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[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35
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Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Jeu 16 Avr - 18:39
Le jeune homme avait en main tout ce qu’il possédait, littéralement, un simple sac rempli avec ses armes et un peu de nourriture remis par Matthew juste avant. Ce dernier quitta la maison alors que Jordan suivait son conseil en se dirigeant vers le frigo, prenant une simple bouteille d’eau fraîche pour la mettre dans son sac. Il lâcha un sourire quand il l’ouvrit, découvrant ses deux machettes qu’il avait quand il était tombé dans cette maison.

Il posa son sac au sol, la bouteille aussi, à quelques centimètres à côté de ce dernier avant d’y plonger sa main droite, trouvant la manche d’une des deux machettes qu’il avait auparavant. Il venait de lever cette dernière en face de son visage, fixant pendant une simple seconde cette lame. Une simple seconde durant laquelle il ressentit un frisson qui lui parcourût l’échine. Peut-être qu’il aurait dû avoir peur, non pas de cette lame qu’il tenait, mais de ce que cela impliquait, la fin de cette vie tranquille qu’il avait pu goûter pendant plusieurs semaines en ces lieux, un retour à cet horrible monde qu’était le sien, avec toutes les horreurs possibles et imaginables encore et toujours…

Mais non. Il n’avait pas peur, au contraire, il ressentait une certaine excitation viscérale au contact de cette lame. Le fait d’avoir cette arme en main lui avait fait ressentir l’espace d’une seconde ce qu’il c’était passé auparavant. Cette énergie qu’il ressentait comme illimitée, la douleur qui s’envolait, le temps qui semblait ralentir autour de lui, la surdité partielle qui l’empêchait d’entendre ce qu’il se passait au loin, tout comme ce voile qui embrumant son champ de vision au-delà de la seule chose qui lui importait. Cette nuit-là, c’était cette femme, demain, une autre qui le déchaînerait, une autre qui ferait naître chez Jordan ce sentiment de pleine puissance.

Il prit une grande inspiration, mettant la bouteille d’eau dans son sac avant de le refermer pour le porter à son dos. Il sortit de la maison et suivit Matthew sans dire un mot, toujours avec son arme en main. Il se sentait bien, peut-être était-ce tout simplement le fait de marcher tout simplement, après être resté des semaines dans cette ferme sans réellement bouger ou peut-être la simple euphorie d’avoir encore sa lame en main, cela n’avait que peu d’importance en réalité, il se sentait bien, et c’était le plus important.

Cette longue marche commençait le fatiguer, même s’il était un peu sorti pour se dégourdir les jambes et bouger un minimum quand il était à la ferme, il n’était pas totalement remis, surtout s’il devait passer par la forêt, lui, l’enfant de la ville. Même si sur la fin de leur marche, il semblait essoufflé, il ne serait pas permis de ralentir le rythme durant leur voyage. Il s’était retenu à maintes reprises de balancer un coup de machette pour dégager le passage mais aussi pour soulager sa frustration d’avoir autant de difficultés à se déplacer en pleine nature contrairement à Matthew qui lui, n’en avait visiblement aucune.

Ce n’était qu’une pointe de bon sens qui le retint quand il avait tout simplement envie de détruire les feuillages et branchages sur son chemin, le souvenir d’une sortie avec Melody qui arrivait à pister facilement quelques animaux en pleine forêt. Malgré un léger sentiment de tristesse qui s’effaça bien rapidement, il se rappela que n’importe qui aurait pu les pister ou les suivre, alors il se retenait d’exploser alors que sa frustration grandissait alors qu’il sentait des branches caresser sa peau, il n’exprimait son mécontentement que par des soufflements de nez et quelques grognements étouffés quand son pied se prenait dans des racines ou autre chose dont il n’arrivait pas à en définir la nature, sans doute parce qu’il était bien trop concentré sur le fait de suivre Matthew sans le perdre de vue pour porter attention à autre chose.

Puis vint le moment tant attendu pour Jordan, le moment où Matthew s’arrêta. Ce n’était qu’une pause pour déposer ses affaires, intimant de jeune homme d’en faire autant. Étrangement, il ne se posait aucune question à la suite de cette demande, il obéissait juste, sans rien dire. Le jeune homme s’approchait de ces fourrés où l’aîné Jefferson déposait ses affaires. Il déposa en premier sa machette, à plat sur le sol, perdue dans ce bordel verdoyant. Puis il dégagea son sac de son dos, le déposa à plat contre le sol avec une attention bien trop importante, mais sans doute nécessaire puisque sa deuxième machette était toujours à l’intérieure. Puis vint le moment d’enlever sa ceinture. Un léger tintement métallique se faisait entendre alors qu’il comment à l’enlever. Il tira sur cette dernière pour la faire venir dans son entièreté dans ses mains avant de l’enrouler pour la déposer aux côtés du sac.

Une fois débarrassé de sa ceinture, Jordan posa un genou au sol pour défaire ses lacets, il ne les enleva pas de ses chaussures, préférant tout simplement les desserrer. Il enleva ses chaussures pour les déposer à côté de toute ses affaires. Il était là, en chaussettes dans cette forêt, farfouillant dans ses poches à la recherche de tout objet qui aurait pu être en métal, mais non, rien. Il fixait alors Matthew, attendant pour le suivre. Si Jordan n’avait pas la moindre idée de là où il se rendait, il se gardait bien de le demander à son guide.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 26/30
Grand sac
Machette (8)
Machette (8)
Rations saines (5)
Rations saines (5)

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Ven 17 Avr - 16:57
Une fois sa dernière botte disparue dans le tas de buissons, le regard de Matthew revint à toi, t'observant terminer de te défaire de ce qu'il avait demandé, lui-même alors pieds nus et son pantalon un peu plus lâche à sa taille, il avait marqué un temps avant de se défaire de son blouson de cuir, le faisant tomber d'un mouvement d'épaule puis tirant sur ses bras pour l'enlever.

