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La voie de la raison - 14/04/35
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Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Ven 21 Fév - 0:03
La réponse d’Elizabeth m’arracha un sourire aussi franc que soudain, qui se mua rapidement en un rire mesuré mais particulièrement affectueux qui n’avait rien de moqueur. Le ton adopté par la jeune femme avait cette particularité d’enrober de légèreté une franchise pourtant brutale. Lentement je me sentis m’affaisser un peu plus en avant, les avant-bras en appui sur les cuisses alors que mes yeux suivaient les déplacements de celles de la ténébreuse. Toute affairée qu’elle était à organiser les préparatifs de l’injection, mes lèvres finirent par se sceller dans un plus simple sourire en coin.

“Marché conclu. Nous ne serons pas trop de deux pour veiller sur elle, et il faudra bien que quelqu’un se dévoue à lui inculquer quelques valeurs morales en plus de lui apprendre à se servir d’une mitraillette,” plaisantai-je à mon tour à moitié, bien consciente qu’en réalité, je n’avais pas les connaissances pour l’éduquer au-delà de la petite enfance. Je n’avais jamais été l’élève la plus calme et assidue à l’école, bon nombre des matières enseignées alors étaient bien trop lointaines pour moi, très particulièrement les scientifiques ; et pour couronner le tout, je n’étais pas très bonne pédagogue.

En sentant la jeune femme relever ma manche, je me redressais plus abruptement, crispant les muscles de mon dos et de mes jambes, les prunelles plus fortement rivées sur l’aiguille de la seringue qui s’emplissait peu à peu de liquide. Je m’efforçais de ne pas lui offrir de résistance, calant ma respiration sur la sienne quand la dernière question qu’elle me posa faisait son office à tâcher de me distraire les idées. Je prenais une profonde inspiration, suivi d’un plus long soupir encore. Je devais paraître ridicule à m’inquiéter ainsi d’une simple piqûre, après tout ce que j’avais vécu, mais cela demeurait une crainte viscérale, ancrée dans les tripes aussi intensément que la peur du dentiste chez d’autres.

Finalement, je préférais détourner le regard sur ma droite lorsque l’aiguille entamait la dernière ligne droite avant d’atteindre ma chair. En vérité, je ne sentis presque rien. Un pincement et une légère morsure brûlante lorsque le liquide s’épancha sous ma peau avant de rejoindre mon sang ; mais déjà je m’efforçais de penser à autre chose. Réfléchir à un prénom pour le nourrisson. Et je devais bien admettre que la question m’avait pris de court car au plus profond de moi, il m’était encore difficile de réaliser la responsabilité qu’héberger un nouveau-né faisait peser sur nos épaules. Ce monde était affreusement hostile, intensément difficile. Et les révélations de James sur l’état de Hope et la menace de ce Marchand n’allégeaient en rien les inquiétudes que je pouvais nourrir.

Trouver un prénom pour cet enfant, c’était admettre qu’il y avait un avenir à lui offrir. Un luxe que nous n’avions pas vraiment. Un espoir ridiculement ténu. Une pensée glaciale, immonde, passa très rapidement dans mon esprit avait de s’éteindre sous l’absurdité de sa propre horreur. Peut-être aurait-il mieux valu laisser cet enfant connaître un sort terriblement funeste pour lui épargner de futures souffrances. À elle comme à nous. Je secouais vivement la tête, soulevant quelques mèches de cheveux autour de mes épaules pour me mieux reprendre, et retourner vers Elizabeth un regard beaucoup plus déterminé.

J’agitais les doigts de ma main gauche pour faire rouler les muscles de mon avant-bras, secouant mollement ce dernier pour chasser les dernières sensations de l’injection. J’adressais à très mince sourire à la jeune femme avant de lui souffler un simple “Merci” à peine plus haut qu’un murmure. Puis je me perdais à nouveau dans mes réflexions à la recherche d’un prénom pour l’enfant, remontant mes propres souvenirs à l’époque où William et moi nous livrions à cet exercice pour nommer notre fille. Jodie avait été notre coup de coeur, mais d’autres avaient pourtant retenu notre attention et nourri nos réflexions, particulièrement pour un second enfant à venir, mais finalement sacrifié à son tour avant l’idée même de conception par l’effondrement de notre monde. J’avais longuement soutenu et défendu Marian comme second choix. Mon défunt époux était resté campé sur Sarah, sans en démordre.

