Haut de page
Bas de page



 

[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35
 :: Outside :: Excursions :: Les Zones de Chasse

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Ivy Lockhart


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba1120/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba1065/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (65/100)
Informations scénaristiques:
Ivy Lockhart

Mer 20 Mai - 23:14
Je relevais visage et regard au geste de Matthew, à la pression légère qu’il exerçait sous mon menton. Ou plutôt, je ne résistais pas, tout comme je ne fuyais pas son regard, le soutenant même malgré le flou de ma vue. Je demeurais statique, stoïque sous les mots qu’il m’adressait en réponse. Et ce, même lorsqu’il retira ses doigts et relâcha ses membres. Je me contentais simplement de l’écouter. Ce qu’il avait à me dire, pour se défendre, se justifier ou plus simplement encore me rappeler ô combien j’avais pu me planter. Mais je le savais. J’avais parfaitement conscience de mes erreurs, malgré mon précédent débordement de colère - qui ne me rendait finalement que plus fidèle à moi-même encore - j’étais presque surprise qu’il n’ait pas saisi le sens de mes mots. Il fallait bien reconnaître que la nuance était très discrète, et que je n’étais pas des plus douées à exprimer mes idées ou mes pensées dès que celles-ci devaient se manifester par la parole.

Et je prenais d’autant plus conscience de mes erreurs, très récentes, lorsque le chasseur parla d’Elizabeth, du Perchoir. Lorsqu’il avait parlé de la capture de James et de “son amie”, je m’étais bien évidemment imaginé que le pire était survenu. Que le Libérateur avait capturé James et Elizabeth après avoir réduit le Perchoir en ruine, comme Hope précédemment. Je m’en étais convaincue plutôt que de simplement lui poser la question, tirant des plans sur une comète fantoche, qui n’avait jamais marqué aucun cieux de son sillage. Un long soupir quitta mes lèvres, de soulagement mais aussi de lassitude quand je me blâmais, une fois encore, de ma propre stupidité. Pouvais-je ; pourrais-je, à un moment, être capable de discerner ma réalité de la vérité ? Je l’espérais, faute de mieux ; mais je ne pouvais m’en convaincre. Tellement de choses s’étaient passées. Tellement de non-dits, de faux-semblants, de cachotteries dont je détenais finalement la palme la plus ignoble et aberrante, quand bien même dans le fond, j’avais eu raison sur presque toute la ligne. Mais cela comptait-il encore ? Comme le reste ? Bien sûr que non.

Ça n’avait jamais compté en vérité, parce que rien de bon n’en avait jailli. Seulement des doutes, des craintes, des déchirures qui nous avaient rendu encore plus faibles et fragiles dans l’ensemble. Soulstrange n’avait plus eu qu’à se pencher pour ramasser les miettes de cette pseudo-unité qui n’avait eu d’existence que le nom et les circonstances, sans volonté. Sans réalité. Bien évidemment, les mots de Matthew à propos de Melody, les excuses qu’il lui trouvait se révélaient bien incapables de me faire changer d’avis sur la chasseresse. Elle me détestait, je la détestais. C’était aussi simple que ça et rien ne pourrait changer cet état de fait. Peu importait ce qu’en pensait l’aîné Jefferson ou avait rapporté le Vagabond. Ils n’avaient vu que ce qu’ils avaient voulu ou pu voir, ou croire. Mais cela comptait-il encore ? Toujours pas.

Le temps était venu de faire table rase de toutes ces conneries. Ici. Maintenant. N’était-ce pas pour cette raison que j’avais quitté le Perchoir et abandonné les miens en premier lieu ? Je n’en savais rien en réalité… C’était là une question auxquels seuls le temps et les événements pourraient répondre. Une chose était cependant certaine.

“J’te blâme pas. Dans le fond. J’suis juste en colère,” avouai-je à Matthew avant de pincer les lèvres, secouant légèrement la tête sans me détacher de son regard. “Tu m’as sauvé la vie un nombre incalculable de fois, jusqu’à quelques jours encore. J’serais vraiment une garce de t’blâmer encore. J’sais que j’suis une égocentrique, une égoïste, une orgueilleuse et que j’réagis trop souvent à fleur de peau sans vraiment prendre le temps de réfléchir. Mais comme j’t’ai dit, les gens s’pensent toujours plus malins qu’ils le sont vraiment. C’était surtout pour moi que j’disais ça…” lui confiai-je non sans marquer mes mots d’un long soupir. Je déglutissais assez bruyamment, détournant le regard du chasseur pour le ramener vers le sol boisé avant de poursuivre.

