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La fatale escalade - 14/04/35
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Nelson Wallace


Fiche de personnage
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Informations scénaristiques:
Nelson Wallace
Protagoniste
Sam 19 Oct - 15:16
Interprété par James Everett et Jena Higgins.


Un cliquetis avait réveillé le poste-radio, et un écho grésillant s'en extirpa pour résonner dans la salle de réunion majoritairement vide de tout aménagement qui aurait pu étouffer cette résonance.

« Wallace à Perchoir, je dois vous parler urgemment. Wallace à Perchoir, me recevez-vous ? Je dois vous parler, c'est urgent. Est-ce que vous me recevez ? Terminé. »

Au terme de ces quelques mots, un souffle grésillant survint avant de se couper net, laissant comprendre que l'interlocuteur avait interrompu la transmission.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
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Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Sam 19 Oct - 16:17
Un nouveau hurlement déchirait le silence global de la caserne, alors que James se trouvait derrière la porte de la salle de nettoyage, écoutant ce qu'il parvenait à percevoir de ce qu'il s'y déroulait. Jena s'y trouvait, malgré son état, elle avait choisi d'aller auprès de Kyle, d'être le premier visage qu'il découvrirait à son réveil et si James en avait été des plus inquiets, il n'avait pas contesté ce désir qu'il comprenait, bien sûr. Quelque chose s'était brisé en Kyle, c'est l'impression que le médecin en avait, mais il ne savait rien en réalité de ce qui pouvait le ronger. Tout ce qu'il pouvait faire, présentement, c'était attendre. Attendre de savoir comment les choses évolueraient, rester à l'affût d'un nouveau débordement, si dans un accès de folie de son ami, la canalisation cédait, car il savait Jena armé et il avait conscience de la tension extrême qu'ils subissaient tous depuis la maudite et atroce nuit précédente, pour Jena et Ivy certainement bien plus que lui ou son comparse.

James s'était redressé de son appui contre la porte d'un long et fastidieux soupir, le regard marqué par cette appréhension et cette tristesse, se sentant véritablement impuissant. Leonard et Cornelia étaient partis depuis moins d'une demi-heure alors, profitant des premières lueurs pour amoindrir le danger extérieur et quérir des médicaments qu'en réalité, le médecin n'espérait que peu acquérir. Le pas traînant, l'adrénaline de la nuit était tombée pour le laisser maussade, alors qu'il épousait le parquet clair du sol de ses pas appuyés, lourds, l'un après l'autre. Les sueurs de la nuit avaient laissé son front moite, quelques mèches de sa chevelure qui avait bien poussé depuis son réveil sur cette air d'autoroute, étaient demeurées pliées par l'accroche collante récemment séchée, titillant ses cils et tranchant sa vision de leur présence.

Il passait rapidement devant la porte des vestiaires où il avait rassemblé les affaires de Kyle, ses armes et les équipements qu'il lui avait confié, pour boucler l'ensemble dans le casier qui lui avait été attribué. Il ne savait pas à quoi s'attendre de l'état de Kyle, il n'avait pas compris mais l'idée de réquisitionner ses biens au-delà du fait de les boucler ainsi, ne lui traversait même pas l'esprit. Oh il avait bien eu quelques soupçons, tout du moins, avait-il été interpellé par quelques manières et surtout, la sauvagerie avec laquelle il avait tué ce type de l'avion, dans la buanderie de leur dernière rencontre. Mais il ne s'était pas suffisamment interrogé, il n'avait pas assez prêté attention, satisfait de voir une menace effacée dans le sang. Il en ressentait une culpabilité plus forte, celle de ne pas avoir été assez attentionné à ces gens qui l'entouraient maintenant, en dehors d'Elizabeth. La culpabilité d'avoir été tant focalisé sur les menaces extérieures, qu'il en avait oublié les démons intérieurs, les siens comme ceux qui pouvaient toucher ses alliés, ses amis, cette famille qu'ils s'efforçaient péniblement de construire.

La culpabilité aussi, d'avoir été sans doute trop dur avec eux par moment, trop ferme. Il pensait à Ivy qu'il n'était pas passé voir de la nuit, l'ayant laissé se reposer à l'infirmerie dans une solitude presque entière, elle qui avait tant souffert depuis sa seconde mort. Ça n'avait été - depuis - qu'une escalade ininterrompue, une avalanche d'événements, de blessures et de traumatismes, dont il peinait à imaginer l'ampleur. Il n'imaginait pas ce qu'elle pouvait ressentir, après la perte de Samuel, tous ces soupçons, tout ce chaos qui l'avait harcelé sans doute plus que n'importe qui d'entre eux. Il avait laissé d'autres étreindre leurs griffes sur elle, sans lui donner assez de temps. Il avait eu des mots durs pour elle, sans lui laisser assez de marge, sans être suffisamment souple.

« Encore et toujours toi, ça devient une rengaine » lui avait-il lancé à la figure à la dernière occasion d'échanger un mot dans un moment d'accalmie, entre deux drames, et c'est tout ce qu'il lui avait offert : un reproche injuste. Aujourd'hui, c'était autour de Kyle, et de Jena, de dévoiler leurs souffrances profondes et il ne voulait plus commettre l'erreur du manque de compassion, du manque de souplesse, quand bien même il était obsédé par la notion de sécurité pour eux, pour le groupe et il fallait bien l'admettre, pour Elizabeth plus particulièrement. Au passage devant la porte de la chambre qu'il occupait avec elle, tels des souverains de leur petit groupe qui s'offraient le luxe de l'intimité au détriment des autres : une autre injustice aussi minime soit-elle, il entendit les pleurs qui s'élevèrent, engendrés par les hurlements à répétition depuis la salle de nettoyage.