Et puisqu’Elias m’avait finalement presque tout prix de lui, sa vie d’abord, puis le dernier souvenir que j’avais de son visage pour ne pas le voir s’estomper au fil du temps. Peut-être pouvais-je m’autoriser à entretenir un peu de sa conscience, trouver une galvanisation à défendre le fruit innocent d’une chair inconnue en m’appropriant une maigre part de son identité. Je fis glisser ma main droite dans mes cheveux, la paume massant ma nuque, les doigts glissant à l’arrière de mon crâne et agitant ma crinière dans une grimace de réflexion plutôt gênée. Un nouveau souffle plus long marqua l’ouverture de mes lèvres, accompagnée d’un fugace passage de langue qui appelait à rompre le silence que j’avais imposé durant le temps de mes réflexions, sûrement plus long que je n’avais pu le percevoir.

“Que penses-tu de Sarah ?” finis-je par demander à Elizabeth, d’une voix bien trop hésitante pour ne pas lui laisser comprendre que ce prénom n’avait rien de spontané, ni n’était dénué d’un certain besoin.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Mer 26 Fév - 11:11
D’un geste léger de la main, elle revint presser une balle de coton humide contre la petite pointe rouge qui s’était dessinée à l’extraction de l’aiguille, délestant d’un autre mouvement la seringue sur son plateau en métal parmi les restes d’emballage éventrés et autres morceaux usagés. Finalement, ces gestes revenaient à sa mémoire plus facilement qu’elle ne l’avait craint. En soit, cela n’avait rien de compliqué, c’était davantage l’appréhension qui ternissait l’ouvrage. Celle d’oublier quelque chose d’important, et qu’un geste aussi insipide soit-il, pouvait provoquer plus de dégât que préalable. Il fallait dire qu’à son réveil au beau milieu de ce parking perdu au milieu de nulle part, même son prénom lui avait paru une chose difficile à se souvenir.

Préalablement, elle avait bien pris soin de vérifier que la date de péremption n’était pas échu même si en cela le domaine médicale jouissait plutôt d’un avantage indéniable : contrairement à la nourriture, l’usage d’une médication dépassée n’était pas vraiment dangereuse. Moins efficace sans doute. Sans tenir compte que les lobby pharmaceutiques de l’époque avaient joué volontairement sur des dates extrêmement courtes afin de favoriser la surconsommation, alors qu’en pratique, l’ensemble restait actif pour plus de quatre années supplémentaire après la date d’échéance, ce qui leur laisser une toute petite marge, minuscule, peut-être bien trop d’ailleurs pour vraiment s’en réjouir, mais une marge tout de même. A condition de trouver ce qu’il fallait.

A l’interrogation de la blonde, Elizabeth redressa le visage, souriant avec une légèreté devenue commune dans cette ambiance intimiste faites de confidence sensible et de douceur pour enrober un bien trop lourd fardeau qui pesait sur les épaules de Jena. Un sourire qui s’accompagna d’un très mince silence, le temps d’une observation calculée sur son visage, ses yeux et les derniers mouvements de ses lèvres qui avait trahi une hésitation clairement perceptible.

« Quand j’étais à l’université, je connaissais une fille qui s’appelait Sarah. C’était une bonne amie. Elle paraissait assez timide aux premiers abords, assez silencieuse et discrète. Mais elle était surtout très observatrice, intelligente et perspicace. Je pense que c’est absolument ce qu’il lui faut. »

Après le temps d’un souffle détendu expiré entre ses lèvres à peine étirées, elle tendit ensuite la bouteille d’eau qui avait attendu son tour avec une patience digne d’un objet inanimé, son liquide translucide vacillant à l’intérieur du plastique déformé. De l’autre main, elle présenta le comprimé ovale et blanc, unique, trônant dans le creux de sa main étendue comme un trophée dont elle n’imposa pourtant pas la proximité immédiate à sa destinataire pour ne pas l’oppresser de ce présent, lui laissant tout le temps qu’elle souhaiterait pour continuer les soins qu’elle était en train de lui prodiguer.

