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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Peter Duncan
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Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Peter Duncan Debuba110/0Peter Duncan Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Peter Duncan Debuba100/0Peter Duncan Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mer 13 Nov - 14:05

Ressuscité



Peter Duncan


Date de naissance: 11 Mars 2010


Origines :Seattle, Washington


Métier :Garde-chasse


Particularités :: Ses cheveux sont impossible à coiffer sans gel, ils reviennent systématiquement à la position qu’ils avaient après séchage. Tout le temps légèrement courbé. S’éclaircit systématiquement la voix avant de parler


Description Physique

Peter est un jeune homme de vingt quatre ans d’un mètre soixante-dix pour environ cinquante kilogrammes. Il est de constitution légère et le fait d’être privé de trois repas par jour pendant des mois rend ce constat encore plus vrai. Son corps ne comprend pas une seule trace de graisse, ce qui permet de voir la plupart des muscles qui le parcourent, fins, longs et nerveux, situés sous une couche de peau qui ne demande qu’à s’épaissir sous la contrainte, les traces de la faim sont bien visibles.

Il porte des chaussures de tissu, des baskets grises salis à l'extrème par le sang et la poussière Texane, usées par les kilomètres parcourus, un jean dégoutant, autrefois clair, élimé aux genoux et aux talons dont l’extrémité de la jambe gauche commence à se déchirer sérieusement et un simple Tee-shirt à manche longue noir flottant un petit peu et dont la manche droite est simplement déchiquetée, la trâce d'une morsure de zombie et d'une déchirure volontaire. Sans doute pour improviser un garrot.

Son visage est fin, blafard, creusé par la privation et le stress ressentit lors des situations critiques, le genre de situation où la moindre erreur de calcul pourrait signifier une fin plus que probable. Ses lèvres tirant sur le violet et son nez sont fins, étroits et anguleux. Il y a constamment un véritable feu d’émotions qui traverses ses yeux noirs, malgré le fait que son visage soit devenu, à cause de l’isolement, toujours figé dans la même moue inexpressive, cela donne à première vue un visage glacial, mais qui se réchauffe au fur et à mesure qu’on l’observe et qu’on assimile ses formes. Ses cheveux, sa barde entretenue au couteau et ses sourcils sont désordonnés et épais, si bien qu’ils ressemblent plus à des masses de fourrure plutôt que des poils humains. Il marche de façon élancé et est toujours vu courbé en pleine nature, position où il est confortable et bien droit parmi les gens, là où il faut s’exprimer correctement.

Il a une voix profonde et douce, légèrement chantante. Un ténor de première qualité qui se laisse écouter avec d’autant plus de plaisir qu’il ne parle vraiment que peu souvent.



Description Psychologique

Avant l’apocalypse, Peter n’était pas une personne particulièrement sociable à proprement parler, même si il arrivait rapidement à prouver que cela était bien plus un retrait volontaire plutôt qu’une quelconque inaptitude aux interactions sociales. Il savait habilement parler aux gens, les convaincre, être agréable et être intéressant, mais c’était toujours lors de rencontres fortuites, que ce soit lorsqu’il patrouillait en pleine forêt ou lorsqu’il devait parler à des collègues ou à ses amis, il se montrait particulièrement convaincant lors de ses argumentaires. Il n’a jamais réellement beaucoup aimé la vie en société telle qu’on la conçoit. L’agitation, les fêtes, la communication outrancière et martelée qui se faisait la norme des jeunes de son époque n’ont jamais été sa tasse de thé. Il préférait plutôt le silence, la compagnie d’ami peu nombreux mais rigoureusement sélectionnés et pourquoi pas la compagnie des animaux, qu’il considérait comme étant plus agréable et saine que celle des hommes lorsqu’ils fondent leur esprit en une masse informe et indigeste.

L’apocalypse n’a fait que renforcer cet aspect du jeune homme, lui qui ne voyait et ne discutait que peu souvent avec des, les voilà devenus soit cadavre dévoreurs de chair, soit bandits et survivants mal famés. Il redécouvrit donc dans son ermitage forcé une certaine part d’animalité et d’instincts de survie primaires qu’il avait découvert en marchant en forêt et en chassant lors de la pratique son métier. Il a donc un comportement qui se rapproche actuellement de celui du bon sauvage : Il n’aime pas être particulièrement visible ou approché, n’hésite pas à tuer des animaux pour se nourrir, est plutôt solitaire, furtif et territorial mais reste très attentif à ce qu’on peut lui dire ou ce qu’il se passe entre les humains si il intègre un groupe, et participera activement à la vie sociale de celui-ci, étant donné que c’est pour l’instant de petits groupes soudés, bien plus définis par leurs aspect qualitatifs que quantitatifs. Il échoue assez souvent à cacher ses bonnes intentions, car la première chose qu’il dit, et disait avant l’apocalypse, ce n’est pas bonjour. C’est « Besoin d’aide ? », un peu comme les ermites des anciens temps. Ainsi il ne se montre au départ pas beaucoup et si il le fait, démontre une timidité bien à lui, mais essai tout de même de se rendre utile et laissera la place à un membre important du groupe, dans lequel on peut avoir aveuglément confiance et qui sera une oreille attentive et un professeur de qualité.

