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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Hello darkness, my old friend - 14/04/35
 :: Safe Zones :: Le Perchoir :: La vie du Camp

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Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1139/2000Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Ven 18 Oct - 23:01
Il y avait quelque chose de terriblement enivrant à se laisser envahir par les ténèbres, parce qu’en dépit des termes, en dépit du chaos, dans notre plus parfaite déraison, la folie trouvait un sens. Et ma folie à moi me percuta de plein fouet, comme une secousse sismique ressentie de l’intérieur, par les effets de trois mots retentissant comme une lame glacée plongée en plein cœur. Ce fantôme du passé qui se dressait face à moi s’était retourné, dressant ses doigts osseux sur la porte, la grattant, la griffant avec frénésie, bientôt enjoins par une dizaine de ses comparses. Ils se rassemblaient, dans un pernicieux brouhaha de râle suintant l’infamie, les pas traînant dans les marques de sang coagulé et de chaires décomposées qu’ils semaient à leur passage et renvoyaient à mes narines une odeur nauséabonde.

Je suffoquais, le souffle court, de l’autre côté de ce rempart fragile en agglomérat de bois, serré dans cette buanderie où j’avais eu le malheur de trouver refuge. J’en avais le vertige, les jambes tremblantes, les mains secouées de spasmes inarretables tandis que l’envie de vomir me prenait aux tripes. J’avais un acouphène terrible qui vrillait mes tympans, me forçant à prendre appuis sur la machine à laver juste à côté pour ne pas perdre pieds, la voilure de quelques tâches sombres s’imposant peu à peu à mon regard défaillant, qui cherchait désespérément à percer les ombres de cette pièce sans fenêtre. Je sentais mon corps en nage, trempé de sueur de la tête aux pieds, le corps poisseux de sang et de terre, de boue et d’humidité crasseuse.

D’un tâtonnement fébrile, j’avais extrait ma lampe torche de ma poche gauche tandis que j’inclinais la tête sur le côté pour venir frotter mon front et mon visage sur mon épaule droite, pressant immédiatement après le bouton de l’objet pour voir ce puissant halo salvateur qui m’ébloui un instant. J’entendais mon souffle en écho et les battements de mon cœur strier mes tempes de pulsation si terrible, qu’une migraine ignoble me rongea le cerveau. J’avais l’impression que mon corps entier brûlait de l’intérieur, de l’extérieur, de toute part de mon âme profonde. Mais tandis que je reprenais peu à peu mon souffle, je perçu un cri lointain d’abord, puis de plus en plus proche, me transpercer l’ouïe avec une sauvagerie si féroce que j’eus du mal à comprendre comment j’avais fais pour l’ignorer jusqu’ici.

Je posais la lampe sur le meuble à lessive, non loin, braquant le faisceau contre le mur pour ne pas en être gêné, avant d’articuler mes épaules, terriblement douloureuses, pour en extraire ce que je portais sur mon dos. J’attrapais entre mes bras instables qui se forcèrent à trouver une précision délicate, le corps gigotant et hurlant à s’en rompre les poumons d’Amber. Comment avais-je seulement pu espérer survivre avec un bébé de deux mois à peine, bourré de promesse que tout irait bien ? Je continuais pourtant à vouloir y croire désespérément, à ne pas sombrer, à chercher cette force au plus profond des ténèbres pour continuer d’avancer sans perdre pieds, sans sombrer dans l’anéantissement, à me battre, jusqu’à mon dernier souffle, jusqu’au dernier souffle du monde s’il fallait.

« Shhh, shhh, tout va bien … je suis là. Papa est là. » J’essayais de trouver une certaine stabilité dans ma voix qui tremblait et se nouait d’épuisement, tandis que je détachais ma fille de son porte bébé et l’installait délicatement dans un panier à linge posé sur le meuble qui me faisait face.

Je retirais et jetais dans un coin de la pièce mes gants maculés de crasse et d’hémoglobine, glissant mes doigts épais et poisseux sur ses joues tremblotantes qui s’articulaient à chaque cri poussé à la fois doux et épouvantablement effrayant. Je ne trouvais même plus la force d’apaiser ses exhortations,
les larmes de désespoirs transcendant mes yeux qui se fermèrent, ma mâchoire contractée durement luttant pour réprouver cet assaut d’affliction qui me forçait à courber l’échine, mes mains en appuis sur le rebord du meuble. Je sentais mon torse vibrant de convulsion chaotique sans que je parvienne à les refréner.

Mon chemin s’arrêtait là. Pris au piège dans cette pièce. Je sentais mon propre sang s’échapper de la blessure à mon épaule, m’ayant arraché un morceau de chaire presque entier, la douleur des crocs déchirants qui avaient détruit mes promesses seulement dissipée par les élans d’adrénalines qui avaient suivi, mais qui maintenant se rappelait péniblement à moi. J’allais devenir l’une de ces créatures décharnées. J’allais mourir, comme une pauvre merde, me décomposer comme un tas de viande avariée rongé par les vers, sans avoir pu mettre ma fille en sécurité. J’en crevais de calvaire.

J’attrapais fébrilement ma boite de cachet dans ma poche, la main si tremblante que je dû m’y reprendre à plusieurs fois pour arriver à en ouvrir le capot et dévoiler l’absence de mes précieuses pilules.


« Merde ! MERDE ! MERDE !!! NON !» Je hurlais de toutes mes forces en balançant le cylindre en plastique contre un mur, attrapant les bidons de lessives qui tombaient sous ma main pour les projeter avec violence. Je pétais les plombs, complètement, désespérément, je hurlais à m’en déchirer les cordes vocales en un ton si rauque, si puissant, attisant la bestialité des morts de l’autre côté de cette barrière de bois. Je me débattais, avec virulence et rage, tirant sur mes liens, espérant les faire céder. Espérant faire céder quelque chose, eux, les canalisations ou moi-même sans entrevoir aucune autre alternative.

