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La voie de la raison - 14/04/35
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Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Ven 10 Jan - 23:32
Les remarques d’Elizabeth à l’encontre d’Amy Schumer m’arrachèrent un léger rire, franc et sincère, agitant mon corps de quelques soubresauts. Et je devais bien reconnaître que cette soudaine simplicité me faisait un bien fou malgré que je ne perde pas une miette de ce qu’elle me confiait ensuite en retour. Ce à quoi je finis par répondre d’un ton exagérément affligé une fois mon rire essoufflé.

“Je crois que j’ai atteint l’âge charnière où ce que j’aimais étant jeune est désormais tombé sous la coupe de la ringardise chez la génération suivante. Quant au reste, malheureusement, ni alcool, ni nachos, ni sauce salsa dans nos stocks. Uniquement des conserves et des denrées sèches. Mais je peux t’assurer que je garderais ça en tête lors de mes prochaines excursions,” lui confiais-je d’un ton plus doux et désinvolte, sans grande conviction néanmoins. Il était vrai que la nourriture se faisait de plus en plus rare au-dehors, et j’en profitais alors pour faire bifurquer mes réflexions. “La nourriture mexicaine… Mon époux en raffolait, alors je serais ravie de t’en cuisiner, même si je pense qu’il faudra cultiver nos propres légumes pour ça. À moins que le vieux Nelson n’en cultive chez lui.”

Si mon ton demeurait léger, il n’en fut pas moins marqué de quelques notes de remords lorsque le nom du fermier quitta mes lèvres, tandis que je repensais à notre rencontre et à la manière dont je l’avais accueilli ce jour-là. Non pas que je regrettais ma position ou mes arguments d’alors, seulement la forme que ceux-ci avaient pris et la tournure des événements ensuite. Je m’estimais toujours dans mon bon droit à ce sujet car, que restait-il aujourd’hui de ces ressuscités qu’il nous avait alors confiés ? Koda et Kaitlin étaient mortes, les autres disparus - dans le meilleur des cas - suite à l’attaque de Hope. Mon visage s’était alors paré d’une grimace plus contrite, grinçante des pensées qui me dévoraient.

Aussi je me laissais aller plus lourdement, plus intimement contre Elizabeth, marquant l’emprise de sa main sur mon épaule d’une inspiration plus profonde appuyant le silence qui s’imposait pour quelques instants, mes paupières désormais ouvertes sur une énième contemplation muette de cette pièce. Parler de Kyle. J’en avais l’envie, soudainement animée d’un besoin viscéral de mettre des mots sur ces sentiments et les doutes qui les accompagnaient. Je prenais alors un temps, long, réfléchi, à chercher la formulation de mes prochains mots ; peut-être trop sûrement pour leur donner le crédit d’une véritable sincérité pleine et entière. Et pourtant, c’était le cas.

“Non,” répondis-je d’un murmure tranché. Non pas en refus de parler de Kyle ou de notre relation, mais en simple réponse à sa dernière question. “Tu ne te trompes pas. À croire que tu ne trompes jamais sur ces choses. Je…” Une nouvelle fois, je m’interrompais à laisser le silence parler pour moi, reflet à mes incertitudes, mes questionnements aussi. Car la situation, notre relation, avait quelque chose de primitivement très simple et pourtant très complexe.

“Disons qu’il a été le premier - presque le seul - parmi vous, les ressuscités, à ne pas me voir comme différente. À simplement me considérer pour ce que j’étais alors. Une femme. Une survivante. Avec ses épreuves, son passé, sans même chercher à savoir, ni même à comprendre ou remettre en cause quelle pouvait être ma place parmi vous. Jamais il n’a eu ce genre de jugements, ni même ces mots blessants comme James a pu les prononcer. Ça ne fait pas assez longtemps que tu es parmi nous. Tu n’as pas vécu ci ou ça… Mais je n’en veux pas à James. J’ai vraiment été dure avec vous les premiers temps. Trop exigeante. Trop convaincue d’avoir cet espèce d’ascendant parce que justement j’avais vécu. Parce que j’avais survécu et vous non. Kyle a été le seul à s’affranchir de ce genre de considérations, dans un sens comme dans l’autre.” Je poussais un soupir plus long encore, plus las aussi, avant de poursuivre d’une voix douce, trahissant l’affection que je portais à l’homme bien au-delà de cette simple considération.

“C’est un homme simple. Ni un type bien, ni un salaud. Juste un homme d’action, parfois trop impulsif, vraiment maladroit avec les mots ou les sentiments… Mais un type sur qui on peut compter. Les révélations sur votre condition - votre potentiel infectieux - a été un vrai coup dur, pour lui et pour moi. Parce que j’apprécie sa présence, j’apprécie l’étreinte de ses bras, la fougue de ses baisers, l’ardeur de son désir. Je me sens en sécurité auprès de lui. Et… Et je sais qu’il sera toujours là, même après avoir été une garce avec lui. Kyle… Il a cette aura si particulière… De puissance et de fragilité mêlée. Ce quelque chose de… de typiquement masculin, ces défauts qui le rendent aussi énervant que désirable."Ma voix se gonfla d'une certaine tristesse, bien qu'aucune larme ne vint humidifier mon regard pour une fois depuis le début de cette journée compliquée. Simplement un ton de monotonie lasse, lourde et pourtant confiée de quelques murmures mélancoliques. "Alors oui… On est proches. Sûrement trop proches pour notre propre bien ; et pourtant pas assez pour notre propre bien aussi. Je… Je sais pas comment te l’expliquer plus clairement. J’ai juste besoin de lui.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Lun 13 Jan - 14:50
Dans le silence qui précéda les confidences de Jena, Elizabeth se laissa aller au confort de leur appui mutuel, elle-même accordant à leur contact plus de franchise, étirant ses jambes légèrement vers l’avant, déployant ses orteils dans le cadre de lumière intense qui se projetait à travers le contour de la fenêtre non loin, réchauffant instantanément cette partie de son corps. L’hiver était passé, aussi doux qu’il fut, les laissant passer ce qui étaient autrefois des fêtes, Noël et jour de l'an, dans un état de cacophonie quasi-collective et réfugiés dans des tentes de fortune à se nourrir de boites de conserve.

Si Elizabeth n'avait jamais été porté sur les célébrations, elle était davantage du genre à se complaire dans la chaleur, raffolant du soleil printanier ou estival, des balades d’été aux bords des lacs ou sur les pistes de randonnées pédestres parfois ardues, des baignades insouciantes dans les eaux brûlantes. Parmi le peu de chose qui lui manquait, c’était l’un des aspect qui arrivait sans doute en tête : pouvoir se promener, ou faire un agréable footing sur les pistes caillouteuses en toute tranquillité. Elle repensait à son ranch sur Pecan Hills et les longues balades à dos de cheval, au bruit du vent rythmé par les claquements des sabots sur le chemin de terre. Une nostalgie qui lui passa néanmoins bien vite car à son sens, rien avait plus de saveur désormais qu’un moment où James serait à ses côtés, qu'importait la dureté du monde qui défilait autours d'eux, rendant ces quelques souvenirs éparses de son passé où les bons moments comptaient à peine sur les doigts des mains, mais qui désormais paraissaient bien fade à imaginer ces mêmes moment qui aurait pu être passé en compagnie de celui qu’elle considérait depuis quelque temps déjà et de manière totalement officielle comme son homme.

Des pensées qui trouvaient écho dans le discours que lui livrait enfin sa confidente de l’instant, parlant de ses propres sentiments à l’encontre d’un homme pour lequel elle semble s’être éprise également. A une tâche près. Une tâche des plus perfide marqué par la fatalité d’une inaccessibilité. Leur potentiel infectieux. Ils étaient infectés, leur sang était rongé, souillé, par la même « maladie » qui avait ravagé les hommes en les transformant en monstres qui ne parvenaient à étancher leur faim, d’une insatiable cruauté. Ils étaient contagieux. Ils n’étaient pas l’avenir de ce monde. Ils étaient une erreur génétique. Ils étaient des bombes virales vivantes, capable sans même le savoir, d’infecter les sains survivants qui tentaient désespérément de se trouver un sens et un espoir, et cela de la manière la plus sournoise qui soit alors. Une simple coupure, un simple contact de sang à sang, une simple étreinte passionnée, et l’un des deux était condamné dans les heures qui suivraient. Pire que le sida qui avait pourtant brisé des vies et des générations toutes entières dans leur approche vis-à-vis de la sexualité. Il fut sans doute heureux qu’ils aient appris cela avant de céder complètement à leur passion.

