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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Thomas Lefebvre
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Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Thomas Lefebvre Debuba110/0Thomas Lefebvre Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Thomas Lefebvre Debuba100/0Thomas Lefebvre Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mar 19 Nov - 9:48

Ressuscité



Thomas Lefebvre


Date de naissance: 19 mai 2005


Origines : France, Paris


Métier : Chômeur, touriste en vacances


Particularités : S'il avait des particularités physiques avant son "éveil", il les a toutes perdues. Mais qu'à cela ne tienne car il serait du genre à se rattraper.


Description Physique

Thomas est grand et mince, 1m83 pour 70kg. Ce n'est pas du muscle, en tout cas ce n'en était pas avant l'épidémie. Maintenant, il est fin et sec, à force de courir et de se faufiler à travers les débris. Le fait de devoir se retenir de manger régulièrement a beaucoup participé à son état physique actuel. Il avait l'habitude de courir, avant tout ça, mais il n'a jamais couru autant ni aussi vite. Et pourtant, le sport n'a jamais été sa spécialité. Ses jambes le font souvent souffrir.

Thomas a le physique du français typique avec ses cheveux bruns drus qui ondulent s'il les laisse pousser et ses yeux marrons, d'un marron sombre qui vire souvent au noir. Mais peu d'américains seraient capables de deviner son origine. Non, pour eux, il ressemble plus à un allemand, image qui l'a toujours fait rire. Non, avant tout cela, il se fondait dans la masse de Paris. Il se fondait dans tout ce groupe de jeunes parisiens aux traits communs et à l'air hautain. Il était un jeune zonard parmi tant d'autres.

Sa barbe est bien nourrie, sans trou nulle part sur le visage. Barbe qu'il a laissé pousser surtout par fainéantise, n'ayant pas l'envie de se raser ni de la tailler. L'idée de devoir s'enfuir avec une moitié de barbe est l'argument principal qu'il avance si on lui pose la question. Mais la raison est plus simple : il n'a jamais eu à se raser sans appareil électrique et l'idée de se couper au visage avec un couteau lui fait peur. Finalement, la seule chose qui le distingue un tant soit peu dans la foule est son poitrail aussi fourni que son visage. Il le rasait aussi avant, quand les premiers poils sont apparus, mais maintenant cela lui demanderait trop d'effort et il n'aime pas faire des efforts.

Quant à ses vêtements, il n'est plus très difficile non plus... Il porte un grand manteau d'hiver, trop large pour lui, qui lui donne trop chaud en journée mais d'un grand secours pendant la nuit. Et puis ce manteau a de grandes poches, rendant très facile d'y cacher ce qu'il chaparde à droite à gauche. Et si jamais on essaye de l'attraper, il n'a qu'à se glisser hors de ce vêtement. Ses jeans se déchirent souvent, il doit en changer régulièrement... Mais les anti-vols ne sont plus gênants, il n'y a qu'à faire une expédition en magasin. Il porte des converses ou des tennis, en fonction de ce qu'il trouve. Il aurait bien voulu voler des santiags, après tout c'est l'occasion d'en trouver. Mais ce ne sont pas les chaussures les plus pratiques pour courir si les zombies sont trop nombreux. Le choix est vite fait finalement, si on veut survivre.



Description Psychologique

Il y a toujours un abime entre ce qu'on est avant une catastrophe et ce que l'on devient après. La marque du survivant est comme marquée au fer rouge sur notre coeur, comme une médaille de participation pour une guerre qu'on ne voulait pas combattre. Pour Thomas, le fer était toujours rouge et toujours posé sur lui. Mais on ne pouvait pas voir de différences flagrantes à moins de l'avoir vraiment bien connu avant.