« JENA ! » Continuais-je dans ma crise dévastatrice, tandis que le souvenir de l’écho de sa voix cherchait à se frayer un chemin dans mon esprit embrumé. Je voulais rester avec elle, comme elle me le demandait. Je le voulais de toute mes forces. Effacer mes fantômes.

« Aide-moi ! »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Ven 18 Oct - 23:01
J’avais désespérément voulu le retenir. L’empêcher de s’enfoncer plus profondément, retenir sa main de toutes mes forces pour qu’il ne soit pas happé par les abysses béantes qui l’appelaient. Et j’avais complètement foiré. Absolument tout foiré. Dans ma colère et ma détresse, je me révélais incapable de trouver les mots ou le ton justes pour réussir à l’atteindre. Je ne l’avais pas retenu, je l’avais cogné d’un coup de pied en plein bide et venais de le balancer dans son gouffre. Mon impuissance n’en était que plus dévorante de le voir couler ainsi, s’enfoncer dans une obscurité mentale si poignante que j’avais l’impression d’en ressentir l’étreinte. Il souffrait affreusement, et j’étais le bourreau qui s’auto-mutilait de cette douleur partagée.

Un coup de poignard glacial en plein estomac, qui me tordait les tripes et ne cessait d’alimenter mon chagrin. Mon visage se nappait de larmes plus abondantes encore, plus particulièrement lorsqu’il parla au fantôme de cet enfant, cherchant à le rassurer, le calmer. Je fermais les yeux dans une grimace souffreteuse, crispant mes mâchoires, empoignant mes cheveux par mèches entières entre mes poings serrés, tirant sur ceux-ci pour tenter de faire taire la douleur qui me rongeait les tripes. Mes pensées se voulaient chaotiques, s’enchaînant bien trop rapidement, traitant trop d’informations emplies de non-sens et d’aveux d’impuissance. Mes mots, les discours que j’avais pu rédiger autrefois étaient ici complètement futiles, dénués de profondeur face à un esprit incapable de les entendre. Mon boulot d’alors consistait à faire avaler des mensonges à des gens sains d’esprits. Mais faire voir la vérité à un esprit tourmenté, c’était bien au-delà de mes compétences, peu importait ô combien cela me tenait à coeur.

Ma tête comme le reste de mon corps basculait mollement d’avant en arrière, de plus en plus frénétiquement à mesure que la voix de Kyle comme sa désolation s’emportaient. Cette rage, ces cris m’atteignaient et secouaient jusqu’aux fondements même de ma peur. Je ne pouvais pas rester inerte, je ne pouvais pas rester ainsi prostrée à nous laisser subir les tourments qui le dévoraient. Je devais faire quelque chose, n’importe quoi. Je me devais de l’aider comme il le réclamait. Je me devais également de m’aider, ne pas me laisser enfermée par les tortures d’Elias, dépasser l’ignominie de Sean, ne pas être le bourreau de Collins qui se retrouvait alors à partager ma position de nombreuses heures plus tôt.

Entravés à une canalisation qui ne voulait pas rompre malgré les assauts de nos corps suppliciés, nos esprits châtiés d’être humains, nos conditions précaires dont certains s’octroyaient le droit d’abuser. Je décrispai alors mon poing gauche de mes cheveux pour le serrer à nouveau plus fortement, puis l’envoyai frapper le mur de toutes mes forces dans un cri rageur et douloureux. Un cri bref et bestial qui résonna comme le choc qui se propagea dans mes os. Et je m’élançais sur le sol, revenant aux côtés de Kyle, comblant toute la distance qui nous séparait.

“Je suis là Kyle,” soufflai-je d’un ton affligé, brisé par les restes de mes larmes que j’effaçai d’un revers de main. “Je ne t’abandonne pas… J’t’abandonne pas,” continuai-je avec toute l’affection dont je pouvais faire preuve en cet instant.

Je me fis violence pour surmonter le dégoût qui me saisissait à nouveau de me trouver si proche d’un homme. Je noyais ma révulsion de son contact sous le flot étouffant de ma combativité. Je devais résister. Résister pour deux. Résister pour nous. Trouver un moyen de dépasser ses barrières délirantes pour l’atteindre, seule façon véritable de le repêcher. Mais je nageais en eaux troubles et inconnues. Je n’avais aucune idée de comment le rejoindre pour l’aider. La vérité sèche, la franchise brutale n’avait fait qu’empirer les choses. Et si à nouveau, je me risquais au mensonge ?

“Regarde-moi... Regarde-moi...Reste avec moi… J’suis avec toi Kyle. J’t’abandonne pas...” répétai-je en essayant de redonner un peu de consistance et surtout beaucoup de douceur à ma voix.

Je tentais d’amener ma main meurtrie à sa joue pour amener son regard dans le mien, capter son attention et la faire prisonnière pour quelques instants. Si son agitation demeurait trop grande, ou ses gestes trop fuyants, j’aurai forcé le geste pour alors emprisonner son visage entre mes deux mains posées sur ses joues, braquant mes prunelles dans les siennes. Je déglutis difficilement. Sa barbe semblait me brûler la peau, et l’envie était forte et partagée entre relâcher mon emprise pour fuir ce contact abject et l’embrasser pour espérer le soulager un minimum, lui offrir un souvenir vivace, un sentiment auquel se raccrocher. Mais je comprenais que je ne pouvais pas vraiment le ramener ici. Au mieux, je pouvais simplement l'amener ailleurs, plus loin, vers une paix différente de celle que je concevais.

“Ferme les yeux, ferme les yeux...” lui demandai-je doucement avant de m’éclaircir la gorge, puis de commencer à chantonner, tentant le tout pour le tout.