Elle sentit son propre cœur se serrer d’amertume. Un chagrin issu de cette évidence qui condamnait davantage Jena à ne pouvoir trouver le réconfort qu’elle avait sans doute espéré, du moins, pas avec cet homme, ce qui alourdissait d’autant plus les événements de l’avant-veille. Elle marqua sa compréhension silencieuse par une pression de sa main sur l’épaule de la femme, plus affirmée, frottant légèrement le tissu de son haut en geste de réconfort pour lui signifier qu’elle avait pleinement compris ce qu’elle souhaitait dire. Ses pensées tournèrent un instant dans ce qui marquait désormais une caractéristique de leur échange, ponctué de léger silence avant qu’elle finisse par répondre.

« La première fois que j’ai vu James, je lui ai braqué un flingue droit sur son visage alors qu’il avait seulement voulu m’aider. Et j’avais bien l’intention d’appuyer sur cette détente s’il avait plus insisté. Après ça, chaque fois qu’il voulait me parler, j'avais l'impression qu'il était terriblement mal à l’aise et un tantinet maladroit. S’en était vraiment adorable. J’ai parfois été affreuse avec lui, mais il a toujours été là, même quand ça n’allait pas. Surtout quand ça n’allait pas et souvent déraisonnablement. » Commença-t-elle sur un ton léger et amusé à ce souvenir. « J’ai l’impression que ça fait une éternité, mais je n’aurais pu affronter tout ça aujourd’hui s’il n’avait pas été là. Alors j’imagine seulement ce que tu peux ressentir. »

Elle se prêtait également au jeu de quelques révélations à son sujet, au sujet du couple qu’ils formaient avec James, pour qu’elle ne se sente pas seule dans la confidence, et l’injustice de devoir se dévoiler aussi ouvertement tandis qu’Elizabeth se contentait d’écouter objectivement, comme ce qui pourrait paraître une mise à nue tinté de voyeurisme. Cela dénaturait sans doute l’approche professionnelle de la discipline, mais la rendait peut-être plus humaine et moins unidirectionnelle, moins oppressante. Elle sentait quelque part que Jena en avait besoin.

« Ces révélations… elles nous ont fait un véritable choc. Je crois qu’aucun n’avait seulement imaginé la portée du risque que notre état impliquait. Tant de savoir qu’on aurait pu… qu’on pourrait servir de cobaye à leurs expériences inhumaines, et tant à penser que si cela n’avait pas été fait, les conséquences auraient pu être bien dramatique. »

C’était l’évidence mais elle ne put s’empêcher de le rappeler. Ces révélations, à l’arrière de cet étouffant camion, l’avait profondément marqué et si elle avait su retrouver le goût à sa nature , peu à peu, dans les bras de James, et d’accepter qu’il y avait encore quelque chose à faire de leur vie gâchée, elle devait se rendre à l’évidence, s’il n’avait pas été là, elle aurait sans doute cédé au désespoir, dans sa forme la plus pure et la plus radicale, qu’importait ses idéologies et ses convictions.

« Anormaux, contagieux et stériles. Heureusement que cela n’a pas condamné l’amour. Qu’est-ce qui nous permettrait de croire qu’on a un petit quelque chose à apporter à ce monde si ce n’est cela ?
Est-ce que vous avez pris le temps d’en parler ? Vraiment et sincèrement de ce que vous ressentez ? Peut-être qu’il existe quelques compromis possible. »


Voilà qui était bien hypocrite de sa part, elle qui ne rêvait que de se jeter dans les bras de son adorable médecin, et qu’il ne lui fasse oublier tous les maux que ce nouveau monde avait apporté et tous ceux qu’il n’avait fait que ramener du précédant, comme James savait si bien le faire. De se perdre dans ces échanges qui les emmenaient chaque fois plus loin, hors du temps et de l’espace. Pourtant, elle s’engagea sans chagrin ni regret dans cet suggestion de concessions qui n’avait autre but que de mener à une pensée, à une réflexion que seule Jena pourrait conduire. L’emmener à une idéen quel qu'elles soient qui viendrait germer de quelques graines de positivisme dans un océan noir charbon. Après tout, c’était son rôle, de lui confier entre ses mains les bons bouts de ficelle qui l’emmèneraient au démêlement de ses idées pour qu’au final, elle parvienne à trouver ses raisons de continuer. Les siennes et surtout, celles qui lui correspondraient le mieux et avec le plus d’authenticité possible.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mer 15 Jan - 21:20
À la sensation de la main d’Elizabeth frottant mon épaule en un geste de soutien affectueux et particulièrement bienvenu, je répondais premièrement d’une profonde inspiration venant soulever ma poitrine et soulager quelques tensions à la naissance de ma nuque. Mais au-delà de cette première réponse presque inconsciente, j’amenais mon bras gauche à passer dans le dos de la jeune femme, jusqu’à ce que ma main vienne flatter son flanc et le sommet de sa hanche dans une caresse similaire et quelque peu appuyée en retour à son geste d’affection. De lents aller-retours qui s’animaient de la même volonté inconsciente de parfaire la continuité de cette proximité à laquelle je me raccrochais comme à une bouée salvatrice dans ces eaux tumultueuses.

Ses premiers mots, ses confessions sur l’anecdote de sa rencontre avec James m’arrachèrent un plus franc sourire encore, toute étonnée que j’étais d’apprendre que le premier geste de salut de la jeune était de braquer une arme sur son prochain. Voilà qui tranchait avec une certaine violence avec l’image que je me faisais d’Elizabeth. Pour l’avoir côtoyé lors de quelques sorties, je la savais parfaitement capable de manier une arme, avec efficacité qui plus est, mais je me trouvais bien surprise de me l’imaginer si sauvage, masquant la douceur qui la caractérisait pourtant au quotidien. Pointer une arme sur les gens était devenu la norme de ce monde si particulier, et j’avais bien du mal à trancher la question de savoir si c’était en bien ou en mal. Ça dépendait bien trop des individus en réalité. Le premier à se saisir de ce pouvoir l’obtenait pour succomber ensuite à ses habitudes, ses émotions, ses pulsions.

Cependant, mon premier sourire s’effaça bien vite au fur et à mesure que la jeune femme continuait de se livrer, m’aiguillant sur les histoires et réponses que je devrai ensuite lui apporter à mon tour, dans ces échanges d’amitié naissante. Ces fameuses révélations datant de quelques semaines déjà ; où je n’avais été ni conviée, ni n’avais désiré l’être, les assistant simplement en occupant le poste-radio dans cette caravane garée dans un campement merdique. Tout avait basculé ce jour-là, sûrement plus violemment pour eux que pour moi tant ce que m’avait relaté James à notre arrivée ici se voulait difficile, insoutenable même en grande partie. Des révélations qui m’avaient certainement sauvé la vie alors, provoquant l’éloignement de Kyle juste après dans un souci de préservation. Nos préservations respectives ; du moins pour ma santé car il en était bien différent de nos sentiments qui n’avaient fait que gonfler de plus d’attachement et d’amertume.

Un long soupir fut ma première véritable réponses aux dernières questions d’Elizabeth. Les paupières closes, je tâchais de me remémorer les mots que l’homme et moi avions échangés à l’abri de la passerelle. La ténébreuse aura d’ailleurs certainement pu sentir l’emprise de mes doigts se crisper contre ses côtes, en manifestation de la tension plus grande qui gagna l’ensemble de mes muscles. Une fois de plus, un silence vint temporiser et alourdir le terme de ce soupir.

