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La fatale escalade - 14/04/35
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James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Jeu 24 Oct - 13:05
D'une pleine inspiration suivie d'une longue expiration, le médecin inclina la tête pour retrouver sa posture, redressant sa senestre libre pour prendre appui sur la table et faire pression afin de se redresser avec un nouvel élan de conviction dans le mouvement. Une fois debout il pivota face à la table et redressa le boitier pour activer la transmission une dernière fois.

« Je comprends bien Nelson, ne vous en faites pas. On se tient au courant, merci de nous avoir prévenu et désolé de vous avoir fait entendre mes craintes alors que nous ne nous connaissons pas encore, ça ne vous aide pas non plus. Si on a davantage d'informations on vous préviendra et j'essaierais de venir demain dans tous les cas, que vous ne soyez pas surpris. Je ne sais pas si cela servira vraiment à quelque chose mais je prierais également pour vous et pour nous, que ces agressions s'arrêtent sans avoir à tirer un seul coup de feu. Terminé. »

L'instant de latence qu'il laissa couler avant de poser le boitier s'était accordé à son regard qui se perdait quelques instants encore sur le mur blanchâtre, puis il fit l'impasse sur le reste de ses questionnements. Il avait besoin de se concentrer et se recentrer et même si les derniers mots de Nelson avaient suscité d'autres interrogations, il jugeait ne pas avoir à les prendre en compte pour le moment car ils auront bien des choses à se dire de toute façon quand il s'y présentera. Le médecin ne voulait pas risquer plus longtemps d'être surpris par quelqu'un du groupe dans ce moment de faiblesse dont nul n'avait besoin ici, compte tenu de leur situation extrêmement tendue à presque tous les niveaux. Il devait rester fort, un pilier sûr sur lequel les siens pourraient se reposer, c'était la promesse qu'il leur avait faite dans cette maison où il avait provoqué la scission. Quelque part, il se disait qu'il avait peut-être sauvé leur petit groupe de cette attaque-ci, de ce désastre, même s'il n'était sûr de rien et peinait à en tirer une quelconque satisfaction. Peut-être qu'à l'inverse, leur départ avait condamné les autres, les rendant vulnérables.

Bien des souvenirs lui revenaient en tête, depuis ce réveil sur l'air d'autoroute, avec Seth, mort depuis longtemps, Elizabeth sa douce et ce type qui s'était enfui dès l'instant où le camion de Matthew, Calvin, Ricky et ce type qui était mort le jour-même pour les sauver, s'était arrêté. Cela avait pu être un signe, cette mort dès les premiers instants de leur retour à la vie. Un signe de leurs souffrances à venir mais dans un même temps, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il s'était sacrifié pour sauver sa Liz avant tout et il lui serait reconnaissant pour toujours, quand bien même il ne souvenait même pas avoir entendu son nom. D'un autre coté, le premier instant qu'il avait eu en commun avec Elizabeth avait été son arme pointée sur lui. Elle aurait pu presser la détente, dans un instant de flou, de peur, d'un mélange de sentiments chaotiques ou même par accident. Cet instant où elle avait pointé son arme alors qu'elle surgissait de la mort avait été terriblement dangereux et des mois plus tard, il ne voulait plus la quitter sous aucun prétexte et passer le reste de sa vie avec elle. La vie avait quelque chose d'ironique, souvent terrible mais parfois magnifique et dans ce monde post-apocalyptique, tout allait tellement vite et ils vivaient tellement de choses en si peu de temps.

C'était bien là, la raison qu'il avait d'avancer et après avoir attendu une éventuelle réponse de Nelson, se saisissant du dossier de chaise pour la ranger sous la table dans un faible grondement, réponse qui ne vint pas car il n'y avait en vérité rien de plus à ajouter, il traîna les bottes vers la sortie de la pièce et se saisit de la poignée pour ouvrir la porte. Sa silhouette franchit le pas en laissant le poste-radio dans son dos et quand il referma derrière lui avec moins de rudesse qu'à son arrivée, faisant pivoter la poignée avec une certaine délicatesse, c'était aussi une manière pour lui de refermer leur cocon du reste du monde. Pour le moment, il n'avait plus envie de le regarder ce reste de monde, il ne voulait se consacrer qu'à son groupe et en cela, il espérait vivement que Leonard et Cornelia reviennent de leur excursion à la pharmacie sans déboire, ou ce serait alors vraiment un acharnement presque improbable à vouloir leur pourrir la vie par tous les moyens. Pour le moment, il reprenait son trajet initial en revenant à la porte voisine de son bureau qu'il avait trouvé déverrouillée et laissée entrouverte.

Melody était capturée et connaissant cet ennemi, du moins ce que le Vagabond en avait dit, il n'osait pas imaginer ce qu'elle devait déjà subir et malgré tout ce qui avait pu se passer, il en avait le cœur enserré autant qu'à l'idée que les autres puissent connaître un sort similaire. Ça aurait pu être eux. Si les craintes de Matthew et Jennifer étaient fondées, si Melody et Matt s'étaient bel et bien retrouver seuls... James eu une pensée pour ce dernier, de devoir s'enfuir en laissant sa soeur aux griffes de ces monstres. Quelle horreur, d'avoir à prendre une telle décision, il ne put s'empêcher d'imaginer se retrouver à sa place, Elizabeth captive et lui face à ce choix impossible. C'était inconcevable. Ses lèvres plissées, sa main droite se frottant les doigts par tic d'angoisse et le regard bas par ses réflexions mélancoliques, il poussa le battant de sa seconde main libre et relevait après quelques instants les yeux sur la pièce. Son attention se posa alors sur les deux feuilles pliées en trois qui trônaient sur le bureau, à coté du bloc de post-it, tandis que sa senestre lâchait la porte qui continuait sa course pour cogner le butoir fixé au mur, étouffant le choc en même temps que la prise de conscience de ces simples feuilles pliées sur le bureau, fit ressentir au médecin un léger et inexplicable sentiment de malaise.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FN FNC 30C 5.56
Dague de chasse
Poings américains
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Harnais
Talkie-Walkie
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : YZF-R1 3/4
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 59/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Bouclier balistique (25)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Jeu 24 Oct - 23:58
La fraîcheur de l'eau avait pour elle d'être revigorante et profondément agréable, presque spirituellement, tout en réveillant le corps d'un frisson que l'on aimait détester. C'est ce que la jeune brunette aura infligé à son visage de ses mains nues, laissant sa peau s'imprégner et ses yeux se rouvrirent de pupilles légèrement plus dilatées, ses paupières cessant leur rébellion grotesque à vouloir demeurer semi-closes, alors que Kenzie était penchée au-dessus de la bassine qui avait trôné sur la table du dortoir toute la nuit. Un long soupir franchi ses lèvres avec un empressement presque fuyard, tandis qu'elle se redressait de son appui momentané pour se remettre presque droite, sa dextre saisissant la serviette pliée à coté qu'elle porta à son visage pour l'essuyer vigoureusement dans un reniflement, avant de la reposer à sa place à peu près repliée.

En tournant les talons, elle prit aussitôt la direction de son lit d'un pas un peu plus sûr que le temps conséquent dont elle avait eu besoin pour sortir la loque de sous la couette et cette tentative de regain d'aplomb un peu trop présomptueux fut très vite sanctionné. Elle posait le regard sur la table de chevet où sa sacoche était déposée à coté de sa console éteinte, et surtout son lecteur de musique dernier cri, quand le petit orteil de son pied droit nu cogna brutalement le pied du lit dans un manque évident de conscience de l'espace et des distances, car son esprit était encore un brin embrumé. Au choc, elle étira brusquement les lèvres et les pommettes en étouffant un râle de douleur et se mit à sautiller de façon presque hystérique à cloche pied, relevant celui meurtri tout en tournant sur elle-même, défigurant son visage d'une grimace aux fins traits pour le coup bien visibles.

Un souffle pénible sorti finalement tout en se laissant tomber assise sur le lit, ses mains hésitant à aller chercher son pied, elle se ravisa pour venir empoigner de toutes ses forces le matelas en fermant durement les yeux, la douleur fustigeant sa faible patience de longs instants d'un supplice aussi banal que sous-estimé. Pour une tentative de se donner de la force et de la motivation, c'était un désastre et elle resta ainsi dépitée plusieurs minutes, ses yeux très clairs se dévoilant à nouveau sur le parquet, elle avait pour seule satisfaction d'avoir à subir son malheur en solitaire sans que qui que ce soit d'autre du camp ne la voit se tordre pour un vulgaire choc au pied. Pour sûr que ce n'était pas Jena ou Cornelia qui allait pleurer pour un petit coup de pied dans un meuble, dans cette optique, Ivy semblait la meilleure opportunité pour elle de ne pas se sentir totalement insignifiante. Malgré tout, elle avait à peine croisé ce bout de femme qui paraissait aussi frêle et jeune qu'elle, gardant tout de même un sentiment de malaise vis à vis d'Ivy qu'elle mettait sur le compte pragmatique qu'elle avait bien plus souffert qu'elle, et l'avoir vu revenir la main ensanglantée d'une amputation l'en avait fait trembler.