“Hush, little baby, don't you cry,
Mama's going to sing you a lullaby.
Hush little baby don't say a word,
Mama's going to buy you a mockingbird.
[...]”


Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Ven 18 Oct - 23:03
Mon thorax se soulevait furieusement sous le gonflement de mes poumons qui peinaient à s’emplir suffisamment, comme si l’afflux d’oxygène que chaque inspiration générait n’était pas assez consistant pour alimenter mon cerveau en ébullition. J’avais le regard si trouble noyé de mes larmes de colère furieuse que j’en percevais à peine les quelques centimètres qui se dessinaient devant moi. Pourtant quelque chose parvint à trouver le moyen d’atténuer mon déchaînement, mes jambes cessant de se débattre en s’affaissant lourdement au sol et mes bras se figeant dans une dernière impulsion qui finit par rompre ma chair, une trainée de liquide écarlate roulant le long de mes avant-bras.

Ma fureur pourtant, était toujours présente, sournoisement enfouie au plus profond de mon âme, de mon existence, emportant ma tête vers l’arrière assez brusquement pour en percuter douloureusement le mur. Je sentie une fraîcheur tranchante venir à la rencontre d’une joue que je croyais en feu, puis une seconde tandis que j’en sursautais de surprise pour me forcer - paradoxalement avec une grande douceur - à maintenir ma vision vers un seul point. Un point qui se dessina peu à peu tandis que j’y attardais ma concentration comme un point de repère, l’extrémité d’un tunnel qui m’aurait offert une lumière salvatrice portant les contours d’un visage de plus en plus familier. Sa voix résonnait en écho dans mon inconscience éveillée déjà saturée de ceux d’Amber qui continuait d’hurler sa détresse. Je fermais les yeux à sa demande, prenant une inspiration profonde, comme si chacun des mots que j’arrivais à percevoir était un phare sur mon chemin de brume.

La fenêtre de mon smartphone se détacha de mon champs de vision tandis que je continuai de filmer la scène. Kat tenait dans ses bras ce petit bout de nous en la berçant tandis que s’élevait dans les airs ce chant si doux et réconfortant.

« C’est vraiment sa chanson préférée. Ça la calme tout de suite… » Prononçais-je alors sur un ton murmuré pour ne pas réveiller celle qui c’était rendormie, apaisée.

Je calais le téléphone dans ce couffin de fortune qui diffusait la vidéo et la chanson enregistrée à côté d’Amber qui avait trouvé son calme à l’écoute des premières notes malgré les coups répétés, amortis sur la porte qui se tenait dans mon dos. C’était une accalmie précaire, je le savais. Je savais aussi qu’il fallait que je trouve une solution rapidement. Que je prenne une décision. Je sortais de ma poche un petit dictaphone bien old-school que j’avais trouvé dans une maison voisine, vérifiant l’emplacement de la cassette dans son logement avant de refermer le clapet en commencer l’enregistrement des premiers mots saccadés de tremblement de ma voix incertaine.

« Tu t’appelles Amber Collins. Tu es la fille unique de Kateryn et Kyle Collins. Tu es née le 17 Avril 2034 à Austin, au Texas. Tu… » Ma voix se noua m’obligeant à couper l’enregistrement d’une pression de doigt.

Je me laissais glisser au sol contre la porte en bois qui vibrait à chaque choc, me faisant pleinement ressentir leur présence à quelques centimètres de moi. Mes lèvres se pincèrent, l’une contre l’autre, à m’en faire blanchir la peau, le bleu de l’océan dans ce regard si profond qui se détacha de tout le reste lorsque j’ouvris à nouveau les yeux, auréolé d’une douceur déchirante à ses mots qui m’appelaient. J’arrivais à en extraire un nom, qui vibrait dans ma tête depuis quelques temps déjà et que je refusais obstinément à chasser reprenant pleinement consistance dans mon abris de fortune. Jena. Je l'avais retrouvé. Elle était sauve.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Sam 19 Oct - 16:03
Je gardais mon regard posé sur son visage, un très faible sourire étirant mes lèvres en sentant l’homme se calmer quelque peu. Je ne pus retenir un souffle court et rassuré à l’entente de ses premiers mots murmurés, allant jusqu’à raffermir l’emprise de mes mains sur son visage pour continuer de le soutenir ainsi. J’ignorais où il se trouvait, où cette chanson avait pu l’emmener dans ses souvenirs fantasmés de l’instant, mais je m’en moquais. Je le tenais, très certainement difficilement et sans aucune certitude quant à la durée de la maigre prise que j’avais sur lui. J’avais ferré une part de son esprit, et j’allais devoir poursuivre cette lutte pour le ramener jusqu’à moi.

Mais le problème était que je ne savais presque rien de mon équipier, de son passé ni de ses souvenirs. Cette comptine constituait l’une des rares bribes qu’il avait laissé fuiter bien malgré lui. Je me retrouvais alors bien désemparée à savoir quoi dire ensuite, si ce n’était prendre le risque de m’enfoncer plus en avant, et le risque bien plus grand encore de l’enfoncer lui. Ce fut pourtant la peur qui me saisit lorsque sa voix changea de nouveau, parlant à sa fille, ce bébé dont le premier anniversaire se situait à quelques jours à peine. Un détail qui ne m’échappa pas, craignant que ce dernier ne fasse que conforter Kyle dans ses délires pour quelques jours encore.

Néanmoins, je lui rendais la douceur de son regard, une étincelle de joie dans les yeux à le retrouver, une seconde de tristesse à repenser à ma petite Jodie. Tout me paraissait à la fois si familier et si étranger. Une même ville, une même époque, une même souffrance. Je cherchais dans ses yeux un indice, une vérité sur sa situation qui aurait pu me souffler quoi faire, quel thème aborder, mais rien ne me venait. Je me contentais de le fixer, presque bêtement, à attendre un signe, un geste de sa part. Un mot ou un souffle aurait même suffit. Mais rien ne venait. Ma main droite glissa lentement le long de la joue de mon partenaire avec une affection qui outrepassait désormais ma peur, me forçant à aller puiser dans mes propres souvenirs pour entretenir le lien ténu qui nous unissait.