“Vous n’en restez pas moins profondément humains, malgré votre condition,” soufflai-je à la jolie brune d’une voix plus douce que ne pouvait le laisser penser ma tension du moment. “Avec tout ce que cela peut impliquer de bon comme de mauvais.” L’évidence était dite. La suite. “Ma rencontre avec Kyle - nos premiers vrais échanges du moins - a démarré d’un malentendu quand il cherchait un binôme pour nettoyer le secteur alentour à Snatch, pensant que j’étais une ancienne militaire. Et le reste de la journée s’est plus ou moins résumée à cela. Tuer des infectés, comme si cela avait vraiment pu servir à quelque chose. Et peu avant que nous rentrions, il m’a roulé une galoche, comme ça…” J’eus un bref soupir amusé à repenser à la scène. “...gratuitement. Sans vraiment que je ne comprenne pourquoi. C’est juste… Son genre. Je crois que c’est ce qu’il fait quand il ne sait plus quoi dire.” Je marquais un nouveau silence, passant ma langue sur mes lèvres comme si j’espérais y retrouver le goût des lèvres de l’homme, cette spontanéité qui aujourd’hui m’arracherait pourtant des haut-le-coeur.

“Mais à la lumière des derniers évènements, et de ces révélations, votre condition, je ne crois pas vraiment que lui et moi ayons le luxe d’un compromis. À l’image de ce monde. Nous ne vivons plus une existence faite de compromis. Tout paraît trop souvent se réduire à tuer ou être tué, dominer ou être dominée, être le bourreau plutôt que la victime.” Mon ton s’était peu-à-peu assombri, alourdi à son tour. “Nous en avons discuté. C’était plutôt à mi-chemin entre la discussion et la dispute, mais je crois que l’essentiel a pourtant été dit à ce moment-là. On devra se faire un raison, bon gré, mal gré, même si n’y nous sommes pas vraiment prêts.” Je pris une longue inspiration, encore, appuyant celle-ci d’un mordillement de ma lèvre inférieure particulièrement appuyée avant d’enfin poursuivre, la gorge plus nouée, le ton attristé et la voix légèrement tremblante.

“Parfois… Je me dis que tout aurait été bien plus simple - pour moi j’entends - si j’avais simplement tué et dépouillé Melody lorsque nous nous sommes rencontrées. Au lieu de cela, je l’ai juste suivie jusqu’à cette aire de repos que personne de lucide n’aurait jamais pu qualifier de campement. Et j’avais bien l’intention en vérité de vous dépouiller un peu plus, privilégier ma survie par rapport à la vôtre, jusqu’à ce que ton homme ne fasse usage de son don pour guérir une de mes plaies. Et il y a eu ce déclic, ce basculement où je comprenais que vous n’étiez pas simplement un ramassis de gens paumés, menés par un aveugle guignolesque. Vous aviez quelque chose de profondément beau, sublime, une véritable bouffée d’espoir au milieu de cette merde ambiante. Et je me suis mise en tête de vous devoir vous protéger, par tous les moyens. Et depuis, j’ai le sang de Jian sur les mains à l’avoir peut-être privé d’une nouvelle chance. Le sang de cette Kaitlin aussi, même si c’est Kyle qui a pris le courage de presser la détente. La façon dont j’ai envoyé chier le vieux Nelson ou encore comment je suis tombée à bras raccourcis sur ce bon vieux Johann, parmi d’autres.” Je relevais la tête de contre l’épaule de la jeune femme, tournant le visage pour espérer capter son regard.

“Qui reste-t-il aujourd’hui ? De tous ceux qui sont revenus, de tous ceux que l’on a pu recueillir à Snatch ? Ou ceux qui étaient là, sur cette aire de repos ? Il n’y a jamais eu de compromis, juste des regrets et des remords. Kyle et moi, ce n’en fera qu’un de plus.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Jeu 16 Jan - 16:33
Elle resta confortablement installée là, sans même réagir à la nouvelle approche de Jena autrement que par une pression légère qui se voulait homologue à celle de la survivante pour lui assurer qu'elle n'éprouvait rien de gênant à cela. Elle regardait hasardeusement devant elle cette clarté si intense du soleil typiquement texan, et tandis qu’elle gardait le silence, patientant les réflexions et les pensées qui devaient bouillir d’angoisse et de tristesse - ne faisant que confirmer ce qu’elle avait déjà sentit des pressions de la main de Jena sur son propre corps a mesure qu’elle avait parlé. Sa respiration était calme et rythmée par une lenteur marquée, ses doigts triturant légèrement la couture de la manche du vêtement que portait la femme sans véritable nervosité, plus une occupation simple et sans doute inconsciente.

Mais de sa position légèrement appuyée, elle s’en redressa lentement à l’évocation de ce baiser surprise, un mouvement qui fut suivit par le rehaussement de son arcade sourcilière et l'interruption momentanée de son souffle par un étonnement très marqué. Elle se demandait toujours comment les gens pouvaient seulement supporter des contacts aussi intimiste et spontané sans en éprouver une profonde et immédiate aversion, alors même qu’ils ne semblaient s’être donné d’accord ou d’avis préalable. Sa propre notion de la proximité renvoyait systématiquement des signaux d’alarmes bien trop intenses, provoquant quelques crises de panique difficilement rejetable. Mais il y avait un extrême et l’autre et le gouffre était visiblement immense entre ses propres perceptions et celle de Kyle ou même les vraisemblables anciennes de Jena… avant qu’elle ne soit révisée de la manière la plus brutale qui existait tout du moins.

Dans sa fatale énonciation de sa perception de l’existence, Elizabeth ne pu qu’y trouver écho à ses propres pensées. Des pensées qu’elle avait livré à James très peu de temps auparavant, lorsqu’ils s’étaient prêté chacun au jeu des intimes confidences, chacun se dévoilant un peu plus avec la crainte que ces vérités ne les éloignent mais qui eurent un tout autre résultat. Tuer ou être tué. C’était ainsi que le monde tournait désormais, primaire et basique, un monde rendu à son état le plus sauvage. Et bien qu’à son sens elle estimait que Jena se fourvoyait toutefois sur le sujet, ou du moins s’était potentiellement volontairement permise de mélanger deux aspects qui n’avaient en soit pas lieu d’être, elle préféra garder le silence, ne pas l’interrompre et écouter tout ce qu’elle voulait bien lui confier. Elle n’y connaissait pas grand-chose en relation humaine, et le peu qu’elle en avait expérimenté, s’était toutes soldées par des échecs aussi cuisant que pathétique, du moins jusque présent. Si le résultat de sa vie antérieure était comparé à celui d’aujourd’hui, elle préférait encore cent fois celle-ci, et c’était bien grâce à un seul et unique homme.

« Tu n'es pas différente de nous ni de quiconque en ce monde aujourd'hui, car nous avons tous du sang sur les mains, Jena. » Confia t-elle avec une légère amertume qui marquait sa voix, son regard fuyant vers la fenêtre sur sa gauche. « Les miennes ont été tachées quelques heures après cette … seconde chance. J’ai provoqué la mort d’un homme qui avait juste essayé de m’aider. Nous n’avons rien de beau, ni de sublime. Nous sommes seulement des survivants. »

Elle prit une longue inspiration tandis qu’elle laissait ses pensées fatalistes dériver avant de se reprendre assez rapidement, expulsant plus vivement une inspiration qui avait gonflé sa poitrine.

« Non, en vérité, s’il faut vraiment chercher une prophétie, un mysticisme, ou essayer de donner un sens à nos existences… qui que soit l’instigateur de tout ceci, Dieu ou Hommes, c’est davantage en gardien qu’il semble que nous ayons été créé. Peut-être sommes nous là pour vous protéger, vous, les personnes encore vivantes, les personnes saines. On ne nous a permis de revenir sur cette terre que pour vous aider à vous en sortir, vous, pour que l’humanité ne sombre pas définitivement. Des sortes de … soldats, affublés de dons particuliers qui sauront faire la différence. Et pour être certains qu’aucun de notre « espèce » ne prendrait l’ascendant sur l’homme, alors Il nous a rendu stérile et condamnant même la moindre relation qui pourrait en germer.

