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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Cornelia N. Feuerward
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Protagonistes

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
Cornelia N. Feuerward Debuba110/0Cornelia N. Feuerward Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Cornelia N. Feuerward Debuba100/0Cornelia N. Feuerward Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Ven 22 Nov - 17:06

Ressuscitée



Cornelia N. Feuerward


Date de naissance: 13 août 1979


Origines : Berlin, Allemagne


Métier : Journaliste à Die Tageszeitung


Particularités : Cornelia a tendance à se passer en permanence la main dans les cheveux pour les rabattre en arrière. Elle a aussi une tâche de vin sur le bas de sa nuque.


Description Physique

Cornelia se regardait dans la bassine craquelée qui lui servait de lavabo de fortune. Elle avait du mal à se reconnaître. Cela faisait des années qu'elle donnait l'impression d'être de plus en plus fatiguée, mais elle avait pris dix ans en quelques semaines. De nouvelles rides étaient apparues, notamment au coin de ses paupières et sur son front. L'inquiétude. Avec ses cheveux presque blancs, elle avait l'impression de voir sa mère dans les ridules d'eau, à la seule différence que ses mèches ne descendaient pas en dessous de ses tempes. Ses cernes déjà bien visibles avant s'étaient creusées, faisant ressortir le bleu de ses yeux. Elle avait l'impression de ressembler à La Mort dans le film du Père Porcher qu'elle regardait avec sa petite soeur. Cette comparaison la fit sourire, dévoilant les deux fossettes qui lui creusaient les joues. Au moins il y avait des choses qui ne changeaient pas.

Elle finit rapidement sa toilette, passant ses mains épaisses sur son visage avant de prendre du recul dans la pièce où elle se trouvait. Face à elle une vitre crasseuse lui renvoyait l'entièreté de son corps. Plutôt grande, même si les années avait fini pas l'affaisser un peu, le corps fatigué, pourtant elle avait toujours cette posture droite et les épaules relevées, fière comme Artaban. Pourtant sa démarche était loin d'être aussi assurée maintenant. L'âge et les douleurs qu'elle avait au pied la ralentissaient, elle avait l'impression que de jours en jours c'était pire. Tout comme l'aspect de ses vêtements. Du tailleur qu'elle avait avant il ne restait plus grand chose. Elle avait troqué ses chaussures de ville contre des chaussures de marche usées et son pantalon contre une sorte de bas de bleu de travail troué aux genoux. Il ne lui restait que sa chemise déchirée aux épaules et son blazer maintenant couvert de crasse. Un style imbattable.  



Description Psychologique

Elle sortit du petit baraquement qui leur avait servi de refuge pour la nuit. Elle regarda ses compagnons, ses collègues qui semblaient l'attendre. Elle voyait dans leurs yeux qu'ils attendaient une réponse de sa part, quelque chose, un endroit où aller, mais elle n'avait rien à leur offrir. Mais elle ne pouvait pas leur dire. Alors, comme d'habitude, elle étouffa les doutes et les questions qu'elle pouvait avoir et se mis en route l'air décidé vers le sud. Toujours vers le sud. Peut-être qu'en atteignant l'océan ils s'en sortiraient. La veille des voix avaient commencé à s'élever pour dénoncer la direction qu'ils prenaient. Elle les avaient fait taire fermement. Le doute c'était la mort. La division c'était la mort. La faiblesse c'était la mort. Elle s'était pris pas mal de coups dans la vie et elle avait toujours utilisé la même technique pour s'en sortir : serrer les dents, attendre le bon moment avec patience et rendre coup par coup. Et quand ce n'était pas possible, encaisser, se blinder, se relever et continuer d'avancer. Ça avait toujours marché et là ça marcherait encore. Sa manière de faire avait toujours donné l'impression de prime abord à ses détracteurs qu'elle était cassante, répondant avec ironie, un sourire en coin, les yeux pétillants à quiconque se mettait en travers de son chemin. Mais dans ses moments de détente, tout le monde lui reconnaissaient un sens de l'humour et une bonne humeur à toute épreuve. Encore fallait-il qu'elle puisse se détendre.