“Tu… tu es la plus belle des choses qui me soit arrivée,” continuai-je d’une voix tressaillant d’émotion, reprenant là où mon compagnon avait laissé sa phrase en suspens. “Ma petite merveille. Mon bébé. Mon monde. Je serai toujours là pour toi, mes bras pour te réconforter. Mon coeur pour sécher tes larmes et garder le souvenir de tes rires. Mes yeux pour te guider et mes oreilles pour te soulager. Mes peurs et mes colères pour te protéger. Jamais je ne t’abandonnerai.”

Je me revoyais engoncée dans cette liquette d’hôpital bleue trop courte qui me grattait dans le dos. Deux oreillers calés derrière mon dos, ma fille endormie au creux de mes bras. Son visage poupon emmitouflé de son bonnet et sa couverture qui dormait d’un sommeil juste et profond, bien insensible alors aux mots que je prononçais. Il faisait nuit noir à l’extérieur, la seule lumière filtrant par les persiennes étant celle de l’éclairage de l’hôpital qui baignait la rue et ses alentours. Will’ s’était assoupi dans le fauteuil de repos au coin de la chambre, dans une position qu’il regretterait sûrement à son réveil. Il n’y avait alors plus qu’elle et moi. Et c’était la seule chose qui comptait vraiment. Le seul avenir désormais envisageable.

J’avais senti de nouvelles larmes embuer mon regard et se perdre le long de mes joues, à mesure que ces vérités du passé me revenaient en mensonges d’aujourd’hui. “Personne ne te fera de mal, je te le promets.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1139/2000Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Dim 20 Oct - 19:07
Je basculais très lentement vers l'avant, gagnant les quelques précieux centimètres qu'il m'était permis d'obtenir, mes bras s'étirant davantage vers l'arrière tandis que je m'approchais, doucement, de ce regard que je ne souhaitais plus quitter de peur de me perdre dans un abîme plus profond encore. J'avais l'impression que mon torse subissait un pouvoir attractif irrésistible à une allure si démesurément pesant qu'il me fallait un temps fou pour démarquer la différence de mon point de départ à celui de mon arrivée qui n'aurait jamais pu atteindre sa destination en finalité.

« Personne ne te fera de mal ... » Avais-je répété en un écho qui ne portait pas à mes mots d'adage de promesse ni d'espoir, mais transpirait de fatalité, conscient qu'ils n'étaient qu'une fable, un vaste simulacre sournois que l'on prêtait à ceux assez faible pour y croire. Ma voix se résignait peu à peu. J'avais d'ailleurs arrêté tout mouvement à cet instant-là, mes yeux dérivant sur la machine à linge tout à côté sur lequel trônait ce panier dans lequel je savais qu'Amber se trouvait, assoupie, épuisée d'avoir sans doute tant crié.

Je délogeais mon arme de poing du holster de cuisse attachée à cette dernière, expulsant aussitôt le chargeur par l'appui de mon pouce sur le bouton prévu à cet effet, accueillant la barrette de métal dans ma seconde main qui l'inclinait aussitôt à mon regard. J'en décomptais les balles qu'il me restait. Sept. Sept précieuses dernières ogives, et sans doute le même nombre d'heure avant de succomber. J'en étais réduis là, à faire la répartition, à me demander combien j'en réservais, pour moi, pour elle, pour eux. Mais je savais pourtant déjà au fond de moi qu'une valeur à ce calcul était biaisé. Non. Personne ne lui ferait de mal, pas même moi. Surtout pas moi.

C'était pourtant des promesses bien trop difficile à tenir, bien trop dépendant de facteurs incontrôlables pour pouvoir être réellement tenu. En ces temps obscurs, le mal nous entourait déjà. Il nous enserrait de ses doigts pernicieux, nous étreignant jusqu'à suffoquer et nous faire vomir nos propres abysses. Il était fou de penser que c'était seulement possible, pour soit, pour autrui, pour ceux qu'on aimait plus que tout. Si seulement j'avais pu préserver de la souffrance.

« J’aurais aimé pouvoir te promettre ... »

Je reportais mes iris grisés vers Jena. Ce n'était pas ce mensonge là que je lui avais proféré, pas cette promesse là que je lui avais faites. S'en était une autre, plus tangible, plus réel, plus vivace. Elle m'étreignait le coeur et me rappelait à quel point j'avais pu être d'une connerie sans nom. A quel point je m'étais perdu dans mes délires, dans mes fautes, dans mes insupportables envie héroïque, ou d'être seulement un homme qui offrait le ciel, la terre et les océans sur l'effleurement de ses lèvres.

« Tout ce que je peux te dire, c’est que si tu as un jour besoin de moi, je serais là. » C'était mes réminiscences qui transparaissaient dans mon esprit morcelé. J'avais émis un souffle, long, mes épaules s'affaissant lentement dans l'apaisement que mon esprit gagnait peu à peu. Je retrouvais le confort surréaliste du mur derrière moi, ma tête frôlant quelques canalisations qui le barraient, les brumes que mon regard avait gagné se dissipant lentement, se résorbant pour ne laisser plus qu'un fond d'oeil sans doute rougie et un regard à la fois envaie de fatalisme et débordant d'assurance.

La douleur à mes poignets me força à déporter mon regard sur mes liens, brièvement, me ramenant aux événements qui avaient conduit à cet état captif. J'en avais encore les phalanges tout aussi douloureuses à y penser, tout comme les quelques tensions que je captais désormais sur mon visage blessé, étirant mes pommettes en un rictus amer et piteux. Un mouvement qui me permit également de chercher à embrasser l'une de ces mains qui ceinturait mon visage si elle les avait conservé dans cette posture, y déposant mes lèvres d'un mouvement aussi doux que l'inspiration que je prenais dans le même temps. Car si elle les avait retiré, qu'importait l'instant, je me serais contenté de revenir à ses yeux, son visage, que je détaillais avec une attention décuplée.