Mais, accroche-toi bien, j’emmerde le Seigneur, dans toute sa perversion et son sadisme, et j’emmerde aussi les hommes qui se prennent pour Lui. Nous ne sommes pas plus beau ni porteur d’espoir que quiconque qui reste sur cette terre. Ce qui nous reste ? Il reste nous. Nous, ensemble. Nous contre le monde. On ne laissera personne décider pour nous de nos espoirs et de nos amours. Notre vie ne tient plus que sur un fil, mais c’est à nous de choisir s’il doit être de fer ou de soie. Alors tuons ce qui doit être tué, et dominons ce qui doit-être dominé. Et pour faire bien, essayons de commencer par nos propres tares. »


Elle sourit légèrement en coin à la touche ironique donné à cette finalité, ses yeux cherchant à basculer sur sa droite désormais pour ne pas priver Jena, si elle avait redressé la tête ou essayé de la voir, cette vision plus légère face à l’émergence des lourdeurs qui pesaient sur leur épaule.

« Je vais te dire la mienne. Parce que, crois moi, je ne suis pas aussi infaillible que tu sembles le croire. J’ai peur des hommes et de leur noirceur, mais j’aime James. Je suis une profonde asociale aux tendances solitaire, mais je déteste l’abandon. Je suis un psychologue atteinte de trouble de la personnalité borderline et trouble anxieux phobique, parmi d’autres tares rocambolesques – mais ne t’inquiète pas… Je me soigne. » Précisa t-elle sur un ton plus bas, presque un chuchotement marqué par un nouveau plissement des lèvres. « Je déteste les mensonges, surtout que j’ai tendance à les repérer assez facilement, mais je n’ai pas été très sincère ces derniers jours. Je suis en général posée et réfléchie, et j’ai quand même trouvé le moyen d’aller faire un test de grossesse alors que c’était complètement absurde. En vérité, ma plus grande tare, c’est d’être un paradoxe à moi tout seul. »

Malgré son ton qui cherchait à rester le plus léger possible sur ces enchaînements de confidence, elle ne pu retenir le rose de ses joues d’émerger et surchauffer son épiderme. Elle s’était lancé dans ces aveux presque sans réfléchir, et sans doute quelque part soulagé à son tour de pouvoir confier ces choses-là à quelqu’un alors même qu’un vif sentiment de honte la saisit par la suite. Elle en avait un temps abandonné son rôle, mais elle n’avait jamais prétendu être la meilleure de sa catégorie non plus, davantage l’inverse d’ailleurs.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
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Clés : -
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Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

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Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Ven 17 Jan - 22:02
Aux premiers mots d’Elizabeth, j’avais beaucoup de mal à réprimer une légère grimace, moue assez dubitative quant à la portée de ses affirmations. Je n’avais aucun mal à admettre l’évidence que chacun ici avait son lot de sang sur les mains et - à l’exception de la confession de la belle brune - ce n’avait pas été la profondeur que j’avais voulu à mes propos. J’avais fait couler le sang de nombreux hommes, indirectement ou non, mais celui du jeune asiatique et de Kaitlin avaient cette poisse typique des actes coupables. Lourde, épaisse, nauséeuse, car c’était le sang d’individus dont je m’étais octroyé le devoir de les protéger. Et les paroles de la psychologue résonnaient en moi de manière d’autant plus contradictoire que les ressuscités côtoyés jusqu’à présent paraissaient plutôt être des agneaux égarés que des bergers ou gardiens de quelque sorte.

Pour autant, l’image ne s’en voulait pas dénuée d’un certain bon sens, en témoignait les capacités de James si aptes à soulager les pires blessures, ou celles d’Ivy à les provoquer. Tout ce qu’il avait véritablement manqué à ces individus si particuliers, c’était avant tout le temps de se remettre, de se comprendre et de s’apprivoiser. Et je me poursuivais d’ailleurs la réflexion en constatant que parmi tous ceux que j’avais pu croiser jusqu’à présent, j’avais uniquement été témoin des ‘manifestations’ de ces deux derniers. Finalement, je ne connaissais pas vraiment Kyle, ni même Elizabeth ou Melody, ni aucun d’entre eux tant je ne pouvais même pas apposer un souvenir sur l’une de leurs manifestations, incapable d’établir ou simplement m’imaginer leur véritable niveau de dangerosité.

J’arquais pourtant les sourcils d’un étonnement sincère et appuyé à entendre des mots, des affirmations soudainement plus pugnaces quitter la bouche de la ténébreuse, m’arrachant au final une esquisse de sourire en coin face à une telle combativité idéologique. La jeune femme venait encore de grappiller quelques points dans mon estime qui se gonflait de plus en plus à son sujet. Je ne manquais pas d’embrasser son regard et le soutenir, acquiesçant à ses confessions de quelques hochements de tête lents et discrets, scellant mes lèvres sur un silence attentif. Et plus elle parlait, se livrait à son tour comme si tout cela lui avait pesé trop lourdement depuis son retour, voire plus longtemps encore ; et plus mes yeux s’écarquillaient d’une surprise non feinte. À la lumière de l’ensemble de ces confidences, je prenais conscience de la force de caractère de cette fille à s’afficher aussi ouvertement douce et pragmatique quand elle semblait être en proie à des démons insoupçonnables. Le rosissement de ses joues n’en demeurait pas moins révélateur, et si des centaines de questions venaient à se bousculer derrière mon crâne, je me contentais alors de les retenir puis les repousser d’une simple fermeture de paupières et d’une profonde inspiration.

“Sans vouloir t’offenser, je n’entends rien de paradoxal dans ce que tu viens de me livrer,” lui confiai-je finalement avec une douceur certaine dans la voix. Être soudainement - presque spontanément - considérée comme digne des aveux de la jeune femme avait eu cet effet apaisant sur mes émotions précédentes, jusqu’à assouplir et lisser le timbre de ma voix qui filait désormais dans quelques chuchotis tout justes audibles. Je prenais surtout conscience que si j’avais eu besoin de sa présence, son talent avec les mots, peut-être la réciproque s’était voulue vraie, ou a minima nécessaire.

“Juste les mots d’une fille bien humaine malgré sa résurrection - et je n’euphémise pas cette situation même si je suis tout à fait incapable de me l’imaginer - riche de ses doutes et de ses contradictions, comme de ses certitudes. Un peu comme pouvaient l’être ces donneurs de leçons moralisateurs à s’offusquer de la misère du monde entier, plein d’entrain à vouloir sauver les phoques et la banquise, mais bien incapables d’accorder un regard, ni le moindre dollar au clochard au coin de leur rue. Tu as tes tares comme j’ai les miennes, mais à aucun moment tu ne m’as offert l’image d’une fille qui s’y noie. Non pas que je ne te crois pas, ou que je remette en doute ce que tu viens de me dire, et j’en suis même flattée quelque part que tu me fasses à ce point confiance, mais tu es forte Elizabeth. Si forte que tu nous offres même le luxe d’en partager.”

Je me tournais quelque peu sur le lit, afin de mieux lui faire face, retirant ma main gauche de son flanc pour me risquer à venir poser mes mains sur sa cuisse la plus proche, une détermination soudainement renouvelée dans le regard. Je secouais très brièvement la tête pour chasser une mèche de cheveux d’au-devant de mon visage, avant de poursuivre sur le même ton de confidence, quelques affirmations supplémentaires dans la voix.

“Je ne trouve rien d’absurde à ce que tu ais pu réaliser un test de grossesse si tu en as ressenti le besoin, si tu as eu besoin de te rassurer à ce sujet. La véritable absurdité, et je m’en rends compte désormais pour moi aussi ; c’est peut-être de justement d’avoir cru aveuglément et pris pour acquis les affirmations de cet énergumène. Après tout, qu’est-ce qui nous prouve qu’il a dit la vérité ? James m’a confié à notre arrivée ici que ce type avait apparemment besoin de notre aide pour combattre ce Marchand ; mais où est-il depuis ? Que fait-il ? Était-il présent lorsque le camp de Melody a été attaqué ? Nous a-t-il accordé le moindre intérêt depuis ou n’est-ce finalement qu’un charlatan qui s’est joué de nous ? Peut-être que ce n’était pas ‘juste’ un test de grossesse, peut-être est-ce seulement l’esprit d’Elizabeth qui cherche des preuves plus factuelles que les seuls racontars d’un inconnu.”