Thomas s'était toujours distingué par un flegme incroyable. Il avait toujours eu de la chance, si on ne regardait pas de trop près. Et il avait pu mener jusque là une véritable vie de bohème, son Saint Graal. Il avait toujours voulu percer en tant qu'artiste et il se disait qu'il ne fallait juste pas lâcher et que sa chance viendrait. Que vu l'époque actuelle, rare étaient les artistes vraiment bons qui réussissaient à percer, qu'ils avaient juste trouver un truc que le public voulait entendre. Alors il a essayé plusieurs styles de musique, après tout il ne fallait pas se limiter. Il fallait encore moins se limiter quand il était question des plaisirs simples de la vie.

Ce côté épicurien, il a essayé de le garder dans cette nouvelle vie. Dans ce monde où les règles avaient changé. Il s'était nourri à la culture pop donc il connaissait les règles d'or à respecter si l'on voulait survivre. Et survivre était son nouveau but. De plus, cette épidémie l'avait débarrassé de sa belle-mère donc il n'y avait pas que des mauvais côtés. Ses problèmes d'argents n'étaient plus un soucis. Le fait d'être loin du reste de sa famille et de ses amis en était un, surtout le silence radio empêchant de savoir combien d'entre eux avait survécu. Mais finalement, ce n'était pas un si gros problème. La vie passe et les gens s'éloignent les uns des autres. Tout s'est accéléré, voilà tout.

La seule chose qui compte maintenant, c'est de survivre à tout prix. On pourra penser aux conséquences quand et si il y a un vaccin. Pour l'instant, ses habitudes de zonard reprennent le dessus et un état sans lois peut s'avérer être un paradis caché pour qui sait bien regarder. Fouiller les cadavres n'a rien de dégradant, la survie du plus fort passe avant tout. Et il n'est pas fort, loin de là. Montrez-lui une cigarette, une bouteille de whisky ou un sachet de coke perdu au milieu de nulle part et il y passera son après-midi. Non, il n'est pas fort mais c'est un charognard. Il connait sa place exacte dans la chaîne alimentaire et il est prêt à faire des courbettes si cela lui offre quelques heures de survie supplémentaire.

Thomas perd peut-être beaucoup d'énergie pour éviter de ne rien faire mais aux premiers jours de l'infection, il s'est tout de suite précipité dans les bibliothèques et sur internet pour apprendre ce qui l'aiderait à tenir debout. Il s'est renseigné sur les gestes des premiers secours et a mémorisé toutes les plantes et racines comestibles, en commençant par les champignons. Il a apprit à pêcher et à poser des pièges pour les petits gibiers. Il a enregistré les gestes de premier secours et a surtout regardé un bon nombre de tutoriels pour faire un garrot correct ou pour reconnaître rapidement les premiers signes d'une infection alimentaire. Une de ses phobies, qu'une bonne partie du monde doit partager avec lui d'ailleurs, est de se faire attraper par des zombies pendant une crise intestinale.

Il a récupéré des cours de médecine sur internet et les a imprimé. Les premières semaines, il a passé son temps à les lire et les relire car il en aurait forcément besoin un moment et rien ne l'assurait qu'il réussirait à les garder. Il a un petit carnet dans son manteau avec une liste de médicaments et tous leurs effets : que ce soit pour un petit trip gratuit et facile ou pour éviter une infection systémique. Thomas est intelligent, assez pour ne jamais avoir eu besoin de faire des efforts mais aussi trop intelligent pour ne pas se faire d'illusions sur la situation alors autant profiter de tous les instants de paix que la vie peut encore lui accorder.

Thomas a la fierté des perdants, des ratés. Il sait que la terre revient toujours aux faibles puisque les forts s'entre-tuent. Thomas a son propre credo et il est d'une simplicité acérée : "si tu dois escalader le corps d'un enfant blessé pour arriver jusqu'à la bonne fenêtre, fais-le sans te retourner". Les gens sont soit là pour te tuer, soit pour se faire tuer à ta place. La seule conséquence fâcheuse d'une décision est de mourir ou de se faire mordre. Le reste, la compassion et autre, est mort avec l'ancien monde. Ce n'est pas qu'il n'a pas envie de se lier avec les gens mais c'est trop de complications. Il pourra y penser quand l'ordre recommencera à naître. Et puis, il est bon en anglais mais il a toujours son accent... Alors, ce n'est vraiment pas la bonne époque pour être un étranger.



