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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Décider des ruines - 14/04/35
 :: Safe Zones :: Le Perchoir :: La vie du Camp

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Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba110/0Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba100/0Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Mer 11 Déc - 11:29
Face à James et son air distrait, Kenzie était restée un peu confuse et tendit les bras dont les mains demeuraient dissimulées dans ses poches. A ses premiers mots elle plissa les lèvres d'un petit rictus ironique et détourna les yeux sur son coté, observant vaguement le couloir jusqu'à ce qu'il se mette à enchaîner. Elle ne fut clairement pas surprise par sa confirmation quant au sérieux des dangers ou des menaces auxquelles semblait faire face le Perchoir, elle n'était pas idiote pour ne pas avoir remarqué qu'au-delà de Kyle, il y avait des choses qui ne tournaient pas rond et qu'ils étaient tous préoccupés, d'autant plus James qui paraissait pâlir d'heure en heure.

Un tic de l’œil droit releva tout de même une certaine surprise quand il parlait de se confiner, mais elle se fit résolument silencieuse et approuvait par celui-ci cette directive sans doute sage dans la situation et assez rassurante pour elle qui n'était vraiment pas désolée de ne pas avoir à sortir de ce lieu. Si les semaines passées laissaient un manque par l'absence de Mickael à qui elle s'était beaucoup attachée, peut-être même entichée bien qu'elle ne savait pas trop quoi en penser, elle ne regrettait certainement pas cette cavale permanente à passer de lieu en lieu tous plus tristes voir sordides les uns que les autres, toujours à devoir fouiller pour trouver de quoi se nourrir, à devoir bouger, regarder par-dessus son épaule et respecter mille et une tâches ou règles sans jamais être assez serein pour dormir les deux yeux fermés.

Ici, dans le Perchoir et malgré la complexité de leur situation, elle se sentait beaucoup plus sereine et à l'abri entre ces murs épais et surélevés, entourée de gens qui paraissaient tellement plus aptes à la protéger qu'elle-même ne saurait le faire. Alors rester ici et se cacher du monde extérieur pour enfin pouvoir se reposer lui convenait parfaitement. Elle acquiesça à la demande de James de faire le tri dans le poste de sécurité avec un plaisir non-exprimé, c'était enfin l'opportunité pour elle de montrer ce qu'elle pouvait faire et pour le coup, elle espérait que tout ne soit pas foutu dans ce matériel qu'il évoquait.

Toujours aucun son ne franchit ses lèvres, la jeune femme s'appuya sur l'arche de porte de son épaule en laissant faire le médecin quand il réceptionna ces communications via son talkie-walkie, mais elle fronça un peu les sourcils en le voyant comme hésiter puis se raviser. Dès lors qu'il ramenait son regard sur elle, Kenzie eu le réflexe un peu adolescent de se redresser de son appui comme si elle s'était trop détendue dans le bureau de son proviseur, acquiesçant à nouveau aux ajouts du chef du camp auxquels elle répondit en continuant de faire oui de la tête, comme pour rassurer celui-ci qu'elle avait bien l'intention de faire de son mieux également.

« Je m'en occupe dès que Jena ou Elizabeth aura pris le relais pour la petite, je te tiens au courant pour les pièces et... je ne connais pas vraiment la ferme, disons que Mickael m'en a parlé. Si tu l'y vois, je veux bien que tu le salut de ma part et que tu lui dises que je vais bien ici avec vous. Et qu'il me manque.

Bon courage James. »


Elle fit un pas vers l'extérieur de la chambre en voyant James s'éloigner et le suivit de son regard grisé avec beaucoup de peine, avant de soupirer et se détourner pour rentrer, saisir la poignée de porte et refermer doucement celle-ci. Le couloir se libérait et le claquement retenu par les doigts de la brune du verrou de porte, concluait leur bref échange dans cette ambiance moribonde.
Equipement Porté :
Capacité : 2/5
Console technologique
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
_
Contenants Personnels :
Dos 0/0
-
Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba11136/2000Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba1099/100Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Jeu 12 Déc - 13:23
Elizabeth resta un instant silencieuse à cette reconnaissance que Jena lui accordait, les plissements de son front se reformant le temps d’un bref instant, tandis qu’elle inspirait avec une profondeur maîtrisée. Les événements dramatiques de l’avant-veille semblaient avoir changé la femme aux apparences froides et détachées, bien que des réminiscences persistaient, en une femme blessée et terriblement humaine. Quel étonnement pouvait-on avoir à cette constatation ? Aucun, c’était indéniable, les malheurs marquaient les gens si profondément qu’ils en forgeaient le caractère, qu’importait la manière dont la réaction se faisait, personne n’y échappait vraiment.