Je m’interrompais, prenant véritablement conscience qu’à son image, j’avais quelque part moi-même succombée à cette absurdité, à ce biais de raisonnement et ces affirmations sans preuve parce que c’étaient des réponses toutes servies sur un plateau à des individus qui avaient viscéralement besoin d’obtenir des réponses. Et dans cette réalisation qui me frappait, je ne pus que baisser le regard, fronçant les sourcils sur des pensées plus lourdes, injustes ; que je finissais par mettre en mots dans un enrobage de murmures.

“Tout comme Kyle et moi nous sommes imposés cette limite, cette frustration, sur la seule base de ces affirmations. Si ça se trouve, c’est totalement faux. Après tout, on s’est embrassé un certain nombre de fois, j’ai été en contact avec du sang de dégénérés, et je suis pourtant encore là, bien vivante. Néanmoins - et c’est peut-être ça le pire - je n’ai aucun désir de tenter le diable.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
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Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
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Torse : Gilet pare-balles
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Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
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Contenants Personnels :
Dos 0/30
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Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Lun 20 Jan - 13:23
Une lente inspiration se fraya le passage jusqu’aux poumons de la prétendue psychologue, néanmoins assez marquée pour en ressentir le passage, dans un sens, puis dans l’autre, tout en maintenant ses lèvres closes. Elle avait également pivoté lorsque Jena en avait pris l’initiative, rabattant sa jambe droite en la repliant légèrement, l’autre pendant toujours dans le vide du lit sur lequel elles s’étaient assises, pour lui faire pleinement face et garder ce contact oculaire droit rivé sur elle. Il y avait eu ce léger soupir d’un soulagement totalement ressentit à la réponse qu’elle lui offrit, et de cette assurance de ne pas voir l’ombre d’un jugement dans son regard, un souffle à peine perceptible, à peine audible, mais trouvant toute sa grandeur dans l'esprit d'Elizabeth.

A cette constatation, elle ne pu qu’être conforté dans son approche vis-à-vis de ce nouveau monde. Les mœurs de la société, des stéréotypies qui demandaient expressément de se conformer à un schéma, à un canevas, sous peine d’être un rejet, d’être fuis, d’être jugé, n’étaient plus. Faire partie de ces minorités handicapés n’étaient désormais plus un gage d’exclusion et d'ignorance que même les plus activistes des guerriers de justices sociales de l’époque faisaient bien semblant de ne pas en entendre parler. Désormais, tous étaient évalués à la même hauteur : par leur acte et non plus par leur passif. Exit les procès moraux, exit les défauts. Les gens s’unissaient désormais pour faire front à un ennemi commun, réel, personnifié. Il n'y avait que face à l'horreur que l’homme pouvait se montrer capable de beaucoup de noblesse. En ce sens, Elizabeth trouvait cette femme qui lui faisait face aussi magnifique qu’elle le prétendait des autres et dont elle semblait admirer. Digne de son humanité, et pleine de noblesse.

Elle dévia que brièvement son regard lorsque les mains de la femme se posèrent sur la hauteur de sa cuisse, sans qu’elle n’en réagisse davantage, avant de retourner à la fixation de ses yeux, et de chacun de ses mouvements de tête si expressif et révélateur. D’un geste lent, elle pencha la sienne sur le côté, la baissant un peu plus pour rattraper ce regard fuyant qu’elle lui avait offert dans quelques mots soufflés par une véritable prise de conscience. Elle voulait garder avec elle cette accroche qu'elles avaient acquis en se confiant l'une à l'autre, sans doute un moyen de ne pas la laisser se perdre de nouveau dans les affres de ses tourments.

« La force et la sagesse viennent à nous souvent de la manière la plus improbable qui soit. Souvent à travers l'échec. Et pendant qu'on touche le fond, pendant qu'on souffre, il faut garder ça en tête : le fond peut-être une excellente fondation sur laquelle construire, rebâtir et grandir. Chaque personne, qui sait se relever, et qui continue de grandir, saura également faire grandir son influence, de manière à impacter les autres. C'est ce que la vie m'a apprit. »

Un nouveau sourire étira ses lèvres, les épaules redressés à l'aplomb qu'elle tenait à ce discours qui ne faisait qu'écho aux mots de Jena et à sa manière dont elle estimait Elizabeth empreint de force.

« Cette histoire de contamination, ça n’a rien de… d’improbable. Parce que rien ne nous garantis non plus que l'on soit vraiment capable de revenir à la vie. Après tout, la seule que je connaisse qui l’ai vraiment expérimenté, s’est réveillée entre les mains de ce … Soulstrange, coincée dans une cave. Rien ne nous permet de croire qu’elle ai été capable de faire ça toute seule. Tout comme absolument rien ne pointe dans le sens à ce qu’on ai pu le faire seul la première fois. Moi-même, je suis revenue à la conscience sur une aire routière à plusieurs dizaines de kilomètres de chez moi, avec trois autres personnes. On était en cercle, sain et sauf, au milieu de nulle part, dans un parking vide, et avec quelques objets juste alignés à côté de nous. D'où on vient, comment ça fonctionne... tout ça reste un mystère. »

D'un geste à nouveau lent mais assuré, elle vint poser ses deux mains sur celles de Jena toujours perchées sur sa jambe, lui offrant un nouveau contact qui n’apporte de chaleur que par son geste, son épiderme plus froid que la normale et légèrement sèche. Une manière de captiver son attention en augmentant la stimulation physique, même si en l'état, ses mots et ses actes n'étaient plus tout à fait le fruit de calcul pragmatique, mais davantage porté sur l'intuition et aussi le besoin.

« Avant que tu n’arrives, quelques jours à peine… il y avait un adolescent, dix-huit ans, peut-être à peine plus, du même genre que Jian. Il s'appelait Doug. Il s’est fait griffer lors d’une sortie pour chercher du matériel. Son agonie a duré deux jours. Et il s’est transformé. Tu as épargné à Jian une souffrance indescriptible, car une fois entièrement dévoré, il n’aurait jamais pu se relever. J’ai bien peur que la seule manière qu’on ait d’avoir le cœur net sur ces questions et ces tourments, de savoir si ce type est vraiment celui qu'il prétend être, c’est de les expérimenter, nous même ou sur des cobayes. Mais on a pas valeur à être comme ce salaud de Marchand.

On a assez de monde qui se charge de notre propre malheur pour seulement se l’infliger nous-même. J’ai fait ce test, parce que même si je n’ai jamais imaginé un jour avoir un enfant, je n’en ai jamais souhaité d’ailleurs, j'aurais tout de même voulu que ce choix soit le miens et non le fruit d’une fatalité qui me ferait sentir plus monstrueuse encore. Mais voilà, j’ai tellement eu peur de ce que révélerait ce fichu test, tellement peur de la vérité nue, que je n’ai même pas pu regarder le résultat. Qu'il soit positif ou négatif, l'un ou l'autre, ça m’aurait vraiment effrayé. Je n'ai pas réussi à regarder et le destin a voulu que je le perde.

C’est sans doute mieux ainsi. Parce que, tant qu’on ne sait pas, on continue à garder l’espoir. Et cet espoir est primordiale, nécessaire... il est vitale pour ce que nous essayons de faire, de bâtir. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
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Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
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Taille : -
Jambes : -
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Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Lun 20 Jan - 22:06
À peine la jeune femme avait-elle posé ses mains en couverture des miennes que j’en retournais une par réflexe, saisissant ses doigts fins entre les miens, les pressant de quelques étreintes inconsciente, mon pouce jouant sur la pulpe de ses phalanges. Sans relever le visage, je remontais néanmoins mes prunelles pour accrocher son regard après qu’elle m’ait déjà livré ses premières réponses. Je ne pouvais m’empêcher de relever ses tous premiers mots d’ailleurs, leur donnant une signification bien particulière tant ils semblaient parfaitement épouser le contexte. La force et la sagesse venant de l’échec. Si je suivais son raisonnement, Elizabeth avait dû connaître sa propre palanquée d’échecs pour faire preuve d’autant de l’une et l’autre.

