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L'histoire se répète - 24/03/35
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Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
L'histoire se répète - 24/03/35 Debuba110/0L'histoire se répète - 24/03/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mer 4 Mar - 22:36
Interprété par Jordan Getz.
A la suite de :
Dérouillons-nous les jambes.


Les râles, ils étaient là, perceptibles d'un écho lointain qui ne parvenait pas à franchir les barrières de ton inconscience, mais ils se refusaient à partir. Un corps s'écroulait à la suite des stridentes cassures de verre, raclant ces morceaux à même le sol d'une sonorité profondément désagréable qui aurait pu te faire tressaillir, mais cela ne pouvait pas arriver car tu n'étais pas ici.

Un soubresaut te sortit cependant de tes délires inconscients, comme un relent de nervosité commandée par un instinct de survie qui avait pris le pas sur tout autre ressenti, alors que ton corps avait perdu tant de sang qu'il peinait à conserver à ton esprit une logique et à ta raison une raison d'être justement, les liens nerveux de tes muscles et de tes pensées altérées par le manque de ressource.

Tu auras malgré toi ouvert les yeux quelques instants, sans tout à fait comprendre ni avoir véritablement conscience de ce que cela représentait, étreint par une brume épaisse et rougie voilant autant tes pensées que tes yeux, et qui ne se mêlait que trop bien avec la marre carmine de ton propre sang recouvrant la blancheur du carrelage et la noirceur de ses jointures d'une coloration presque uniforme par son épaisseur.

De nouveaux chocs et des voix rugueuses incompréhensibles faisaient trembler le sol sous tes mains et frémir la sensibilité de ton ouïe. Combien de temps cela dura ? Impossible à savoir, tu n'avais plus la notion du temps comme de la réalité et probablement ton esprit s'était-il échappé de nouveaux évanouissements momentanés que tu serais bien incapable de quantifier. Une énième évanouissement te plongea finalement dans une sphère broyée entre les ténèbres absolus et la lumière la plus pure, une sensation de légèreté embrassa ta silhouette brusquement et tu te sentis t’envoler dans ce vide astral, libre de corps et surtout libéré de tes tourments.

Puis à nouveau tu te réveillais, lentement, laborieusement, envahi de cette même sensation de brume ambiante et de lourdeur de ton corps en tant que masse endormie et de ton crâne encore davantage, enclume t'écrasant contre une surface qui n'était plus aussi rude et douloureuse néanmoins. Ta vue floue mettra de longs instants avant de doucement s'éclaircir et une intensité lumineuse viendra t'éblouir aussitôt, avant que tu ne puisses rassembler assez de pensées et d'énergie pour que ta réflexion parvienne à se reconstituer des milliers de petits morceaux éparpillés par les événements.

Un chant diffus parviendra à ton ouïe, la sonorité variable et pourtant criarde par moment accélérant de contrainte ton retour à la conscience telle que l'on peut l'espérer. Tu découvriras finalement que ces formes effrayantes et sombres qui prenaient le pas sur cette luminosité agressive étaient en réalité un plafond grignoté, marronnasse et vieillissant. Peu à peu, la douceur qui berce ton douloureux crâne révélera un coussin moelleux sur lequel ta tête est installée, au même titre que le reste de ton corps allongé sur un lit confortable et recouvert d'une couverture à carreaux bruns épaisse et tendre, sans doute grâce au drap qui l'enveloppe.

Ce chant désagréable, à mesure que tes sens s'apaisent et s'éveillent, devient de plus en plus mélodieux, piaillements d'oiseaux venant de la fenêtre partiellement ouverte sur ta gauche, expliquant cette lumière agressive incarnée par les rayons du soleil qui perçait dans l'angle de cette ouverture, outrepassant la protection des rideaux à motifs de fleurs. Le dossier du lit fait d'un bois de hêtre caractéristique se mariait bien avec les murs semblables au plafond, donnant cette aura de vieille maison douillette. La table de nuit qui collait le lit également à ta gauche, sous la fenêtre, n'amoindrissait pas ce sentiment bien au contraire, de même que le second lit qui se trouvait de l'autre coté de cette table et s'appuyait sur l'angle opposé des murs de cette chambre assez petite.

La pièce était calme, si ce n'était le chant d'oiseau qui s'interrompait pour reprendre de temps à autre. Une douce chaleur se diffusait dans la pièce, alors que toi-même pouvait te sentir un peu plus chaud sous cette couverture. Dessous ? Pas tout à fait, car tes bras se trouvaient par-dessus la couverture pourtant remontée jusqu'aux aisselles. C'est là que tu les constateras : des boucles de fer entourant tes poignets et reliés à des chaînes forgées et ternes qui passaient vraisemblablement sous le lit, de chaque coté et avec très peu de jeu, entravant la possibilité de se lever comme de pouvoir atteindre ne serait-ce que ton buste.