« Tu aurais dû ... continuer d'être une garce et moi, juste un pauvre con. C'était le deal. Mais je suis là... je suis là. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 20 Oct - 21:03
Je le tenais. Du moins était-ce là ce que je pensais en contemplant son regard d’acier qui faisait suite à son léger mouvement. Un mouvement que j’accompagnais de mes mains toujours rivées contre ses joues. Mes larmes gagnèrent en intensité lorsqu’il répéta mes mots, ou les siens. Je ne savais plus vraiment tant mes idées se brouillaient autant que mon regard. Son monde, sa perdition, ses délires ou ses souvenirs avaient quelque chose de contagieux. Et mon coeur comme mes tripes s’en trouvaient indéniablement contaminés.

Je restais muette, les lèvres scellées sur ce sourire à la fois si mince et si attristé, buvant ses paroles avec l’espoir d’y déceler plus qu’une réponse, mais une véritable présence. Sa présence à lui. Celle que j’étais venue chercher en me plongeant corps et âme - âme surtout - dans ses ténèbres si particuliers. J’avais dû faire remonter mes propres souvenirs pour cela, raviver mes peines, ma douleur et mes mensonges. Je ne voulais pas que cela soit en vain.

Je n’avais pas retiré mes mains de son visage, et c’est avec un pincement au coeur et un soupir libéré que j’avais accueilli le baiser qu’il y déposa, mon diaphragme et ma poitrine soulevés de soubresauts. Trépidations accentuées par ses derniers mots, véritables exutoires pour mes émotions trop longtemps retenues, cette peur que j’avais enfouie et contenue pour espérer l’atteindre. Et il était là. Enfin là, revenu à moi comme il paraissait revenir à lui. Je secouais vivement la tête, prise d’un sanglot qui se serait voulu rieur s’il n’avait pas été si poignant au point de m’étouffer. Je fondais en larmes de joie qui noyaient celles de tristesse, relâchant une tension trop longtemps écrasée.

“Tu es là… tu es là… avec moi,” soufflai-je d’une voix saccadée, dont le ton jovial se retrouvait enseveli par le soulagement de le retrouver. Je déglutissais et reniflais avec difficulté, mes mains prises de tremblements à l’instar du reste de mon corps. Dans un réflexe qui avait balayé toutes mes peurs et mes réserves, mes lèvres étaient venues trouver son front, parce qu’en cet instant, mon coeur dominait mon esprit et ses traumatismes.

“Plus jamais…” avais-je repris dans un souffle plus tranchant qui ne se départissait pas de ce soulagement.

À un point tel que j’avais forcé sur mes mains pour garder ou retrouver le contact de ses iris orageux, craignant de le voir être emporté je ne savais où à nouveau. Puis, je brisais la dernière frontière qu’Elias et Sean m’avaient forcés à nous imposer, laissant glisser mes mains pour l’entourer de mes bras, l’enlacer dans une étreinte possessive, craintive. Je ne me posais même pas la question de savoir si je lui faisais mal, tout inconfortable cela pouvait être. J’amenais simplement mon visage auprès du sien, ma joue tuméfiée contre la sienne en guère meilleur état. D’où me venait cette proximité, cette intimité dans une relation que je savais impossible ? J’étais bien incapable de le dire. Le coeur avait ses raisons bla-bla-bla…

Dans cette étreinte que sa condition maintenait à sens unique, je me découvrais une profonde certitude : je l’aimais plus que de raison. Comme une nouvelle claque que ce monde de merde me balançait en travers de la figure car cela était impossible, nous était interdit. Peu importaient ses délires et ce qui se tapissait derrière. Peu importait sa condition alors, ou le jugement qu’aucun pourrait avoir à son égard. J’étais garante de sa sécurité, quoi qu’il en dise, quoi qu’il en pense. Je m’en moquais très égoïstement. Je ne laisserai plus jamais ce phoque isolé sur sa banquise de détresse. C’était là la promesse silencieuse que je me faisais, prête à sombrer et crever pour lui, comme pour presque chacun d’entre eux finalement.

“Ni garce, ni pauvre con…” répétai-je finalement au bout de longues secondes, déposant ces mots en un murmure soufflé près de son oreille.  “Plus jamais ça entre nous Collins. Promets-moi simplement ça...”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Lun 21 Oct - 12:03
Le fil de mes pensées se libérait comme une extrémité de ficelle qu’on venait de trouver dans le farfouillement d’une pelote emmêlée sur elle-même et que d’un simple geste, tirant dessus, tout se dénouait en un profond sentiment libérateur, ne laissant qu’un mince filin tendu d’un bout à l’autre de mon existence, si linéaire et tout en souplesse. Certaines zones pourtant s’étaient fragilisées, je le percevais du coin de l’œil à cette silhouette droite et dressée dans un renfoncement de la pièce, qui me fixait de son regard juge et lourd de reproche à l’instant même où Jena fondit en larme, exultant mes derniers mot comme pour en faire les premiers nœuds de notre nouvelle accroche. A ce fantôme, je ne lui accordais que ma plus simple indifférence, la condamnant à l’ignorance par les ténèbres de mes paupières closes, l’espace d’un bref instant, dissipant son contour aussi brutalement qu’elle m’était apparue.

« Je suis là. » Répétais-je en écho murmuré pour y ajouter une agrafe supplémentaire à cet amarre que j’avais trouvé en elle.