“Mais la vérité, c’est que j’déteste Melody. Pas pour ce qu’elle a fait, mais juste parce que je l’enviais. Depuis l’désastre de l’école, depuis que t’as disparu, j’me suis juste enfermée avec l’idée que j’devais devenir meilleure, dev’nir comme elle, comme toi, être capable de m’dresser contre ces monstres, contre ces types, de plus être lâche, tout ça…” Je marquais une brève pause, chassant les mèches de cheveux qui cascadaient devant mes yeux et sur les côtés de mon visage pour les coincer derrière mes oreilles d’un geste rapide, nerveux. Je reprenais d’une voix plus monocorde, bien que tremblante, me détournant de lui, de ma posture à lui faire face, plaquant mon dos contre le mur en bois de la cabane, les bras croisés sur la poitrine.

“J’suis juste en colère parce que j’me rends compte que c’étaient que des conneries. Que j’ai gaspillé un temps et une énergie aberrante à essayer d’être c’que je s’rai jamais plutôt qu’aider les autres. J’ai voulu combler mes faiblesses au lieu d’exploiter mes forces et ça m’fout la haine. J’étais… J’suis une putain d’ingénieure méca’ hautement qualifiée et j’ai pas été foutue d’construire la moindre barricade, la plus p’tite défense, que c’soit au motel, ou à Snatch, ou au Perchoir… Tout ça parce que j’ai passé mon temps à m’monter l’bourrichon pour des conn’ries, à avoir la trouille et à fuir les difficultés,” confiai-je à chacun des deux hommes d’une voix acerbe, accentuée par les relents du dégoût que je me portais à moi-même, à enfin reconnaître tout ça à haute voix.

Je déportais mon regard vers Jordan, le détaillant d’abord lentement des pieds à la tête en secouant mollement la tête. Ses mots ne m’avaient pas échappés. Pas plus que sa volonté de reprendre la suite du vieux Nelson à la ferme, dès que Matthew l’aurait faite évacuer.

“J’pense pas que ce soit une bonne idée d’aller à la ferme,” l’informai-je d’un ton affirmé, sans pour autant faire preuve de la moindre opposition dans ma voix quant à sa décision. “Ces types savent où elle s’trouve. Tout comme ils savent où se trouvaient Snatch et où s’trouve l’Perchoir. Mais si c’est ta décision, j’chercherai pas à t’convaincre de l’inverse. C’est pas un endroit pour moi, mais si tu l’souhaites, j’t’aiderai à la fortifier et à la renforcer. J’peux pas t’offrir mieux.”

Puis mon regard comme mon attention étaient revenus vers le chasseur, dont les derniers mots m’avaient arraché un frisson d’angoisse. Renouer avec le Perchoir. Je n’étais pas du tout certaine d’en être capable. Mes pensées se portaient presque automatiquement vers Liz’ et ce qu’elle devait vivre avec la disparition de James. Je l’avais abandonnée, il n’y avait pas d’autres mots. Laissée derrière comme une malpropre, sans même avoir le courage de lui dire au revoir, sans même un signe ni quelques mots en post-scriptum dans ma lettre de départ. J’avais brisé la plupart des promesses que je lui avais faites, et même si le soulagement était immense de la savoir épargnée de sa plus grande crainte, pour l’instant ; de savoir que le Perchoir était finalement toujours debout, je m’en sentais affreusement coupable. J’avais démoli notre amitié. Je l’avais balayé d’un revers de main sous des prétextes fallacieux et je n’étais pas certaine de vouloir découvrir l’accueil qui me serait réservé en me pointant là-bas l’air de rien.

