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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

L'appel de la meute - 06/04/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Hope :: Périmètre

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mar 20 Déc - 11:42
Interprété par Melody Campbell.


Le moto vrombissait, comme une provocation aux rôdeurs qui traînaient dans la rue, passant en plein milieu sans aucune crainte, pour cause, il s'agissait d'une moto. Mais son conducteur n'était pas plus craintif en réalité, ces morts éparpillés, moins d'une dizaine, étaient plus proches des propriétés et des véhicules encombrant les trottoirs, ce qui laissait la route libre à passer. Les mains bien accrochés aux manches du guidon, le chasseur aux airs sauvageon fixait le fond de la rue droit devant lui, derrière les mèches de cheveux qui lui couvraient en bonne partie le visage. Il sentait les bras de sa compagne de voyage qui l'enlaçaient un peu plus à la taille, c'était devenu fréquent depuis qu'ils s'étaient retrouvés, ce qui le changeait de ses voyages en solitaire trop nombreux ces derniers mois et ce, malgré la présence d'un entourage il y a encore pas si longtemps.

Cet entourage avait volé en éclat depuis, à cause d'une femme d'abord qui avait provoqué la mort d'un récent ami alors, puis par la faute d'un traître, deux même, d'un frère en colère à protéger, d'une fille kidnappée par un ennemi aussi fourbe que dénué d'honneur, pour qui tous les coups étaient permis, surtout ceux sous la ceinture. Il avait du s'y faire, s'adapter à cette manière d'exister, sans règle, sans devoir, sans humanisme, juste les forts et ceux qui l'étaient moins, être le prédateur plutôt que la proie, devoir se réadapter sans arrêt pour le demeurer car les choses avaient tendance à changer du tout au tour en un claquement de doigts. Son séjour sous terre avait été à ce propos une grande leçon.

Il avait longé une bonne partie de la rue en silence, sans détourner le regard, même quand il perçut les râles quémandeurs des monstres dans son dos, il se contenta de continuer sur quelques dizaines de mètres avant de guetter du coin du regard un accès de jardin assez ouvert pour prendre un doux et tranquille virage, grimpant sur le trottoir et traversant cette herbe haute jusqu'à l'arrière d'une des propriétés. Les morts-vivants l'avaient suivi, bêtement, simplement, sans se questionner, ils en étaient incapables, c'est bien ce qui les rendaient dangereux, cette volonté de ne pas en avoir, juste suivre un objectif et rien d'autre sans jamais reculer.

Fatalement, le but de la manœuvre ne leur vint pas à l'esprit et si la moto s'était momentanément arrêtée à l'arrière de la maison, le chasseur restant silencieux et comptant mentalement les pas des monstres, dont il avait appris à connaître la cadence approximative qui ne changeait pas beaucoup de l'un à l'autre, il finit par repartir et achever le tour jusqu'à la maison voisine pour déboucher vers l'intérieur du quartier. Les morts-vivants avaient été menés vers la plaine en cherchant à l'atteindre et lui n'était pour le moment plus suivi sur la route qu'il retrouvait au terme d'un temps assez court. Le temps qu'ils rassemblent assez de leurs neurones morts et séchés - pour peu qu'ils y parviennent - afin de comprendre sa ruse d'une simplicité accablante et il serait déjà à cent mètres.

Cette Harley Davidson Low Rider grise était un vrai petit bijou et lui évitait de s'user les bottes, un petit plaisir dont il avait pris goût, là encore récemment et pourtant l'essence ne débordait pas les rues. C'était d'autant plus facile qu'il avait tout son attirail sur lui : un solide et envahissant gilet tactique qui couvrait une bonne partie de son corps dont son cou, son torse, l'ensemble son dos, ses épaules et ses bras jusqu'aux coudes, sa taille et plus bas, son équipement anatomique et ses flancs. Le gilet étant truffé de poches et de petites sacoches intégrées qui paraissent bien remplies, mais par-dessus tout, ce sont les accroches occupées par d'énormes balles de sniper partant de son épaule gauche et descendant en diagonale le long de son buste qui attireraient particulièrement l'attention, un effet de style voulu. Un FN Five-seveN dans un étui à la taille, un autre étui à l'opposé accueillait un poignard de chasse, ainsi qu'une paire de poings américains à l'avant accrochés au gilet par des attaches.

Un treillis militaire en guise de pantalon, des rangers et des gants de cuir complets, noirs, comme l'ensemble de ce qu'il portait. Tout chez lui, de ses vêtements à ses armes - jusqu'à la garde de son poignard, était noir comme la nuit et pas un centimètre de peau n'en dépassait si ce n'était son visage à découvert et qu'il ne comptait pas cacher aujourd'hui, laissant sa chevelure brune tomber sur ses épaules de toutes parts. De même, son fusil de sniper FR-F2 n'était pas dans son dos, mais à l'arrière du véhicule, soit derrière sa jeune amie aux cheveux d'or qui devait s'accommoder de ce guerrier lourd qu'il était difficile d'étreindre à cause de sa corpulence épaissie par son équipement, encore heureux qu'il y avait des attaches partout sur son buste.

