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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Caméra Portative] Enregistrements de James Everett
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James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Mer 11 Déc - 14:40
Enregistrement n°1 - 10/04/35


Un long soupir échappa de ses lèvres, ses doigts tapotaient ses genoux, son regard dirigé vers la caméra qu'il avait posé devant lui, sur cette vaste table de la salle de réunion des anciens pompiers, il méditait depuis plusieurs minutes sur la manière de faire ce qu'il comptait faire, et ce même si cela faisait des jours qu'il y pensait. Depuis qu'ils avaient une source d'électricité pour tout dire, de quoi faire fonctionner ce genre d'outil.

La batterie était chargée au maximum, pour cause il l'avait laissé branchée toute l'après-midi de la veille à proximité du générateur. Sa main se leva et vint frotter les restes de sa barbe, qui accrochait sa peau avec une sensation de brossage trop sec. Le tout était de se lancer et faire entendre sa voix, il n'y avait en guise de décoration rien d'autre que le mur marron terne dans son dos, le dossier de son siège à roulettes noir qui dépassait et lui, de face, ses cheveux traînant vers l'arrière et un tee-shirt gris en guise de vêtement affiché. Enfin décidé, il tendit la main pour démarrer l'enregistrement, ses yeux se mettant à fixer d'autant plus le cadre et ses mains qui venaient, sous le nez de la caméra, se croiser contre un cahier où se trouvaient un tas de notes vraisemblablement.

Sa voix, bien que grave et on ne peut plus sérieuse, s'efforçait de rester neutre, tout comme sa posture et sa façon d'être, mais l'on pouvait voir qu'il y allait d'un certain forcing car ce qu'il comptait raconter était loin d'être dit avec un grand recul. De temps à autre, particulièrement sur les détails des dates et des noms, il jetait un oeil à ses notes.

« Je m'appelle James Francis Everett, nous sommes au jour actuel le 10 Avril 2035 aux environs de 7h du matin et je suis le chef d'un petit groupe au sein de la petite ville de Snyder dans l’ouest, à environ 370 kilomètres de Fort Worth, un peu plus de 400 de Dallas.

Cet enregistrement a pour but de servir à tout nouveau membre qui rejoindrait le groupe ou à quiconque qui viendrait à trouver cet enregistrement un jour, qui sait de quoi l’avenir sera fait et ce qu’il adviendra de cette vidéo… comme de nous.

Fort Worth est ma ville natale. J'ai à mon passif douze années d'expérience dans l'armée des Etats-Unis, en tant que médecin-chirurgien affairé aux missions de terrain, mon grade et mes affectations n'ont aucune importance pour ce que j'ai à dire ici. J’ai été à la suite policier à Fort Worth, durant une petite année, un peu avant les événements qui ont conduit à… la fin du monde, faute d'un autre terme pour qualifier ça.

Je me trouvais en ville quand c'est arrivé et j'ai vu la façon dont les choses ont totalement dérapé, le chaos dans les rues et la panique qui a suivi, des gens qui en attaquaient d'autres et les dévoraient vivants, couverts de sang, comme des bêtes sauvages et enragées. J'ai été pourchassé par un paquet de ces choses, toujours croissant à mesure que cette infection se répandait à vitesse éclaire, jusqu’à ce qu’ils surpassent en nombre ce qu’il restait des vivants. Je n'ai aucune idée de la façon dont l'infection fonctionne, mais j’ai pu établir qu’elle se transmettait avant-tout par morsure, griffure, ingestion de matière ou d'eau contaminée. Aucune transmission par l'air n'a été recensée, ou par un autre moyen qui échapperait à mes connaissances, je suis loin d’être un scientifique, donc je me fie à ce que je vois.

J’ai survécu plusieurs mois sans changer de ville, avec un groupe de connaissances, d’amis et de voisins, ainsi que quelques inconnus rencontrés dans les environs. J’ai été infecté par griffure aux environs de début Août de l’année 2034 en voulant ramener du matériel chirurgical pour sauver l’un des miens, je n’y suis jamais arrivé. J’ai succombé dans les heures qui ont suivi, je ne sais pas combien. Mais je suis revenu, à la vie, sur une air d’autoroute où je me suis éveillé aux cotés de trois autres personnes inconnues, dont celle qui deviendra ma compagne.

Aucun de nous ne savait où il se trouvait, ni comment il y était arrivé, mais nous avons tous les quatre été neutralisés un peu après par des armes tranquillisantes et installés dans un camion où nous avons fait connaissance avec nos ravisseurs. Matthew Jefferson, Ricky Jefferson, Calvin Hill, Clark et un certain Zach mort durant ces événements. Ils nous ont conduis à un petit campement de fortune situé devant un hôtel en ruines, au sud de Snyder. Nous y avons passé plusieurs semaines et avons fait la rencontre de dizaines de personnes ayant connu la même résurrection surnaturelle et inexpliquée.