Cette petite, si sa naissance n'avait pas été assez terrible et douloureuse à vivre, se voyait projeté dans une famille morcelée et plus vulnérable que jamais. Il marqua un temps à proximité, portant son regard bleuté d'une discrète clarté sur la porte avec l'hésitation d'entrer. Mais après quelques instants d'indécision, les pleurs cessèrent et il se ravisa. Il ne se sentait pas en état de prendre ce pauvre petit être innocent dans ses bras, si c'était pour lui transmettre l'effluve saturée de sa tristesse, de ses craintes, de ses angoisses, elle avait bien assez enduré au premier jour de sa naissance. Il se fit d'ailleurs la réflexion qu'elle n'avait toujours pas de nom et suivie l'idée qu'il était important qu'elle soit rapidement baptisée. Il n'était pas tant optimiste, il connaissait la fragilité des bébés et les risques des premiers mois, même dans un cadre confortable et civilisé, alors dans le leur... mais il ne voulait pas qu'elle demeure une chose que l'on ne nommait que de son apparence, à l'instar des rôdeurs. Qu'elle ne soit pas une vie sans importance qui entrerait brièvement dans la leur, car James se sentait responsable et il avait le réconfort de savoir qu'il n'était pas le seul, mais ce n'était sans doute pas le moment d'y penser. Ils verront plus tard, demain sinon.

C'est d'un plissement des lèvres, ses dents grattant et mordillant la chair qui faisait irruption entre elles, qu'il tourna les talons pour reprendre la progression du couloir, ses bras presque statiques le long de son corps, il se frottait les doigts de la dextre distraitement. Sans doute un réflexe inconscient et une expression physique de ce besoin profond de se rassurer, de trouver l'espoir de se dire que l'avenir n'était pas si sombre, qu'il était possible de se sortir de cette mélasse de violence, de haine et d'atrocités, même si tout s'y refusait jusqu'alors. Ses pas l'amenèrent à la porte du bureau qu'il occupait et qui abritait l'accès à l'armurerie. C'est en portant la senestre à la poignée sans penser au fait qu'il avait verrouillé sur le coup, pris par ses réflexions, qu'il se figea soudainement en baissant le regard dessus, constatant l'absence de résistance de celle-ci. Puis, en relevant les yeux, il observait l'écart qui s'accentuait tandis que la porte s'ouvrait sans même avoir mis de pression. Elle était ouverte, pourquoi ? Il ne se souvenait pas y être venu depuis qu'il avait pris le relais la veille en s'occupant de la petite, ou bien avait-il simplement oublié de verrouiller ?

Il avait été si épuisé qu'il n'était plus sûr de rien de ce qu'il s'était passé, depuis leur retour de l'enfer de la nuit. Néanmoins, il n'eut pas le temps de se questionner plus ni de franchir le seuil, qu'il perçut le grésillement du poste-radio, dans la salle de réunion. Circonspect, James lâchait la poignée et se déplaçait à la porte voisine pour l'ouvrir plus simplement et rapidement, percevant les premiers mots résonnant de cet appel. D'un geste, il repoussa le battant derrière lui après être entré, faisant claquer la porte alors qu'il rivait son attention sur le poste-radio. Il entendait sans reconnaître cette voix, après tout, il n'avait jamais rencontré ce Nelson Wallace, ni même ne lui avait parlé par interaction radio. Pourtant il ne croyait pas vraiment à un mensonge : n'importe qui d'autre ici aurait pu réceptionner cette transmission et Ivy le connaissait, comme Jena l'avait déjà rencontré, pourquoi tenter une chose si hasardeuse et stupide ?

Pour cela, il ne tardait pas à se saisir du boîtier de sa dextre, une fois la réception terminée, pour exercer une pression du pouce sur le bouton de transmission, portant la partie striée du micro près de ses lèvres.

« Monsieur Wallace, ici James, James Everett, je vous reçois. Nous n'avons pas eu l'occasion de nous parler jusqu'ici, mais... j'apprécie cette opportunité d'échanger directement avec vous. Même si je m'attends au pire, pour ne rien vous cacher. A vous. »

Il avait relâché la transmission dans un nouveau soupir et bien qu'il s'était efforcé d'adopter un ton relativement neutre, cela n'avait pas été aisé de cacher sa lassitude et sa fatigue. D'une poussée de la jambe, il décalait la chaise accolée à la table et la faisait partiellement pivoté vers lui, sans s'asseoir pour autant. Et il attendit, avec une appréhension grandissante, les nouvelles qui allaient tomber.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FN FNC 30C 5.56
Dague de chasse
Poings américains
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Harnais
Talkie-Walkie
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : YZF-R1 3/4
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 59/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Bouclier balistique (25)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Nelson Wallace


Fiche de personnage
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Informations scénaristiques:
Nelson Wallace
Protagoniste
Dim 20 Oct - 15:09
Le poste-radio était demeuré silencieux, de longs instants après la transmission du chef du Perchoir, avant que de nouveaux grésillements ne précèdent le message qui suivait, du même écho résonnant faute de casque ou de basse pour atténuer le son qui se répercutait de façon brute et vibrante dans le bois de table. La voix du vieux fermier qui s'en extirpait, plus facile à assimiler à présent puisque James était plus apte à se concentrer dessus, se faisait tout à fait grave en dépit de sa tranquillité, laissant deviner le coffre que possédait l'homme bedonnant.

