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Post-Apocalypse : La Mort n'est pas la Fin
 :: The Game :: Le Livre de Jeu :: Contexte de l'Univers

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Post-Apocalypse : La Mort n'est pas la Fin Debuba110/0Post-Apocalypse : La Mort n'est pas la Fin Videba10  (0/0)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mer 11 Sep - 18:31

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Récit destiné uniquement aux personnages de type « Ressuscité ».
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- Une mort inévitable -

Cette escapade dans ce nouveau monde ultra-hostile aura pu durer jusque fin Août tout au plus, avant le drame tant attendu et ce, malgré tous vos efforts pour l'éviter. Dans un contexte ou un autre, en groupe ou seul là encore, et dans des circonstances propres, vous aurez été attaqué et blessé - via morsure ou griffure - par l'un de vos agresseurs, peut-être même plusieurs. Échappant au cruel destin de servir de repas à ces monstres, vous parviendrez d'une façon ou d'une autre à prendre la tangente. Mais c'était déjà trop tard...

Votre corps s'affaiblissant, la plaie ou les plaies douloureuses furent suivies alors par les spasmes, la fièvre insupportable, l'incapacité respiratoire. Il ne restait à terme plus qu'à attendre en luttant ou en vous allongeant avec abandon l'arrêt cardiaque qui devait vous libérer. Peut-être aurez-vous offert vos dernières pensées pour votre défunte ou disparue famille, aurez-vous rugi en votre intérieur votre haine pour le monde ou prier la miséricorde de Dieu. Vos derniers instants auront été à votre choix. Vous vous serez évanoui avant l'impulsion fatale sans avoir même le temps de presser la détente si vous y aviez pensé, tant vos membres étaient faibles et votre force volatilisée.

Cependant, ce n'était pas le destin d'un cadavre inconscient et pestilentiel qui vous attendait.

Car vous avez pu les sentir, les sensations traversant votre corps comme une marée de miniatures coutelas martelant chaque parcelle de votre peau, vos muscles et vos os de picotements si désagréables, si sournois. Engourdi jusqu'à la moelle, le poids de votre corps se faisait post-effet écrasant, comme anesthésié avec suffisamment de morphine pour assommer un taureau. Et votre crâne, criard, affreusement douloureux, à tel point que la désorientation ressentie après ce réveil soudain et brutal persistera malgré la volonté de votre esprit à restaurer vos sens.

Incapable de comprendre ou de situer la réalité dans laquelle vous vous trouvez, vous n'en distinguez que des reflets noirâtres sur fond d'une lumière intensément blanche. Est-ce bien réel ? Ou divaguez-vous dans quelques lieux imaginaires ? Nul ne peut le confirmer et vous le premier. Ce questionnement ne durera néanmoins pas. Après une courte mais dure lutte - vaine - pour recouvrer vos sens, vous tomberez de nouveau dans les ténèbres de l'inconscience, totalement désarmé. Ces ténèbres se dissiperont alors dans les méandres d'un rêve, incertain, incohérent et pourtant...

Constitué de flashs et de voix, d'images floues et fragmentées, des visages et des formes vous apparaissent, accompagnés de paroles aux allures de récits prophétiques mêlés de poèmes. Ce rêve agressif est comme une retenue de respiration sous un océan rageur qui malmènera votre esprit, et qui vous soumettra à sa violence.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Ven 14 Fév - 2:05
Post-Apocalypse : La Mort n'est pas la Fin Man210

Cela commence par l'image approximative et incolore d'un individu masqué, un homme peut être ? Sa voix rauque et grave le laisse penser, mais les bandages qui couvrent son visage, à moins que ce ne soit un masque fracturé, ne donnent aucun autre indice. Elle vous parvient, cette voix, comme un murmure à votre oreille. Son simple son vous terrifie, fauché par une peur indescriptible et incontrôlable face à cette résonance qui martèle vos tympans en un écho à la fois vindicatif, et pourtant si harmonieux.