A la réflexion, il était bon qu'Ivy ne soit pas présente non plus. C'est presque lasse qu'elle se redressa alors du lit, peinant à tenir sur ses deux jambes et se mit à boiter vers la table de chevet à coté pour récupérer son lecteur qu'elle clipsa à son string dans un nouveau souffle long et fastidieux qui fit gonfler ses joues le temps de son rejet, puis elle glissa les écouteurs sans fil dans chaque oreille sans trop les enfoncer et d'une simple pression, alluma l'outil qui lança après quelques instants la première musique enregistrée, un tube d'Avril Lavigne, une chanteuse vintage. Elle avait toujours eu une préférence pour le retro, c'était son coté un peu hipster qui voulait ça, même si en réalité c'était devenu plus une mode qu'une exception, de s'extasier sur la culture populaire des années deux milles. Cette pensée lui fit un pincement au cœur. Toutes ces personnes, cette vie... ce monde qu'elle avait connu et dont elle n'avait pas imaginé un seul instant qu'il puisse partir en fumée presque du jour au lendemain. La musique, les films, les fringues, c'était les seules choses qu'il lui restait pour se rappeler que la vie n'avait pas toujours été aussi horrible qu'aujourd'hui et qu'elle pourrait peut-être un jour redevenir jolie, avec toute la naïveté que l'on pourrait mettre sur cet espoir. Mais tant pis, c'était son moteur de se dire que peut-être un jour, elle sera une femme mûre qui fera découvrir à ses enfants ces musiques et de nouvelles qui proviendraient d'un autre pays, en se disant que toute cette folie n'aura été que passagère, comme l'ont été les guerres mondiales.

Son ouïe couverte par le rythme de la musique et de la voix de sa chanteuse favorite, elle ouvrit la fermeture éclaire de sa sacoche et se saisit du crayon noir qui lui servait à se maquiller, une autre manière pour elle de se raccrocher à l'ancien monde, mais cette fois elle figea son mouvement dans une soudaine hésitation. Aussi réconfortant que cela avait été pour elle, ce maquillage, ces couettes, ce style gothique qu'elle s'était donnée depuis le début avaient également été une pancarte "adolescente fragile" accrochée à son cou, qu'elle avait trimbalé sous le regard des autres et de Mickael. Après un clignement d'yeux assez lent, elle finit par ranger le crayon et referma doucement la sacoche. C'était le moment pour elle de montrer qu'elle était une femme et elle ne pouvait plus se réconforter avec toutes ces choses, parce qu'au final malgré leurs carapaces et leurs airs de rocs, même les plus solides du groupe avaient besoin d'un certain réconfort et de pouvoir avoir confiance en ceux qui les entouraient.

Elle rouvrit à nouveau la sacoche d'un geste et récupéra ses écouteurs, qu'elle plaçait dedans, puis dé-clipsait son lecteur et le rangeait à son tour avant de tirer une dernière fois sur la fermeture. En finalité, tout ce qu'elle prendrait, c'est sa console sous le bras gauche et sa dextre passa dans sa chevelure lisse et relâchée qu'elle rabattit vers l'arrière pour dégager son visage. Cinq minutes plus tard, la voilà qui sortait du dortoir avec un tee-shirt belge et un jean bleuté simple qu'elle avait replié aux chevilles, puisqu'elle avait piqué ces affaires dans celles de Jena afin de laisser de coté ses ensembles noirs un peu too much et donner une autre image d'elle à ces gens rencontrés il y a même pas trois jours. Kenzie jeta un coup d'oeil dans le couloir, à gauche puis à droite, tandis qu'elle refermait la porte derrière elle. Tout semblait plus calme, malgré les faibles échos de voix qu'elle avait l'impression de percevoir depuis la salle de nettoyage, les hurlements paraissaient s'être calmés, c'était peut-être bon signe.

Elle choisit de prendre la direction de la salle de réunion, prenant l'angle du couloir qui la guida à son autre partie et scrutait les portes closes de la salle en question et de l'infirmerie à gauche, quand son attention fut attirée par celle ouverte du bureau occupé par James, où il avait d'ailleurs mentionné l'armurerie scellée. Elle en fut surprise, cette porte était restée close à chaque fois qu'elle était passée devant depuis son arrivée et par curiosité, elle s'en approcha en penchant quelque peu la tête, quand bien même elle vint se planter dans l'encadré. Kenzie pu découvrir le bureau d'angle, les casiers de rangement, les plantes et les tableaux aux murs donnant un apparat très administratif au lieu, ainsi que la porte du fond donnant sur une pièce dissimulée mais surtout, le chef de camp reconnaissable de son épaisse barbe châtain et sa chevelure plus volumineuse que les deux autres hommes du groupe.

Il était assis, affalé même sur le fauteuil sans doute très confortable, des feuilles ouvertes entre les mains et le regard incliné qu'elle percevait malgré l'angle complexe, laissait dévoiler des rougeurs et de fines salissures qui marquaient son visage, mais surtout un air profondément abattu qui l'interpella aussitôt.

« James ? Est-ce que.... est-ce que ça va ? » Dit-elle de sa douce voix, un brin mielleuse au naturel, qu'elle n'aidait pas à se faire plus perceptible de par le ton très mesuré et la tonalité toute relative qu'elle lui avait donné.

Car bien sûr que non, ça ne devait pas aller. Elle se sentit très cruche sur le coup mais franchement, elle n'avait rien trouvé de mieux à dire pour exprimer son inquiétude et espérait de tout cœur que le chef de camp n'allait pas la jeter comme une vieille chaussette et surtout, que c'était moins grave que ce qu'elle craignait.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Ven 25 Oct - 23:54
James ne s'était pas pressé, malgré ce sentiment étrange, quand il s'avança pour contourner le bureau dont l'angle coupait partiellement la pièce. Il aurait pu aller tout droit sur le bureau et directement récupérer les feuilles pliées pour assouvir sa curiosité, mais à vrai dire il en était arrivé au point que toute surprise, aussi infime qu'elle puisse être, était une crainte qui le rendait méfiant à la découvrir. Et en l'occurrence, il préféra rejoindre le fauteuil qu'il tira d'un geste las par l'accoudoir, afin de le faire pivoter dans son sens et pouvoir y prendre place. Son regard restait partiellement abattu, il ne pouvait pas en être autrement et ses larmes malgré le passage de ses doigts pour les effacer, avaient laissé des salissures en guise de traces comme des bottes marqueraient la terre au passage de la forêt. Il devrait se rendre à la salle de bain chercher un bidon d'eau pour se nettoyer, mais cela ne lui avait pas traversé l'esprit et faute de voir sa propre peau, il n'y pensait pas.

Doucement, il fit rouler le fauteuil pour venir s'accoler au bureau tout en tournant face à lui, laissant glisser ses mains sur son bois épais et terne, puis il posait le regard sur les feuilles repliées d'abord, le bloc de post-it après. Alors qu'il laissait ses dents se frotter des hautes sur les basses dans un crissement que lui seul pouvait percevoir en résonance de sa propre mâchoire, il porta sa dextre pour tirer le bloc de post-it jusqu'à lui, percevant des écritures qui ne lui disaient rien puisque à dire vrai, il ne s'en était pas servi une seule fois depuis qu'ils occupaient le Perchoir. Quand ses yeux parcoururent cette liste de matériel emprunté inscrite par tirets : une lampe-torche, les outils électroportatifs, une tente et un kit de crochetage ; il eu un mouvement de tête vers l'arrière de par la surprise pour le coup avérée, qui le laissa dans l'incompréhension quelques instants, avant qu'il ne se redresse sur le fauteuil et pivote pour jeter un regard à la porte d'armurerie fermée derrière lui. Il lui fallu quelques secondes pour comprendre que la porte du bureau avait bien été déverrouillée par quelqu'un d'autre que lui et vraisemblablement celle de l'armurerie également. Quelqu'un s'était servi, probablement en forçant les serrures puisqu'il était censé avoir le seul trousseau de clés disponibles.

Dans une impulsion il lâcha le bloc pour porter la main à sa poche, sentant bomber l'épais trousseau qui associait un tas de clés pour tous les accès du Perchoir et les casiers. Au fur et à mesure des instants qui continuaient de défiler dans ce moment prolongé d'un silence interdit, il fronçait les sourcils et revint lentement sur les feuilles repliées. Son cœur se mit à battre plus fort, d'appréhension c'était certain, tandis qu'il venait saisir d'une main les feuilles repliées, s'aidant de la seconde pour commencer à les déplier, sa mâchoire se contractant plus durement de par ses traits qui s'étiraient de crispation. Enfin, il découvrait le premier mot, son nom, puis la première ligne et un sentiment terriblement rude de vertige le pris en comprenant sa signification, qu'il tinta d'une expiration désespérée relâchant sa mâchoire, ses traits, la fermeture de ses lèvres et même sa droiture et le peu d'aplomb qu'il avait tenté de retrouver.

