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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CH, D, 1] Une fille me l'a dit - 07/04/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Lun 13 Mar - 14:00
La tension était à son comble, tandis que le mort-vivant s'extrayait finalement de l'arche et tombait à l'intérieur du salon dans un fracas absurde, Owen, acculé, jeta un regard vers Eileen puis dans son dos, et revint finalement à Duncan en baissant légèrement son arme, ainsi que ses yeux vers le sol. Son front déjà perlé de sueur s'humidifiait un peu plus encore, une bouffée de chaleur incontrôlable lui donnait la sensation d'étouffer et le malaise émanant de tout son être était palpable.  

« Ok ok, vous avez gagné, je me rends. Je vais poser mon arme au sol et me dégager avant que ce monstre ne me tombe dessus. Ne tirez pas d'accord ? Pas besoin de s'énerver, je suis ici par hasard. »

Il commença à ployer les genoux, tendant les deux bras vers le sol en y amenant lentement son arme, tout portait à croire qu'il se rendait et le rôdeur qui s'appuyait sur le sol dans le but de se redresser pressait ses gestes. Mais cela aurait été trop beau, ou trop facile mettons, car au dernier moment, avant que son arme ne frôle le sol, l'homme bondit subitement de ses appuis qu'il avait en réalité préparé et se jeta littéralement dans la cuisine en pressant la détente. Si son saut s'avérait aussi hasardeux que lourd, il en était davantage de son arme qu'il portait dans la direction d'Eileen au moment de ses tirs, mais l'absence outrancier de visée fit qu'il tira trois coups de feu qui fusèrent à coté et au-dessus de la femme, jusqu'au plafond pour le dernier.

Les détonations avaient déchiré l'air et l'écho s'était répercuté jusqu'au-delà de la rue, prenant le risque insensé d'attirer la horde qui fourmillait dans le quartier, mais tant pis, il était désespéré et n'avait guère d'autre moyen d'échapper à ceux qui en voulaient à sa peau. Il comptait sur la surprise et le chaos provoqué par son geste somme toute suicidaire pour avoir le temps d'encaisser le choc à son épaule, se ressaisir et se relever afin de courir vers la porte de la cuisine et en sortir. Où il irait ? Ça n'avait pas d'importance, tout ce qui comptait était de fuir les dangers conséquents qui l'entouraient.

Complètement indifférent à cette folie, le rôdeur s'était mis debout parallèlement à la tentative d'Owen et avançait aussitôt vers la première proie qui croisa son regard livide et décomposé : Duncan, coupant la vue à Eileen vers leur cible vivante qui tentait de s'échapper. Le monstre lui, n'avait plus d'autre but que d'arriver jusqu'à l'homme aux cheveux longs, et le mettre en pièces.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Mar 21 Mar - 11:05
Il restait agenouillé, ses mains tremblaient sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, son esprit divaguait vers des pensées insensées, des souvenirs incertains et en cela témoignait son regard détaché de la réalité tangible qui allait et venait sur le plancher sans but. Son front dégoulinait de sueur. Il avait l'impression de se déphaser du monde réel, de perdre pied et de ne plus se rendre compte de ceux qui l'entouraient et de ce qu'il se passait vraiment.

Il voyait tout d'une impression extérieure, comme un spectateur derrière sa télévision, le rôdeur qui tombait sur le sol du salon après avoir franchit péniblement l'arche de la fenêtre, les échanges entre les deux hommes et la femme qui s'approchait pour repousser l'arbalète avant de venir dans son dos, pointant son arme sur lui comme il pouvait le sentir. Elle lui parlait de chance et de malchance, mais il ne se sentait plus concerné par cela, par lui-même, il n'entendait plus que l'écho des voix et un sifflement naquit à ses tympans, accompagnant une grande bouffée de chaleur prompt à l'en faire transpirer par l'oppression étouffante qui en résultait.

Il ne savait plus ce qu'il attendait vraiment de ce retour incongru, s'il souhaitait réellement vivre ou non, il ne devrait pas être vivant après tout. C'est toujours dans cette renonciation qu'il finit par relever les yeux, se mettant à tanguer avec désinvolture là encore sans en avoir conscience, il était prit d'une migraine qui s'abattait sur son crâne et affectait d'autant plus son esprit embrumé. Le sifflement était toujours présent, le brun devant lui tendait les bras vers le sol en fléchissant les jambes, prêt à se mettre au sol, quand le mort-vivant lui, se remettait laborieusement debout.

Puis, les coups de feu partirent successivement. Ces sons brutaux et intenses lui déchirèrent les tympans, lui arrachèrent sa mélancolie folle et le forcèrent à revenir promptement sur terre, quand instinctivement il se plaqua au sol sur le coté afin de se protéger des impacts meurtriers. Il se sentait toujours déphasé et malgré tout, ses plus vifs instincts qui prenaient alors l'ascendant sur sa raison l'empêchaient de se suicider ou de se laisser souffrir, il ne voulait rien de cela, mais il n'était pas lucide non plus. Aussi c'est sans considération pour le danger qu'il s'appuya de ses mains au sol pour se pousser en se relevant d'une impulsion, se lançant de ses jambes et tout son poids vers le canapé dans le but viscéral de s'écarter de la zone de mort. Il ne voulait pas juste s'écarter en attendant que le couple ai du temps pour se charger de son cas, il voulait fuir loin d'ici dès que possible.

Si son bond avait été vif, sa course fut d'un chaos terrible qu'il en tituba violemment et finit en se jetant sur le canapé qui devait le réceptionner. Oui, c'est ce qui aurait du se passer, c'était la seule possibilité envisageable, que son corps solide touche ce canapé tout aussi solide, c'était dans la nature des choses, la plus basique des logiques. Mais une fois de plus, cette réalité qui semblait de moins en moins en être une, défiait toute forme de logique. Ses mains vers l'avant, il les vit avec une effroyable incompréhension marqué de son expression de retenue effarée, comme s'il chutait du haut d'un immeuble, passer à travers les coussins. Il assista, impuissant, à la vue de tout son corps qui ne trouvait aucun choc et basculait, tombait, dégringolait au travers du canapé, de sa structure de bois que dans cette chute irréelle voilant sa vue d'une couche d'absurde, distordant les formes des lattes de bois étirant le mur comme de la pâte à modeler sans qu'il ne parvienne à canaliser des pensées ordonnées.

Il était devenu fou, il se trouvait dans un rêve qu'il vivait probablement alors qu'il était inconscient et patientait sa mort dans le vrai monde, il n'y avait que ça, c'était la seule explication. Il n'y avait que ça pour expliquer cette sensation de vide asphyxiante tandis qu'il chutait en avant, pour expliquer qu'il se retrouve à cogner tête la première un sol pierreux qui n'avait rien à voir avec la pièce où il se trouvait, à s'écraser lourdement contre une surface de poussière froide et grise, là où le plancher devait être bruni. C'est avec cette sensible certitude, de vivre quelque chose de fictif car sa conscience ne pouvait en saisir autre chose, qu'il encaissa la douleur non moins vivace à l'arrière de son crâne, cette lourdeur mentale, celle de ses muscles et la peau de son bras qui s'était éraflé sur le sol.