La moto finit par arriver aux abords de la cour de cette maison qu'il avait observé depuis l'autre bout de la rue, pour ne la quitter que le temps de son détour. Il savait exactement ce qu'il cherchait ici, qui il rencontrerait, quelle femme il était venu voir. Nul doute que l'accueil ne sera pas forcément chaleureux, tout du moins peut-être en dehors d'elle, mais ça l'ex-soldat y était préparé et il avait fait une promesse. En fait, il serait sûrement celui qui aurait la mine la plus morose parmi tous, c'était devenu si quotidien pour lui, qu'il n'aurait guère besoin de forcer la gravité de son visage et la solidité de son regard pour battre ses concurrents potentiels sur ce terrain.

Le moteur rugissant cessa, son office déjà fait, quant à alerter de la présence des deux individus. De là à être accueilli par des armes chargées, c'était possible également, mais il était malgré tout stationné là, en plein milieu de la cour, à la vue de tous les angles, de toutes les fenêtres, un message clair à passer : le traqueur solitaire était prêt à retrouver la meute, divisée, déchirée, mais là.

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Mer 21 Déc - 17:45
Les jambes solidement fermées sur le corps de cette si puissante moto, les bras fermement agrippés à quelques sangles des vêtements de son acolyte, Jennifer se trouvait à l’arrière de ce véhicule vrombissant un ronronnement fort et agréable à l’oreille de quelques connaisseurs. Ses longs cheveux blonds, précédemment attachés en queue de cheval, s’étaient partiellement libérés pour virevolter autour de son visage juvénile à la peau aussi lisse qu’une surface de porcelaine. A chaque mouvement, à chaque virage, le corps de l’adolescente presque adulte suivait le mouvement, l’anticipant la plupart du temps lorsque l’angle était pris suffisamment à l’avance, sans doute par habitude.
 
Elle restait absolument silencieuse, et pour cause, jamais de sa vie elle n’avait pu prononcer le moindre mot. Aussi, le voyage se passa sans une seule parole, mais les deux compères se connaissaient déjà si bien qu'il n'y aurait eu à en dire. Elle l’avait rencontré depuis longtemps maintenant, si tant est que moins d’un an pouvait être symbole de longévité par les temps obscurs qui couraient. Il y a quelques mois à peine, elle avait décidé de jouer bande à part et de mener sa propre bataille en solitaire, contre l’avis de celui qui était devenu aussi proche qu’un frère pour elle, mais tout avait été chamboulé le jour où elle s’était retrouvée captive et avait servi d’appât contre cet homme qu’elle tenait entre ses bras.

Depuis lors, depuis leur libération, ils ne s’étaient plus quitté et bien qu’il menait ses plans d’une main de maître comme il l’avait toujours fait, c’était ensemble qu’ils avaient décidé qu’il était temps de rejoindre les autres. D’un côté, Jenny était assez ravie de renouer contact avec une certaine forme de civilisation, surtout féminine, mais d’un autre, elle appréhendait énormément la manière dont cela allait se passer et les personnes qu’elle allait rencontrer.
 Son sac claquait contre le bas de son dos, sentant le poids de toutes les affaires qu’elle avait ramené, soit l’ensemble de ses très maigres possessions. Elle préférait ne pas être encombrée, c’était la meilleure méthode qu’elle avait pour parvenir à se faufiler dans les lieux les plus incongrus. Le Browning quant à lui était judicieusement calé entre son pantalon et sa ceinture, un cadeau de Matthew qu’elle ne quittait désormais plus.
 
Lorsque leur voyage toucha à sa fin, le moteur coupé et la moto penchant ostensiblement sur le côté, la jeune fille mit pied à terre, retrouvant la sensation de stabilité du sol, en étirant légèrement ses bras avant de remettre les quelques mèches fugitives derrières ses oreilles. Le trajet n’avait pas été de tout repos et elle semblait assez ravie d’enfin pouvoir se dégourdir les jambes. Rapidement, ses yeux se posèrent sur la maison, le garage et l’espèce de bâtiment en forme de grande remise qui cerclait le jardin dans lequel ils avaient atterri. Tout paraissait calme et silencieux.

Sans doute bien plus sereine que son ami, Jenny prit l’initiative d’y faire quelques pas, en direction de la caravane stationnée là, car si dans les minutes qui suivraient personne n’était encore venu à leur rencontre, elle n’hésitera pas à toquer à la porte, avec une certaine légèreté.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 27 Déc - 16:36
Est-ce le fait d'avoir tout déballé à son frère, tout ce qu'elle retient depuis si longtemps, est-ce le fait d'une énième nuit blanche en solitaire à surveiller les alentours suite à laquelle elle a encore forcé pour partir à la chasse avec son aîné, est-ce une accumulation de fatigue, est-ce un effet secondaire de la dégénérescence ou est-ce autre chose ou encore un peu tout à la fois mais le corps de Melody a fini par céder et elle s'est effondrée dans le bras de son aîné pendant la chasse. Plus rien qui ne répond, une fatigue immense l'avait envahie accompagnée de fièvre, dormir, boire et manger la seule chose qu'elle a pu faire ces derniers jours. Et encore elle n'arrive même pas à savoir exactement combien de temps s'est écoulé, tout n'a été qu'éveils au regard émeraude brouillé par la fièvre et période de sommeil aux rêves houleux. De ses périodes d'éveils elle ne garde en tête que la fourrure de son louveteau près d'elle, que les émeraude de Matt et ses traits tirés, fatigué comme jamais elle ne l'avait vu, l'inquiétude qui le marque une inquiétude allant bien au delà de celle qu'il doit ressentir pour sa cadette et trop de silence entourant le camping-car. Quelque chose a dû se passer à un moment ou à un autre mais à aucun moment elle n'a pu se résoudre à le lui demander, à formuler les bribes de pensées qu'elle a pu avoir.