Il bascula affalé sur le fauteuil, à mesure que sa lecture avançait et son cœur gorgé de sang s'enserra comme si une main spectrale venait le compresser avec une force cruelle, réchauffant l'air qu'il respirait et le forçant à relire plusieurs fois certains passages, faute de parvenir à percuter du premier coup à ces certitudes qui étaient écrites, de la main de son amie. Son visage se plia non pas seulement du renforcement de son froncement des sourcils, mais de la pliure de ses pommettes et de ses lèvres, une grimace de peine et d'affliction qui se dessinait alors que ses yeux qu'il pensait secs après qu'il ai craqué dans la salle d'à coté, s'humidifiaient à nouveau et bien plus rapidement. Il était... estomaqué, perdu, il ne comprenait pas et pourtant, c'était si évident que la douleur qui étreignait son cœur se mit à le fendre aussi nettement et aisément qu'un coup de sabre ouvrirait un fruit à la peau déjà fragilisée par une chaleur prolongée. Elle était partie, Ivy était partie, il ne savait même pas quand, il n'avait rien vu ni entendu. Était-ce pendant son sommeil ? Au cours de la nuit quand il était occupé avec Kyle ? Avant même ? Ce n'était pas possible, il n'aurait pas pu passer à coté aussi tristement. Avait-elle été à ce point mise de coté qu'elle serait partie sans que personne ne s'en rende compte ? Le cauchemar se poursuivait et ne se ressemblait pas d'un acte à l'autre.

Il n'avait rien vu de tout cela, ou pas assez pour saisir le danger. De Kyle, de Jena, des déboires d'Ivy, de l'ampleur de son mal être et de ses soupçons, de cette paranoïa qui la dévorait. Il s'en était douté, des horreurs qu'elle avait pu vivre, mais il avait été tellement loin d'imaginer les conséquences sur son esprit. James n'avait strictement rien compris de tout cela, il ne s'était même pas douté qu'elle en ai voulu à la vie de Kyle. Comment avait-il pu passer à coté de tant de choses ? Comment avait-il pu être à ce point aveugle de ses profondes blessures ? Ses mots lorsqu'il les avait surpris dans la salle de réunion, il les regrettait déjà mais là... c'était un vrai supplice. Abjecte, néfaste... c'était là ce qu'elle avait ressenti d'elle-même, elle se sentait comme un monstre et lui n'avait rien fait pour l'y aider, rien du tout. Dans une succession de clignements d'yeux pénibles, il laissa échapper des larmes de tristesse salées de honte et de profonds regrets. Il aurait voulu se lever aussitôt les premiers mots lus pour courir à sa recherche, mais il n'avait pas trouvé la force et il ne la trouverait plus avec ce qu'il lisait à la suite. La Ivy qu'il avait brièvement connu avant sa seconde mort, n'était jamais vraiment revenue de l'enfer qu'elle avait vécu, de l'abandon et de la mise en pièces de chaque parcelle de son âme meurtrie. A comprendre l'emprise qu'avaient eu ces individus, ce... Soulstrange, le Vagabond, il se rendait d'autant plus compte qu'il avait continué à la délaisser, à l'abandonner en dépit de ses premiers regrets, sans en retenir la leçon.

Une inspiration douloureuse marqua le tremblement naissant de sa lèvre inférieure tandis qu'il la joignait à nouveau à sa sœur, ses yeux rougis scintillant de l'humidité qui continuait d'affluer, jusqu'à ce qu'il achève la lecture de la seconde page, marquée par des mots qu'il ressentait comme de profonds crachats : magnifique, champion. Non, ce n'était pas les crachats d'Ivy, il ne doutait pas un instant de sa sincérité, c'était les siens, pour lui-même à la profonde amertume tintée de dégoût et d'une brûlante colère qu'il ressentait contre sa propre incompétence ; quand bien même il avait fait de beaux discours d'autant plus risibles à la vue des conséquences. Ivy était ce qu'il avait de plus proche d'une amie, en dehors d'Elizabeth qui était son amour et il s'était focalisé sur cette dernière quand ce n'était pas sur le sentier qu'ils arpentaient, au détriment de cette amie laissée en arrière, qui n'avait eu personne sur qui véritablement compter et seulement le droit d'enchaîner les pertes et les tragédies, sans véritable ancre à laquelle se raccrocher autre qu'un monstre avec un masque. C'était lui, qui avait ancré une emprise palpable au travers de ces mots qu'elle avait rédigé, dans son esprit.

Il n'était pas un champion, il n'avait été jusque là qu'un pauvre type qui s'était mis un flingue dans la bouche et avait demandé à une femme d'abattre son premier rôdeur à sa place, aussi loque et insignifiant avait-il pu être. Comment avait-il pu espérer réussir à guider ces gens et parvenir à les souder en un espoir commun ? Alors qu'il avait passé les premiers temps à être un être terriblement fragile et craintif, incapable d'affronter la réalité ? Il avait véritablement échoué, sur toute la ligne et ces lettres qui annonçaient le départ d'une des personnes en qui il était censé le plus tenir, faute d'avoir eu l'occasion de tisser de véritables liens fondés avec d'autres qu'elle et Elizabeth, était comme un coup de poignard soudain plongé dans sa chair déjà marquée de multiples blessures pour l'achever. Hope, Melody, Ivy, tous ces gens, tous ces morts... cette escalade destructrice, il aurait peut-être pu limiter les dégâts, empêcher des pertes et des souffrances d'arriver, mériter d'être qualifié de magnifique et de champion, s'il avait eu le courage de se ressaisir et d'agir avant.

Mais toute la bonne volonté du monde était dérisoire, quand l'on agissait trop tard, comme il avait agi trop tard à protéger Jessica, à essayer de la sauver, pour finalement mourir dans l'échec et en l'abandonnant elle la première. L'histoire se répétait et ses tentatives étaient infructueuses, ridicules. Ivy était partie, seule avec ses démons dans cette jungle du dehors et elle ne reviendrait pas. Son nez se plissa de ce dégoût grandissant et il pressait à nouveau la mâchoire pour la figer les dents et les jointures serrées plus que de raison, redressant son épaisse barbe alors que sa dextre prenait le relais d'être parcourue de sensibles tremblements. Une voix vint à son ouïe troublée, dont la douce et mesurée tonalité peinait à rendre le langage intelligible et il resta statique et absent quelques secondes après que l'écho ai cessé, le regard incliné sur les feuilles qu'il tenait toujours côte à côte de chaque main.

D'un geste dépité, le médecin finit par lâcher les deux feuilles qui chutèrent sereinement sur le bureau, glissant sur le rebord pour en dépasser presque de moitié, tandis qu'il se redressait du fauteuil pour se prendre le visage dans les mains en déposant ses coudes sur le bois terne. Et il resta ainsi, sans un mot, sans un signe ni l'esquisse d'une volonté quelconque, même quand de nouveaux hurlements vinrent depuis la salle de nettoyage à l'autre bout du couloir. Il se fermait aussi bien qu'il cachait son visage, quelques mèches se pliant sous le passage de ses doigts pour venir les couvrir, en s'immobilisant, comme s'il s'isolait de tout ce qui pouvait l'entourer à présent.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FN FNC 30C 5.56
Dague de chasse
Poings américains
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Harnais
Talkie-Walkie
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : YZF-R1 3/4
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 59/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Bouclier balistique (25)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba11180/2000La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (180/2000)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1086/100La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (86/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Sam 26 Oct - 14:52
À peine la porte avait-elle claquée derrière moi que je me laissais tomber, pantoise, le dos pressé contre le mur qui la jouxtait. Je basculais la tête en arrière, le sommet de mon crâne frappant le mur, les paupières closes et les mâchoires crispées. Une nouvelle fois, je venais me saisir les cheveux au-dessus des tempes de mes poings, tirant sur ces quelques mèches comme pour arracher les multiples pensées qui tempêtaient furieusement en dessous.

Les mots maladroits du soldat m’avaient véritablement blessée. Sa condition avait été le coup de poignard en plein coeur, ses délires comme autant de mouvements de cette lame et ses derniers mots l’arrachage plus cruel encore qui achevait de me crever le coeur. Ma raison, calfeutrée loin derrière la passion de mes réactions, me susurrait déjà que j’avais réagi de manière disproportionnée. Je le savais. J’en étais intimement convaincue, aussi certaine que celle-ci ne resterait pas sans conséquence. Tout ce que j’avais construit avec Collins, cet effleurement que j’avais posé sur son esprit morcelé pour mieux en recueillir les morceaux dans le creux de mes mains ; écrasés, broyés sans aucune grâce ni douceur. J’envoyais l’arrière de mon crâne percuter le mur à quelques reprises dans un accès de colère, lorsqu’un nouveau cri, déchirant, filtra depuis l’autre côté de la porte.