Il trouvait une injustifiable justification, une incompréhensible compréhension, un constat saugrenu en se redressant, que son regard perverti et déformé par une odieuse grimace de souffrance à son visage entier, tombait sur un mur sale et terne face à lui. Qu'il avait sous la seule main appuyée au sol, l'autre pressée sur son crâne, bel et bien de la pierre sans revêtement. Le nuage de poussière qui passait devant ses yeux troublait encore un peu plus sa vue, si cela n'avait pas suffit, et c'est le bras douloureux qu'il se contraignit péniblement à retrouver une posture debout, enfin. L'espace de quelques instants absurdes, il avait craint tomber à travers le sol et s'enfoncer jusqu'au centre de la terre, ces pensées semblaient tellement plus concevables maintenant qu'il était persuadé de rêver qu'il ne chercha pas à se questionner davantage.

S'il rêvait, alors il ne craignait rien non ? Il fit le tour de lui-même, constatait la présence d'une caravane dans son dos habitant un garage et des rangement au fond de la pièce, mais surtout une grande porte à l'opposé dans laquelle était incrustée une plus petite pour offrir une sortie. Son rêve l'avait fait passé d'un lieu à un autre sans transition ou presque, une folle course à travers mur, voilà une méthode bien cruelle de l'inconscient. Des râles vinrent à son ouïe, provenant d'au-dehors, des coups de feu aussi, de l'autre coté du mur. Il avait beau rêvé, il avait toujours autant peur, de ces monstres qui en voudraient à sa peau, aussi artificielle qu'elle soit, de ces deux agresseurs, surtout cette fille et son fusil, qui avaient sous-entendu bien suffisamment pour lui coller la trouille d'une éventuelle suite à leur rencontre menaçante. Il ne voulait sous aucun prétexte pousser le vice, savoir jusqu'où ce cauchemar, car au final c'est ce que c'était plus qu'un rêve en soi, pousserait son coeur victimisé et son angoisse.

Il devait fuir et cette porte, même si elle pouvait l'emporter dans une autre pièce, dans un autre lieu encore une fois, le piéger avec d'autres peurs, était la seule issue qui pouvait être essayée. Rester là à attendre était inconcevable, il était trop mal et perturbé pour ça. Il finira par y courir, par s'accroupir, par observer au-dehors les rôdeurs du jardin qui se dirigeaient vers le trou béant en place de la fenêtre et qui iraient chercher l'affrontement d'avec les autres. A moins que tous les regards ne finissent par se tourner vers lui d'un coup, comme une bonne blague, que les fous aux armes ne se mêlent aux morts pour le poursuivre et que des milliers araignées ne surgissent de ce camping-car pour profiter de son corps en chair. Il fallait fuir et à la première occasion, il sera sorti par cette porte pour aller se planquer sous les haies du jardin et se hisser, quitte à y aller ventre à terre, jusqu'à faire le tour de ladite haie et trouver la porte de clôture - non sans craindre à chaque centimètre d'être agrippé par des bras velus aux épaisses griffes qui l'attireraient sous terre pour le dévorer.

Ensuite, il se redressera pour courir, et il courra, oh oui, il détalera comme un lapin à la respiration de bœuf et suant comme un saumon tout juste sorti de l'eau et humide à souhait qui s'agiterait frénétiquement sur le ponton. Il filera à travers rue et jusqu'à l'angle du quartier, aussi loin, aussi vite que le vent pourra le porter. Il craindra de se figer, que ses jambes ne répondent plus, que cette fille et son fusil ne déboulent transformée en zombie de nulle part et ne lui court après comme une furieuse en lui explosant les jambes de balles. Il craindra de voir des hordes de chiens-zombies, de démons infernaux et la main de dieu tomber du ciel pour le saisir et le renvoyer comme un jouet d'enfant dans la maison où il retrouvera ses futurs tortionnaires.

Jusqu'à souffrir de points de côté, jusqu'à ce que ses jambes ne supplient sa clémence, il courra et cherchera un trou de souris, une cave où se cacher, dans une autre maison, dans un autre lieu de ce quartier, n'osant pas en sortir de peur d'être exposé et visible par tout et tout le monde dans cette plaine découverte. Il n'avait plus la tête sur les épaules, son esprit morcelé par l'intense crainte de l'inconnu et de son cauchemar trop vivant et fou gisait sur ce plancher, bruni, pas gris, non, bel et bien bruni. Il en mettrait la main à couper - ou pas en fait, il espérait que rien ne vienne lui couper quoi que ce soit. Il s'aimait entier, c'était le minimum syndical. Tout ça n'avait plus de sens et comme dans un cauchemar, il en trouvait tout de même un : l'illogisme de l'inconscient.


[Sortie du jeu]

Duncan Waltz

Anonymous
Invité
Mar 21 Mar - 14:37
Eileen n'avait eu aucun mal à se positionner pour contrôler le jeune énergumène à genoux, garder le deuxième à portée et avait même dégagé le risque de l'arbalète d'un coup de pied qui lui allait si bien. Il aimait particulièrement ce trait de caractère de sa compagne, une des raisons pour lesquelles il s'était laissé séduire si facilement, malgré sa nature profondément psychopathe qui n'avait jamais été un doute dès le début de leur violente et tumultueuse relation, cette tendance à la logique, à l'organisation stricte et aux manoeuvres directes avait su le charmer, là où d'autres aventures avec des filles bien plus perchées, tout du moins infiniment plus amatrices, chaotiques et bordéliques, l'avaient vite lassé.

Lui était un survivant à n'en pas douter, son passif de criminel n'était plus à questionner non plus, mais il ne se considérait pas tellement comme tel au-delà d'une provocation aux anciennes lubies sociétaires. N'importe qui verrait chez lui un opportuniste, un voleur et un égoïste de la pire espèce, en plus d'un meurtrier sans scrupule, mais c'était là une analyse vite torchée qui ne reflétait qu'une vision tronquée de ce qu'il voyait comme sa réalité et qu'il voyait surtout comme la seule réalité disponible. Il survivait, depuis toujours, depuis longtemps en tout cas, au milieu d'espèces d'individus tous plus sournois les uns que les autres, qui vous envoûteraient facilement avec leurs principes et leur souhaits de vie, quand ils sauront retourner leur veste à la première occasion, et là ça ne compte que ceux qui savent y faire. C'était toute la différence d'avec cette rencontre, il le savait, il y pensait souvent, il le rabâchait tout le temps, peut-être quelque part pour se convaincre que cette relation d'amour et admiration était réelle, que ce n'était pas qu'une simple distraction ou opportunité avec une longue durée de vie, que dans cette psychopathie, il y avait une part d'humanité toujours présente et conçue pour lui.

L'humanité, l'inhumanité, la morale, l'immoralité, le crime, la justice, la vengeance, tous ces mots conçus pour arrêter des idées bien enrobées d'une épaisse couche de facilité et d'infantilisation, mais au final tout se mêlait cruellement, aucune tendance n'était qualifiable uniquement par un seul de ces mots, tout était rattaché à tout et Duncan était aussi immoral que moral, aussi humain qu'étranger et si la justice passait par la vengeance, le crime était aussi relatif que le débat de la meilleure façon d'en punir un avec justesse. Après tout les avis sont comme les trous du cul, tout le monde en a un, tout le monde s'en sert à tort et à travers mais au final les deux seules utilisations restent d'en faire résulter de la merde, ou d'y éjaculer du préconçu.