« Je l’ai faites bouillir hier, elle est encore bonne. »  Précisa-t-elle en accompagnant ces mots d’un léger mouvement du menton vers le sujet en question.

Elle aurait patienté jusqu’à ce que sa comparse se décide à la délester de cette offrande, profitant du laps de temps silencieux qui aurait accompagné l’ingestion pour aller se débarrasser des déchets du plateau dans la poubelle qui commençait à bien se remplir et dont il faudrait penser à se décharger quelque part, à l’instar de tous les déchets qu’ils avaient commencé à accumuler entre matériel de soin rendu inutilisable et emballage plastique. Tout n’était pas sujet à être débarrassé. Les boites de conserve vidées de leur contenu avait été stérilisées et entreposées dans quelques placards pour être réutilisées, en tant que récolteur d’eau de pluie disposées sur le toit ou simplement en contenant pour d’autres bien. Il fallait désormais repenser le recyclage autrement. Encore un acte supplémentaire dont les mécaniques éco-responsables d’autrefois n’avaient plus vraiment lieu désormais.

« Sarah ‘Sally’ Goldfinch. Pour le côté printemps et nid douillet protégé dans le perchoir. » Continua-t-elle dans son mouvement, insistant volontairement sur ces aspects sécuritaires pour qu’elle en prenne note pour elle-même mentalement, sur un ton assez jovial tandis que ses pieds nus trainant sur le sol réchauffé la ramenait auprès de l’autre femme jusqu’à retrouver appui sur le bord du lit. « Et si tu allais te reposer un peu ? Essayer de dormir. Histoire de prendre des forces le temps que Kenzie s’occupe de la petite avant les biberons nocturnes suivants. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mer 26 Fév - 20:34
À l’anecdote d’Elizabeth, je ramenais mon regard se fixer plus intensément dans le sien, lui rendant la douceur de son sourire, le mien se voulant plus maigre. Une légère bouffée d’espoir excessivement maigre cependant, de m’accorder l’audace de penser que cette gamine pouvait vraiment survivre à tout cela alors que nous-même manquions de beaucoup trop de choses pour subvenir durablement à nos propres besoins. Et puis plus sombrement encore, cette simple histoire venue d’un temps perdu ne manqua pas de me porter un léger coup au moral.

Des Sarah, j’en avais connu quelques-unes aussi. Pas dans mon entourage proche, aucune que je n’aurai pu qualifier d’amie même. Des connes, des sympas, des timides et des exubérantes. Des bosseuses et des feignantes aussi. Aucune d’elle ne m’avait véritablement marquée, je n’étais même pas capable de me remémorer le moindre visage de l’une d’entre elle et pourtant, elles avaient existé, quelque part. Tout comme nombre d'autres hommes et femmes aux noms et visages finalement anonymes. Puis la maladie avait tout balayé, presque tout emporté, pour ne nous laisser qu’avec nos souvenirs, nos cauchemars et nos regrets. Qu’étaient donc devenus mes amis de l’université ? Étaient-ils seulement encore vivants ou comptaient-ils parmi ces armées de charognards décérébrés ? Je n’en avais aucune idée, et en vérité, je m’en moquais. Ma propre misère m’était déjà bien suffisante sans que je n’ai à me préoccuper de celles de connaissances dispersées par les épreuves et la vie.

D’un geste lent, j’étais venue piocher la pilule dans le creux de la main d’Elizabeth afin de la glisser entre mes lèvres, suivie de près par quelques gorgées d’eau avalées à même le goulot de la bouteille. Je ne manquais d’ailleurs pas de relever la remarque d’Elizabeth à propos de cette dernière. Il ne nous faudrait pas tarder à reconstituer nos réserves de flotte dans les jours à venir. Une tâche que je notais dans un recoin de mon esprit comme un chose à faire, histoire de prendre l’air, sortir un peu de ces murs qui me paraissaient légèrement étouffants avec tout ce qu’il y avait été dit ce jour. Je baissais le regard vers le sol, laissant mes épaules s’affaisser lentement quand mes mains se joignaient entre mes genoux.