Et pourtant, il le fallait. Je le devais. Devenir le lien entre Jordan et ses décisions, s’il persistait à vouloir reprendre la ferme, et le Perchoir. Endosser ce rôle que je trouvais hautement désagréable, mais que je me devais d’assumer compte-tenu de toute la merde que j’avais pu foutre par le passé. Car, tout comme je le proposais à Jordan, le Perchoir devait lui aussi pouvoir bénéficier de mes forces plutôt que souffrir encore de mes faiblesses. Pour Melody. Pour James, et pour tous ceux que Soulstrange nous arracherait encore.

“Okay… J’irai au Perchoir. Je renouerai avec eux même si j’suis pas certaine d’être la meilleure messagère vu… vu comment j’me suis tirée. J’leur proposerai mon aide, comme pour Jordan, et comme pour toi, pour vous, à Nelson et tout, si vous avez besoin de mes services ; mais j’pourrai pas rester là-bas,” avouai-je non sans un certain pincement au coeur, fourrant mes mains dans les poches de mon short.

C’est alors que je découvrais, sous les doigts de ma main gauche dissimulée, la présence d’un papier replié dans le fond de la poche. Je fronçais les sourcils, intriguée, avant d’extraire le morceau de papier de cette dernière, en même temps que mes mains pour en découvrir le contenu.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Herbertz 3C
Redhead Toxik Flec.
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
Ford F-150 3/3
VHF-ANT-SAL
HK21 50C 7,62
Contenants Personnels :
Dos 24/30
Grand sac
Talkie Militaire (2)
Hachette (4)
Kit de crochetage (3)
Outils Électroportatifs (15)

Coffre 32/400
Ford F-150
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Carburant (10)
Trousse de soins (2)

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba110/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba100/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Sam 23 Mai - 23:14
De sa hauteur, Matthew vint croiser les bras en lorgnant sur Jordan, son regard allant de bas en haut pour aviser sa silhouette sans pour autant exprimer le moindre mépris ou la moindre distance à son égard, simplement scrutateur avec un visage un peu plus neutre que précédemment. Il écouta ses mots sans chercher à rétorquer directement, l'observant longuement en redressant les épaules d'un étirement prolongé, ses trapèzes gonflant sous sa veste avant de retomber, sans qu'il ne fasse le moindre pas à présent.

Le chasseur plissait les lèvres vers l'intérieur en les pressant de ses dents, mouvant la mâchoire avec une certaine désillusion qui ne semblait pas spécialement dirigée vers Jordan, en tout les cas il ne montrait pas de véritable réaction à ses propos, soutenant sa fixation avant qu'Ivy n'accapare la parole à son tour pour exprimer le fond de ses pensées. Presque de profil au jeune homme, il étira un peu plus la nuque pour aviser la jeune femme à son tour, ne pivotant pas pour lui faire face, il se figeait dans sa posture en se contentant de resserrer l'étreinte de ses bras et l'étau de ses épais muscles des bras contre le tissu de cette chemise ébène qu'il portait.

Ses dents avaient relâché ses lèvres après un court temps et il pressa la langue contre sa chair, en témoignait l'aspect bombée de sa charnure inférieure, puis cessa toute mimique de cette partie du visage pour entendre un soupire qui fut rejeté par les narines, son regard se détournant d'eux pour aller zieuter une parcelle des rondins qui formaient les murs de la cabane, au-dessus du lit. Les oiseaux s'étaient à nouveau tuent, le vent s'était calmé temporairement et seuls quelques craquements anodins se firent intelligibles durant ces instants de silence commun, jusqu'à ce que Matthew fasse tonner sa voix grave sans la faire tout à fait portée, conservant cette ambiance intimiste dans laquelle le trio s'était retrouvé au sein de cette pièce unique.

« Il y a des tas de choses que vous ne savez pas. Pas encore. Des choses que les gens du Perchoir doivent tout autant apprendre et ça viendra. Il y en a assez eu pour une seule journée, mais vous devez savoir que la ferme n'est plus une zone d'atterrissage de prédilection pour ressuscité. Il est possible que même en l'occupant, il n'y ai plus personne à recueillir. »

Son regard revint vers eux, d'autant plus voilé de sa chevelure brune ainsi présenté de flanc, passant brièvement de l'un à l'autre avant de s'attarder sur Jordan.