“Fais… chier... putain…” articulai-je difficilement dans un murmure éraillé, trahissant les brisures de mon souffle et de mon âme. Je ravalais un sanglot étouffé, finissant par quitter l’endroit pour honorer la seule proposition hargneuse que je lui avais laissée pour seule compagnie. J’arpentais le couloir du Perchoir, les bras croisés sur le ventre, mes mains crispées sur mes coudes, avec pour seul objectif de trouver James.

Avais-je en vérité plus que cela auquel me raccrocher pour l’instant ? Un trajet solitaire, à parcourir en compagnie de mes pensées lancinantes, traînant mes actes et mes mots d’une ignominie de salope ? J’étais fracturée. Entre les souvenirs, l’empreinte crasse, misérable que Sean avait laissée sur moi et que je venais de rejeter sur Kyle, accablant un innocent, un ami et même plus - d’une froideur que je voulais étouffer. Et la réalité plus amère et dégoûtante encore de savoir que l’ancien militaire était un homme d’action, de sa propre confidence qui semblait appartenir aujourd’hui à un passé lointain, qui était aussi nul avec les mots qu’impitoyable avec une arme.

Je savais qu’il n’avait pas voulu être blessant. Je le savais mais j’étais incapable de me raisonner. L’envie était forte de retourner dans ce local, lui demander pardon et m’aplatir en excuses pathétiques. C’est ce que j’aurais dû faire, mais je ne pouvais pas. Plus jamais je ne voulais m’aplatir devant un homme, devant qui que ce soit. Il revenait à chacun d’assumer ses maladresses, ses mots. À lui, comme à moi-même. Alors non. Je ne pouvais pas faire demi-tour. Je ne ferai pas demi-tour. Je laissais au temps le sale boulot de nous occuper de nos deuils respectifs.

Il m’avait fallu moins d’une minute pour découvrir que le bureau de James n’était pas porte close. J’espérais le trouver à l’intérieur, puisqu’il était censé être le seul à en posséder les clés. Je gagnais le montant de la porte d’entrée, posant mon épaule contre celui-ci en me plantant dans le cadre. Je laissais mon regard rougi et cerné courir sur les lieux, découvrant la silhouette de la petite Kenzie, fronçant légèrement les sourcils à la voir porter ce qui me paraissait être mes fringues. Avait-elle fouillé dans mes affaires sans que je ne le sache ? Un sujet qui attendrait un autre moment pour être éclairci. Je n’avais ni le coeur, ni la tête à chercher à démêler ces futilités. Car mes prunelles trouvèrent enfin l’objet de ma venue : le chef de camp. Je m’éclarcissais simplement la gorge d’un raclement sonore, afin de leur signifier ma présence, sans bouger de ma position néanmoins. Peut-être avaient-ils des choses à régler qui ne me concernaient en rien. Aussi j’attendais mon tour, une tension parfaitement palpable dressant mon corps là où mon visage n’était que détresse et perdition.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba110/0La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba100/0La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Dim 27 Oct - 12:35
Il lui fallu vingt bonnes secondes, pour comprendre que James pleurait et elle se crispa discrètement en serrant sa console contre sa hanche, véritablement surprise de le voir dans cet état. Elle ne savait pas ce qu'il pouvait bien lire pour le faire pleurer ainsi mais surtout elle ne s'attendait pas à voir cela tout court. Certes, elle venait de rencontrer ces gens en quelque sorte mais s'il était bien une chose qui s'était dégagé de chacun d'entre eux, c'était une concrète force de caractère qui n'était pas sans lui rappeler Mickael pour certains et James en faisait partie. Le voir en larmes la rendit sincèrement triste et elle ne su pas comment réagir sur le coup.

C'est au bout de longs instants à demeurer plantée là comme une quiche qu'elle finit par faire un pas puis deux en avant, lentement, pour s'approcher. Elle craignait quelque part une réaction virulente ou tout simplement qu'il défoule une frustration palpable en l'envoyant promener comme une adolescente dans le bureau du proviseur, mais elle trouva le cran d'avancer tout de même. Kenzie s'interrompit cependant droite comme un bâton, ou plutôt comme le balai qui s'était soudainement enfoncé dans son postérieur au moment où James lâchait les feuilles pour venir poser les coudes et se prendre le visage dans les mains, d'une parfaite immobilité qui suivait, sans même décrocher un mot ou lui porter le moindre regard. La jeune femme pourrait s'en vexer, elle en ressenti brièvement le désir, comme l'adolescente qu'elle ne voulait plus être et qui se vexerait de simplement ne pas être le centre de l'attention.

Au lieu de cela, elle relâcha doucement la prise serrée sur sa console et avança de nouveaux pas pour s'approcher du bureau, son regard très clair se posant sur les feuilles qui avaient glissé au bord du meuble boisé et s'étaient pliées d'une courbe en tombant à moitié de leur support. Ses yeux passèrent des feuilles qu'elle constatait utilisées pour rédiger une lettre manuscrite, au médecin qui n'avait toujours pas bougé d'un millimètre, cloisonné dans sa peine sans doute et des tas de pensées certainement. Elle eu un geste de main hésitant, avant de finalement se saisir de l'une d'elles dont elle distinguait un nom en début de page, bien que les écrits étaient inversés par rapport à son point de vue.

Son geste avait été le plus silencieux possible, mesuré et attentif tout en scrutant le chef de camp, comme si elle ne voulait pas le réveiller ou plutôt, qu'elle ne voulait pas réveiller une colère dont elle ferait le catalyseur involontaire en étant au mauvais endroit et au mauvais moment. D'aucuns lui diront qu'elle pourrait à ce moment-là s'occuper de ses fesses au lieu de faire la curieuse en se saisissant du document, mais elle avait agi sous une impulsion à peine pensée, simplement guidée par le désir de comprendre ce qui le peinait ainsi. C'est en retournant la feuille sur laquelle elle inclinait le regard, qu'elle découvrit la raison : la lettre avait été écrite pour lui, James, et la première phrase était explicite, quelqu'un était parti comme un voleur en laissant cette seule lettre pour justification. Dans un plissement peiné des lèvres, elle jeta un nouveau regard au concerné dont elle n'avait que la lente respiration pour percevoir qu'il ne s'était pas changé en statue de pierre.

Avec une certaine gêne mêlée de compassion, et peut-être d'une pointe de honte de se faire encombrante dans un moment pareil, elle reposa la feuille sans aller au-delà de cette phrase. Plutôt que de lire la lettre entièrement, la jeune femme détournait les yeux vers la seconde page qu'elle fit pivoter d'un geste de main léger, distinguant le nom inscrit en bas de page pour signature, comme tout le monde l'avait toujours fait depuis que le concept existait - du moins le pensait-elle : Ivy. Kenzie ferma les yeux quelques instants, de navrement et retirait sa main pour se redresser plus droitement. Le premier hurlement qui se mit à résonner dans le Perchoir la fit sursauter. Elle aurait pu s'en être accommodé pour en avoir été réveillée un peu plus tôt, mais le lourd silence qui s'était installé avait préparé le terrain idéal à une surprise renouvelée, lui faisant rouvrir les yeux qu'elle porta à l'entrée demeurée ouverte du bureau pour laisser filer un long soupir de résignation.

Elle ne savait pas quoi dire, ni comment réagir, alors même qu'elle aurait voulu connaître les mots ou les gestes qui auraient pu aider cet homme accablé qui se trouvait assis à deux pas d'elle, de l'autre coté de ce bureau. Mais elle ne le connaissait qu'à peine et malgré cela elle n'était de toute façon que trop peu douée, pour ne pas dire inadaptée à réconforter correctement qui que ce soit autre que ses amis du lycée qu'elle avait connu, s'y prenant de câlins très francs et tendres qu'elle n'oserait pas tenter avec le chef de camp. Pourtant, elle revint vers lui les lèvres pressées à se mordiller l'intérieur de la joue, ses pensées tournant dans le vide d'une inspiration qui ne venait pas, du moins le pensait-elle avant que quelques mots n'échappent à sa réflexion :

« Je suis sûr que... enfin, même si... » Commençait-elle avant de s'interrompre et se mordre la lèvre d'un souffle agacé, à se voir presque bafouiller pour aligner trois mots. Elle ne pouvait pas juste s'arrêter sur ça, ce serait vraiment ridicule, aussi finit-elle par reprendre quitte à passer pour une idiote.