Car, même si il n’aimait pas les hommes, il aimait l’humain, sans l’influence délétère et autodestructrice que la société lui donne. C’est sa principale qualité, il aime, voir adore, tous les êtres vivants de manière inconditionnelle. Il n’y a pas d’échelle, il en est devenu animiste et ne peut s’empêcher d’aider son prochain. Peut importe qu’il n’y ait pas de dieu dans les cieux et qui règle tout ce qui se passe sur cette terre, il n’en a pas besoin, il a besoin de la nature, des animaux, de leurs simplicité, convaincus que tout sur cette terre a une âme, sauf les mort vivants, qui sont simplement à ses yeux une solution ingénieuse que la nature à trouver afin de reprendre ses droits sur son singe prodige qui commençait à sérieusement endommager la maison. C’est une croyance que l’on pourrait considérer comme effrayante si le fond de sa pensée n’était pas tapissée d’une logique simple, mécanique et naïve, issu de son dégoût certain pour ce qu’est devenu l’homme et de son impact sur son environnement.

« La nature trouve toujours un moyen de s’adapter, l’homme représente un danger pour la nature à cause de la taille de sa population, la nature donne un prédateur efficace à l’homme. La nature s’est adaptée en confrontant la société qui la détruisait avec son reflet le plus parodique et grotesque. »

Il n’y a aucune haine ou cynisme dans ce raisonnement. Il croit que c’est la seule conclusion possible, sinon, pourquoi les animaux ne se transforment pas en mort vivant, eux aussi ?

Il n’est pas toutefois animé que de cette « sainteté » et peut pas contenir efficacement la colère, l’empathie ou la tristesse quand celles-ci l’affectent et manifestera les exprimera de suite, pleurant, riant ou criant dès qu’il en a le besoin et dès qu’il se sent intégré. S’il ne se sent pas intégré, il refoulera ce genre de sentiments, et les accumulera comme un volcan accumule le magma.

Il finit toujours toutefois par déraper. Un coup dans le dos, un acte de méchanceté ou de cruauté gratuite, une insulte de trop, ou le fait de détruire quelque chose qui compte pour lui, et tout ce qui a été stocké précédemment en stress, en énervement et en peur sortira dans un amalgame sans queue ni tête de d’injure, de violence, voir des actes meurtrier justifié par ses principes d’homme sans autre lois que celles de la nature. Celui qui commet ce genre d’acte n’est pas un humain à ses yeux, ce n’est pas un animal, ce n’est pas un mort vivant, c’est un homme qui ne garde que le pire de l’ancien ordre, de cette société obsolète et agonisante. Et celui qui arrive à se faire marquer de cette association le regrettera.

Dans les cas les plus graves, l’acte contre-nature du meurtre ou de la torture justifié uniquement par la haine ou la torture, il portera le masque du chasseur froid et meurtrier afin de revêtir rituellement le masque du prédateur glorieux, son symbole, cette personne haineuse qui lui rappelle amèrement son défaut et la propre contradiction de sa logique. Il détruira son reflet laid et déformé qu’est l’homme issu de la société, celui qui est haineux, celui qui commet des crimes car il en a envie.
Si la cible de sa fureur est directement en vue, il essaiera de se calmer sur elle, même si c’est suicidaire, après l’avoir mis hors d’état de nuire, à s’épuiser jusqu’à ce qu’il ne puisse plus hurler, ou pleurer, ou frapper. Si par contre, elle est loin ou se trouve être un groupe, il ira se défouler sur autre chose, une pierre, un meuble, un mort vivant mit hors d’état de nuire, pour atteindre le même résultat. Puis, de manière compulsive, il prévoira sa mort, une excuse, des dizaines de tactiques et prendra son temps pour étudier sa cible très précisément, il voudra connaitre les moindres détails de sa personnalité, ses habitudes, ses moindres secrets, l’observant presque tout le temps, de plus en plus proche. Puis délivrera une mise à mort froide, étudiée, calculée et rapide. Si il s’agit d’un groupe toutefois, ce sera son obsession, sa plus grande obsession, il ne pourra simplement pas arrêter d’y penser, il posera des pièges, étudiera tout attentivement, négligera la faim, la soif et le manque de sommeil, s’aventurera jusqu’aux plus profonds confins de sa santé mental.