« Nelson ne voulait pas vous en parler, ni au Perchoir, pour ne pas rajouter à la tension collective mais on commence à sérieusement manquer de ressources et le champs en l'état est largement insuffisant. Ivy dit vrai, si je veux évacuer la ferme - et je le ferais - ce n'est pas à la légère. Il est probable que tu te condamnes en y allant, mais tu es libre à présent.

En revanche, il faut que tu comprennes qu'il n'y aura pas de réserve sur place, ni en nourriture, ni en matériel, ni en quoi que ce soit d'autre, le groupe prendra tout ce qui est possible en partant. Il faudra se ravitailler en tout à l'extérieur, même en eau. Ça veut dire partir de rien si ce n'est avoir un toit, des murs et des meubles, en sachant que les charognards sont de plus en plus actifs dans le coin depuis quelques temps et ça va en empirant. »


Matthew avait articulé ses mots avec autant de clarté que son ton s'était fait plus ferme, afin de s'assurer que Jordan assimile pleinement la portée du message qu'il voulait y faire passer.

« Les prochains jours risquent d'être décisifs pour nous. Dans le bon sens, ou dans le mauvais. Nous avons déjà énormément perdu, mais nous avons encore à perdre. Même s'il a fallu que je sois rude avec toi à un moment donné, je n'ai aucune envie de te voir mourir brûlé avec la ferme, et que tous nos efforts pour te garder en vie n'aient servi à rien. Alors réfléchis bien à ce que tu vas faire, réfléchissez-y tous les deux. »

Son regard se porta sur Ivy, se décidant alors à pivoter d'une jambe d'appui à une autre dans le but de leur faire face, sans relâcher le croisement de ses bras.

« Si on veut retrouver Melody et James, ou ne serait-ce que réussir à s'en sortir nous-même, il va falloir repenser nos manières de faire et prendre les choses vraiment au sérieux. Il ne s'agit pas que de nous-même, à titre personnel, maintenant chaque décision que l'on va prendre aura des répercussions sur les autres, sans doute plus qu'auparavant. Soulstrange ne nous a jamais considéré individuellement que l'on soit groupés ou pas, il ne le fera pas maintenant. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba110/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba100/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Sam 23 Mai - 23:15
Ivy, tu as sorti de ta poche ce morceau de papier plié en quatre que tu prend soin de défaire. Même déplié, il s'en trouve relativement petit, ne contenant qu'une phrase. Ces mots ont été rédigés au crayon noir et avec une écriture étonnamment élégante. Des lettres en italique, comme si l'auteur les y avait couché en biais :


L'histoire d'une communauté peut être transformée par une décision aussi dérisoire et anecdotique que d'ouvrir ou non, une boite.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba1110/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (10/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba1075/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (75/100)
Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Lun 25 Mai - 23:51
Le jeune homme entendait ce qu’Ivy disait, sur Melody, sur la haine qu’elle lui portait sans autre raison apparente que la jalousie, il entendait tout ça, tout comme il entendait le mea culpa de la petite mécano, qui aurait pu, qui aurait dû faire-ci et ça, un peu comme Jordan au final. Il aurait pu faire plus, notamment lorsque la horde les avait bloqués au campement et qu’il n’avait rien fait d’autre que de rester cloîtré à l’étage totalement terrorisé. Mais c’était du passé, et qu’importe ce qu’il ferait par la suite, cela ne changerait rien à ce qu’il avait pu faire auparavant ou non, tout comme Ivy.

Malgré tout ce que lui disait Matthew, Jordan ne pouvait s’empêcher de penser que la ferme serait sans doute le meilleur endroit pour lui. Non pas parce qu’il y resterait des murs, des meubles, un toit, non pas parce que l’endroit apparaissait malgré ce que disait le chasseur comme un simple coin de paradis en enfer, mais tout simplement parce que ceux qui les cherchaient viendraient à la ferme. Il avait cette étrange envie d’y aller, d’y retourner, d’y attendre, de les attendre et sans doute de mourir. En soit, la perspective d’être finalement l’acteur de sa dernière et ultime décision était bien plus attrayante que les autres options qui s’offraient à lui. Était-ce la volonté d’agir par lui-même qui lui faisait penser cela, lui qui souffrait de ces abandons répétés et qui redoutait plus que tout de finir seul ?

