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[CH, C, 4] Vacuité Solitaire - 07/04/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Ven 3 Fév - 16:56







Vacuité Solitaire
Interprété par Angela Lawson.

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Mar 7 Fév - 22:46
Angela s’était décidée, elle n’allait pas rester ici, pas dans cette maison si proche des morts et des hommes. Peut-être serait-elle restée si Matt n’avait pas répliqué, il était vrai qu’elle n’appréciait pas du tout qu’on lui tienne tête, mais elle le comprenait, la fatigue, les nuits blanches à devoir veiller sur sa sœur souffrante face à la mort et au départ de ses amis. Mais elle avait fait le choix de n’être redevable de personne en partant, d’être indépendante, et réellement indépendante, où elle ne devrait compter que sur elle-même, et cette seule pensée l’enchanta. Plus de boulets à trainer, plus de traitres à se méfier, plus personne mis à part elle à s’occuper. Elle pourrait choisir tout sans être embêtée par les autres, elle était libre. Bien que cela comprenait un grand nombre d’inconvénients, comme le fait d’être obligée de faire tout et absolument tout ce qui devait être fait, ou encore le fait de ne pas pouvoir pleinement dormir confortablement comme elle l’avait fait cette nuit dans la demeure des Campbell, mais cela ne lui faisait pas peur, bien au contraire, elle était prête à affronter sa destinée.

Aurait-elle souhaité en savoir plus sur ce qui lui était arrivé en questionnant Matt qui devait être au courant de bien plus de choses qu’elle-même ? Non, elle s’en moquait. Ou du moins, ce n’était pas sa priorité, survivre était bien plus important que de savoir pourquoi elle était encore debout. C’était historique d’ailleurs, en temps de paix, les nations célébraient les différentes commémorations des guerres gagnées ou perdues, des victimes et des héros, mais en temps de guerre, tout le monde s’en moquait, les gens préféraient savoir s’ils seraient encore debout le lendemain ou s’ils auraient la possibilité de manger autre chose qu’un rat putréfié, en bref, tout le monde s’en foutait du passé sur leur futur n’était pas assuré, et aujourd’hui, le futur d’Angela était bien loin d’être assuré.

Mais ce n’était pas le fait de prioriser la survie à la connaissance qui faisait qu’Angela n’avait pas souhaité questionner Matt, mais inconsciemment, elle avait peur de la réponse, peur d’avoir tort, peur de voir son orgueil insatisfait face au fantasme qu’elle s’était elle-même forgée sur la base des élucubrations d’un psychopathe collectionneur d’antiquités telles que son masque datant du siècle dernier, ou encore de quelques mots prononcés par un archéologue bien plus à côté de ses pompes qu’autre chose. Finalement, le fait d’ignorer tout cela n’était pas un mal pour Angela, la réalité était sans doute bien plus dure à affronter qu’un fantasme aussi parfait. Qui n’aurait pas vu son orgueil redoré après l’information d’avoir été ressuscité parmi des dizaines de milliers, voire de millions de morts pour faire partie de la petite partie qui revenait à la vie par le biais d’une intervention divine, ou tout simplement car elle était physiquement plus évoluée que la normale, ou encore que l’homme l’ait choisi pour la ramener. Dans tous les cas, elle avait été soit plus forte que les autres, soit choisie, et si elle avait été choisie, c’était pour une très bonne raison, et dans tous les cas, cela gonflait son orgueil.