Il utilisera généralement la même approche, la ritualisant. Il s’agit de ne pas se faire voir, et devenir un prédateur, une menace rampante qui les attendra au moindre tournant. Cela pourra être du sabotage, cela pourra être du harcèlement psychologique, attirer délibérément des morts vivants à eux pendant qu’ils sont dans leurs campements où pendant qu’ils font une expédition. Ou cela pourra simplement être de tuer ses ennemis un par un, de manière totalement anonyme, en essayant de ne laisser paraitre qu’une simple disparition. Peu importera le temps que cela prendra, il deviendra une machine mut et consumée en même temps par sa soif de justice transcendante. Le prédateur noble et juste contre les singes.



Histoire du Personnage

Peter Duncan est né le 11 Mars 2010 à Seattle, Washington. Il était un petit garçon en parfaite santé qui naquit dans un foyer plutôt aisé. Le premier enfant qui fit le jour du couple de Heather Duncan, de Nationalité Canadienne, Professeur de Sciences Naturelles dans la Northwest School, qui fêta ses trente ans en 2010 et de Jeffrey Duncan, de Nationalité Américaine, nouvellement dentiste, 27 ans. Leur couple fit naitre deux autres enfants. Rachel Duncan en 2012 et William Duncan en 2014.

Les premières années de Peter furent absente d’évènements intéressants. Jusqu’à ses quatre ans, les sorties à l’extérieur furent évènementielles, et il était constamment protégé par une mère poule, il semblait si fragile après tout, amenant une fois à se faire piquer au pouce par une abeille alors qu’à ses trois ans, il sortait avec sa mère, lors d’un chaud après-midi d’Août. Sa mère lui a depuis expliqué plusieurs fois durant ce genre de sorties que c’était sa faute que l’abeille l’eut piqué, lui démontrant gentiment que les petites bêtes sont aussi impressionnées par lui que lui ne l’était du noir. Ceci aurait eut l’air bénin à première vue, ce simple évènement, mais ces explications sur le fait qu’il avait un impact conséquent sur un monde qui l’entourait et dont il faisait, qu’il n’était pas le seul qui puisse réfléchir et sentir la peur s’imprima de manière indélébile dans son crâne. C’était dans l’esprit d’un enfant, formulé de façon bien plus simple. Mais tout cela se complexifia au fur et à mesures des choses qu’on lui disait sur la nature.

Le premier Septembre 2014, il rejoignit l’école maternelle, et eut la possibilité d’interagir plus fréquemment avec des enfants de son âge. Les premières réactions de l’enfant furent tout d’abord assez caractéristiques de celui d’un enfant ordinaire, ayant pleuré pour retrouver sa mère, fait des colères et refusant de sociabiliser les premiers, puis s’habitua. Il fit toutefois présence d’une remarquable prédisposition au fait de prêter les jouets avec lesquels il s’amusait, d’adoptant pas du tout un profil absolument dominant envers ses pairs ou ce qui était les jouets de cette première immersion dans le milieu social, comme le ferait beaucoup d’enfants. Il semblait toutefois un peu isolé des autres, d’une nature plus calme, plus silencieuse. Il préférait aussi être dehors, ou en face d’une fenêtre, ou en face d’un livre d’image, avec des animaux de préférence. Cela lui valu de nombreux encouragements à jouer avec l’autre plus souvent, à essayer de s’occuper de lui le plus possible dès qu’il commençait à s’isoler. On demanda à ses parents s’il y avait quelque chose qui pouvait le déranger à la maison, quelque chose qui puisse produire un comportement aussi peu caractéristique. Rien, strictement rien ne pouvait expliquer ce comportement considéré comme anormal.

Heather eut tôt fait de le retirer de cette école Elle ne voulait simplement pas avoir affaire avec des gens qui semblaient aussi étriqués d’esprit pour elle et le plaça dans une autre, en précisant qu’il était un peu spécial mais très gentil. Le travail d’accoutumance dût recommencer, mais le processus fut bien moins violent. Au lieu de contraindre Peter, elle l’encouragea dans sa passion, lui apportant des livres, de peluches, ou l’emmenant parfois au parc. Ce ne fut toutefois pas assez pour le petit garçon qui à force d’entendre encore et encore les mêmes histoires, les mêmes explications, avait finit par les apprendre par cœur.

