Haut de page
Bas de page



 

[Spécial - ???] Dans les bras du renouveau - 14/04/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Excursions

Aller à la page : Précédent  1, 2

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 28 Mar - 12:13
Fawn,
 
Les vociférations des morts augmentent un peu plus dans le couloir où tu te trouves et il te semble maintenant certain que ce n’est pas une seule, ni même deux âmes mortes qui errent dans les parages, mais bien plus. Suffisamment sans doute pour qu’une jeune fille armée n’ai pas pris simplement la peine de s’en débarrasser. Rien ni personne ne t’empêche de te saisir de cette arme si rudimentaire mais si familière à ta mémoire qu'est l'arc, ni du sac à dos et encore moins des quelques conserves bien alignées.
 
Tu finis par te hisser par le cadre de la fenêtre et jettes ton regard à travers le verre brûlant d’un soleil qui darde ses rayons dessus depuis quelques heures déjà. Ce dernier d’ailleurs est bien haut dans le ciel, mais atteint tout juste sa première moitié de parcours. La première information qui te parvient c’est que tu te trouves à l’étage d’une maison de banlieue, loin encore des premières habitations d'un centre ville quelconque. Le paysage s'avère t'être complètement étranger. En contre-bas, c’est la cour avant du pavillon qui s’y dessine, envahie d'herbes hautes et buissons sauvages cramés par un soleil bien trop ardent. L’allée principale conduit directement à une petite route de campagne sur laquelle tu ne remarques pas grand chose de ton angle réduit de vue.
 
Ce qui, en revanche, attire ensuite immédiatement ton regard, c’est une silhouette féminine qui sort du couvert du muret d'enceinte et qui se dirige tout droit vers la maison où tu es, y disparaissant peu de temps après de ton champs de vision. Tu n’entends cependant rien provenant de l’étage inférieur, ni porte, ni claquement. Cette femme avait la peau mate, légèrement en deçà d’une trentaine d’années d’apparence, une silhouette fine bien qu’aux courbes généreuses et bien dessinées d'après ce que tu peux en imaginer. Sa chevelure était fine et brune, attachée en queue de cheval haute et serrée. Elle portait un grand sac à dos et à ses mains une arme de poing que tu ne pouvais définir. De ta position, il t’était difficile de détailler son visage avec assez de précision pour en relever quelque chose de remarquable, car elle ne semblait pas t’avoir remarqué, soit n'avait pas levé la tête.

Dans ton dos, l’autre jeune fille semble avoir progressé dans la chambre et s’être faufilée vers la porte de cette dernière. Cachée derrière celle-ci, elle semble fouiller dans la table de nuit, puis en sortir quelque chose qu'elle s'empresse de ranger dans l'une de ses poches, en tout cas, elle semble pour le moment ne pas vouloir interférer avec toi. Ton angle de vision plus favorable au sien, t’offre tout le loisir si tu jettes un regard dans cette direction, de voir l’une de ces créatures justement dans le couloir, dos à toi, qui entame lentement, et progressivement, un demi-tour dans ta direction. Son corps, lent et décharné - de femme à tout croire par les quelques cheveux long qui se détachent de la silhouette et les courbes autrefois minces, pivote et si rien n’est entrepris, plantera sans doute ses prunelles vides et mortes droit sur toi.

***

Alexis,
 
Ton estomac finit par te guider vers cette maison dressée à la périphérie de la ville et sur laquelle cette faim semble porter tous ses espoirs. Tu traverses donc la cour avant de t’engouffrer prestement à l’intérieur du logement, tes précédentes expériences de survie en territoire infesté te forçant à prêter attention tant visuellement que par l’usage de ton ouïe. C’est ainsi que tu arrives vite au constat que la maison n’est pas si inoccupée que l’extérieur pouvait le laisser penser. Si aucune menace ne vient te surprendre immédiatement, c’est bien un concert de gémissements correspondant à celui des morts que tu perçois alors, et avec une attention plus poussée, te conduit à la conclusion qu’ils se trouvent au moins en majorité à l’étage supérieur comme le rapportent les pas glissants et frottants contre le sol.
 