Elle finit par sortir de ses pensées, voilà pourquoi elle devait toujours être en mouvement, sinon elle se perdait dans son introspection, à tout oublier même son environnement immédiat, et en ce moment réfléchir sur soi-même et le sens de la vie était loin d'être la meilleure idée. Elle avait l'impression qu'elle contenait tellement derrière son barrage émotionnel qu'il suffirait d'une simple brèche pour qu'elle se noie dans ses sentiments refoulés. Qu'elle pose son armure une seule seconde et elle n'aurait plus envie de la reporter à nouveau. Il n'y avait que face à ses proches qu'elle pouvait se permettre d'ouvrir un peu les vannes et se laisser aller à exprimer ses émotions et son affection. Seule ses colères sortaient du cadre privé. Vives et impressionnantes, elle ne duraient pas longtemps tout comme la rancoeur qu'elle pouvait ressentir. Pourtant, malgré sa retenue et une distance apparente, elle était toujours à l'écoute des personnes qui l'entouraient, le management par la terreur n'avait jamais été sa tasse de thé, elle considérait qu'on allait plus loin avec un compliment, un sourire et de bons conseils qu'avec de la répression et de la peur.



Histoire du Personnage

Cornelia est née dans la banlieue Berlinoise il y a longtemps de cela. Elle était issue d'une famille de la classe moyenne, son père était assistant de direction dans une grosse boîte d'informatique et sa mère était au chômage suite à un accident du travail à l'usine où elle travaillait. Si son enfance n'a pas été toute rose, ni parfaite, elle avait toujours mangé à sa faim, eu des vêtements neufs et quelques cadeaux à Noël et son anniversaire. Elle se mit à travailler jeune, faisant du baby-sitting ou donnant des cours de soutient pour augmenter son argent de poche et éviter de se sentir trop déclassée par rapport à ses camarades de classe.

A ses quinze ans, ses parents eurent un deuxième enfant, une petite soeur pour Cornelia nommée Natasha. Cornelia adorait s'en occuper en permanence et ce fut probablement en partie pour cette raison qu'elle supporta de rester aussi longtemps dans le domicile familial même après ses études, ses moyens ne lui permettant pas d'avoir un appartement indépendant.

Elle réussit à finir ses études en travaillant à côté, obtenant un diplôme professionnel en sciences de ingénierie. Elle n'avait pas choisi cette voie par passion mais par raison, elle n'avait pas le temps de se financer plus longtemps et il lui fallait un débouché professionnel rapide.

Elle obtient un travail quelques mois après la sortie de l'enseignement supérieur. Assistante technique dans une boîte de nouvelles technologies, Azural Tech, possedée par Karl Strauss. Elle menait au final une vie tranquille. Mais 2008 et la crise financière arrivèrent. Son père se retrouva au chômage, sa mère ne pouvait toujours pas travailler et elle dût les soutenir financièrement pour qu'ils puissent s'en sortir avec Natasha. Elle fit de nombreuses heures supplémentaires pendant quelques années, le temps que ses parents retrouvent du travail à temps partiel.

Les années passant, la pression était de plus en plus forte au travail, des vagues de licenciement se suivaient, des rumeurs de délocalisations circulaient de plus en plus mais sans preuves tangibles. Dans l'entreprise chacun se regardait de travers, les places devenaient rares et se jouaient entre les salariés. Des rassemblements eurent lieux, des négociations pour protéger les emplois, Cornelia participait à tout ce qu'elle pouvait pour faire en sorte que la direction les écoute, rien n'y faisait.

Un jour, alors que Cornelia était restée tard au bureau, elle tomba sur le bureau ouvert du responsable de la branche. Poussée par un instinct incompréhensible, elle rentra à l'intérieur et se mit à le fouiller. Si il y avait des délocalisations de prévues, il devrait y avoir des preuves quelques part. Et elle finit par trouver ce qu'elle recherchait, et plus encore. Un plan magnifiquement ficelé avec des rachats, des cotations en bourse et des délocalisations effectives. Elle ne comprenait pas tout ce qu'il y avait d'écrit sur le document mais trois choses principales ressortaient : il y allait y avoir encore plus de licenciements, ceux qui restaient risquaient de s'en prendre plein dans les dents quand même et les pontes allaient s'en mettre plein les poches.

