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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Léonard R. Butler
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Protagonistes

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Léonard R. Butler Debuba110/0Léonard R. Butler Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Léonard R. Butler Debuba100/0Léonard R. Butler Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mar 19 Nov - 10:15

Ressuscité



Léonard R. Butler


Date de naissance : 9 septembre 1993


Origines : Dallas, Texas


Métier : Info-mécanicien (Ingénieur en mécanique)


Particularités : Ptosis à la paupière gauche


Description Physique

Avec ses épaules larges et son ventre épais, Léonard a une carrure conséquente. Les habits amples qu'il porte lui permettent de conserver une bonne liberté de mouvement - malgré un manque de souplesse certain... mais aussi de laisser planer le doute sur la nature d'un tel gabarit. Difficile en effet de savoir si sous ce manteau épais, cette chemise large ou ce pantalon de travail, se cache une montagne de muscle ou un amas de graisse. Il y a un peu des deux mais s'il devait y avoir un vainqueur : ça serait la seconde supposition. Les bras sont gonflés mais flasques et le ventre solide mais débordant... soit autant de conséquences d'un génome peu avantageux couplé à une alimentation correcte et réduite.

En plus de sa corpulence, son expression faciale lui donne elle aussi un air de brute. L'abaissement permanent de sa paupière gauche – dû à un ptosis – lui donne un air las et idiot. Auquel s'ajoute son visage bouffi et ses joues épaisses qui ont tendance à rendre ses yeux plus petits, comme fatigués. Les coins de sa bouche tombent vers le bas, donnant l'impression que Léonard est perpétuellement en proie à des souvenirs tristes.

Cette même bouche parle gravement et peu. Mais les mots qui en sortent permettent de rapidement se rappeler que les apparences sont trompeuses.



Description Psychologique

Loin d'être un géant rêveur à la manière d'un Lennie Small, Léonard est une véritable machine à penser. Il a d'ailleurs bien conscience de son apparence, et de ce qu'elle inspire dans l'imaginaire commun, et sait s'en servir à son avantage. C'est là d'ailleurs l'un de ses traits de caractères qui transparait : avoir conscience de tout pour pouvoir tout contrôler.

Une manière de penser largement en lien avec sa passion pour l'informatique et la mécanique. Dans sa conception du monde chaque action entraîne une réaction logique et s'il y a des imprévus ; ce ne sont que des bugs ou des virus... et il faut savoir les éliminer.

Mais il y a quelque chose qui échappe totalement à Léonard. C'est le fait que les erreurs peuvent tout simplement venir de lui. Quand il met en place un plan - un « programme » : si celui s'avère ne pas fonctionner comme prévu, Léonard va considérer qu'il s'agit d'un bug mais que celui-ci n'est pas survenu à cause de sa manière d'avoir « codé » les choses. Car si l'imprévu est une chose que Léonard peut tolérer, le fait de commettre une erreur l'est nettement moins.

Quant à un éventuel traumatisme dû à l'écroulement de la société, Léonard est persuadé que cela n'a aucune emprise sur lui. Qu'il est au dessus des considérations qui pourraient affecter son moral. Léonard s'entête à considérer cette situation comme une simple nouvelle manière de fonctionner (avec en tête le principe de "vivre" transformé en "survivre") : avec de nouvelles tâches quotidiennes qui changent chaque jour. Il se détache le plus possible de toutes les problématiques relatives à la mort, l'avenir ou le passé.

Mais Léonard ne peut pas éternellement taire les pensées qui l'assaillent. Le fait est qu'il ne voit plus quoi faire de cette vie. Auparavant Léonard avait pour passion et occupation la technologie : toujours se renseigner à ce propos, connaître et comprendre tout ce qui concerne ce domaine et tenter de s'y investir - à son humble niveau. Maintenant Léonard subit son existence à travers une survie qui en réalité joue sur son moral. Léonard tente de se fixer des objectifs un peu plus encourageants que celui de survivre bêtement chaque jour... mais pour l'instant il est dans un entre deux : avec d'un côté prendre conscience de la vanité de l'existence et de l'autre réaliser qu'il y a des choses pour lesquels il est important de rester en vie.



Histoire du Personnage

Un troisième coup de marteau dans le haut du mur finit par faire voler en éclat une portion suffisante de plâtre. Le trou nouvellement formé laissait entrevoir des câbles électriques dans leur enveloppe en plastique noir. Léonard déposa son outil pour s'emparer d'une petite cisaille et sectionner les fils. Au pied du mur, la même opération avait déjà été effectuée et il ne suffit plus qu'à tirer pour que le segment de câblage puisse être extrait du mur. Un peu partout à cet étage plusieurs trous indiquaient que le procédé avait été répété maintes fois. En témoigne également un large panier en plastique rempli de fils et tuyaux – tout juste sciés. Léonard jeta les câbles avec les autres puis s'assit au pied du mur pour souffler.