Histoire du Personnage

Un grommellement au loin... Ça y est, je suis réveillé. Je reste silencieux et j'attend. Le grommellement reprend, il provient d'une autre pièce. Mes muscles se préparent inconsciemment. Si c'est un de ces monstres, je serai prêt à sauter par la fenêtre. C'est pour cela que je ne dors jamais plus haut que le premier étage, pour ne pas tomber de trop haut.

Les grommellements continuent et proviennent de deux spécimens. Un homme et une femme. Ils ne semblent pas bouger de là où ils sont... Et enfin je comprend, un couple qui profite d'une chaude matinée d'automne. Ah, j'ai bien envie de casser l'ambiance et de les insulter ! Ils auraient pu choisir un autre immeuble, merde. Bon, il est trop tard pour que je me rendorme, autant commencer de fouiller pour un petit-déjeuner.

Les rues de Houston ne sont vraiment pas agréables par cette chaleur. De plus, devoir se balader dans des rues aussi spacieuses n'est pas rassurant du tout. Les zombies peuvent venir en nombre sans que rien n'empêche leur progression, sans que rien ne facilite ma fuite. Mais je commence à avoir l'habitude. Les américains voient tout en grand pour compenser... Enfin, on sait.

La matinée est vraiment tranquille et pendant que je fouille les poubelles et que j'essaye d'ouvrir les vitrines, mon esprit a le temps de vagabonder. Mon corps sait ce qu'il doit faire maintenant. Apres plusieurs annees a vivre dans la rue ou dans des bâtiments désaffectés, il y a des automatismes qui se créent : je sais quand la viande est trop pourrie pour être consommée, tâche beaucoup plus aisée maintenant que les systèmes de réfrigération sont tous morts et je repère rapidement tous les passages d’évacuation dans un immeuble ou magasin. Essayer de survivre dans un monde infesté de zombie en développe d'autres. Je me dirige à l'odeur, évitant simplement toute rue ou magasin d'où émane une odeur rance, de décomposition. J'ai beau être perdu dans mes pensées, je reste alerte et le moindre bruit me sort de ma "transe".

Je déteste Houston ! Je ne comprend pas pourquoi mon père est allé se poser dans cette ville. Les États-Unis sont remplis d'endroits charmants, de villes à un intérêt quelconque. Mais non, il est allé se terrer avec sa nouvelle femme, Fuzia, une sale "gold-digger" comme les appellent les américains. J'ai été tellement ravi de la voir mourir que j'avais envie de m'offrir en dessert aux zombies. Bon, au moins il était heureux avec elle. J'aurai préféré qu'il soit heureux avec quelqu'un d'un peu plus cérébral mais qui suis-je pour juger ? Il n'a pas vécu l'apocalypse en étant seul, lui. Il peut s'en féliciter. Il a quelqu'un vers qui revenir si jamais il arrive à rentrer sur le territoire américain. Et s'il n'est pas encore mort.

Mes pas m'ont dirigés vers le musée de l'holocauste... Quel lieu morbide ! Des abrutis se sont même permis d'enfoncer des corps de zombies sur les piques et les sculptures qui dépassent de cette architecture grotesque. Si le monde n'avait pas changé, il y aurait foule devant ce "blasphème moderne". C'est un choix de mauvais goût et je m'y connais.

J'avais visité ce musée avec mon père et je m'étais toujours étonné de cette propension des américains à parler d'une souffrance qu'ils n'avaient pas vécu. Je ne peux pas dire non plus que je l'ai vécu, venant d'une famille catholique, mais c'est une blessure encore purulente pour beaucoup de pays d'Europe.