Un escalier menant à ce dit étage te fait presque immédiatement face, des longues traînées de sang séché maculant ce dernier, il sépare le rez-de-chaussée en deux partie qui se rejoignent sans doute à l’arrière des marches. A ta gauche, un vaste salon/salle à manger, modestement meublé, couvert de poussière, de crasse et au sol de boue séchée. Quelques bibelots ont été renversés, plus par inadvertance à priori, peut-être dans l’espoir de mettre la main sur quelques objets bien cachés. De la vaisselle s’est même accumulée sur la table, sale, moisie par quelques restes et traces de nourriture de longue date. A ta droite, c’est une cuisine assez grande qui se trouve être dans le même état ou presque que le salon, à ceci près que tu remarques la présence d’un sac à dos posé sur l’îlot central. Ce sac apparaît assez propre, quoi qu’un peu usé par endroits, au tissu noir bardé de quelques porte-clés et colifichets roses, bleus, ou encore jaunes.
 
Si les placards, déjà tous ouverts, ne peuvent t’offrir la perspective de trouver quoi que ce soit de potable ou mangeable, ce sac en revanche, a davantage à t'offrir et pour cause : à l’intérieur, si tu as la curiosité d’y prêter attention, tu y retrouves un très grand nombre de craquelins – certains en miettes dans leurs sachets individuels, un pot de beurre d’arachide ainsi qu’un mini paquet de céréales, de quoi pleinement et immédiatement satisfaire ta faim.

Alexis Brown

Anonymous
Invité
Mar 28 Mar - 16:32
C'est finalement avec prudence et ce malgré son impatience qu'Alexis fit son entrée dans la maison. Son regard chocolat se posa rapidement sur les impressionnantes traces d'hémoglobine qui recouvraient les escaliers, la dissuadant bien vite de tenter sa chance à l'étage en plus des râles plaintifs des créatures qui semblait être un certain nombre...

De toute façon, il n'y avait qu'une seule pièce sur laquelle elle souhaitait porter son attention : la cuisine.
Elle décida donc, après avoir fait un rapide tour du rez-de-chaussée, de se diriger vers celle-ci où son premier réflexe fut de fouiller les différents placards qui étaient déjà entrebâillés pour la plupart, faisant naître un boule d'anxiété dans le ventre de la brune qui craignait que la maison ait déjà été pillée de fond en comble... Crainte qui fut malheureusement confirmée alors qu'elle constatait avec abattement que le dernier placard était aussi vide que ses compères, et elle parvint de peu à se contrôler pour ne pas claquer la petite porte sur le coup de la déception et de la colère.

Elle passa ses deux mains accablées contre ses tempes tout en s'appuyant lourdement sur le meuble, le regard rivé vers le plafond... Elle avait l'impression que son dernier espoir de trouver de quoi se nourrir venait de s'envoler en fumée, alors que l'endroit avait pourtant semblé l'accueillir à bras ouverts, comme pour lui assurer qu'elle pourrait tranquillement recouvrer des forces en ce lieu...

Est-ce la faim et le désespoir qui l'avaient poussée à être aussi optimiste, et à croire que cette simple porte ouverte allait gentiment la guider vers un bon repas chaud alors qu'elle se trouvait à l'orée de la mort ?
La réalité la frappa comme un boulet de canon dans l'estomac... Non, elle n'avait rien de plus que les autres, et rien ne l'empêcherait de crever lamentablement de faim parce qu'elle n'aurait pas eu la chance ou les capacités de trouver de quoi manger...

Dans ce triste retour sur terre, les yeux emplis de lassitude de la jeune femme se posèrent mollement sur le sac-à-dos qui trônait fièrement sur l'îlot au centre de la pièce, et elle mit un certain temps avant de prendre conscience que le petit bagage n'avait clairement pas sa place dans une cuisine...
Elle écarquilla les yeux en réalisant que les trouvailles de la personne passée avant elle devait sans nul doute s'y trouver, et s'empressa de faire glisser la fermeture pour en avoir le cœur net.

Lorsqu'elle constata la présence des sachets et du pot d'arachide, elle manqua presque un battement, la bouche bêtement entrouverte pendant quelques secondes avant de finalement se jeter sur un paquet de craquelins qui ne contenait quasiment que des miettes mais qu'elle fourra pourtant intégralement dans sa bouche. Cette dernière à présent pleine tentait de mâcher le plus lentement possible, les yeux fermés pour se concentrer pleinement sur la saveur de ces quelques mets pourtant simples mais tant désirés...

Si elle n'était pas une Brown, elle en aurait presque pleuré, elle qui pensait mourir bêtement de faim après tout ce qu'elle avait traversé durant ces mois de pur enfer....