A quatre ans et demi, il connaissait déjà le nom d’une cinquantaine d’animaux, où ils habitaient, de quoi ils se nourrissaient, leurs couleurs et le son qu’ils faisaient. Ces capacités de mémorisations n’étaient pas plus étendues que celle de tous les enfants de son âge. Sauf qu’aux lieux de vouloir entendre des histoires avec des chevaliers et des dragons, comme sa petite sœur qui commençait à s’exprimer et à demander des histoires. Il demandait totalement autre chose au lit, il voulait l’histoire d’un animal et posait de nombreuses questions quand à ses caractéristiques, il voulait simplement tout savoir sur eux. Il était d’un enthousiasme impressionnant sur le sujet. Heather se voyait déjà mère d’un biologiste, William prenait un peu plus de recul et rationnalisa le fait en disant que tous les petits garçons avaient des passions, que cela soit les dragons, les dinosaures, les chevaliers, les super héros ou les robots, son ainé nourrissait son imagination de bisons, de loups, de renards, de merles et d’aigles.

Sa croissance fut harmonieuse, et à ses cinq ans, alors que sa mère était enceinte de William, il entrait pour la première fois à l’école accompagné, en effet Rachel, alors âgée de 3 ans fit sa rentrée. Cela se passa plutôt bien, la petite sociabilisait bien mieux avec ses petits camarades que son grand frère. Enfin, ce qui devait arriver arriva, la petite se disputa rapidement avec un autre enfant sur le sujet d’un jouet pendant une récréation et s’il était son tour ou non de jouer avec. Rachel fut poussée et se mit à pleurer, avant même qu’une institutrice put réagir, ce fut Peter, cet étrange enfant normalement calme, silencieux et très sage qui bondit sur ce qu’il considérait comme une menace. Le fait qu’il voulu protéger sa petite sœur ne lui accorda pas beaucoup d’autre chose qu’une punition mais aussi la reconnaissance de cette dernière, qui le considéra comme son héro jusqu’à un âge avancé de l’enfance. Ce ne fut qu’ainsi que le caractère impulsif de l’enfant fut révélé au monde. Et il eut nombre de réflexions et remontrances de ses parent, et il se plia à leur reproches, mais il ne comprit jamais réellement pourquoi.

Ce fut à ses cinq ans qu’il put aller pour la première fois voir ses grands parents, alors qu’il avait déjà appris à lire. Ses grands parents maternels, Canadiens, profitèrent de l’été pour inviter la famille à leur résidence de Lummi Island, le petit William avait alors quelques mois. Lorsque Peter rencontra son grand père, il y eu directement un lien fort qui se tissa. Lui-même était passionné de nature, d’espace sauvage et d’animaux sauvages et implacables. Ce fut son influence, au cours de partie de chasse où il emmenait systématiquement Peter, qui consolida sa fascination pour la nature sauvage. Et le voyage fut au dessus des espérances de ses parents, malgré la nature d’abord fermée de Peter, il avait finit à s’ouvrir à ses grand parents et rien que cela les encouragea à rapprocher le petit-fils du grand père. Il s’agit alors du premier été sur une dizaine qui suivirent, et qui étaient des moments où Peter se sentait ressourcé, en compagnie d’un modèle paternel.

A l’école primaire, il ne fit pas grand-chose, il était distrait et peu intéressé par les élèves et les matières, les classes et les années passaient, et il n’y était réellement attentif, il décrirait cela comme étant la période la plus ennuyeuse de sa vie. Il s’agissait de se lever, de répondre à des questions, de croiser des enfants qui ont des sujets de conversations prévisibles et surtout, qui n’en n’ont pas en commun avec lui. Toutefois à ses six ans, il commença à faire du tir à l’arc dans un club local, et il put commencer à se faire quelques camarades. Il a toujours eu de très bon yeux et estimer des trajectoires et des distances étaient de son ressort, c’est pourquoi il savait briller en temps qu’archer sportif, il aimait se tester en participant à la compétition, c’est pourquoi il vivait au rythme de celle-ci. Il y avait toutefois un revers à la médaille que lui donnait le sport. Il ne travaillait pas à l’école, pas aussi bien que ses parents auraient espérés qu’il ne travaille. Il ne figurait jamais parmi les meilleurs malgré son potentiel qui aurait au moins put en faire un bon élève si il y mettait plus d’enthousiasme, mais non. Il accomplissait ses objectifs scolaires modestes, toujours avec strictement ce qu’il fallait pour passer en classe supérieure sans rattrapage.