Sans réfléchir plus que cela elle prit le document et le ramena chez elle le coeur battant. Elle savait exactement quoi en faire. Elle prit des photos de l'ensemble des pages arrivée chez elle puis elle contacta Katia Engelmann. Cette journaliste du Tageszeitung était souvent venue faire des reportages sur la situation de l'entreprise et elle avait été en contact à de nombreuses reprises avec Cornelia pour récupérer des informations. Un document comme cela vaudrait de l'or pour Katia. Elles se virent la nuit même, Cornelia lui donna le document. Le lendemain l'information faisait les gros titres du journal. Bien évidemment une enquête interne fut lancée pour savoir d'où la fuite pouvait venir. Les caméras de surveillance trahirent rapidement la responsabilité de Cornelia. Elle fut bien évidemment renvoyée pour faute grave puis attaquée par son ancienne entreprise pour vol, violation du secret professionnel et du secret des affaires. Ils gagnèrent. Douze mois de prison, 1500 euros d'amende. Pendant ce temps, seul le responsable de la branche fut encouragé à partir, avec une somme rondelette en compensation.

Pendant son année en prison, elle entretient une correspondance régulière avec Katia qui l'informait de ce qu'il se passait dans l'entreprise. Le plan fut mis en oeuvre, il y eu des licenciements massifs et ceux qui restèrent durent travailler plus longtemps sans être payés plus, au risque de perdre eux aussi leur emplois. Une lettre reçue deux mois avant sa sortie lui faisait comprendre que sa vie n'irait pas mieux quand elle sortirait, des menaces de plus en plus régulières arrivaient. Cornelia était prête à se battre, à les attaquer en justice pour menaces, mais Katia la fit atterrir. Elle avait déjà perdu une fois, elle perdrait une deuxième fois. Ce fut elle qui lui offrit sa porte de sortie. Un travail de correspondant aux Etats-Unis venait de se libérer au Tageszeitung, Katia pouvait faire en sorte de lui garder la place le temps qu'elle sorte, le journal lui devait après tout un beau scoop, et Katia était dans les petits papiers du rédacteur en chef. Cornelia accepta, elle n'avait pas le choix.

A peine sortie, elle alla récupérer ses affaires chez elle, Katia avait fait en sorte de préparer son arrivée là-bas. Elle ne savait pas ce qu'elle aurait fait sans elle. Elle s'installa à Chicago et commença à faire des articles sur les conséquences de la crise sur les entreprises américaines, mais elle n'oubliait pas Azural Tech et Karl Strauss, si elle avait un jour le moyen de le faire tomber, elle l'utiliserait. Peu à peu elle prit de la place et au journal et dans le milieu médiatique. Elle entretint des relations avec les syndicalistes, lanceurs d'alerte et autres personnalités considérées comme de gauche. De temps en temps Katia venait la voir, parfois pendant quelques mois. Cornelia ne remit jamais un pied sur le vieux continent, Katia s'inquiétant qu'elle ne mette sa famille en danger en faisant cela. Natasha et Cornelia correspondaient par skype régulièrement, beaucoup moins avec ses parents. Ils semblaient s'en sortir correctement.

Le temps passa, Katia décida de venir s'installer définitivement avec Cornelia, elle avait eu une opportunité au New-York Times grâce à ses relations. Cornelia n'avait jamais été aussi heureuse de sa vie. Elles déménagèrent à la Grosse Pomme où elle s'y installèrent dans un petit appartement du Bronx. Elles vécurent des moments plus ou moins faciles et plus ou moins joyeux, mais elles étaient deux, toujours. Souvent, elles allaient se balader à Central Park en mangeant un glace ou un hot dog en fonction des saisons. Il y avait toujours un homme qui jouait du violon en faisant la manche, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil. Toujours la même mélodie.

Et puis arriva l'apocalypse. Les premiers cas de cannibalisme furent dramatiques, mais rien ne laissait présager ce qui allait arriver ensuite. Cornelia était en déplacement au Texas, à Houston, pour un reportage sur la pollution d'une rivière par une usine pétro-chimique qui avait beaucoup de liens avec Azural Tech. , elle devait y rester plusieurs semaines. Même si elle était inquiète par les gros titres des journaux, elle savait que Katia ne prendrait pas de risques inconsidérés pour couvrir le sujet.

La première semaine les cas étaient étranges mais semblaient plus proche du fait divers que d'un véritable événement.
La deuxième fut plus brutale. Cornelia hésita à ce moment là à revenir à New-York pour être avec Katia, mais elle devait finir son article, elle n'en avait pas pour longtemps, elle se dépêcherait.
Au début de la troisième semaine ce fut trop tard. Une quarantaine avait été installée à New-York et des militaires empêchaient tout le monde de sortir du Texas. La folie commençaient peu à peu à prendre corps chez les gens. Cornelia essayait de contacter Katia, en vain, les communications étaient saturées, il était impossible d'avoir une réponse.
A la quatrième semaine, le monde avait sombré dans le chaos. Il était presque impossible d'avoir des informations claires. Des vidéos de villes en proie aux flammes circulaient, de militaires tirant sur des gens parfois encore vivants. Toujours aucune nouvelle de Katia. Rien. Cornelia lui laissait des mails, des messages plusieurs fois par jours mais fut rapidement contrainte d'arrêter, l'électricité commençant peu à peu à faire défaut. Des informations venant d'Europe laissaient penser que la situation était aussi critique chez eux. Elle préférait ne pas y penser. Elle avait espéré pendant quelques jours que sa famille serait épargnée. Elle l'espérait tellement.