« Bonjour, James. J'apprécie aussi de vous entendre, et croyez-moi j'aurais voulu du fond du coeur que ce soit pour vous apporter de meilleures nouvelles. Mais... les nouvelles que je vous apportent sont... »

Un soupir pesant et intelligible siffla quelque peu du poste-radio, saturant la transmission et qui permettait de déduire que le vieil homme avait le micro très près des lèvres. Il avait ainsi marqué un temps, d'hésitation peut-être, du poids des nouvelles qu'il devait délivrer et dont il aurait effectivement voulu ne pas avoir à le faire. Quand il reprit, la gravité perçue n'était plus seulement celle d'une nature masculine, mais aussi la faute d'une amertume, ou peut-être, d'un chagrin qu'il ne cherchait pas tant à dissimuler.

« Matthew... Matthew et Jennifer étaient partis au camp Hope, rencontrer Melody et son frère il y a quelques jours. Tout ne s'est pas passé comme ils l'auraient voulu mais on ne pouvait que s'y attendre. Tous deux sont venus à la ferme et nous n'avions plus de nouvelles du camp les jours suivants, malgré nos tentatives de les joindre. Nous étions inquiets et Matthew est donc retourné là-bas, pour savoir ce qu'il... »

La transmission s'interrompit, assez brusquement, laissant le silence se réinstaller sans que le reste ne vienne, dans l'absolu.
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James F. Everett


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James F. Everett

Dim 20 Oct - 15:15
L'attente pour James avait eu l'effet désagréable d'alourdir sa respiration, lui qui se préparait mentalement à toutes sortes de nouvelles et peu d'entre elles étaient de nature positive, pour ne pas dire aucune. Après tout l'ère n'était plus aux appels radio amicaux, pour saluer ou parler d'un quotidien paisible qu'aucun d'entre eux ne connaissait plus. C'était l'âge des appels de détresse et des transmissions de nécessité, apportant leur lot de fatalité et de désolation, à l'instar du reste du monde d'au-dehors. Ce foyer que représentait le Perchoir, plus que jamais auparavant, était devenu un lieu de sécurité, un endroit où s'isoler de tout ce qui pouvait se trouvait par-delà les murs suspendus loin au-dessus du vide, de cette ancienne caserne.

En cela, l'idée selon laquelle les hommes s'enfermaient dans des cubes pour ne pas se brûler les yeux de la réalité tantôt magnifique, souvent terrible, qui constituait le monde prenait tout son sens. Finalement, la réponse vint et dans ce moment où le temps était paradoxalement ralenti de chaque mot que le médecin assimilait, et trop empressé d'enchaîner sans laisser le temps de s'en questionner davantage, il resta muet, le regard se perdant dans les particules blanches d'un mur à la propreté presque déphasée du reste du monde et même d'autres pièces de cette bâtisse.

C'était difficile à assumer pour lui, humainement, mais James était de prime abord soulagé d'entendre que le camp Hope était concerné par ces nouvelles, quelque puissent-être celles-ci, tranchant la question de la menace pour le Perchoir avant-tout et de la ferme dans un second temps, dont ils avaient le besoin qu'il perdure pour l'entraide nécessaire et inévitable. Cela, le médecin n'en doutait pas et aussi cruel soit cette pensée, Hope passait au dernier plan de ses intérêts et ses priorités. Pour autant, à mesure que le fermier peinait à délivrer ses mots, les nombreuses possibilités que l'esprit bouillonnant de James envisageait se restreignaient dans l'entonnoir de sa réflexion, jusqu'à ce qu'il en arrive au pire, cette fois sans nuance.

A l'interruption de la réception, James ferma d'instinct les yeux en prenant une plus rude respiration, dont le soulèvement de son torse trahissait un mouvement un brin plus chaotique. D'un geste plus hâtif, il pressa le boîtier pour actionner la transmission et le redressa quelque peu à ses lèvres, sa main s'étant peu à peu abaissée durant l'écoute.

« Monsieur Wallace. Nelson... que s'est-il passé... ? Est-ce qu'ils vont bien ? A vous. »

Il savait pertinemment qu'il aurait peu de chances d'avoir une réponse positive à sa question volontairement naïve, tintée d'un espoir issu de la mare de pragmatisme qui l'envahissait, comme un oasis aperçu au loin en plein désert et dont il aurait conscience de l'absurdité.
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Nelson Wallace
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Dim 20 Oct - 15:25
En réponse, le silence persévérera de longs instants, avant qu'un cliquetis et quelques énièmes grésillements ne fassent suivre la voix du fermier, qui fit moins de longueurs dans son verbe.

« Ils ont été attaqués, James.... ils ont été attaqués. Matthew y a trouvé des rôdeurs, de nombreux rôdeurs et des restes humains dévorés. D'après lui, ces restes sont issus de corps masculins. Il y avait aussi des voitures accidentées, comme projetées en plein milieu de la route ou retournées, sans trace de choc d'avec d'autres engins. La maison, elle était criblée de balles, de casse... peut-être même des obus, un vrai ravage.