Si l’école primaire se distingua par le fait qu’elle revêtait le statut d’institution morne, le collège fut pour lui un véritable enfer. Poussés par les hormones, les gamins aimaient exclurent tout ce qui n’était pas systématiquement identiques à eux. C’est pour cela qu’à part au club de tir à l’arc et la compagnie de sa sœur qui trouvait toujours un moyen de l’embêter gentiment afin de concentrer son attention sur elle et non sur son quotidien qui n’avait rien de rose, il a préféré oublier cette période de sa vie. D’ailleurs, il est a noté que sa relation avec sa sœur se détériora très rapidement après l’entrée de la dite sœur au collège. Car elle, elle était du genre très facilement approchable et elle aimait les choses que les autre aimaient, allaient à des fêtes, sortaient avec des copines etc… Elle n’avait simplement ni le temps ni l’envie de passer du temps avec son grand frère bizarre. Il attendait toujours les vacances, où il se rendait maintenant seul, ou avec sa mère, chez ses grand parents, et il sortait. Il aimait son grand père, il aimait sa grand-mère. Il aimait leur amour de la nature et le fait qu’ils vivaient dans une campagne marquée par la domination de la nature sur les hommes, dans un petit village du sud du Canada.

Son Grand père l’emmenait se promener, chasser, ou le faisait s’occuper des chiens. Il accomplissait cela avec plaisir et malgré toutes ses contestations, à force, sa mère ne put que l’avouer, il n’était heureux qu’au contact direct de la nature, de la chasse, des bêtes. Elle le laissait partir, lui et son grand père dans leurs voyages qui duraient des journées entières, des journées entière de marche où durant les quatre saisons Peter appris le langage de la forêt et comment trouver ses habitants. Il avait apprit à l’âge de treize à marcher comme un être de la forêt à part entière et non pas comme un homme du monde civilisé. Il s’intégrait dans la nature, et son pas léger lui permit de nombreuses rencontres fortuites.

Des écureuils, des renards, parfois des élans. Une fois un ours, alors qu’il était avec son grand père, ils restèrent très discrets ce jour là, et sortirent de la forêt le plus vite possible une fois l’animal en vue. Son grand père, lui préférait le fusil, mais par affection pour son petit fils, il lui apprit au fur et à mesure l’art de manier un arc de chasse, plus lourd, nécessitant plus de puissance, et une autre notion de la visée. La cible étant presque constamment en mouvement, il faut attendre le bon angle et agir presque immédiatement en visant une parte vitale si on veut pouvoir la toucher, faire plus confiance à ses tripes plutôt qu’a ses yeux. Bien sûr, c’était juste un entrainement théorique, sans qu’aucun animaux ne soient blessés. Il s’agissait d’un système tout simple qu’ils mirent en place dans le jardin. Une cible de tir à l’arc munie de roulette et posé sur une planche. Le grand père se munissait d’une longue corde afin que grâce à une simple poulie, il puisse rester loin de la trajectoire de la flèche. On ne savait jamais quand est-ce qu’elles pouvaient rebondir, ces choses pouvaient traverser le corps d’un cerf après tout.

Une fois le que le lycée fut atteint… rien de spécial ne se produisit pour lui finalement. Les gens étaient les même, les groupes étaient presque systématiquement les même, sans intérêts, se moquant même de lui parfois. Il avait de la chance d’être plutôt discret, il n’a jamais eu affaire à de la violence physique et verbale directe. Il fallait que la façon qu’il avait de regarder les gens était perçante et que sa solitude très relative, il avait bien trois ou quatre connaissances après tout, n’allait pas l’aider. Et son monologue interne, quand il prenait une place à la traditionnelle cafétéria… n’était pas très flatteur finalement.

En passant par les « rues » , en voyant les groupes, il passait des labels très distincts aux dit groupes. Il y avait par exemple « Les décervelés » pour les sportifs, les filles populaires qui étaient connues pour leurs nombreuses liaisons étaient « Les péripathétiques », le calembour étant de son ressort, etc…

Pour trouver une place, ses priorités étaient de
1- Trouver une place qui n’était pas trop entourée
2- Trouver une place près des sorties
3- S’assoir à coté d’une personne avec laquelle il pouvait parler.

Pour sa relation avec ses connaissances, il restait très agréable mais distant, il n’allait pas être particulièrement extraverti, mais il se sentira bien à coté de celles-ci, cherchant le contact le plus possible, dans l’ordre de ses priorités. Elles étaient après tout, des personne qu’il avait choisit parce que ses intérêts semblaient compatibles avec les leurs. Ca restait les personnes qui écoutaient peut être le plus sa voix, mais il restait silencieux généralement tellement longtemps d’affilé qu’il avait généralement la voix toujours un peu enrouée, voilà pourquoi il prit rapidement le reflexe de s’éclaircir la voix avant de démarrer une conversation. Il s’énervait simplement à l’idée de se répéter et être incompréhensible était laçant.