Elle serait partie de la demeure de Campbell, continuant en évitant les quelques zombis qu’elle voyait au loin pour rejoindre la forêt qu’elle aurait trouvé à quelques dizaines de minutes de marche. Finalement, la forêt était une bonne planque contre les zombis, mais aussi contre les vivants, puisque personne ne se risquerait à vivre dans cette forêt, faute de butin et d’abris. Finalement, Angela arrivait à s’en sortir avec une certaine dextérité, la forêt ne lui faisait pas plus peur que la ville, marcher à travers les fougères et les ronces ne la dérangeait pas plus que de courir entre les différents immeubles de San Antonio tout en évitant les morts et les vivants. Le vent chantait entre les jeunes feuilles des arbres, les pieds de la jeune femme s’enfonçaient légèrement dans le sol mou, passant par-dessus les quelques racines qui ressortaient de terre, voyant quelques oiseaux s’envoler lorsqu’elle faisait bien trop de bruit, ou encore voyant quelques petits animaux s’enfuir lorsqu’elle passait à proximité, comme des écureuils, un lièvre, ou même un daim. Mais elle ne s’extasiait que quelques instants devant la beauté naturelle vierge de toute trace humaine, elle aurait malgré tout voulu attraper un peu de gibier pour gonfler le peu de nourriture qui lui restait, mais à mains nues, avec pour seule arme sa volonté et une bouteille de vodka, elle n’aurait pas été bien loin pour attraper et dépecer ce daim ou ces oiseaux.

Finalement, il lui aurait fallu une petite heure pour traverser cette forêt, pour finalement arriver à proximité de ce qu’il semblait être un aéroport, mais bien trop peuplé en cadavres ambulants, ce qui obligeait Angela à contourner cette zone qui avait probablement servi d’évacuation pour les différents survivants précédemment, mais Angela ne s’attardait pas ici, trop de cadavres pour passer discrètement, même pour récupérer n’importe quel objet et surtout, elle n’avait rien pour se défendre. Elle longea de loin la limite de l’aéroport afin d’éviter le contact avec tout cadavres ambulant qui se trouvait là, s’éloignant parfois encore plus et encore plus afin d’être sûre et certaine de ne pas se faire repérer par les morts. Elle s’était éloignée, de plusieurs centaines de mètres avant de s’en rendre compte avant de repartir en direction de la ville, se rapprochant de ce quartier qu’elle découvrait pour la première fois, seule, son sac de voyage à la main.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 11 Fév - 16:30
En entrant dans le quartier par l'Ouest, tu découvres de la plaine, des terrains de sable et des routes de terres impeccablement tracées par le temps et les efforts de la communauté qui autrefois, occupait cette ville, morte aujourd'hui. Au début, il n'y a pas un chat, grands espaces vides de toute présence, humaine comme non-humaine.

Puis, à mesure que tu t'aventures dans ce territoire industriel, constatant les bâtiments spacieux, puissants et hauts qui se profilent à l'horizon sur ta droite et témoignant des quartiers voisins similaires à celui-ci, tu finis par apercevoir au devant un vaste édifice aux nombreuses fenêtres alignées sur plusieurs niveaux et devancé par d'imposants grillages de fer montés sur des blocs pierreux.

En t'en approchant, tu observeras la présence de lampadaires, d'un abri-bus au moins et d'une route bétonnée, rejoignant par l'Est la ville vers son centre. Ce qui attirera rapidement ton attention, ce n'est pas la disposition très ordonnée des alentours de l'édifice, mais bien l'intérieur de ces grillages.

Tu y vois des individus errant de parts et d'autres, dans une marche lente, amorphe et sans but, car quelle que soit la façon dont est monté l'édifice sur toutes ces faces, nul doute qu'un grand terrain a été arrangé en son intérieur, lui donnant des airs d'école de campagne.

Tu n'es pas encore assez près pour avoir des détails sur le lieu ou pour voir de plus près ces étranges personnes absentes de toute volonté et agissant de manière isolée, mais de ces gens-là tu en distingues bien douze ou treize pour le moment. Ils n'ont d'ailleurs pas l'air de se considérer entre eux. Inutile de faire beaucoup d'efforts d'imagination pour comprendre ce à quoi tu as affaire.