Je suis navré James, il n'a trouvé personne, seulement une tombe à l'arrière de la maison et les réserves avaient disparu. On a pensé qu'ils avaient été attaqués et pillés par des bandits, ou peut-être par les hommes du Marchand. Nous n'avons pas eu plus d'informations dans un premier temps, Matthew a voulu suivre des traces de véhicules et de sang. Il a reconnu des pneus épais, de camions ou d'engins militarisés et il a fouillé le quartier jusqu'à la plaine. Là-bas, il y a trouvé des hommes qui semblaient faire des recherches. Des hommes dont il a reconnu l’accoutrement... et il les a fait parler. »


Un nouveau temps fut marqué, faisant taire un court délai les parasites qui persistaient à chaque fois que la réception s'activait, les ondes perturbées.

« C'était eux, James. C'était bien eux. L'homme au masque à gaz les a envoyé, comme il l'avait annoncé. On ne sait pas comment ils ont fait pour trouver le camp. Ils l'épiaient peut-être depuis un moment déjà, quoi qu'il en soit, d'après ce que Matthew a réussi à savoir, ils sont venus pour Melody et son frère, Matt. Et... Melody a été capturée. Nous ne savons pas si elle est encore en vie, ni ce qu'il est advenu du reste du groupe, si ce n'est que leurs agresseurs chassent Matt qui aurait pris la fuite avec au moins un autre homme. Il n'y avait plus personne sur place. Je suis désolé, James. Je suis vraiment désolé.

Je sais... que vos rapports n'étaient pas les meilleurs, après votre départ. Elizabeth m'en a parlé à sa venue, une charmante jeune femme. Mais l'attaque du camp... c'est affreux, et ça peut laisser penser qu'ils vont tenter de s'en prendre à vous, ou à la ferme. C'est grave, James, c'est très grave, mais je ne t'aide pas en te disant ça... je ne sais pas quoi dire, en vérité. Je prie pour que ces horreurs s'arrêtent là, aussi cruel que ce soit.

A vous. »
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James F. Everett


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James F. Everett

Dim 20 Oct - 15:50
James resta sans voix, dès les premiers mots du fermier. L'annonce avait été un véritable boulet de grue qui frappait les murs de son esprit et qui, au fur et à mesure qu'il parlait, disloquait ce faible espoir tout fantaisiste avait-il pu être. Une pensée insignifiante à cette annonce le traversa, celle du nom de Matthew qui ressortait du néant, ou plutôt du discours que Melody avait pu tenir dans cette maison de quartier, à la suite de l'accident de voiture, le jour où Jordan était mort. Et si le néant était ce qu'il avait toujours mis sur le compte de la capacité de réflexion de la brune, le fait est qu'il n'avait pas prêté davantage que cela d'attention à ce nom qu'elle avait employé, alors même qu'il était censé être détenu captif. Une aparté insignifiante, rien de plus, c'est ce qu'il avait cru.

Néanmoins, il ne pouvait s'attarder sur cela pour le moment et il ne le fit pas. D'un geste de sa main libre crispée, il se frotta le bas visage, agrippant de son épiderme sa barbe rêche alors qu'il se laissait tomber assis sur la chaise, s'affalant en tirant sur le câble bouclé du boîtier de transmission qu'il conservait empoigné dans sa dextre. Hope était tombé, le groupe disparu et les deux Campbell pris pour cible. Il ne pouvait pas mettre cela sur le compte de la coïncidence, pas après tout ce qui s'était passé. Nelson disait vrai, ce type masqué, tout monstre qu'il semblait être avait annoncé qu'il viendrait les chercher. Il ne pouvait pas oublier ce message envoyé sur les ondes à l'époque du camp Jefferson, peu avant la mort de Calvin, et qu'ils avaient mis sur le compte du Marchand avant que ce ne soit démenti par le Vagabond.

Aucun d'entre eux n'avait pu croire un instant qu'il en resterait là, mais il ne s'était pas attendu à un assaut si brutal et soudain pour autant et... il ne restait plus rien du camp de l'espoir, pire encore, Melody avait été capturée. Ce cauchemar n'en finissait pas. C'était un cercle vicieux, sans fin, qui continuait de parsemer le sentier interminable de leur survie de ronces, de pièges à loup et de fosses hérissées de pieux pour ne jamais leur laisser un instant de répit au risque de perdre la misérable vie qu'ils tentaient de mener. Il n'en pouvait plus, il ne pouvait pas juste continuer et attendre un drame après l'autre, c'était trop pour lui. Mais avait-il seulement le choix ?

« Est-ce que... » Avait-il commencé à dire, en enclenchant la transmission alors qu'il conservait ses yeux clos pour tenter de garder l'équilibre de son esprit pris d'un tournoiement vertigineux. « Ces hommes ont-ils parlé d'une autre attaque, prévue ou... merde. Comment ça a pu arriver ? »

Le médecin avait tenté de contenir ses émotions mais tout ça, tout ce qu'il s'était passé, pour eux, pour Ivy, pour Jena, pour Kyle, et maintenant Hope... les frêles et effrités murs qu'ils avaient bâti pour se protéger s'effondraient les uns après les autres et il ne restait presque plus rien, pour se cacher du désastre qui rôdait autour d'eux. Il avait coupé la transmission, relâchant le bouton et ses yeux rouverts étaient à présent tournés vers le mur, ceux-ci s'humidifiant malgré sa vaine tentative et les mouvements de sa mâchoire qu'il déplaçait par à-coups, étirant les traits fatigués et devenus rudes de son visage. Une larme s'échappait du coin de ses yeux pour cascader le long de sa pommette, élancée et rapide, se frayant un chemin jusqu'à sa pilosité où elle se décomposait.