A ces larmes qui jaillissaient de ses yeux embués et rougies, j’aurais voulu en effacer l’existence de mes pouces avant même qu’elles n’en trouvent le chemin de ses joues, tout comme j’aurais souhaité l’étreindre jusqu’à en éponger son cœur sans doute tout aussi gonflé que ses paupières, mais ma condition ne me permettait rien de tout ceci. A moi qui était plus tactile que verbale, je me retrouvais condamner à ne pouvoir user que des mots pour soulager une peine qui faisait résonance à la mienne, et ma tragédie fut en ce point que je n’en trouva aucun.

Elle brisa la distance avant que mes pensées n’eurent dessinés l’ébauche de la moindre parole, ses mains toujours fixées à mes joues, répondant à mon baiser sur l’une d’elle par un contact pressé sur mon front, me renvoyant à ce même geste que je lui avais accordé au bas du Perchoir quelques jours plus tôt, dessinant ce que j’entrevoyais comme un pont désormais dressé au-dessus de nos vagues déferlantes, de nos sombres rivières dévastatrices qui s’acharnaient sous nos pieds.

Je retrouvais aussitôt le contact de ses yeux mêlant ciel et mer, ma respiration aussi douloureuse que mon inaptitude à seulement me mouvoir, la laissant prendre pleinement possession de tout ce qu’elle désirait de mon être, mon corps, ma chaleur, dans cette étreinte qu’elle venait de me donner en me laissant l’entière frustration de ne pouvoir la lui rendre. Je gardais l’espoir qu’elle comprenne cependant que j’en désirais d’elle tout autant, et que si les gestes ne parvenaient à suivre, le cœur y était plus qu’une seule fois.

Dans l’enlacement de ses bras qu’elle m’accorda, donnant à mon souffle, lourdement expiré, l’expression de son prénom sur une touche d’absolution quémandée, je vins prendre pleinement contact de sa joue à la mienne, la frôlant d’une douce caresse de ma barbe hirsute sur sa peau couverte d’ecchymoses. Je plongeais en finalité mon visage dans le creux de son cou dont elle m’accordait le confort, trouvant plaisir à respirer sa chaleur et sa tendresse à plein nez. Je m’étais évertué à garder une distance entre nous par égard pour elle et de ma propre condition, crevant à l’idée de la savoir si proche et inaccessible, mais suffisamment débile pour me dire que c’était sans doute la meilleure chose à faire. Pourtant, la vérité était là, pleinement décidé par nos actes irréfléchis et les penchants de nos cœur qui se cherchaient sans cesse. Nous étions condamné à une forme platonique de l’expression de nos sentiments, mais il était temps d’arrêter d’en répudier leur existence.

« Plus jamais. » Lâchais-je en un souffle à nouveau expiré, mon thorax ne cessant de se gonfler sous l’emballement de ma frustration qui revenait à la charge et me percutait plus amèrement et cruellement que jamais. Mes bras, mes jambes, bougeaient légèrement, parasité par ces envies contraintes à l’immobilité.

Je savais que j’avais déconné, grave, que je m’étais laissé entraîné dans une noirceur sans nom, envahi par mes démons, mes cauchemars, mes illusions ténébreuses. J’en gardais pourtant toujours un certain flou persistant, comme une conscience endormie qui attendait juste le bon moment pour en émerger. Je me sentais encore vivement empreint d’une rancœur folle, d’une haine presque viscérale, dans la seule attente d’en porter une identité pour m’en décharger. Lorsque cela viendrait, je pressentais que ça en serait terrible et violent. Ces enfants de putain n'avaient pas assez payé à mon sens le prix de leurs actes.

« Reste avec moi. Reste près de moi. Je sais que je ne suis pas du meilleur confort qu'il puisse exister, mais j'aimerais que tu restes. »

Je n’avais pas le pouvoir de la retenir et j’espérais que mes mots suffiraient pour lui faire entendre mon envie absolue. Celui de sa présence, seulement. Son contact me donnait repos et sa chaleur était un réconfort immense à mon puzzle rassemblé mais pas encore collé. Et j'espérais pouvoir être celui qui effacerait sa peine et ses douleurs, celles que j'avais aperçu dans le discret de ses sanglots. J'aurais reculé ma tête, légèrement inclinée sur le côté, remontant mon visage dans le flottement de ses cheveux jusqu'à ce que mon souffle vint chatouiller son oreille puis sa joue, mes lèvres pressées à sa peau, comme un appel à ce qu'elle seule pouvait céder par l'inconfort de ma posture.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mar 22 Oct - 0:39
Je hochais légèrement de la tête à sa demande de rester. Maintenant qu’il était là, près de moi, autant par ses mots que par son souffle qui se perdait dans les courbes de mon cou, je ne comptais pas l’abandonner. Pourtant, je ne pouvais taire le frisson qui me parcourut la peau, puis tout mon être lorsque ses lèvres se posèrent sur ma joue. Non pas que je ne les désirais pas non plus, mais je me retrouvais une nouvelle fois à heurter le mur invisible que Sean avait construit entre nous, véritable plafond de verre à l’ascension émotionnelle de nos retrouvailles pleines et entières. D’autres larmes avaient coulées à la simple pensée que je ne nous offrais pas ce que nous désirions tous deux. Je crispais les mâchoires sur l’intérieur de mes joues, et mes bras autour de lui un peu plus fort amenant ma main venir caresser les cheveux drus de sa nuque.

Je tremblais, comme une feuille ballottée par la tempête de nos sentiments, et de mes ressentiments plus encore. Je détestais cette image de faiblesse que je pouvais lui renvoyer à cet instant, cette image toute entière de moi qui avait fini par craquer devant sa condition, sa perte puis son retour. Je me pensais tellement plus forte alors que je ne pouvais que contempler l’effondrement de mes remparts intérieurs, effrités de craintes et de souvenirs douloureux qui en avaient sapé toutes les fondations. Je le sentais. Si vivace, si brûlant. Cet appel auquel je voulais succomber mais auquel je ne parvenais pas à me résoudre. Il ne devait pas comprendre. Pouvait-il seulement le comprendre d’ailleurs, quoi que je m’interrogeais encore de savoir si je pouvais lui dire, au risque de le perdre à nouveau en le plongeant tête la première dans des eaux bouillonnantes de colère et de rancoeur ? Serais-je à ce point égoïste de vouloir l’entraîner avec moi dans cette horreur, cette violence à nouveau, plutôt que de simplement savourer l’instant.