« Je n'imagine pas ce que tu ressens. Je suis désolée pour tout ce qui vous arrive, désolée de débarquer là comme ça, dans un pareil moment. J'aurais aimé avoir quelque chose à vous apporter qui vaille la peine ou quelques mots qui auraient un poids pour te rassurer. Je n'ai rien de ça. »

Son visage se baissa, un peu plus honteuse tandis qu'elle se tournait de nouveau face au bureau pour redresser son attention, sa crinière ébène glissant de quelques mèches près de ses yeux qui transpiraient de la sincérité qu'elle n'arrivait pas à exprimer par les mots, car la tristesse se lisait sur son visage comme un livre ouvert à la page surlignée de ses textes par un stabylos rose.

« Je ne connais pas Ivy, je ne sais pas pourquoi elle est partie... mais je crois, je sais... enfin, elle va s'en sortir. Peut-être même qu'elle reviendra, après s'être rendue compte que sa place était ici, avec vous. » Kenzie marquait une nouvelle interruption, avec un sentiment de malaise grandissant qui finissait de la faire se sentir plus maladroite encore qu'elle aurait pu l'imaginer. Elle secoua alors la tête pour elle-même et tourna les talons assez vivement en laissant filer de derniers mots destinés au médecin emmuré sur lui-même.

« Je parle au hasard, excuse-moi, je m'y prends mal... je te laisse tranquille. »

Elle n'avait pas encore tout à fait achevé ses paroles qu'elle fut surprise par le raclement de gorge de Jena qu'elle n'avait pas entendu venir, du fait du parquet très propre qui couvrait le sol des lieux et rendait les pas de tous silencieux, même les siens. Elle eu un léger sursaut, ce qui devenait une rengaine, en redressant le regard sur Jena après deux pas en direction de la porte. Son regard croisait celui de la blonde plus grande qu'elle, ouvrant les yeux plus amplement face aux rougeurs et aux salissures qui laissaient comprendre qu'elle aussi avait pleuré. Cette fois, elle ne savait vraiment plus où se mettre et resta bête, à la regarder. Elle aurait voulu simplement dire qu'elle partait et filer les jambes à son cou en esquivant les yeux cernés de la femme, mais elle avait purement et simplement freezé, comme un ordinateur qui surchauffait faute d'air frais, puisque l'ambiance était lourde, très lourde.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1183/2000La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (83/2000)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1091/100La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (91/100)
Informations scénaristiques:
James F. Everett

Lun 28 Oct - 22:24
Les hurlements persistaient, rendant ce moment d'isolement sur lui-même plus pénible que bénéfique et l'espace de quelques instants, il sentit une franche rancœur envers Kyle de se mettre dans pareil état, maintenant, où bien trop de choses se brisaient en morceaux et volaient en éclats. Mais en finalité, ce ne fut que passager car Kyle lui-même vivait cette brisure et sans doute à un niveau qui lui était trop complexe à appréhender, puisque James avait l'avantage de pouvoir conserver sa raison malgré les épreuves là où quelque chose en son ami avait été détruit sans doute bien avant qu'il le rencontre. Les derniers événements avaient achevé ce quelque chose qui n'était pas encore à sa portée, cela lui paraissait limpide à présent. Entre ses mains, son visage était caché mais ses yeux d'abord fermés s'étaient rouverts sur une pleine noirceur qui détenait le pouvoir de faire reflet à son âme, comme si le vide du à l'absence de couleur avait la faculté d'incarner ce que l'esprit avait d'invisible.

Il y vit plusieurs visages : celui de Jessica, le jour où il l'avait trouvé et extirpé des griffes d'un monstre, puis le même longtemps après, ce jour funeste où il l'avait vu pour la dernière fois avant sa propre mort, après quoi le visage d'Elizabeth apparu, celui de son retour à la vie sur cette air d'autoroute, puis encore l'exact même dans l'avion des semaines plus tard. Le visage d'Ivy, à ce mur de voitures qui cerclaient une partie de l'ancien camp et son regard anéanti dans cette chambre de Hope à sa seconde résurrection. Et d'autres, bien d'autres : Melody, Matthew, Frida, Clark, Jordan, Ricky, Johann, Samuel, Jena, Kyle, et étrangement, il ne savait pas trop pourquoi lui plus que d'autres, le visage de cet emmerdeur d'Adam, défilaient à des moments temporellement différents où il les avaient croisé telles des captures de son esprit, mais aucune de ces images ne s'incarnait dans la période où ils avaient fondé le Perchoir, comme si tout avait changé à ce moment là. Comme si le monde s'était transformé après ce choix, pour être à la fois pareil et méconnaissable.

La voix de la jeune Kenzie lui parvenait et même s'il ne trouvait pas la force ou l'envie de dévoiler son regard au sien, ni lui rétorquer le moindre mot, il n'était pas insensible à sa volonté de l'aider, de chercher par sa maladresse presque touchante, faute d'avoir la moindre implication dans tout ceci ou de connaître aucun d'entre eux, à le réconforter. Le chef de camp de lui-même trouvait cela assez rude de l'ignorer ainsi ou tout du moins d'en donner l'apparence, mais il n'était pas d'humeur à être exemplaire d'attitude ou propre de tout ressentiment, car il ressentait bien trop de choses et rien à la fois, comme vidé de sa détermination au profit d'une fatigue ancrée de l'esprit nourrissant sa paranoïa. C'est pourtant le raclement de gorge issu d'une voix au timbre féminin perceptible qui fit tiquer son esprit embrumé, une déduction qui n'avait rien de très complexe à réaliser puisque Kyle hurlait sa douleur dans la salle de nettoyage et que l'autre homme du groupe, Leonard, avait la voix bien trop grave pour ce timbre-ci. Ce pouvait être Jena ou Elizabeth, il doutait que ce soit Cornelia, elle n'avait pas encore cherché à venir lui parler d'elle-même et spécifiquement depuis son arrivée, plus isolée et solitaire qu’enorgueillie de s'intégrer.

C'est peut-être cette curiosité qui le poussa d'une douce inspiration à redresser le visage d'abord, ses mains ensuite qu'il basculait vers leur extérieur avant de relever les coudes, venant s'appliquer des paumes contre les bords du bureau qu'il empoignait, une façon comme une autre de se rattacher à quelque chose de réel et indiscutable dans ce torrent de doutes et de désolation. Ses yeux se posèrent sur la longue crinière blonde assurément possédée par Jena et entre la chevelure d'Elizabeth d'un ébène marqué et la coupe assez courte de Cornelia et bien plus poivrée, il n'était pas nécessaire d'expliquer ce cheminement. Il ne lui fallu pas plus d'un instant pour distinguer les traces noirâtres qui marquaient sa peau sous ses cernes, pas plus que les rougeurs de ses yeux au-dessus, laissant comprendre qu'elle n'avait pas pu retenir ses larmes elle non plus et il ne doutait pas que la blonde fasse une déduction similaire à son propos. D'un geste pourtant, futile tentative de gommer ce qui était déjà connu, il passa sa dextre à sa face droite en inclinant le regard, essuyant de sa joue à sa pommette jusque sous l’œil frôlé par son auriculaire, puis passa la main sur sa gauche pour faire de même d'un rapide geste à l'apparence négligé. Il marqua un temps, que ce soit d'un silence installé ou d'un bref échange de mots entre les deux femmes auquel il ne ferait pas spécialement attention, d'une courte mais intelligible inspiration des narines, laissant deviner l'humidité qui avait attendri ses muqueuses nasales, avant de relever le regard avec un haussement de sourcils qui se voulait plus assuré ; mais dont la comédie bien peu convaincue ne pouvait pas berner qui que ce soit.

« Hum... Kenzie ? » Sa voix lasse et fatiguée fut accrue par un enrouement qu'il s'empressait de réparer d'un raclement de gorge prononcé, ses yeux se détournant de Jena pour aviser la plus petite brune qui s'était retournée pour l'observer. « Est-ce que tu veux bien aller voir Elizabeth dans notre chambre et surveiller la petite ? J'aurais besoin de la voir avec Jena dans la salle de réunion d'ici cinq minutes, explique-lui que c'est urgent. Si jamais il y a un soucis avec le bébé, n'hésite pas à nous rejoindre. Et, heu... merci, Kenzie, merci pour tes mots. Ta place est ici avec nous à présent, tu n'es pas en trop et tu as quelque chose à nous apporter. Crois-moi. »

Au fur et à mesure qu'il livrait ses paroles d'une gravité harmonieuse retrouvée dans la voix, et avec une lenteur par intervalle qui permettait de deviner sa réflexion parallèle ou peut-être un certain chaos de ses pensées, il avait cligné des yeux à plusieurs reprises en les baissant sur le parquet, puis aura finalement planté un regard plus net dans le sien quelques instants en acquiesçant légèrement. Au doux sourire de la jeune femme qu'il distinguait reconnaissant et compatissant, il plissait les lèvres d'une tentative d'en faire autant sans résultat satisfaisant, puis il suivit celle-ci du regard quitter la pièce en se faufilant à coté de Jena avant de pleinement s'intéresser à cette dernière. Sa pitoyable tentative de sourire fut effacée aussitôt, non par hostilité quelconque mais simplement par désir de ne pas faire de faux-semblants avec l'amatrice de Five Seven qui lui faisait face. Néanmoins son propre timbre de voix calme et doux contrastait avec l'abattement encore perceptible dans son regard.

