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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Gabriel Kovacs
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Protagonistes

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Gabriel Kovacs Debuba110/0Gabriel Kovacs Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Gabriel Kovacs Debuba100/0Gabriel Kovacs Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mer 30 Oct - 22:46

Ressuscité



Gabriel Kovacs


Date de naissance: 25 juin 2010


Origine : Seattle


Métier : Policier de la ville de Dallas


Particularité : Les deux bras entièrement tatoués dans un mélange de crâne, rouages mécaniques et roses


Description Physique

Gabriel mesure 1m85, il a 25 ans. Ses deux bras sont tatoués entièrement, un mélange de cranes, de rouages mécaniques et de roses. Il a des yeux sombres, tendant vers le noir dans une faible luminosité ce qui peut accentué son regard agressif et vers le vert/gris quand il est en plein jours. Il a une corpulence moyenne, plutôt musclée et sportive. Avant le "réveil", Gabriel était toujours rasé de près, un point important dans la police, mais depuis il a de la peine à trouver le temps pour se raser. De descendance juive hongroise, il a les traits typiques d'Europe, une mâchoire carrée et des pommettes prononcées.

Sa musculature n'est que récente, avant d'entrer dans la police, Gabriel faisait parti de l'équipe de hockey de son lycée mais n'était pas d'une carrure musclée. Les entraînements intensifs imposés par l'académie de police ainsi qu'aux quotidiens de sa profession lui ont modelé une musculature naturelle. Ses cheveux sont coupés en brosse bien qu'avant l'académie il les avait mi-long, ils sont d'un brun foncé en concordance avec ses yeux sombres. Gabriel a toujours su qu'il était attirant, il n'a pas eu beaucoup d'histoires mais remarquait qu'il était observé. Depuis qu'il est en uniforme le ton à changer. Il ne pourrait pas être qualifié de coq mais s'en rapproche grandement. Au courant de l'attrait de l'uniforme sur la gente féminine, il a à plusieurs reprises profiter de cet atout là pour draguer.



Description Psychologique

Gabriel est quelqu’un que l’on pourrait qualifier de « torturé », une enfance difficile marquée par les violences de son père et, surtout, la mort prématuré de son petit frère, font de lui quelqu’un de méfiant face à l’attachement émotionnel.

Les discussions l’épuisent vite, raison pour laquelle il apparait parfois renfermé ou d’être en train de s’ennuyer. La vérité est qu’il n’a pas grand-chose à dire et préfère écouter, ou être plongé dans ses pensées.

C’est un loup solitaire, appréciant le contact plus par obligation que par réel nécessité.

Toutefois, il se montre très poli et courtois avec les gens lorsqu’il porte son uniforme.

Il se démarque auprès des autres par un fort sens de l’humour, parfois déplacé, pas toujours opportun et ses collègues de la police de Dallas l’ont définitivement classé comme le rigolo de l’équipe.

Fuyant son passé de Seattle, Gabriel a fini à Dallas presque par hasard et a fini par s’engager dans la police métropolitaine. L’académie de police et la dure réalité du terrain ont fini de le modeler, actuellement Gabriel est quelqu’un d’intègre, fier de son travail et de l’aide qu’il peut apporter aux gens en tout temps. Porter l’uniforme lui a également permis de s’affirmer beaucoup plus, sa morphologie ayant changé, son esprit s’étant affuté, il reconnait qu’il n’est plus l’ado terrifié d’autrefois. Ecoeuré par l’injustice, il lui est arrivé de se montrer agressif ou violent lors d’arrestation de violeurs ou meurtriers présumés. Il ne fait pas bon de s’en prendre à quelqu’un de plus faible que soit quand Gabriel est dans les parages.

Son travail lui a appris à garder la tête froide, sauf cas extrême, il analysera toujours la situation avant de prendre une décision ou sera capable d’agir d’instinct pour sa survie et celle des autres.