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Mar 14 Fév - 18:44
Malgré le fait qu’elle s’était quelque peu éloignée de la ville, mais aussi de l’aéroport, elle venait de trouver ce quartier, presque désertique, mais le traverser lui aurait permis de se rapprocher de la ville, des zones de grand commerce qui se trouvaient bien plus à l’intérieur des frontières dessinées par les morts, ces frontières qui délimitaient grossièrement les limites de la ville, là où les anciens habitants de ces lieux erraient comme ils le faisaient auparavant, du temps où ils étaient vivants, allant poser les enfants à l’école, partant travailler pour ne rentrer chez soi que le soir, et recommencer cet infini schéma sans fin. Finalement, les choses n’avaient pas changées, les hommes continuaient d’errer sans but, et les monstres ne portaient plus de masque. Elle marchait seule, seule au beau milieu de ce sable et de toute cette poussière, restant une dizaine de mètres de la route, tout en la suivant. Elle restait seule dans cet environnement vide, poussiéreux et plat, seule Angela sortait du lot, se dessinant par sa silhouette, celle d’une femme qui avançait la tête droite, sans être perdue dans ses objectifs ou dans ses pensées. La jeune femme qu’était Angela savait exactement ce qu’elle venait faire ici, et surtout, ce qu’elle allait y faire, ce n’était pas ce monde qui allait lui dicter ses actes, pas le moins du monde.

Elle aurait continué, observant l’horizon qui se dessinait sous le bleu de ses yeux, voyant au loin de grands bâtiments se dessiner légèrement sur sa gauche, ce bâtiment-ci serait sa prochaine destination, un prochain point de passage qu’elle franchirait aisément, annihilant la moindre difficulté, arborant fièrement ce sourire victorieux qui lui allait si bien lorsqu’elle aurait obtenu ce que la jeune femme obtiendrait ce qu’elle désirait. Et elle l’obtiendrait, peu en importait le prix, car il y avait bien une chose qu’Angela refusait, c’était d’échouer. Quelques pas, puis une dizaine, puis une centaine et elle découvrait enfin ce qu’était ce premier bâtiment qu’elle avait pu voir au loin, elle s’en était rapproché en restant toujours à la même distance de la route, marchant parallèlement à ce que l’on aurait pu comparer à un chemin de terre en voyant l’entretien de cette voie, mais elle s’en moquait, aussi grande était-elle, Angela ne pouvait pas changer le monde, du moins, pas dans son entièreté, mais elle pourrait toujours le façonner de sorte à ce qu’elle puisse non pas y survivre, mais bien à y vivre, à prendre du plaisir ici, à manger des raviolis tout en descendant cette bouteille de vodka qui se trouvait dans son sac de voyage, qui, en toute honnête, commençait à peser pour Angela. En un mouvement d’épaule et avec l’aide de son autre main, elle l’aurait réajusté pour pouvoir se déplacer plus rapidement en atténuant l’encombrement de son seul bagage, son seul bagage qui pourrait soit lui coûter la vie, soit la lui sauver.

Finalement, ce grand bâtiment venait de terminer de découvrir ses traits à Angela, qui lui trouvait dès à présent bien plus d’intérêt. C’était une école, une grande école, peut-être un lycée. Il possédait deux niveaux, et d’innombrables fenêtres se trouvait de toute part, l’intérêt qu’elle portait à ce bâtiment était légitime. Surtout lorsqu’elle s’était assez rapprochée pour pouvoir observer de plus près ce grillage, qui n’était pas bêtement planté dans le sol, mais bien des grandes grilles de fer surmontant des blocs de béton au sol. C’était l’endroit idéal pour y établir un campement, et si elle avait fait cette déduction, il n’y avait aucun doute pour que d’autres personnes soient dotées d’un minimum d’intelligence, et aient eu cette même idée. Des gens comme le gouvernement ou les forces armées. Et avec un minimum de chance, ils étaient tous morts, et elle aurait pu piller en toute impunité leurs cadavres armés jusqu’aux dents, de toute façon, ils n’étaient pas du genre à abandonner leur matériel, et encore moins du genre à partager. Angela ne demanderait certainement pas de partager, elle se servirait.