Néanmoins, je tâchais d’accorder plus d’intérêt aux circonstances de ces miraculeux retours à la vie qui - d’après ce qu’elle m’en décrivait - n’étaient peut-être pas si spontanés ni hasardeux qu’il n’y paraissait. Ça ne manquait pas d’un certain sens d’ailleurs, si tant est que tout cela ait pu en avoir à la base. À dire vrai, je n’étais même pas en mesure de me souvenir de ce qu’avait bien pu m’en dire Samuel à ce sujet lorsqu’il avait abordé, bien trop confuse et incrédule que j’étais face à ses conneries qui n’en étaient pas tant. Simplement un mystère comme la ténébreuse le soulignait si bien. Un mystère parmi bien d’autres que ce monde tout à fait nouveau savait nous présenter.

Mes doigts se serrèrent d’autant plus fortement autour des siens lorsqu’elle mentionna le sort de ce Doug. Un autre gosse. Une autre innocence sacrifiée sur l’autel des horreurs quotidiennes. Je pouvais sentir ma mâchoire se crisper plus fortement, mes dents frottant les unes sur les autres à repenser à tout cela tandis qu’un soupir fugace fuyait par mon nez. Son sort, inéluctablement funeste s’il en était, me rappelait qu’effectivement peu importait que les dires de cet inconnu fussent véridiques ou fallacieux, nous n’avions pas les moyens de les vérifier sans y sacrifier notre humanité, jusqu’à notre âme-même. Et cette idée était pour me déplaire très fortement. Je secouais mollement le visage, les lèvres crispées de raideur dans le refus de céder à cette seule éventualité, car nous avions bien d’autres préoccupations plus humaines, plus urgentes aussi, à traiter.

Dès lors ma dureté fit place à plus d’écoute lorsqu’Elizabeth développa plus en profondeur le sujet de son test de grossesse, et l’état d’esprit qui l’avait alors accompagné. Mes azurs s’adoucirent de cette compassion, soutenus par un sourire très mince, très discret mais parfaitement sincère, porteur de cette intimité qui nous devenait propre. Et lentement, mes mains se retournèrent pleinement de sa cuisse pour venir se saisir des siennes, les envelopper pour lui retourner le geste si la jolie brune ne l’avait pas fui. J’aurais pu lui dire avec une amertume fataliste que le destin, dans sa grande puterie impitoyable, l’avait privée de réponse pour lui coller un nouveau-né directement dans les bras. Mais je doutais qu’elle ait seulement eu envie ou besoin de l’entendre. Je ne pouvais m’imaginer ce qu’elle pouvait bien ressentir en cet instant - elle qui ne s’était pas vue ni même imaginée mère - à se retrouver face à la responsabilité, quand tout le monde autour d’elle avait besoin d’elle. Et parce qu’un qualificatif m’avait marqué plus que tous les autres dans ce qu’elle venait de me confier.

“Tu n’es pas monstrueuse Elizabeth. Il n’y a rien de monstrueux à se soucier de soi quand on dépense autant de temps et d’énergie à se soucier des autres,” lui confiai-je à voix basse, d’un ton que j’essayais de rendre le plus rassurant possible même si je doutais fortement de mon aisance dans le domaine. “Les véritables monstres… ce sont ceux qui s’efforcent de détruire l’espoir plutôt que de chercher à le préserver.” Je laisser filer un nouveau soupir entre mes lèvres légèrement entrouvertes. “Trêve de philosophie. Si jamais tu veux réessayer un jour, malgré la peur, je serai là. Je ne t’abandonnerai pas.” Une promesse en réalité bien difficile à honorer, non pas dans ma volonté seule, mais simplement parce que ce monde était ce qu’il était. Violent. Imprévisible. Une promesse qui n’était pas sans me rappeler l’équivalente que Kyle m’avait faite quelques temps plus tôt et à laquelle j’avais peut-être accordé trop d’importance.

“Tu en as parlé avec James ?” À aucun moment l’idée ne m’était venue qu’il ne puisse pas être le père, si enfant il y avait à venir.
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Elizabeth R. Evans


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Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Mer 22 Jan - 14:33
La pression de leur deux mains jointes s’accentuèrent légèrement, tout en maintenant solidement le lien. Un contact qui fut davantage ressentit d'ailleurs à la dernière question de Jena tandis qu’un rehaussement de sourcil marqua très brièvement sa surprise face à cette demande. Non pas qu’elle soit seulement étonnée que son interlocutrice cherche à rendre cet échange, cette rencontre, la plus "à double sens" possible, comme elle l’avait avoué quasiment dès ses premiers mots, mais plus parce qu’elle ne s’était pas attendu à rendre des comptes - quand bien même ce terme était sans doute bien exagéré, à ce niveau-ci. Elle se sentait d’ailleurs pleinement coupable de ne pas l’avoir fait, de ne pas avoir osé ne serait-ce qu’évoqué cela à son compagnon, ou du moins de ne pas avoir réussis à aboutir sa confession, mais les enchaînements d’événements avaient contribué à un silence forcé de sa part, effondrant le courage qu'elle avait si précieusement réussis à rassembler. L'arrivée mouvementée de Kenzie, suivit dès le lendemain par cette dramatique nuit.

Ce silence n’avait pourtant rien à voir avec le degré de confiance qu’elle accordait à James, et elle s’était d’ailleurs bien rendu compte à quel point cet homme était réellement sincère et doux à son égard, qu’importait ce qu’elle lui disait, qu’importait ce qu’elle lui avouait, elle doutait qu’un jour le moindre jugement se poserait sur ses épaules à la seule lecture de son regard. Non, James restait définitivement cet être si parfait pour elle, si méticuleusement ajusté, que leurs caractères se fondaient l’un en l’autre en s’harmonisant ensemble avec leur passif mutuel, avec leur défaut, avec leur choix.

Mais elle s’était sentie tellement idiote, de croire que cela pouvait être seulement possible, et tellement gênée aussi, qu’importait le résultat, qu’elle y ai seulement pensé, comme si cela était un immense tabou honteux qui mettait sa pudeur à ce sujet à rude épreuve. Elle savait pourtant pertinemment que les notions de temps étaient devenu bien trop subjectives pour se conformer aux références qu’ils avaient dans l’ancien monde, et même s’ils avaient vécu plus d’une vie en lot de souffrance et d’épreuve, leur relation ne datait que de quelques mois à peine. Quasi-quatre mois intenses, mais quasi-quatre mois seulement.

Mais qu’est-ce que valaient ces problèmes comparés à ceux qu’ils avaient vécu dans cette cimenterie, après le massacre de Hope, après la fugue d'Ivy ? De quel droit pouvait-elle seulement imposer ce qu’elle estimait d'elle-même comme aussi mineure qu’inintéressant et surtout pas le bon moment pour en parler ? Quand estimerait-elle d’ailleurs que le moment était le bon ? C’était davantage pour elle une fuite, un prétexte pour voiler ses propres problèmes et se concentrer autant que possible sur ceux des autres avec toute la force dont elle pourrait faire preuve. Elle n’avait pas été violée, n’avait pas sombré dans quelconque délire hallucinatoire, n’avait été ni torturé, ni amputé et n’avait pas dû endosser quelconque responsabilité sur aucune de leur décision.

« Je… je… » Bégaya-t-elle tandis que ces brefs mots étaient sortit de ses lèvres sans même qu’elle ne le décide, sans avoir seulement réfléchi à ce qu’elle allait répondre, et perdant de sa stabilité sur la fin de la tonalité forçant la femme à se raviser prestement, se sentant d’un seul coup démis cette caractéristique solidité que Jena avait seulement quelques minutes plus tôt admiré.

Un raclement de gorge très léger fut nécessaire pour qu’elle retrouve de son élan, inspirant longuement tout en redressant par réflexe son dos et ses épaules. Elle ne se sentait légitime dans aucune de ses craintes ni aucune de ses interrogations, et la culpabilité d’en être néanmoins tourmenté ne cessait de grandir en elle. Après un bref silence, un sourire germa sur ses lèvres, puis un haussement de sourcils, plus marqué cette fois-ci, accompagna le geste pour appuyer sur cette légèreté qu’elle souhaitait donner à sa réponse.