Son petit frère est un sujet à éviter. Ses collègues ont plusieurs fois tenté d’en savoir plus sur son passé, surtout lors de leur nombreuses soirées au bar du coin, mais Gabriel a toujours coupé court aux discussions. C’est le point le plus sombre de son passé et les blessures causées ne se sont toujours pas refermées.



Histoire du Personnage

Parait que quand on meurt on voit sa vie défiler devant ses yeux. On sent un bien-être fou nous envahir et on est enfin en paix avec soi-même. Personnellement, je me sens pas du tout en paix avec moi-même, je m'en veux même sacrément d'avoir oublié d'éteindre la lumière de mon appart avant de le quitter... Y a que la notion du bien-être qui pourrait concorder, mais à mon avis c'est surtout parce que je suis sur le point de crever que ça me rend amorphe. Ou alors j'ai été mordu par un zombie junky avec des restes de LSD sur les chicos. C'est ça ! C'est un putain de zombie junky qui m'a mordu, enfoiré de junky... Nan mais tu t'entends Gab, tu deviens dingue à qui je peux bien m'adresser sérieux ?

Comme si ce que je disais dans ma tête pouvait être entendu et que je me trouvais dans un talk-show. « Mais non t'es pas dingue c'est le LSD zombie ». Ta gueule c'est pas drôle ! Bon... La vie qui défile devant mes yeux. Vu que les forces divines de sa Majesté-Grand-Barbu-Dans-Le-Ciel-Je-M'en-Bats-Les-Couilles n'ont pas l'air de vouloir me faire ma biographie réalisé par Woody Allen, je vais m'en occuper moi-même. « Sauf que se sera réalisé par Michael Bay ! » Je t'ai dit de la fermé, putain mais Michael Bay t'es sérieux ? Le mec s'est suicidé y a 10 ans après que Transformers 9 ai pêté le box office.
Bon j'en étais où. Ah oui, ma vie...

Bon, commençons par le commencement. Mon nom c'est Gabriel Kovacs, plus affectueusement appelé Gab. « Salut Gabriel ». Nan mais sérieux on est pas au AA, alors ferme la et laisse moi finir !!

Je suis né en 2010 dans la jolie ville de Seattle. Je suis (ou serai plutôt) mort à l'âge de 25 ans et j'ai plus vraiment toutes mes dents... « Quelle blague de merde, la mort ça te réussi pas ». Le p'tit con qui parle dans le fond c'est moi, enfin, une version un peu plus débile de moi, celle que j'ai du abandonné quand j'étais ado sinon je serai devenu un geek fumeur de joints idiot. Ca m'aide, parfois, quand il est dans le fond de ma tête. Ca me fait me rappeler que je viens de loin. « Amen mon frère. » Si j'étais capable de lever le bras je t'en mettrai une, mais bizarrement je sens que se serait plus douloureux pour moi que pour toi. Contrairement à ce qu'on pourrait penser je ne suis PAS schizophrène. J'aime juste me parler à moi-même. « Et t'appelle ça comment du coup ? » J'ai dit ta gueule !!!

Bon j'en étais où ? Ah oui ma pauvre vie. Donc, comme je l'ai dit je suis né à Seattle dans le quartier de Belltown. Je suis issu d'une famille qui a émigré aux Etats-Unis à la fin des années 40. Mon grand-père était un survivant juif des camps de concentration, il a rencontré ma grand-mère sur sol américain en 1958 quand il avait 20 ans. Ils ont eu une ribambelle de gamins, dont mon père qui était le petit dernier. Il avait que 16 ans quand son père a passé l'arme à gauche et il a du se démerder pour survivre car sa pauvre mère pouvait plus s'occuper de lui vu qu'elle était assez âgée. En 2001, alors qu'il avait 26 ans, mon père s'est engagé dans les Marines et est parti en Irak puis en Afghanistan.