Elle était désormais assez proche pour pouvoir observer les alentours de ce petit lycée, un abri-bus à proximité, ainsi que des lampadaires installés de manière à pouvoir éclairer les environs, et par les environs, Angela voyait une route en bétonnée qui rejoignait ce qui semblait être, bien plus loin, la ville, l’endroit vers lequel elle devrait aller, mais plus tard, pour l’instant, elle avait assez à faire ici. Et ce « assez à faire ici » commençait par la fait de se rapprocher discrètement des grilles afin de pouvoir y trouver un point d’entrée, mais aussi afin d’en savoir plus sur ce qui semblait résider dans l’enceinte de cette école, de ce qui semblait mort à première vue. Angela se serait approchée, tenant désormais son sac à la main et non plus à son épaule, marchant accroupie, même si la distance qui la séparait des grilles était importante, elle ne ferait aucune erreur, elle mettrait toutes les chances de son côté pour pouvoir découvrir une point faible dans ces grilles, un trou, ou un endroit plus simple qu’un autre à escalader, mais surtout, savoir combien de morts il y avait à l’intérieur, et fatalement, combien de vivants s’il y en avait.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 17 Fév - 12:42
En t’approchant avec suffisamment de précaution du grillage qui semblait ceinturer le pourtour de l’établissement scolaire, tu n’auras aucun mal à différencier de plus en plus distinctement la quinzaine de rôdeurs qui paraissaient errer sans but de l’autre côté. Le grillage rigide interposé entre toi et eux, haut de plus de deux mètres cinquante, se découpait en de multiples tronçons de cinq mètres de long sur le muret de béton. Une véritable prison infranchissable pour ceux qui se trouvaient de l’autre côté, leur manque de coordination et de réflexion ne pouvant les pousser à escalader cet obstacle qui, dans ton cas, t’offrait une protection toute relative.

Car si les infectés n’étaient pas capable de t’atteindre physiquement, ceux-ci n’en demeureraient pas moins sensibles à ta présence. Mais la grisaille de ce milieu d’après-midi pouvait jouer en ta faveur, l’absence de soleil atténuant les reliefs et les ombres portées à leur vue. Néanmoins, ce facteur avait le même impact sur ta vue, l’atmosphère lumineuse tamisée de gris rendant la distinction des détails à l’intérieur de l’enceinte plus difficile à opérer. Seul avantage, depuis ta position et ton approche, aucun reflet du soleil ne venait à se refléter sur les vitres qui te faisaient face, exposées plein Ouest, te permettant ainsi de voir l’intérieur de quelques pièces du rez-de-chaussée, vraisemblablement quelques salles de classes.

A première vue, les lieux étaient calmes, sous-entendus dénués de la moindre présence d’êtres bien vivants, ce que le calme tout à fait relatif là encore des infectés déambulant dans la cour pouvait te permettre de deviner. Si tu te décidais à faire le tour de l’enceinte grillagée, tu pourras trouver deux entrées, marquées par la présence de deux portails. Le premier d’entre eux, sur la portion Est ; à l’opposé de ta position, était très large, constitué de deux battants et visiblement destiné à permettre l’entrée de véhicules dans l’enceinte du bâtiment.

Le second, côté Nord, était bien plus réduit, constitué d’un unique battant à l’échelle d’un homme. L’un comme l’autre étaient faits de simples barreaux verticaux, qui en rendrait l’escalade d’autant plus complexe. Si tu tentais de les ouvrir, seul le petit portail ne t’offrirait aucune résistance, le grand se révélant quant à lui verrouillé. Enfin, le tour complet de l’enceinte grillagée te révèlerait la présence d’une sacrée faiblesse dans la portion Sud. Une fourgonnette de transport blanche, un Ford Transit tôlé de quatorze mètres cube si tu étais capable de le reconnaître, était venu s’encastrer avec violence dans l’enceinte, son nez avant ayant défoncé muret et grillage sur sa largeur de sorte que sa moitié avant se trouvait à l’intérieur de l’enceinte, et que sa moitié arrière en dehors de celle-ci. Sur ses flancs, les deux portions de grillages étaients déformées et pliées, laissant une ouverture difficilement franchissable. Mais peut-être était-il possible de rentrer par les portes arrières du véhicule et ressortir par l’avant de celui-ci ?

Par ailleurs, quelle que soit la direction d’approche de l’établissement que tu choisisses, tu constateras une répartition assez homogène de la population de rôdeurs dans l’enceinte, soit un total d’une vingtaine de morts peuplant l’intérieur de l’enceinte.


Inachevé.
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