C'était une opération ambitieuse qu'ils étaient entrain de mener. En plein jour, en pleine ville : désosser une immeuble en chantier pour récupérer des matériaux neufs. L'endroit avait été trouvé par Marcus – pour l'instant occupé à un autre étage du bâtiment. Sa société était censée emménager ici quand le chantier serait terminé et il avait à l'époque participé à une visite de son futur lieu de travail. Manque de bol : la société avait coulé. Pire encore : le terme « société » ne renvoie pas à l'entreprise de Marcus.

Léonard se releva péniblement après cette courte pause. Il se mit à trainer un escabeau qu'il avait trouvé dans l'immeuble en chantier et sortit un tournevis d'une des poches larges de son pantalon. Celui-ci était couvert d'une poussière blanche, à force d'abattre les cloisons de plâtre pour en extraire les filaments métalliques et les tubes en cuivre. Cette fois le pilleur de matériaux s'attaqua à un climatiseur installé au dessus d'une fenêtre dont la vitre n'avait pas encore été installée. Debout sur l'escabeau, il se mit à dévisser les parois du boitier blanc – en prenant soin de glisser les vis dans une poche – pour les laisser tomber sur le sol dans un fracas métallique.

Léonard faisait un boucan d'enfer et il en avait conscience. Mais il avait prévu le coup. À deux rues d'ici, il avait enclenché l'alarme d'une voiture afin de couvrir les bruits de destruction de mur. Et pour s'assurer que la sonnerie stridente soit assez efficace, il avait amplifié le volume et branché une deuxième batterie à celle du véhicule en alerte - pour s'assurer que l'alarme dure assez longtemps. Depuis l'immeuble en chantier, le son de l'alarme ne lui parvenait qu'à certains endroits du bâtiment ou quand le vent était favorable à la portance du son. Mais Léonard avait prit soin de se mettre d'un côté de l'immeuble où on ne l'entendait pas, afin de ne pas avoir l'écho de la sonnerie en permanence en fond sonore.

Léonard approcha son nez de l'intérieur du système de climatisation. Il ne savait pas trop ce qu'il allait trouver là dedans, mais il supposait que le système ne devait pas être bien différent de celui d'une voiture. Il avait travaillé pendant de nombreuses années dans le domaine de l'automobile : à la construction des pièces, à l'assemblage, mais surtout à l'entretien et à la réparation. Léonard n'avait aucune affection particulière pour l'univers automobile, ni pour aucune voiture. Ce qui l'attirait depuis toujours c'était l'électronique et surtout l'informatique. Mais il n'avait aucun diplôme ou aucune expérience avouable pour convaincre des entreprises du domaine.

Il avait commencé à travailler tôt dans une usine d'assemblage de pièces automobiles. Un travail comme un autre qu'il avait trouvé grâce à une connaissance familiale. Mais avec le temps et l'évolution des technologies automobiles – et surtout l'informatisation des systèmes, il avait pu utiliser ses compétences dans le domaine. Ces dernières années, le groupe automobile rattaché à son garage avait commencé à investir dans les drones civils – dont l'usage s'était largement démocratisé – en rachetant une entreprise spécialisée. Léonard tentait régulièrement d'être muté vers ce domaine et se portait systématiquement volontaire pour tout travail, déplacement ou mission en lien.

À force d'observation, Léonard comprit que le ventilateur était sur la face extérieur du bâtiment, et qu'il permettait de traiter l'air qui arrivait par ce boitier. L'idée d'une utilisation des pâles d'un ventilateur en vu de la fabrication d'un drone quadracoptère l'avait toujours séduit mais il ignorait s'il avait réellement le niveau pour une telle création.