« La maison était exposée, proche de l'ancien camp, on l'a toujours su mais Samuel et Melody... ils s'étaient bornés à y rester et... nous n'avons pas contesté. On aurait du, je l'ai fait, mais par la division. Je me suis planté, Nelson. J'aurais du insister, j'aurais du tous les prendre avec moi, j'aurais du plus m'impliquer, pour les convaincre.

J'ai peur, Nelson. J'ai peur pour les miens. J'ai peur pour Ivy, pour Elizabeth, pour Jena, pour Kyle. Kyle va mal, très mal et il a besoin d'aide et de tranquillité. On a des nouveaux, Cornelia, Leonard et Kenzie, ce sont des gens bien. On a un bébé, un nouveau-né... une petite fille, si fragile. J'ai peur qu'ils viennent, je sais que... on ne pourrait pas gagner. On ne pourrait pas... je ne veux pas les perdre. »


Il avait cédé, il ne pouvait plus contenir toute cette désolation. Ses traits s'étirèrent et son visage se fendait d'une grimace de peine irraisonnable, alors que d'autres larmes franchissaient ses paupières pour dévaler son visage, accentuées par l'inclinaison de son regard vers le sol devant lui. James ferma à nouveau les yeux en baissant la main, taisant cette peine à toute autre personne que ses propres fantômes. Il n'avait pas juste peur, il était terrifié de les perdre, de voir leur chances ruinées. Il aimait Elizabeth plus qu'il n'avait jamais aimé une autre femme, elle sublimait sa vie et donnait un sens à ce monde saturé de folie et il avait l'esprit tétanisé à l'idée qu'elle lui soit arrachée. Il avait une peur panique que l'on puisse les lui prendre, leur faire du mal, sous ses yeux. Il n'avait pas oublié les paroles du Vagabond, sur ces camps, ces lieux monstrueux où étaient envoyés les femmes et les enfants, ce que l'on faisait subir aux esclaves et les expériences faites sur les gens comme lui. Rien que d'imaginer les siens dans de tels endroits, c'était pire que la mort encore... pire que tout.

Il aimait ces gens, qu'importe le degré du lien qu'il avait tissé et le fait qu'il ne connaissait que peu de choses sur le passé de la plupart, ça n'avait pas d'importance, il aimait ces gens, et il était dévasté à l'idée d'être responsable de leurs souffrances à venir, ou de leur mort. L'éclatement de ce groupe balbutiant qui avait tant de choses à vivre ensemble et de liens d'amitié, d'amour et de tendresse à tisser, lui serait insupportable. En cela, l'écho résonnant des hurlements de Kyle, de Jena, les pleurs de l'enfant, tout cela se mêlait non comme une répulsion à s'impliquer de leurs peines et à s'en désister, mais au contraire, intensifiait un désir brûlant de les aider et de prendre soin d'eux. Le médecin se sentait impuissant en l'état à y parvenir et le poids l'en faisait suffoquer de l'intérieur.
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Nelson Wallace
Protagoniste
Lun 21 Oct - 13:44
La solitude et le silence extérieur, c'était ce que lui avait offert le vieux fermier, près d'une longue minute. Il était possible que ce dernier ai perçu le sensible éraillement de la voix du médecin, quand sa peine l'avait gagné et ce à ses derniers mots avant la coupure. Était-ce une volonté de lui laisser un moment de répit ? Ou ne parvenait-il pas à trouver les mots, surpris par cette confidence soudaine et presque intimiste, d'un homme qu'il ne connaissait pas pourtant ? Peut-être une toute autre raison ? Quoi qu'il en soit, ce silence s'était poursuivi jusqu'à ce qu'un nouveau cliquetis, toujours la même sonorité brève et ancestrale, ne fasse suivre la voix de Nelson avec bien peu de grésillements cette fois.

« J'ai peur moi aussi James. Je sais que certains des tiens ne manquent pas de courage et de force, qu'ils ont le désir de se battre, il en va de même de certains des miens, mais je n'espère pas davantage que toi une victoire en l'état. Il y a un verset de la bible, qui dit ces mots : personne n'a jamais vu Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. Peut-être ne pouvons-nous pas gagner par la force, nous ne sommes pas des groupes de soldats, mais la peur que nous ressentons, à l'idée de nous perdre les uns les autres, est une preuve d'amour qui n'est pas insignifiante. La persuasion a bien des outils, je sais ce que c'est, de perdre par les mots sans qu'un seul coup de feu n'ai été tiré.

Dieu ne nous a pas encore abandonné James, je refuse d'y croire. Nous trouverons un moyen de survivre à tout cela, je l'espère de toutes mes forces. Je vais parler avec les miens, voir ce que l'on peut faire pour nous préparer à ce risque, mettre en place un plan d'évacuation, si jamais ils devaient venir nous chercher.  Quoi qu'il arrive, quoi qui puisse venir à nous, ce qui compte, c'est de ne pas se laisser prendre entre leurs griffes. Jamais... à vous. »


La réception se tuait de nouveau, replongeant la pièce dans un silence extérieur entier, qui ne pourrait être brisé que par le seul protagoniste présent alors.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 Debuba1183/2000La fatale escalade - 14/04/35 Videba10  (83/2000)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 Debuba1091/100La fatale escalade - 14/04/35 Videba10  (91/100)
Informations scénaristiques:
James F. Everett

Mar 22 Oct - 18:50
Pris par un torrent de crainte et de peine, ses larmes continuaient de se suivre, les unes après les autres, lentement, alors que sa peau rougissait à force de l'étirement de ses traits épaissis. Le boitier - large pour sa paume - toujours tenu en main, il s'était voûté sur lui-même en posant les coudes sur les genoux, prenant appui de sa main occupée contre sa tempe, l'autre se portant à sa face pour la passer avec une certaine force, étalant l'humidité salée qu'il n'avait pu contrôler sur sa peau partiellement marquée par le temps et les épreuves. Tant de choses s'étaient passées en ces quelques mois, qu'il avait le sentiment de les avoir davantage subies à l'instar de sa peau qui subissait le passage de sa senestre, jusqu'à s'accrocher à sa barbe dont le frottement se percevait aisément à sa propre ouïe.