Elle ne tarda pas à ouvrir un second sachet qu'elle avala probablement aussi vite que le premier... Elle savait que ce n'était pas le moment d'épuiser ces maigres trouvailles, mais c'était plus fort qu'elle... Il fallait qu'elle mange encore, juste un peu, juste de quoi faire taire les protestations de son estomac et le murmure de sa petite voix intérieure qui lui soufflait à l'oreille que sa fin avait été bien trop proche...

Elle ne put s'empêcher de plonger un doigt avide dans le pot de beurre d'arachnide afin de pleinement satisfaire sa petite crise de boulimie, et ce n'est qu'après avoir transvasé les ressources dans son propre sac qu'elle put enfin retrouver toutes ses capacités cognitives.

Rapidement, elle se demanda si le propriétaire du sac s'était fait attaqué, s’enfuyant sans avoir pu récupérer son bien, ou n'avait été qu'une énième victime supplémentaire des créatures...
Pourtant, aucun corps ne se trouvait au rez-de chaussée, et Alexis en vint à se demander si la personne ne se trouvait pas encore dans la maison...

Dégainant à nouveau son colt qu'elle avait glissé à l'arrière de son jean un peu plus tôt, l'ex-ingénieure s'approcha des escaliers, observant tantôt le sommet des marches, tantôt la porte menant vers l'extérieur avec un air perplexe...
Une part d'elle souhaitait tout bonnement reprendre sa route après avoir obtenu ce dont elle avait besoin, mais l'autre culpabilisait de potentiellement voler une personne en plus de l'abandonner à son sort...

Alors qu'elle s'apprêtait à sortir, se disant que de toute façon, l'inconnu était probablement déjà mort vu le nombre de créatures à l'étage, elle fit finalement demi-tour, jurant intérieurement pour sa bêtise...
Elle monta lentement les marches en prenant soin de les faire craquer le moins possible.... Elle ne comptait pas jouer les héroïnes, loin de là, mais elle ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d’œil histoire de rassurer sa conscience.
Elle espérait juste très fort de ne pas le regretter, elle qui venait à peine de trouver de quoi vivre un peu plus longtemps encore ...

Fawn Hattaway

Anonymous
Invité
Lun 3 Avr - 17:18
Les grognements semblaient redoubler, au point que j’avais la sensation qu’ils se multipliaient. Mes doigts se crispèrent sur le montant de la fenêtre alors que je regardais au dehors, le regard vide, désespérée de ne rien reconnaitre. C’était un quartier, comme il y avait tant, des maisons, des jardins… tout aussi impersonnels que cette chambre dans laquelle je me trouvais.

Un profond sentiment de solitude m’enserra le cœur, un vertige intense de ceux que doivent ressentir les suicidés, quelques secondes avant de se jeter dans le vide.

Et puis soudain, cette tête brune.

Tout mon corps tressaillit sous la surprise de voir quelque chose bouger. Cette queue de cheval serrée qui venait de rebondir en dessous de moi, à quelques mètres à peine, et qui, à n’en point douter, venait de pénétrer dans la maison où je me trouvais. Pourquoi vis-je en cette silhouette entraperçue, une porte de sortie ? Quelle logique incongrue mon cerveau déployait-il pour me jeter dans les bras de cette nouvelle inconnue ? Toutefois, la chimie était efficace et mon corps se mit en mouvement, suivant instinctivement celui du corps, un étage en dessous.

Je me tournais alors vers la gauche, mon regard, où un espoir nouveau luisait, balayant tout sur son passage. Je croisais la porte ouverte, le couloir, cette personne de dos (qui elle, étonnamment, ne me fit pas tressaillir), puis poursuivit par-dessus le lit, jusqu’à la blondinette penchée sur la table de nuit. Mes sourcils se froncèrent et je réalisais avec un temps de retard, digne d’un ping avec une latence record, ce que je venais de voir. En un clin d’œil, je revins sur la porte ouverte.
Ce dos décharné, les vêtements en haillons, les bras ballants, la chevelure clairsemée, la tête ballante, le corps mou et tanguant d’un coté à l’autre… je réprimais un frisson.

Maman…

Je sentis une vague de souvenirs me submerger de nouveau et j’eus un déséquilibre. Un flash violent qui injecta de l’adrénaline en pression dans mes veines.

Bouge !