Oui, je viens d'une famille pratiquante et j'ai passé ma jeunesse aux scouts, à être toujours prêt. C'est dur d'être prêt pour une apocalypse mais on fait ce qu'on peut. J'ai encore des restes. Après tout, j'étais chef jusqu'à mes 25 ans donc ça ne remonte pas à si loin que ça. Je peux encore faire un feu, même avec du bois humide et purifier l'eau de pluie avant de la boire. Bouillir l'eau pendant 10min, la filtrer avec de la gaze ou bien une petite plaquette qu'on trouve dans toutes les pharmacies, c'est très efficace en voyage. Et on n'est jamais assez trop prudent. Même si je ne suis pas sur que cela serve a quoi que ce soit contre ce qui transforme les gens en bouffeurs de cervelle...

Si nous avons cette information, elle n'est pas arrivée jusqu'à moi. Peu importe, l'espoir fait vivre. Autre leçon importante du scoutisme !
Je les aimais bien ces mômes, mais très souvent j'avais envie de leur montrer ce que la vie leur réserverai. Et quand tu te fais "remettre en place" par une petite pimbêche de 18 ans alors que tu es chef depuis plus de 4 ans... Des idées de torture de plus en plus imagée passent au travers de ton esprit. Je n'aurai pas cru pouvoir un jour les mettre en application. Enfin, je m'emballe... Je n'ai pour l'instant que tué quelques personnes, ou laissé des personnes à leur triste sort. Certains de ces tristes sorts étaient ironiquement poétiques et si l’époque s'y prêtait, j'aurai bien pris une photo. Mais on n'a pas le temps ces derniers temps d'apprécier l'ironie de la vie.

L'ironie de la vie, je pense que je la personnifie un peu. La seule ville que je déteste aux Etats-Unis est celle où je risque de finir mes jours : Houston. Mais il en est hors de question, je dois encore trouver une voiture avec des clés sur le contact et je foncerai pour une autre ville. Il faut encore que je trouve une carte de l'état pour savoir où se situent mes meilleures chances... Oui car les bons points d'avoir été un scout, c'était de savoir lire une carte et notamment les dénivelés. Et la chance me sourit car je trouve enfin ce qui ressemble à un ancien office de tourisme. Je vais forcément trouver une carte. Personne ne pense à voler les cartes d'état.
Et on peut dire que la chance m'a toujours souri à travers les épreuves de la vie. Il suffit de tenir et d'attendre sa chance. C'est ce que j'ai toujours fait : plus de groupe de musique ? C'est pas grave, je n'ai qu'à en trouver un autre. Je suis expulsé de chez moi ? Tant pis, je trouverai bien des amis jusqu'à ce que je rebondisse. Et s'ils me virent, eux aussi, je connais plein d'immeubles désaffectés à Paris où je peux m'incruster. Et si je dois choisir entre une cigarette et un repas, j'achèterai les cigarettes car il suffit de fouiller les poubelles pour manger gratuitement. Les flics ne m'ont jamais chopé avec de la beuh ou autre drogue (et j'en avais tout le temps !) alors ce n'est pas comme s'ils allaient arriver à me trouver dans un immeuble vide. Je sais quand il est temps de tirer sa révérence. J'en ai appris des choses qui se sont révélée utiles pendant mes années de squatteur.

Pas étonnant que je n'ai pas pu garder un boulot plus de quelques mois. Déjà, ce n'était qu'alimentaire pour moi donc je n'allais pas me prendre la tête non plus. Non j'ai toujours voulu percer dans la musique et plusieurs fois failli réussir... Au prix de certaines amitiés. Si ça marchait, je tirais mon épingle du jeu. Sinon, tout le monde tombait avec moi. Les gens sont la pour servir un but, autant que ce soit le mien. Mais bon, j'aurai du être plus attentif pendant les cours de guitare. Et peut-être que ça m'aurait aidé de prendre des cours de chant... Mais c'est cher et il faut trouver le temps.