C'est pourquoi Duncan n'avait d'avis sur rien et se contentait d'agir, de prendre et de constater, peu importe qu'un oeil extérieur puisse juger Duncan et Eileen comme les agresseurs de cette situation, peu importe que ce pauvre gars à genoux soit innocent ou que ce type face à lui ne fait que se défendre. Un autre pourrait juger que le couple préserve simplement son repaire d'intrus armés et qui n'ont pas la politesse de s'annoncer par-dessus le marché, que ce type en face est un pitre qui est en tort de jouer les durs s'il espère avoir une chance de s'en sortir et que ce gars à genoux est juste un homme plein de bons sens - si on omet ce qu'il baragouine. On peut tout dire à partir de n'importe quelle situation et de n'importe quel fait, seul le point de vue donne aux choses une substance, un intérêt, aussi bien que l'humanité toute entière a été conditionnée à aduler des bouts de papier fragiles et des morceaux de cuivre ronds, sous prétexte que quelques connards ont décidé un jour de fonder le système monétaire pour mieux la leur mettre profondément.

Mais ce type là, face à Duncan qui gardait son arme pointée sans faillir, sans cligner des yeux ni tressaillir, convaincu de ce qu'il faisait et de ce pourquoi il le faisait ; ce type donc, n'avait visiblement pas envie de faire preuve de bon sens. Plus la situation se prolongeait, plus ce type se rapprochait du danger de mort, plus toute cette histoire risquait de mal tourner et donc de mettre en péril sa vie ou celle de son épouse, plus l'envie irrésistible de mettre fin à ces risques en l'abattant là de sa hauteur quitte à asperger sa chemise préférée - et la seule - de sang montait en pression. Il l'élimine, il écarte les risques, permet de reprendre le contrôle de la situation et de leur éviter à tous trois un bain de sang, en tout cas jusqu'à ce qu'Eileen s'isole avec cette future victime. Une affaire de point de vue nous disions.

Cependant, le clown finit par se ressaisir, était-ce du à cette lueur qui avait subitement changé dans son regard, comme si quelqu'un de plus intelligent avait pris la place de l'idiot aux commandes ? Ou parce qu'il acceptait finalement que son numéro n'ai aucun impact ? Le plus importait restait qu'il abdiquait et commençait à poser son arme en se baissant. Si Duncan ne le perdait pas complètement du regard, il était contraint de jeter des coups d'oeil au rôdeur qui se redressait de son corps putride et son visage rongé par la mort, dans le dos du type, tout comme aux autres charognards aux vêtements déchirés et infectieux qui se rapprochaient de la fenêtre dans un carnaval de râles et de grognements plaintifs. C'était d'autant plus difficile de les ignorer que tout ce beau monde avait repéré le blondinet, certes, mais aussi Duncan qui jurerait croiser certains regards directement adressés à sa personne.

Les choses semblaient tendre à revenir sous contrôle, mais c'était sans compter sur un facteur qu'il n'avait, il fallait bien l'admettre, pas envisagé : l'élan suicidaire le plus crétin et le plus dangereux qui soit. Ce type tout en blond avait bondit soudainement vers la cuisine en tirant à la volée. Surpris par ce geste, Duncan bascula sur le coté en fléchissant les genoux d'un réflexe de protection et reprit aussitôt ses esprits, du moins la partie la plus instinctive de ceux-ci, pour braquer son arme à nouveau en direction de la silhouette s'échappant sans toucher le sol à grande vitesse et tirer en réponse deux coups de feu qui frappèrent par chance pour cette garce au masculin, l'arche de la cuisine et la porte ouverte vers l'intérieur, in-extremis de le toucher dans sa course envolée et juste sous la poignée.

« Putain de salaud ! » Gronda t-il d'une pensée à l'origine qui avait échappé à son silence.

Il se redressa et jeta aussitôt un regard vers Eileen pour s'assurer qu'elle allait bien, car il prenait conscience que la cible des tirs avait bien été elle et heureusement, ce fils de pute l'avait loupé mais il ne lui laisserait pas cette chance. Néanmoins, quand il tenta de courir vers la cuisine pour l'achever avant qu'il ne tente sa fuite, il fut stoppé par l'avancée endiablée du rôdeur qui avait par malchance, ou coup de chance pour ce connard du destin, choisi de se détourner de ce dernier et s'attaquer à Duncan.

D'un nouveau geste réflexe, il redressa son Glock 18C d'une main et tira une balle furieuse avant d'avoir fini son mouvement, ce qui eu pour conséquence de percer la boite crânienne du monstre au-dessus du front et projeter ses matières sur le plafond en relevant davantage le bras de Duncan sous le recul. Dans la manœuvre, il avait reculé par précaution et contempla l'épave de chair tomber en arrière en ployant la jambe jusqu'à l'en casser sous la torsion. Dans le même temps, les premières des neuf au total autres créatures atteignaient la fenêtre et brandissaient des bras et des mains griffues par celle-ci en cherchant à les attirer à eux grâce peut-être à leur seule volonté des enfers, qui sait ce qu'elles avaient ou non en tête.

« Tues-le ! Je m'occupe de celui-ci ! » Balançait-il à Eileen en se détournant des rôdeurs, sa voix grave et rageuse marquait l'impulsion chaotique du moment mais aussi sa haine d'envers celui qui avait failli tuer sa moitié.

Pour se faire comprendre, il braqua son arme en direction de Carl qui s'était préalablement jeté à terre et courait comme un drogué shooté par un cocktail de prozac et morphine vers le canapé.

« Reste là TOI ! » Rugit-il sans considération et avec un mépris palpable en fonçant dessus l'arme toujours braquée d'un bras replié vers son flanc.

Il arriva très vite à son niveau et tenta de le choper d'un geste de main par le tee-shirt et de dos, quand l'impensable se produisit : au lieu de s'étaler misérablement sur le canapé comme il s'y attendait, au risque de tenter un geste de folie à son tour contre Duncan et se faire abattre telle une fiente - ce qui dans l'absolu ne l'aurait guère dérangé bien au contraire mais il avait autant envie d'en savoir plus sur ses élucubrations que d'offrir une compensation à Eileen, il traversa littéralement le canapé, comme si cela n'avait été qu'un mirage et disparu à l'intérieur.

Alors qu'il était frappé par la fureur et prêt à s'emporter, Duncan se figea littéralement dans son geste, ses traits étirés de frustration se relâchèrent et il marqua l'expression déconcertée la plus illustrative de l'histoire de l'humanité, la surprise et l'incompréhension totale qui empoignèrent sa raison le laissèrent hébété durant plusieurs longs instants qui effacèrent les sons de râle, d'agrippement des rôdeurs se hissant par la fenêtre et de course tintée de coups de feu qu'il pouvait entendre en parallèle. Sa concentration happée par ce phénomène tout bonnement surnaturel et irréaliste, il eut l'impression qu'on lui avait momentanément statufié les fonctions neuronales pour ne pas faire buger son esprit sous le poids de l'émotion, de l'incongruité et de l'inexplicabilité de ce à quoi il venait d'assister.

C'est du moins comme ça qu'il réagit les premiers instants, puis doucement, d'une voix bien plus lente et posée, il s'entendit dire ces mots qui résumaient bien les faits :

« C'est quoi ce délire... ? »


Comme une réponse de son moi profond qui conversait avec lui par image et souvenir, pour le pousser très naturellement vers un semblant de réponse, il eut un flash et la vision de ce type en chemise et pantalon de costard qu'ils avaient forcé à se déshabiller, et qui leur avait dit avec un aplomb certain :

"Navré, je ne suis pas Jésus, mais croyez moi, je ne suis pas le seul dans le coin qui vit sa seconde contamination. Quant à mon petit manège pour ouvrir les rangs des morts, meh, disons que j'ai vu plus impressionnant ces dernières semaines... Comme celui qui m'a résorbé cette blessure par balle en un instant."