Lui qui craignait la solitude mais qui était prêt à partir seul en direction de son cercueil, un cercueil qu’il n’ouvrirait pas cette fois-ci, un cercueil qui resterait à tout jamais fermé et qui le maintiendrait seul pour toujours. Partir seul là-bas était la réponse la plus simple, la plus rapide, la plus efficace. Mourir, c’était simple. C’était la plus efficace des solutions à tous les tourments qui gangrénaient son esprit jour après jour, c’était la solution de facilité. C’était la réponse à tous ses problèmes, tout simplement. Il n’aurait plus jamais peur d’être abandonné, il n’aurait plus jamais peur d’être seul, il ne ressentirait plus jamais la tristesse, le chagrin ou la douleur. Il serait tout simplement mort. Définitivement. Il était prêt, depuis bien longtemps d’ailleurs, depuis ce jour où il avait senti la vie quitter son corps, il était prêt.

Il ne savait pas s’il en avait réellement envie, s’il avait réellement besoin d’arrêter tout ça, de choisir le moment où tout ce qu’il détestait se termine enfin. Il n’avait jamais pesé le pour et le contre, jamais, et il ne le ferait sans aucun doute jamais, parce que cette pensée était tout simplement née du fait qu’il voulait que tout cela se termine. Cette simple pensée était aussi attisée par les quelques mots de Matthew. Tous ces efforts pour le garder en vie n’auraient servis à rien. S’il savait qu’Ana l’avait aidé parce qu’elle considérait Jordan comme un être humain, rien n’était moins sûr pour le chasseur. Jordan n’était qu’un simple pion qui était ici aujourd’hui parce que l’aîné Jefferson avait besoin d’un simple pion ici et aujourd’hui.

S’il était prêt à mourir maintenant dans l’objectif d’adresser son ultime doigt d’honneur à son sauveur qui semblait se transformer de plus en plus en un vil marionnettiste, le fond de cette pensée résultait du fait qu’il voulait que tout se termine. Qu’une solution, aussi finale soit elle, vienne résoudre tous ses problèmes. Il voulait juste que cela s’arrête. Exactement comme le moment où ils étaient restés coincés au campement à cause de cette horde. C’était assez étrange car il avait envie de tout arrêter, que la fin vienne enfin s’écrire dans le livre surcoté qu’était sa vie. Mais en même temps, il était à présent libre, il pouvait à présent être l’auteur de sa propre vie, il se sentait tout simplement libre. Plus de voix qui lui dictait quoi faire, plus personne à écouter, plus personne pour lui planter un couteau dans le dos, plus d’ordre stupide à subir encore et encore, plus rien de tout cela.

Il aurait pu avoir envie de quitter cette cabane sans toucher l’échelle, juste en se laissant basculer en arrière pour que sa nuque vienne se briser au contact du sol, il aurait pu en avoir envie. Mais à la question : « Qu’allait-il faire ? », ce n’était pas cette réponse qui lui vint à l’esprit en premier, c’en était une autre, bien plus simple, et en même temps, bien plus humaine. La justice était divine et tous ses défenseurs étaient des hypocrites. La vengeance, elle, était humaine. Elle était tout ce qu’il y avait de plus humain. De la haine, de la tristesse, de la rage, du mépris, tout ce qu’avait ressenti Jordan à cause du Marchand, de Soulstrange, de tous les autres, tout cela était bien trop important pour qu’il se foute en l’air avant de les exterminer. Tous. Absolument tous.

Il n’aurait pas répondu à Ivy, cependant, son regard passa sur elle avant de revenir sur Matthew.

« Très bien. Je vais prendre un peu de temps pour y réfléchir. »
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 26/30
Grand sac
Machette (8)
Machette (8)
Rations saines (5)
Rations saines (5)

Ivy Lockhart


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba1120/2000[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba1065/100[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (65/100)
Informations scénaristiques:
Ivy Lockhart

Mer 27 Mai - 22:14
J’avais déplié le papier de quelques gestes assez vifs et légèrement maladroits, la douleur résiduelle de ma main amputée rendant la sensibilité de mes doigts imparfaite. Il n’y avait qu’une phrase, unique, dont je ne pouvais deviner les mots et reconnaître l’élégance de l’écriture qu’en approchant suffisamment le papier de mes noisettes, les paupières plissées pour forcer sur ma vue défaillante. Mes sourcils se froncèrent plus intensément à la lecture silencieuse de ces mots, le sens de la phrase rédigée m’échappant totalement. Il y avait eu tant d’événements au cours des derniers mois que je n’arrivais pas à me figurer quelle pouvait bien être cette histoire de boîte. Et cela me frustrait énormément à le constater.

Un soupir excédé trahissant mon sentiment de l’instant s’échappa de mes narines en même temps que mes épaules s’affaissèrent sous la libération du souffle. Je refermais mes doigts sur le papier, serrant mon poing gauche pour y avaler cette phrase dénuée pour l’heure du moindre sens à mon esprit, le froissant en une boule qui regagna bien vite le fond de ma poche. J’avais besoin de mes idées pour d’autres décisions, d’autres réflexions comme le précisait justement Matthew, que les épuiser à la résolution d’une énigme dont je ne détenais pas le moindre début de piste. J’avais détourné regard comme préoccupation de cette note pour me focaliser sur Matthew, les derniers mots qu’il semblait me livrer plus spécifiquement.

Je pinçais les lèvres entre mes dents, dont la pulpe rosée blanchissait sous la pression. Une seconde frustration naissait. Celle de la déception des aveux entendus ce jour, parce que trop avait été soit-disant dit, qu’il y aurait d'autres choses à entendre, plus tard, pour nous, pour d’autres, pour tous. Des paroles familières, au désagréable arrière-goût de réchauffé car le Vagabond avait tenu les mêmes propos dans ce camion. “Il reste bien des choses à dire, mais ça attendra…” Attendre. Attendre encore qu’on l’on daigne bien nous considérer comme des égaux méritant de connaître toute les vérités qu’il y avait à dire et non plus comme des enfants incapables d'encaisser la dure réalité, à qui l’on préférait remettre des énigmes couchées sur papier et d’autres mots enveloppés de mystères et d’interprétations, d’autres secrets.

Repenser nos manières de faire, prendre les choses au sérieux, nous considérer comme un ensemble car l’ennemi en faisait de même… Je fourrais mes mains dans mes poches, d’un geste plus sec, secouant mollement la tête en réponse à mes pensées qui diffusaient dans mon esprit. De toutes les réponses qui devaient m’être apportées, qui m’avaient été promises dans ce message radio, il n’y avait finalement pas eu grand chose. Quelques confirmations de mes suspicions, beaucoup de mauvaises nouvelles et au final, plus de secrets que de révélations. Même le sauvetage et la survie de Jordan nous avait été dissimulée pour d’obscures ou fallacieuses raisons. La ferme allait être abandonnée, ses occupants déplacés vers un lieu secret que nous ne méritions même pas de connaître. Au final, j’avais le sentiment d’avoir été arrachée de ma noyade en eaux boueuses pour finir relâchée dans un océan plus vaste et visqueux encore, où je n’aurais plus qu’à mieux me débattre pour tenter de garder la tête hors de l’eau.

Au final, j’avais eu beaucoup de réponses sur moi-même, sur ce que j’avais été, les innombrables erreurs que j’avais commises, empêtrée dans mes propres réflexions et perditions dont chacun était venu se faire le juge moqueur et moralisateur. Monstre, aberration, menteuse, folle, pleurnicheuse, lâche... Qu'ils aillent bien se faire mettre. Un sourire en coin étira la jointure gauche de mes lèvres, rehaussant ma pommette d’un gonflement léger accentuant l’amertume viscérale que je ressentais, qui se formait en pensées fusant sous mon crâne et menaçant au moindre instant d’échapper à mes lèvres.

Des lèvres que je maintenais néanmoins scellées, avec en seul début de réponse un autre soupir nasal appuyé, lorsque mon regard avait croisé celui de Jordan, sans qu’il ne m’adresse le moindre mot. Ni un “merci pour ta proposition”, ni un “va te faire foutre, cordialement.” Au final, il n’y avait que ça… Un silence sournois qui parvenait paradoxalement à se dégager de tous les mots qui furent échangés. Une absence totale de la moindre réponse, du moindre indice autre qu’un “démerdez-vous avec ce qu’on daigne bien vous laisser.” Alors j’allais me démerder, parce qu’au plus profond de moi, malgré tout ce qui avait été dit, rien n’avait changé. Nous n’étions rien à leurs yeux, au mieux une épine dans le pied, quoi qu’ils puissent bien prétendre.