Ce jour là, la brune se réveille seule dans le camping-car, ni frère aîné à son chevet, ni louveteau plein de vie, les deux doivent être ensemble certainement, à travers un des hublot du véhicule elle sait qu'il fait jour. Un mal de tête est venu remplacer la fièvre des dernier jours et elle ne sait pas senti aussi lucide depuis elle ne sait quand. Assez pour arriver à se redresser sur le lit et poser les pieds sur le sol, la tête lui tourne et Melody doit attendre que cela passe un tant soit peu avant d'arriver à se lever. Réalisant alors qu'elle ne porte que ses sous-vêtements et un de ses tee-shirt, bien qu'en seconde peau elle a toute la sueur provoqué par la fièvre de ses dernier jours qui lui colle à la peau et qui la fait se sentir mal. Et non on ne parlera pas de l'odeur qui va avec ! Sur l'espèce de table dans le camping-car, elle localise un reste d'anti-douleurs et posé sur la banquette ses affaires et un peu plus loin son sac et ses armes. Un pas après l'autre en se retenant aux parois du véhicule elle s'approche, gobant en premier lieu le cachet pour sa migraine avant de récupérer ses affaires. Enfin là elle passe surtout son regard de ses fringues à elle même plusieurs fois avant de faire une grimace, elle ne peut décemment pas s'habiller tant qu'elle n'aura pas réussi à virer un tant soit peu cette seconde peau de sueur et de crasse de sur elle.

Ses fringues sous le bras, elle n'a prit que le temps d'enfiler ses chaussures et encore en restant pieds nus dedans, elle récupère son Sig non sans avoir râlé après l'arbalète qu'elle n'a pour le moment pas la force de tenir correctement en main. Et rien à foutre de sa tenue légère et pas appropriée, elle sort comme ça du camping-car, focalisée uniquement sur le mettre un pied devant l'autre en restant debout. Entourée par le pesant silence elle regagne la maison allant poser ses affaires dans la salle du bain du bas dans laquelle elle ne trouve pas d'eau. Bien toujours un pas après l'autre la brune se rend à la cuisine pour vérifier s'il reste un peu d'eau, trouvant une bonbonne encore pleine. Observant les lieux, elle en arrive à la conclusion que son aîné a dû partir en ravitaillement, ce qui explique qu'elle ne l'a pas croisé ou un autre du campement vu qu'à part elle c'est le calme plat. Matt a dû envoyer les autres en excursion pour chercher de la bouffe ou autre. L'eau récupérée, elle regagne la salle de bain et s'enferme dedans avant de se déshabiller complètement, pour l'opération on se lave avec les moyens du bord. Ce qui se termine avec un gant de toilette traînant sur une étagère, des serviettes de toilettes et un bout de savon à elle ne sait qui. Pour économiser l'eau, elle mouille le gant de toilettes et passe le savon dessus avant de se frotter de partout du mieux qu'elle peut, recommençant autant de fois que nécessaire avant de se rincer. Pour enfin avoir la certitude d'être propre, d'ailleurs sa peau rougit par le traitement le confirme, il ne reste plus que ses cheveux et encore heureux que dans un coup de colère elle les avait coupé plus court qu'il n'était avant. Usant de ce qu'il reste d'eau dans la bonbonne pour les mouiller, les laver avec le savon et enfin les rincer en se mettant au dessus de la baignoire ce qui ne va pas sans avoir la tête qui tourne et ses jambes qui veulent se dérober sous elle.

Les cheveux trempés et cramponnée à la baignoire, Melody se laisse glisser sur le sol avant de prendre une serviette de toilette et de s'essuyer les cheveux avec même s'ils restent mouillé au moins l'eau ne coule plus sur ses épaules et dans son dos. Fatiguée juste avec ce qu'elle vient de faire, elle reste à même le sol en se contorsionnant juste ce qu'il faut pour attraper ses vêtements et enfin se rhabiller. Sous-vêtements propres, son pantalon cargo, son top noir propre lui aussi, des chaussettes et enfin ses chaussures qu'elle lace et ferme correctement cette fois-ci, quant à ses cheveux elle attrape un élastique dans la poche de son pantalon pour les nouer en queue de cheval même si des mèches s'en échappent pour venir encadrer son visage. D'un coup elle écarquille les yeux en percutant de quelque chose, c'est sans nul doute Matt qui l'avait déshabillée, ce qui veut dire qu'il a touché à son pantalon, ce qui veut dire...Un coup de stress la fouette alors qu'elle tâte les poches de son pantalon, met les mains dans les poches où doit se trouver ce qu'elle cherche. Poussant un long et profond soupir quand ses doigts se referment sur le paquet de cigarettes d'un côté et sur une balle gravée d'une croix de l'autre côté, sortant les deux objets pour les observer...Ce sont bien les siens ! Si son frère les a trouvés il a dû se poser masse questions mais au moins ne les a t-il pas ôté de là. Soulagement.