Ses pas avaient fini par la porter à nouveau un peu plus proche de son interlocutrice, seule restante de leur trio qui s'étaient réunis plusieurs dizaines de minutes avant ça. Elizabeth voulait chercher, de son regard obstinément fixé sur elle, à déterminer celle que James avait vu malgré la carapace, et qu'elle voulait voir au delà des récentes faiblesses. Apprendre à la connaitre mieux que les à-priori sur lesquels elle était longtemps resté car elle sentait qu'elle pourrait être un véritable pilier, pour tous, mais pour elle, aussi.

« On a tous de la chance de s’avoir les uns des autres. Je serais morte un nombre incalculable de fois sans chacun de vous. Vous tous. James, toi, tout le monde. Chacun a fait sa part, du mieux qu’il le pouvait et c’est ce qui a fait qu’en dépit de ce monde, en dépit de ces gens aux mœurs ignobles dehors, on est toujours en vie. Chacun continuera à le faire, parce que c’est là, la seule chose à faire. On doit garder espoir. Je doute fort qu’on retrouve un jour la civilisation, tel qu’on l’a connu, mais on se doit d’être les précurseurs d’une réadaptation a un monde qui a changé beaucoup trop vite. Nos ancêtres l’ont fait des milliers d’années avant nous pour nous offrir le luxe et le confort d’autrefois. Essayons de faire mieux encore. »

Ses mains se levèrent droites sur ses joues et ses yeux, essuyant les vapeurs des perles salés qui s’y étaient obstinés, s’y prenant à plusieurs reprises pour obtenir le résultat voulu, sa main droite finissant par se frotter le bas de son épaule opposée en un nouveau croisement de bras. Elle était intimement convaincue de tout ce qu’elle disait, mais elle savait que les mots étaient bien plus facile que les actes. Elle ne voulait pas s’imposer en moralisatrice et bien-pensante qui avait réponse à tout avec sa bonne conscience et ses phrases faciles, ses lèvres se pinçant immédiatement alors que ces pensées l’assaillaient. C’était une bien mauvaise manie qu’elle avait pris, et qui la rendrait peut-être bien détestable à plus ou moins long terme. Un double tranchant dont elle s'était presque inconsciemment rendu coupable et qu’elle regrettait désormais.

« On a tous en nous quelque chose, un truc spécial, qui nous dit que ça en vaut la peine. Parfois, c’est juste un peu trop enfoui, ou même inconscient. Mais… ça en vaut la peine. »

Elle sourit à nouveau, plus contrit, presque désolée, habillé d’une certaine tristesse visible qui arrivait à contraster avec ses mots mais qui n’y était pourtant pas rattaché, avant que son regard ne finisse par se déporter par la porte restée ouverte. Si elle avait pu, elle se serait juste jetée hors de cette pièce, courant vers James pour s’y blottir. Son truc spécial à elle, c’était lui. Lui, entièrement. Lui, seulement. Lui, uniquement. Ivy s'était volontairement détachée de cette place qu'elle lui avait faites. Elle s'était enfui en lui volant ce besoin, sans lui accorder le moindre mot, sans lui céder le moindre souvenir qui aurait pu lui permettre de croire que ça ne serait que temporaire et qu'elle pouvait continuer d'y espérer. Elle était partie, juste partie, en laissant en elle un vide immense qu'elle ressentait déjà et faisait tourner ses pensées en boucle. Un vide qu'elle voulait absolument combler en se réfugiant auprès du médecin.