Je venais de lui faire promettre un “plus jamais garce, ni pauvre con.” Je ne pouvais pas briser ça dès les premiers instants. J’avais besoin de temps, de repos, de mettre au clair mes idées, d’en parler avec Elizabeth d’abord. J’ignorai pourquoi mes pensées se tournaient vers la jolie brune en cet instant. Probablement parce que James l’avait mise en avant à ce propos. Elle était la voix de la sagesse et l’avait d’ailleurs suffisamment prouvé sans que son barbu de compagnon n’ait vraiment à le rappeler. Au final, je lui offrais simplement ce que je pouvais me permettre, bien que je n’avais pas le désir de le frustrer. Mes lèvres n’iraient cependant jamais à la rencontre des siennes, se contentant de demeurer closes contre le tissu de son haut durant de longues secondes - s’étirant peut-être en minutes silencieuses - où je me contentais d’apprécier sa chaleur, son odeur, sa présence.

Jusqu’à ce qu’une autre caresse, plus chaude, plus moite, plus liquide ne vienne glisser le long de mon front et empoisser mes cheveux. Je relevais légèrement le nez, plus largement les yeux en portant ma main à mon front, découvrant au bout de mes doigts les taches écarlate du sang qui roulait le long de ses bras depuis ses poignets meurtris. Je reculais, me détachais de lui à contrecoeur, laissant ma main non souillée courir sur sa peau, son visage. Pour maintenir le contact, ne pas le perdre ni l'abandonner. Je m'essuyai pourtant les doigts avec empressement sur le tissu de mon débardeur, tirant même le bas de celui-ci pour effacer autant que possible la souillure infectée qui roulait sur mon front et se noyait dans mes cheveux. Je ne pouvais rien masquer de cette crainte, limpide, qui me gagnait et nous rappelait certainement à cet infranchissable fossé.

J’avisais ses blessures, la morsure de ses entraves dans sa chair, une moue d’inquiétude passant sur mon visage. Mon regard rougi chercha le sien de nouveau, avant que je ne laisse baisse vers le sol. Je me sentais minable de le maintenir ainsi entravé maintenant qu’il semblait revenu pleinement à lui ; surtout que j’aurai voulu qu’il me prenne dans ses bras, referme sur mes épaules endolories son cocon protecteur. L’envie était forte de le détacher, mais je ne comptais pas m’opposer à la décision de James. Pas sans son accord. Malgré les épreuves de la veille et les sentiments qui m’empoignaient le coeur, nous ne devions pas reproduire les mêmes erreurs qu’à Snatch, où chacun faisait ce que bon lui semblait devant l’absence de décision et de contenance de ses meneurs. Je ne devais pas reproduire les mêmes erreurs à m’octroyer un rôle, des actes et des décisions qui n’étaient pas les miens.

Alors je glissais quelques mots à mon compagnon et équipier, avec une tendresse très perceptible.

“Veux-tu que j’aille chercher James ? Voir s’il peut te détacher et te soigner ?”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Mar 22 Oct - 17:38
Je la sentais frissonner sous l’effleurement de ma bouche qui trouvait le confort de sa joue avec l’irrépressible envie d’aller plus loin, trembler à mesure que j’approchais jusqu’à la limite de ma torsion cervicale sans parvenir à atteindre mon but, appelant son envie à se satisfaire également de plusieurs baiser répétés sur sa peau, mais plus j’insistais, plus je la sentais s’enfouir davantage dans mon cou, s’y enfonçant comme une souris tapie au plus profond de son antre fuyant un chat prédateur. Je m’immobilisais un instant en l’observant de mes iris déportés à l’extrémité de mes yeux, sa peau sur sa joue meurtrie, ses cheveux blonds tombant comme une douche soyeuse sur ses épaules chancelantes. Je la trouvais en l’instant terriblement désirable ainsi repliée contre moi et triplement excédé. D’une part parce que nos limites s’illuminaient en rouge fluo dans un recoin de mon esprit qui gardait cette fatalité bien ancrée dans ma mémoire et d’autre part parce que celui qu’elle fuyait en l’instant, c’était bel et bien moi, et un dernier point me ramenait à mon incapacité à seulement la rassurer d’un simple contact, d’un geste tendre, d’une caresse simple et réconfortante.

Je finis par retomber le crâne en arrière contre le mur qui accueillait mon dos en un souffle expiré longuement et marqué de ma résignation évidente. Pouvais-je seulement la blâmer ? Elle venait de poser là les limite claire de notre proximité et des seules que je pourrais alors lui réclamer. C’était sans doute plus sage ainsi, et quels qu’aient été ses raisons, je n’avais pas le cœur à le lui reprocher. Je n’avais aucun doute sur ses sentiments, ni sur les miens d’ailleurs. Nous n’étions plus d’âge d’en être naïf. Mais c’était la condition à respecter. J’ignorais encore si j’étais seulement prêt à la respecter, ou même seulement à y parvenir. Ma dernière et unique dérive dans la salle de réunion plusieurs jours plus tôt était sans doute témoin de mon absurdité bestiale. Et j’emmagasinais à nouveau cette dose de frustration en la déversant dans la cage qui contenait ma rage et menaçait de se rompre au premier connard croisé comme ce type dans la laverie, comme ce type dans l’usine de cimenterie, ou comme tous les salopard sur lesquels j’ai étendu mon jugement rigide sans même en éprouvé le moindre regret.