La guerre l'a pas mal amoché, à son retour il s'est mit à boire et à faire le con. Jusqu'à qu'il rencontre ma mère en 2008.

Là, il s'est rangé et à débuté une carrière dans la police. C'était un bon flic. Toujours prêt à s'occuper des petites gens. Son expérience de la guerre lui a appris à être solidaire avec les plus démunies. Du coup c'est des valeurs qui étaient assez importantes dans ma famille.

En 2010, voilà qu'un petit porcelet tout rose pointe le bout de son nez dans la vie du petit couple. « Sois pas si dur avec toi-même Gab, tu ressemblais plus à un rat sans poils qu'à un cochon. » COMME JE LE DISAIS.... Une fois arrivé dans la famille, mon père a acheté une maison dans le quartier de Belldown. On a eu une vie tranquille, bercé par les iPad et autres conneries technologiques j'ai directement été mit en contact avec mon penchant geek. J'ai toujours adoré les jeux de guerre et de baston, même si mon père crisait dès qu'il me voyait avec.

Quand j'ai eu 7 ans, ma mère est tombée enceinte et nous a ramené un autre joli petit porcelet nommé Adrian, mon imbécile de petit frère.
Il était pas vraiment attendu, même si il a été très bien accueilli, du coup il a fallu se serrer la ceinture pendant plusieurs années, jusqu'à que mon père ait sa promotion et devienne capitaine de division.

On avait plus d'argent et ça se ressentait mais on le voyait presque plus. Il rentrait tard le soir, parfois pas du tout pendant plusieurs jours. Et il devenait de plus en plus colérique.

On l'a pas vraiment vu venir avec Adrian, car il s'en prenait plus à ma mère, mais à un moment il a commencé à s'en prendre à nous. Rien de bien méchant au début, des brimades presque normales si on peut dire, en tout cas tolérées par notre société.

Puis là ça c'est gâté. Les coups étaient de plus en plus fréquents, moi j'avais 13 ans à l'époque et l'adolescence n'aidant pas, je répondais à mon père, ce qui amplifiait la correction.

Quand j'ai eu 15 ans j'en ai parlé à une assistante sociale de la protection de la jeunesse. J'y suis allé de mon propre chef, après que mon père ai fichu une Nème raclée à mon petit frère. Je l'ai pris sous le bras, on a grimpé dans un bus et on a filé à la protection de l'enfance. Elle a été gentille cette assistante, elle nous a offert des cookies et un verre de lait. Elle nous a écouté pendant des heures. Puis, comme une conne elle nous a ramené chez nous, racontant tout au paternel. Oh croyez pas qu'elle nous a laissé comme ça, elle lui a bien dit : Faudrait pas recommencer, c'est pas bon pour leurs développements, il existe des thérapies de famille, blablabla, je-raconte-de-la-merde, etc.

Je vous fais pas un dessin, je pense que vous avez compris ce qui c'est passé une fois qu'elle est partie.

Deux ans après, mon père s'est fait tiré dessus en opération. C'était rare que ça arrive à un haut gradé de la police, car ils sont plutôt des grattes-papiers à ce stade de leur carrière. Mais mon père il a toujours voulu aller sur le terrain quand il le pouvait. Il en avait besoin, être là pour ses hommes, les motiver, savoir ce qu'ils ressentaient quand ils se mettaient en danger pour la population, être comme un père pour eux... Putain d'hypocrite.

Il s'en est sorti mais c'était juste. Autant vous dire que pendant toute la période où il était à l'hosto, j'ai prié. A chaque fois que le doc venait nous voir dans la salle d'attente pour nous raconter comment l'opération se passait, ou dès qu'il était sorti du bloc et qu'on devait attendre s'il allait se réveiller ou non, je priais. Mais évidemment je ne priais pas pour son bon rétablissement. Je voulais qu'il crève.