Quelque part, j’en venais à regretter le calme de l’extérieur, à trouver plus d’angoisses que de promesses de sécurité entre ces murs, même s’il était fortement probable que je m’illusionne sur ce point. Simplement que le poids se voulait trop lourd, malgré la présence d’Elizabeth et la cohésion qui se dégageait de l’ensemble du groupe, je sentais revenir à l’assaut de mes tripes ce besoin de plus encore. De retrouver un contrôle plein et entier des évènements, de ce qui m’entourait comme de ce qui me faisait face. Et ce sentiment d’absence de contrôle me ramena bien rapidement vers la situation de Kyle détenu dans ce local, assombrissant d’autant plus mes pensées et me crevant le coeur à le savoir aux prises de sa perdition.

Jusqu’à ce que la voix d’Elizabeth, une nouvelle fois, ne m’y arrache. Je relevais le visage, haussant les sourcils d’une certaine félicité à voir la jeune femme octroyer un patronyme à ce nourrisson et tenir à ce point à lui offrir un endroit sûr, un cadre aimant et protecteur. Un très léger sourire en coin ne manqua pas d’étirer mes lèvres en même qu’une étincelle de malice amusée dû passer dans mon regard. Pour une fille qui ne voulait pas creuser sa fibre maternelle, il me semblait que cette dernière se tissait pourtant là, malgré elle. À croire que je n’étais pas la seule à vouloir plus que ce que je n’osais prendre.

Aussi je ne répondis rien à cela qu’un simple hochement de tête, que je répétais pour acquiescer à sa dernière suggestion, malgré que je sache au fond de moi que sommeil et repos seraient très difficiles à trouver. Au moins avais-je un rôle à tenir pour les nuits à venir, à savoir satisfaire l’appétit de Sarah et soulager les nuits de mes compagnons de survie. Lentement, prenant appui de mes mains sur le rebord du lit, je me redressais, puis me retournais vers la jolie brune.

“Okay,” soufflai-je simplement, abdiquant devant ses conseils en dodelinant légèrement de la tête avant de lui offrir une dernière accolade amicale. “Viens me chercher quand il sera l'heure, toi ou Kenzie et... merci d’avoir été là,” ajoutai-je dans un murmure avant de me détacher d’elle. Puis j’aurais tourné les talons pour quitter l’infirmerie d’un pas tranquille bien qu’incertain pour regagner le dortoir.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Lun 2 Mar - 10:35
D’un pas, Elizabeth se sera reculé pour laisse la place libre à la femme et qu'elle puisse se redresser et sillonner vers la porte convenablement, aussi lente qu'était sa démarche. Elle ne doutait pas que leur entrevue, bien qu’ayant eu sans doute quelques effets positifs sur elle, n’allait pas panser des blessures si profonde. Jena avait vécu l’indicible horreur, et les images, les souvenirs étaient bien vivace dans son esprit. Ses traits trahissaient ses réflexions plus encore que ses mots. Elle aurait aimé pouvoir lui donner quelques somnifères pour l’aider dans cette tâche qu’elle venait de lui confier, mais quand bien même ils en auraient possédé – ce qui n’était pas le cas, elle avait toujours autant en horreur les médicaments de ce genre.

Elle garda le silence, hochant assez simplement la tête en tentant d’être le plus avenante possible dans les expressions de son visage, conservant cette légère teinte de sourire, qui prenait la couleur d’une certaine pudeur mais qui n’en restait pas moins sincère. Une attitude qui aurait pu rester ainsi jusqu’à la disparition de la grande blonde hors de son champs de vision, mais dont une vive pensée la poussa à faire deux pas supplémentaires dans sa direction tout en l'interpellant.

« Oh…. Hm. Jena ? » Commença-t-elle avant qu’elle n’ai franchi complètement la porte sur un ton un peu empressé dans la crainte qu’elle ne s’échappe avant qu’elle ne l’ai entendu.