Alors que je déplie la carte et que je cherche la ville parfaite pour se planquer, je tombe sur les endroits que mon père et ma belle-mère m'ont fait visiter. Je les élimine direct mais cela fait remonter d'autres souvenirs qui semblent déjà d'une autre vie alors qu'ils se sont passés il y a quelques mois seulement. Ils m'ont amené au fort Alamo, l'un des lieux les plus touristiques de l'état. Un endroit fort historiquement où il s'est passé une bataille épique quant à l'indépendance du Texas... Déception, comme tout ce qui touche ma famille. Évidemment qu'ils ont pu tenir le fort à 20 personnes pendant plusieurs jours... Le fort fait la taille d'une place de village. Mon père est ravi de me montrer ceci et moi, je me dis que comme à chaque fois qu'il me parle c'est paillette sur tas de merde.

Et dire que je suis sa plus grande déception... Alors qu'il a toujours eu peur de moi quand j'étais adolescent. Il pensait que je pouvais devenir ingénieur et au lieu de ça, j'ai presque 30 ans et je n'ai un toit sur ma tête que parce qu'il a réussi à me faire venir chez lui. Mais je n'ai pas trompé ma femme car elle me battait tous les jours, histoire d'avoir enfin quelqu'un qui éprouve de la tendresse pour moi. Pathétique. Mais il a un salaire mirobolant donc il pense que ça rattrape. Alors que sa connasse de femme refuse qu'il me prête un tant soit peu d'argent. Elle lui a fait une scène car il voulait voir son fils. Quand il s'agit de sa fille à elle, il faut louer la limousine pour venir la chercher à l’aéroport.

Au moins, c’était la dernière visite que je faisais avec eux. Apres, j'allais visiter New Orleans, ville dont je suis amoureux depuis que ma mère m'a amené voir "La Princesse et la Grenouille" au cinema, pour mes 4 ans. Mon père est parti en voyage d'affaire et Fuzia a attendu mon retour bien sagement. Mon retour beaucoup trop rapide mais les premières histoires de zombies ont commencées vers ces eaux-la, quand j'ai réussi a émerger de ma cuite de 15 jours sans s’arrêter. Mon foie tient vraiment bien la longueur. Et je suis retourné chez eux, espérant trouver rapidement un vol pour la France. Comme je disais, je sais quand tirer ma révérence et le temps que je retourne au Texas, il était déjà question d'interdire aux gens de passer d'un Etat a un autre, et encore moins de quitter le territoire même si on est ressortissant étranger. J'ai fait le pied de grue pendant deux semaines devant le Consulat de France de Houston sans qu'on ne me laisse entrer. On peut se dire qu'en urgence sanitaire, ils auraient obtenu le droit de rapatrier les ressortissants français... Et bien, je n'aurai jamais eu l'occasion de tester la véracité de cette théorie. Pour moi, cela me paraissait d'une logique implacable mais peut-être que la mentalité américaine m'a déjà affecté... Car bien évidemment, le Consulat a été déserté des que New York a enfin utilisé le mot « épidémie ». L'administration française dans son plus grand éclat...

J'ai donc passé les semaines d’après avec cette abrutie et à devoir la rassurer alors que nous n'avions plus de contact avec mon père ni avec le reste de nos familles. Je me suis précipité dans des librairies et sur internet pour apprendre le plus de petites choses possibles. Souvent pour remettre aux point mes connaissances empiriques en plantes, fruits, champignons. Et même en pêche. Mon grand-père avait l'habitude de m'amener pêcher sur le lac d'Hourtin, en Gironde. Avoir aidé dans des fermes et autres abattoirs pour me faire de l'argent m'a pas mal aidé non plus pour dépecer mes prises et savoir manier le couteau. Heureusement qu'elle s'était fait des amis parmi leurs voisins car sinon nous n'aurions jamais intégré la chaîne de ravitaillement... La distribution des vivres dura un moment mais assez pour que je sois prêt pour ce qui allait venir. Après tout, nous avons tous vu des dizaines de films pour nous montrer ce qui allait arriver et ils ne se sont pas trompés. Le mur a tenu un temps, mais des survivants des autres états ont réussis à le passer et certains étaient contaminés sans le savoir. Les Rangers ont réussi à garder le contrôle un peu plus longtemps mais l'effet boule de neige ne s'est pas fait attendre. Et Houston a fini par avoir ses premiers cas de "peste". Il fallait partir mais Fuzia s'y refusait. J'ai du argumenter pendant deux jours, par respect pour mon père, pour l'obliger à venir avec moi. Elle a changé d'avis quand ses voisins de gauche ont été les nouveaux contaminés. Mais elle refusait de les voir mourir alors que je me battais pour leur exploser le crâne avec une batte de baseball. Meilleur jour de ma vie... Si jamais je retrouve jamais un jour mon père, il a intérêt à me verser une pension à vie.