Quand il s'est réveillé, on était là. Tous les trois à le regarder, ma mère les larmes aux yeux de bonheurs. J'oublierai jamais l'expression de mon père. Ce sourire de joie qui, petit à petit, se transforme en déception. Alors que je m'étais détaché de ce connard, que j'espérais sa mort, je me suis rendu compte quand il a ouvert les yeux que j'étais content qu'il s'en sorte au final, mais ce regard... Putain ce que ça m'a brisé le coeur. Son expérience avec la mort a donné des ailes à mon père. Il nous a regardé dans le blancs des yeux et nous a dit qu'il ne voulait plus nous mentir, plus jamais. Du coup il nous a avoué en avoir rien à cirer de nous et qu'il avait une maîtresse depuis 4 ans et qu'elle était enceinte, et que, évidemment, il allait nous quitter pour s'installer avec sa nouvelle famille.

Pam ! Méga baffe ! Tiens dans les dents ! Merci de t'être inquiéter pour moi mais t'es de la merde ! Voilà ce à quoi ma mère a du faire face.
Elle ne s'en est jamais remise.

A ce moment-là, j'étais ado. Mon père n'étant plus là et les coups ne volants plus, je me suis lâché. Mes notes ont grimpé en flèche, je me suis déchiré à l'école, visant la meilleure moyenne possible pour pouvoir intégrer une prestigieuse université. J'étais un grand fan d'informatique, je m'amusais à programmer des sites web et des petits logiciels. C'était l'époque facile pour ça, ce monde numérique dans lequel nous vivions était rempli d'occasion en or pour se perfectionner.


J'ai aussi pas mal fait le con, je vous rassure. J'ai eu ma première copine, ma première frousse de la capote percée, mes premières vraies bagarres. Enfin bref, la vie devenait enfin bonne pour moi.

A 18 ans, juste avant la fin du lycée, j'ai postulé pour 3 grandes université. Ce que je voulais, c'était me casser de cette ville au plus vite et si possible le plus loin ! Le MIT était mon 1er choix, suivi d'Harvard et de l'université de Pennsylvanie. Je postulais pour leur programme de bourse complète vu que nous n'avions pas un rond pour payer mes frais universitaire.

J'ai reçu un avis négatif pour les trois.
Deuxième grosse claque de ma vie.

J'ai fini le lycée, j'ai zoné, j'ai aidé ma mère pour les tâches ménagères qu'elle accomplissait machinalement, tel un robot dénué de tout sentiment. Je lui en veux pas pour ça, comme j'ai dit, elle s'est jamais remise du coup de théâtre de mon père et du coup elle n'était plus qu'un puits sans fond s'étant refermé à toute forme de sentiment.

J'aidais mon frère aussi, pour remonter ses notes et sa vie qu'il foirait joyeusement. Putain il avait 11 ans... Il avait 11 ans et il traînait déjà avec les dealers de la rue. Ah oui, j'avais oublié, mon père ne nous a pas simplement quitté, il nous a foutu dehors pour vivre dans la maison qu'il avait acheté avec sa nouvelle famille. Du coup, on a du emménagé dans la banlieue pauvre de la ville. Autant vous dire que c'était la grande joie...

Mon frère était utilisé par un dealer local appelé Travis James, il recrutait des gosses et en échange de pognons, de protection et d'un pseudo sentiment d'appartenance familiale, ils faisaient office de passeurs pour la drogue. Les flics se doutaient pas au début que les gamins pouvaient être embrigadés là-dedans.

La dernière semaine de mes 18 ans, des agents de police ont sonné à notre porte, ils sont venus nous annoncer que mon frère avait été abattu par des membres du gang adverse. Ils étaient très très désolé et nous promettaient qu'ils les arrêteraient, mon cul ouais.

Je vais passé sur cette période pour des raisons émotionnelles, vous voyez le genre. Je me suis pas vraiment encore remis de ça. « T'étais trop jeune Adrian... »

C'est à ce moment là que mon récit prend un tournant. Pouf !! Me voilà à Dallas !