D'un geste plus négligé, il jeta presque le blouson sur les broussailles mais cette fois, plutôt que de l'y dissimuler, il recouvrait de ce dernier l'endroit où il avait masqué son équipement. Sans besoin de faire entendre le moindre mot, il tourna les talons pour reprendre le chemin improvisé dans les bois, après s'être assuré que tu étais prêt à le suivre d'un coup d’œil. La marche deviendra plus pénible, des tiges, morceaux de bois et plantes épineuses venant agresser ta peau au travers des chaussettes, qui bien qu'elle s'en trouvait plus solide sur ces membres n'en restait pas moins bien plus sensible et vulnérable qu'une semelle de chaussure.

Heureusement, cela ne durera pas longtemps puisqu'au bout de quelques minutes durant lesquelles vous parcourez quelques dizaines de mètres à vue de nez, vous déboucherez sur une sorte de très petite clairière qui dénotera assez significativement du reste. Au regard de la forêt, c'était très discret et on ne pouvait pas dire que cette clairière était ouverte, encombrée d'arbres et de murs de feuilles et de branchages, mais à coté de la densité que vous aviez traversé depuis votre entrée dans ce labyrinthe, même tes yeux novices remarquaient cette différence, qui se confirmait par un élément ô combien surprenant.

Un peu plus loin à ta droite, une échelle faite de cordes industrielles solides et noires et d'appuis en bois taillés grossièrement, pend le long du tronc d'un arbre particulièrement massif comparativement aux autres plantes ligneuses des environs et même de la plupart de celles que tu avais croisé jusqu'ici. C'était assez impressionnant à contempler d'ailleurs et ton regard suivant naturellement l'échelle qui dénotait de la végétation, tu découvres qu'elle rejoint une sorte de support boisé construit et dissimulé dans la masse feuilletée.

Une devanture en bois, à l'instar de celle d'une cabane de jardin mais beaucoup plus grande - toute proportion gardée, c'était à se demander comment une telle construction avait pu être posée dans cet arbre. Elle était faite de rondins de bois, dont tu pouvais vaguement percevoir parmi les branches croisées et épaissies de leurs feuillages, des cordes compressées qui semblaient se lier d'un rondin à l'autre, ceux-ci serrés pour former un mur. Une porte autrement plus fine et sans relief était incrustée dedans, juste au-dessus de l'échelle, ne laissant au mieux qu'une marche à peine pour pouvoir se hisser à celle-ci.

Il était probable que si l'échelle n'était pas dépliée, celle-ci se balançant légèrement du fait du vent pour trahir qu'elle était probablement enroulable ou en tout cas pouvait être tirée jusqu'au couvert de l'arbre, tu n'aurais même pas remarqué cette cabane perchée à cinq bons mètres au moins et faite avec une expertise indiscutable, autant par l'espace, la solidité apparente que par le soin artistique à la mêler à la nature.

Matthew s'était engagé dans ce petit espace des bois plus aéré et fit un tour sur lui-même en avisant les alentours dans sa progression, son regard voilé de mèches scrutant les fourrés, avant de lever les yeux sur la cabane close. Il s'interrompit à deux pas de l'échelle, grinçant silencieusement des dents en s'attardant sur l'entrée de l'édifice boisé, puis il détourna les yeux sur toi en te faisant signe de l'index, son geste de main relatif et mollasson.

« C'est ici, il faut grimper. » Dit-il sur un ton juste suffisant pour que tu perçoives ses mots. « Je serais dessous en support. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Mar 21 Avr - 0:20
Sans dire un mot, le jeune suivit son guide, même s’il grogna lorsque quelque chose venait mordre la plante de son pied. Une branche un peu trop pointue, un caillou, cela importait peu, il serra des dents face à cette désagréable sensation et à présent, il était certain d’une chose. Il détestait la forêt. Il regrettait presque de ne pas avoir balancé des coups de machette ici et là quand il en avait l’occasion. Maintenant, il en avait envie, juste une envie de donner un grand coup de pied dans le premier tronc qu’il verrait, un coup de machette dans les branches qui lui barreraient le passage, de hurler en ces bois. C’en était trop, la marche était trop longue pour lui qui était resté alité pendant des semaines, il était fatigué de cette longue marche, en colère de se prendre des branches ici et là dans la gueule, d’être obligé de marcher en chaussettes dans cette maudite forêt pour laisser quelque chose lui mordre le pied.

Si tout cela contribuait à l’énervement de Jordan, ce n’était pas le problème. Il était tout simplement incapable de suivre Matthew à son rythme sans être fatigué. Une simple marche le fatiguait, et ce n’était pas le plus important, il avait laissé beaucoup trop de choses derrière lui, depuis son retour d’entre les morts, mais il avait l’impression qu’il avait encore perdu depuis son réveil à la ferme. Il l’avait légèrement ressenti en prenant la machette en main avant de partir de la ferme, l’avoir en main n’était plus aussi instinctif qu’avant. C’était extrêmement frustrant. Puis après un pas de plus, il marcha à nouveau sur quelque chose qui attaqua son pauvre pied. Cette fois-ci, il ne pût se retenir de lâcher un juron.

« Putain… »

Il se serait échappé dans un simple murmure, suivant d’un grognement puis d’un soupir bien trop long alors qu’il arrivait dans ce qu’il semblait être une clairière. Finalement, la fin de cet enfer vert était proche. A quelques pas se trouvait une échelle qui menait à une sorte de cabane dans les arbres. En observant rapidement la hauteur de la cabane, et donc la distance à parcourir sur cette échelle, il inspira profondément avant de lâcher un soupir un peu trop bruyant lorsque Matthew lui intima de grimper. Ce n’était pas si impressionnant que ça, mais sachant qu’il venait tout juste de recommencer à marcher, cela lui semblait risqué. Il lâcherait un simple mot à lui-même pour s’encourager avant de se lancer pour monter cette échelle.

« Allez. »
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 26/30
Grand sac
Machette (8)
Machette (8)
Rations saines (5)
Rations saines (5)

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mar 21 Avr - 22:47
Matthew était demeuré à coté de l'échelle, t'observant Jordan en contractant sa mâchoire par mouvement d'habitude sans signification, en apparence au moins, sa chevelure longue et rebelle voilant toujours son visage d'une partie envahissante. Quand tu t'approchas pour entamer la grimpe de ladite échelle, le chasseur anticipa en levant sa dextre pour l'enserrer sur la corde de celle-ci, avisant ta manière de saisir les poignées de bois des mains, puis la pose de tes pieds.