Il avait eu besoin de ce moment, de craquer et de laisser aller toutes ces angoisses qu'il accumulait jusqu'à l'étouffement. Il avait essayé de garder bonne figure tout du long des dernières semaines, presque jusqu'au sur-jeu, jusqu'à être plus ferme que déterminé, plus rustre que convaincu. Tandis qu'il continuait de s'essuyer le visage de gestes de plus en plus frénétiques afin de balayer ses larmes persistantes, les minutes défilaient sans qu'il ne soit parvenu à exprimer le moindre mot, comme si ses cordes vocales avaient été paralysées par ce relâchement brutal de ses brûlants ressentiments, bloquant toute expression orale de ses pensées. Cela fini par venir, au bout d'une longue lutte contre les deux facettes de lui-même qui se hurlaient dessus : l'une jurant que c'était désespéré et que continuer à lutter était fou, canalisant sa crainte, sa peur et sa lucidité du monde ; l'autre tonnant qu'il n'était pas question de reculer sous prétexte que le chemin était trop cabossé et couvert d'obstacles, rassemblant sa rage combative, sa lucidité de la vie et ce refus profond, viscéral, de lâcher prise tel un pitbull irraisonné.

En un long souffle qui gonflait ses joues au passage de l'air pour en répandre la fraîcheur dans l'air empli de poussière, faute d'une aération régulière délaissée au profit d'une mise en clos la plus constante possible de la bâtisse, il s'était redressé pour déposer son dos contre le dossier de chaise. Le regard du médecin se déporta sur le poste-radio à son coté, comme s'il représentait un avatar de son interlocuteur en vérité lointain, laissant les mots du fermier s'assimiler comme s'il avait reçu sa rétorque en différé, non à cause de l'engin qui leur permettait de communiquer mais bien de par son esprit dissimulé d'un brouillard passager. Il aurait voulu sourire, même un peu, pour contrebalancer le fait d'avoir craqué comme le vieil homme contrebalançait toutes ces menaces hostiles par ses mots qui avaient voulu être réconfortants et qui étaient assurément amicaux. Une preuve que tout n'était pas noir, même si un avenir de clarté semblait utopique en l'état.

« Jamais. » Eut-il enfin répondu d'une pression sur le boitier de transmission. « Et quoi qu'il arrive, nous sommes aussi dans le même bateau, alors la ferme peut compter sur nous et j'espère que nous pourrons compter sur vous à l'inverse, se serrer les coudes est la seule échappatoire viable au désastre.

Je vais tâcher de parler avec ceux de mon groupe de ce que vous m'apportez là, également des mesures à prendre et si Matt a vraiment réussi à s'enfuir, peut-être est-il quelque part dans la nature, avec un peu de chance, il y a d'autres membres de son groupe. Si on arrive à les retrouver le Perchoir sera prêt à les accueillir, il n'est pas question de les abandonner à leur sort. Je passerais aussi à la ferme sous peu, nous devons nous rencontrer véritablement et il y a des sujets que je préférerais aborder avec vous de vive voix. A vous. »


La force de son pouce s'était évaporée à l'instant où il relâchait sa pression, libérant la fréquence tandis qu'il basculait la tête vers l'arrière, joignant les paupières. Sa respiration se calmait et reprenait une lenteur plus paisible, progressivement. Il cherchait à s'ancrer à nouveau avec plus de self control pour mieux réfléchir à la manière la plus sécuritaire de s'y prendre et surtout, il avait besoin d'apaiser sa tension et sa peine, car il était hors de question qu'il soit vu ainsi par Elizabeth, Jena et... seulement elles deux, en fait. C'était le mieux à faire dans l'absolu, avec l'état de Kyle et le manque d'implication et de liens tissés avec Leonard, Cornelia et Kenzie, il n'était pas nécessaire de leur infliger cette angoisse tant que la menace ne se concrétisait pas pour eux. De cette pensée, il espérait de tout son cœur ne pas avoir à leur en parler avant que la tempête ne passe.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FN FNC 30C 5.56
Dague de chasse
Poings américains
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Harnais
Talkie-Walkie
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : YZF-R1 3/4
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 59/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Bouclier balistique (25)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Nelson Wallace


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 Debuba110/0La fatale escalade - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 Debuba100/0La fatale escalade - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Nelson Wallace
Protagoniste
Mar 22 Oct - 18:56
Malgré le délai de réponse de James, la transmission de Nelson ne traîna guère quelques instants après, laissant comprendre que le fermier était demeuré près du poste dans l'attente d'une réponse et sans montrer d'insistance, ce qui pouvait être laissé à son crédit. De nouveau le ton grave qui se reconstituait sur les ondes restait assez posé et se voulait avenant, enrobé d'une certaine tristesse pudique.