C 'est à ce moment là qu'elle se mit à fuir Houston, dans les rues, des morts se relevaient en permanence , même si il semblait qu'ils soient moins nombreux que dans le reste des états. Il fallait trouver un endroit plus désert plus tranquille. L'un de ses collègues, Jack, avec qui elle travaillait sur le reportage avait un frère qui tenait une station-service à quelques kilomètres de Houston. Ils s'enfuirent donc vers là, accompagnés d'Helena, une autre journaliste. La sortie de la ville fut une horreur. Ils durent rouler sur des corps encore frémissant au sol pour s'en sortir. Cornelia se souviendrait toujours du cerveau éclaté au sol d'une adolescente recouverte de plaques qu'ils avaient dû renverser pour avancer, mais ce serait loin d'être la pire chose qu'elle verrait.

A partir de là les semaines suivantes furent de pire en pire. A peine étaient-ils posés à un endroit qu'ils semblaient être attendus par ces morts qui marchent. Ils furent bientôt obligés de ruser pour s'en sortir. En plus des zombie, ils devaient faire avec la soif, la faim, la fatigue... Cornelia les emmenait au sud, toujours plus au sud. Les militaires ne pourraient probablement protéger toute la côte, ils trouveraient un moyen de prendre un bateau. Et puis après... après ils verraient.

Enfin encore fallait-il qu'ils y arrivent. Tout se termina très rapidement. Ils s'étaient posés dans une cahute pour une nuit, sans attaque notable pour une fois. Cornelia venait de faire sa toilette matinale avec de l'eau trouble quand en sortant de la cabane, des grognement se firent entendre. Quatre, cinq peut-être, les autres voulaient fuir, mais Jack était blessé à la jambe. Il ne serait pas possible de le transporter suffisamment vite, et elle n'abandonnerai pas quelqu'un sous sa garde. Il restait une solution, les pièges qu'elle avait installé a veille. Rien que du très basique, mais elle espérait les zombies suffisamment stupides pour que ça marche. Tandis que les autres commençaient à s'écarter, portant le journaliste blessé comme ils le pouvaient Cornelia resta à l'endroit où ils avaient dormi, cachée dans un coin à surveiller l'installation qu'elle avait mise en place pour leur faire gagner du temps. Elle ne doutait pas que son installation fonctionne un seul instant, la veille tout marchait parfaitement. En se souvenant de ses cours à l'université elle avait récupéré des câbles électriques qu'elle avait dénudés et posés sur le sol reliés à une batterie externe. Il suffisait d'activer la batterie pour que le courant parcours les fils. Elle espérait juste que les morts étaient encore sensibles à l'électricité.

Ils apparurent enfin. Beaucoup plus de cinq, ils étaient bien une dizaine qui avançaient en tas. Les autres n'étaient pas encore assez loin. Et c'est eux qu'ils avaient repérés, ils se mirent à leur poursuite, passant à côté du piège qui leur était tendu. Cornelia sortit alors de sa cachette, hurlant à la mort pour les attirer dans sa direction, elle se planta en plein milieu de ses fils électriques, elle voulait être sûre de ne pas les rater. Ils firent demi-tour, voyant une proie bien plus proche et accessible. Cornelia se saisit de la batterie, le bouton d'allumage entre les mains, tant pis elle n'avait plus le temps. Elle allait se griller en même temps qu'eux, mais elle n'avait pas le choix. Elle attendit que le premier zombie soit sur elle pour allumer la batterie d'un coup sec, en mettant le jus le plus fort possible.  La goule eut le temps de la mordre au cou avant que Cornelia ne s'évanouisse de douleur. Elle ne sut pas ce qu'il advint des Zombies, ou même si son plan avait marché. Elle n'eut juste plus mal, plus chaud, plus froid, le néant. La paix.



Equipement de Départ


- Shevy Spark
- Bidon d'essence
- Petit sac à dos

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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