Dès l'instant où tu posais les mains, tu pus sentir l'échelle lâche et légère malgré sa solidité réelle, qu'elle devait au type de corde comme à la qualité de l'artisan qui avait fait l'accroche au sommet. Un pied après l'autre, tu commençais à grimper, la première marche, puis la seconde, contraint de faire pression sur tes phalanges pour rester bien accroché car tu pouvais également sentir à quel point l'échelle aurait été prompte à se balancer aisément si le chasseur n'assurait pas un certain maintien.

Ce n'était vraiment pas évident en temps normal, aussi cela te demanda un effort comme tu n'en avais pas connu depuis longtemps et d'autant plus dans ta condition encore un tantinet fragile de par les événements récents, tirant sur tous tes muscles et même certains dont tu ne soupçonnais peut-être pas l'existence entre les épaules et les biceps, ou dans les environs des mollets.

Une marche après l'autre, tu eus un mal fou à tenir l'équilibre, s'en était à se demander qui serait capable de vivre dans cette cabane et devoir se farcir un tel obstacle pour y monter ou en descendre. Après quelques « étages » franchis et alors que tu étais à mi-chemin, tu perçus ton souffle s'emballer et ton cœur tambouriner dans ta poitrine, te donnant l'impression d'être à une de ces épreuves sportives dont les lycées et plus encore le service militaire en avaient eu le secret, exigeant une bonne dose de volonté.

Pourtant, tu ne lâchais pas, trouvant dans ta colère profonde et cette hargne que tu avais cumulé, exacerbée par l'agression de la flore au travers de la forêt, la motivation pour persévérer malgré le rougissement accru de tes phalanges et de tes joues.

Dessous toi, tu comprenais à la pression extérieure que l'on provoquait à l'échelle, que le chasseur t'avait rapidement suivi et d'assez près, s'interrompant dans sa progression pour rester en support et avec une grande attention à tes propres franchissement, et ce jusqu'à ce que tu atteignes enfin le rebord de la cabane. A ta prise de main sur celui-ci, tu retrouvais un véritable appui, tangible et sûr, qui soulageait un peu tes mains dont la peau avait largement chauffé de la grimpe.

Tu ne pouvais pas vraiment te redresser debout, en dépit de ton agilité, ta fatigue croissante menaçait ton équilibre et c'est pourquoi il te fallut rester les pieds sur l'échelle pendant que tu tendais la main pour saisir la poignée de porte que tu déverrouillais d'un geste, afin de pouvoir te hisser à l'intérieur de cette pièce unique. Tu découvrais ainsi le lieu en profitant de la luminosité extérieure offerte par l'ouverture dans ton dos : le tas de vêtements et de conserves plastiques, la table démontée, son support posé à l'envers sur le sol et ses pieds entassés dessus, et contre le mur droit devant toi, un lit sur lequel était assise en tailleur Ivy.

Il te faudra quelques instants pour la reconnaître, tant les affres du temps et des événements semblaient l'avoir impacté. Elle porte un tee-shirt kaki, un short vert terne, les pieds nus et à voir sa tête, elle semble s'être récemment réveillée. Tu distingues d'ailleurs un bandage qui couvre sa main droite.

Ivy, l'usage de ton pouvoir et la perception qui en découle n'avait rien laissé paraître, demeurant plongée dans ce même abysse silencieux et absent de tout élément qui avait su rythmer jusqu'alors cette capacité, ce qui était assez déroutant il fallait le dire. Tu voyais plutôt la porte s'ouvrir et une silhouette probablement se hisser, s'en trouvant floue et dont le sexe te paru même assez difficile à déterminer les premiers instants, tant ta vue mêlée au réveil t'handicapait.

Cependant, après ce moment d'incertitude, tu pouvais théoriser qu'il s'agissait d'un homme, sans doute pas Matthew faute de percevoir cette crinière brune qui le caractérisait, du moins peut-être ?
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Mer 22 Avr - 18:09
Bien évidemment, monter à cette échelle était un effort monumental pour le jeune homme alors qu’auparavant, il aurait pu faire cela les yeux fermés, mais plus maintenant. Maintenant, il ne pouvait même plus marcher une heure sans cracher ses poumons, il ne pouvait plus grimper à une simple échelle de corde sans risquer un décollement de la plèvre, c’était extrêmement rageant pour lui, de voir que chaque épreuve qu’il affrontait était une épreuve qui lui semblait insurmontable, alors qu’avant, il aurait écarté ces bien trop nombreuses difficultés d’un simple revers de la main. C’était à cet instant précis qu’il réalisa finalement qu’il avait tout oublié, et que son corps aussi.

S’il n’était pas en plein milieu d’une échelle de corde à quelques mètres de haut, il aurait pu rester là, pataugeant dans son incompréhension, laissant son esprit ses perdre dans une multitude de questions, mais maintenant, il ne faisait que serrer les dents, expirant excessivement fort par le nez tout en continuant de grimper, empoignant chaque barreau comme si sa vie en dépendait, ce qui, techniquement, n’était pas totalement faux.

Puis vint le moment tant attendu où Jordan atteignit le haut de l’échelle, soupirant de satisfaction à la vue de cette épreuve accomplie. Il était exténué, ce n’était pas uniquement l’échelle qui l’avait mis dans cet état-là, c’était un tout. Sa blessure, la manque d’exercice, la longue marche en pleine forêt et finalement, ça. Il prenait une seconde pour reprendre son souffle alors que Matthew était sans aucun doute très proche. Le jeune homme investissait alors l’intérieur de la cabane, jetant un œil rapide à droite et à gauche, découvrant le capharnaüm qu’était ce lieu, un tas de vêtements ici ou encore une table démontée à côté… Mais son attention se porta sur le lit, ou plutôt, sur la personne qui était assise sur ce lit. Jordan plissa les yeux, faisant un simple pas en avant, puis il lâchera un simple nom, pensant la reconnaître.

« Ivy ? »

Oui, c’était bien elle, ravagée par le temps, ravagée par ce monde et il ne l’espérait pas, mais sans doute ravagée par l’homme. Les larmes commençaient à monter aux yeux du jeune homme, finalement, Ivy n’était pas la seule personne hormis ceux de la ferme à qui il pouvait faire aveuglément confiance ? C’était en effet la seule personne envers laquelle il ne pouvait douter, et peut-être la seule personne qui pouvait effacer cette solitude qui l’envahissait même quand il était entouré dans cette ferme.

Si au début, l’obscurité l’avait enlacé bien tendrement, privant sa vision de toute couleur, laissant sa victime dans la mare de son propre sang, avec pour seul chant celui des rebuts du royaume des morts, le jeune homme aurait rapidement quitté ce royaume pour se retrouver dans cette prison salvatrice où la différence entre tortionnaires et libérateurs était difficile à placer, puis il y eût cet instant, où il apercevait Ivy, qui était en cet instant, était un agréable retour à la réalité. Laissant la ferme derrière pour revenir vers ses compagnons, et surtout, vers celle dont il n’avait aucun doute.

« Putain Ivy… Le monde n’a pas été tendre avec toi… Mais tout ira bien maintenant, je te le promets, je suis là et je resterai avec toi… »

Jordan lâcha ces mots alors que sa voix trahit un léger sanglot, une larme roula sur sa joue gauche alors qu’il avalait rapidement la distance qui le séparait de la petite Ivy. Une fois arrivé à côté d’Ivy, il la prendrait dans ses bras, faisant attention de ne pas la serrer trop fort ou de toucher aux blessures qu’elle semblait avoir, du moins, si elle ne le repoussait pas.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 26/30
Grand sac
Machette (8)
Machette (8)
Rations saines (5)
Rations saines (5)

Ivy Lockhart


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba1120/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba1065/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (65/100)
Informations scénaristiques:
Ivy Lockhart

Jeu 23 Avr - 20:29
D’un réflexe habituel, j’avais plissé les paupières et froncé les sourcils pour tenter de deviner les traits de la personne qui venait d’ouvrir pleinement la porte face à moi. Un effort sur mes yeux qui se révélait parfaitement futile, surtout que la silhouette se découpait sur le contre jour qui filtrait par l’ouverture derrière lui. Pas même mon sixième sens n’était en mesure de me livrer la moindre information sur cet inconnu. Sauf une… Il devait forcément traîner avec Matthew pour se présenter devant moi dénué de la moindre particule de métal discernable. À son irruption dans la cabane, je me crispais légèrement, redressant le dos  et serrant les poings, le souffle retenu dans l’expectative d’un geste de sa part, bien qu’en l’état je me sentais affreusement vulnérable. Ce n’est qu’à l’évocation de mon prénom que je fronçais les sourcils un peu plus encore, mais de doute cette fois-ci.

Cette voix. L’idée me traversa brièvement que ce ne devait pas être possible, que je devais très certainement me méprendre. Quelques centièmes de seconde qu’une autre réalité chassa bien vite. Plus rien n’était impossible dans ce putain de monde. Ma mâchoire se décrocha légèrement, une moue de surprise s’affirmant plus encore sur mes traits quand l’inconnu poursuivit, ancrant chez moi la certitude de son identité. Je secouais lentement la tête, abasourdie. Qu’est-ce qu’il foutait là ? N’était-il pas mort, comme l’avait prétendu James ? Je goûtais en l’instant l’étrange confusion qui avait dû s’emparer de mes compagnons lors de mon propre retour parmi eux. Liz’, James, Samuel… Tout ceux qui m’avaient cru disparue. Waow… C’était très perturbant en vérité, et je comprenais d’autant plus certaines réticences incrédules dont j’avais fait les frais dans les premiers instants de chacune des retrouvailles, me sentant d’autant plus stupide d’y avoir mal réagi, ou exagérément à ce moment.

Mais je n’avais pas eu le temps d’illustrer mon désarroi du moindre mot que le jeune homme fondait sur moi pour me serrer dans ses bras. Un contact auquel je ne réagis que trop tardivement, lui laissant l’initiative de cette étreinte durant quelques secondes avant de me ressaisir pleinement ; accusant par ailleurs le coup  du sens des mots qu’il m’avait adressés. Lentement, mes bras passèrent dans son dos pour lui rendre son étreinte tandis que je fermais les paupières pour amener mon front à se poser contre sa poitrine, le temps d’une profonde inspiration. Puis, je faisais glisser mes mains jusqu’à ses épaules pour le repousser doucement, sans volonté de le chasser avec rudesse mais le conserver à une certaine distance simplement pour pouvoir contempler son visage, m’assurer de sa présence face à moi et planter mon regard dans le sien.

Un regard doux, encore légèrement embrumé des dernières traces de sommeil que la surprenante rencontre terminait de chasser tandis que d’autres pensées, suscitées par les mots du jeune homme, venaient agiter mon esprit. Des mots, des promesses, qui prenaient l’apparat de mensonge et de vent. J’y avais déjà eu droit par le passé, lorsque nous étions partis au camp Jefferson. Et j’avais eu droit au même lot de désillusion quand il m’avait finalement laissé faire demi-tour, seule et sans même s’expliquer. Je me souvenais très bien de ce rôdeur qui n’était passé à rien de me croquer une troisième fois. Ç’avait été la première vie - plus exactement non-vie - qui succombait par l’usage de mon pouvoir. Mais Jordan n’avait pas été le seul à agir de la sorte. Les Boggart père et fils, Samuel, Jordan, Kyle… Autant de promesse non tenues qui n’avaient eu de rassurantes que leurs illusions, et de commun leur stupidité. Autant que j’avais moi-même émis de nombreuses promesses que je me savais bien incapable d’honorer pour la plupart. Devenir plus forte, meilleure, arrêter de déconner ou foutre la merde à tout bout de champ ou plus simplement être capable de faire confiance... Conneries.

Mon regard se durcit légèrement lorsque je me détachais finalement de lui pour me reculer plus en arrière sur le matelas, lui laissant la place de s’asseoir s’il le désirait. Il me paraissait fatigué, lui-même usé bien que j’étais incapable d’en être sûre. Des dizaines de questions me venaient à l’esprit quant aux raisons de sa présence ici, dans cette cabane alors que je ne m’attendais absolument pas à le revoir. Mais ces questions se devraient d’attendre, car il y avait un point plus important à clarifier, dès maintenant. Une nouvelle fois, je secouais mollement la tête, mon regard noisette restant rivé sur son visage qui redevenait flou en raison de la - pourtant faible - distance que j’imposais.

“Le monde n’a jamais été tendre avec moi. Ni avant, ni maintenant. Et certainement qu’il ne l’a jamais été avec aucun d’entre nous. Ce qu’il m’est arrivé reste majoritairement de mon fait,” répondis-je dans un soupir, redressant lentement ma main mutilée à son attention. “La vérité, c’est que j’avais rien à foutre dehors. Ce n’était ni ma place, ni mon rôle. Tout n’ira pas bien et tout ira encore moins bien, parce qu’il y a toujours ces types dehors qui nous traquent. Alors on va arrêter de s’promettre des conneries et on va commencer à s’prendre en main. Sérieusement. Parce que de toutes les promesses que j’ai pu faire, il en reste une que je compte bien tenir,” affirmai-je d’un ton qui gagnait en résolution, à l’image de mon regard et des traits de mon visage.

Je frottais quelques secondes plus tard mes paupières puis pinçais l’arête de mon nez de la main gauche en secouant la tête. Lorsque je rouvrais mes yeux à l’attention de Jordan, je reprenais d’un ton bien plus doux, mais aussi plus incompréhensif. “James nous a dit que t’étais mort lors d’une sortie avec Melody. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? T’as été… Toi aussi t’es revenu une seconde fois ?”
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Herbertz 3C
Redhead Toxik Flec.
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
Ford F-150 3/3
VHF-ANT-SAL
HK21 50C 7,62
Contenants Personnels :
Dos 24/30
Grand sac
Talkie Militaire (2)
Hachette (4)
Kit de crochetage (3)
Outils Électroportatifs (15)

Coffre 32/400
Ford F-150
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Carburant (10)
Trousse de soins (2)

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba110/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba100/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Sam 25 Avr - 17:31
Un pied après l'autre, Matthew avait suivi Jordan d'assez près pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien, bien conscient de la difficulté et de l'effort véritablement sportif que demandait cette échelle digne des camps d'entraînement militaires les plus rudes, qui rusait contre le poids du grimpeur et interdisait tout appui confortable, jouant en opposition à la prise de celui qui tentait de grimper dessus afin de sanctionner tout excès ou maladresse à y progresser. C'est ainsi qu'il l'avait voulu, quelque chose de rien qui au regard de la réalité, en faisait une épreuve qui lui avait donné un peu plus de matière à la réflexion vis à vis de Jordan.

Quand celui-ci ouvrit la porte et se planta dans l'entrée, le chasseur accrocha d'une main le rebord de la cabane et attendit, son regard allant fureter une nouvelle fois sur les environs, un tic infatigable de cette paranoïa qui le poussait à constamment surveiller son dos même dans les lieux les plus improbables de danger, qu'une maison de fermier. Les yeux plissés et les lèvres se frottant distraitement l'une contre l'autre, il avisait la silhouette de Jordan quand il prononça le nom de celle qu'il avait enfermé dans cette cabane, plus ou moins.

Ce n'est que lorsqu'il se déplaçait pour rejoindre cette dernière afin de la prendre dans ses bras que la silhouette de Matthew apparue dans l'ouverture de la porte avec une certaine agilité, se redressant assez rapidement pour passer l'entrée sans chercher à se faire discret, ses talons faisant grincer quelque peu le sol boisé, il saisit le battant de la porte pour la rabattre et déplaça la main à la poignée pour la refermer pacifiquement.

Son regard voilé de mèches brunes passa du jeune homme lui donnant de dos, à la jeune femme assise sur le lit qui lui parlait.  Il n'avait rien perdu de leur échange et n'y intervenait pas, se déplaçant à coté de la table retournée et aux pieds démontée sans prêter attention à cette dernière, et demeurant à distance des deux ressuscités, une main entamant de défaire le bouton de manche de sa chemise au poignet opposé pour replier cette dernière, une, deux, trois fois, jusque la serrer au-dessus du coude, son biceps se chargeant de faire pression sur le tissu pour l'immobiliser.

Il fera ensuite de même avec sa seconde manche, changeant de jambe d'appui pour présenter son profil droit vers les deux jeunes, comme s'il évitait sciemment de leur faire face, les ombres des rondins de cabane qui laissaient assez difficilement passer la lumière jouant de sa silhouette à l'apparat sombre, ce qui n'aiderait pas la faible vue d'Ivy à pouvoir discerner ses traits. Cependant, elle n'aurait sans doute pas tellement de mal à le deviner grossièrement, bien qu'elle ne l'avait pas vu depuis des mois, sans doute son physique assez atypique l'avait-il suffisamment marqué visuellement pour qu'elle y parvienne sans trop de mal.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba1110/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (10/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba1075/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (75/100)
Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Dim 26 Avr - 4:37
Sa légère étreinte ne dura que quelques instants, quelques instants qui suffirent à démontrer à la petite brune toute l’affection que lui portait le jeune homme, quelques instants qui avaient suffi pour que le jeune homme craque, laissant couler quelques larmes qu’il essuya du revers de sa main droite lorsqu’Ivy se dégagea du jeune homme. Une simple inspiration, légèrement plus longue que la normale, aurait suffit pour qu’il reprenne son calme tandis que le dos de sa main venait chercher les quelques larmes qui naissaient au niveau de ses yeux.

Alors que la mécanicienne se décala légèrement, le jeune homme prit place à ses côtés, il avait autant besoin de s’asseoir après son voyage qui lui avait semblé interminable à cause de son inactivité durant plusieurs semaines, mais s’il avait besoin de se reposer, de reprendre son souffle après cette escapade, il avait aussi besoin d’être proche de quelqu’un qui pouvait le comprendre, ou du moins, quelqu’un qui lui soit semblable, et par chance, cette personne était Ivy. Si cette personne avait été quelqu’un d’autre, quelqu’un dont il devait se méfier, avoir des doutes, des soupçons, nul doute qu’il aurait préféré rester debout, mais ce n’était pas le cas.

Il se laissa tomber sur le matelas aux côtés d’Ivy, lâchant un soupir de soulagement quand il tendit légèrement ses jambes. C’était une véritable libération, quelque chose qui ne lui était pas arrivé depuis très longtemps, à tel point qu’il n’arrivait pas à se rappeler la dernière fois où il s’était affalé dans un canapé, jeté sur un lit de fatigue à la suite d’exercices un poil trop poussés pour lui. C’était à se demander s’il avait déjà subi cela par le passé. Un énième détail qui le mettait face à la triste réalité à laquelle il était soumis aujourd’hui, il avait tout perdu. Sauf Ivy.

Du moins, c’était ce qu’il croyait, ce qu’il pensait, ce qu’il espérait. Il baissa légèrement la tête quand Ivy exhiba sa main à quatre doigts devant lui, non pas par dégoût, bien évidemment que non, mais plus par honte et tristesse. Il n’était pas là quand elle avait subi ça, et peut-être qu’il aurait pu y faire quelque chose. Son éternelle impuissance face à la fatalité qu’était son destin resterait sans aucun doute le poids le plus lourd qu’il devait porter, un poids qu’il réussissait à porter pour l’instant, mais qui à la longue, finirait par l’écraser.

Finalement, les quelques mots d’Ivy ne pouvait que laisser Jordan silencieux, constatant qu’elle était bien plus pragmatique que lui, peut-être que le fait d’être coupé de l’horreur constante de cet enfer qu’était devenu leur monde avait rendu au jeune homme un simple regain d’espoir, ou peut-être qu’il se voilait tout simplement la face, étant resté trop loin des rues qui n’étaient plus que des charniers, où les seuls personnes qu’il pouvait croiser n’étaient que des cadavres revenus des enfers pour venir chercher leurs derniers repas, où la monstruosité humaine se dépassait elle-même à chaque instant, comme si un éternel tournoi était en cours, où chaque pourriture humaine devait exhiber au monde entier quelles ignominies ils étaient capables de réaliser tandis qu’ils lançaient un regard dédaigneux à leurs comparses, les invitant intimement à l’implicite concours qu’était cette escalade sans fin de l’atrocité humaine. La main d’Ivy en était la preuve, le jeune homme espérait que la monstruosité de ce monde ne lui avait pris que ça alors qu’il sentait une boule se former au niveau de son estomac en même temps que sa gorge se serrait. Il avait toujours ce souvenir de la petite mécano lors de ce réveil dans cette chambre, elle qui était totalement perdue, revenant d’une seconde mort, c’était sans le moindre doute la raison qui menait Jordan à la considérer comme si elle était faite de verre, mais peut-être qu’au final, elle avait vu et traversé bien plus d’horreurs que lui.

Ce n’était peut-être qu’une illusion, il savait au fond de lui qu’elle avait enduré bien trop d’atrocités que personne n’aurait dû subir. Peut-être bien plus d’atrocité qu’il aurait pu subir. Au fond, il se leurrait. C’était lui qui avait besoin d’elle bien plus qu’elle n’avait besoin de lui. Ne pas se l’avouer avait pour mérite de ne pas continuer la liste des nombreux échecs commis encore et toujours pas le jeune homme, des échecs qu’il ne parvenait pas à oublier, certains qui n’étaient pas de son fait, mais dont il s’attribuait tout de même la responsabilité, cherchant à tout jamais quelles erreurs il avait pu commettre et surtout, qu’est-ce qu’il aurait dû faire pour éviter cela, mais bien évidemment, jamais aucune réponse ne lui vint à l’esprit. Aucune réponse ne pouvait arrêter cette gangrène qui le rongeait de l’intérieur mais qui avait le mérite de le bouffer sans qu’il n’y prenne attention continuellement. Sauf quand son esprit ramenait l’idée d’un de ses nombreux échecs à l’ordre du jours.

Cette fois-ci, son esprit avait eu la cruelle indulgence de ne pas lui rappeler ses abandons répétés auxquels il ne trouvait pas de réponse, car cette fois-ci, c’était le pilier auquel il s’accrochait pour ne pas sombrer qui exhibait au jeune homme l’un de ses plus grands échecs inexpliqués, l’un des plus douloureux mais aussi l’un des plus récents. Si au début, il s’était mis et remis à penser aux mots de Matthew, à ce qu’il avait pu se passer dans cette maison, Ana avait réussi à calmer les maux de son âme en l’invitant à la tempérance, à ne pas imaginer que ses plus grandes craintes aient étés fondées, ce qu’il avait finalement réussi à faire pendant le reste de son séjour à la ferme qui s’était passé assez simplement, comme si son esprit était absent et que son corps était tout bonnement resté mécaniquement actif, comme une inconsciente machine qui répétait ses tâches quotidiennes sans s’arrêter.

Puis vint l’instant où la seule personne qui pouvait le comprendre réellement, la seule qui pouvait éprouver une réelle empathie envers lui, laissait un brin de douceur accompagner sa petite voix avant de lâcher ces quelques mots qui eurent l’effet d’une lame de fond sur le jeune aventurier perdu en mer qu’était Jordan. Le monde s’écrasait sur lui, tout bonnement. Il n’y avait pas d’erreur possible, il était tout simplement déclaré mort par ceux qu’il avait attendu, par ceux en qui il avait placé un espoir, alors qu’ils n’étaient même pas venus essayer de le sauver. C’était un choc, bien trop dur à encaisser pour lui, mais étrangement, il restait stoïque, le regard perdu dans le vide alors que ses sens semblaient lui jouer des tours, laissant sa vue s’amoindrir, abandonnant la clarté que devait jalouser Ivy en même temps que son ouïe commençait à singer un vulgaire acouphène, laissant un léger tintement envahir ses oreilles.

Même son corps l’abandonnait. Finalement, il avait été laissé sur place. Une fois de plus. S’il avait accepté sa mort la première fois, s’abandonnant à cette inéluctable fatalité, ne ce n’était pas le cas lorsque Melody était partie chercher du secours dans cette maison, il avait eu totalement confiance en elle, il avait attendu, baignant dans son sang alors qu’il reprenait épisodiquement conscience, ne voyait rien d’autre que la crasse d’un carrelage blanc qui perdait de sa superbe face à une mare de sang en constante expansion, une mare de son sang, mais personne ne vint. Du moins, personne qu’il attendait, car c’était Matthew qui l’avait sorti de là, et personne d’autre. Ceux qu’il attendait, ceux qu’il espérait voir au moment où il en avait eu le plus besoin n’étaient pas venus, l’abandonnant, racontant à qui voulait l’entendre que la mort s’était faite bien plus rapide que le médecin du groupe. Il passa ses mains sur son visage, ce petit moment de flottement n’avait duré qu’une fraction de seconde, mais pour Jordan, il avait semblé duré une éternité. Il inspira rapidement avant de poser ses deux mains sur ses cuisses, tournant le visage pour fixer les noisettes de la petite Ivy, il prit la parole d’un ton étrangement doux, qui contrastait fortement avec ce qu’il ressentait, peut-être qu’il ne souhaitait pas lui montrer le désarroi qui imprégnait son être tout entier ?

« James t’a menti. Je ne suis pas mort. J’ai juste pris un sale coup… Matthew n’était pas loin et m’a emmené à la ferme pour que je sois soigné… C’était assez grave pour que j’y reste un petit moment, mais maintenant, je suis là. On en discutera plus tard si tu veux, je pense que Matthew ne nous a pas emmené ici pour rien. »
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 26/30
Grand sac
Machette (8)
Machette (8)
Rations saines (5)
Rations saines (5)

Ivy Lockhart


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba1120/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba1065/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (65/100)
Informations scénaristiques:
Ivy Lockhart

Dim 26 Avr - 14:52
Je me crispai lorsque Jordan me répondit, redressant légèrement le visage en raidissant mon dos. Je me pinçais les lèvres entre les dents, en faisant blanchir la pulpe, lorsqu’il évoqua l’idée que James avait menti. Je trouvais même la remarque assez insultante vis-à-vis de mon ami, mais l’évocation de Matthew ne put m’empêcher de détourner mon regard catastrophique vers la silhouette du second homme qui était entré dans les lieux. J’étais bien incapable de discerner plus que quelques formes floues et nuances de couleurs particulières à propos de cet homme, mais je n’avais guère de doutes quant à son identité. Ne serait-ce que ce comportement à se tenir en retrait, silencieux et effacé comme il avait tant fait lors des premières semaines. Ça et le fait que le Vagabond m’avait annoncé sa venue à lui et son “jeune ami” quelques heures auparavant. L’identité du jeune ami en question m’avait d’ailleurs bien plus surprise que celle encore suspectée de l’autre homme. Je ramenais mes noisettes à croiser le regard du jeune homme, esquissant un geste de compassion à son égard en tentant de poser ma main gauche sur la plus proche des siennes.

“J’ignore ce qu’il s’est passé ce jour-là, je n’y étais pas. Mais James n’est pas un menteur. Juste… Fais pas comme moi. Sois pas trop enclin à tirer des conclusions hâtives sur c’qui est ou aurait pu être. Ça va juste t’ronger de l’intérieur, tu risques de faire les mêmes conneries que moi et finalement, tu t’retrouveras seul toi aussi,” avouai-je sur le même ton de douceur, d’où se détachaient perceptiblement quelques notes d’amertume. J’adressais néanmoins un discret sourire au jeune homme, tapotant à deux reprises sur sa main. “J’suis contente que tu sois là, vivant,” lui glissai-je avant de me traîner sur le matelas jusqu’au bord du lit.

Décroisant les jambes, je les envoyais d’un léger élancement dans le vide pour atteindre le sol de mes pieds, me relevant d’une impulsion sur mes bras. Impulsion qui m’arracha une grimace à sentir la plaie de ma nécrose se tendre sous le geste. Silencieusement, j’en venais presque à maudire cette Ana d’avoir trifouiller ces chairs qui ne m’avaient jusqu’à lors jamais gênées. Une pensée que je chassais bien vite, rappelée à l’ordre par ma conscience qui me sermonnait d’être un peu plus reconnaissante envers cette inconnue qui m’avait certainement sauvé la vie.

J’amorçais alors quelques pas en direction de l’autre homme des lieux, dont la silhouette gagnait en finesse à mesure que je m’approchais, dissipant les quelques relents de doutes qu’il me restait quant à son identité. J’aurais avancé jusqu’à réussir à lui faire face, pleinement, conservant une maigre distance entre nous de quelques pas à peine. Peut-être même aurai-je été trop proche de lui selon comment le chasseur délimitait son propre espace personnel quand bien même ma très maigre stature n’avait probablement rien d’envahissante, ni d'impressionnante d’ailleurs. Face à lui, je relevais visage et menton, paupières plissées pour moindrement atténuer le handicap de mes yeux comme la différence de taille.

Je le contemplais ainsi, silencieusement, durant une poignée de secondes, à me rappeler ses traits, les détails le concernant qui m’avaient échappés. Curieuse aussi de découvrir jusqu’à quel point j’avais pu le fantasmer à le chercher, le voir partout dans mes élans de paranoïa et de suspicions, le sacralisant et le maudissant en même temps. Son visage avait tantôt été celui d’un ennemi, tantôt celui d’un allié. D’abord un repère, une force lors des premières semaines, puis un fantôme, une peur par la suite. Dans cette contemplation, je me sentais tout à fait étrange. Déchirée entre quelques sentiments contradictoires. Du soulagement, de la satisfaction, de la crainte. Mais par-dessus tout, de la honte et de la culpabilité que je ne pouvais pas lui dissimuler.