Avec difficulté Melody se redresse pour ensuite arranger le désordre qu'elle a mit dans la salle de bain, son arme dans une main et la bonbonne vide dans l'autre elle regagne le salon puis la cuisine. Déposant la bonbonne sur le plan de travail, elle cherche dessus quelque chose à grignoter pour y découvrir un paquet de biscuit sec entamé mais ça fera l'affaire, prenant le paquet dans la main qui tient aussi son arme, elle pioche dedans et porte les biscuits à sa bouche. Son regard vert passant sur chaque chose de la cuisine, essayant d'imaginer ce que son frère et les autres ont pu faire ces dernier jours, s'il n'y a pas eu de coup fourré de l'un ou l'autre avant que son regard ne se pose sur la baie vitrée. Tiquant en voyant le jardin et ce qui ressemble fort à une tombe, armée de son flingue et de ses biscuits elle ouvre la porte fenêtre pour sortir et approcher pas à pas du monticule de terre, les sourcils froncés, elle n'a aucune idée de qui peut être là et ce qui a pu se passer. Ce n'est pas son aîné déjà mais qui alors ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? C'est pour cela qu'elle a trouvé Matt bien plus tendu que pour la "simple" inquiétude la concernant ? Il va falloir qu'elle ait une très longue conversation avec lui quand il sera venu d'elle ne sait où. Je ne sais où qui l'inquiète d'un coup, cherchant à se rassurer à grands coups de "Croc-Blanc est obligatoirement avec Matt sinon il serait venu me voir" et de "Oui ça ne peut qu'être ça". De toute manière à par s'inquiéter, elle doit d'abord être capable de rester éveillée et ne surtout pas laisser cette inquiétude lui ronger les tripes à base de je ne sais pas dans quelle direction il est parti mais je vais me lancer à sa recherche quand bien même je ne tiens quasiment pas debout.

La chasseresse regagne, après de longues minutes, l'intérieur de la maison, l'angoisse vrillée aux tripes elle n'a plus aucune envie de manger et pourtant elle se force, arrivant encore à se raisonner en se disant qu'elle doit récupérer des forces à tout prix. Les yeux rivés sur cette tombe dans le fond du jardin, se forçant à manger, elle ne sait pas combien de minutes filent avant qu'elle n'entende le bruit d'un moteur qui vient déchirer le silence l'entourant. Son frère qui revient ? Un des autres ? Quelqu'un d'autre ? Elle prie pour que ça soit une des deux premières options et que si jamais à défaut le quelqu'un ne soit pas nuisible alors qu'elle se sait incapable de se défendre, son arme à feu n'est pas le top pour elle, son arbalète est dans le camping-car et elle ne sait pas si son pouvoir lui répondrait actuellement.

Une profonde inspiration et elle traverse le salon avant de rejoindre la porte d'entrée de la maison qu'elle avait laissé ouverte tout à l'heure. Tenant aussi fermement que possible son arme avec ses deux mains, elle passe le seuil de la maison se retrouvant sous le porche d'entrée. Se figeant alors que son regard est attiré par la petite silhouette blonde qui s'est rapproché du camping-car, son esprit lui joue un tour ou...

- Jenny ?

Vu le silence ambiant pas besoin d'avoir prononcé ce prénom très fort pour qu'elle soit entendue. Son regard émeraude parcourant le reste de la cour, un fol espoir venant lui retourner le coeur, si Jenny est réellement là est-ce que LUI ne le serait pas, jusqu'à ce que ses prunelles accrochent de loin le regard de celui qu'elle vient de chercher. Un mince sourire arrive sur le visage de la brune pendant qu'elle fait un pas en avant puis un autre, tout le reste autour d'elle n'a plus aucune importance, il n'y a plus que l'homme qui compte, il n'y a tout simplement plus que lui qui existe. Le porche descendu, la cours qui se fait traverser bien trop lentement à son goût mais eh Melody peine à rester debout, d'ailleurs vu sa peau encore plus pâle qu'en temps normal et les cernes entourant ses yeux elle doit surtout ressembler à un panda amaigri aux yeux vert qu'à la belle et forte chasseresse qu'elle est habituellement. Donc c'est excusable si elle ne se rue pas au galop sur son chasseur. Même si elle termine par le rejoindre et qu'elle tombe dans ses bras, non pas de manière romantique mais parce que ses jambes viennent de décider que trop d'émotions d'un coup dans son état elles refusent de la porter plus longtemps. Ce qui n'empêche pas un :

- Matthew...

