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Elle et lui - 11/04/35
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Mickael Devlin

Anonymous
Invité
Ven 31 Mar 2017 - 13:27
La réaction à leur arrivée ne s’était pas faite attendre. A l’injonction ferme et limpide de l’homme qui l’interpellait, Mickael n’eut d’autres choix, et n’avait pas eu d’autres intentions de toute façon, que d’obtempérer. Sa lèvre passa rapidement entre ses lèvres sèches pour les humecter, dans un grommellement demeuré prisonnier de sa gorge. Ses yeux passaient rapidement de l’homme qui le tenait en respect par la menace de son revolver, à la silhouette plus fluette et menue d’une jeune femme qui le suivait de près. Une jeune femme qu’il ne considérait pas moins dangereuse que son acolyte au regard du jouet qu’elle tenait entre les mains.

Mickael ne laissa pourtant paraître aucune surprise face à cet accueil. Après tout, il avait cherché à le provoquer et s’y était attendu. Pourtant, il n’en restait pas moins inquiet derrière ses traits rustres et peu expressifs d’avoir mal jugé la situation et exposé sa protégée à une menace qu’elle ne pouvait affronter. L’homme demeura silencieux et impassible tout le temps que son interlocuteur parla, s’adressant premièrement à Kenzie avant de soulever quelques questions adressées à l’un comme l’autre. Finalement, le rustre ne laissa échapper qu’un bref mot un regard glissé vers l’arrière, à voix normale qui devait paraître bien basse pour ses deux vis-à-vis, à l’attention de sa geek de compagne si elle n’avait pas déjà obtempéré de son propre chef.

« Obéis. »

Les mains toujours bien en évidence, la position statique et n’esquissant aucun geste qui pouvait être mal interprété et conduire à un drame. La seule véritable surprise en réalité, était celle qu’il ressentait à ne plus entendre la petite Kenzie lui débiter tout un tas de jacassements dont elle était si friande habituellement. Un constat qui aurait pu lui arracher un petit sourire moqueur dans d’autres circonstances, mais qui ne l’amusait absolument pas dans la tension de l’instant. Mickael finit par reporter ses iris durs et sombres sur James dont il ignorait encore l’identité, avant de finalement répondre de sa voix grave et appuyée, le ton calme mais haussé pour être certain d’être entendu.

« Détends-toi pépère. Si mes intentions étaient mauvaises, ton guetteur ne serait plus là pour faire son job. Il doit avoir un sacré champ de vision là-haut, mais c’est une position à double-tranchant. » Comme à son habitude, Mickael ne jouait pas sur les mots, faisant connaître ses intentions et ses avis de manière directe, presque brutale. Son regard n’avait de cesse de passer de l’homme à la demoiselle qui les tenaient en joue alors qu’il poursuivait, répondant aux questions de l’intéressé.

« La gamine est pas dangereuse, alors gardez vos armes braquées sur moi. Un accident est si vite arrivé avec ces merdes. J’ignorais que ce lieu était occupé avant d’arriver à proximité. J’avais pour objectif de vérifier un certain nombre d’endroits dans la ville pour localiser un groupe de survivants pour le compte d’un ami commun. Cette caserne en fait partie. Reste à savoir si vous êtes ceux que je recherche. Il y a quelques mois de ça, mon ami s’est mis en tête de ramasser et venir en aide à des gens tout à fait... particuliers. Ça te dit quelque chose ou est-ce que je suis en train de nous faire perdre notre temps ? »

Il avait lancé sa question sans détour, bien que choisissant de rester volontairement vague en ne lançant pas les mots ‘dégénérés’ ni ‘ressuscités’ à la tête du premier quidam venu. A terme, son regard s’était fixé sur James, sans le défier, mais sans le craindre non plus. Seule la protection de Kenzie l’importait, bien au-delà même de la mission confiée par Jefferson.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 31 Mar 2017 - 14:04
Quand il vit la jeune femme s'exécuter sans trop - ou pas du tout - faire la maline, James ressentit un certain soulagement, non pas dans la menace qu'elle aurait pu représenter, ou moins en tout cas que de devoir commettre l'irréparable, à cause d'un manque de jugeote. Il sentait Elizabeth proche de lui, il la savait armée et de ce fait, avait conscience d'être en position de force face à ces deux individus que Jena avait décrit grossièrement avant leur sortie, mais s'il espérait une certaine mesure mutuelle, les propos et le ton employés par l'homme poussèrent le chef de camp à étirer amèrement ses fossettes en joignant les deux parties de sa mâchoire resserrées dans ce qui était l'expression du désagréable et de l'irritation de ce qu'il prit directement et sans subtilité comme des menaces.