Elle finit par inspirer, longuement, sans interrompre Jena si elle avait décidé de parler entre tous ces silences parfois gênant, frottant doucement ses doigts entre eux pour les réchauffer un peu, avant de seulement hocher la tête, se donnant un élan supplémentaire à l’acte qui allait suivre.

« On se retrouve à l’infirmerie. »

Après un dernier regard entendu, le ton de sa voix ayant gardé de sa douceur perpétuelle, elle finit par clôturer cette interaction en prenant le pas, lent, vers la sortie. Elle voulait voir ce que Leonard et Cornelia avaient trouvé, voir ce qu’elle pourrait en faire, car tout se joueraient là-dessus, au final. Tout.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba1173/2000Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba1088/100Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Ven 13 Déc - 21:23
Une nouvelle fois, je n’avais pas d’autre réponse à apporter à la jolie brune qu’une série de discrets hochements de tête à l’entente de ses mots. Je me sentais submergée par la sagesse acérée de cette fille, dont le discours et le choix de mots la faisaient vieillir de quelques décennies de maturité. Je me redressais très légèrement lorsqu’elle parla de garder espoir, un éclat plus sombre traversant mes prunelles, marqué d’un claquement de langue contre mon palais. J’avais tenté de carburer à l’espoir lorsque leur nature de ressuscités s’était révélée à mes yeux, mon esprit, jusqu’à mon entrevue avec James le lendemain de notre arrivée en ces murs. Ça n’avait pas tant été la dureté de ses mots que ce qu’ils signifiaient qui m’avait marquée - quand bien même je n’avais pas baissé les bras pour autant - crevant dans l’oeuf de bien nombreux espoirs. Puis il y avait eu Elias et sa torture, plus vicieuse que les abus de Sean ensuite, à détruire les quelques fragments physiques de l’avant-épidémie qui m’étaient restés. Tout ce qui avait existé avant tout ça avait tout simplement disparu, ne survivant au final qu’au travers de mes seuls souvenirs, mais que je ne pouvais plus partager autrement que par quelques récits et histoires, et une farouche volonté de revanche.

Je ne gardais pas espoir. Je balançais plutôt ce dernier dans le bûcher de ma colère sans aucune forme de condescendance ni de pitié. Quant aux regrets, aux remords ? Leur temps n’était pas venu. Je n’avais pas la volonté de faire mieux qu’auparavant, à raviver ancêtres et civilisation. Je souhaitais simplement vivre aussi longtemps que possible pour faire pleuvoir mon désir de revanche et de domination sur tous ceux qui se dresseraient sur ma route. Notre route. Je n’oubliais rien des derniers mots que j’avais lancés à Everett dans son bureau. J’étais une Higgins. La seule chose que j’avais de spécial pouvait se résumer en ce simple patronyme ; quand bien même quelques explications seraient nécessaires pour une parfaite compréhension de ce que cela pouvait signifier. Il y avait quelque part tant de choses que je voulais dire, à Elizabeth très spécifiquement, tant de choses qu’elle devait savoir pour mieux me cerner, pour m’aider aussi à mieux me cerner, me reconstruire et éviter de reproduire de nombreuses erreurs. Mais dans l’instant, il n’y avait rien, car le moment n’était pas encore venu.

Je ne trouvais rien à lui répondre quand elle marquait ses propres silences, me contentant de simplement plisser les paupières à la voir sécher ses larmes. S’astreindre à se donner une droiture quand elle ne devait probablement être en meilleur état que nous suite à toutes ces annonces. La question me traversa l’esprit de savoir si on ne lui en demandait pas juste trop d’un coup, quand Kyle était au plus mal, son amie partie, que je n’étais guère mieux et que James lui-même paraissait s’effondrer. J’ignorais ce qui en valait la peine me concernant, c’était certainement quelque chose d’inconscient encore pour moi ; mais j'acquerrais là une seule et unique certitude : elle. Elle en valait la peine. Elle méritait que je parvienne à me sortir les doigts du cul et me ressaisir, me redresse, froide et hautaine, farouche et déterminée comme aux premiers jours quand nous étions parties explorer cette déchetterie.

Je ne trouvais pas la force, ni même l’insulte de lui rendre son sourire. J’exhalais un simple soupir à peine ragaillardi en opinant une dernière fois du chef. Lentement, je me contentais de tendre la main vers le trousseau de clés laissé sur la table, m’emparant de celui-ci dans une série de tintements sonores, sentant son poids se faire lourd au bout de mes doigts quand j’empoignais toute la responsabilité qui semblait aller avec. Je fourrais celui-ci dans la poche de mon pantalon, déjà alourdi par la présence de l’arme glissée entre mes reins avant de prendre un lourd appui de mes mains sur les accoudoirs du fauteuil pour me relever. Je soutenais le regard silencieux de la brune qui fit suite à ses derniers mots et notre promesse de rendez-vous. Une discussion à venir que je redoutais sûrement autant que je l’attendais, car je me rendais compte que j’avais trop longtemps tenu Elizabeth à l’écart de mon cercle d’intérêt, la résumant bien idiotement à la seule position de compagne du chef jusqu’à lors. Nous qui étions si peu en ces murs, il n’était pas normal que nous en sachions si peu l’une sur l’autre, que j’en sache finalement si peu sur ses forces, ses faiblesse, ses doutes comme ses certitudes.

“On se retrouve à l’infirmerie,” répétai-je en confirmation, avec la résolution de nous rendre justice transpirant dans la voix quand je me redécouvrais une certitude que j’avais trop longtemps mise de côté. Le savoir, c’est le pouvoir.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Leonard Butler


Fiche de personnage
Points de RP:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba110/0Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba100/0Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Leonard Butler

Sam 14 Déc - 23:49
La Chrysler s'engageait sur le terrain bétonné du Perchoir, provoquant de nouvelles secousses qui furent plus visibles sur le corps plus menu de Cornelia que la masse un peu bedonnante de Leonard. La femme avait pressé la manette pour reculer son siège afin de poser négligemment les chaussures au-dessus de la boite à gants, se raclant doucement la gorge avant d'interpeller Leonard qui suivait le flanc des lieux de vie vers la façade sud où se trouvaient les accès autant du rez-de-chaussée que de la structure surélevée.

« On passe pour des sauveurs, ça nous donne au moins l'avantage de justifier notre place dans ce groupe. J'espère ne pas entendre l'un d'entre eux me parler de méfiance après ce que l'on a fait. » Dit-elle, son regard s'attardant sur la colonne abritant l'escalier tel un pilier soutenant toute la première partie du hall là-haut.

« Quelque chose me dit que ça pourrait arriver s'ils t'entendaient dire l'un d'eux. » Relevait Leonard qui se redressait de son appui contre la portière, agrippant mieux le volant des deux mains tandis qu'il ralentissait d'une pression progressive sur la pédale de frein, non loin de la porte fermée du rez-de-chaussée aux grandes baies vitrées.

« Tu m'as mouché, je te l'accorde. Pas mal pour un noir. »

Après sa rétorque, Cornelia bascula son regard, la tête toujours appuyée sur le dossier de son siège, et marqua un temps en avisant la réaction de Leonard avant de se mettre à souffler du nez, puis à rire un peu plus franchement malgré les salissures de leur escapade qui marquaient plus fortement ses traits de visage.

Leonard lui relâchait tranquillement le volant une fois la voiture arrêtée, redressa d'une poigne ferme le frein à main et s'adossa à son siège à son tour, conservant le regard devant lui avant d'étirer ses lèvres d'un sourire partagé qui se mua en rire léger, beaucoup plus rauque. Il porta ensuite le regard aux paupières plus ou moins affaissées sur Cornelia et l'observa longuement, d'un air curieux.

« Tu sais que c'est pas conseillé de parler à un noir de sa couleur de peau quand l'on est enfermé dans une voiture avec lui ? D'autant plus pour un bout de femme comme toi. » Taquinait-il, puisqu'il paraissait clairement amusé, loin de se vexer de cette petite pique amicale.

« Il paraît oui. » Répondit-elle, avant de hausser les épaules d'un air faussement innocent, les lèvres plissées d'une moue. Ses jambes en appui se balançaient légèrement et elle soutenait le regard proche de l'homme avec un air espiègle. « Mais je t'ai sauvé la vie. C'est pas ce que tu disais tout à l'heure ? J'ai le droit de dire ce que je veux pendant au moins... une semaine. »

Leonard arqua un sourcil, les mains sur le pantalon marronné qui couvrait ses jambes, se feintant d'une fixation qu'il ne tint pas plus de quelques instants. Il détourna le regard vers la plaine et s'agrippa la lèvre inférieure de la dentition pour la frotter, l'air de retenir de rire à nouveau. Au terme d'un court temps durant lequel il reporta son attention à la femme qui joua des sourcils à son égard, il secouait de nouveau la tête avec plus de certitude et attrapait la petite poignée de fer de la portière pour ouvrir celle-ci dans un claquement caractéristique.

« T'es pas commune quand même. »

« Ça fait mon charme. »

Au final, l'un comme l'autre rirent tour à tour, car l'un comme l'autre avaient le cœur à plaisanter à présent que le Perchoir était retrouvé, loin des morts et de la désolation du dehors. Les deux derniers jours avaient été fatigants et avaient eu leur lot d'adrénaline, mais au fond, tous deux savouraient cette vie retrouvée et ils en avaient bien conscience sans avoir à le dire, puisqu'ils partageaient cette même seconde chance. Ils ne savaient pas pourquoi on la leur avait donné et des souvenirs diffus mais persistants de leur douloureuse agonie affluaient régulièrement, pourtant ils étaient là et leur mort froide et cruelle n'était plus qu'un lointain cauchemar, à défaut de faire cesser celui de ce monde apocalyptique.

Cornelia avait suivi du regard la silhouette de Leonard qui sortait du véhicule, s'attardant sur les formes moulées par l'étirement de son fessier rond et très bien formé à son goût. Le hacker-mécano se retourna une fois sorti et se pencha en s'appuyant sur la portière d'une main et le toit de voiture de l'autre, venant guetter sa partenaire qui ne semblait pas se presser à quitter l'habitacle.

« On devrait pas traîner à leur apporter les médocs, recevoir de nouveaux remerciements et pouvoir se reposer à l'abri. »

Cornelia plissa les lèvres d'un sourire en coin avant de redresser le regard devant elle et fermer les yeux. Sa senestre agrippa la manette de flanc du siège pour faire basculer le dossier en arrière, adoptant rapidement une position allongée qui étalait sa silhouette, puis elle relâchait la manette et vint abandonner sa main sur son ventre très mince, l'autre tenant fermement son Colt commando près de son intimité. C'est seulement une fois bien installée sous la contemplation un peu interloquée de Leonard qu'elle finit par répondre :

« Vas-y, je vais rester ici, me détendre un peu en profitant du paysage. Je ne suis pas pressée de m'enfermer là-dedans. »

L'homme haussa les sourcils et glissa les yeux sur le siège conducteur qu'il avait abandonné en marquant un temps, pour le moins désabusé.

« Te détendre là dehors ? C'est pour ça que tu t'en es mieux sortie tout à l'heure, t'es à moitié givrée. » Lâchait-il avec une ironie toute relative alors qu'il se redressait.

Il referma la portière et fit deux pas à l'arrière pour ouvrir l'autre, portant la dextre à l'intérieur dans le but de récupérer le sac qui contenait les médicaments.

« Merci du compliment mon négro. » Rétorquait-elle, la taquinerie sulfureuse, sans montrer la moindre once de gêne ainsi allongée et conservant les yeux clos.


Fin
Equipement Porté :
Capacité : 4/5
SIG P226 15C .40
Tournevis
Bouclier balistique
Kit de crochetage
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/50
Sac de voyage
-
Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Samantha


Fiche de personnage
Points de RP:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba110/0Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Debuba100/0Décider des ruines - 14/04/35 - Page 4 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Samantha
Artiste Designer
Jeu 27 Fév - 13:13
Jeu de Camp Validé


Absence de données.

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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