« Nous attendons des nouvelles de Matthew, il est toujours à leur recherche mais pour l'instant, il n'a rien de probant. La seule assurance que nous avons en l'état est qu'en écumant la plaine, il n'a pas trouvé de traces datant de moins d'une journée dans les alentours proches du secteur de Hope qui pourrait correspondre à nos alliés. Si les survivants de l'assaut sont encore en vie et libres quelque part, ce doit être dans la ville où ses compétences deviennent inutiles. Mais... il continue, et si Matthew ou vous veniez à les trouver, sachez que la ferme peut aussi accueillir ceux qui le souhaitent, voir tous les rescapés si le besoin se faisait.

Je ne dis pas que le Perchoir n'en est pas capable, mais je me doute que certains caractères ne s'accordaient pas vraiment, alors s'il est besoin d'avoir un autre point de chute pour éviter des tensions, au moins le temps que les choses soient plus... apaisées, n'hésitez pas. Quant à une rencontre physique, vous savez où nous trouver, pas de rendez-vous ou de chichi entre nous. Venez quand vous le voulez et surtout quand ce sera le moins dangereux. Ah, hum... autre chose. Ce n'est peut-être rien, mais quand Matthew et Jennifer se sont rendus au camp quelques jours avant l'attaque, ils n'ont trouvé sur place que Melody et son frère Matt.

Peut-être que les autres étaient de sortie, ou qu'ils ne voulaient pas se montrer. A vrai dire ils n'ont pas eu l'occasion d'entrer dans la maison mais sur le coup, ils nous avaient dis à leur retour avoir eu l'impression qu'ils étaient isolés. Si c'était le cas, s'ils n'étaient vraiment que tous les deux... ils n'avaient vraiment aucune chance, mais nous n'en saurons pas plus avant d'en avoir retrouvé. Je continuerais de prier pour eux, pour vous... pour nous tous. A vous. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 Debuba110/0La fatale escalade - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 Debuba100/0La fatale escalade - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Jeu 24 Oct - 12:46
Matinée du quatorzième jour de ce mois pourri. Bon, elle serait mauvaise langue de s'arrêter à cela, elle dormait dans un lit chaud et confortable, au sein d'un bâtiment protégé et auprès d'un groupe de gens vraiment fréquentables et un peu plus même. Quoi que, attendez... un nouveau hurlement la réveillait dans un sursaut qui la fit basculer sur le ventre, enroulant sa fine silhouette dans la couette en plaquant son visage contre le coussin. Dans un accès de frustration, elle y étouffa un hurlement bien à elle et de ce fait, bien moindre que ceux qui se répétaient, à croire que les clampins d'à coté pratiquaient un véritable exorcisme. D'accord, c'était médisant, il ne fallait pas, mais elle était vraiment fatiguée et dans ces cas-là, la raison avait des raisons que la raison... quelque chose. Ses pensées avaient du mal à s'organiser, c'était un mélange de lucidité, de compréhension, de bienveillance, de haine, d'un ras le bol et d'un mal être qu'elle devait essentiellement à la fatigue.

Elle avait veillé toute la nuit, encore et ses heures de sommeil sur les trois derniers jours, elle pouvait les compter sur les doigts de ses mains. Peut-être pas autant mais c'était une manière de symboliser qu'elle avait trop peu dormi. A mesure que les instants passaient et que les nuages brumeux qui emplissaient sa tête d'un orage grondant se dissipaient, ses frustrations s'adoucissaient pour laisser place à une pointe grandissante de honte. C'était très mal avisé de sa part de penser de telles choses et encore moins de considérer ceux d'à coté comme des clampins, elle qui était restée bien à l'abri du Perchoir alors qu'ils avaient vécu des choses horribles. Kenzie ne savait pas tout, avec l'enchaînement des événements James n'avait pas eu beaucoup de temps à prendre pour la mettre au parfum de tout ce qui se passait ici et elle n'avait pas eu le cran d'insister. Il fallait dire que ce médecin et chef de camp dégageait l'aura d'un homme sympathique et soucieux, non sans un franc charisme.

En fait, la plupart des gens d'ici puaient le charisme, que ce soit James le Captain, Jena Croft la femme forte et fatale à la fois, Kyle Barton l'ex-militaire qui donnait l'impression de porter le poids du monde sur les épaules un instant et d'avoir envie de le zigouiller entièrement celui d'après, et Elizabeth qui arrivait à associer d'être super sexy, super intelligente, aimante comme un coeur et qui semblait avoir un énorme vécu transparaissant dans les yeux. Il y avait aussi Leonard qui était la gentillesse et le courage incarnés et Cornelia avec qui elle ne voulait pas avoir à se battre sous aucun prétexte. Bon d'accord, pour ces deux derniers, l'effet était moins pesant mais elle se sentait globalement comme une petite renarde au milieu de grands fauves majestueux, pas menaçante pour un sou et peinant même à soutenir leur regard, avec toujours ce sentiment de les embêter à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, alors qu'ils avaient tant de choses à penser et à affronter. Il fallait dire qu'elle ne comprenait toujours pas pourquoi Mickael avait trouvé plus juste de la laisser ici mais à vrai dire, elle lui en était profondément reconnaissante, pourtant, il lui manquait.