« Il y a eu pas mal de hurlements. Comment... est-ce qu'il va ? Et toi, comment tu te sens ? Tu tiens le coup ? »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FN FNC 30C 5.56
Dague de chasse
Poings américains
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Harnais
Talkie-Walkie
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : YZF-R1 3/4
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 59/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Bouclier balistique (25)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba11180/2000La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (180/2000)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1086/100La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (86/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mar 29 Oct - 1:14
Méconnaissable. C’était là le premier mot qui m’était venu à l’esprit pour qualifier le chef de camp, sa posture, les traits de son visage grimés d’une triste fatigue qui paraissait faire écho à la mienne, à celle de Kyle aussi quand bien même le registre se voulait différent. Il avait pleuré, nul besoin d’être fine psychologue pour s’en rendre compte. J’ignorais bien ce qui avait pu le mettre dans un état pareil. Était-ce lié à la présence de Kenzie ou la jeune femme s’y trouvait-elle étrangère, aussi démunie que je ne l’étais ? Ou bien n’était-ce finalement que l’aveu, le débordement d’un ras le bol de la multitude d’emmerdes qui nous étaient tombées dessus, bien trop rapidement et avec bien trop de violence, s’abattant sur ses épaules comme la misère sur le monde, l’écrasant de ses responsabilités ? Les questions n’en finissaient pas de se poser.

Et mon appréhension était pleine, lourde à le voir lui dans cet état. Ça me pesait véritablement sur le coeur, lui qui s’était toujours montré si droit, inébranlable tant de par ses convictions qui m’avaient poussé à le suivre que face à l’adversité qui s’imposait à nous. Une bouffée d’inquiétude me gagna, serrant ma gorge d’une étreinte glaciale et vorace, comme les mains d’un infecté auraient pu le faire. Je le laissai en terminer avec Kenzie, ne perdant rien de la demande qu’il lui fit, des quelques mots qui la ponctuèrent aussi. Mon regard glissa vers la jeune femme qui s’était figée quelques instants plus tôt lorsque je manifestais ma présence, et qui m’avait ensuite tourné le dos de trois-quart, pour faire face au chirurgien. Je n’avais aucune idée de ce qu’ils avaient bien pu se dire avant mon arrivée, et je n’avais guère la tête à m’y intéresser. Je ne la quittais pas des yeux lorsqu’elle accepta la requête, m’écartant d’un mouvement de hanche de son chemin pour lui faciliter le passage de la porte.

“Merci,” lui soufflai-je à demi-mot, sans sourire mais avec toute l’amabilité que je pouvais mettre dans mes mots à l’instant, soit pas grand chose au demeurant. Néanmoins, elle aurait pu déceler la sincérité qui sublimait ce simple murmure. Puis je ramenais mon attention vers James après que Kenzie ait filée. À ses questions, j’amenais ma main gauche se perdre dans ma chevelure, frotter l’arrière de ma nuque de quelques mouvements lents, presque laborieux alors que mes prunelles se perdaient finalement dans la contemplation du parquet qui me séparait de l’homme.

“Comme une merde…” répondis-je d’un ton misérable. Je m’éclaircissais la voix en relevant un regard coupable vers le chef de camp. “Je le tenais, James. Kyle.” Je levais ma main droite, pouce et index dominant mon poing serré, leurs pulpes séparées de quelques millimètres seulement pour illustrer mes propos. “J’étais à ça de le ramener de… de-de j’sais-pas-où… d’avec sa fille... Amber. C’était qu’un bébé…” Je portais ma main à mes lèvres, étouffant un sanglot dont les larmes montantes embuèrent mes yeux, une nouvelle fois. “J’étais si proche… Et j’ai tout foiré en agissant comme la dernière des connes…” me rabrouai-je sévèrement, un brin de cruauté auto-infligée dans la voix. Je remontais ma main vers mon regard, secouant la tête, frottant mes paupières et me pinçant l’arête du nez. “Désolée ; mais c’est au-dessus de mes forces. J’peux pas l’aider.” Finalement, je rouvrais mes yeux, posant sur le chirurgien un regard lourd de cet aveux de culpabilité et de faiblesse, une urgence brillant dans le fond de mes prunelles.

“Il est en train de s’ouvrir les poignets à tirer sur ses entraves comme un forcené. Il a besoin de toi… et surtout, il a besoin d’Elizabeth… J’crois qu’on a tous besoin d’elle, plus que jamais…” Je marquais un silence de quelques secondes, le regard vague, vide, fixant un point sans intérêt sur le bureau de bois, les lèvres entrouvertes comme figées dans l’attente des prochains mots qui viendraient les animer. Mes pensées divaguaient, ballottées par un tourbillon de souvenirs, cherchant à saisir et me souvenir de ce qu’il avait dit à Kenzie. S’occuper du bébé. Salle de réunion. Quelque chose d’urgent.

Une étincelle d’inquiétude traversa mon regard qui retrouvait de sa présence, revenant sur James. Je me rendais compte que je devais sûrement l’accabler à mon tour, de ma propre condition, de mes peurs, la lourdeur de ce désespoir qui m’écrasait le coeur. Il n’avait peut-être pas besoin de ça en ce moment. Aucun de nous, je l’imaginais bien volontiers. Je me sentais égoïstement conne, une fois de plus, à me placer au centre de son attention, à lui confier des mots qu’il ne voulait peut-être pas entendre. Je soufflais longuement, reniflais brièvement avant d’essuyer mes joues humides dans une grimace, forçant le trait pour me redonner un minimum de contenance et d’aplomb.

“Excuse-moi James, je ne devrais pas faire peser tout ça sur tes épaules. J’ai juste besoin d’un peu de temps..."
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba110/0La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba100/0La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Mer 30 Oct - 14:22
Kenzie était restée béate devant Jena, ne sachant comment réagir, elle avait de ce fait simplement attendu un mot de sa part ou de celle de James pour oser bouger, comme si elle se sentait stupéfiée et que toute réaction venant d'elle se prêterait à un sévère jugement dont elle n'oserait pas remettre en doute le droit, elle et ses moments de tranquillité au Perchoir ces derniers jours. Au soutien de son regard, elle eu l'impression que son sang s'était glacé et que le jugement était de toute façon acté, celui d'une femme qui avait vécu pour une plus jeune femme qui était nichée dans son confort en comparaison et ce n'est qu'aux premiers mots de James qu'elle s'autorisa à expirer, son regard étant devenu dangereusement coupable et angoissé face à celui de Jena.

Elle se retournait après un mouvement des hanches puis des jambes, sa crinière se déplaçant paisiblement avec elle, pour trouver le regard moins difficile à soutenir du médecin, quand bien même son malaise restait palpable. Les mots de celui-ci la touchèrent, elle qui avait craint n'être qu'une pierre dans l'océan de leurs esprits trop préoccupés certainement, appréciait d'entendre la gentillesse de cet homme qui avait pourtant autre chose à penser. Elle esquissait alors un doux sourire plus que sincère bien qu'il fut fin et resserrait la prise de sa console toujours éteinte contre sa hanche.

Il pensait donc qu'elle pouvait apporter quelque chose. Peut-être était-ce une manière de la réconforter en retour, quoi qu'elle n'était pas sûre de le mériter, ou peut-être le pensait-il vraiment, en tout cas c'était ainsi l'opportunité qui lui était offerte de se montrer utile et elle comptait bien saisir cette perche qui lui était tendue pour se raccrocher à ce groupe. C'était étrange, de sentir à quel point la tristesse et le labeur de la vie pouvait rapprocher les gens et faire vibrer un désir d'implication si précoce, elle les rencontrait à peine et pourtant, elle voulait les aider de tout cœur et se sentir l'une des leurs, comme James le lui certifiait là.

Pourtant elle ne dit rien, même si elle aurait voulu le remercier ou trouver quelque chose à y répondre et ce devait se lire sur son visage, elle resta muette pour une fois. C'est ainsi d'un simple acquiescement qu'elle tourna les talons pour rejoindre la porte avec la volonté d'exécuter la demande du chef de camp, passant à coté de Jena en inclinant le regard comme de peur de l'ennuyer si elle la regardait à nouveau.

Néanmoins, le simple mot entendu par Jena la fit s'interrompre sur le pas de la porte, dans le dos de cette dernière. Kenzie lui porta un regard que la femme pouvait sans doute sentir, de par ce sixième sens inné de l'homme qui lui permettait de percevoir des choses que ses yeux ne distinguaient pas, marquant quelques instants de contemplation avant de reprendre le pas et traverser le couloir en direction de la chambre. On lui donnait l'opportunité d'avoir sa place, de se lier à eux et elle avait l'intime et inexplicable conviction qu'ils étaient des gens qui méritaient que l'on s'implique à leur cause, qu'elle avait des raisons d'avoir confiance à tisser des liens auprès de ces gens.

C'est ce qu'elle voulait, quand bien même elle n'était pas d'une efficacité exemplaire pour affronter les menaces directement, elle saurait peut-être offrir le soutien nécessaire et indirect à facilité leur aptitude à les affronter ces menaces, eux.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1183/2000La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (83/2000)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1091/100La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (91/100)
Informations scénaristiques:
James F. Everett

Mer 30 Oct - 15:18
Dès les premiers mots de Jena, James inclina le regard, ses yeux se posant sur la surface boisée du bureau avec une désolation pour cette fois attendue. Les mots de la blonde, il aurait pu les prédire car le fait est qu'il avait un sentiment similaire et dans le cas de Jena, ce devait être décuplé par la nuit qu'elle avait vécu avec ces fous furieux. C'était prévisible et c'était humain, il ne pouvait pas en être autrement, à moins de se révéler complètement psychopathe ou désaxé. C'était probablement là, la question qu'il se posait le plus à propos de Kyle dans son état : était-il traumatisé par des événements du passé ou la souillure était-elle encore plus profonde ? Il en craignait la réponse et face à celle qui portait affection à cet ami commun, il ne trouvait de pertinent rien à répondre.

Ce qu'elle dit par la suite ne fit qu'enfoncer le clou de son mutisme de l'instant, bien que ses yeux s'étaient redressés à son geste de la main, symbolisant le sentiment de frustration terrible qu'elle devait ressentir et qui n'était sans doute rien à coté de sa peine. Il aurait voulu avoir les mots justes qui tariraient ces souffrances telle une formule magique effaçant les maux, ou au moins une solution médicale qui les aiderait à se soulager des fardeaux de leurs esprits, mais il n'avait rien de tout cela et face aux blessures de l'âme, il se sentait véritablement impuissant tout médecin au pouvoir surnaturel qu'il était. Le regard de James, profondément désolé oui, soutenait celui de Jena en lui offrant ce qu'il avait de mieux sur le moment : son écoute et sa compassion d'une sincérité que rien ne pourrait remettre en cause.

Ses yeux se plissèrent un peu plus, provoquant une succession d'étirements de ses traits marquant le tiraillement de son cœur, quand il la vit se mettre à sangloter et évoquer ce bébé dont il avait déjà entendu le nom au cours de la nuit passée. Ainsi l'origine du traumatisme semblait se trouver là, dans la perte d'un enfant. Quelle souffrance pouvait être plus terrible que de perdre le fruit de ses entrailles ? Il n'imaginait pas à quel point l'homme devait être anéanti par cette perte et plus encore, torturé par ce fantôme poignant, c'était juste impensable et lui qui n'avait jamais été père, ne voulait même pas essayer de se mettre à sa place puisque la seule idée de perdre un enfant de sa chair lui tordait déjà les boyaux.

Tout au long de cette difficile expression de ce qu'elle ressentait, James était resté à l'observer en ne se permettant que de cligner lentement et avec une lassitude compréhensive des yeux, ses mains ayant retrouvé le maintien du rebord de bureau. Même quand elle détournait le regard, ou se perdait dans le vague, emportée par le typhon de sa douleur, il ne bronchait pas plus, sa respiration discrète. Il ne l'avait jamais vu ainsi et il aurait voulu ne pas avoir à contempler son malheur, en faisant en sorte qu'il n'existe pas, mais c'était une aspiration utopique partie perdante dès le départ.

Le chef de camp ressentait une peine immense pour cette femme si solide habituellement, qu'il ne pouvait qu'entrevoir à quel point elle avait du endurer pour s'effondrer de la sorte, et pourtant il ne savait rien en réalité, que des suppositions hasardeuses. Il aurait voulu venir à elle et la prendre dans ses bras, par pure compassion, mais il n'avait jamais été assez sociable ni assez audacieux pour entreprendre ce genre de choses avec d'autres que ses ex-compagnes, ou Jessica, une jeune fille qui avait été tant à part dans sa vie. Plutôt que cela, il laissa filer quelques instants d'un silence presque religieux avant de se redresser du bureau pour faire pivoter le fauteuil, dans un  faible grincement, puis il s'appuya des accoudoirs pour se redresser dos à Jena et s'avancer à l'angle de pas mesurés. Il fit ainsi le tour pour venir face à elle après quoi, bien que son regard ne l'avait pas encore retrouvée, se déplaçant sur le parquet devant lui et facilitant la venue de sa dextre qui frotta sa barbe avec harassement.

Finalement, il lâcha sa pilosité pour baisser sa main et la laisser frôler le contour du bureau sans pour autant s'y appuyer véritablement, demeurant droit, il se décidait à redresser les yeux sur elle. Sa voix en vint à briser le silence imposé, s'entendant aussi douce que complice et pleine de morosité.

« S'il te plait, ne t'excuse pas. Ce serait à moi de m'excuser, s'il fallait le faire et je crois... que nous avons autant été pris de court l'un que l'autre, à la différence que je n'imagine pas un instant ce que ça a du être, de se retrouver captive de ces monstres. Kyle, il a été dévoré d'inquiétude et de peur pour vous, quand on vous a retrouvé là-bas, les meurtres qu'il a fallu commettre, c'était terrible... mais je crois que ce qui s'est brisé en lui était déjà largement effrité et ne tenait qu'à une fissure d'éclater et malheureusement, je n'ai rien vu venir. »

Il expira des narines avec désolation en posant le fessier sur le bord du bureau, ses yeux s'inclinant à nouveau pour trouver la clarté marronné du parquet et surtout ses mains dont il venait croiser les doigts sans cacher les paumes, ses coudes s'appuyant à ses cuisses rêches du jean intact mais pas de toute jeunesse qu'il portait.

« Avant... avant tout ça, quand j'étais jeune, je voulais un métier gratifiant qui me permettrait d'aider les gens, même de sauver des vies. Je voulais compter, servir, c'est pour ça que j'ai suivi des études de médecine, puis de chirurgie et que je me suis engagé dans l'armée. J'ai été chirurgien de guerre et dans cet insupportable boulot, j'ai vu des tas de choses que j'aurais préféré ne jamais voir, pourtant, j'étais bon dans ce que je faisais. »

D'une inspiration, James plissait les lèvres d'une brève interruption en relevant les yeux sur elle, sans tout à fait redresser la tête, cette lassitude l'envahissant plus encore à mesure qu'il livrait ses pensées.

« J'ai toujours eu une sorte de don, de facilité, à comprendre le corps, les organes, les tissus... à voir notre chair, nos nerfs et nos muscles comme un informaticien verrait dans un ordinateur un ensemble de pièces qui pouvaient être réparées de presque tout, aussi fragiles soient-elles. Même s'il fallait en remplacer certaines, même si parfois c'était terriblement long, risqué et pénible... être chirurgien, avoir toutes ces vies entre ses propres mains, c'est une grande responsabilité mais aussi un immense pouvoir. Le genre de chose qui peut faire vriller l'esprit et rendre fou, en venir à croire que l'on est un dieu tout puissant. C'est faux bien sûr, et j'ai pu garder la tête sur les épaules grâce à une vérité qui ne me quittait jamais.

C'est que tous ces soldats blessés, tous ces gens que je soignais, j'avais beau pouvoir réparer leur corps, j'étais complètement incapable de soulager leurs esprits. Les blessures invisibles sont les pires, parce qu'il n'existe aucun médicament, aucun outil qui permette de les soigner, seulement appliquer un baume illusoire voir néfaste. Ce sont des plaies qui restent ouvertes, que l'on peut désinfecter au mieux, bien qu'elles s'infectent souvent au contraire et on ne peut rien faire d'autre que les laisser à vif, brûler et nous faire souffrir jusqu'à ce qu'elles se régénèrent assez pour ne plus provoquer de souffrances constantes. Mais elles ne cicatrisent jamais vraiment, car faute de soin, l'infection... ça laisse des traces indélébiles et souvent même, des nécroses que l'on ne pourrait plus remplacer. »


Le médecin triturait ses mains et pressait la mâchoire, la mouvant par à-coups de longs instants avant de hausser les épaules et soupirer les premiers mots qui suivirent, provoquant une légère secousse de tête qui illustrait bien son sentiment d'impuissance.

« Et je ne pouvais rien y faire, même aujourd'hui, alors que cette nouvelle vie m'a offert un véritable pouvoir qui serait un bon argument pour raviver une foi inconditionnelle en Dieu, en dépit de tout ce qui nous entoure. Même avec cette force surnaturelle qui vit en moi et que j'appréhende à peine, facilite et galvanise d'autant plus ces facultés que je possédais déjà et que je retrouve peu à peu. Avec ça, je ne suis pas davantage capable de soigner l'esprit d'autrui.

Tu as fait de ton mieux Jena, avec tes moyens et malgré ce que tu dois vivre, ce que tu dois ressentir, même si je ne sais pas ce qu'il s'est vraiment passé là-bas, ça a laissé des traces visibles. Je ne te demande pas de me les confier, je ne sais pas si ça servirait à quelque chose puisque je suis impuissant, cela étant dit j'accepterais de t'aider à porter tout le poids possible, que mes épaules puissent servir elles. Je ne sais pas non plus ce qu'il s'est passé dans cette pièce avec Kyle, mais je suis absolument sûr, que tu as fait du mieux que tu pouvais et j'aimerais que tu ne te fasses pas plus de mal encore avec ça. »


James essaya tant bien que mal, cette fois encore, d'esquisser un très léger sourire qui n'avait aucune forme d'amusement ou de légèreté, mais d'un vrai désir de lui témoigner son soutien alors qu'il se redressait du bureau en relâchant sa prise des mains. Tout du long, il n'avait plus quitté son amie des yeux, si cela pouvait aider cette dernière à trouver un point d'encrage et quand bien même lui-même ne se sentait plus aussi solide qu'il l'avait cru, c'était une illusion qui pouvait suffire.

« Elizabeth pourra t'aider comme elle pourra aider Kyle, mais pas tout de suite pour lui, pas avant que Leonard et Cornelia ne soient revenus avec un calmant pour l'apaiser et... il va falloir qu'il patiente, nous devons parler d'autre chose tous les trois, de grave. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FN FNC 30C 5.56
Dague de chasse
Poings américains
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Harnais
Talkie-Walkie
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : YZF-R1 3/4
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 59/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Bouclier balistique (25)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba11180/2000La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (180/2000)
Etat Mental:
La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Debuba1086/100La fatale escalade - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (86/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Jeu 31 Oct - 0:45
Et je ne le lâchais pas du regard, suivant sa trajectoire lorsqu’il s’était levé pour contourner le bureau, venir me faire face tout en conservant une distance salutaire. Je ne me sentais absolument pas capable de rester de marbre s’il s’était approché pour oser un geste de réconfort que j’aurais probablement repoussé d’un mouvement vif, protecteur et très certainement hystérique. Non pas que je ne le souhaitais pas, mais je ne me sentais plus la force de cet effort. Pas après ce que j’avais déjà donné à Kyle, avant de le lui reprendre sans ménagement. Aussi je me raccrochais silencieusement à la silhouette du médecin, le guettant tout en cherchant une once de soutien de sa part. Je le laissais parler, buvant ses paroles pour empêcher mes pensées de divaguer à nouveau, surtout lorsqu’il avoua ne rien imaginer de ce qui avait pu m’arriver. Et je n’avais guère le désir de le lui confier de toute manière. Tout bienveillant, compréhensif et généreux pouvait-il être, ça restait un homme. D’où mon souhait formulé précédemment d’avoir à faire avec sa compagne. Ça ne s’arrêtait pas uniquement à une simple question de compétence ; mais essentiellement de genre.

Alors je le laissais parler, n’émettant que quelques reniflements brefs ou n’esquissant que quelques gestes automatiques, à dégager une mèche de cheveux ou masser l’un de mes muscles endoloris. Je cherchais surtout à gagner du temps, tout ce que je pouvais prendre à retrouver un minimum de contenance, sans véritable succès. Je l’écoutais parler de son passé, de sa jeunesse et des motivations qui avaient guidé ses choix, forgé ses principes, son caractère ; l’homme qu’il était à présent. Cela n’était bien évidemment pas sans me renvoyer à mes propres choix, mes propres valeurs que j’avais su sacrifier un temps, puis reconsidérer face aux nouvelles contraintes d’un monde collapsant, d’une humanité agonisante. Je me souvenais des mots que nous avions échangés lors de notre arrivée, peu après la scission, de ses bribes de passé que nous avions gardé pour nous, surtout les miennes que j’avais tues car il ne s’en estimait pas encore digne, que le temps n’était pas venu.

Mais les emmerdes qui nous été tombées dessus avaient cette particularité de contracter le temps. La confiance et la complicité se forgeaient d’autant plus rapidement et solidement qu’elles étaient devenues plus rares, plus précieuses. Néanmoins, les mots du chirurgien n’étaient pas sans conséquence, particulièrement lorsqu’il évoqua son incapacité à soigner les maux de l’âme aussi efficacement que les plaies du corps. Je voulais le comprendre, l’admettre, mais je ne pouvais m’y résoudre aussi facilement. La simple perspective de savoir que j’étais quelque part condamnée à suppurer ces souffrances pour le reste de mon existence me terrifiait. J’essayais de garder une certaine contenance devant lui, au prix d’efforts presque surhumains à prendre sur moi pour ne pas littéralement fondre en larmes, abattue.

Non. Je n’avais pas fait de mon mieux, quoi qu’il puisse en penser. J’en avais même été très loin. Je m’étais mise cette salope d’Ivy à dos, suffisamment pour qu’elle refuse d’user de son pouvoir - ces fameux pouvoirs dont James semblait vanter les miracles à leur donner une dimension divine - pour me secourir. J’avais abandonné Kyle dans une tourmente que mon sauvetage avait provoqué, ne serait-ce que par la présence de ce nouveau-né dans la chambre voisine. Je n’étais pas certaine d’avoir en l’instant la force de lui confier quoi que soit de mes responsabilités dans le désastre de la veille ; parce que oui, je m’en sentais profondément responsable. J’avais fait le choix de laisser Ivy m’accompagner, en toute connaissance de cause de ce qu’elle était, et surtout ce qu’elle n’était pas. Ce faisant, c’était sur mes épaules qu’avait incombé la responsabilité de veiller sur nos culs, quand bien même la mécano m’avait donné bien du fil à retordre. Mais je ne pouvais pas affirmer ne pas être au fait de cela. James me l’avait confié. Et plus il tentait de me rassurer ou me déculpabiliser, me convaincre que j’avais fait de mon mieux, et plus je me persuadais du contraire.

J’aurais bien voulu répondre, remettre les choses dans leur contexte et à leur place ; au lieu de cela, je le laissais terminer, tiquant quelque peu sur ses derniers mots. Que pouvait-il y avoir de si grave, si urgent pour qu’il choisisse de faire passer Kyle en second ? Je contractais mes mâchoires, écrasant ma frustration entre mes dents crispées en arquant légèrement les sourcils. À mes yeux, rien n’avait plus d’importance actuellement que la guérison et le soulagement de nos maux, fussent-ils physiques ou psychologiques, suite à cette sordide nuit. La récupération de nos moyens, à tous et à chacun, devait être notre priorité absolue.

“Il y a tant de choses que j’aimerais te dire…” bafouillais-je finalement, un abattement profond grimant les traits de mon visage. Je me passais une main sur le bas visage, comme pour dissimuler les angoisses et la rancoeur qui me saisissaient alors. Je prenais une longue inspiration pour tenter de me redonner un minimum de contenance. “Mais je ne suis pas prête… Pas après ce qu’il m’ont fait… Ce n’est pas que….” Mon regard se fit fuyant, quittant la clarté de son regard pour embrasser celle du parquet. “J’ai confiance en toi. N’en doute pas un seul instant mais… J’pense pas avoir besoin de te faire un dessin sur ce que les hommes peuvent faire aux femmes à leur merci, et je ne serai pas capable d’en dire plus de toute façon… Juste… Cet Elias et sa bande… Ce sont eux qui ont tué mon époux. Eux qui ont massacré les membres de mon groupe quelques jours avant que je ne vous rencontre…” lui avouai-je finalement en relevant mes yeux vers lui pour trouver son regard, une pointe de colère dépitée venant percer dans ma voix, mes émotions toutes entières.

“Alors crois-moi que les meurtres commis là-bas n’ont rien eu de terrible pour moi, que je regrette profondément de ne pas avoir pu verser plus de leur sang et que je ne m’arrêterai pas avant d’obtenir la certitude que tous ces putains de porcs et tout ceux qui s’en approche de près ou de loin soient bel et bien morts.” Mes derniers mots avaient été durs, résonnant du désir de cruauté vengeresse qui m’habitait alors. “La rencontre de mon mari William, la naissance de notre petite Jodie… J’avais vraiment trouvé une raison de vivre, quelque chose de profond, viscéral. Mais ces types, les morts... Ils m’ont tout enlevé, jusqu’à ma dignité...”

Je marquais une pause, laissant toute liberté à quelques larmes rageuses de fuir mes paupières sous mon regard durci de cette colère résolue, mon poing droit venant frapper le creux de ma main gauche.

“Je ne suis pas une championne. Je suis une Higgins… Toute mon enfance… Toute ma jeunesse... éduquée autour du désir de victoire, de pouvoir. Celui d’écraser mes adversaires par tous les moyens ; les politiciens d’autrefois et les enculés d’aujourd’hui.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-
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