu’elle m’appartenait, je me voyais déjà arborant fièrement l’étendard de mon emprise à plusieurs et longues reprises sur toutes les parties de son corps.

D’un geste nonchalant, elle me tendit la main, répondant à mon ironie par une suite tout à fait logique, me poussant à me redresser complètement, déposant pieds à terre assez proche d’elle pour en espérer une certaine gêne. Après tout, elle venait de prendre la peine de se rhabiller complètement, me laissant pour ma part, dans le plus simple appareil. J’aurais alors simplement plongé mon regard dans le siens, restant muet le temps de l’hésitation sans me saisir de sa main, avant de finir par glisser la mienne derrière sa nuque et attirer son visage à moi.

Je n’aurais pas fixé mes lèvres contre les siennes, ayant épuisé pour les quelques minutes à venir mon quota à ce niveau-ci. J’aurais donné à ce geste quelque chose de plus languissant, pressant ces dernières sur son front, gardant en tête le symbole que je souhaitais lui donner : celui d’un serment de protection. Et histoire de la surprendre plus encore, j’aurais juste laissé mes lèvres murmurer à son oreille quelques mots avant de l’autoriser à partir.

« C’est un véritable plaisir de vous connaître, Miss Ivy. »

J’aurais attendu d’être seul dans cette pièce pour enfin me vêtir à nouveau, commençant par le bas, finissant par le haut, faisant un peu de ménage dans les affaires et m’intéressant aux plans, un bref instant, qui avait été laissé là par ma tendre chose. Je pouvais enfin reprendre mon souffle, passant la main sur ma nuque et l’arrière de mon crâne, repensant alors à toute cette histoire et à ce qui nous y avait conduits. Le silence ambiant était lourd, pesant, escortant un flot de pensées diamétralement opposées, si bien que je me mis à siffloter d’un ton léger pour combler ce vide, marchant des fenêtres au poste radio, les pouces dans les poches en patientant son retour.

Un jour, il faudra que je pense à rentrer. Juste une fois, juste une dernière fois. J’avais beau me voiler la face, il y avait toujours ce sentiment d’insécurité qui me poursuivait, quoi que je fasse. Je l’avais sauvé, je lui avais promis de veiller sur elle. Mais ma vengeance, elle, continuait de hurler.  

[Fin du jeu]
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