Sans réfléchir, je me jetais sur le lit, tentant une roulade sur le matelas pour venir rejoindre le derrière de la porte de la chambre et par la même occasion, la blondinette. Dans ma tête, la scène avait du s’inspirer d’un film d’action vu il y a longtemps, où ces cascadeurs font exactement de leur corps ce qu’ils souhaitent. Je n’ai pas réfléchi aux détails ; est ce que le matelas me ferait rebondir de manière aléatoire, par exemple, sur la blonde plutôt qu’à côté ? Est-ce que celui-ci grincerait au moment du rebond ? Est-ce qu’il serait si usé que la roulade n’aurait pas assez d’élan et que je me retrouverais tout bonnement en plein milieu du lit, comme prête à une sieste subite ?

Toujours est il que le mouvement était lancé et que dans ma petite tête pleine d’espoir, j’envisageais rouler sur l’épaule gauche, atterrir pieds à plats sur le sol, pousser sur mes mains pour me redresser et me retrouver proprement (et sans un bruit de trop !) derrière la porte, prête à la claquer…

Mais ça c’était dans ma tête.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 6 Avr - 11:51
Fawn,

L’adrénaline générée par cette vision cauchemardesque te fais réagir avec une telle rapidité que ton cerveau – encore sujet aux différents maux post-réveil – n’arrive pas à parfaitement coordonner ta volonté à tes gestes, comme si le corps même lui était étranger et qu’ils communiquaient dans un langage qui échappait à l’entendement l’un de l’autre. Te voilà à te vautrer sur le matelas en une tentative de roulade à la grâce fort discutable, pivotant sur les draps chiffonnés et pleins de sang séché, pour te réceptionner tant bien que mal de l’autre côté de ce moelleux obstacle. Et si dans l’absolu, seule l’élégance du geste aurait pu être contrariée, tes pieds bousculèrent dans leur réception bien trop hasardeuse cette fameuse porte ouverte en un mouvement violent et certainement douloureux – ce genre de douleur qu’on ressent en se cognant le petit orteil contre le coin d’un meuble le tôt le matin lorsque notre esprit chéri de retourner au creux de l’oreiller.

Tes fesses tombent fermement sur le sol, ces dernières amortissant la chute, tandis que le battant en bois se retrouve projeté en rotation sur ses gongs pour claquer contre le cadre et se ferma, très simplement mais très fortement. Si l’effet voulu semble avoir été respecté, la manière et la forme elles se retrouvent sans doute bien loin de ta volonté, dans le couloir, les morts ont été alertés par le fort bruit généré, un concert de grondements mettant une pression immense sur la menace qu’ils représentent se fait rapidement entendre.

Non loin de toi, l’autre petite blonde avec qui tu avais juste avant partagé une proximité certaine se précipite dans ta direction pour t’aider à te relever, cherchant dans ton regard à savoir si tu vas bien, n’ayant pas été témoin de tes pirouettes incertaines, simplement alertée à l’instar des morts de l’autre côté de la cloison. Il ne faut pas plus de quelques secondes supplémentaires pour commencer à entendre ces corps désarticulés cogner contre la porte close, vous coinçant à l’intérieur de la pièce.
Si la fenêtre pouvait se révéler être une alternative possible de fuite, ta condition semble se rappeler à toi quant à tes capacités en terme d’agilité plutôt très médiocres, une chose qui reste encore incompréhensible pour toi. A moins que la silhouette de la femme que tu as aperçu un peu plus tôt à travers la fenêtre ne se sente concernée par les événements, d'une façon ou d'une autre.

***

Alexis,

Ces quelques crackers et autres gourmandises riches en sucre et calories semblent avoir un effet bœuf sur toi, te redonnant de l'envie même s’il faudra encore patienter un peu que ton organisme en assimile tous les bienfaits, ton ventre lui ne cri plus famine même si cette nourriture sèche va lui demander quelques efforts pour être digérée. Tu décides de pousser le vice de l’inspection de cette maison au maximum, quitte à sous-estimer le danger que la menace mort-vivante représente à l’étage.

Alors que tu entames un tout premier pas sur la première marche, le claquement fort et sonore d’une porte se fermant avec empressement retenti à l’étage – qui aurait aisément pu se confondre avec un tir d’arme à feu, faisant gronder les morts plus que de raison. Si tu te décides tout de même à grimper les marches avec une infinie lenteur, longeant le mur pour être la plus discrète possible, tu t’apercevras que l’escalier donne sur un couloir qui part directement à droite et à gauche, desservant sans doute quelques pièces supplémentaires comme des chambres ou autre salle d’eau, mais de ton point de vue, tu n’en as strictement aucune idée.