Dans l'absolu, il attendit que l'homme achève ce qui finalement, ne lui disait pas grand chose, qu'à cela ne tienne, leur invité semblait jouer les fortes têtes, c'était un jugement tranché mais rapide à gérer qui évitait de s'emmêler dans des réflexions complexes, il n'avait guère envie de chercher à discerner quoi que ce soit de cacher dans les propos et les idées, il voulait du concret et ne pas perdre de temps dans la mesure du possible et même, dans la mesure du besoin. Il patientait également d'avoir un retour du trio qu'il avait envoyé en inspection et laissa ainsi, sans aucune explication, tout ce petit monde près de lui dans le silence et l'attente qui se prolongea plusieurs minutes.

Il restait de marbre, fixant l'homme, jetant des coups d'oeil de temps à autre à la jeune femme par principe, comptant sur Elizabeth mais aussi Jena en hauteur pour réagir au moindre petit geste déplacé, et continua à se faire silencieux l'arme toujours braquée sur eux sans en démordre, il avait récupéré ses aptitudes et son endurance, même bien plus qu'il n'en avait jamais eu, pour que son bras tienne l'épreuve. Si l'un ou l'autre avait ajouté quoi que ce soit entre-temps, il n'aurait toujours rien rétorqué. Finalement, le talkie-walkie brisa cette tension exagérée et exagérément rallongée, pour faire entendre la voix de Kyle qui résumait sa transmission en un R.A.S rassurant. Ainsi dans les environs de la caserne, il n'y avait bien que ces deux-là, ce qui dirigeait clairement la donne.

« Liz, vise la fille. » Avait-il enfin décidé d'entendre, lâchant ses mots avec un ton fort tranchant. Si ce type avait voulu être direct, le choix de ses mots ne le mettait guère en bonne posture, aussi James rétorqua dans la foulée ce qui devait mettre au clair le fait qu'il ne se laisserait pas faire, ni impressionner, par un inconnu aux mains levées.

« Tu ne m'appelles pas pépère je ne suis pas ton pote de bar et tu n'as rien à me suggérer, tu es un type malpoli et pas très futé qui vient de sous-entendre des menaces et ça, je ne compte pas le tolérer. Si tu avais essayé quoi que ce soit contre ma guetteuse, elle t'aurait eu la première. Et même si ça n'avait pas été le cas, on vous aurait eu tous les trois, toi, ta grande gueule et ta copine. La politesse, c'est le b.a.-ba de la survie, personne ne vous l'a expliqué ? Alors on surveille son langage face à un mec armé, simple question de bon sens. »

Marquait-il, son ton et sa voix, passablement agressifs, franchement irrités et tout sauf amicaux - si ce n'est une pointe d'ironie sur la fin, n'avaient guère caché qu'il ai très mal prit l'approche et les mots choisis. Cela ne lui ressemblait pas, en tout cas on pourrait aisément le croire quand on le connaissait un peu, mais le fait est qu'il avait davantage changé qu'on pourrait l'imaginer depuis la scission du groupe initial, faisant du caractère avenant et humaniste qu'il avait eu quelque chose de bien plus discret, particulièrement face aux inconnus.

Ce James-ci n'aurait eu que peu de patience avec celui des premières semaines et à présent qu'il avait la responsabilité d'un groupe, la sécurité et l'intégrité de celui-ci prévalait sans aucun écart de la condition d'inconnus, quel-qu’ils soient, et même si cela devait en coûter cher à sa morale et à sa culpabilité. Malgré tout, il comptait sur l'idée que les mots se suffisent à eux-même et qu'ils n'aient pas à basculer dans ce qui serait regretté par tous ici, lui le premier, il l'espérait vraiment en dépit de ses apparences revêches.

« On reprend. Sois plus convaincant et prend le comme un conseil : évite d'être trop nébuleux, c'est mauvais dans une rencontre tendue. Qui est cet ami commun ? Ça me parle peut-être. »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 3 Avr 2017 - 15:10
James n’eut pas à attendre plus longtemps que déjà le bout du canon de l’arme d’Elizabeth se déportait sur la jeune fille qui se détachait de l’abris fournit par son compagnon. Elle n’avait pas à l’observer avec grande attention pour immédiatement savoir que cette fille-là était plutôt inoffensive, c’est en tout cas ce qui sauta en premier aux yeux de l’ex-psy, sans pour autant qu’elle n’abandonne sa visée. Son regard, son attitude, sa posture. Si elle savait bien imiter ce genre de comportement, elle serait sans aucun doute une maîtresse dans l'art du subterfuge, mais Elizabeth en doutait très fortement. Elle savait également que son compagnon et chef de campement en était arrivé à la même déduction sur cet absence de danger et que c’était-là uniquement un moyen de mettre la pression à ce visiteur incongru et pas assez bavard sur ses intentions, ou en tout cas trop énigmatique.

Ce n’était pourtant pas sur elle que son regard restait résolument fixé, ayant bien estimé le degré de dangerosité des deux protagonistes, elle restait résolument attaché à définir la nature même du type qui leur faisait face et à anticiper, le cas échéant. Si intérieurement les mots de James lui avait paru étrangement plus agressif que ce qu’elle connaissait de lui, et surtout contrastait fortement avec son caractère doux et compréhensif auquel elle avait eu affaire pas moins de quelques minutes plus tôt, elle n’en laissait rien paraître, le regard neutre, le visage résolument clos et cherchant à renvoyer l’impression qu’un simple geste du Leader du Perchoir suffirait pour la faire passer à l’acte, ou en d’autre terme, elle apparaissait comme réellement menaçante.

Pendant tout ce temps, elle était resté immobile pourtant elle était moins calme qu’elle n’y paraissait. Elle ne savait pas bien jusqu’où cette nouvelle rencontre, cet imprévu, allait les conduire. Elle sentait toute la tension que la situation avait généré flotter dans les airs comme les menaces sous-jacentes. Après tout, ce n’était pas comme si la dernière rencontre avec des êtres humains bien vivant avaient été d’un calme olympien selon les confidences de James à propos de la semaine précédente. Ce type de l’avion et sa soit disant bande de violeurs qu’il avait rejoint. Si celle fille, aussi maigre et fine qu’elle ne l’était elle-même, n’avait pas été présente, elle aurait sans doute été encore plus effrayée par l'idée qu'il en faisait partit et était venu se venger d'eux.

Un ami ? Cet étranger parlait-il de Nelson, le fermier ? Celui qui avait décidé de recueillir quelques-uns des « ressuscités » comme ce fut le cas pour Ivy, ou même pour Kyle, leur offrant un toit et un repas le temps qu’ils reprennent la route jusqu’à ce qu’une altercation bête et idiote ne tende les relations entre eux ? Pourtant, Nelson avait leur fréquence radio, et elle ne doutait pas un seul instant que si il avait voulu leur envoyer quelqu’un, il aurait au moins pris la peine de les contacter pour les prévenir avant. Et plus évident que cela, Nelson connaissait leur position. Alors qui se cachait sous l’identité de ce soi-disant « ami commun » gardé sous silence qui ne savait ni où ils étaient ni comment les contacter et qui de surcroît se permettait d’envoyer deux piètres inconnus à leur rencontre comme si ce fameux ami ne pouvait pas se permettre de se déplacer seul ?

L’esprit d’Elizabeth ne tarda pas à explorer l’ensemble des pistes qui pouvaient conduire à une telle situation, et si le prénom de Matthew sortit du lot parmi les plus évidentes déductions de son jeu muet, elle se garda bien de le faire savoir, laissant ce type débraillé révéler de lui-même ce qu’elle avait depuis quelques jours déjà deviné et qui n'aurait de surprise pour quiconque ici-même, ayant elle-même la première révéler ce qu'elle avait apprit à ce propos par sa petite enquête à la ferme.