Des phénomènes, des monstres de foire à garder à l’oeil, que l’on nourrissait de quelques pincées d’histoires et révélations quand l’appétit se faisait trop grand. “On ne vous dit pas les choses car vous seriez trop choqués ; parce que le temps n’y est pas propice ; parce qu’on a peur des répercussions...” Autant d’excuses qui me refilaient la gerbe, parce qu’il y avait eu Melody et Hope, puis James et son amie, probablement le Perchoir prochainement, le frère de Melody si c’était pas déjà le cas, puis viendrait ensuite notre tour, à Jordan et moi, peut-être… Finalement, les uns après les autres, ils n’auraient même plus besoin de se trouver des excuses parce qu’il n’y aurait plus personne à qui parler. En vérité, la décision, ma décision, était déjà toute réfléchie, depuis bien longtemps. Nous étions peu, insignifiants contre toute une armée. Mais nous étions des dégénérés.

Je pouvais sentir mon orgueil se gonfler à l’instar de ma poitrine qui se soulevait d’une profonde inspiration alors que j’y croisais les bras. J’étais une dégénérée ; et j’occupais la troisième place d’un podium menaçant dont le classement n’était pas mien. Mais je comptais bien la mériter. Soulstrange ne nous avait jamais considéré individuellement ? Foutaises... Il m’avait trouvée magnifique, et je comptais bien à ce qu’il en vienne à me considérer, moi seule, lorsque je viendrai sortir James et Melody de sa cave, face à son armée. Car les armées avaient toujours des héros à acclamer, à envier et à suivre. Mais aussi des champions adverses à redouter.

J’arrachais mon dos de contre le mur en rondins d’une impulsion des épaules et des jambes. Lentement, je me tournais vers les deux hommes, pour les avoir tous deux dans mon champ de vision, puis posais mes noisettes sur Jordan en relevant le menton, fixant son visage aux traits floutés avant de m’adresser à lui d’un ton bien plus déterminé.

“Le temps qu’tu réfléchisses à ta décision, tu vas v’nir avec moi. Nous irons au Perchoir. J’te protègerai des morts et des vivants jusque là-bas. Pour la suite, ça dépendra pas d’moi,” lui indiquai-je, puis je tournais le regard vers Matthew, marquant une brève pause pour prendre une nouvelle inspiration.

“J’vais avoir besoin d’mes affaires. Mes outils, mes armes et mes godasses. J’compte toujours mettre la main sur l’frangin de Melody s’il est encore vivant.”
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Herbertz 3C
Redhead Toxik Flec.
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
Ford F-150 3/3
VHF-ANT-SAL
HK21 50C 7,62
Contenants Personnels :
Dos 24/30
Grand sac
Talkie Militaire (2)
Hachette (4)
Kit de crochetage (3)
Outils Électroportatifs (15)

Coffre 32/400
Ford F-150
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Carburant (10)
Trousse de soins (2)

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba110/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba100/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Jeu 28 Mai - 14:45
Matthew acquiesça, lentement et simplement, tout en observant Ivy de longs instants avant de jeter un regard scrutateur à Jordan. La lumière extérieure diminuait de façon plus perceptible, signe que le grand jour s'en allait en cette fin d'après-midi.

« Je reviens d'ici deux heures avec vos affaires et je vous conduirais hors de la forêt. »

Sur ces mots, il tourna les talons vers la porte d'entrée et s'y dirigea, portant une main leste sur la poignée qu'il pressa afin de l'ouvrir. Mais sans sortir, il marqua un instant en avisant l'extérieur, avant de tourner la tête vers Jordan à sa droite, son épaule se déportant dans son geste.

« Quand tu t'es évanoui, dans le salon. Tu n'as rien, la faute me revient. »

Il n'entendait pas d'excuse mais son ton grave et son regard désolé se voulait communicatifs, dans toute sa retenue naturelle. Pressant les lèvres qu'il mordillait de l'intérieur, il pivota en rabattant la porte, de manière à trouver stabilité sur le rebord de cabane dans le but de descendre l'échelle. Sa progression se percevait aux tensions des cordages qui grinçaient du bois tiré, jusqu'à ce que le silence ne revienne pour laisser comprendre aux deux jeunes gens qu'ils étaient à présent seuls.

Il reviendra, comme il l'a assuré, un peu plus de deux heures après son départ. Son retour sera annoncé d'un sifflement depuis le sol herbeux. Ils découvriront ainsi Matthew de nouveau chaussé, armé d'un couteau, d'un pistolet en étui à la ceinture et portant sa veste en cuir, leur faisant signe de descendre. Ce ne sera pas forcément évident pour Jordan, mais il s'en sortira sans trop de mal dans ce sens. Pour Ivy, l'exercice sera autrement plus laborieux et ses blessures la relanceront, mais elle sera certainement aidée d'une manière ou d'une autre par Jordan, Matthew, ou les deux peut-être ?

Il sera évident que le chasseur n'avait pas d'affaires autres que ses propres armes sur lui mais il leur demandera de l'accompagner, partant à l'arrière de la cabane pour se frayer un chemin dans la forêt. Ils longeront un courant d'eau qui séparait la forêt en deux, de toute évidence le chemin était très différent de celui qu'avait suivi Jordan la première fois, mais leur progression sera moins longue. Après trois bons quart d'heure à la louche de marche, ils déboucheront sur un axe routier, de l'autre coté de laquelle une plaine terreuse et caillouteuse menait à une seconde plus petite route.

Mais ils n'iront pas dans la plaine, le chasseur s'assurant que les deux jeunes le suivaient pour descendre la route un peu plus bas vers le sud-est, jusque une Ford F-150 garée sur le bas-coté qu'Ivy reconnaître comme la voiture qu'elle avait trouvé. Matthew viendra ouvrir l'arrière du véhicule pour leur montrer leurs deux grands sacs entreposés avec leurs matériels respectifs, ainsi que l'arc Redhead Toxik que possédait Ivy déposé à coté, son gilet pare-balle, deux tas de vêtements propres pour eux-deux, un bidon d'essence plein et des sacs en plastique remplis de légumes frais, de boites de conserve, d'une trousse de soins et de plusieurs bidons d'eau potable.

Le chasseur donnera les clés du véhicule à sa propriétaire désignée et Ivy pourra constater que la carrosserie a été sommairement retapée, la VHS réparée, une nouvelle antenne de communication installée sur son toit et l'intérieur grossièrement nettoyé. Sur cela, Matthew leur souhaitera simplement bonne chance jusqu'à ce qu'il revienne vers eux dans les jours à venir, précisant que la ferme sera libérée sous deux jours tout au plus s'ils avaient toujours l'objectif de s'y rendre. Il entendra néanmoins la demande de ne pas s'y rendre avant, pour faciliter les choses, mais précisera également qu'il restait lui-même joignable par radio pour tout besoin.

Après quoi, il partira de son coté vers le nord-ouest, à pieds  et disparaîtra à nouveau dans la forêt une centaine de mètres plus loin.


Fin.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Samantha


Fiche de personnage
Points de RP:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba110/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Debuba100/0[Zdc 4] Fini les langues de bois - 18/04/35 - Page 5 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Samantha
Artiste Designer
Jeu 28 Mai - 16:00
Jeu Scénarisé Validé


- Trouvailles -

Ivy et Jordan ont récupéré : Rations saines x 4, Carburant, Trousse de soins (disponibles dans le coffre de la Ford F-150).

La VHF de la Ford F-150 a été réparée, le plein d'essence effectué et une nouvelle Antenne de comm. installée.

- Conséquences -

Le mal léger de type contusion au flanc droit d'Ivy a été soigné.

Le mal grave de la main d'Ivy devient léger de par les soins effectués. Il faudra une semaine supplémentaire pour s'assurer de sa complète guérison.

La nécrose d'Ivy a été retirée. Il faudra une semaine supplémentaire pour s'assurer de sa complète guérison.

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
Page 5 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: