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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Koda Kaminaka
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Protagonistes

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Koda Kaminaka Debuba110/0Koda Kaminaka Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Koda Kaminaka Debuba100/0Koda Kaminaka Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mer 13 Nov - 13:59
 

Ressuscitée



Koda Kaminaka


Date de naissance: 9 mai 2014


Origines : Amarillo, Texas


Métier : Livreuse


Particularités : -


Description Physique

1 mètre plus 78 centimètres plus 55 kilos plus 21 ans ça donne Koda. J’ai jamais aimé les chiffres, ça parle mal aux gens. Là, ils veulent dire que je suis une sorte de piaf perché sur de longues guiboles. En plus, quand je suis arrivé sur le tapis de l’usine de montage, la pompe à mensurations devait avoir un problème de pression ; mes décolletés ne plongent sur rien et mon derrière est aussi rebondi qu’une feuille A4. Il faut pas se plaindre, au moins, on me regarde dans les yeux quand je parle.

Je porte une chemise blanche sous un pull fin en laine grise et j’enfile mes longues jambes dans un chino noir. Sans ma chemise, j’aurais l’air de préparer un cambriolage nocturne.
Je suis d'origine japonaise, j’ai des yeux bridés, un petit visage fin et des pupilles d’un noir d’encre, aussi noir que mon carré plongeant. Mes cheveux sont tellement opaques que je planquait mes antisèches derrière mes oreille.

J’ai l’impression de dégager quelque chose d’inquiétant, voire même de lugubre. Pas besoin de forcer. Ma voix monocorde, ma silhouette maigre, mes doigts fins, mon regard sombre et scrutateur, ma démarche lente et silencieuse… C’est ce qu’on retient souvent de mon passage, le vol d’une corneille solitaire.



Description Psychologique

Je m’allonge sur le divan et je déballe tout, c’est ça ? Alors prenez des notes, ça m’arrive pas souvent.

Je suis pas quelqu’un de sociable. Rester dans mon coin me convient très bien. J’ai longtemps été le bouche trou de filles superflues au collège et au lycée, ce qui fait que j’ai parfois ce regard désabusé et cynique que seules les filles de ce genre peuvent lancer.  Avec elles, j’ai appris à ne rien faire, et j’ai un peu porté cette attitude vers quelque chose de plus grand, une philosophie de la grande fainéantise. J’aime garder les deux mains dans mes poches et attendre que ça se passe.

Mais je suis aussi quelqu’un d’empressé, l’un complète très bien l’autre contrairement à ce que vous pourriez penser. Lorsque je dois absolument accomplir quelque chose, je m’active et j’exécute ma tâche le plus efficacement et rapidement possible afin de retourner au plus vite faire ce que je fais de mieux: Rien. Je n’ai que deux façons de me déplacer: courir ou traîner des pieds.
Si bien qu’on peut me demander quelque chose alors que je suis vautrée dans un fauteuil, le temps de se retourner, je suis encore dans cette position mais ma tâche est accomplie ; je suis très habile de mes doigts.

Il y a une chose de la vie d’avant qui me manque terriblement: Les chewing-gum. On dit qu’on n’apprécie vraiment quelque chose que lorsqu’on l’a perdu. J’en suis une preuve vivante. je ferais littéralement n’importe quoi pour un paquet de chewing gum. C’est une des dernières choses qui me retiennent dans ce bas-monde. J’en consommait tellement que j’ai toujours le tic de mâcher dans le vide quand je n’ai rien à faire. Ouais, vous savez ce qu’il faut faire pour m’amadouer…

Autre chose, vous m’entendrez jamais lâcher d’insulte. Jamais. Une barrière mentale érigée par mon père à grand coups de canne sur les phalanges. Alors, faute de pouvoir m’exprimer avec des mots, je le fais avec des actes. Et je suis souvent très vulgaire. Si je me dispute sérieusement avec vous, il me faudra quelque chose sur quoi taper après. Sans quoi…

Voilà, pour être en paix avec l’humanité, être mentalement instable est une bonne garantie de tranquillité. Si je m’en sors plutôt bien de ce côté là, quand on aborde les zombies, c’est vraiment autre chose. Je deviens très instable à leur vue. Je deviens frénétique et je contrôle plus ce que je fais. Ils déclenchent chez moi des sentiments violents et contraires. Ils me fascinent mais ils me flanquent une peur atroce, j’ai envie de m’enfuir et de les réduire en charpie tout à la fois. Je les hais. Par leur faute, le monde normal comme je l’ai connu ne reviendra jamais.

Attention, c’était un monde de m… *frappe violemment le dossier du divan* mais au moins, on pouvais avoir espoir en autre chose que sa propre survie. Avoir ma propre maison de banlieue, mon petit boulot stable, mes pantoufles, mon chien et le petit drapeau américain kitch sur ma boîte au lettres, c’était pas beaucoup demander… Mais ce que je regrette le plus, c’est de ne jamais avoir eu quelqu’un. J’ai toujours pensé qu’a ma pomme, et je me disais que même une petite livreuse minable et dérangée pouvait trouver une personne qui lui ressemble, un mec, une fille, peu importe ! Maintenant, c’est trop tard. Les gens n’ont plus qu’une chose en tête: Survivre.



Histoire du Personnage

Je n’ai jamais été sociable, dans le sens où je n’aimais pas les gens. Un père apathique, une mère effacée. J’ai toujours été la petite jap’ qui sourit pas sur la photo de classe. Mais pourtant, au collège, j’ai eu le potentiel d’adaptation suffisant pour que les filles superflues m’acceptent dans le cercle des filles superflues. Toute bonne classe post-primaire en possède un. Je pense pas que je devrais le prendre bien, avec du recul. Enfin… toujours est il que j’ai passé une bonne partie de ma scolarité au fond de la salle. J’y ai appris l’art de ne rien faire de sa journée, une discipline dans laquelle je me suis vite illustrée et depuis ce temps, je suis restée fainéante. Je passais mon temps a mâcher des chewing gum et à répondre « C’est clair. » ou « Ouais, trop… » quelque soit le sujet de discussion:
Les derniers clips en date des starlettes en maillot de bain, celles sur lesquelles la machine à mensuration avait fait du zèle. Le tout nouveau bijou high tech hors de prix qu’elles allaient s’acheter, la énième séparation d’une people lambda, la meilleure façon de se maquiller en soirée, les remarques acerbes sur le look des premières de la classe… J’apprenais à devenir une véritable petite p…  

Heureusement j’étais plutôt mauvaise élève, même si je tirais bien mon épingle du jeu. Leur pseudo-musique me hérissait, mes parents étaient technophobes, j’étais plus à bricoler qu’à me maquiller et je préférais dépenser mon argent en bonbecs qu’en magazines à scoops. Et puis j’ai vite compris la seule raison de ma présence dans le cercle, c’est qu’une belle brioche dorée paraît plus appétissante quand on la pose a côté d’une tranche de mie de pain rassis. Et avec mon physique de limande, devinez ma place dans l’équation. Bref, j’ai tout cassé et je me suis taillée.

Ecoutez bien, c’est là que ça devient intéressant. Quand je dit que j’ai tout cassé, comprenez littéralement. Durant une soirée, après une batterie de moqueries dont j’étais le sujet, j’y ai vu une opportunité de leur faire part du fond de ma pensée. Je ne prononce jamais d’insultes. Jamais. Une barrière mentale érigée par mon père à grands coups de canne sur les phalanges. Mes insultes viennent toujours de mes actes. Et ce soir là j’ai été très vulgaire…

Le nez de ma voisine de droite s’est brisé contre ma semelle, la bouteille de vodka a éclaté contre le front de celle de gauche, le tesson s’est logé dans le bras d’une troisième et l’assise en chêne du tabouret a rencontré les côtes d’une quatrième. La dernière qui courrait vers la porte d’entrée a eu la malchance de voir le cendrier rempli de mégots incandescents se vider dans le col de son juste au corps très serré. Puis je suis sortie dans le jardin.

On a jugé bon de m’interner. Le spécialiste a prescrit à mes parents un « suivi clinique d’une durée indéterminée » auquel ces derniers ont consenti avec leur bénédiction. La cotisation qu’ils ont versé régulièrement au centre psychiatrique permettait aux médecins de ne noter aucun progrès notable durant les séances. Ils ont ainsi pu économiser toute dépense « superflue » à mon égard qui aurait nuit au bon déroulement de mon traitement. Ca les a dispensé entre autre de m’inscrire pour le bac et pour les études supérieures. Pendant cette période, faute d’aller en cours, j’ai appris à me servir de mes dix doigts, à démonter et remonter des mécanismes et à bricoler des petits objets avec ce que je trouvais à droite à gauche.

Au final, je suis sortie et on m’a trouvé un contrat d’insertion dans le monde du travail. C’était un boulot de livreuse dans une chaîne de restauration asiatique. Après tout, j’avais « la tête de l’emploi », avait plaisanté le lourdaud chargé de mon suivi. Mes parents qui avaient jusqu’alors pris soin de m’éloigner d’eux avec le plus de tact et d’hypocrisie imaginable n’avaient visiblement plus envie de faire d’efforts: Ils m’ont alors loué un studio miteux pas loin du restaurant dans une zone résidentielle à l’exact opposé de leur quartier d’Amarillo. Pourtant c’était la plus belle période de ma vie. J’ai parcouru la ville en scooter, je sonnais, je tendait un sac en plastique puant de friture, je prenais l’argent et c’était reparti. Dans l’encadrement de ces portes, j’ai vu des tas de visages. Des grands, des gros, des blancs, des beaux, des maigres, des laids, des noirs, des vieux, des jeunes et j’en passe.

Et un jour, deux colocs slovaques ont pensé que je faisait partie du menu qu’ils avaient commandé. Ils m’ont tiré à l’intérieur et verrouillé la porte. Ca se passe pas comme dans les films. L’enfer de la protagoniste coincée dans une ruelle, il avait un goût de paradis par rapport à ma réalité. C’était pas regardable, croyez moi. Pourtant, ça ne les a pas empêché de filmer leur performance. Si si, elle est là, quelque part sur le net. Heureusement, la toile est grande et ne manque pas de performances.
Pourtant, j’ai essayé d’être vulgaire, de faire comme à cette soirée. Rien n’y a fait.
J’ai pas porté plainte. J’me suis dit que c’était dans l’ordre des choses, un événement de plus sur le sentier de ma vie minable. Ca ne m’a pas empêché une grave dépression et malgré mes protestations, on m’a renvoyé au centre.

J’avais 21 ans quand les événements ont commencé. On m’avais assigné une chambre individuelle dans le quartier des dingues pour m’empêcher de fuguer tout le temps. J’avais la TV et je suivait ce qui se passait. Ils ont rien vu venir quand ils sont venus toquer au portail. Les cris se rapprochaient, je paniquait de plus en plus. A travers la lucarne moustiquaire de ma porte, j’ai vu mon psy se faire manger vivant. A quelques mètres du bouton de déverrouillage des portes. Je l’aimais pas, ce type, mais tous les bruits qu’il a produit quand ils se sont jetés sur lui étaient les plus écoeurants que j’ai jamais entendu.

Je pense que j’ai en partie dû mon salut et le peu de santé mentale qui me restait à mes boules Quies. Pendant les heures qui ont suivi, les détraqués des chambres d’à côté achevaient de sombrer dans la folie la plus totale. Leur hurlements de démence absolue attiraient les monstres qui entreprenaient de détruire la porte de leur cellule. Plusieurs avaient été enfoncées quand le court circuit s’est produit. Tous les verrous se sont libérés en même temps. Heureusement, ils ne savaient pas se servir d’une poignée. J’ai mis une bonne heure de plus avant d’oser ouvrir ma porte. L’odeur était si forte que j’ai failli vomir.

Le reste, je le dois a une chance outrancière, à des semelles pas trop bruyantes mais surtout à ma paire de jambes toutes maigres. Je me souvient de rien. Je crois qu’une fois que j’ai mis un pied hors de ma cellule, j’ai juste couru sans m’arrêter jusqu’au quartier de mes parents. Je me suis peut être même servie de la ligne aérienne de métro pour éviter les rencontres.

Quand je suis arrivée devant la maison, complètement en sueur, j’ai su que c’était fini. Papa trébuchait dans le jardin, la bouche grande ouverte avec des gémissements perdus. Je suis passée par la fenêtre brisée qui donnait à l'intérieur. J’ai regardé autour de moi et là… Maman est entrée dans le salon. Ce n’était plus qu’un torse qui trainait ses boyaux derrière elle. Là, seulement, j’ai hurlé. J’ai attrapé le sabre qui trônait sur la cheminée et j’ai essayé de le dégainer. Mais la garde avait été soudée au fourreau depuis longtemps. Après sept coups exactement, son crâne a éclaté et j’ai vomi sur la moquette. Papa sans doute alerté par le bruit, est entré aussi dans le salon. Je crois… que je l’ai tellement roué de coups, qu’à la fin, il ne restait plus que sa mâchoire d’identifiable.

Ma fuite d’Amarillo a été la moins efficace et la plus chaotique de l’histoire des fuites. Aucune organisation. J’ai couru tout droit pendant une semaine, sans savoir ma direction générale, un sac de sport rempli de conserves sur le dos. Je sautait dans les rivières pour me baigner et je dormais par terre dans les bois. Puis, ce qui devait arriver arriva. Dans un parc, un rôdeur bien camouflé a surgit de derrière un arbre et m’a mordu. Il faut dire qu’après une semaine, j’étais dans un état avancé de fatigue psychique et physique. J’ai eu beaucoup de mal a m’en débarrasser.

Allongée par terre, tenant ma blessure au bras, j’ai dressé un triste bilan. Ma vie avait été un échec d’un bout à l’autre. J’avais vécu une existence factice, saboté mon futur et ma vie sociale en l’espace d’une soirée, le seul échange intense avec mes parents s’était déroulé après leur mort, ma seule histoire « d’amour » était un viol et mes seuls confidents étaient des psychiatres véreux et sans passion. J’étais pleine de regrets. J’aurais tellement voulu accomplir quelque chose de mon existence. Qu’on m’admire, qu’on m’envie. J’aurais aussi voulu être utile à quelqu’un qui en vaille la peine, rencontrer l’homme, voire même la femme de ma vie, qui sait ? Si j’avais su…



Equipement de Départ


- Kit de crochetage
- Tournevis
- Ration de nourriture

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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