La relation avec sa sœur se calma un peu quand elle intégra le lycée elle aussi, c’était elle qui comptait parce que William était un enfant… allons dire terriblement banal, frisant l’inintéressant. De plus, le modèle pour lui, c’était Rachel, pas lui, celui dont son père désespéré qu’il commence à travailler à l’école « afin de faire quelque chose de sa vie qui soit à peut près utile à la société ». Le fait de lui dire fréquemment avec cela lui fit se demander si ce n’était pas du harcèlement. Il pointa un mot du doigt, celui qu’il avait presque toujours pointé du doigt sans le savoir. Le mot société, ce fut à ce moment là que ce mot devint aussi subtil à ses oreilles qu’une interjection considérée comme grossière tel que « Putain » ou « Bordel ». Il en fit son tabou personnel. « Société », quelle insulte pour l’homme que d’avoir besoin de s’agglutiner comme du bétail, de devoir travailler pour la plupart de la journée sans autre récompense que de l’argent qui allait servir à faire travailler d’autre gens, et cet argent apparemment, plus on en avait dépensé tôt dans sa vie, et plus on pouvait en accumler plus tard tard. Et ça justifiait toutes les atrocités qui avaient été commises durant toute l’histoire de l’humanité. Les génocides. Les famines. Tout.

Et son grand père mourut, alors qu’il avait dix huit ans. Il était mort dans son sommeil, sans avoir été malade ou fatigué auparavant, c’était une véritable surprise. Quand il l’apprit, il le prit assez mal, et se cloitra un jour entier dans sa chambre, sans boire ni manger. On pouvait l’entendre marcher furieusement, taper sur son oreiller, marmonner furieusement et poarfois se laisser emporter avec sa voix. Aucune menace ne put lui faire arrêter ce manège tant qu’il ne se calma pas complètement. Epuisé, un peu déprimé, il se referma un peu plus sur lui-même, considérant la mort d’un homme sage comme étant une perte très importante, alors que d’autre méritaient réellement de mourir. C’était égoïste, il l’assumait. Les détails de sa vie ne comptèrent plus à partir de ce moment là. Sa mémoire est floue.

Il ne se souvenait plus vraiment des visages, plus que des noms, et encore. Il ne se mesurait plus qu’à son objectif. Il voulait devenir garde forestier, et pour s’éloigner de ses parents, postulat pour l’autre bout du pays, le Texas, il y avait une offre de collocation dans la ville où il voulait faire ses études. Trois ans d’études de biologies, passés dans une université sans réputation notable, lui permirent d’atteindre son objectif, il entra parmi les derniers à qui l’on ouvrait la porte. Sa détermination le fit réviser avant toute chose, et il l’on put voir une évolution rapide de ses résultats qui passèrent de moyens à plutôt bons, se démarquant tout de même par son sérieux. Il n’allait pas aux fêtes. Il ne disait bonjour à personne. Il sortait à peine. A la fin, il était peut être en plus piteux état que ce qu’il était après la mort de son grand père à force de rester enfermé.

A 24 ans, il put devenir garde forestier, avec une spécialité scientifique au parc de Big bend, son dossier étant plutôt bon. Il adopta un profil très agréable avec ces collègues, ils étaient tous des amoureux de la nature après tout et près à passer des journées entière dans la chaleur ou le froid, à ne faire qu’un avec les éléments. Il aimait son métier. Il n’avait aucun mal avec son métier. Même si il n’était pas la personne la mieux payée au monde, il se fichait de ça. Il était heureux et faisait profil bas afin de faire le plus de sorties possible. Il arrivait à payer son petit appartement, aussi petit que ses ambitions, et à se nourrir convenablement. Il était déjà marié, marié à son métier qui le contentait.

Enfin, il ne profita pas longtemps de ce bonheur, il n’en profita que cinq mois. Cinq petits mois qui filèrent comme des jours.

Un jour, alors qu’il arrivait au poste avec des observations toutes fraiches de la flore, il remarqua quelque chose qui n’était pas normal, tout le monde était collé à la télévision. On y informait les concitoyens d’attaques insensés un peu partout dans le pays, des clochards sur des passants. C’était violent et ce n’était pas beau à voir, tout ce que les médias aimaient. Et puis ce fut la descente aux enfers. Alors que le Texas fermait ses frontières, alors que les contacts avec l’extérieur s’éteignaient peu à peu comme les lampadaires à la lueur du jour, Peter partit, alors que l’invasion des mort commençait. Il partit sans rien dire, alors que la dangerosité des morts vivants était bien connue, il alla mener une vie sauvage, par simple impulsion.