Dit avec le plus grand des soulagements, son chasseur est bel et bien là et vivant ou alors elle fait un putain de rêve. Oui mais non dans ses rêves Matthew attend la nuit pour la rejoindre et se glisser dans son lit donc.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Ven 6 Jan - 13:47
Les deux pieds par terre, enfourchant toujours la moto, le chasseur scruta le campement d'un coté puis de l'autre, silencieux et fermé à attendre que quelque chose se passe ou que quelqu'un vienne. Du coin des yeux il observa Jennifer se diriger vers le camping-car, lui ne bougeait toujours pas et ses mains restaient accrochées au guidon. A un moment donné, il se retourna lentement pour constater qu'aucun rôdeur n'avait réussi à les suivre, ou alors n'y étaient-ils pas parvenu encore, dans tous les cas le calme était de mise.

Une voix, bien que douce, parvint tout de même à l'ouïe du chasseur avant qu'il ne se soit tourné de nouveau et il marqua un temps figé sans plus vraiment regarder la rue, redoutant peut-être ce moment inévitable qui lui volait son assurance, comme tout ce qui pouvait s'avérer émotionnel et relationnel. Il se décida tout de même à rabattre son torse vers la maison, son regard croisa enfin celui de Melody et il resta dans l'expectative de longs instants. Cette fille finit par s'avancer vers lui, l'oeil brillant d'un espoir à l'égard de Matthew qu'il pensait, n'existait plus depuis les derniers événements et pourtant...

Là alors il se leva et abandonna sa Harley pour réinstaurer sa droiture et chevaucher plutôt la terre de sa hauteur. Elle semblait affaiblie et épuisée, ce qui contraignit instinctivement le chasseur à avancer vers elle à son tour pour soulager au plus vite cet effort certain, ses yeux se dérobaient à son regard sur les derniers mètres les séparant, derrière ses mèches sauvages et envahissantes, bien mal qu'il était d'affronter l'émeraude de ses yeux en sachant tout ce qui avait eu lieu, toute la peine que dans sa quête de revanche et de méfiance, il avait provoqué en laissant Melody subir seule les conflits et les tranchantes vérités.

Ce campement était calme, trop calme sans doute, la venue des inconnus qu'ils étaient pour la plupart des survivants qui devraient se trouver là mit la puce à l'oreille de l'aîné Jefferson qui redoutait qu'après tout ce qu'il avait lourdement imposé aux épaules de Melody, elle ai fini par se retrouver seule et abandonnée. Il espérait que ce ne soit pas le cas, même si le départ de James et d'une bonne partie du groupe lui était venu aux oreilles très récemment et avait scellé la nécessité de ne plus pouvoir se laver les mains du fardeau de la résurrection, de l'humanité et leurs conséquences.

Elle finit par arriver jusqu'à lui, aussi bien qu'il arrivait à son niveau et ses yeux se décidèrent à revenir aux siens pour y voir cette émotion, ces conséquences de la gangrène du fardeau, cette détresse assurément, ce soulagement sans doute, là où il avait craint que sa réaction soit tout autre à son égard. De la colère, de la rancœur, plus que cela, mais il n'en était rien. Quand elle tomba dans ses bras, il eut le réflexe de venir d'une impulsion très au contact pour la rattraper et l'enserrer tout en venant poser le genou à terre afin de ne pas lui imposer le supplice de rester debout.

Un bras vint l'entourer à la taille, son autre main vint soutenir sa nuque en glissant ses doigts dans sa chevelure et un éclat de sensation lui donna l'impression de revenir un an en arrière quand il pouvait encore enlacer sa sœur. Lui qui n'avait plus eu de geste affectif envers quiconque depuis, pas même son frère, s'était finalement et récemment décidé à se le permettre auprès de Jennifer, qui avait prit cette place et Melody, pour qui son affection même s'il avait grand mal à y faire face, était encore différente et de ce fait, plus douloureuse pour l'homme qui s'était promis de ne plus désirer ni aimer.

Melody ne pouvait pas le voir dans l'immédiat mais ses lèvres s'étaient mises à trembler légèrement alors que les muscles de sa mâchoire se contractaient plus que d'habitude, d'une grimace indignée et rancunière, les battements de son coeur mis à mal de voir cette chasseresse dans ce terrible état, sa... chasseresse ; grand dieu qu'il lui était pénible à admettre ses émotions, tant il avait mit d'effort depuis des mois et des mois à feinter de ne plus en avoir, autre que la haine et la colère. Tout en enlaçant Melody qu'il serrait fort contre lui, sentant malgré son excessivement encombrant équipement sa peau et la chaleur de son corps - la douceur de ses formes aussi, il tourna son regard noirci vers la proche Jennifer cette fois qu'il regardait droit dans les yeux, bien différemment de celui qu'il eut pour Melody.