Tu perçois au moins deux silhouettes qui sortent du couloir droit pour rejoindre celui de gauche, dont tu te doutes, est déjà occupé par la présence d’au moins un d’entre eux, sinon plus.

Tu as maintenant la confirmation, par le bruit et l’attitude orientée et intéressée de ces morts que tu as pu observer malgré toi depuis bien plus d’un an maintenant, qu’au moins un être bel et bien vivant se trouve dans la maison et dans une situation qui n’envisage rien de bon pour lui dès lors qu'il ou elle a attiré l'attention des prédateurs. Aucun de ces rôdeurs ne t’a encore remarquée, et si tu choisis finalement la fuite, la porte dans ton dos t’est grande ouverte.

Alexis Brown

Anonymous
Invité
Sam 8 Avr - 14:28
Alors qu'Alexis s'engageait prudemment dans le sordide escalier, le bruit puissant qui retentit à l'étage lui arracha un violent sursaut qui la poussa à redescendre l'unique marche qu'elle avait entamée, son coeur cognant sans délicatesse et à une vitesse impressionnante dans sa poitrine.

Inspirant profondément pour se remettre de sa frayeur, elle ne put s'empêcher de penser que la personne qui se trouvait à présent sans aucun doute dans la petite bâtisse était apparemment plus doué pour trouver de la nourriture que pour se faire discret...
Elle hésitait presque à faire demi-tour et laisser l'individu à son sort pour avoir manqué à ce point de prudence, mais sa petite voix intérieure vint à nouveau lui chatouiller l'oreille pour l'informer que l'inconnu avait surtout très probablement besoin d'aide en urgence.

Alexis insulta à nouveau sa conscience pour la faire prendre des risques aussi inconsidérés, mais finit par monter les marches à nouveau de sorte à pouvoir jeter un œil dans le couloir.
En voyant passer les deux créatures, elle baissa un peu plus la tête pour ne pas être repérer, mais elle se doutait qu'elles n'étaient pas les seules à loger dans les différentes pièces de la maison .

Elle resta un instant dans les escaliers à réfléchir à une solution...
Il ne restait que cinq balles dans son revolver, et à moins qu'elle ne parvienne à faire cinq headshot , elle n'aurait pas les moyens de de se débarrasser des marcheurs restants.
Elle posa son regard sur le bas des marches, où la porte de sortie semblait toujours une possibilité envisageable et particulièrement attrayante, mais c'est surtout l'agencement du rez-de-chaussée qui fit tilter l'ancienne ingénieure....
En effet, la salle à manger et la cuisine s'enroulaient autour de l'escalier, ce qui pourrait très certainement jouer en sa faveur...

Ainsi, ne s'éternisant pas plus longtemps pour éviter de changer d'avis face à ce qu'elle s'apprêtait à faire , Alexis descendit rapidement les escaliers pour se diriger vers la cuisine afin de ranger le petit sac à dos dans le sien, puis se présenta dans la salle à manger.
Son attention se porta automatiquement sur la vaisselle accumulée sur la table, et d'un mouvement de bras, elle fit chuter l'ensemble de celle-ci au sol dans un fracas étourdissant et suffisamment important pour alerter les zombies à l'étage.
Suite à quoi la brune s'empara de deux vases avant d'aller se placer à l'arrière de l'escalier, là où les deux pièces s'unissaient.

Son plan était simple, probablement bancal et sujet à de nombreux imprévus, mais il consistait à briser les vases une fois les créatures dans les escaliers pour les attirer précisément dans la salle à manger. Pendant ce temps, et une fois l'étage libéré, elle ferait le tour en passant par la cuisine afin de pouvoir rejoindre l'inconnu.
Elle savait pertinemment qu'ils seraient bloqués à l'étage ensuite, mais elle avait remarqué la présence de fenêtres en arrivant....
Et que le propriétaire du sac-à-dos soit blessé ou pas, ce qui expliquerait qu'il n'en ait pas eu l'idée plus tôt, ils n'auront d'autre choix que d'utiliser cette unique porte de sortie...