Elle aura patienté, sans doute pas bien longtemps d’ailleurs, qu’elle la regarde avant de reprendre en se rapprochant d’avantage, baissant le ton pour garder cette intimité et pour la confidence des propos qu’elle s’apprêtait à tenir, évitant qu’une oreille indiscrète dans les couloirs n’en capte le moindre mot.

« Avec Cornelia et Kenzie, le dortoir ne doit pas être de tout repos alors… si tu veux vraiment essayer d’en profiter et, pourquoi pas, de mêler l’utile à l’agréable… »

Elle hésita doucement, le haut de ses pommettes rosissant un peu à cette pensée qu’elle estimait à force d'y réfléchir, assez adolescente, mais dont elle ne pouvait s’extirper de la tête. Aussi se contenta-t-elle de laisser l'approche en sous-entendu, histoire de ne pas paraître trop niaise dans son prochain conseil.

« Leonard est de veille pendant quelques heures encore, ce qui laisse le dortoir des hommes bien plus tranquille. Alors, si tu veux en profiter pour ton repos. Enfin… moi, c’est ce que je ferais. »

Combien de fois avait-elle étreint l’oreiller de James pendant ses heures de repos tandis qu’il se retrouvait à veiller sur le toit ou au poste radio ? C’était d’ailleurs la première chose qu’elle avait étreint cette nuit là où, pendant qu’ils vivaient l’improbable, elle se rongeait sang et os, à guetter le poste radio sans parvenir à trouver le repos. Des heures durant sans nouvelle, sans capter un seul message, et à imaginer le pire. A pleurer, silencieusement, à chaque pensée fugace qu'il donnerait son dernier souffle. C’était son odeur qui l’avait sans doute fait tenir tandis qu’elle conservait l’espoir de la sentir à nouveau, à défaut de pouvoir le serrer lui.

Les mains rassemblée l’une contre l’autre, elle se tortilla légèrement les doigts, les frottant, les entrecroisant, ou leur infligeant quelques torsions légères. Adolescente, elle l’était sans doute beaucoup face à ce qu’elle expérimentait pour la première fois. Ce sentiment aussi puissant qu’inconnu qui l’avait lié au médecin et chef de ce groupe de survivant et que rien, elle le savait, ne pourrait éteindre. Et lorsque cette idée avait transcendé sa pensée, elle n’avait pu s’empêcher de la partager, comme deux bonnes copines sur la cour du lycée qui se conseillait sur les manœuvres à expérimenter pour maintenir la flamme de leurs idylles. D’un geste rapide, elle rabattit une mèche de cheveux derrière son oreille, croisa un peu nerveusement ses bras contre sa poitrine, redoutant que ce dernier conseil n’appose une image d’immaturité et ternisse les mots qu’elles auraient pu échangé. Mais qu'importait, au fond d'elle, elle savait peut-être déjà que ces derniers mots maintiendraient une pensée positive pour que les prochains pas de Jena vers son sommeil ne soit pas dans la crainte, mais dans l'espoir.

Elle l’aurait, à la suite de ce dernier échange, laissé s’échapper, qu’importait la décision qu’elle prenait alors. Pour sa part, elle sentait l’approche du repas du midi à se faire sentir, et la faim manifester sa présence durement, mais elle voulait à tout prix prendre, avant, quelques notes bien et uniquement médical sur la teneur de cet échange dans ces fameux dossiers dont elle avait promis de mettre en place à l’attention d’elle-même, et de James, le seul docteur du groupe. Puis elle aurait mit le cap vers le réfectoire avec l’idée de commencer à préparer le repas collectif du midi, en minimisant les rations et en essayant de rendre celles-ci le plus agréable à manger possible. Des pommes de terre rassemblées il y a une dizaine de jour, il n'en restait déjà plus rien - hormis une qu'elle avait étrangement conservé dans un endroit à l'abris. Il faudrait sans doute se satisfaire encore une fois de quelques conserves, mais à bien y penser, elle doutait que quiconque ne s'en plaigne vraiment.

Fin.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
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Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
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Samantha


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Samantha
Artiste Designer
Lun 2 Mar - 14:17
Jeu de Camp Validé


Absence de données.

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