Pourquoi Dallas ? Bah tout simplement parce que j'en avais ras-le-cul du froid de Seattle et qu'après la mort de mon frère, je voulais fuir cette ville une bonne fois pour toute. Et aussi parce que mon frère voulait absolument aller à Dallas quand il était petit... J'ai jamais compris pourquoi mais il faisait une fixation sur le bâtiment en forme d'allumette. « Quand il fait nuit et qu'ils allument la tour, on dirait une allumette en feu ! » Il répétait ça sans arrêt. Donc me voilà au Texas à 19 ans, bien décidé à recommencer ma vie ici.

Vous allez trouver ça bizarre après tout ce que je vous ai raconté sur mon père mais, étrangement, j'ai voulu rejoindre la police.

C'est justement ce que j'ai vécu avec mon père et aussi mon frère qui m'a donné envie de rejoindre la police. Je voulais être un meilleur flic que lui, botter le cul à tous les parents abusifs de cette fichue planète, protéger les innocents, être un exemple pour la jeunesse.

Enfin bref, je voulais être un héros. Il y a 2 heures de cela j'ai voulu jouer au héro, mais dans la vraie vie les héros ils s'en sortent rarement en butant 20 zombies à la poursuite d'une jolie blonde, et ils se tapent pas la jolie blonde sur le tas de corps pourrissant après. « Et c'est moi que tu traites de dérangé ? » Bref ! Les héros dans la vraie vie ils finissent par terre dans ce qui ressemble à un nid de raton laveur à se vider de leur sang avec une morsure à l'épaule.

Bon, je reviendrai sur ce tragique et hilarant accident plus tard, là on en est au moment où je suis devenu flic. « Donc chers auditeurs, accrochez-vous bien ! »

On va dire que l'académie de police n'a pas trop représenté un défis pour moi, au lycée je faisais partie de l'équipe de hockey du coup j'étais habitué à faire du sport et à ramasser des coups. Et le côté théorique était facile vu mes résultats scolaire. Six mois d'académie et je me suis retrouvé dans les rues de Dallas à faire régner l'ordre, à protéger la veuve et l'orphelin, bien que j'avais plus un faible pour la veuve je dois l'admettre. J'avais une copine à ce moment là, elle s'appelait Sandy. « Quel nom de merde sérieux. » Oui bon, ça va hein ! Elle était sympa, pas très maligne c'est vrai, mais elle avait de bons arguments, deux gros arguments si vous voyez ce que je veux dire. « T'es grave. » J'étais surtout en rût, et mes potes de division m'ont forcé la main un soir pour que je lui parle alors qu'on était de sortie dans un bar. J'étais pas amoureux mais ça faisait passer le temps et je me sentais pas trop seul. Enfin bref, j'adorais mon boulot. J'aimais surtout le côté action, arrêter les méchants, aider les gens, mais le côté paperasse me dérangeait pas, ce côté calme à être derrière son pc à écrire un rapport me rappelait le bon vieux temps où j'étais un gros geek.

J'ai exercé ce job jusqu'à mes 23 ans. Ensuite, une possibilité d'évoluer s'est présenté à moi. Mes états de service étaient irréprochables, du coup j'ai postulé pour rejoindre le SWAT. J'ai été reçu et j'ai commencé la formation. Là, le rythme était sacrément différent.

Des horaires beaucoup plus strictes, des heures de mission, des vagues émotionnelles constantes, un stress fort et continu, mais aussi une satisfaction plus grande.
J'étais vraiment dans mon élément. C'est aussi à ce moment là que j'ai abattu mon premier criminel.