Il aurait préféré se dire que ce n'était que les conneries d'un type en passe de mourir, pourtant, il avait bien vu les rôdeurs se soulever du sol, tournoyer et retomber comme des sacs de course soufflés par le vent.

Cette conversation, sans queue ni tête sur bien des points, l'avait plus marqué qu'il ne l'avait bien avoué à sa dulcinée, pour ne pas paraître faible, ou facilement influençables d'idioties, mais ce qu'il avait cru voir, l'assurance excessive et la lucidité implacable de cet homme, et maintenant cet autre homme qui passait à travers les murs, ses propos sensiblement similaires et ce à quoi il venait d'assister, tout ça remettait en cause la part de lui-même qui considérait ces histoires foutaises. C'était bien réel, il ne s'était pas drogué, c'était la réalité, il y avait bien des choses surnaturelles qui se passaient. Et si les gens revenaient vraiment de la mort ?



Un râle aigu le fit sursauter et sans vraiment perdre de son air profondément réfléchit et consterné, il tourna le regard brillant d'intensité vers cette femme au grognement si particulier, qui la première avait passé l'arche et se redressait d'une démarche nonchalante, titubante, dans sa direction en enfonçant son propre regard terrifiant dans le sien.

Derrière ses mèches de cheveux qui voilaient son regard, Duncan ressentait comme... une découverte, celle d'un nouveau monde, un autre monde, caché derrière cet apparat désespéré et apocalyptique, une lueur d'espoir, vers quelque chose de nouveau et de plus grand, bien plus grand, que ce qu'il aurait pu imaginer au futur de la survie et des possibilités. Une force nouvelle le submergea, une volonté retrouvée de viser un objectif supérieur, inédit, aventureux, un moyen plus que de survivre à long terme, mais aussi de devenir quelque chose, quelqu'un, de plus grand, de plus puissant encore que l'homme pragmatique qu'il était. Lui, et Eileen, tous deux explorant un nouveau monde qui pourrait leur offrir mieux qu'un peu d'alcool et de quoi se nourrir.

D'un mouvement très élégant, il bascula son buste et ses jambes dans la bonne direction, celle des morts, ignorant alors totalement ce type et sa fuite, car il venait de lui en apprendre plus qu'il ne l'aurait souhaité, et dressa son arme chargé en direction de cette créature qui de son regard changé, était bien moins impressionnante qu'elle avait pu paraître, bien plus secondaire et indifférente.

Le festival de coups de feu débuta, les mains tenant fermement l'arme et contrôlant le recul, il tira une à une les balles de 9 mm en magasin et c'est une dizaine de tirs qui se succédèrent d'abord à intervalle rythmé d'une seconde à peine. Le premier projectile frappa entre les deux yeux de la bête au râle aigu, le second, le troisième et le quatrième mirent au sol chacun un rôdeur supplémentaire déjà debout, malgré leur différence de taille et de poids, bien que l'un d'eux était une vraie masse et l'autre aussi frêle et petit qu'un adolescent de treize ans, il s'en fichait et ajustait imperturbablement son axe de tir et son regard, jumeaux, de l'un à l'autre des morts-vivants, passant à ceux qui s'étalaient sur le plancher ou se hissaient leur tour sur l'arche, certains balles se perdirent dans le mur en faisant éclater le plâtre, d'autres firent plutôt éclater des chairs sans achever les cibles, mais après un court temps, il reprit sa mise à mort - définitive - des charognards par une demi-douzaine de tirs supplémentaires, jusqu'à laisser entre les bord de maison, l'arche et à deux pas de lui, une lignée de neuf cadavres et leurs étalages de sang, de chair et crâne en décomposition découpés sur le sol.

Eileen Waltz

Anonymous
Invité
Mer 29 Mar - 17:19
Dès que le plus loquace des deux fit mine d’obtempérer aux demandes, le regard d’Eileen s’était fixement planté sur lui, jusqu’à en détailler chaque geste par prudence et anticipation. Elle ne connaissait pas ce type et bien que le peut qu’elle en avait vu l’orientait déjà sur une interprétation de son caractère qui tenait plus lieu du jugement que de l’objectivité, elle le sentait capable de commettre n’importe quoi d’irréaliste. Agenouillé, l’autre gars qu’elle tenait en joug s’était soumis rapidement à son autorité, gardant le silence, contemplant sans doute dans son esprit les divers scenario que sa prochaine captivité lui laisser imaginer – et il n’était pas au bout de ses surprises.

Jusqu’à ce que le type qui semblait également se soumettre au poids de la menace ne change subitement d’avis et canarde au hasard en essayant de s’enfuir dans la mêlée des morts qui affluaient par la fenêtre. Par instinct, Eileen s’était recroquevillée sur elle-même, pliant les genoux et levant les bras pour protéger sa tête, son visage. Elle avait attendu, guère longtemps il fallait l’avouer, le temps que les coups de feu cesse avant de relever la tête pour voir le reste de la scène qui s’offrait à elle : Duncan avait réagi immédiatement au geste fou du suicidaire sans parvenir à le toucher pour autant, ce dernier filant à toute vitesse vers la fenêtre ouverte pour espérer s’échapper loin de ce bordel sans nom. L’autre type s’était recroquevillé comme un enfant au sol sous le geste fou de son supposé camarade avant de se précipiter hors des lieux à son tour, hors de ce précédant champs de tir.

Dans la tête de la femme, son esprit revanchard n’avait fait qu’un tour et elle restait focalisé sur son nouvel objectif qui lui était apparu avec une immense clarté droit gravé dans sa mémoire quitte à oublier la présence des autres qui se trouvaient dans la pièce avec elle. Elle n’avait pas oublié les morts qui s’étaient engouffrés peu après la débandade du blondinet dans la pièce échappant à leur étreinte par la grâce de Dieu, ce subit excès de rage intérieur n’ayant pas totalement prit le pas sur sa lucidité. Son angle de tir n’était pas parfait et si à l’instinct, peu après Duncan, une balle était partit de son propre fusil, cette dernière avait fini sa course dans la vitre de la fenêtre voisine, la faisant voler en éclat.

Plutôt que de faire front et se jeter dans la masse grouillante des morts qui se pressaient à la fenêtre pour prendre le chemin le plus court, Eileen avait contourné les obstacles jusqu’à la cuisine tandis que le type était en train de franchir la porte de la cuisine donnant sur l’extérieur. Calant son fusil d’assaut contre son épaule, c’est une première salve de balle qui surgit du canon grondant, les déflagrations projetant un halo de lumière marquée autours de l’embouchure du canon en direction des jambes de sa cible. Deux des balles transpercèrent un mollet et le creux du genoux, plongeant dans sa chaire, transperçant sa peau pour percuter et s’écraser contre ses os. Un puissant cri de douleur transperça la pièce alors que son corps se mis à chuter en avant, coupé de plein fouet dans l’élan, sa face venant percuter le rebord des marches. Le sang gicla sur le carrelage et la porte ouverte en quelques éclats carmin offrant tout le loisir à la sadique exécutrice de contempler le résultat de son tir tandis que ses pas continuaient de la mener dans sa direction.