Le groupe qui nous a récupéré sur cette air a décidé de nous aider, nous et tous les autres, en nous rassemblant avec l’aide d’un fermier vivant à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de la ville, un vieil homme appelé Nelson Wallace. Un nombre important des ressuscités sont revenus autour de cette ferme, nous ne savons pas pourquoi. Notre retour à la vie a été marqué, de ce que nous avons constaté malgré nous, par la perte des connaissances et des aptitudes que nous possédions, voire une perte temporaire de la mémoire, qui ont nécessité un réapprentissage quasi-total. Rapidement, quantité des rescapés de cette ancienne communauté sont morts, en voulant partir de leur côté, par l’attaque des morts-vivants, ou par les attaques gratuites d’une autre communauté conquérante et agressive.

Cette communauté considérée comme l’Organisation du Marchand est un regroupement de criminels et de pillards, tout du moins en majorité à priori, s’adonnant à l’esclavagisme, à la tyrannie et qui ont à leur actif de nombreux crimes. Il pourrait s’agir d’une entité de plusieurs chefs, mais ce que nous savons tend à penser que le leader de cette armée serait le Marchand, un ancien prisonnier d’un établissement carcéral de la région qui aurait sévi d’abord avec un petit groupe d’autres prisonniers, et qui se serait développé de façon exponentielle dans toute la région en basant son accroissement sur l’enrôlement d’autres groupements de pillards, la soumission des communautés libres, la capture des survivants isolés dans le but de les réduire en esclavage et en cas de réelle résistance, la destruction des communautés rivales.

Il serait question d’un millier d’hommes et de nombreuses communautés soumises à un tribut, voire à des rafles spontanées. D’après notre informateur qui prétend les avoir infiltré, le Marchand serait à la tête d’un vaste réseau de campements fortifiés et de groupes d’exploration dans toute la région, depuis Roswell à Fort Worth d’ouest en est, d’Amarillo à San Angelo du nord au sud. Lamesa, Midland, Colorado City, Abilene, Lubbock, Levelland, Brownfield, Stamford, Graham et d’autres encore. L’oppression est de mise dans la région et ces individus portent un intérêt particulier, et meurtrier, pour nous autres les ressuscités. La branche locale est commandée par le bras droit présumé de leur organisation, nommé Soulstrange, qui est également et ironiquement un ressuscité.

Celui-ci, qui serait spécialisé dans la torture et le lavage de cerveau, a commandé une vaste opération de capture et d'expérimentation sur une centaine d'individus ressuscités apparus dans la région, nous ne savons pas à l'heure actuelle si d'autres phénomènes de ce genre ont lieu en dehors. Cette opération, portant le nom de la Grand Rafle, aurait été suivie d'un grand nombre de tests cruels, même inhumains sur ces malheureux, afin de découvrir les raisons de leur retour à la vie, leur potentielle immunité au virus et la nature des pouvoirs psychiques qui découlent de cette résurrection. »


Il fit une pause et prit entre ses mains le cahier en se passant l'extrémité de la langue sur la lèvre inférieure, tournant la page qu'il avait sous les yeux pour cette fois lire pleinement un texte rédigé au préalable.

« Il a été découvert les éléments suivants qui nous impliquent directement : sur l'ensemble des individus ressuscités, aucun n'a survécu plus de trois mois après les événements apocalyptiques qui ont détruit le pays et peut-être plus encore. Période de Mai à Août. Environ quarante cinq seraient morts entre le premier et le trente Août, seize ou dix sept seraient morts entre le premier et le trente Juillet, onze entre le premier et le trente Juin, et moins de dix courant Mai. Le trente et un semble être une date exclue pour d'obscures raisons, tous sont morts au sein du Texas. Le lieu et la date de résurrection semblent aléatoires mais à priori les alentours de Dallas sont particulièrement visés, information incertaine.

Cent pour cent des cobayes ont développé avant ou après avoir été capturés un don surnaturel d'ordre psychique. Soit il s'est manifesté de façon violente pour eux-même ou les autres lors d'un moment intense en émotions, soit il s'est manifesté brutalement sans aucune raison apparente. Il ne semble pas y avoir de méthodologie claire dans la façon dont ce pouvoir se manifeste, leur nature psychique est très ombrageuse, mais le cerveau a un lien très direct avec le phénomène : si l'on perturbe ou neutralise cette partie du corps, le pouvoir est automatiquement inhibé. L'Organisation du Marchand a acquis ou créé des colliers spéciaux afin de neutraliser l'utilisation des pouvoirs psychiques par l'intermédiaire de décharges électriques assénées lors d'une forte concentration, dont l'utilisation dudit pouvoir. Le rapport du pouvoir au virus présumé est inconnu. »


Marquant un temps, il tourna à nouveau une page et reprit en inspirant, sa dextre venant frotter sa barbe de tout son long quelques instants.