Il se réfugia dans le parc naturel, dépoussiérant son arc de chasse et mettant en pratique ce qu’il lisait dans les livres à propos de la nature, il essaya tant bien que mal de s’annoncer survivant. En vérité, se réfugier dans un parc national, à esquiver le moindre signe de civilisation, ce n’était pas une option de survie, c’était simplement se mettre en cage et attendre que la faucheuse nous emporte. Il savait que les zones urbaines étaient maintenant de véritables charniers, mais il ne savait pas qu’un zombie avait un comportement plus ou moins aléatoire tant qu’il ne sentait pas de la viande fraiche. Il ne testa rien d’autre que ses compétences de traqueurs et ses connaissances des plantes et des animaux locaux, accumulés à la va vite en quelque mois. Le contact humain ? Jamais. Jamais il ne pensait rencontrer un humain ou un zombie dans son enclos. Il n’y pensait même pas, se négligeait au niveau de l’hygiène et cherchait à survivre avant tout. Le fait de se nourrir uniquement de proies lui donna de quoi avoir faim. La chasse étant loin d’être une valeur sûre si l’on veut s’alimenter, et encore moins lorsque l’on est totalement seul.

Alors, pour essayer de mettre toutes les chances de son coté, il ritualisa sa technique de chasse, il savait que la nature avait été en colère contre les hommes, et il se déclara mieux que cela, il allait faire mieux que l’humanité et allait essayer d’obtenir les bonnes grâces de celle-ci. Il allait toujours demander à l’animal de le pardonner lorsqu’il tirerait sa flèche, et ne tuait pas plus de deux animaux par jour, ne faisant ni réserve, ni cadavre. Vivant au jour le jour et se faisant un nid de fourrure diverses et traités par ébullition et l’application d’urine, puis un lavage méticuleux, il commençait à pouvoir tenir les ficelles de sa survie incertaine. Il avait beaucoup maigrit et ses vêtements étaient plus sales que jamais, ils avaient prit la couleur du désert et une odeur effroyable de bête et de poussière. Son ermitage lui fit prendre confiance en lui, et étrangement, le mélange de stress, de faim et de distance avec la technologie ne lui scella pas la bouche, bien au contraire. Il ne faisait que murmurer, humer et parler.

Jamais fort, mais toujours de façon compréhensible. C’était cela, sa part d’humanité, le langage, il gardait le langage et construit sa vie autour de ses rituels quotidiens. Il se levait et se couchait avec le soleil, il ne faisait de feu que quand nécessaire et jamais pour dormir, il parlait toujours à sa défunte proie et faisait toujours en sorte de consommer le jour même ce qui pouvait l’être et d’enterrer grossièrement les vestiges qu’il ne pouvait faire tenir. Il n’était par exemple pas bien habile de ses mains, mais regorgeait d’idées. Pas de statuettes, de sculptures ou d’usages trop inventifs ou sophistiqué, mais utiliser une lance ou faire des flèches à peu près équilibrés en aiguisant grossièrement des os était de son ressort, comme faire une « lame » d’os et de dents de carnassiers. Il resta loin de pouvoir faire une aiguille ou de pouvoir utiliser les tendons, très complexes à traiter. Il se débrouillait donc un ermite du temps de la médecine moderne.

Il ne compta toutefois pas dans l’apparition d’un survivant blessé dans le parc national. Il le repéra comme de simple traces de sang et des marques de chaussures dans le sable du parc, ce n’était pas à lui, il le savait. C’était à prévoir de voir quelqu’un essayer de se réfugier dans un désert humain et normalement inhospitalier, mais lui, ne l’avait pas prévu, il n’avait pas voulu le prévoir. Le stress et la fatigue lui vint d’un coup. Il n’avait pas compté les jours. Mais il savait que cela faisait bien longtemps qu’il était allé se réfugier dans une cage.