« Au premier jour du grand dessein, il est dit que le soleil s'était levé sur la terre quand Loth entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu... »

« Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Loth regarda en arrière, et elle devint une statue de sel... »


« Abraham se serait levé de bon matin pour se rendre à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il aurait tourné ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine. Et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »


La voix change, pour en combiner deux autres, celle masculine et brisée qui murmure comme une victime de la maladie sur son lit de mort, et celle féminine d'une jeune fille à l'intonation fluette. D'un écho unique et plus doux, elles s'harmonisent pourtant avec la même force vindicative.

« Mais l'Éternel n'était point la cause de cette purification car celui-ci n'était et n'est toujours qu'un mirage. C'était l’œuvre des catapultes, de pierres enflammées et de lames acérées, commandées par ceux qui depuis l'origine garantissaient l'équilibre dans le ciel et sur la terre. Ceux qui possédaient la vérité avaient dans leur sagesse, décidé de mettre fin à la médiocrité et à l’ignominie, de ceux qui dans leur décadence, avaient conclu un pacte avec le chaos. »


« La voyez-vous passer, la nuée au flanc noir ? Tantôt pâle, tantôt rouge et splendide à voir. Morne comme un été stérile, on croit voir à la fois, sur le vent de la nuit, fuir toute la fumée ardente et tout le bruit, de l'embrasement d'une ville, au cœur de la nuit. D'où vient-elle ? Des cieux, de la mer ou des monts ? Est-ce le char de feu qui porte les démons ? Ô terreur, de son sein, chaos mystérieux. D'où vient que par moments un éclair furieux, comme un long serpent se déchaîne dans les cieux. »


Leurs voix disparaissent, remplacées par la voix d'une femme froide et dure, portée par un soupçon de haine et de colère qui vous submerge. Elle abat ses mots dans votre âme avec la force d'un marteau de forge sur vos os, et accroit ainsi la douleur de ce rêve brutal.

« L’amour a remué ma vie comme on remue la terre dans la zone des armées. J’atteignais l’âge mûr quand la guerre arriva. Et dans ce jour d’Août le plus chaud de l’année, bien abrité dans l’hypogée que j’ai creusé moi-même. C’est à toi que je songe, Italie mère de mes pensées. Et déjà quand Von Kluck marchait sur Paris avant la Marne, j’évoquais le sac de Rome par les Allemands. Le sac de Rome qu’ont décrit, un Bonaparte, le vicaire espagnol Delicado et l’Arétin. Je me disais... est-il possible que la nation, qui est la mère de la civilisation, regarde sans la défendre les efforts qu’on fait pour la détruire ? »


« Ô nuit, ô nuit éblouissante. Les morts sont avec nos soldats. Les morts sont debouts dans les tranchées, ou se glissent souterrainement vers les Bien-Aimées. Nous jetons nos villes comme des grenades. Nos fleuves sont brandis comme des sabres. Nos montagnes chargent comme cavalerie. Mais n'espère pas de notre part une once de pitié. Nous réservons la vérité pour ceux qui ont offensé notre monde. Ceux qui dans leur décadence, ont choisi la perversion et l'insuffisance, et ainsi en toute évidence, crié la venue de leur jugement dernier. Le jugement obtenu de notre conviction exprimée, par la purification des larmes embrasées et du feu dégoulinant. »



La froideur s'éteint, laissant place à l'écho caressant et aimant d'une voix féminine tellement plus charmante. Celle-ci met fin au martèlement et transporte votre esprit vers des lieux plus chaleureux, captivant vos sens de sa douce mélodie, touchante, telle la lumière de paix dans des ombres de peur et de sang.