« Pas encore. Mais ça saura attendre. Kyle et le bébé doivent être notre priorité. »

Elle dégagea sa main droite de leur étreinte pour porter sa main à la joue de la jeune femme et l’y déposer avec douceur, escortant le geste d’un léger mouvement du pouce sur sa pommette. Son visage était encore tuméfié et portait les stigmates de cette nuit des plus affreuses, et elle se doutait bien que son apparence n’était surement pas de ses préoccupations première, mais elle porta attention à ne pas toucher à ses blessures. Elle avait volontairement omis de citer Jena de son énumération, car elle savait pertinemment qu’elle s’en serait défendu, recadrant les priorités à tous ceux qui ne la concernaient pas. Ce geste parla à sa place, posant les mots silencieux de ce qu’elle aurait réfuté et dont elle ne se déferait pas.

« Léonard et Cornélia ont réussit à trouver les médicaments dont j’avais besoin pour Kyle, et même plus encore. Je crois qu’ils ont ramassé vraiment tout ce qui leur passait sous la main sans même savoir ce qu’ils prenaient. »

Elle se redressa dans ses mots, tapotant deux fois doucement les mains de Jena avant de les repousser sans donner l'impression d'une once de rejet, mais davantage pour les lui rendre tandis qu’elle s’apprêter à rompre le contact et s’éloigner. Ses pas souples la conduisirent vers le bureau où étaient disséminés les empilements de boites de médicaments. Ses doigts filèrent d’une légère caresse sur les versants des cartons, tandis qu’elle reprit rapidement.

« Crème pour eczéma, pastille pour la gorge – sans sucre, attention. De l’eau micellaire. Des gélules minceur… j’espère qu’il n’y a pas de messages cachés. » Releva-t-elle en un ton léger et amusé, ses yeux s’étirant de malice tandis qu’elle les conservait rivé sur les boites, s’occupant l’esprit en énumérant chacune d’elles mentalement. « Tylenol, ça peu servir. Crème anti-moustique, c’est presque la saison. Ceftriaxone… »

Sa main s’arrêta sur cette dernière boite, la laissant brièvement en suspend, avant qu’elle ne l’attrape sans plus d’hésitation, déballant hors du contenant une petite seringue scellée dans un petit sachet plastique, ainsi qu’un tout petit flacon aux inscriptions médicales bien trop précise et à l’usage terminologique bien trop poussés pour un néophyte, s'assurant rapidement d'une rapide lecture qu'elle n'avait pas rêvé. La seconde boite dont elle s’empara en silence portait la nomination Métronidazole et se présentait sous la forme d’une gélule entièrement blanche.

D'une inspiration longue, elle s’empara de l’ensemble, en même temps qu’une petite bouteille d’eau laissé sur le plateau du meuble, au plastique usé et partiellement compressé, à l'étiquette depuis longtemps arrachée mais au contenu filtré et tout à fait potable. Et tandis que son regard se relevait à nouveau pour se reposer sur la femme, cherchant à lui montrer le plus d’assurance possible, et à la rassurer, elle revint à l’emplacement qu’elle avait précédemment quitté sans s’y asseoir toutefois, déposant seulement ses trouvailles devant elle en un étalage : une seringue, un flacon, une bouteille d'eau et un comprimé blanc.

Elle avait conscience qu’elle allait raviver la douleur des événements de l’avant-veille, mais c’était une mesure nécessaire. Toutes ces connaissances, ces précisions, lui revenaient en tête avec une clarté limpide, tandis que le dossier médical de sa mère, qu’elle avait avec le temps, appris par cœur, se rappelait à elle. Ceftriaxone 125 milligrammes en dose unique, Métronidazole 2 grammes en une dose unique, Azithromycine 2 grammes ... ce dernier élément manquait aux trouvailles, mais c'était mieux que rien. Elle serait bien incapable de traiter les moindres maux, digne d'un mauvais étudiant en première année de médecine face à une angine, mais il y avait bien un thème où ses connaissances dépassaient l'entendement... à son grand damne.

« Ce sont des antibiotiques contre la plupart des IST. Une seule dose suffit. Est-ce que tu es vacciné contre l’hépatite B ? »
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Fiche de personnage
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Jena Higgins

Dim 9 Fév - 22:21
Les yeux dans les yeux, il n’avait guère fallu de temps pour que je saisisse non sans une certaine surprise la soudaine fragilité d’Elizabeth. Un bégaiement qui pouvait en dire long, que je relevais sans pour autant sentir naître le moindre jugement à l’encontre de la ténébreuse. Le temps comme l’idée étaient malvenus pour cela, surtout lorsque cette dernière s’efforçait de se laisser de côté pour venir en aide aux sinistrés que nous étions alors, à différents degrés. Aussi ne lui répondis-je que d’un bref sourire compréhensif, plus affirmé encore lorsque sa main vint effleurer ma joue. Je marquais l’instant de complicité d’une profonde inspiration, tentative à peine dissimulée de faire taire les pensées retorses qui assiégeaient ma psyché la plus profonde.

Je m’abstenais également de réagir à la fuite en avant d’Elizabeth lorsqu’elle ramena le sujet aux priorités que demeuraient les nôtres. Envers Kyle et envers ce bébé privé de parents comme de patronyme. Lentement, mes azurs s’évertuaient à suivre la course de la jeune femme au-travers de l’infirmerie, accordant une attention particulière à l’écoute des trouvailles ramenés par Leonard et Cornelia un peu plus tôt. De tout et de rien, rien ne me paraissait plus pertinent que le reste, car soit je n’en voyais pas l’usage, soit je n’en comprenais pas l’utilité. Mes expériences médicales et médicamenteuses ne s’étaient jamais résumées qu’à l’essentiel des connaissances les plus basiques, les traitements d’usage en bobologie quotidienne. Pour tout le reste, je m’étais toujours résolue à consulter un médecin, spécialiste ou généraliste, sans jamais tomber dans le travers d’aller chercher des réponses fumeuses à de bien obscurs symptômes sur le net. Il y avait tant de prix Nobel de la connerie qui arpentaient la toile alors pour que je me risque à faire confiance à ce que l’on y lisait.

Et de cette réflexion naquit la suivante que ce monde, malgré toutes ses horreurs, nous avait rendu à nos facultés primitives de survivre, à devoir réapprendre tout ce qui nous paraissait familier alors, et aujourd’hui fantomatique. Fini le temps des courses en ligne, du prêt à manger sur le bout d’un index au-travers d’un écran tactile. La nature reprenait ses droits et nous rappelait de ce fait à nos devoirs, nos conditions de primates si évolués que nous étions à peine devenu capable d’aller cueillir les fruits qui nous nourrissent. Finalement, dans le sang et les larmes, dans la douleur et les incertitudes, ce monde ne manquait pas d’une certaine poésie. Une poésie lugubre, souvent cruelle, mais nullement dénuée d’un certain charme.

Tout était à refaire, à reconstruire ou à améliorer. À réviser aussi. Les sociétés, les valeurs morales, les jugements, l’éducation même de cette enfant qui ne connaîtrait jamais le monde d’avant autrement que par les ruines des villes et les souvenirs des survivants. Comme si dans cette poésie qui ne rimait à pas grand chose s’écrivaient les strophes idiote d’un bonheur d’ignorance, car ce bébé, cette gamine, n’aurait rien à regretter, seulement tout à gagner. Et il était effectivement de mon rôle - notre rôle - que de l’accompagner et la faire grandir autant qu’elle nous ferait grandir. Tout comme Elizabeth cherchait actuellement à le faire.

Ses derniers mots finirent par m’arracher à mes pensées, chassant de mon regard cette vacuité de perdition dans les limbes de mes réflexions pour finalement le réveiller et se rendre à l’encontre du sien, une fois de plus. Puis, plus lentement, alors que ses paroles prenaient tout leur sens une fois qu’elles eurent atteint mon esprit, mes prunelles azurées glissèrent sur le plateau où se tenaient l’ensemble de ses médications. J’attardais celui-ci quelques secondes supplémentaires sur la seringue et le petit flacon à ses côtés, une légère grimace venant se faire plisser les commissures de mes lèvres. Merde. Une piqûre. Je détestais ça.