Fawn Hattaway

Anonymous
Invité
Lun 10 Avr - 16:49
De nouveau cette sensation d'être "dans le mauvais corps"... au point que la mémoire des gestes tomba en opposition violente avec la réalité des muscles et des mouvements. Ce ballet aérien qui aurait dû - en théorie - s'avérer souple et leste, donna plutôt l'impression de la grâce d'un phoque sur la banquise. La lourdeur et la maladresse de ce corps n'était pas normale, pas normale du tout, au point qu'un profond détachement, pour ne pas dire un rejet, commençait à s'opérer dans mon esprit. Ce corps et moi étions différents, presque contradictoires, nous n'avions rien à faire ensemble. Il y avait eu une erreur, quelque part... par quelqu'un...

Mais tandis que cet agacement grandissait dans la tempête de mon crâne, ce corps, entraîné par sa propre gaucherie, roula et m'expulsa hors des draps sales... La seconde suivante, trois sensations simples et brèves s'enchainèrent, pendant lesquelles je me sentis aussi impuissante qu'un drap qui sècherait au dehors, battant dans le grand vent :

  1. Le choc contre cette porte, qui m’arracha un couinement minable, suivi d'un juron, mes mains aussitôt s'agrippant en réflexe à la partie douloureuse...
  2. Le claquement sec, violent, sonore du battant de bois qui s'encastra avec force contre son chambranle.
  3. L'achèvement de cet instant de pure féérie, la chute, molle et sans retenue sur le parquet de la chambre, de l'autre côté du lit, provoquant une vibration dans ma colonne avant que mon dos ne s'appuie contre le mur derrière moi.

Je restais un instant stoïque, prostrée, la tête abandonnée vers l'avant, le regard dans le vide... à peine une seconde.

C'est le concerto des grognements de l'autre côté de la cloison dans mon dos qui provoqua la "goutte" de trop. La douleur mêlée à l'égarement général, à cette frustration et l'humiliation de cette chute totalement incontrôlée acheva de me faire craquer. Mes molaires se serrèrent les unes contre les autres à en faire craquer l'émail tandis qu'un gémissement maladif s'échappait de mes lèvres, mes paupières se fermèrent fort et les larmes commencèrent à s'en extirper, ma respiration devenant saccadée...  alors que dans un geste brusque mes doigts s'agrippèrent à mes cheveux autour de mes oreilles, mon buste, frénétiquement, commença à aller et venir d'avant en arrière...

"C'est pas vrai ! Tout ça... est FAUX ! Impossible ! Ce n'est pas MOI ! Je ne suis pas ICI ! Rien n'est vrai ! Je veux me REVEILLER maintenant... MAINTENANT !"

Ma voix résonna dans mes oreilles, sembla s'amplifier, devenant elle aussi, hors de contrôle.

Je sentis, comme si elle me tendait la main à travers un océan de ténèbres, la douceur de la main de la blonde se poser sur mon bras. Je sursautais à ce contact, prête à me défendre, levant une main menaçante dans sa direction en même temps qu'un regard perdu, embué de larmes. Tremblante, je m'adressais cette fois à elle, hoquetant à chaque heurt des morts sur la porte et la cloison dont je percevais les échos contre mon dos :

"C'est toi m'a fait ça ? Qui es tu ? Pourquoi je suis là ?! C'est... (je reste figée, à la scruter, cherchant en elle les réponses qui me manquent tant) Explique moi.... je t'en prie... je ne comprends rien..."

Un lourd soupir acheva ma phrase et je m'effondrais, le visage dans les mains, n'ayant qu'une envie, disparaitre dans un trou.

Sentant chaque choc des corps qui se jetaient sur le mur derrière moi et la porte, assourdie par les vocalises grandissantes de leur son gutturaux, je relevais la tête soudain, hors de moi, pleine d'une colère sans nom. Je me relevais aussi rapidement que je le pouvais et frappais à mon tour du plat de la main sur la porte, hurlant contre celle ci:

"Ça suffit !!! Ça SUFFIT !!!"


A peine ma rage venait t-elle d'exploser que j'entendais, semblant venir du rez de chaussée, un fracas qui me stoppa.

Je déglutissais, la main encore posée à plat sur la porte et approchais mon oreille de celle ci...


Inachevé.

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Spécial - ???] Dans les bras du renouveau - 14/04/35 - Page 2 Debuba110/0[Spécial - ???] Dans les bras du renouveau - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Spécial - ???] Dans les bras du renouveau - 14/04/35 - Page 2 Debuba100/0[Spécial - ???] Dans les bras du renouveau - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Dim 15 Sep - 18:51







Fin des Excursions : First Season.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: