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[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35
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Le Vagabond


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Le Vagabond

Mar 24 Mar - 23:49
Le Vagabond était resté très observateur de sa posture détendue et toujours aussi nonchalante. Il répétait d'ailleurs, assez régulièrement, ce léger dodelinement de la tête, à un intervalle presque cadencé, comme s'il suivait une sorte de rythme. Là encore il aura confronté un silence d'église à tes paroles, ne t'interrompant à aucun moment et ne réagissant pas vraiment par le langage non-verbal, si ce n'est à quelques brèves reprises : un sourire amusé à celui que tu lui avais offert après avoir parlé ton vieux désir et le devenir qui en avait découlé, un petit pincement des lèvres accompagné d'un lent clignement d'yeux quand tu avais dressé l'index puis le majeur pour énoncer tes points, et une longue inspiration à la suite de ton léger soupir lorsque tu évoquas Ricky et ses paroles.

Ce n'est que lorsque tu vins près de lui en te glissant sur le matelas qu'il se redressa quelque peu, abandonnant sa posture voûtée et nonchalante pour relever le menton, le dos relativement droit et les yeux se plissant avec quelque chose de particulier que tu peinais à imaginer dans son regard : de la surprise, de la curiosité, de la prudence, tu ne saurais pas en tirer quoi que ce soit de concret, mais c'était pour le moins inhabituel des quelques rencontres passées. Au terme de tes dernières paroles, il laissa planer un moment de silence, avant de libérer un rire qui semblait véritablement aussi spontané que sincère, ses yeux relâchant leurs plissements pour s'ouvrir plus en grand, ses pommettes se relevant un tantinet et ses lèvres se pressant pour faire échapper le souffle de ce rire par les narines.

Était-il réellement spontané ou jouait-il une fausse comédie comme il avait pu le laisser paraître par le passé ? Difficile à dire. Quoi qu'il en soit, il maintenu ce rire de toute évidence égayé en soutenant très directement ton regard, puis sans crier gare, il détourna le visage et se redressa concrètement de son assise, faisant quelques pas en donnant de dos avec une certaine lenteur en direction de la porte, ce qui n'avait sans doute pas de rapport que le détail de coïncidence. Après quoi, il fit volte-face dans un jeu de pivotement des pieds pour le moins maîtrisé et revint à toi, la tête penchée sur le coté, l'attitude retrouvant sa nonchalance et son regard, cette lueur taquine.

« Cet intérêt, qu'il soit sincère ou trompeur pour exercer une sorte de manipulation, est dans tous les cas touchant il est vrai. Mais vous soulevez un point intéressant : même le plus talentueux des meurtriers a besoin d'autres bipèdes pensants pour survivre, c'est un fardeau qui nous incombe collectivement. »

Il avait entendu ces mots en posant la main sur l'emplacement de son torse, ses doigts grattant sur le cuir de son manteau distraitement, avant de détourner le regard une seconde ou deux en montrant une moue assez dubitative, le menton replié et les lèvres en cercle, expression qu'il abandonna au retour de son attention pour venir te désigner de sa senestre restée près de sa cuisse jusque là, ne gardant celle-ci que brièvement redressée le plus mollement du monde avant de la laisser retomber.

« Votre analogie sur la raison de tuer est intéressante. Loufoque, un peu bancale, mais... » Il étira ses traits d'une grimace en haussant les épaules. « La raison d'agir a une valeur non-négligeable, bien que le résultat soit le seul élément objectif sur lequel on pourrait se baser pour juger de la valeur de cette raison. Après tout, je pourrais tuer quelqu'un que je considère comme un meurtrier qui mérite la mort. Ce serait une bonne raison pour justifier mon acte et me sentir moralement légitime et juste, si je voulais aller par-là. Cela dit, si je tue un meurtrier, le nombre de meurtriers dans le monde n'aura pas changé.

Dans ce cas je pourrais imaginer que si je tuais plusieurs meurtriers, la balance pencherait en défaveur des meurtriers mais ce serait là aussi une erreur, car j'aurais troqué plusieurs meurtriers bas de gamme contre un meurtrier bien plus dangereux : moi. Les chiffres parlent d'eux-même et sont parmi les seuls éléments objectifs pour juger de la valeur d'une chose ou d'une situation, qu'il s'agisse des mouvements de populations qui transforment la géo-politique et les cultures, de la virulence d'un virus par le nombre de cas et de morts qu'il engendre... ou du tableau de chasse qui mesure la dangerosité d'un meurtrier comparativement à un autre.

Sur la base des chiffres, vous avez déjà battu des records qui feraient de nombreux tueurs en série bien trop encensés par l'histoire de petits joueurs à coté. Jack l’éventreur n'aurait tué que onze personnes en presque trois ans. Cesar Barone lui n'a fait que violer et tuer quatre femmes. Charles Manson a fait quoi... neuf victimes ? Peut-être un peu plus. Vous, vous avez déjà tué six personnes en quatre jour, sans compter les deux autres exécutés le soir où je vous ai libéré, ce qui fait que j'ai en réalité troqué cinq vies contre la vôtre. C'est un beau départ que vous avez là, non franchement, je suis admiratif. »


Il avait pressé un peu plus sa main sur son torse en parlant, se penchant vers l'avant comme une sorte de révérence avec un regard qui se voulait très touché, ce qu'il gomma très vite d'un sourire franc qui s'élargi quand il se redressa. Le Vagabond décida alors de retirer l'appui de sa main pour joindre les deux siennes à plat, inclinant leurs extrémités dans ta direction.

« Avez-vous déjà entendu parler de la fenêtre d'Overton ? Je sais je sais... je parle trop. J'aime m'entendre parler, je l'assume. » Enchaîna t-il en brisant le contact de ses mains pour secouer sa dextre avec un air désolé, ce que son sourire ironique et décomplexé contredisait totalement. « Mais dans notre contexte, c'est intéressant. C'est en quelque sorte une théorie jumelle au principe d'escalade des événements. Un ensemble d'idées et de faits moraux jugés acceptables par un individu ou une société, en fonction de son époque et de sa constitution mentale et sociétale, mais vous allez voir, cela va plus loin que ça. »

Il fit racler sa gorge en se rapprochant de quelques pas, sa dextre venant lisser sa barbe tandis qu'il regardait en l'air, avant de présenter une sorte de sphère de ses mains pour illustrer une forme d'ensemble, ses yeux te fixant plus longuement à présent, comme cela avait été le cas lorsqu'il se trouvait encore assis à ton coté.

« Prenons une situation en sortant du cadre de notre apocalypse bien aimée, pour que celui-ci soit plus parlant. Par exemple, le terrorisme islamiste : dans notre imaginaire collectif américain, les buts des terroristes, lorsqu'ils ont tué des dizaines voire des centaines de personnes ici et ailleurs, que ce soit par des bombes et armes en tout genre, ont toujours été de nous terroriser, nous autres pauvres mécréants, de diviser entre les musulmans et les non-musulmans, afin de mener une scission nette qui finirait par l'apartheid, autrement dit, la guerre civile.

C'est une vision simpliste des choses, trop évidente à mon sens. Imaginons qu'en réalité, ces meurtres violents et massifs au regard de ce que nous pensions encore, n'avaient pas été pour ces buts-ci, mais plutôt pour déplacer notre fenêtre d'acceptabilité. De faire en sorte que nous ne nous indignions plus d'un moindre mal, au regard de ces attentats. Que le racket, le passage à tabac, l'assassinat d'un animal de compagnie, l'immolation d'une femme, le fait de broyer le crâne d'un homme dans la rue, et cetera... soient considérés dérisoires, donc tolérables comme un tas d'incivilités isolées, au regard des massacres auxquels nos esprits auront pu les comparer.

Au même titre que l'on pourrait se féliciter qu'une adolescente ai été matraquée, en nous disant : cela aurait pu être pire, elle aurait pu être violée, ce n'est pas si grave. Soumettre l'opinion publique à des tueries de masse terrifiantes, pour que les actes de plus petite envergure deviennent acceptables sans susciter de révolte, puis accentuer l'escalade, afin que ce qui était encore impensable un jour devienne à son tour acceptable le suivant. L'on pourrait transposer cette théorie à bien des époques, bien des maux. »


Il s'était approché de quelques nouveaux pas, relatifs, puis il vint s'accroupir non loin de toi dans le frottement de son cuir et passa l'index sur ses lèvres en une faible caresse peu naturelle, doigt duquel il t'indiqua ensuite en fronçant les sourcils.

« Comme l'inquisition catholique, qui torturait, brûlait et étranglait, laissant à certains chanceux le droit d'être seulement noyés, sans douleur. Bien sûr ils n'avaient pas conscience d'à quel point cela pouvait être douloureux de mourir de cette manière. Ou, mettons, que j'éviscère sous vos yeux l'un de vos amis, en démembre un autre vivant, et en épluche un dernier de la même manière. Ce que vous ressentirez, lorsque je me tournerais vers vous pour vous pointer avec un revolver... »

Il s'appuyait de sa gauche sur sa jambe, sa dextre toujours la même sollicitée, prenant l'apparence sommairement imitée d'une arme à feu dont il posa le canon représenté par son index et son majeur joint sur sa tempe, sa langue passant de son extrémité sur ses lèvres.

« Ce ne serait plus de l'indignation, ou du regret, mais un profond soulagement. La fenêtre d'Overton est un outil implacable, auquel aucun de nous ne peut se soustraire. Vous avez tué six personnes en quatre jours, considérant que c'était vous, ou eux. Je suppose qu'ils l'avaient mérité et je sais qu'au fond de vous, vous le croyez sincèrement. Mais c'est ça le hic : à force de tuer, la raison devient secondaire, anecdotique et l'on est si facilement tenté de déplacer la fenêtre, pour juger de ce qui devient un besoin, avec de plus en plus de violence et de cruauté.

Pour que ce qui ne relevait pas de vous ou les autres hier, le soit demain, jusqu'à ce que ceux qui ne l'auraient pas nécessairement mérité, soient tués par anticipation, puis par prudence, puis par précaution, puis par incertitude et... il arrive le moment où l'on vient à se convaincre de tuer une personne de par le simple fait qu'elle respire. Alors à ce moment-là, vous déciderez peut-être arbitrairement que ce sera vous ou Matthew, vous ou moi, vous ou Ricky... vous ou James ? »


Il termina par abaisser sa main en pliant ses lèvres d'une nouvelle moue dubitative plus prononcée cette fois, sans que ses yeux ne se détachent plus des tiens et dont les sourcils s'étaient inversés d'un redressement interrogatif.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Ivy Lockhart


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Ivy Lockhart

Mer 25 Mar - 13:28
Mon regard ne se détachait pas de la silhouette de l’homme lorsqu’il se mit à rire, m’arrachant un plus franc sourire certainement plus mimétique que véritablement amusé par la situation. Je ne comprenais pas ce qui le faisait rire à ce point, ni même si celui-ci trouvait sa source dans de la moquerie, de l’amusement, ou plus simplement de l’absurdité. Ce dont je me rendais compte par contre, et cela m’étonnait bien plus que le rire du Vagabond, c’était ma propension à n’en avoir rien à foutre. Il n’y avait pas de blessure ou de ressentiments dans mon orgueil qui aurait pu - qui aurait dû et l’aurait été des jours et semaines auparavant - se trouver blessé. Je me remémorais sans trop de mal les quelques échanges que nous avions pu avoir par le passé depuis cette fameuse nuit. À chaque fois, ses piques avaient su m’atteindre profondément et me faire réagir au quart de tour. Il n’en était rien en ce moment, et je doutais que cela soit la cause d’une quelconque perte de talent de l’homme à savoir titiller et provoquer, pas plus qu’une perte d’acuité à trouver les mots jouant sur la bonne corde sensible.

Je laissais mon sourire s’effacer petit-à-petit quand il se redressa, ne perdant pas de mon regard le dos de l’homme dont les contours de la silhouette se floutaient à mesure qu’il s’éloignait de moi. Tout comme je ne manquais rien de sa gestuelle, son habituelle théâtralité lorsqu’il me rendit à nouveau son attention, quand bien même la distance ne me permettait pas d’en saisir toutes les mimiques et leurs subtilités. Et je l’écoutais parler, parler encore, parler toujours, inclinant légèrement la tête sur le côté. Je plissais les paupières sur sa silhouette tandis que mon attention se focalisait sur sa voix. Je me rendais compte qu’il avait une voix assez apaisante dès lors que l’on dépassait les mots que celle-ci portait. Des mots qu’il m’était pourtant difficile d’ignorer tant ils se voulaient porteurs d’idées plus ou moins profondes, mais aussi d’un exercice de pensée que je trouvais particulièrement amusant à mesure qu’il le développait.

Je n’en perdais pas une miette à dire vrai, faisant l’effort de me projeter dans certaines des situations décrites d’un effort d’imagination, quand d’autres ne nécessitaient que quelques efforts de mémoire à repenser à ces actes terroristes qui avaient marqué l’histoire de l’occident, fortement relayés par les médias et trop longuement débattus par la suite. Je fronçais les sourcils plus fortement, à l’instar de mes paupières, laissant ma langue glisser lentement entre mes lèvres dans un premier temps, pour ponctuer ce geste d’un mordillement de ma lèvre inférieure, une moue pensive grimant mes traits. Une moue pensive qui se vit rapidement soufflée par une expression de surprise brève mais sincère à l’évocation de ses dernières allusions, le choix qu’il me proposait alors.

“James ou moi ?” répétai-je dans un souffle de questionnement tout à fait rhétorique. Un sourire franc mais néanmoins désabusé se manifesta sur mes lèvres, relevant mes pommettes jusqu’à faire naître quelques pattes d’oie au coin de mes yeux. Mes noisettes se détachèrent du Vagabond, mes dents mordillant plus franchement ma lèvre inférieure le temps de quelques instants où je contemplais le sol de la cabane. Le vague en réalité, dissimulé derrière les idées qui fusaient sous mon crâne, avant que mon visage ne ramène toute son attention vers l’homme accroupi, le buste penché en avant, mes avant-bras appuyés en travers de mes cuisses ; lui offrant un sourire en coin plus amusé, mais vecteur d’une certaine amertume fataliste.

“Pourquoi croyez-vous que nous sommes ici vous et moi ? Ce choix a déjà été fait. Et de mon point de vue loufoque et bancal, mes raisons d’agir, d’avoir tué, ne le sont pas plus que votre histoire de fenêtre. Vous pouvez bien vous amuser à compter les points, comparer le nombre de mes victimes à celles de Jack l’Éventreur ou Charles Manson, tout ceci n’a aucun sens sans le contexte associé. Tout ceci n’a même aucun sens tout court,” rétorquai-je d’un ton assez monotone.

Je redressais légèrement mon dos, croisant mes doigts pour faire craquer les jointures de mes phalanges avec une petite grimace de satisfaction avant de reprendre ma posture précédente, soutenant autant que je le pouvais le regard du Vagabond, sans me départir de mon sourire.

“Et si vous aviez fait le choix de ne pas prendre ces vies pour sauver mon cul ? Combien de vies auraient été prises ensuite ? Si Soulstrange avait fait de moi l’un de ses chiens fous, à me lâcher sur d’autres communautés comme vous nous l’avez raconté ? Depuis quelle fenêtre arbitraire avez-vous pris votre décision ce soir-là ? L’anticipation ? La prudence ? L’incertitude ? L’amusement peut-être… Mmh ? Au final, vous n’êtes pas mieux loti que moi. Alors je vais me répéter : aucune d’entre elles ne méritaient de mourir. Cela ne tenait qu’à un contexte particulier, dans un moment particulier, avec un choix à faire. C’était simplement elles ou moi…”

Je secouais lentement la tête, gonflant ma poitrine d’une profonde inspiration avant de me laisser basculer sur le côté. De quelques mouvements sur le matelas, je m’allongeais de nouveau, sur mon flanc gauche qui ne souffrait pas de contusion, le visage en appui contre ma main gauche relevée, les pieds dirigés vers l’oreiller, croisés au niveau des chevilles. Mon sourire s’effaça pour laisser place à une moue pensive, les lèvres pincées sur mes réflexions intérieures. Je reprenais alors d’une voix plus douce, moins taciturne.

“Je n’avais jamais entendu parler de cette fenêtre d’Overton - pas sous ce nom du moins - même si j’en conçois parfaitement l’idée de relativisme... Le ‘ç’aurait pu être pire’... Mais je n’y vois rien d’implacable. Peut-être ce concept l’était-il avant l’avènement de notre chère apocalypse bien-aimée. Aussi implacable que pouvait l’être la Mort, ou aussi immuable que pouvaient l’être les lois de la physique. Peut-être… Je n’en sais rien. Ne suis-je pas une tricheuse après tout ?” lui demandai-je finalement en plissant les yeux, une pointe d’espièglerie dans la voix.

Une boutade taquine conclue par la naissance d’un énième sourire plutôt attristé et particulièrement discret. Je me laissais rouler sur le dos, croisant mes mains derrière ma tête en fixant le plafond aux lignes floues, lâchant un long soupir faisant suite à une autre inspiration profonde.

“Mais trêve de philosophie et de psychologie de comptoir. Vous n’avez pas besoin de moi pour survivre là-dehors. Au mieux avez-vous besoin que Soulstrange ne me foute pas le grappin dessus, mais il aurait sûrement été plus prudent pour Matthew de me tuer. M’empoisonner plutôt que me sédater.” Je marquais un silence pensif, laissant échapper ensuite un petit rire nerveux, plutôt ironique.

“Remarquez… Cette cellule de bois dépourvue du moindre petit clou lui offre au moins le luxe de changer d’avis.” Je me raclais la gorge, venant frotter ma joue d’un geste de la main, tournant mon visage vers le Vagabond. “Et si vous me disiez enfin ce que vous attendez de moi ?”
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Herbertz 3C
Redhead Toxik Flec.
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : Ford F-150
VHF-ANT-SAL
HK21 50C 7,62
Contenants Personnels :
Dos 24/30
Grand sac
Talkie Militaire (2)
Hachette (4)
Kit de crochetage (3)
Outils Électroportatifs (15)

Le Vagabond


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Le Vagabond

Hier à 21:44
Demeuré accroupi, l'homme porta sa senestre à ses lèvres, agrippant d'un coup de dents un morceau de peau morte près de l'ongle de son auriculaire, l'incitant à pencher la tête un tantinet pour effectuer cette morsure minimaliste et discrète, avant d'abaisser la main en grattant ce morceau séché entre ses dents distraitement. Il ne souriait plus, ni ne montrait une quelconque ironie ou provocation. Le Vagabond était devenu très brutalement, dans l'impression tout du moins, austère et sceptique dans sa manière de te fixer scrupuleusement.

Cette fois, lorsque tu te penchas pour poursuivre ta réponse, il ne recula pas - bien qu'il n'était pas si proche de toute évidence, marquant un petit mètre entre vos deux silhouettes. C'était d'ailleurs l'occasion pour être légèrement plus haute tandis qu'il était resté accroupi jusqu'à ce que tu t'allonges, ce geste le décidant à déplier ses jambes, ce qui relâchait les pans de sa veste afin de lui permettre de se redéployer. Il se releva et tourna les talons lentement, s'éloignant de quelques pas jusqu'à rejoindre le mur près de la porte d'où tu ne le distinguais plus vraiment, si ce n'est une forme floue moins difficile à deviner puisque tu avais pu te remémorer son apparence, sans pouvoir dire s'il était adossé ou ce qu'il pouvait bien faire ou regarder à présent.

« Voilà des jugements préconçus et taillés à la hache pour essayer de contrer mes propos incisifs. » Avait-il fait entendre quelques instants après ton ultime question, sa voix sensiblement plus portée de par la distance nouvelle entre vous deux. « Je veux bien croire que c'est mérité, après toutes les piques et provocations que je vous ai lancé au cours de nos quelques rencontres bien trop maigres pour que vous puissiez déduire quoi que ce soit de moi, de ma manière de vivre ou de mes méthodes, quelque soient mes aspirations. Enfin... pour peu qu'elles aient un quelconque intérêt à vos yeux. »

Il laissa passer un simple instant de silence avant de poursuivre, son ton plus linéaire, moins varié de sonorités théâtrales ou illustratives, il avait un poil raffermi son ton qui paraissait pensif.

« La plupart des dégénérés sont comme vous : ils agissent à l'instinct le plus chaotique et le plus spontané, en omettant souvent toute réflexion tangible. Ils sont dans l'interprétation d'eux-même de par la tentative de retrouver une part de contrôle qu'ils pensent nécessaire, intrinsèquement lié à l'idée de fierté plus ou moins mal placée.

Mais face aux événements et à la remise en cause de toutes leurs croyances et certitudes sur le monde, plus encore sur des fondamentaux comme la vie, la mort et le surnaturel, ils se battent contre l'écho de leur vie antérieure et ce qu'elle pouvait constituer au niveau dimensionnel autant si ce n'est plus que contre ce qui les menacent. Alors ils ne ressentent pas assez et pensent beaucoup trop, c'est pourquoi la plupart sont si éphémères et périssent en un formidable gâchis. »


Un soupir entrecoupa ses propos avec une lassitude évidente et pour la première fois depuis que tu l'avais rencontré, une sorte d'aigreur transparu dans son intonation, pour le moins absente de compassion à l'égard de ceux dont il évoquait le trépas sans véritable nuance autre que la forme des mots.

« Plus tôt j'ai entendu vous considérer en troisième position de mon podium personnel de dangerosité, quant aux individus du coin. Vous ne l'avez pas vraiment relevé. Est-ce par narcissisme de n'en avoir rien à faire de vos concurrents ? Ou par fierté de ne pas vouloir demander ou savoir ce qu'il en est ? Peut-être déconsidérez-vous mes idées sur la question. Vous préférez savoir ce que je peux bien vous vouloir, ça vous occupe l'esprit et vous rend prompt à répondre pour affronter mes paroles plutôt que les analyser réellement.

Je ne vois que deux possibilités : soit vous m'estimez, soit vous me méprisez. Je pense que vous n'avez pas d'entre-deux centré dans vos idées et vos propos, pas tout à fait et j'espère ne pas me tromper : la modération des idées est une absence d'idée, la confidence de sa propre médiocrité. Il est possible que si vous compreniez la manière dont je considère la dangerosité des uns ou des autres, vous y déceliez ce que je pourrais attendre de vous. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Ivy Lockhart


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 2 Debuba1155/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 2 Videba10  (55/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 2 Debuba1065/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 2 Videba10  (65/100)
Informations scénaristiques:
Ivy Lockhart

Aujourd'hui à 19:06
Depuis ma position allongée, je suivais du regard la silhouette du Vagabond dont le flou s’était accentué suite à son éloignement. Si ma vision ne m’était plus utile à tenter de cerner ses pensées, les expressions de son visage de toute façon toujours trop énigmatique pour moi, il m’était cependant difficile de manque le changement de ton que sa voix venait d’adopter. Je détournais le regard, ramenant mes noisettes à contempler le vague du plafond une nouvelle fois, les bribes rieuses de ma précédente ironie s’effaçant lentement. D’un mince sourire qui se réduisit à un pincement des lèvres beaucoup plus grave et concentré. Fini de jouer. Fini l’absurdité et la fausse légèreté, la théâtralité.

Je me grattais distraitement le ventre, ma main mutilée passant sous le tissu de mon tee-shirt pour laisser courir mes ongles ras contre ma peau. Les mots de l’homme n’étaient pas sans m’ébranler, secouant mon esprit avec une violence insoupçonnée dont je m’efforçais de ne pas trahir les effets par les expressions de mon visage. Certainement sans grande efficacité comme pouvaient en témoigner le froncement de mes sourcils, la pâleur de mes lèvres décolorées par un pincement plus prononcés encore, ou la tension crispée de mes mâchoires serrées. Ma poitrine se gonfla d’une profonde inspiration, relativement sonore au passage de l’air par mes narines. Ce faisant, je fermais les paupières sur mes noisettes, laissant flotter un silence particulièrement long, à peine perturbé par les quelques bruits extérieurs qui parvenaient à filtrer depuis l’autre côté des rondins. Une minute, peut-être deux, durant lesquelles je n’avais rien à lui répondre. Non pas qu’il n’y avait rien à dire, tout au contraire justement, mais certains silences se voulaient parfois plus évocateurs qu’un dictionnaire tout entier. Juste que je ne savais plus par quoi commencer, par où reprendre le fil de mes pensées qui se trouvaient affreusement mises à mal tant il y avait de vérités, d’abjectes vérités que je me refusais d’entendre. Pourtant, je me devais bien de les admettre. Quoique non, je ne me le devais pas, je le devais surtout à ceux que j’avais blessés en chemin, abandonnés derrière moi.

“Vous pensez que je n’ai pas relevé la place tout spéciale que vous m’accordez sur votre podium ? Que je la déconsidèrerai par fierté ou narcissisme ?” soufflai-je simplement après quelques secondes supplémentaires de ce silence. Puis je me redressais assez brusquement en m’aidant de mon bras gauche pour m’installer en tailleur sur le matelas, me tournant pour faire autant que possible face au Vagabond. Je dodelinais de la tête puis faisais claquer ma langue contre mon palais dans un souffle plus long, reprenant d’un ton plus dur et amer, quoiqu’interrogatif malgré tout.

“Ce n’est pourtant pas moi qui me pointe devant ma médaille de bronze, capable de manipuler métal et champs magnétiques, avec un gros morceau de fer à la ceinture, à prétendre ne rien craindre. Si vous ne me craignez pas, si vous êtes si persuadé que je ne vous ferai aucun mal, où est donc votre arme ?” Je secouais la tête en pinçant brièvement ma lèvre inférieure entre mes dents, poursuivant au terme d’un nouveau soupir, le regard baissé sur mes chevilles, les mains posées sur celles-ci.

“Regardez-vous à bouder dans votre coin parce que je n’aurais soit-disant pas écouté ce que vous me disiez,” lui lançai-je avec une amertume et une dureté renouvelée. “Vous êtes là, plein d’aigreur après m’avoir chié vos certitudes métaphoriques à la gueule, à prétendre savoir mieux que moi ce que je pense, ce que je ressens et ce que je crois ; et c’est moi qui serais méprisante ? Pointez-moi donc un revolver sur la gueule après avoir épluché mes amis... Vous risquez d’être désagréablement surpris de voir de quel ‘soulagement’ j’me chauffe.”

De cette colère montante, je frappais le matelas de mon poing droit, grimaçant et grognant de douleur en sentant celle-ci courir depuis ma main mutilée jusqu’à mon coude et mon épaule. Une main que je secouais ensuite en serrant les dents, ponctuant ce geste d’un “quelle con” murmuré, mais suffisamment audible pour mon interlocuteur. Une douleur ravivée qui eut cependant l’avantage de rapidement faire redescendre la tension qui m’avait gagné l’espace de quelques instants. Je me mordais l’intérieur de la joue, une grande inspiration achevant d’assagir ma montée de colère, reprenant alors d’un ton plus las. Je me sentais soudainement minable de m’en être prise à lui aussi sèchement, détournant même complètement l'une de ses métaphores très loin de son message originel, en toute connaissance de cause.

“Vous pensez vraiment que j’me suis barrée du Perchoir par fierté ? J’sais que j’suis fière, égoïste, bornée et que ça m’a souvent joué des tours, mais même cela a ses limites... À aucun moment l’idée ne vous est venue que c’était juste de la crainte ? Celle d’être une menace pour mes amis ? Bien sûr que mon pouvoir me rend dangereuse, et mon esprit gangréné par la parano n’est clairement pas le plus apte à disposer d’un tel pouvoir.” Je marquais une nouvelle pause, relevant mes noisettes vers la silhouette du Vagabond, lui adressant un sourire désolé, très léger, l’instant de quelques secondes.

“Je vous apprécie vraiment vous savez ? Même si je vous provoque, je ne me moque pas pour autant de ce que vous avez à me dire. Soyons juste honnête deux secondes... qui que soient les numéros un et deux de votre podium, j’suis pas encore en état de les détrôner.”

D’un mouvement du bassin, je m’approchais du rebord du lit, déliant mes jambes jusqu’à ce que mes pieds atteignent le sol en bois. J’eus un petit soupir triste à sentir la matière et sa température neutre sous mes plantes de pieds. Ce n’était pas sans me rappeler le faux parquet couvrant le sol du dortoir du Perchoir, et finalement ce que j’avais concédé de sacrifier. D’une impulsion sur mes bras, je me relevais prestement. Un peu trop même quand je sentis mes jambes manquer d’un certain équilibre et aplomb durant quelques secondes, m’obligeant à me retenir de mon bras gauche en appui sur le matelas. Après quoi, j’étirais mes bras de toute leur longueur, faisant craquer les jointures de mes coudes et mes épaules, avant de les croiser sur ma poitrine.

De quelques pas de mes pieds nus, je commençais à me diriger vers la porte de cette cabane, le regard baissé et les paupières plissées pour tâcher de ne pas poser le pied sur un déchet ou un putain d’insecte dégueulasse. Pourtant, je m’arrêtais un peu avant d’atteindre le battant, laissant une distance suffisante à l’homme pour s’interposer s’il avait tenu à m’empêcher de l’ouvrir, redressant le regard dans sa direction en arquant un sourcil.

“Mais dites toujours... Au risque de vous surprendre, j’ai également noté que vous appréciez les défis les plus vains et invraisemblables.”
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Herbertz 3C
Redhead Toxik Flec.
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : Ford F-150
VHF-ANT-SAL
HK21 50C 7,62
Contenants Personnels :
Dos 24/30
Grand sac
Talkie Militaire (2)
Hachette (4)
Kit de crochetage (3)
Outils Électroportatifs (15)
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