Une seconde salve déchira l’atmosphère tandis que dans un dernier espoir de défense, l’homme avait réussis à rouler sur le dos et cherchait désespérément à user de son arme. Les balles frappèrent de plein fouet son bras et son épaule, lui arrachant un nouveau hoquet de souffrance muant vite en cri pitoyable qui comprenait toute l’ampleur de sa tentative ratée. Sans prendre la peine de lui donner la moindre chance d’échappatoire, ni de lui en laisser même l’espoir, Eileen s’était jeté à genou à côté de son visage pour le frapper à l’aide de la crosse de son fusil, réitérant la manœuvre, encore et encore avec un acharnement rageur.

Si les premiers coups laissèrent échapper un bruit assez mate et sec, il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que les premiers chuintement de sang et de chair mis à mal ne finissent par être entendu. Dans son excès de colère, Eileen décida de ne pas s’arrêter là, dégainant le couteau récemment acquis pour achever sa pauvre victime s’il n’était pas encore définitivement mort sans prendre la peine de viser de zone précise, sa lame dérapant sur sa boite crânienne pour s’enfoncer là où les os en laisser la possibilité.

« T’as voulu me buter ! Putain de salop ! T’as voulu me descendre ! »


Elle le détestait, non pas par son geste, mais simplement parce qu’il lui avait privé de cette perspective de pouvoir enfin assouvir ses pulsions trop longtemps réfrénées. Aussi cruel qu’avait pu être cet acte, son rituel n’avait pas été respecté car la rapidité et la brutalité de l’instant en rapport au temps et à l’urgence d’une situation instable ne lui en avait guère laissé le temps. Elle lui en voulait, grandement, d’avoir été obligé de le tuer si rapidement, sa frustration montant d’un cran supplémentaire et atteignant un palier jusque lors jamais atteint.

Elle rengaina sa lame, se redressant de toute sa maigre hauteur pour retourner à l’intérieur, claquant la porte de la cuisine au passage et laissant sa victime ensanglantée sur le perron de celle-ci, gisant dans son propre sang complètement défiguré et ainsi incapable de revenir à son tour à la vie si quelques morts décidaient finalement de se servir de ce corps à disposition pour servir de festin. La fureur pouvait se lire dans ses yeux alors qu’elle revenait auprès de son amant, contemplant l'alignement de cadavre sans y prêter plus d'attention que cela. Elle espérait pouvoir jeter son dévolu sur le pauvre bougre dont devait s’occuper Duncan, mais à la constatation qu’il avait également disparu pour ne pas le voir dans les environs voisins, sa fureur gagna d’un cran, forçant la sauvage à hausser le ton - ce qui était pratiquement jamais arrivé jusqu'ici - envers son partenaire.

« Il est où ? Tu devais t’en occuper, putain ! Il est où ?! Duncan ! »


Sa voix montait à un point que Duncan lui-même n’avait jamais encore entendu de la part de sa belle alors qu’elle cherchait sans doute à prendre l’ascendant sur lui. Pour elle, rien ne justifiait qu’une proie, sa proie, pouvait lui échapper à nouveau par l’implication de son amant. Sa main s’était même vu frapper son épaule en un geste rageur et brusque pour le bousculer alors qu’elle attendait une réponse qui serait susceptible de calmer ses ardeurs.

Duncan Waltz

Anonymous
Invité
Ven 31 Mar - 11:05
Ils les avaient tous abattus, mais il avait aussi conscience que beaucoup d'autres viendraient sous peu avec tout le bruit perpétré par les tirs croisés. Le canon encore brûlant, il baissa son arme et reporta son regard sur le canapé, où l'inconnu à la barbe avait disparu un peu plus tôt, cherchant, s'il en avait encore besoin, à réaliser ce à quoi il avait assisté et se convaincre que c'était bien réel, qu'il n'avait ni halluciné ni était la victime de délires psychotiques, il n'en était pas là. Parmi tout ce qu'il cachait en son âme, la peur de finir par devenir fou à force de méfaits lui faisait craindre ce genre de mirages et de perdre le contrôle - sous-jacent - de son esprit. Mais voilà qu'il était sûr de n'avoir rien fabulé, ce type était passé au travers du meuble comme du mur sous ses yeux par un moyen qui échappait à sa compréhension.

Plongé dans sa réflexion remise sur le tapis, il fut presque surpris du retour de sa femme et c'est d'un léger tressaillement - contenu par réflexe - qu'il se retourna quand elle se mit à gronder, même presque hurler sur lui. Il n'avait fait volte-face qu'à moitié et c'est le visage et les sourcils plissés qu'il la contempla venir de face et au contact pour le frapper à l'épaule, contraignant un très mesuré mouvement de recul de celle-ci, en haussant le ton davantage.

Dans la plupart de situations, il ne se serait pas laissé faire par cet élan rageur, car même s'il n'avait pas vu pareille colère chez elle depuis longtemps, leur rencontre même avait été l'occasion d'une épreuve de force et c'était une lutte perpétuelle entre sa tigresse cherchant à prendre l'ascendant et le tigre qui restait vigilant à le maintenir, puisqu'il savait pertinemment qu'une femme comme Eileen, aussi fougueuse et excitante soit-elle, représentait surtout une absence d'âme dangereuse et prédatrice qui ne laisserait pas passer la moindre faiblesse. C'est ce que tout ce qu'il avait lu à ce propos, avant l'apocalypse, s'accordait à définir : les gens comme elle n'ont pas d'âme, son amour et son attachement à lui existait par le biais d'autre chose, de plus concret mais aussi de plus éphémère, car s'il devait faillir à sa condition de mâle puissant et solide, s'il faiblissait, elle pourrait le dévorer tout cru sans aucun scrupule.

Cependant cette fois, pris de court par les événements et en manque d'arguments censés, il resta bête quelques instants sans lâcher l'intense fureur des yeux d'Eileen, au contraire des siens qui n'illustraient que peu de choses, puis finit par indiquer de son bras armé et d'un geste mollasson le mur et son canapé sans risquer de détourner le regard.

« Il a... foncé dans le mur, et est passé au travers. Ce type a couru comme un crétin vers le canapé, j'ai essayé de l'attraper par le col pour le maîtriser, mais il est littéralement passer au travers, comme si il n'y avait rien eu. Ça te va comme réponse ? »

Il avait tout simplement lâché ça comme s'il avait évoqué avoir vu un chien sauter par-dessus une barrière, avec la même banalité d'apparence, cachant une profonde perplexité et achevant le tout par une question imbibée de rhétorique et d'ironie. Il aurait eu bien du mal à vouloir convaincre sérieusement son épouse, étant donné qu'il avait encore du mal à le croire lui-même, aussi n'avait-il rien trouvé de mieux que de balancer ça calmement, ses lèvres s'étirant d'un petit rictus amer et son bras armé retombant près de sa cuisse.