Les deux amis à la relation en grande partie silencieuse, n'avaient guère besoin de mots pour se comprendre et Matthew avait été très clair sur sa démarche à revenir auprès de Melody et des autres, car plus que recouvrer son rôle de protecteur et sa place de survivant parmi eux, il avait la ferme intention de faire savoir à ceux qui apportèrent la souffrance sur leur communauté brisée qu'il ne se cacherait plus et que la guerre, véritable et frontale, était sur le point de commencer.

Mais pour l'instant, il s’autorisait à mêler sa chevelure brune à celle de la chasseresse dans une étreinte sincère et aimante, effaçant la colère de son visage avant qu'elle ne le regarde, pour ne pas gâcher ces vraies retrouvailles.

« Je suis là. » Répondit-il de sa voix grave et très rauque, non moins exceptionnellement douce. « Je ne pars plus. »

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Lun 9 Jan - 16:54
Elle n’entendit ni ne vit rien arriver. Debout face à la porte de la caravane, elle en mesurait toute la hauteur en dressant son visage haut vers le toit, puis penchant légèrement son corps d’un côté puis de l’autre dans l’espoir de percevoir quelques silhouettes ou ombres qui se dessineraient derrière les carreaux du véhicule, mais rien ne vint. Sautillant presque d’un pied à l’autre, l’attente pris fin lorsque le bruit mécanique et caractéristique d’une poignée de porte parvint à ses oreilles pleinement opérationnelles pour leur part. Il fallait dire que l’environnement d’un calme olympien aidait à percevoir le moindre changement, et la voix faible et douce de la nouvelle propriétaire des lieux prononçant son prénom tira définitivement la jeune fille de sa contemplation silencieuse.

D’un mouvement léger, la jeune fille blonde lève la main pour saluer celle qui venait l’accueillir, mais c’était sans compter sur l’apparition divine de Matthew dans son angle de vision qui fit littéralement tomber sa salutation dans le vide. Oh, elle n’était pas née de la dernière pluie pour comprendre ce qui se passait entre ces deux-là, et même si celui qu’elle considérait comme son grand frère avait été d’un grand silence à ce sujet, il n’y avait pas mieux placé qu’une femme pour en comprendre une autre, aussi silencieuse et distanciée que pouvait être leur fréquentation.

C’est pourquoi, plutôt que d’être vexée pour avoir été ainsi ignorée, Jenny ne put que sourire face à ces retrouvailles qu'elle trouvait d'un tendre romantisme. Un sourire qui s’effaça rapidement lorsqu’elle aperçut toute la difficulté que la prénommée Melody mettait pour franchir la totalité du terrain qui la séparait de la moto stationnée bien plus loin, ainsi que toute la peine qui se lisait sur son visage. Tout d’abord hésitante, elle foula quelques pas en sa direction avant de s’arrêter, jetant un coup d’œil d’un côté puis de l’autre vers les protagonistes de l'histoire, voyant que son compagnon de route avait réagi avec autant voir davantage de rapidité à ce pas chancelant.

Elle restait plongée dans le calme et le silence, reprenant un air assez penaud, peut-être un peu gênée de se sentir ainsi de trop, mais à la fois inquiète de l’état de la jeune femme et surtout de ne voir personne sortir à sa suite. Son regard traqua les environs, partageant le coup d’œil que lui avait par la suite offert Matthew dans un silence tout à fait communicatif, avant qu’elle ne se décide à bouger. D’une part, parce qu’ils voulaient sans doute apprécier ce moment sans avoir de regard inquisiteur continuellement posé sur eux, et ensuite parce que ce calme et cette absence de vie l’intriguait. D’un pas prudent, elle rejoignit le porte d’entrée de la bâtisse, restant à une distance tout à fait honorable pour simplement en percevoir l’intérieur, profitant que Melody l’ai laissé ouverte à son passage.

En toute discrétion, elle s’avançait par à-coup, vérifiant à chacun de ses pas les environs directs et les zones d’ombres qui pouvaient masquer quelque chose ou quelqu’un. Elle avait imaginé tous les accueils possibles dans son imagination débordante. Tous, sauf celui-ci.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 12 Jan - 10:26
Matthew qui avance à sa rencontre et dont elle ne parvient pas à lire quoi que se soit sur son visage avant qu'il ne détourne le regard sur les derniers mètres. Et elle, qui ne parvient même plus à tenir debout et s'effondre dans ses bras et il la retient facilitant même les choses pour ne pas que la brune ait à forcer du moins le prend t-elle ainsi alors qu'elle sent la main de son chasseur enlacer sa taille et la seconde lui soutenir la nuque. Sauf que malgré l'équipement de l'homme, Melody trouve refuge contre son torse passant un bras autour de lui. Une cascade d'émotions dévale la pente de son esprit et si elle en pleurerait, elle n'en a même plus la force actuellement la laissant silencieuse dans les bras de celui qui compte tellement pour elle. Silencieuse également parce qu'elle aurait tant de chose à lui dire, à lui demander que son esprit en est paralysé de ne pas savoir par quoi commencer, ni si elle doit commencer elle même. Quant aux quelques mots qui prononcent, signe qu'elle reste réceptive, un frisson lui traverse l'échine devant la promesse sous-entendue qui affole son coeur et cela il ne pourra que le sentir avec les mains posées sur elle.

Trop d'émotions, trop de fatigue, la chasseresse se contente dans l'immédiat de s'accrocher à son chasseur et de fermer les yeux. Dire qu'elle est heureuse de la voir serait un euphémisme et à vrai dire elle ne voit pas quel mot serait assez fort pour expliquer ce qu'elle ressent. Essayant tant bien que mal de reprendre un tant soit peu de contrôle sur ses nerfs et son esprit, elle cherche à calmer et son coeur et son souffle alors que la tête lui tourne. Et finalement elle ne sait au bout de combien de temps les premiers mots finissent par franchir ses lèvres.

- Tu reste vraiment ?

Oui Melody a besoin de se rassurer, de savoir qu'à défaut de pouvoir le toucher comme elle en meurt d'envie, Matthew sera quand même là près d'elle. Dégénérée, elle qui n'est ni morte, ni vivante. Une vivante non-vivante mais non-morte, en fait ce sont les personnes comme elle qui devraient être nommées morts-vivants et non les zombies. L'espace de quelques minutes elle en avait oublié cette épée de Damoclès au dessus de sa tête, cette chose tapie en elle qui guette la moindre occasion pour faire des ravages. C'est un son à mi chemin entre un hoquet et un couinement qui quitte ses lèvres en repensant à tout ceci avant qu'elle ne termine par bouger légèrement. Pour pouvoir lever son regard émeraude aux paillettes noisette-doré et ainsi chercher son reflet miroir à la teinte noisette parsemée d'émeraude. Agripper le regard de Matthew mais pas que alors que la main qui ne le tient pas bouge à son tour pour que ses doigts viennent frôler la joue du chasseur.

- Je suis désolée, tellement désolée. Je n'aurai pas dû.


S'il la laisse faire, ses doigts finiront par effleurer les lèvres de Matthew marquant parfaitement le pourquoi elle est désolée, marquant le fait que maintenant elle sait. Puisque pour elle, il ne fait aucun doute que son chasseur est au courant depuis longtemps et que sa réaction après ce rapide baiser dans la forêt n'était du qu'à cela. Et pourtant le pire dans tout cela c'est qu'elle ne pourrait même pas lui promettre que ça n'arrivera plus alors qu'elle meurt d'envie de l'embrasser à nouveau, vraiment cette fois et ne parlons pas du plus si affinité. Oui n'en parlons pas alors que son regard reflète cet amour inavoué, ces envies enchaînées en elle. Finissant par laisser sa main revenir en place contre elle sauf bien sûr si Matthew l'en empêche.

Oh bien sûr, il y a sans aucun doute d'autres choses pour lesquelles elle pourrait être désolé et des sujets qu'ils devront forcément aborder sérieusement mais si elle ne doit avoir qu'un seul regret c'est bien celui d'avoir mit la vie de Matthew en danger. Des sujets qu'elle n'a pas envie d'aborder et dont les mots quitteront pourtant ses lèvres si, ou plutôt quand les questions lui seront posées. Petit à petit la brune reprend contenance enfin au moins sur son esprit, assez en tout cas pour réfléchir de manière un peu plus cohérente.

- Jenny reste aussi avec nous ? Mon Dieu elle doit croire que je ne suis pas contente de la revoir saine et sauve.

Ce n'est pas pour autant que la brune cherche à se redresser et à voir où se trouve la blonde, les bras de Matthew ont trop de pouvoir d'attraction pour cela.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mer 8 Fév - 15:21
Un sourire fugace s'échappa de la carapace du chasseur, qui tenait un regard à la fois affirmé et pourtant poussé à se détourner de temps à autre, comme s'il était frappé d'un paradoxe de certitudes et d'incertitudes quant à sa présence, quant à ces retrouvailles, quant à tout ce qui l'avait conduit jusqu'ici. Lorsque Melody lui toucha la joue de ses doigts, ses propres mains soutenant la chasseresse à la taille, il eut le réflexe de baisser légèrement la tête, tel un chien battu par la culpabilité, les événements et la vie menée ces derniers mois, tous ces regrets qui l'assaillaient plus que jamais, maintenant qu'il devait affronter le regard de celle envers qui il avait la dette la plus lourde. Son esprit ne faisait que répéter ces mêmes faits, ces mêmes reproches, il ne parvenait pas à suggérer autre chose à sa pensée que cela.

« Je reste. » Rétorqua t-il d'un ton un peu plus doux encore, bien moins entouré de son assurance habituelle. « Et c'est moi qui doit être désolé, si j'avais eu le cran de te le dire moi-même, les choses auraient pu être différentes. Je ne suis pas si solide que ça, pas avec ce genre... de chose. Je ne le suis pas du tout, je t'ai trompé comme je me suis trompé, sur beaucoup de choses. Je me suis fait avoir, je suis aussi là pour me rattraper auprès du groupe, auprès de toi. »

Son regard vrilla à nouveau vers Jenny, qu'il ne voulait pas tenir exclue de ces retrouvailles car elle n'en méritait rien, lui indiquant d'un signe de tête discret de venir l'aider à redresser leur amie, puis c'est vers toute la bâtisse que ses yeux se baladèrent, constatant le silence qui persistait alors qu'ils étaient là depuis plusieurs minutes à présent, il ne faisait plus doute sur le fait que rien n'allait plus.