« Afin d'établir la potentielle immunité, les cobayes ont été infectés par morsure, griffure et ingestion forcée de matière contaminée. Tous ont été victimes des symptômes du virus présumé et sont morts dans les quarante huit heures suivant l'infection. Chacun semble avoir succombé plus ou moins vite, en rapport possiblement à sa constitution physique, mais la majorité seraient morts entre vingt quatre et quarante huit heures assurément. Les symptômes ont été communs à l'infection en générale : spasmes, douleurs musculaires, affaiblissement et fièvre meurtrière. Le temps d'agonie est dans le cas des individus ressuscités à peu près doublé.

Suite à leur second décès, environ la moitié des sujets sont restés définitivement morts, l'autre moitié est revenue à nouveau à la vie. Durant le processus de résurrection, les zones du corps infectées par blessure physique se sont progressivement régénérées en prenant la forme d'une nécrose, reconstituant une chair morte aussitôt recréée et craquelée, un phénomène impossible et inexplicable. Les cobayes dont l'agonie a été la plus longue furent les premiers à revenir, rapport potentiel au virus et à une résistance, information incertaine. Le corps est redevenu chaud, la peau colorée, le cœur est reparti normalement, aucun changement de lieu cette fois. Aucune explication scientifique n'a été à priori établie.

Ce retour a marqué un accroissement des ondes et autres émanations psychiques, résultant d'un pouvoir qui se serait accru, une puissance surnaturelle décuplée. En contrepartie, il a été noté la perte des réflexes, de rapidité, concentration, réflexion et l'affaiblissement général du corps partiellement, perturbation du cerveau, la perte de certaines aptitudes récupérées après le premier retour à la vie et dans certains cas d'une partie de leur mémoire, peut-être de façon définitive cette fois.

Le terme employé a été la dégénérescence du corps, affecté par le virus et affaibli, moyennant au-delà de l'accroissement important des facultés psychiques, une aptitude de régénération des cellules légèrement supérieure aux individus sains, aptitude déjà présente à moindre niveau dès la première résurrection. Les scientifiques de l'Organisation du Marchand ont alors qualifié tous les individus semblables de dégénérés et ont réitéré les expériences de contamination. Au troisième stade de dégénerescence, plus de cinquante pour cent des dégénérés sont revenus à la vie, un pourcentage plus important que la fois précédente, qui augmente encore au quatrième stade, mais toujours un nombre de pertes significatif. A chaque stade, même longueur d'agonie, même régénération sous forme nécrosée des plaies, plus importantes, plus repoussantes et une transformation non décrite des yeux des cobayes.

Au troisième et au quatrième stade, l'ampleur des pouvoirs était telle que les moyens de contrôle ne fonctionnaient plus, les dégénérés sont parvenus à se libérer de l'emprise de leurs geôliers, et déshumanisés, ils ont sauvagement massacré près de trois cents personnes et ravagé les installations. A la fin, quatre dégénérés avaient survécu. Grâce à Soulstrange, l'Organisation du Marchand a pu utiliser ces événements dramatiques à son avantage pour faire propagande dans ses rangs, ainsi que les derniers dégénérés pour anéantir les communautés rivales et prendre véritablement le contrôle de la région, ce en les lâchant comme des bêtes sauvages jusqu'à leur mort.

Une dizaine de dégénérés sur la centaine évoquée ont été capturés après ces événements. Maintenus au stade un, deux des dix, des femmes, ont été livrées à un groupe hostile dans le but de l'annihiler. La trentaine des hommes de ce groupe ont violé ces deux femmes et sont morts de l'infection. Nous savons ainsi que les dégénérés sont porteurs de l'infection à un niveau moindre que les morts-vivants, rôdeurs, bêtes... quelque soit le nom utilisé.

L'infection semble moins virulente dans le cas des dégénérés, le contact physique, la morsure et toute forme de griffure n'injectent pas suffisamment d'agents infectieux pour provoquer une contamination. Pour reprendre les mots de notre informateur : la salive, l'urine et les larmes ne sont à priori pas dangereux. En revanche, la transfusion sanguine, les sécrétions vaginales, le sperme - soit les rapports sexuels, le liquide séminal et le lait maternel, parmi les possibilités équivalentes, amènent irrémédiablement à la contamination.