Mickael Devlin

Anonymous
Invité
Lun 3 Avr 2017 - 16:22
Mickael, fidèle à lui-même et toujours aussi peu loquace, n’avait pas bronché, par les mots ni par les gestes tout le long qu’aura duré le silence imposé par son interlocuteur, ne cherchant même pas à se questionner sur la raison de cette absence de réponse immédiate. Ce n’est que lorsqu’une énième voix s’extirpa du talkie-walkie de James que l’imposant bougonneur se manifesta par l’entremise d’un bref soupir fuyant ses lèvres jusque là figées dans un rictus impassible. Néanmoins, l’ordre donné par l’homme à sa compagne lui demandant de pointer son arme sur Kenzie, une décision très clairement calculée compte tenu de ce qu’avait demandé l’ancien toxicomane, n’eut pas l’effet probablement escompté sur l’intéressé.

Le visage de Mickael tiqua tout d’abord, trouvant dans le nom de la jeune femme qui lui faisait face un très maigre indice, pas même un début de preuve en réalité, qu’il se trouvait potentiellement au bon endroit. Puis il se décomposa plus visiblement dans une colère tout à fait perceptible quand la jeune femme obtempéra et menaça visiblement la vie de sa protégée, ce qui ne fit qu’accentuer la noirceur de son regard comme la profondeur de ses rides. Et ce n’était pas la suite du discours de celui qui le tenait en joue qui allait améliorer son humeur déjà naturellement exécrable.

L’homme contracta ses mâchoires, décontenancé par la propension de son interlocuteur à vouloir démontrer plus que de raison qui avait la position dominante malgré l’absence confirmée d’autres individus dans les environs qui auraient susceptiblement pu accompagner le survivant. Menacer ainsi gratuitement sa petite protégée sans aucune autre raison justifiable que de vouloir prouver l’évidence refroidissait certes les ardeurs de Mickael, mais en aucun cas sa détermination ni son attitude particulièrement acerbe.

« Ouais je suis malpoli, pas futé et je t’emmerde. Mais question d’être fute-fute, tu voles pas plus haut mon bichon, » avait-il finalement lâché avec bien plus de brutalité dans son ton et sa franchise qui s’emportaient.

Mickael avait malgré cela bien veillé à ne pas esquisser un geste qui pouvait être mal interprété par ceux qui les tenaient en joue. Car tout fier et déraisonnablement provocateur qu’il pouvait être, amateur de risques, de sensations fortes, de l’adrénaline de la confrontation plus globalement, il n’en était pas pour autant complètement suicidaire, quoique son comportement puisse laisser penser. En vérité, il se moquait bien pas mal du jugement des autres, de l’image qu’il pouvait leur renvoyer. Il ne faisait déjà que peu d’efforts pour être difficilement supportable avec sa protégée, il n’allait certainement pas forcer le trait pour le premier inconnu rencontré, qu’importe le niveau de menace de ce dernier.

« J’ai jamais sous-entendu de menace contre ta guetteuse. Elle est trop visible et exposée sur ce toit, c’est une réalité. Une cible de choix pour n’importe quel tireur embusqué. Ça, c’est du bon sens ; et parlant de bon sens : il y a une différence fondamentale entre être nébuleux et être prudent, alors garde tes conseils à deux balles pour ceux que ça impressionne. Le b.a-ba de la survie, c’est surtout de ne pas annoncer à la première tête de con venue que je suis à la recherche d’un groupe de mecs revenus d’entre les morts, ni raconter à qui le demande que mon pote s’appelle Matthew Jefferson, surtout pas dans cette ville de merde. J’espère que c’est assez convaincant pour toi parce que tes choix sont limités.