Fracas. Léonard fut tiré de ses pensées par un bruit violent. Était-ce un coup de feu ou un coup de marteau trop fort ? Subitement inquiet, il se tint immobile sur son escabeau et retint inconsciemment sa respiration. Le bruit revint. Par deux fois. Successivement. Des coups de feu, il n'y avait plus de doute. L'odeur de la poudre lui parvint dans cette atmosphère immaculée fait de murs en plâtre blanc. Une autre odeur lui parvint. Celle de la charogne. Léonard descendit prudemment de son escabeau et se dirigea d'un pas rapide vers le seul escalier du bâtiment. En arrivant dans la cage d'escalier qui donnait vue jusqu'au rez-de-chaussée, il eut une vision d'horreur. Le cœur de Léonard se mit à battre si fort qu'il eut l'impression que sa carotide gonflait au point de l'empêcher de respirer. D'un bond en arrière il se mit hors de vue de la cage d'escalier. On ne voyait plus les marches blanches et poudreuses mais seulement une masse sombre, verdâtre et gluante qui progressait lentement vers le haut dans une symphonie de respirations pénibles. Les rampes de sécurité avaient déjà été installées, ce qui permettait à la horde de se serrer sans risque de tomber. Il y en avait déjà certainement au dessus de lui. Quelque chose les avait attiré. Quelque chose de plus fort que le bruit qu'il faisait, puisqu'aucun n'était venu s'aventurer à son étage.

Léonard réfléchit à une solution. Tenter de rejoindre Marcus n'était pas envisageable. L'immeuble n'allait pas tarder à être infesté à chaque niveau. À cet étage, il y avait une pièce avec une porte – probablement le futur bureau d'une personne importante. Mais pas de mobilier pour bloquer l'ouverture une fois dedans. Léonard réalisa qu'il y avait un autre moyen d'arriver au pied de l'immeuble. C'était l'échafaudage qui grimpait le long d'une façade du bâtiment en chantier... mais il n'était pas accessible depuis l'étage où Léonard était. Mais peut-être que c'était possible depuis l'étage du dessus.

Léonard prit une inspiration profonde. Il s'empara de l'escabeau le plus silencieusement possible et se dirigea vers une pièce où il y avait un trou dans le plafond, sur plusieurs étages. Cet aménagement était sans doute en vu de l'installation d'un ascenseur ou d'un puit de lumière. Léonard plaça l'escabeau et monta plusieurs marches afin d'atteindre le plafond et grimper à l'étage supérieur.

Soudain, un choc brutal le foudroya. L'escabeau tomba bruyamment au sol et Léonard s'étala lourdement. Il avait le souffle coupé par le choc et la vision trouble. Léonard sentait un poids sur lui qui le gênait pour bouger. Il ne tarda pas à prendre conscience d'une douleur au dos et au genou, mais aussi au bras et à la main. Le poids qui l'empêchait de se mouvoir semblait bouger... et grogner. Léonard se ressaisit et, malgré la douleur et la confusion, se mit à se débattre vigoureusement.
Un infecté était tombé sur lui depuis l'un des étages supérieurs. La créature avait les jambes brisés mais s'accrochait vivement à l'un des bras de Léonard... et lui mordait nerveusement la main. Léonard fut prit de panique et se mit à crier. Il retira de toutes ses forces son bras de l'emprise de l'infecté et le repoussa d'un coup de pied. Une fois dégagé, Léonard se mit à courir – à quatre pattes – en direction de la pièce avec porte. Il claqua le porte derrière lui puis glissa son tournevis au niveau des gonds de la porte. Une sécurité illusoire : le tournevis tomberait dés qu'on forcerait un peu... ou tout seul.

Son souffle était court et de la sueur coulait le long de ses tempes. Adossé à la porte, Léonard tendit son bras tremblant devant lui pour l'observer. De l'épaule au poignet, son bras était orné de profondes et sanglantes marques de griffures. L'espace entre son pouce et son index portait les stigmates d'une morsure. Le sang perlait jusqu'aux extrémités de ses doigts avant de s'écraser goutte à goutte sur le sol en béton.

Léonard secoua la tête et tituba jusqu'à l'opposé de la pièce ou une large baie vitrée qui donnait vue sur la rue et ses immeubles. Il colla son front contre le vitre froide et ferma les yeux en tentant de calmer sa respiration. Il était fatigué et se sentait peu à peu partir.

***

Léonard rouvrit les yeux quand Winston revint dans la pièce. La fenêtre de l'appartement donnait sur la cour intérieure du quartier, encadrée par les larges tours en béton. Au loin, un quadracoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une drone de la police qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Léonard tourna le dos à la vitre pour faire face à Winston qui lui tendait un sachet en plastique.

- Yo c'est tout bon Léon, lança t-il. Désolé pour la petite monnaie, c'est galère de retirer des grosses coupures en ce moment.

Léonard prit le sachet et l'ouvrit pour se mettre à compter les billets froissés. Winston le regarda en passant une main dans ses cheveux blonds et courts. Comme Léonard ne le regardait pas et ne parlait pas, le jeune homme se sentit obligé de combler le vide pendant que l'ancien vérifiait le montant.