L'infection n'a aucun effet ni conséquence entre dégénérés et ne touche que les individus sains. Si les dégénérés peuvent être infectés par les morts-vivants, avec les effets différents déjà notés, il ne semble pas y avoir d'infection possible avec un autre dégénéré, encore une fois pour des raisons qui échappent à notre compréhension. Note finale : les dégénérés sont vraisemblablement stériles, cause de malformation des ovules et spermatozoïdes. »


Il termina d'un long soupir qui en disait long sur l'idée que cette lecture lui avait été des plus désagréables et il marqua cela en balançant négligemment son cahier sur la table, hors du champs de la caméra, avant de revenir la fixer durement en croisant ses mains sur la même table. Il s'efforçait de conserver un ton neutre, même si cela lui coûtait.

« Voilà notre réalité, voilà notre sort et ce qui nous entoure aujourd'hui. D'autres communautés de gens comme nous existent, au moins une à Fort Worth mais je suis certain que nous ne sommes pas les seules. Il ne fait pas de doute sur le fait que nous ne sommes pas l'avenir de l'humanité, en aucun cas, d'aucune façon, nous ne pourrons lui permettre de se reconstituer. Il serait facile alors d'imaginer que nous ne soyons qu'une étape de plus dans cette machination - qu'elle soit divine ou non - à détruire notre espèce, mais je n'ai pas l'intention de me laisser abattre par une idée aussi pessimiste.

Nous n'avons rien à apporter à l'humanité, c'est comme ça et nous ne reviendrons pas là-dessus, néanmoins, je sais que nous ne sommes pas ses ennemis. Notre existence va certainement compliquer la situation déjà désespérante, c'est sans doute le cas et peut-être qu'ailleurs, des dégénérés tuent des individus sains, peut-être que la guerre a lieu, il se peut que d'autres ont accepté leur sort et sont devenus des maux supplémentaires, mais ce n'est pas notre cas. Nous sommes des parias, et en vertu de cela, nous serons ceux qui sacrifieront leur avenir dans l'humanité, pour la préserver du mal qui veut sa destruction, en utilisant ses propres armes contre lui. Même si il n'y a pas d’échappatoire à ce qui nous est infligé, je ne compte pas courber l'échine et puisque notre seul autre choix est de combattre le mal par le mal, je préfère cette destinée.

Un jour, il se peut que nous vivions à l'écart, dans un monde en paix, jusqu'au jour où nous nous éteindrons dans la normalité. Peu de chances que cela arrive, mais j'ai appris que rien n'était impossible. Et si ceci venait à être regardé par des hommes parmi ceux qui veulent profiter de la situation et nous mettre plus bas que terre, faire partie de la machination, craignez-nous, craignez-moi, car si je ne suis pas déjà mort et si vous ne me tuez pas avant que je ne vous tombe dessus, je vous détruirais sans remord. Tout paraît si compliqué et noyé de nuances, mais au final c'est plus simple que jamais : une histoire de choix, rester dans les clous et préserver ce qui fait de nous des êtres doués de conscience, ou franchir la limite et marcher avec les morts vers le néant. J'ai fais le mien, à votre tour. »


Un ultime silence s'installa, au cours duquel James ne pu retenir un léger sourire quelques brefs instants à la fois ironique et attristé du constat qu'il tissait avec fatalisme et pourtant parsemé de volonté, qui ne diminua pas la portée des derniers mots qu'il entendait. Une portée qui avait tout un sens pour lui au moins, et pour d'autres qui viendraient à l'écouter, un jour qui sait.

« Les choses ne sont pas du tout comme elles devraient être. C'est un monde dur, cruel. C'est pour ça que nous existons, nous les champions. Peu importe d'où nous venons, ce que nous avons fait ou enduré, ni même que nos efforts portent leurs fruits. Nous vivons conformément à notre idéal afin de montrer au monde ce qu'un jour il pourrait être.

Non pas en s'y complaisant, mais en devenant les parias de cet idéal, prendre la décision que peu d'autres oseraient prendre, se perdre dans nos ténèbres par nécessité, accomplir ce qui ne devrait pas être accompli et préserver la multitude. Devenir plus qu'un vulgaire héros : être utiles. Reniés et incompris, mais indispensables à l'équilibre des forces. »


Il s'autorisa à contempler la caméra quelques dernières secondes, puis détourna les yeux et tendit la main pour stopper l'enregistrement.
Equipement Porté :
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Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
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Fusil T-0 1C Flec.T. (12)
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