La pointe de ma langue glissa sur ma lèvre inférieure, brièvement, quand les doigts de ma main droite se noyaient dans les mèches de ma tignasse que je renvoyais vers l’arrière pour dégager mon front. Mes noisettes s’attardèrent un peu plus longuement à le scruter avant qu’un bref soupir ne m’échappe.

“Matthew n’était pas loin…” Je répétais les mots de Jordan d’un ton très bas, proche du murmure mais demeurant parfaitement audible pour les deux hommes, baissant légèrement les yeux sur la chemise du chasseur. “Tu l’as toujours été, pas vrai ?” poursuivis-je sur le même timbre de voix, tournant brièvement la tête en direction de Jordan avant de revenir vers Matthew.

“Sûrement que comme le Vagabond, t’en auras rien à faire, mais merci. Pour Jordan. Pour les autres. Pour être venu m’chercher et…” Je désignais du regard l’ensemble de la cabane d’un ample mouvement circulaire avant de le braquer sur lui à nouveau. “...et merci pour c’te cage en bois. J’crois que j’avais vraiment besoin de m’sentir… inoffensive,” lui confessai-je en redressant mon bras gauche, la main tendue dans sa direction en préambule d’une poignée de main, quand bien même je doutais d’avance qu’il y réponde.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Herbertz 3C
Redhead Toxik Flec.
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
Ford F-150 3/3
VHF-ANT-SAL
HK21 50C 7,62
Contenants Personnels :
Dos 24/30
Grand sac
Talkie Militaire (2)
Hachette (4)
Kit de crochetage (3)
Outils Électroportatifs (15)

Coffre 32/400
Ford F-150
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Carburant (10)
Trousse de soins (2)

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba110/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Debuba100/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 3 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Mer 29 Avr - 22:40
Posté à trois mètres du lit, debout, muré dans son silence et derrière sa crinière, ses yeux passaient de l'un à l'autre tandis qu'ils échangeaient. Le chasseur releva quelque peu le menton en croisant les bras, les paumes ouvertes et les doigts serrés contre ses flancs. Comme les instants précédents, il avait écouté sans intervenir et puisque Jordan était focalisé sur Ivy, cette dernière handicapée par sa vue, l'un comme l'autre ne virent pas le froncement de ses sourcils quand il entendit les mots du jeune homme, l'avisant plus longuement à ce moment.

La luminosité de l'extérieur diminuait un peu plus alors que les nuages s'épaississaient dans le ciel, promettant une nuit très sombre dans les heures à venir. Il ne bougeait pas ou presque, statue de chair et fidèle à lui-même, seule sa chevelure légèrement grasse, bien moins qu'au souvenirs de la petite Ivy, se balançait quand il déplaça le regard sur celle-ci qui se redressait du lit, l'approchant. Enfin, après tout ce temps à théoriser sur son rôle et à évoquer son nom tel un spectre planant autour de leur existence pleine de misère, de zones d'ombre et de souffrances, la ressuscitée adepte des métaux se retrouvait face à celui qui avait été leur chef auto-proclamé au début de leur nouvelle vie, veillant d'allées et venues dans le camp Jefferson sans jamais vraiment imposer sa présence et limitant les discours avec une certaine distance.

De sa hauteur, assez similaire à James ou Kyle de cette note tout à fait anecdotique qu'Ivy aurait pu relever, il continua de l'aviser en silence, ne manifestant qu'un battement des paupières taisant ses sentiments visibles quand la jeune femme répéta la phrase de son comparse ressuscité. Il écouta sa question et les mots qui suivirent dans cette posture toujours close de ses bras à la musculature sèche et épaisse, quelques veines bombant la peau ternie de ses avant-bras épais. Malgré le repos saisi par Ivy, il lui était toujours aussi difficile de discerner quelque chose chez l'autrui, sa réflexion rongée par la perte de visibilité et la sensation encore très légèrement nauséeuse, suffisamment pour perturber son attention.

Une inspiration de sa part marqua l'instant où elle leva la main vers lui, le chasseur laissant passer un court mais pesant moment d'impassibilité défaite de réaction, avant de baisser les yeux sur cette main tendue. Il resta brièvement à observer sa frêle senestre, puis contre la prévision probable de la jeune femme, il décroisa les bras et baissa sa propre dextre tout en portant l'autre main à la sienne, qu'il enserra doucement.

Son regard brun revint au sien sans qu'il ne cherche à réaliser le moindre mouvement de salut de leur poigne commune, se contentant de la tenir en laissant sentir à Ivy la solidité de sa main qui aurait sans doute pu écraser la sienne, en dépit de la légèreté de sa prise.

« Il m'a raconté, ce qui t'es arrivé. » Entendit l'ex-militaire à la voix rauque et grave, sa tonalité toute relative accentuant la rudesse rocailleuse qui en ressortait dans cette acoustique boisée. « Lui, son masque, la cave. Il m'a dit que tu avais vécu des choses similaires, et que tu comprendrais pourquoi j'ai fait ce que j'ai fait. Que je n'aurais pas à me justifier, ni à prendre de mesure particulière. Mais je ne lui fais pas confiance et il le sait très bien. »

Sa main se retira de celle d'Ivy pour rejoindre sa soeur en parallèle près de sa cuisse et il détourna les yeux vers le jeune homme assis sur le lit, les relevant légèrement pour se faire, afin de s'adresser à lui également.

« Aucun de ceux qui sont comme vous n'a menti pernicieusement, ni à ta disparition pour eux, ni avant, ni après. Pas à propos de ce qui concerne l'extérieur du camp en tout cas, ils n'auraient pas pu savoir. » Son attention revint à Ivy, l'homme marquant une courte interruption en mouvant sa mâchoire et raclant ses dents, distraitement.

« Il m'a certifié que tu savais pour Melody, ce dont elle était au courant à mon sujet. Qu'elle t'en a plus ou moins fait part lors d'une conversation tous les trois. Beaucoup de choses se sont dites, la plupart du temps en méconnaissance, ou à demi-mots, et d'autres ont été cachées à tort.

C'est le moment d'éclaircir tout ce merdier. C'est pour ça que je vous ai amené ici tous les deux et il y a beaucoup à dire. Tu es au courant pour Hope ? Je ne lui ai encore rien dit. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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