Ça semblait bête, après tout elle ne sera pas restée longtemps avec lui mais ce temps passé en tête à tête avait été précieux pour elle, très précieux. Un homme rustre qui cachait des blessures profondes, elle n'en avait pas douté et elle s'était sentie tellement minable, à râler, à chouiner, à devoir être protégée en permanence de tout comme un boulet incapable de tenir dehors une journée sans faire une crise d'angoisse et se mettre à pleurer. Elle avait tenté pourtant, elle était bien sortie de son coté ce fameux jour où elle rencontrait des ressuscités pour la première fois et dès leur réveil, dans ce bâtiment où elle avait fini par s'enfermer dans une pièce ridicule aux premiers rôdeurs croisés en solitaire. Kenzie s'était bien débrouillée pour donner une certain impression aux deux gars qui l'avaient trouvé aussi facilement que si elle s'était mêlée à un troupeau d'éléphants traversant la savane en faisant tonner leurs trompes.

Elle n'avait rien dit à Mickael, de la façon dont elle avait pris ses jambes à son cou en respirant comme une vache paniquée quand ces bandits les avaient poursuivi, ni la façon d'autant plus pitoyable dont elle avait abandonné ce type pour ne pas risquer la moindre parcelle de sa peau. La tête de Mickael, quand il lui était tombé dessus alors qu'elle suait à grosses gouttes et tremblait comme une feuille, elle n'avait même pas osé tressaillir davantage quand il l'avait grondé comme une gamine. A dire vrai, elle n'en avait pas mérité moins. A dire vrai... elle lui devait tout, dès le premier jour où il lui avait sauvé le cul et la vie, littéralement sans aucun doute possible. La technologie, l'informatique, ça, elle s'y connaissait et c'était bien peu d'utilité dans un monde comme celui-ci. Enfin, après un long moment à presque s'étouffer contre le coussin, elle finit par redresser le regard sur la pièce parsemée d'autres lits, et bien sûr il n'y avait ni Jena ni Cornelia. Comment faisaient-elles pour s'assumer en dormant le strict minimum ?

Elle avait beaucoup moins fait que l'une et l'autre ces derniers jours, on pourrait même dire qu'elle s'était essentiellement plantée devant le poste-radio avec sa console technologique pour faire la permanence entre deux siestes, faute d'avoir un quelconque intérêt dehors et ce serait mentir de dire qu'elle s'en plaindrait. Malgré tout, son manque de sommeil pourtant certainement moindre que le leur, en dépit des pleurs réguliers du pauvre bébé qu'ils avaient accueilli, l'avait ruiné et elle se sentait comme une loque alors que Kyle avait pété les plombs et que les autres devaient rajouter cela à leurs problèmes. Elle ne savait pas non plus d'où venait cet enfant et elle n'avait pas osé demander, une fois de plus. C'était terrifiant l'idée d'avoir à assumer une si petite chose tout juste née et jusque là, elle ne s'était même pas approchée par cette angoisse que cela lui procurait, contrairement à James et Elizabeth qui s'en étaient occupés à tour de rôle jusqu'à l'épuisement pour le chef lorsqu'elle avait traversé le couloir et l'avait vu effondré sur le canapé, entre ça et Kyle, elle n'imaginait pas comment ils allaient faire. Kenzie n'oserait néanmoins pas juger l'ex-militaire et même si elle eu été trop terrifiée pour sortir de la salle de réunion lorsqu'elle entendit la crise prendre forme, en percevant les râles, les grondements et les cris qui l'avaient surprise comme tout le monde ici, elle avait ressenti une vraie peine pour lui.

Elle ne voulait pas juste être une petite renarde qui se faufile et espère qu'on la laisse tranquille. La jeune femme se sentait assez minable d'avoir laissé à Mickael l'image d'une gamine peinant à tenir son couteau correctement malgré l'enseignement qu'il avait tenté de lui prodiguer, peureuse et pipelette, comme une adolescente dont elle se demandait bien pourquoi il ne l'avait pas largué en cours de route. Elle ne voulait pas collectionner ces mêmes regards, que ceux de Mickael, qu'elle avait toujours eu le sentiment d'être des regards de pitié pour une chose dont il n'espérait pas la survie à long terme, ce devait être pour ça qu'il l'avait laissé ici sans lui. A ces pensées, elle plissa les lèvres d'une petite moue de peine et laissa retomber son visage sur le coussin pour fixer le mur sur son coté, un bras affalé sur le matelas et l'autre tombant du lit pour frôler le parquet qui recouvrait le sol. Elle était là aujourd'hui, au sein d'un groupe soudé, vivant et plein d'espoirs dans leurs malheurs, avec quatre murs et même de la hauteur pour être à l'abri.

Mais étrangement et malgré la force des uns et des autres, elle se sentait plus vulnérable que lorsqu'elle était au dehors aux cotés de Mickael, qu'elle avait vu dès les premiers instants comme un héros de l'apocalypse, déterminé et indestructible quand bien même il n'avait pas de grosse arme à feu ou d'acolytes, auprès duquel elle avait toujours eu le sentiment que quoi qu'il arrive, il aurait une solution. Il allait beaucoup lui manquer, vraiment beaucoup lui manquer... elle avait envie d'en pleurer par moment mais elle devait lui faire honneur, s'assumer par elle-même, gagner sa place au sein de ce groupe avec ses maigres compétences et trouver le courage d'avancer avec eux sans craindre, afin d'être considérée. Et peut-être, si elle le revoyait un jour, qu'il soit fier d'elle. Cette pensée lui fit un pincement au cœur et par sa main ballante, elle croisa l'index et le majeur, espérant qu'il ne lui arrive rien et que ce jour vienne.
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Contenants Personnels :
N/A
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