« Où sont-ils tous passés ? » Reprit Matthew en fronçant les sourcils d'incompréhension pour Melody, dont il rejoignait l'émeraude. « Nelson m'a appris pour la scission, Elizabeth s'est rendue à la ferme pour du troc la semaine passée, je sais pour James et les autres, et pour ton frère, mais je croyais qu'il serait avec toi, lui et une partie du groupe. Où est-ce qu'ils sont tous passés ? Ils sont de sortie et t'ont laissé affaiblie seule ici ou... ? Melody ? »

Son brin de voix était plus frileux, il n'y avait pas de filtre au fait qu'il appréhendait vraiment et avec une sincère crainte d'entendre une vérité à laquelle il se refusait de croire aussi aisément. La perspective qu'elle ai été abandonné lui était vraiment douloureuse, car quoi qu'il pourrait en dire, son rôle et sa faute dans tout cela seraient bien réels, tout comme l'implosion du groupe qu'il avait nourri en s'esquivant d'eux avec cachotteries et méfiance accusatrice, comme en laissant ce sagouin de Vagabond cracher son venin avec son consentement, jusqu'à le protéger de la fureur probablement méritée du groupe. Cela aussi, il aurait à en répondre à sa chasseresse.

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Mar 14 Fév - 10:32
Le vide.

Personne ne vint à la suite de la jolie brune qui s’était réfugié corps et cœur dans les bras de Matthew, pas une ombre, pas un mot, pas un appel. Les prunelles bleus de Jenny exprimaient l’inquiétude, levant à plusieurs reprises ses yeux sur la bâtisse, espérant que quelqu’un se manifeste. L’arme au poing, elle attendit un bref instant, ses yeux se portant sur l’horizon avant de les poser à nouveau sur son acolyte dont elle gratifia d’un signe léger de tête pleine d’interrogation face à cet accueil néantique. Elle finit par acquiescer à son attention lorsqu’elle comprit son geste aussi fugace que perceptible, effectuant quelques pas à reculons pour ne perdre des yeux la bâtisse qu’au dernier moment, lorsqu'elle serait enfin à leur hauteur.

Lorsqu’elle finit par rejoindre le duo enlacé, pressés l’un contre l’autre, Jenny s’agenouilla à leur côté, posant une main rassurante sur l’épaule de l’autre femme et lui adressant un sourire à la fois sincère et compatissant à son égard, ses yeux cherchant à capter les siens, détaillant chaque courbe de son visage avec une minutie bien particulière. Elle avait plaisir et éprouvait un certain réconfort à retrouver la brune, même si son état était loin d’être des plus avenant, elle était soulagée par sa proximité mais également sa réaction. Melody n’avait pas été la première survivante - de ceux qui étaient revenu après être tombé - que la jeune blonde avait croisé. Peu avant, c’était Harvey et Jimmy qui avaient été secouru par elle, mais les deux autres n’avaient pas survécu et même si leur contact fut bref, Jenny avait développé une certaine forme d'attachement qu’elle ne pouvait expliquer que part la proximité relative entre elle et celui qu’elle considérait comme son grand frère. Elle n'éprouvait aucune forme de jalousie, plutôt une certaine complicité et forme de fraternité qu'elle estimait possible de tisser.

Il fallait dire que son comportement solitaire et détachée n'avait pas aidé pour développer quelconque lien avec quiconque, mais les choses avaient changé dernièrement. Drastiquement. Et Matthew n'avait pas été étranger à ces changements.
Avec une délicatesse certaine, sa main descendit vers son coude, attrapant sa main de l’autre pour l’aider à se redresser. Elle était si pâle que la très jeune femme en gardait une mine inquiète. Maintenant privé d’hôpitaux ou d’accès à des médicaments, la moindre maladie, même autrefois bénigne pouvait se révéler d’un grand danger pour l’être humain. De cela, Jenny en était bien consciente.

Plongé dans son mutisme forcé, elle se contenta de partager avec Melody quelques sourires si elle ne la repoussait pas, l’entraînant avec l’aide de son acolyte vers la maison dont la porte était restée grande ouverte. Une fois à l’intérieur, elle aurait avisé le vide du salon et l’obscurité ambiante avec un certains grincements de dent, tandis que ses pas continuaient de conduire la malade vers le canapé. Une fois installée et libérée de ses deux mains, elle se serait empressé d’effectuer quelques gestes à l’attention du seul homme présent sur place.

[Il ne faut pas rester ici. Il faut partir. S’installer ailleurs.]

Bien que la communication fut silencieuse, Jenny parvenait à donner le sentiment qui s’emparait d’elle à travers la rudesse et la rapidité de ses gestes.


Inachevé.
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