Soit tu nous butes et tu te démerdes avec ta conscience de savoir que tu signes l’arrêt de mort de toute ta bande quand Jefferson viendra vous faire la peau comme à l’autre salope de cow-boy ; soit t’arrêtes d’enfoncer des portes ouvertes, tu dis à ta Liz de pointer son arme loin de ma gamine et on va commencer à pouvoir s’entendre. »

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Jeu 6 Avr 2017 - 14:44
Quand ils étaient arrivés, prise d'une soudaine peur qui s'ajoutait à la tension déjà installée, elle avait plus craint encore le déploiement des armes mais contrainte par les invectives de celui qui s'imposait comme le décideur, elle était sortie de l'ombre de Mickael en étant prise de tremblements dans les jambes, résultant de cette peur accentuée par la menace de l'inconnu presque autant que les armes d'où les coups de feu pouvaient partir à tout moment et quasi-instantanément. Ses bras demeuraient levés, ses lèvres closes, ses yeux grands ouverts et traversés par les conséquences de ses frissons, elle n'osait en effet rien dire, contrairement à ce que Mickael connaissait d'elle qui s'était rapidement montrée bavarde, la situation et ces personnes autrement plus âgées qu'elle et imposants l'impressionnaient.

Ce qui la rassurait dans l'immédiat, c'était d'entendre qu'ils ne voulaient de mal à personne, ce qu'elle croyait aisément sincère d'une part pour tout ce que Matthew avait pu dire, que ce soit transmis par Mickael ou en sa présence à leurs rencontres, et par le fait que rien ne les obligeaient à le dire. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas vu d'autres personnes avec qui échanger, qui ne soient pas agressifs, moins que Mickael, ce qu'elle soupçonnait, car elle ne l'avait jamais vu en présence d'autres personnes que Matthew, mais elle avait confiance en sa capacité à la neutralité et à gérer la situation comme il savait le faire d'autres manières avec rigueur. Cependant, bien vite, elle se sentit déchanter, si elle tiqua d'abord sur le "pépère" lâché par son ami qui lui semblait bien mal venu, ce qu'il pu dire à propos du guetteur et la façon incisive dont il terminait la firent tressaillir d'appréhension.

Elle le connaissait assez maintenant pour comprendre sa façon de parler et pour être patiente avec son attitude bourrue, mais le fait est qu'ils étaient de parfaits étrangers pour ces gens, autant qu'elle avait, sans oser le dire à Mickael, beaucoup de méfiance à l'égard de sa relation avec Matthew et la façon dont ils opéraient, surtout ce dernier, caché de ceux qu'il prétendait vouloir protéger, agissant plus comme un espion que comme un protecteur à son sens, elle n'était vraiment pas fan de la manière dont Mickael servait la cause à ses cotés et la situation dans laquelle ils se retrouvaient là accentuait ses réserves sur le sujet. Mais elle espérait encore que Mickael ne soit pas trop brut avec eux, sec et provocateur comme il en avait l'habitude, après tout ces gens avaient toutes les raisons du monde de se méfier et en tant que les personnes possédant les informations, eux-deux se retrouvaient à avoir la position délicate dans cette histoire.

Alors l'homme armé répondit et ses premiers mots eurent pour résultat de crisper Kenzie qui se figea de tout son corps en voyant, avec deux fois plus d'appréhension, le gros fusil tenu par la femme en arrière être dirigé contre elle. Visiblement, l'homme qui leur faisait face n'appréciait guère l'approche de Mickael et n'était pas tellement enclin à faire dans la mesure, répondant lui-même de façon incisive et sèche aux propos provocateurs de son ami. Ils ne parlaient que depuis une minute et déjà, l'échange montait en tension, voilà qui n'annonçait rien de bon.

Secrètement, bien qu'elle n'osait toujours rien dire, elle croisait les doigts pour que Mickael ne se laisse pas entraîner dans une surenchère qui pourrait crever dans l’œuf cette rencontre vouée à tisser une collaboration, ou pire encore, que ces gens qu'elle ne connaissait pas plus que par les dires d'un Matthew dont elle était déjà peu sûre, ne réagissent pas plus brutalement. Elle attendit... et son visage s'étira d'une grimace de regret aux pommettes redressées et aux lèvres plissées, à entendre son ami, qui rentrait littéralement dans ce type. Elle ferma les yeux, évitant de croiser le regard de ces gens et surtout de voir leurs réactions à leurs visages.