J’inspirais, longuement, lourdement, mon torse se soulevant nettement à chaque gonflement de mes poumons qui se sustentait de cet air frais à mon corps encore brûlant de mon énergie dépensé. Puis, je fini par renoncer complètement à cet épanchement souhaité, me cantonnant au souvenir vivace sous ce préau où nos lèvres s’étaient repues de toute l’ardeur que l’autre pouvait offrir. Plus j’y pensais, et plus je me montrais féroce à cette idée : je n’étais, de mon côté, pas prêt à la céder au premier venu qui oserait seulement lui promettre ce que je ne pouvais lui offrir. En ce sens, je me trouvais des plus égoïste au monde.

D’une pression de joue sur le flanc de son visage, je maintenais silencieux le contact de nos deux corps, fermant les yeux en savourant ce que je pouvais en prendre, de sa proximité qu’elle m’offrait néanmoins, le cœur battant un peu plus de morosité, mais trouvant un certains repos, mon souffle chaud soulevant fébrilement quelques mèches de ses cheveux. Jusqu’à que son geste ne brise cette quiétude tranquille qui s’était installée peu à peu. De mes yeux d’acier, je fixais ce sang qui glissait avec une lenteur mesurée sur ma peau et qui tira réaction totalement proportionné de la part de Jena, ne pouvant de mon côté que grimacer davantage d’un râle réprobateur.

« Fais chier… merde. » Avais-je seulement laissé échapper, plus hargneux du rappel à ma condition infectieuse qu’un reproche quelconque.

Je déliais mes doigts de quelques mouvements, m’arrachant une grimace supplémentaire au picotement des fourmillements qui pulsaient sur la pulpe de chacun d’eux. Reculant mon coude vers l’arrière pour l’éloigner un maximum du visage de Jena, je portais à nouveau mes yeux aux traits tirés sous leur plissement, sur elle, secouant légèrement la tête de dépit toujours empli de résignation avant de prendre une pleine inspiration à sa question formulée.

« Ça serait… sympa. »

Je ne retirais pas le fait qu’il était sans doute mérité, l’état dans lequel je me trouvais. Mais j’avais une certaine aigreur qui rentrait en conflit avec ma compréhension, à l’idée que mes propres amis m’avaient tenu captif. Sans doute pour ma sécurité, davantage pour celle du groupe. C’était un ressentiment amère et sans aucun doute injuste que je leur infligeais. Je me devais mes propres démons.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Hello darkness, my old friend - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mer 23 Oct - 0:50
“Sympa ? Ce serait… sympa ?” Ni un “s’il te plaît” ni un “merci”. Juste un mot qui me paraissait dénoter affreusement dans le contexte, que résonnait presque comme une injure à mes oreilles. Estimait-il que je n’avais pas été suffisamment “sympa” à lui tenir compagnie, ni même à plonger avec lui, m’inquiéter pour lui au point de risquer à me perdre à le suivre dans ses délires ? La résignation de son ton, de sa voix, la rudesse de ses mots qui étaient quelque part à la fois si simples et si mal choisis que je les ressentais comme insultants. Je baissais mon regard vers le sol à nouveau, mon visage se faisant plus rembruni. Je secouais légèrement la tête, sans rien masquer de ma déception. J’aurai pu tenter de comprendre sa frustration, l’accepter même alors que je lui avais refusé mes lèvres, alors que je ne pouvais lui offrir plus sans risquer d’exploser intérieurement et me décomposer, mais je n’en avais pas la force.

Finalement, je retirai ma main laissée contre son visage - plutôt sèchement d’ailleurs - pour la passer dans mes cheveux, replacer quelques mèches derrière mon oreille en me mordant la lèvre inférieure d’un début d’irritation que je me devais de taire. Lentement, je me relevais, faisant mine de lisser les plis de mon pantalon cargo pour masser sobrement les muscles de mes cuisses endoloris par une posture inconfortable maintenue trop longtemps. Ses mots m’avaient renvoyés d’une bonne claque à mes démons, la distance que je désirais imposer avec son genre typiquement masculin ; mais aussi à la rudesse et la distance dont j’avais tant fait preuve par le passé, à juger trop durement ces ressuscités alors inadaptés aux réalités et contraintes de ce monde qui avait fini par devenir mon quotidien.

J’enfonçais mes mains dans les poches de mon pantalon, sentant au bout de mes doigts les emballages plastifiés des barres de céréales que j’avais apportées pour le nourrir et dont la présence m’était complètement sortie de l’esprit lorsque le sien s’était dissipé. Je les extirpais lentement de mes poches, les jetant à terre, à ses côtés, avec un désintérêt certain pour ce qu’il pouvait bien en penser sur le coup. Un bref soupir contrit et farouche s’échappa de mes narines. Mes lèvres se pincèrent d’une amertume probablement injuste à son encontre, mais qui trouvait néanmoins tout son sens dans la déliquescence contradictoire de mes sentiments de l’instant.

“Plus jamais…” avais-je fini par soupirer, mon aigreur répondant à la sienne, comme un rappel à sa parole - et la mienne - d’ores et déjà mises à mal par quelques mots. Mon visage s’était véritablement refermé et durci en l’espace de quelques minutes, l’ombre d’une fureur glaciale mais encore contenue passant dans mes iris survolant son visage.

“Je pensais pourtant avoir été ‘sympa’...” repris-je en mimant des guillemets de mes doigts, un sanglot froid et retenu en travers de la gorge. Je secouais la tête une nouvelle fois, ne masquant rien de ma déception. “Merci de l’avoir remarqué ; mais t’inquiètes... Je vais être sympa. Je vais chercher James,” conclus-je, blessée, avant de tourner les talons, claquant sèchement la porte du local après l’avoir franchie.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-
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