C'était une interpellation de routine, le central nous avait appelé pour faire face à un cas de violence domestique dans la banlieue pauvre, à l'extérieur de la ville. Autant vous dire, que vu mon passé j'étais bouillant, je voulais faire taire ce connard tyrannique qui terrorisait sa femme et ses gamins. On est arrivé sur place, en effet on entendait les cris et les objets volés depuis la rue. C'était les voisins qui avaient appelé, ils avaient entendu le mari menacer sa femme, d'après les cris de cette dernière ils étaient persuadé qu'il pointait un flingue sur elle. On est entré dans la maison, on a gueulé nos mises en garde habituelles, et là ce con à fait la chose la plus sensé qui soit.

Alors qu'il avait 5 agents le visant avec leur pistolet mitrailleur HK MP5 il décide de pointer son arme sur nous. Devinez qui a eu la chance de tirer en premier pour éliminer la menace ? « Le colonel Sanders ? » ... Tu m'exaspères... Donc voilà, j'ai abattu le gros cochon et j'ai été suspendu pendant 10 jours, le temps que l'enquête soit bouclée, la procédure habituelle dans ce genre de cas.

Faut dire qu'on a pas été très malin sur ce coup-là, normalement ça se passe pas comme ça, on entre pas à l'arrache dans un bâtiment dont on ne connaît pas l'infrastructure pour faire face à un individu armé. On tente de le raisonner de l'extérieur, de parler avec lui, de comprendre ce qui se passe et on fait tout pour éviter un bain de sang. Sauf qu'au moment où on a voulu s'adresser à lui à travers la porte, on a entendu un coup de feu et on a du intervenir. Dès que le coup est parti de mon MP5, le temps s'est arrêté, je pensais que c'était un cliché mais non, ça se passe vraiment comme ça. Les sons deviennent sourds, la lumière aveuglante et on sait plus comment on s'appelle. «T'es sûr que t'as pas regardé dans le canon quand t'as tiré ?»

Une fois mes sens retrouvés, j'ai constaté qu'il y avait deux corps allongés par terre, le mec que je venais d'abattre d'une balle dans le cœur et celui de sa femme, assise contre le mur le front perforé.

Ca a pas été facile de se remettre de cette expérience, mais on avait été formé à ça et je suis reparti sur les rails dès les 10 jours de l'enquête passés.

Arrive enfin le moment du récit où le monde est partie en couille, où les morts se sont relevés et où McDonald's ne suffisaient plus à nourrir les décérébrés.

C'était irréel, tous ces récits qui nous venaient de l'ensemble du pays. Ces histoires de clodos bouffant les gens me foutaient les boules. Je priais pour que ça se calme et que ça n'arrive pas chez nous. Mais vu la rapidité de la propagation je savais que ce n'était qu'une question de temps.

Les premiers foyers infectieux étaient arrivés chez nous et, évidemment, tous les policiers étaient requis. Le gouvernement a vite compris que pour se débarrasser des morts-vivant il fallait leur coller une balle dans la tête. A ce stade de l'infection, on essayait plus de raisonner ou de soigner les malades. Il fallait endiguer la contamination et éliminer le plus possible de malades. Ma section avait été appelé pour aller secourir un centre médical de fortune qu'avait installé l'armée et qui s'était fait attaquer par une horde de zombie passant par là. On a mit 5 minutes pour s'y rendre, autant vous dire que c'était déjà trop tard. Il ne restait plus aucuns survivants. On a tenté d'en abattre quelque-uns mais on a vite été débordé. Deux de mes collègues ont été bouffé, du coup on est remonté dans la voiture et on a filé. On savait pas trop où on devait aller car le central répondait plus.

Le trafic était coincé deux rues après le centre médical, du coup on a du sortir et continuer à pied. Par un malheureux hasard, on s'est retrouvé séparé, à cause de la foule qui courait en sens inverse et essayait d'échapper au piège mortel que constituait les carcasses de voiture, souvent rempli de morts-vivant qui s'étaient transformé alors que leurs proches essayaient de les conduire à l'hôpital. J'ai couru dans toutes les directions, tirant sur tout ce qui me paraissait suspect. Peut-être que j'ai abattu des gens non infectés, je m'en souviens pas, j'étais dans un état second. Par chance, j'ai retrouvé mes esprits comme par magie quand je me suis retrouvé au bas de mon immeuble, transporté là par l'instinct. Je me suis précipité dans l'immeuble et j'ai grimpé 2 à 2 les marches de l'escalier. J'ai ouvert la porte de mon appartement, je l'ai claqué et je me suis appuyé contre, espérant retrouver mes esprits.