N’écoutant que son courage, il suivit les traces de ce survivant et remarqua que ça s’était arrêté, puis quelque chose c’était produit, et les traces devinrent simplement étrange, rapprochés et la direction devint aléatoire, allant jusqu’à se cogner sur de la végétation. Il ne reconnu pas là un mort vivant, il avait presque oublié comment ça se comporte, son isolation et des problèmes plus urgents lui avaient retiré de la tête ce genre de détails. Il suivit les traces vers l’individu et l’approcha, pensant pouvoir discuter avec un pair, avoir une bouche à nourrir et à soigner avec des moyens hasardeux, c’était presque quelque chose d’agréable d’enfin pouvoir parler à autre chose qu’à soit même. Il essaya de communiquer, mais la personne, maintenant zombie, se jeta presque immédiatement sur lui, et bien qu’il ne fut pas particulièrement rapide, la surprise et la peur prirent le temps de réaction qui aurait permit à Peter de s’en sortir, il se fit prendre et mordre par le zombie au bras, le bras droit. Les dents s’enfoncèrent sur la veine principale et pénétrèrent jusqu’à l’os.

Peter hurla et tenta de se débattre, mais la créature, encore fraiche, ne lâcha pas si facilement. Il se laissa tomber au sol alors que la chose l’attrapait et commençait à tirer pour récupérer son morceau de chair saignant. L’adrénaline coula à flot dans le sang et anesthésia assez le jeune homme pour qu’au sol, en prise avec le monstre, il ne récupère une pierre du bout du bras et ne commence à la frapper une créature ignorant ses coups, mais étant tout de même gênée. C’était frénétique, primaire, une lutte simple et concrète pour sa survie, alors que son sang commençait à le maculer lui et le sol empoussiéré, en plein après-midi. Il n’y eut pas d’autre son que le gémissement d’une créature à la bouche pleine, les cris d’un homme qui essayait tant bien que mal de sauver sa vie et le bruit répété et sec de la pierre qui s’écrasait contre une tête. Le son de la pierre devint de plus en plus forts jusqu’à se faire étouffer par celui de l’os rompu, et après à peine trois minutes de luttes supplémentaires qui semblèrent interminables, le premier zombie de Peter fut vaincu.

Son bras était dans un état misérable, presque déchiqueté par les dents de la chose, ses tentatives d’arracher un morceau et les percutions répétées au crâne qui l’en empêchait. Atteint par la rechute de son stress, de sa volonté de survie et de l’adrénaline, Peter se fit un garrot peut efficace avec ce qu’il restait de son vêtement à manche longue, après avoir rampé hors des prises du zombie, maintenant définitivement à terre. Il se savait condamné, il se rappelait en bride que la morsure d’un zombie était fatale, que c’était une infection, qu’il n’y avait plus rien à faire ensuite. Les fluides de zombies, ses morceaux d’encéphale et son sang s’était mêlés en plus de la morsure pour asperger ce que cela pouvait asperger. Il n’y avait rien à faire. Il n’y avait strictement rien à faire si ce n’était d’attendre et de mourir, allongé sur le dos, à terre, à quelques mètres seulement du zombie qui l’avait déjà tué.

Le manque de sang accéléra le processus de manière exponentiel, en à peine quelques minutes une douleur toujours grandissante s’empara de son corps et il n’arrivait simplement pas à lutter contre l’envahisseur, il n’en avait plus la force. Il sentait la chose qui avait transformé cet inconnu en monstre le prendre petit à petit alors que son corps se tordait lentement, tétanisé dans une position grossière. Tous ses muscles étaient douloureux et d’un coup, son diaphragme lui-même le lâcha, le faisant inspirer une dernière fois avant de se coincer dans une seule position. Il ne pouvait même pas crier, il regardait en l’air, en pleine détresse, mais acceptant son destin. C’était sa faute. Peut être qu’il aurait couru plus de risque à partir en pleine ville, avec des alliés mais au moins aurait il su comment réagir face à cette personne étrange. Il regrettait, presque amusé de se remettre en question, lui et son système de pensé. Il se dit vaguement qu’il aurait peut être gagné un peu plus de temps en s’insérant dans un groupe. Il aurait sans doute eus à l’idée de convertir ses alliés à la vie de chasseurs cueilleurs… Alors qu’il sentait des milliers de lacérations, des milliers d’aiguilles et de lames de douleur s’insérer dans sa chair, alors qu’il sentait que son cœur battait comme un damné afin d’alimenter le cerveau en oxygène, alors que le cœur lui-même allait lâché… il s’évanouit, terrassé par le manque d’oxygène, trempé de sueur par la douleur. Il ne put donc pas sentir ce qu’il croyait être… l’impulsion fatale.

Il ne pensa à rien d’autre que le mot « zut… » alors que la mort l’accueillait à bras ouvert, alors qu’il avait fait en sorte qu’elle ne le vois pas durant quatre vingt dix jours. La mort le rejeta, ce n'était apparemment pas dans ses plans.



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