Je me suis décidé pour une ville près de la mer mais pas trop grande, pour éviter les hordes de zombies. Il doit bien y avoir des bateaux qui accueillent encore des survivants ! Et me voilà à nouveau sur la route... Sans voiture cette fois-ci. Pas comme avec Fuzia. Mais j'espère pouvoir partir plus loin cette fois et qu'il n'y aura pas de barrage. Barrage qui lui a coûté la vie. Alors qu'elle s'engueulait avec les flics qui nous interdisaient de passer, je vois ma première harde. J'essaye de la faire partir avec moi mais elle ne les voit pas... Et nous voilà coincés entre des flics qui bloquent la route et des zombies qui se dirigent vers eux. Je la tire par le bras et je cours vers le premier immeuble que je vois. Je n'ai pas envie de me prendre une balle perdue. Je casse une fenêtre et essaye de la faire passer dedans mais elle est tétanisée, un des flics est recouvert de zombies qui le déchiquettent. Je lui fous des baffes, qui lui font autant de bien qu'à moi, et la fait passer. Je la suis de très près et je cours jusqu'à la porte d'entrée mais elle ne me suit pas. Elle s'est foulée la cheville. Je commençais à me demander si je ne ferais pas mieux de la laisser là. Après tout, mon père ne le saura jamais. Et finalement, je n'ai pas à me poser la question bien longtemps car on est séparé : la porte cède tandis que certains des zombies passent par la fenêtre et lui finissent dessus. Un soucis en moins, vraiment. Et je n'aurai pas à avoir peur d'un sale coup pour la succession. Amen.

J'ai réussi à m'enfuir et à me cacher dans des cadavres. L'odeur n'est pas partie pendant plusieurs jours. J'espère ne pas à avoir à refaire ça de si tôt... Mais bon, la mer c'est bien. Et alors que je m'approche d'un des barrages, je tombe sur des cadavres ambulants. J'arrive à me faufiler plus ou moins bien mais un bon samaritain me voit depuis un bâtiment et tire dans la tête d'un zombie qui s'approchait trop près de moi, comme si je ne l'avais pas vu ! Sauf qu'il vaut mieux ne pas faire de mouvements brusques, ça les attire. Tout ça pour dire que sa cervelle a bien explosé, bravo au cow-boy mais elle a fini dans ma bouche, grande ouverte par surprise, ainsi que beaucoup de son sang qui a, en plus, pénétré mes yeux. Grand hurlement de haine. Le mec vient me voir pour savoir si je vais bien, si j'ai été mordu. Il me nettoie le visage et s'excuse. Je lui répond rapidement en sortant mon couteau et en le plantant sous ses côtes, à travers le diaphragme. "Apologies accepted".
Si je meurs par sa faute, qu'il meurt. Et les symptômes ne se font pas attendre. J'ai déjà la nausée mais ça pourrait n'être rien d'autre que le dégoût d'avoir du zombie au fond de la gorge.