L'appart était tel que je l'avais laissé, toujours autant en bordel. Faut dire que j'étais pas quelqu'un de très ordonné. On pouvait trouvé ça et là des habits sales, des cadavres de bière, des boîtes de pizza et de ramen. En dehors du boulot, j'avais pas vraiment de loisirs, Sandy et moi on était séparé depuis plusieurs mois et j'avais pas eu l'occasion d'inviter des filles dans ma piaule. Du coup, je passais mon temps à jouer à World of Warcraft : The Return of the gnome Illidan Lich King. Mais j'aimais mon chez moi.

J'ai décidé de reprendre mes esprits, fallait que je me casse d'ici. J'avais encore 2 magasins pleins à ma MP5 et 2 magasins pour mon Glock 19. J'ai gardé mon oreillette radio, au cas ou le central se rebranchait et que des news importantes venaient à être données. J'ai pris un sac à dos, je l'ai rempli d'une bouteille d'eau, de plusieurs barres protéinés, d'une corde, d'un couteau de chasse que j'avais reçu de mes collègues pour mon anniversaire et bien sûr, de mon Guide de survie en territoire zombie écrit dans les années 2000 par un certains Max Brooks. J'étais paré, un vrai survivor, j'étais prêt à bouffer du zombie et à sauver les gens, les ralliant sous la bannière de la police pour qu'ils se sentent en sécurité. Je me voyais déjà dire à la jolie blonde en talons hauts que c'était notre devoir de repeupler la terre. Le reste du film je vous la passe sous silence.

J'ai pris mon courage à deux mains, respiré un bon coup, j'ai ouvert la porte de l'appart et je suis sorti... Et là je me suis encoublé sur le cadavre du concierge et j'ai dévalé l'escalier jusqu'en bas. J'étais grave sonné, et contrairement à ce qu'on peut penser la plupart des blessures que je porte actuellement ne sont pas du à la dur survie qu'impose une zombie apocalypse, non non je me suis juste vautré dans l'escalier...

Après quelque secondes embrumées, je me suis relevé difficilement, juste à temps pour constater que madame Perkins me fonçait dessus pour me donner l'étreinte fatale, ses doigts boudinés prêt à m'arracher les tripes. Je suis sortie de l'immeuble en courant du mieux que j'ai pu pour me retrouver dans la rue, complètement vide... Pas un chat, pas un cri, juste les sons sporadiques des coups de feu dans les rues voisines. Je savais où je devais aller, j'avais déjà l'itinéraire dans la tête. Du coup j'ai fui, je me suis mit à courir en direction de la sortie de la ville, en espérant que je me ferai pas bouffer avant d'y arriver.

Arrive enfin le point de chute de notre histoire ! « Une chute ? Encore ? Putain faut vraiment que t'apprenne à marcher... » C'est une façon de parler connard !

J'avais atteint sain et sauf la sortie de la ville, j'avais réussi à choper une moto sur le chemin pour me traîner plus vite. Vous voyez le tableau ? Le beau flic avec sa moto et son fusil dans le dos, qui porte pas de casque parce que ça fait plus classe. J'arrivais sur la sortie de la route 45 au niveau de Wilmer quand j'ai vu cette meuf être tracé par 5 ou 6 zombies. J'avais croisé plein de gens être tracé par des zombies avant, mais elle elle avait l'air vraiment spéciale, je savais, je RESSENTAIS que je devais la sauver ! « Elle avait quel taille de bonnet ? » Là n'est pas la question même si à première vue ça devait être du C...