« Il ne se foutait pas de notre gueule. » Reprit-il en ouvrant les yeux en grand et en penchant son visage près de celui d'Eileen pour y incruster son regard, sa manière bien à lui de chercher à la faire redescendre, car il gardait un ton aussi calme que son attitude. « Ce type, Samuel, que l'on a renvoyé mourir dehors en caleçon avec son clébard, quand il a parlé de pouvoirs surnaturels et de gens qui reviennent à la vie. C'est pas ce que cette lopette à genoux vient de déblatérer ? Avant de passer à travers le mur comme si de rien n'était en se cassant la gueule je ne sais où. »

Incapable de sortir de sa perplexité et de sa sidération, il se tourna vers le mur qu'il regarda de toute sa hauteur et s'approcha pour y frapper plusieurs fois de son poing gauche, libre et fermé comme s'il frappait à une porte. Les vibrations résonnèrent dans tout le salon et probablement dans le garage aussi, qui se trouvait de l'autre coté. Duncan frappait ainsi ce mur qui était aussi solide qu'il y paraissait, sans que son poing ne passe au travers de quoi que ce soit, aussi évident et normal que cela pouvait être, indiscutable matière tangible, qui rendait le spectacle précédant encore plus absurde.

« J'ai pas mieux à te baratiner, mais je viens d'avoir la preuve que ce n'était pas que des conneries, et ça, ce sera une opportunité pour nous. Tiens-toi tranquille et je te trouverais quelqu'un d'autre à qui tu pourras faire ce que tu veux, ok ? » Reprenait-il dans la foulée, d'un ton bien plus ferme et exaspéré en revenant à Eileen. « On réglera nos comptes plus tard, pas la peine de lui courir après, ça se trouve il a déjà traversé la moitié des baraques voisines en ligne droite. Il y a encore un tas de morts qui se pointent et on a intérêt à se tirer de là vite-fait si on ne veut pas y passer, à moins que tu saches les faire imploser en claquant des doigts ? »

Cette pique un tantinet mesquine, accompagnait son geste du menton adressé entre-temps en direction du large trou de fenêtre, d'où ils pouvaient voir pas moins d'une quinzaine de morts-vivants qui étaient successivement entrés par le portail ouvert dans le jardin, et se répandaient sur la propriété telle une gangrène sur une peau fragile. Ils n'avaient pas encore repéré le couple planté dans le salon, mais cela ne devrait plus tarder et d'autres continuaient d'affluer de manière plus éparse.

Eileen Waltz

Anonymous
Invité
Ven 31 Mar - 16:43
La femme se contenta de relever légèrement le menton tandis que ses muscles et sa mâchoire se desserraient à l’écoute de la justification donnée par son compagnon. La pointe de sa langue passa sur le haut de sa lèvre, prenant toute la mesure de l’aveu tandis qu’elle reculait d’un pas pour mieux observer Duncan dans sa très haute stature. Ses yeux passèrent de ses jambes, la tête légèrement penchée sur le côté, jusqu’à son visage dans lequel elle finit par planter ses prunelles, perçant jusqu’à son âme à travers son regard. Elle ne prenait pas même la peine d’observer le fameux canapé, le fameux mur, qu’il accusait d’avoir avalé la substance même du cloporte qui s’était enfui.

Tout ce qui l’intéressait, en l’instant, c’était les élucubrations farfelues de son amant qui, dans son regard, semblait transpirer de sincérité mais qui n’apparaissait aux oreilles de sa belle que comme une fable.

« Duncan… mon Duncan… » Laissa-t-elle planer en une voix monotone qui semblait avoir retrouvé de son flegme bien que son regard continuait de darder d’une certaine fureur non dissimulée. « Tu n’es pas en train de me mentir, pas vrai ? Tu n’es pas de ce genre-là. De ce genre à s’inventer une excuse complètement surréaliste pour essayer de justifier son incompétence en pensant que plus c’est gros et mieux ça passe, hein ? Parce que ce type a filé. Il t’a littéralement échappé alors que tu étais censé t’en occuper. Et tu sais à quel point je mourrais d’envie de le choyer, de prendre vraiment, réellement, soin de lui. »

Elle s’était approchée de son compagnon à nouveau pendant son discours lent et intelligible, les deux mains se posant à plat sur ses épaules juste avant que ses doigts ne réajustent convenablement son col en le redressant, y donnant une application particulière, jusqu’à attraper un fin grain de poussière du bout des ongles et de le jeter négligemment au sol en un geste léger.

« Oui, je suis persuadée que tu sais à quel point je n’aime pas qu’on me mente ou qu’on se joue de moi. Ni qu’on se moque d’ailleurs. Toi même tu n'accepterais pas une telle chose d'un autre à mon égard. Parce que tu sais, mon amour, tu sais que ça me rend complètement folle. Hm ? Tu sais que c’est typiquement le genre de chose… »

Le timbre de sa voix, jusqu’à présent parfaitement linéaire et maîtrisé, se mit brutalement à gronder de nouveau, explosant en une colère significative.

« …qui me ferait péter un plomb ! » Vociféra-t-elle en lâchant son col après l'avoir agrippé, le bousculant à nouveau dans la manœuvre. « Tu veux que je les fasse imploser tes chiens de morts ambulants ? T’es rendu à ce point incapable de les gérer ? »

Tournant les talons face à la fenêtre explosée en mille éclats, Eileen en un geste à la fois rageur et déchaîné, agrippa son pistolet mitrailleur le braquant devant elle en pressant immédiatement la détente. Les coups de feu partirent instantanément en un nombre important de salvse, les projectiles fusant à travers le salon pour s’extirper hors de la maison et frapper, sans grande précision, les morts qui s’étaient accumulés dans le jardin avant ainsi que contre la palissade. Les dégâts ne furent pas vraiment significatif, un ou deux tombant au sol seulement sans être certain d'avoir atteint la tête, les autres tournant leur attention vers la maison et surtout elle. Jusqu’à ce que son chargeur soit vide, les coups de feu ne cessèrent de tonner, l’odeur de poudre se diffusant très nettement dans les airs, et puis le cliquetis caractéristiques de la chambre désespérément vide résonna à son tour.

Dans son excès de colère qui ne semblait pas vouloir finir, la femme se retourna vivement pour projeter son arme rendue inutile à travers la pièce, la carcasse de métal tombant lourdement au sol après avoir percuté le mur opposé non loin de la grande porte fenêtre restée grande ouverte. C’est à cet instant là qu’Eileen pu constater la présence d’autres morts de l’autre côté de la baraque, attirés sans doute par le premier échange de tirs, un peu plus en retrait par rapport aux autres, mais largement menaçant quant à leur destination. Un sursaut de lucidité traversa son regard alors qu’elle prenait finalement conscience qu’ils étaient pratiquement piégés et que le temps n’était – comme l’avait largement suggéré Duncan – pas au règlement de compte mais bien à la survie.

Dans les quelques pas qu’effectua la femme aux cheveux d’ébènes, foulant le tapis au pied du « canapé avaleur de blondasse », le bruit d’une latte de bois craquant ostensiblement la força à interrompre sa course pour s’intéresser à ce brusque événement qui laissait entrevoir une échappatoire différente qu’imaginé. Elle avait foulé de nombreuses maisons avant ça, que ce soit après la contamination, comme avant. Malgré son tempérament imprévisible, Eileen était loin d’être une idiote fougueuse, ayant une propension naturelle à la survie, sa survie. C’est pourquoi elle s’intéressa immédiatement à cette fameuse latte, ses pieds buttant légèrement dans sa recherche à ce qui semblait être un petit relief caché par l’épaisseur du tapis juste là, sous son poids.

D’un geste vif, elle souleva l’étoffe lourde et tissée pour la replier sur elle-même à deux reprises et dévoilant finalement la poignée d’une trappe découpant le plancher.

« Ouvre-ça. » Déclara-t-elle enfin sèchement à son époux en désignant l’accès de l’index.

Duncan Waltz

Anonymous
Invité
Ven 31 Mar - 17:52
Ce regard, la façon dont elle s'autorisa à le jauger de haut en bas, puis à le fixer, ce jugement qu'elle releva par ses paroles incisives et lourdes de menaces que Duncan prit directement pour lui, le poussèrent à la fixer en retour avec un mélange de crainte, et de colère qu'il exprimait par l'intensité croissante de ses yeux, par le froncement accentué de ses sourcils et sa main droite qui comme un réflexe, se resserrait sur l'arme d'une mise en alerte de ses instincts. Il la craignait oui, sans jamais le dire, il avait peur de ce qu'elle était, de ce qu'elle pouvait faire si elle retournait sa veste, ou plutôt sa lame, contre celui dont elle aimait la force et l'intérêt qu'il lui procurait, mais elle pouvait trahir cela et la seule idée qu'elle puisse envisager d'en faire sa proie, le mettait en même temps dans une noire colère qui fusait au quart de tour, telle une hyène qui réagissait immédiatement au plus petit départ de grognement d'une semblable, afin de trancher dans le vif le moindre risque d'être dévoré.

Il ne pouvait y avoir la moindre faille dans le contrôle qu'il exerçait sur elle, la moindre fissure, où tout basculerait trop vite. Et ce qu'elle lui disait alors, sa façon de le menacer sous couvert et de critiquer sa compétence, de le pointer du doigt d'avoir failli, était ce départ de grognement qu'il ne pouvait, en aucun cas, sous aucun prétexte, sous aucune mesure, laisser passer, c'était une question de survie, mais aussi la question de la conserver pour lui. Mais si cela ne suffisait pas, le mâle orgueilleux qu'il était, y ajouta la vague colérique d'être remis en cause par une femme, sa propre femme, sa compagne, son alliée infaillible, sa chose qui lui appartenait autant qu'il lui appartenait en retour, elle osait le critiquer et remettre en cause son habilité à assurer son rôle et cela, il en ressentit une terrible vexation qu'il ne pouvait permettre. Il s'y refusait, il vomissait toute accusation de sa part, le tolérant moins que les autres, ne le tolérant pas du tout, elle était liée à lui, elle lui devait respect et loyauté, c'était écrit et c'était acquis.

Il resta de marbre, la regardant poursuivre son contact menaçant, son verbe sournois, ses intentions, avant qu'elle ne s'emporte soudainement en l'attrapant par le col avant de le bousculer, là il montra subitement les dents dans une grimace de cette colère qu'il contenait sur l'instant, pour mieux asseoir ses exigences ensuite. Il se laissa bousculer et recula d'un pas ou deux, ne lâchant à aucun moment son regard et manquant même de relever son arme après son geste brutal. Tout geste de sa part pouvait gommer les limites, elle serait capable de le poignarder dans un élan de rage, quelque soit leurs liens, quelque soit leur passif, son esprit psychotique pouvait tout gommer à tout instant et si ses justifications avaient l'air dingues, s'il avait l'air de l'avoir laissé filé par erreur et incompétence, comme elle le disait si bien, lui savait qu'il n'en était rien et il ne supportait pas qu'elle puisse suggérer qu'il ai menti ou inventé. Par besoin de se justifier, par impuissance ou même pour la simple idée qu'elle le croit apeuré par elle.

Duncan ne fit pas un geste, pas encore, comme un lion tapis dans les herbes à l'affût de son ennemi imprévisible et violent, il se passa la main sur le bas du visage en étirant ses lèvres et se frotta tout du long, observant cette femme, qui représentait alors un danger bien plus important que les rôdeurs à ses yeux, se défouler à en vider son arme de ses balles sur les morts-vivants. Un acte inutile et marginal, mais qui illustrait bien le manque de discernement et de contrôle quand elle n'avait pas ce qu'elle souhaitait absolument, et cette attitude d'adolescente exigeante et ingrate lui hérissait les poils, dans leur ensemble.

Les battements de son coeur avaient grimpé en vitesse, son torse se bombait un peu plus à chaque respiration et il ne relâchait pas sa prise sur son arme, ni son regard d'elle, parfaitement passif tout du long de sa scène, il se décida finalement à suivre du regard l'arme qu'elle jetait à travers salon avant de revenir à elle, apercevant en fond de décor les morts-vivants qui s'avançaient en direction de la fenêtre, avertis par les coups de feu et pour un certain nombre, attirés par leur présence bien visible à présent. La fureur d'Eileen ne voulait pas retomber, c'était maintenant une situation incontrôlable qui s'imposait à lui, d'un moment à l'autre, si la menace des rôdeurs dont il n'avait pas pris conscience qu'ils venaient également de l'arrière, ne suffisait pas, il ne pouvait plus tourner le dos à Eileen ni risquer de baisser sa garde, des fois que son pétage de plomb soit avéré et qu'elle ne le jette en pâture aux morts-vivants pour sauver sa peau, dans la liste des possibilités qu'engendrerait sa folie.

Le lion restait à l'affût et mouvait ses muscles, non loin de pouvoir bondir, il attendit qu'elle fasse sa découverte, s'arrête et dévoile la trappe qui menait vers une cave probable, pour lui ordonner d'ouvrir cette trappe sans plus aucun égard aux yeux de Duncan, sans plus aucune considération ni respect, ou même crainte ou admiration dont il se délectait de sa part d'habitude, de savoir qu'elle lui était vouée. Les rôdeurs s'avançaient dans le jardin et n'étaient plus très loin de la fenêtre, il fallait agir vite et bien, mais s'exécuter comme cela, se soumettre, puisqu'il connaissait assez bien Eileen pour savoir qu'il n'y avait pas de palier de décompression dans cette idée, sans rien dire ni montrer de revanche pour la forcer à défaire cette rage, serait non seulement un aveu de faiblesse mais il perdrait les points d'estime qu'il avait durement acquis sur le tableau de son ascendant.

Cela ne marchait qu'ainsi : soit il avait l'ascendant et stabilisait leur relation fougueuse et furieuse, soit il la perdait, Eileen l'avait, et au mieux il deviendrait un jouet pour elle, dont elle finirait par se lasser, au pire il n'aurait plus d'intérêt pour elle et cela n'offrait qu'une issue funeste. Son regard glissa sur le sol et il s'avança vers la trappe, la démarche assez lente et millimétrée de chaque pas qui prenait soin de s'appuyer du talon à la pointe des pieds, puis il s'arrêta au-dessus de la trappe et acquiesça en réponse à sa demande, relâchant d'ailleurs momentanément la pression de ses doigts sur son arme, ses yeux toujours baissés observaient la trappe et il dit avec beaucoup de calme, tout en faisant un dernier pas qui se posa sur la trappe :

« Je vais le faire, juste une chose... »

Son geste fut si rapide et violent, qu'il devait prendre de cours sa femme, car il pivota de quelques centimètres en rabattant son bras libre vers lui avant d'ouvrir un brutal geste lançant sa main de dos sur le visage d'Eileen, lui assénant une odieuse gifle avec toute la force qu'il avait pu canaliser dans l'instant, ce qui demeurait, d'un homme à une femme, largement suffisant. Il n'avait eu aucune pitié en la frappant de la sorte et enchaîna en transformant littéralement son attitude, soudainement brûlant de fureur et de colère dans ses gestes quand il ramena sa main coupable aux muscles vibrant encore du choc, la pointant d'un doigt on ne peut plus menaçant, comme ses mots très directs qu'il hurlait pratiquement :

« Plus jamais tu ne me menaces ! Et plus jamais tu ne me remets en cause ! Moi, ou mes actes ! Quoi que je dise, quoi que je fasse, JE TE L'INTERDIS !

Si je te dis qu'il est passé à travers le mur, toi me crois. Si je te dis qu'il s'est fait kidnappé par des extra-terrestres, tu me croiras aussi, et même si je t'affirme qu'une météorite lui est tombé sur la gueule ! , tu as intérêt à me croire ! Tu m'as bien compris ? Je ne suis pas ton voisin, ni ton collègue, ni ta chose et encore moins une des mauviettes qui ont pu te BAISER dans ta jeunesse, OK ?!

Je suis ton époux et par les liens sacrés du mariage tu me dois le respect, la considération et l'admiration qui m'est due ! Je sais ce que je fais, je sais ce que je vois, je sais ce qu'il en est de ce monde de merde et de ses conneries, et tu me suivras, d'une manière ou d'une autre ou il faudra me tuer, mais jamais, tu ne songes à me soumettre, d'une manière ou d'une autre, je t'écraserais si tu essaies. »


Il transpirait de cette rage qu'il avait fait exploser à son tour, avec bien plus de violence et de culot en revanche, marquant son élan rugissant d'inspirations et d'expirations à demi-rauques et presque intelligibles, avant d'inspirer plus longuement et calmement en relevant le torse d'une posture de profil à elle, puis il soupira et d'une certaine nonchalance, qui voulait prendre à contre-pied son explosion colérique, attrapa la trappe et l'ouvrit sèchement pour raccourcir un maximum son geste, des fois qu'Eileen cherche à se jeter sur lui, ensuite il leva son arme dans sa direction et la tenue en respect quelques instants, haussant les sourcils pour elle et indiquant ensuite de la même arme la cave ouverte, son regard redevant simple et sévère qu'il était normalement.

« Ils arrivent. Sois gentille ma chérie, descend, avant que l'on se fasse étriper. Quand on en aura fini avec ça, je te baiserais, ensuite on parlera calmement et on se trouvera autre chose à te mettre sous la dent qui cette fois ne filera pas, on s'en assurera. Tu as ma promesse de mari dévoué et aimant, mon tendre amour que j'aime de tout mon putain de coeur. Allez. »

Et ils arrivaient, les premiers en passe d'atteindre la fenêtre brisée, Duncan et Eileen n'étaient encore couverts que par le contrebas du jardin vis à vis du plancher surélevé du salon. Il attendrait qu'elle descende la première et ne lui laisserait guère l'opportunité de le prendre par surprise, s'il ne la pointait plus de son arme, il recula la jambe droite derrière la première, prêt à se défendre en cas de rébellion. Elle était sa femme, elle devait lui obéir, ou l'affronter, il n'y avait pas d'alternative, pas pour les gens comme elle et lui. Mais la seule vérité, c'est que davantage qu'elle s'en prenne à lui, il avait peur de la perdre, car il avait un besoin viscéral de cette femme dans sa vie, pour un million de raisons dont il n'aurait pas suffisamment de plusieurs jours pour les citer.

Il l'aimait, même si au fond c'était un sens unique il s'en fichait, il était dingue de cette fille et n'avait aucune envie de lui faire du mal, outre ce qu'elle lui réclamait dans leurs jeux violents et sexuels. Se retrouver seul, sans Eileen, était inconcevable, alors il devait se protéger d'elle autant que la protéger du reste du monde. Elle lui appartenait, il lui appartenait, dans cette relation violente, instable mais incroyablement enivrante et passionnante.

****

Finalement, Eileen s'était exécutée, après s'être effondrée sur le sol à cause de la gifle, elle avait assisté à son discours en le fixant d'un regard noir, qui aurait pu insinuer l'envie de lui répondre, mais elle se releva en baissant les yeux, le coup ayant eu l'effet escompté.

Et c'est très hâtivement que l'un et l'autre, malgré les tensions, s'engouffrèrent dans ce qui s'avérait être une cave, à l'insu des rôdeurs qui avaient commencé à entrer par la fenêtre et en parallèle, atteignaient la baie vitrée restée ouverte. Les combats qui avaient fait rage, et pour finir, le tour de nerfs d'Eileen, leur vaudraient de rester planqués des heures avant que les morts-vivants ne se désintéressent de ce lieu, sachant pertinemment que certaine auront la bonne envie d'y traîner malgré tout. Néanmoins, c'est cette cave qu'ils eurent en compensation : des meubles et du matériel en tout genre, des appareils et outillages, mais surtout, parmi tout ce bordel certain, des choses bien plus intéressantes y avaient été cachés, à tout croire après l'apocalypse car cela ressemblait étrangement à une véritable cache de ressources.

Une grande quantité de nourritures sèches, rangées dans des sacs et des petits cartons, un quart était périmé, des cigarettes et des briquets s'y mêlaient. Trônant au milieu, un hamac replié était déposé sur lequel se trouvaient trois sacs à dos, un petit et deux grands. Dans le petit, ils y trouvèrent deux lampes torches et de l'équipement de pêche. Dans le - premier - grand, du matériel de maçonnage, un grappin enroulé, un chargeur solaire miniature, un sachet de cannabis et de l'alcool en bouteille. Le dernier - grand - contenait un kit de secours basique, un fusil Ruger Model 44 et un fusil à pompe Black Eagle 2. Tout cela s'était trouvé sous leurs pieds pendant une semaine, de quoi donner la hargne, mais aussi les satisfaire d'avoir largement de quoi s'occuper d'eux à présent, ce qui devrait calmer un tantinet l'énervement d'Eileen.

A la surface, une fois la marée passée à la nuit tombée, le duo sortira pour éliminer ensemble les quelques morts-vivants traînant encore comme imaginé, récupérant l'arbalète de poing abandonnée par le passe-mur, et pour davantage les gaver avec peu d'efforts fournis : le sac de voyage de la victime d'Eileen et son fort intéressant contenu, ainsi que ses objets personnels et son Glock 18 C qui viendrait doubler l'arme de Duncan. Le sac de voyage contenait ainsi un troisième grand sac à dos, de la nourriture supplémentaire, une antenne de réception, un phare d'extérieur, un second hamac, des composants électroniques. Que pourront-ils bien faire de tout cela ? Beaucoup de choses assurément.


Fin du jeu.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 1 Avr - 10:56


Excursion Validée

Récompense(s) :

Eileen & Duncan ont trouvé : Hamac ; Lampe Torche Dynamo x2 ; Ration de nourriture x3 ; Ration de nourriture périmée ; Petit sac à dos ; Grand sac à dos x2 ; Grappin ; Drogue douce ; Bouteille d'alcool ; Chargeur solaire miniature ; Super Black Eagle II Shotgun ; Kit de secours basique ; Tabac et/ou briquet x2 ; Element de maçonnerie ; Matériel de pêche ; Ruger model 44.

Eileen & Duncan ont récupéré : Glock 18C ; Sac de voyage ; Grand sac à dos ; Ration de nourriture ; Antenne de réception ; Phare d'extérieur ; Hamac ; Composant Electronique standard sur le corps d'Owen Bradburry, ainsi que Pistolet Arbalète Total Silence abandonné par Carl Wilson.

Conséquence(s) :

Owen Bradburry a été tué.

Vous avez consommé :

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Les Scénaristes
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