- Donc j'peux faire c'que je veux avec mon téléphone et mon ordinateur sans me faire choper ? Cool. Avant j'préférais me déplacer plutôt que de trop utiliser mon téléphone... mais ça commence à devenir un peu la merde dans les rues, y'know. En plus j'vais devoir reprendre des contacts, j'avais arrêté de vendre de la weed... mais le BZP et les trucs trop forts ça commence à faire flipper les gens avec c'qu'ils racontent dans les médias, y'know.

Winston attendit une réaction de la part de Léonard mais il était toujours occupé à compter l'argent. Dans le sachet en plastique il y avait 200 dollars. D'ici deux semaines, il lui devrait encore 100 dollars pour finaliser le paiement. C'était cher mais Léonard avait une bonne réputation dans le milieu des petits dealers qui voulaient faire sécuriser leurs communications. Le hacker-mécano proposait aussi d'autres services comme retirer le bruit de synthèse des véhicules électriques, modifier l'historique des GPS intégrés... mais aussi de simples réparations automobiles ou informatiques. C'était le gagne-pain de Léonard depuis deux mois déjà.

- Yo man, c'est vrai ce qu'un gars du garage m'a dit sur toi ? Que tu t'es fait virer parce que tu t'es fait choper entrain de vouloir de faire broyer le bras dans une machine ? On m'a dit que tu voulais te le faire remplacer par un bras mécanique, payé par la boite comme accident de travail. That's fucked up. Ça me fait penser à cette histoire d'un couple de riche qu'était parti au Brésil ou j'sais plus où là bas... pour faire amputer le bras de leur gosse et revenir en disant qu'ils avaient un accident de voiture... et lui mettre un bras mécanique. Genre modèle de luxe. Mais toi t'aurais fait comment ? La mutuelle de ta boîte t'aurait payé juste une vieille prothèse en plastoc'. T'aurais fait comment ?

Manque de chance pour Léonard, la phrase de Winston se termina en même temps que le vérification du montant. Et le petit caïd semblait vraiment attendre une réponse, en mordant sa langue et la tête penchée en l'arrière. La bouche un peu entrouverte et en secouant vaguement la tête d'un air perdu, Léonard bégaya :

- Je sais pas mec.

Winston acquiesça en gardant le menton levé vers le plafond de son appartement miteux. Sans autre forme de politesse, Léonard enfourna le sachet dans la poche intérieure de sa veste et laissa Winston seul à ses monologues internes et externes. En descendant les escaliers de l'immeuble crasseux, Léonard songea que le petit dealer blondinet devait être entrain de le juger.

Winston devait l'imaginer comme un paumé ayant reçu un talent tombé du ciel. Et dans le contexte actuel où les gens, et surtout les pauvres, commençaient déjà à penser à la fin du monde, et se ruaient par conséquent sur les distributeurs de billet et dans les supers-marchés, il devait probablement imaginer quel serait son destin dans un univers apocalyptique. Et il devait l'imaginer mort. Pas forcément de faim ou quoique ce soit... mais il n'y aurait plus internet et d'informatique alors Léonard devait certainement être mort.

Léonard, lui, ne pensait pas vraiment à ça. Il avait bien vu comme tout le monde la détérioration du contexte mais il n'était pas sûr de s'il s'agissait d'une crise passagère ou de quelque chose de plus grave. Dans le doute il évitait de commencer à farfouiller sur les sites gouvernementaux. De peur que, s'il s'agisse de quelque chose de grave, il se fasse choper et qu'on ne perde pas de temps pour lui régler son compte d'une manière ou d'une autre. En attendant Léonard vivait au jour le jour. Il n'avait pas d'amis autre que virtuels, ni de liens familiaux solides... et maintenant plus de vrai boulot.

Si la fin du monde devait avoir lieu, elle ne saurait probablement pas un traumatisme pour lui. Juste un nouveau jour qui apporterait son lot de nouvelles problématiques et un environnement nouveau. Un reboot en quelque sorte.

Arrivé en bas de l'escalier sombre, Léonard poussa la porte et fut aussitôt ébloui par la lumière extérieure. Le souvenir s'échappa mais il ne revint pas pour autant à la réalité. Il n'en eut en tout cas pas l'impression. Il était comme aveugle et se sentait chahuté. Il croyait entendre des voix et avait l'impression d'être entrain de se débattre vigoureusement. Une silhouette mystique lui apparut. Et sa face n'était ni celle de dieu, ni celle de qui que ce soit. Peut-être celle d'un cauchemar. Léonard se sentait attaqué de toute part. Plus rien de fonctionnait, plus rien ne faisait sens. Puis soudain. BSoD.



Equipement de Départ


- Petit sac à dos
- Torche éclairante
- Kit de crochetage

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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