Et Mickael en rajoutait, et en rajoutait... et en rajoutait. La surenchère, en dépit de la véracité selon elle de certaines de ses idées, dépassait l'entendement et il était maintenant clair que les choses n'allaient pas bien se poursuivre et peut-être même, se finir. Mais quand elle priait pour qu'il s'arrête, elle ouvrit alors subitement et d'effroi les yeux quand elle entendit, estomaquée, la suite du discours de Mickael. Cette fois, elle ne pu se contenir plus longtemps et juste avant ses derniers mots, lâcha très intelligiblement et avec un stress et un certain emportement :

« Hey, hey ! HEY ! »

Mickael venait à peine de finir qu'elle s'avança brusquement vers lui, gardant d'abord les mains levées mais finissant de l'approcher par la main droite qu'elle rabattait en poing pour cogner son torse - l'autre main restait levée à bonne vue. Elle savait pertinemment que cela ne le ferait pas bouger d'un millimètre, comme elle avait conscience que ses gestes vifs impliquaient le risque que ces gens réagissent mal, mais complètement sidérée par ce que venait de dire Mickael et la façon dont il venait de mettre leur vie en jeu, sans s'en cacher et en provoquant sciemment ces gens qui auraient et pouvaient alors avoir bien des raisons de leur faire payer cher ces attaques verbales.

« Qu'est-ce qui te prends ?! T'es dingue ?!» Lui soufflait-elle d'une voix assez basse pour n'être entendue que de lui, mais profondément abasourdie et énervée, lui jetant un regard noir à la hauteur de l'indignation qu'elle ressentait à son égard. Elle y rajouta un nouveau coup de poing sur son torse et approchait son visage de lui en lui parlant, se retrouvant presque de dos aux autres. « Si tu es venu pour te faire tuer, c'est ton problème, mais moi j'ai envie de vivre ! Alors arrête maintenant ! Tu déconnes à bloc ! »

Puis elle se retourna immédiatement en relevant les bras, plus hauts encore que précédemment, vers James. Cette fois la tension et le stress atteignaient des sommets, si bien qu'elle ne se rendit même pas compte de la vitesse à laquelle elle se mit à parler ou à la légère cassure qui la trahissait dans sa voix tandis qu'elle la faisait forte pour être bien entendue de tous, vraiment apeurée par la réaction qui pouvait et se comprendrait être en rage de ces gens, sachant ce qu'elle savait et ce que Mickael savait, malgré son attitude.

« Attendez ! Il y a un malentendu ! Matthew est vivant et il a réussi à s'enfuir des mains du cinglé au masque. Mon ami est une de ses connaissances, ils se sont battus contre des hommes du Marchand ensemble et Mickael m'a même sauvé de certains d'eux, c'est comme ça que l'on s'est rencontré. Je ne sais pas tout de ce qui vous lie avec Matthew, ou avec ce cow-boy, Calvin, mais ce que je sais c'est qu'il n'était pas celui qu'il paraissait être et que Matthew a assuré avoir eu des raisons de faire ce qu'il a fait.

C'est Matthew qui a demandé à mon ami de venir vous rencontrer pour vous proposer notre aide, nous ne sommes pas avec le pyroman, ni avec le Marchand, nous étions venus rencontrer James, c'est le nom qu'il nous a donné et d'après lui, on peut travailler ensemble pour se défendre contre cette bande de criminels. Quoi qu'il en soit, James, c'est ça ? Vous êtes James ? Mon ami ne pense pas ce qu'il dit, il est juste très asocial, il ne choisit pas bien ses mots mais nous sommes tous dans le même camp, alors laissez-nous partir d'accord ? Cette discussion démarre mal, et si quelqu'un doit vous expliquer les choses, il vaudrait mieux que ce soit Matthew en fait. Nous n'aurions pas du venir, c'était une erreur, on vous laissera tranquilles. »


Sa tirade, elle l'avait balancé d'une traite presque sans prendre sa respiration et inspira une grande bouffée d'air à la fin, gardant ses mains levées et passant le regard de l'homme à la femme, et même en levant les yeux vers les hauteurs qui devaient abriter cette guetteuse, avant de revenir fixer plus longuement le principal intéressé.


Inachevé.
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