Je me suis caché dans la première pharmacie que j'ai trouvé. Heureusement qu'il y en avait une au premier arrêt d'autoroute qu'il a croisé. En quelques minutes je commençais à vomir, donc je cherche des médicaments type smecta. Mais très vite, du sang se mêle à la bile... Il faut que je reste hydraté et que je trouve quelque chose pour stopper l'hémorragie... Ah mon dieu, je promets de faire plus attention aux types de médicaments si jamais je m'en sors ! J'ai mémorisé plein de choses mais je n'aurai jamais cru avalé de la cervelle de morts... J'ai bien des fantasmes mais pas le cannibalisme.

Au bout d'un moment, j'ai des vertiges à cause de la fièvre et je sais qu'il est trop tard. J'ai bien été contaminé. La poisse... J'ai une bouteille de whisky dans mon sac ainsi qu'une de vodka et un petit sachet d'amphèts en tout genre. Si je dois mourir, autant que ce soit en feu d'artifice. Dans mon état normal, ça ne suffirait pas à me faire faire une overdose mais avec ma fièvre, ça va sans doute m'aider à partir très vite. Je les enfile très vite les uns après les autres et à la fin d'une des deux bouteilles, les effets se font enfin sentir. Si jamais je devais me réveiller, je pourrais dire sans aucune gêne que ce fut le trip de ma vie ! Comme connecté avec le temps lui-même et mes hallucinations étaient du plus bel effet. Du Lynch dans toute sa splendeur.

La bouteille de vodka se vide plus lentement mais je ne m'en rend pas compte. Le monde fusionne avec le noir et je me diffuse dans cet ensemble. Un bruit vient gêner la symphonie de mon affre, sans doute la bouteille que j'ai lâché sans m'en rendre compte. Peu importe, je vois enfin la vie en rose. En bleu. En vert. Glauros. Mort.
Thomas n'est pas vraiment sûr de ce que son pouvoir cause réellement. Il n'en voit que le résultat final ainsi que la vague de chaleur qui traverse ses mains a ce moment-la. Un peu dur pour analyser la situation...

De ce qu'il a compris, dès qu'il se retrouve en situation de danger, cette vague de chaleur s'échappe de ses mains et se diffuse dans le corps de son adversaire. De ce qu'il a pu constater, de gros hématomes apparaissent sur les zones de peau qui sont rentrées en contact avec ses mains, hématomes qui s'agrandissent de façon exponentielle. Du coup, il pense qu'il peut provoquer des hémorragies internes et ainsi faire mourir plus ou moins vite son adversaire, au moins l'affaiblir. Mais il est très loin des réalités de ce qui se passe au niveau cellulaire...

Car, au niveau cellulaire, la vérité est que cette vague de chaleur transmet un message, et un seul, aux cellules de sa victime : « croissez et multipliez-vous ». Cette phrase aux allures bibliques active les divisions des cellules en contact, provoquant leur renouvellement avant l'heure. Seulement ce renouvellement ne s’arrête pas, provoquant une profusion de cellules endommagées, le tout se faisant trop vite sans prendre en compte la qualité. Ce sont des tumeurs qui grossissent a l’intérieur des veines et artères, des muscles et des os, provoquant la rupture des vaisseaux sanguins, seul résultat visible pour le profane.

Car c'est bien de cela dont il est question avec son « don »... Il provoque la propagation et multiplication de cellules non-viables, cancéreuses, qui provoquent tous les symptômes d'un cancer. Mais si Thomas n'est pas capable de contrôler la vitesse de renouvellement de ces cellules, l’empêchant d'obtenir tous les « bénéfices » de faire mourir a petit feu sa victime, il pourrait très facilement préciser dans le message une zone corporelle plus spécifique et limitée. S'il connaissait ce en quoi consistait réellement son pouvoir, il pourrait former des tumeurs dans le cerveau ou dans l'un des ventricules du cœur. Moins d'efforts pour un résultat plus rapide et pertinent.

Mais pour cela, il devrait comprendre son pouvoir et réussir a l'utiliser en dehors des périodes de danger.



Equipement de Départ


- Couteau de cuisine
- Kit de secours basique
- Talkie-Walkie

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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