Enfin bref, j'ai foncé dans sa direction, mon plan c'était de faire déraper la moto de sauter du véhicule encore en marche et d'abattre les zombies la poursuivant d'une balle dans la tête. Classe, propre, le héro quoi. « Raconte nous ce qui c'est vraiment passé. » Bah en réalité... J'ai bien réussi à faire déraper la moto, sauf que j'ai perdu le contrôle et qu'à la place de sauter du véhicule et de me réceptionner en héro, je suis tombé sur le cul et la moto à continuer son chemin pour renverser la demoiselle... Qui a fini par se faire dévorer par les zombies à ses trousses... « On applaudit l'officier Kovacs mesdames et messieurs le meilleur flic de tout le Texas, sauveur de la veuve et de l'orphelin zombie ! »

Bon ça va hein ! Bon, après ce regrettable accident, je me suis mit à courir en direction de la forêt et la Trinity River. Sur le chemin j'ai croisé une famille qui tentait de faire redémarrer leur voiture, du coup j'ai voulu aider. Sauf qu'en m'approchant j'ai pu voir que la famille ne tentait pas vraiment de réparer quoi que se soit, sauf si leur notion de « réparer » implique de bouffer le foie et les intestins d'un enfant en bas âge. J'ai réussi à abattre le père et le fils aîné avant qu'ils n'arrivent à m'atteindre, la mère et ce qui devait être la tante je les ai fini en m'approchant de la voiture. Je voulais surtout voir si leur bagnole était en état de marche, mais à ce moment j'ai entendu une respiration rauque venir de derrière la voiture.

Le gamin qu'ils mastiquaient avant. Je me suis approché de lui, il tendait la main vers moi. Il était pas encore transformé, du coup je me suis agenouillé auprès de lui. Je lui ai tenu la main et là il s'est éteint gentillement. J'avais envie de pleurer. Depuis le début de cette merde c'était la première fois que je ne prenais pas les choses à la rigolade. Je me suis rendu compte à quel point j'avais été un con de voir cette tragédie comme une raison de faire mes preuves. De faire vivre le complexe du héros que je n'avais pas réussi à faire sortir quand j'étais ado et qui m'avait empêcher de me défendre de mon père ou de protéger mon petit frère.

J'étais vraiment en colère contre le monde et contre moi-même, je me suis promis d'arrêter de faire l'idiot et de me préoccuper des gens pour les protéger réellement, et tenter de survivre.

On peut dire que ça à mal commencé... Envahi par l'émotion j'avais zappé que le gamin était mort et que, forcément, il devait se transformer juste après...

Par une force incroyable, le petit merdeux a réussi à se redresser et m'a mordu à l'épaule. J'ai tout juste réussi à le décrocher et je me suis remit debout, avant de lui exploser la tête à coup de pompe.

A partir de là, j'ai commencé à marcher bêtement, sachant que j'allais mourir. Mes forces m'abandonnaient de plus en plus, jusqu'à que je finisse par m'écrouler dans ce tas de boue... « T'as pas parlé de ratons laveur avant ? » Qu'est-ce que j'en sais de ce que c'est ?
Je sais juste que je suis en train de crever. D'ailleurs, je sens mon heure venir.

Donc, chers auditeurs, merci de m'avoir écouté, j'espère que vous êtes bien assis sur vos fesses et que ma vie n'ai été qu'une série télé et non pas la réalité. Je vous dis adieu... Adieu...

« On peut savoir ce que tu fous ? »

J’attends la mort bordel, tu peux pas me laisser crever en paix ?

« Ah ok, nan parce que tu respires encore et tout... »

Je te jure, si par un miracle je m'en sors je vais te...



Equipement de Départ


- Couteaux à lancer Herbertz
  - Kit de crochetage
  - 1 Ration de nourriture

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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