Je relevais un regard plus consterné vers la jeune femme, très clairement peu enchantée à la simple idée de sentir un autre outil métallique me traverser la peau ; quand un acronyme me frappait de plein fouet à mesure que j’en prenais pleine conscience. IST. Cette idée ne m’avait même pas effleuré l’esprit jusqu’à présent, tant cette considération me paraissait ridicule face au reste. Je m’étais sentie souillée, abusée, privée de liberté quand ma dignité me fut arrachée au cours de ces trop longs et atroces instants. Puis il y avait eu la peur que la vie ne s’impose en trouvant sa voie, me forçant à porter l’embryon de l’ignominie malgré moi. Une peur soulagée par le sang qui s’était alors échappé de mes entrailles, libératoire. Donc non, je ne m’étais pas inquiétée outre-mesure d’une possible candidose ou autre merveille de la nature : quand bien même la question était pleine de sens.

Aussi je n’acquiesçai que silencieusement à la dernière question de la psychologue d’un simple mais affirmé hochement de tête. Aux dernières nouvelles, j’étais à jour de mes vaccinations, hormis celles qui auraient pu me protéger des morts-vivants et des trous du culs. Néanmoins, je trouvais qu’Elizabeth savait poser les bonnes questions et prendre en considération des facteurs de risques qui ne m’avaient pas sauté aux yeux. Pour moi, il n’y avait eu que l’atrocité de l’acte, le goût de la vengeance et le dégoût de moi-même. Inconsciemment, les doigts de mes mains s’étaient crispés sur mes cuisses comme les serres d’un oiseau de proie, s’enfonçant dans le tissu de mon jean jusqu’à sentir mes ongles pincer mes muscles à travers le tissu.

D’un mouvement de tête, je chassais quelques mèches de cheveux sur le côté de mon crâne, ramenant mon regard vers Elizabeth en lui esquissant un sourire plus retenu, contri d’être à ce point forcé. Une certaine lassitude me gagnait à force de trop penser à ma condition et en ressasser les souvenirs, les images comme les émotions ; alors je m’efforçais de changer de sujet, reprenant la parole d’un ton plus affirmé que ne le trahissait mon regard.

“Je m’occuperai de la petite. Ça te fera déjà une priorité de moins à gérer, et je pense que j’ai aussi besoin d’elle pour me raccrocher à quelque chose de… de… juste quelque chose de bon,” soupirai-je lentement avant de poursuivre après une pause de quelques secondes d’un ton plus léger. “À moins que tu ne veuilles explorer ta fibre maternelle ?”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
La voie de la raison - 14/04/35 - Page 2 Debuba1176/2000La voie de la raison - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (76/2000)
Etat Mental:
La voie de la raison - 14/04/35 - Page 2 Debuba10100/100La voie de la raison - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Jeu 13 Fév - 14:54
Lorsque son regard se déporta sur Jena, elle perçue immédiatement son hochement de tête assuré et franc, et bien que silencieux, accompagné d’un regard qui relevait toutes les pensées qu’elle se gardait bien d’exprimer. Sur sa main dont les ongles grattèrent le pantalon par sa crispation grandissante, Elizabeth décida de la recouvrir d’un contact plus doux, espérant apaiser cette tension qu’elle avait largement vu venir et dont elle s'était grandement attendu. Si elle voulait que Jena puisse espérer passer au-dessus de tout cela le plus rapidement et efficacement possible, elle se devait de s’assurer qu’aucune mauvaise surprise ne viendrait entacher ce rétablissement, et cela passait indubitablement par un mauvais moment supplémentaire. Plus il sera condensé, précis et efficace et moins il y aura à revenir dessus. Elle releva néanmoins son indubitable volonté de fuir les souvenirs et tout ce qui s'articulait autours de cet épisode glaçant, et franchement, elle aurait été inhumaine de le lui reprocher, mais cela rendait d'autant plus délicat toute la série de question et de besoin, de nécessitait et d'épreuve.

Elle n'avait pas encore parlé avec elle d'une possible grossesse indésirée, et pour en être elle-même le fruit, elle était la plus à même d'y penser. Mais elle n'avait trouvé aucune pilule du lendemain dans les médicaments rapportés. Restait les questions gênantes. Elle se pinça les lèvres rapidement, cherchant un moyen, un méthode, d’amener cela de la manière la plus simple et douce possible. L'autre aspect relevait plus du physique, car qui disait viol, disait potentielles lésions, que Jena pouvait très bien avoir honte ou peu envie d'évoquer.

Et il n’était pas question de la laisser affronter ça seule, et la brune mettait un point d’honneur à essayer d’être la plus délicate et compréhensive possible. Un léger frottement du pouce sur sa main avant de révoquer à nouveau ce contact en revenant à sa principale préoccupation, pendant que Jena s’exerçait à centraliser son attention sur un autre sujet. La dernière fois qu’elle avait touché une seringue de ce genre, c’était pendant ses stages, pendant ses années en faculté de médecine, ou à s’exercer sur des mannequins en plastique. Ça n’avait rien de rassurant pour une personne sans doute déjà stressée à l’idée de recevoir une injection, mais elle pouvait juste se contenter de ne rien dire et garder tout ceci pour elle, se concentrant seulement à ne rien faire foirer.

Elle observa son petit plateau devant elle, remarquant alors qu’elle n’avait ni coton, ni désinfectant, ni compresse stérile d’ailleurs. Un rapide tour d’horizon lui permit de relever la présence du minimum syndical, reliquat des soins qui avaient été apportés à Ivy et Kyle, et qui semblait n’avoir pas été usé ou utilisé. Tandis qu’elle s’occupait à ramener ceci près d’elle, elle prit le temps de répondre à Jena, dont la dernière question ne s’était pas privée de lui arracher une légère grimace escorté d’un sourire.

« Seigneur, non. Je n’ai absolument aucune fibre maternelle, ni aucune envie de la chercher pour ne serait-ce que savoir si elle existe quelque part. La curiosité à ses limites qui s’accorde sur ce point. Je n’ai aucun doute sur le fait que tu puisses t’en occuper bien mieux que moi. Les couches qui puent et débordent à n’en plus pouvoir, les biberons à trois heures du matin, ou les vomis de lait sur l’épaule, je le confie volontiers. » Lança-t-elle sur un ton plein d’entrain et plutôt ravie que Jena se propose à reprendre cette tâche, et bien qu’une légère touche de vérité furent totalement perceptible, l’exagération était aussi appuyée pour rendre cette confession comique. « Mais si tu as besoin de moi pour t’aider, sache que je serais néanmoins enchantée pour les parties ‘câlins’ ou pour veiller sur son long et agréable sommeil lorsqu'elle arrivera à faire le tour du cadran sans pleurer. »

De retour à ses côtés, elle s’employa à ouvrir l’emballage de la seringue, déployant le petit capuchon qui protégeait son aiguille si fine avant de la planter dans l’opercule qui refermait le petit flacon après l'avoir un instant agité et en absorber la quantité nécessaire d’un léger jeu de doigts. Elle dessina sur ses lèvres un large sourire détendu avant d’aller manipuler les quelques boules de coton ramenés, aspergeant ces dernières du reste de la bouteille de désinfectant avant de venir soulever légèrement la manche du bras gauche de la jeune femme et venir masser par de léger pression sa peau et sa chaire, préparant ces dernières à l’injection. Son regard tout comme son esprit, restait concentré sur sa tâche, se remémorant à chaque étape la suivante qui viendrait, hésitant parfois sur ce qui avait à faire ou la manière de les faire, mais rassurant systématiquement sa patiente du moment de quelques brefs coups d’œil.

« Tu as pensé à un prénom ? »

Elle n’avait plus qu’à saisir à nouveau la seringue et inspirer elle-même d’une longue et profonde manière, assez pour insuffler la même mécanique à sa comparse. Lorsqu’elle sentit que c’était le bon moment, et si Jena ne s’y opposait pas brusquement, elle l’aurait piqué après avoir pincé un morceau de peau dans sa main libre, rapidement, appuyant sur le piston d’injection avant de la retirer aussitôt, cherchant à laisser le moins longtemps possible l’aiguille dans son bras.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

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Casier du Perchoir
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