« Il éclate avec une fureur sans égale, le feu rapide et véhément. Nous le louons au-dessus de la terre. Le feu, cruel météore de l’aube. Sur la plus haute tempête, plus haute que les nuages. Grand est son souffle, il ne faiblit jamais. Depuis les noces de Llyr, son chemin est un ruisseau. Il rage dans les grands courants, dans les sourires de l’aube, repoussant l’obscurité. Dans l’aube, avec violence, à chaque saison convenable, à la saison de ses détours, aux quatre phases de sa course. Je veux exalter la violence, de son tumulte et de sa colère profonde. »

« Comme il fut exalté de sa violence autrefois, dans la ville corrompue et dégoutante. Cette Londres ravagée, par le fléau de l'homme et de ses désirs détraqués. Fléau qui a appelé à un rappel à l'ordre des maîtres incontestés, de ce monde subissant tant de véhémence. Pourront-ils jamais comprendre l’œuvre suprême ? Elle qui dépasse leurs esprits étroits et rongés, par leur vie de débauche entre les murs étriqués de leurs habitations. Ces murs qui n'ont pour but que de leur cacher la vérité du monde, qui s'ils la voyaient brûlerait leurs yeux. Des choses terribles et magnifiques, qui existent et subsistent bien au delà de ce qu'aucun ne pourra jamais concevoir. Un aperçu donné par ces habitations anéanties, trop vite oublié par les siècles passés. C'est pourquoi l'heure est venue de mettre en marche la vérité, afin que jamais l'humanité ne puisse l'oublier. »


Le rêve cesse et un sommeil inconscient, vide et profondément noir, vous étreint.
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Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Post-Apocalypse : La Mort n'est pas la Fin Debuba110/0Post-Apocalypse : La Mort n'est pas la Fin Videba10  (0/0)
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Ven 14 Fév - 2:05
Vous finirez par vous réveiller, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Vous vous retrouverez ainsi au milieu de nulle part, dans un endroit que vous n'aurez probablement jamais foulé, ou qui sait la chance vous portera t-elle peut être vers un endroit familier. Seul et entouré par le calme, l'absence de toute vie, vous n'aurez pour preuve que vous êtes bien dans la réalité que la douleur de vos muscles. Votre état sera d'ailleurs curieux : portant les mêmes vêtements qu'à votre évanouissement, dans le même état si l'on ne comptait pas le sec extrême et les crasses qui se seraient incrustées par un trop long temps demeuré ainsi, il en sera différent pour votre corps. Celui-ci sera propre, décrassé, absent de toute blessure et celle de votre morsure, envolée. Si vous aviez des cicatrices, tout aura disparu en ne laissant qu'une peau identique au reste de votre chair, parfaitement nette et défaite de toute impureté ou maltraitance, à l'exception des tatouages, des tâches de naissance et des grains de beauté qui seront toujours présents.

Cela, vous ne pourrez l'attester pleinement que lorsque vous aurez trouvé un miroir, bien que vos yeux pourront déjà vous parler. En toute évidence, un flot de question vous submergera alors : où êtes vous ? Comment êtes vous arrivé ici ? Comment se fait-il que vous soyez encore vivant ? Et votre corps, votre peau... que vous est-il arrivé ? Pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de vous, aligné et nettoyé, mais pas seulement. A coté de cet équipement, se trouve une carte repliée, représentant la commune de Snyder, siège du comté de Scurry dans l'état du Texas. A l'intérieur de la carte replié, un mot l'accompagnera, une moitié de feuille blanche sur laquelle seront inscrits des coordonnées, latitude et longitude, menant à un endroit précis sur la carte à quelques centaines de mètres de vous.

Avec tout cela, vous serez incapable de situer la date ou le jour présent, qui en réalité a vu une longue période s'effacer de votre vie. Cela aussi, vous ne pourrez l'estimer avant d'avoir rencontré quelqu'un capable de vous répondre, en l'absence de la civilisation et ses médias pour vous éclairer. Vous voilà confronté à vous même, à la solitude et l'ignorance, muni d'un bref jeu de piste énigmatique et de cet équipement qui a de quoi effrayer, tant votre retour à la vie semble avoir été minutieusement organisé. Vous ne comprendrez rien à tout cela, pas encore, peut-être un jour ou peut-être jamais, mais la vie elle n'avait pas encore abandonné.

Il ne vous resterait plus qu'à vivre dans un monde plus étranger à vous que vous ne le serez à lui. A vivre et à faire des découvertes que les contrées les plus lointaines de votre imagination auraient peut-être rêvées, sans jamais que vous ne puissiez même l'envisager.

Et si ce monde n'avait jamais été celui que vous pensiez ?
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