Une tentative de te mouvoir t'apprendra par ailleurs trois choses : la première est que ce doit être une seule chaîne car tirer dans un sens un poignet affectera l'autre dans le sens opposé, et vice et versa. La seconde, c'est cette douleur qui se rappellera presque instantanément à toi dans ton bas dos. Une douleur terrible et lancinante que le plus petit mouvement de bassin accentuait de manière brûlante, ce qui te condamnait de toute manière à rester cloué à ce lit avec ou sans entrave. La souffrance de cette blessure que tu ne pouvais pas voir remontait le long de ton dos et te donnait d'irritantes fourmies dans les jambes.

Tu en tires l'impression difficile à supporter d'être pratiquement paralysé et toute douleur relancera la migraine qui chatouille ton crâne. Tout ce que tu peux véritablement faire, compte-tenu de ton état et de tes entraves, est de redresser la nuque pour apercevoir l'armoire à deux portes qui domine le mur d'en face, à gauche de la porte d'entrée qui elle te fait face.

La troisième chose dont tu te rendras assez vite compte, à la sensation des frottements sous la couverture et de ce qui est visible de ton propre corps sera que tu es presque nu ; si ce n'est la pression sur ton bas-dos et globalement ton bassin qui laisse sentir que du tissu l'enveloppe de manière assez serrée. Une pression gênante de prime abord sur l'extrémité de ton membre masculin pourra se mêler à un mouvement de jambe, celles-ci libre, qui te permettra de distinguer la présence d'une sorte de tuyau sous la couverture, probablement pour te permettre d'uriner.

Il te faudra un peu de temps pour te réhabiliter à cette réalité t'entourant, mais l'évidence ne tardera pas : tu connais cette chambre, tu n'as pas pu l'oublier, celle de chez le vieux Nelson où la jeune Pamela t'avais conduit il n'y a pas si longtemps, après ton retour à la vie. C'était comme répéter l'histoire, comme si tu revenais à la vie à nouveau après tout ce qu'il s'était passé, de ta venue au camp Jefferson, puis au camp Snatch, devenu Hope et cette terrible journée où cette femme avait planté ce tesson de bouteille dans ta chair.

A ce moment-là la mort avait paru inévitable, mais tu étais pourtant vivant et la douleur de ton corps, la vraisemblance de ce lieu et surtout la fraîcheur de l'air qui pénétrait la pièce par cette fenêtre, tout tendait à croire que c'était réel. Par ailleurs, à la réflexion, tu as le sentiment que cette journée est éloignée temporellement et paradoxalement, que rien ne s'est passé entre-temps, tel un simple moment de sommeil.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
L'histoire se répète - 24/03/35 Debuba1075/100L'histoire se répète - 24/03/35 Videba10  (75/100)
Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Jeu 5 Mar - 18:51
Etrangement, baigner dans cette mare de sang étant une expérience bien plus différente que sa première mort. Lorsqu’il s’était fait mordre, il n’avait ressenti qu’une vive douleur au moment de la morsure, une douleur qui s’était estompée progressivement laissant place à la fièvre et autres symptômes qui l’entrainaient vers une mort certaine. C’était plutôt paisible, il avait eu le temps de repenser à ce qu’il avait fait, à ce qu’il avait perdu, c’est-à-dire tout, à se faire une idée de la mort, encore une fois, à espérer qu’elle viendrait plus rapidement… C’était bien trop différent de maintenant. L’adrénaline emplissait ses veines, son âme tentait sans aucun doute de sauver cette misérable enveloppe charnelle, comme le ferait un énième condamné à mort alors que la hache du bourreau serait au plus haut.

Une éternelle supplication de son instinct de survie qui était bien plus que pitoyable en cet instant. Lutter pour se relever et partir d’ici était impossible, peut-être que sa volonté de vivre avait une fin ? Peut-être que c’était l’heure ? Son heure ? C’est ce que l’on aurait pu penser en le voyant lutter sans succès contre cette inconscience, qui venait encore et encore, ne laissant rien d’autre dans son sillage qu’une confusion de plus en plus grande à chaque fois que ses yeux s’ouvraient ou que ses oreilles entendaient un simple son. Tellement faible et pitoyable qu’il n’avait même plus la force de caractère d’éprouver une quelconque haine envers la cruauté du destin qui l’avait planté, littéralement, ici, dans ce décor d’une ignominie sans nom. Cette salle de bain immonde, crasseuse, digne de films d’horreur démodés, que plus personne ne regardait du fait de leur époque dépassée, et du manque criant de talent du réalisateur que le public aurait remarqué au bout de nombreuses années.

C’était l’histoire de sa vie. C’est l’histoire de sa mort. Une vaste farce. Un copypasta médiocre d’un brouillon cinématographique plus que minable qui ne pouvait même pas assouvir le moindre fantasme de l’homme concernant une fin un minimum honorable. Mais son for intérieur s’en moquait. Il n’avait même pas assez d’énergie pour être en colère. S’il avait pu avoir conscience de quoi que ce soit, Jordan se serait sans aucun doute dit que c’était la fin. La seule, l’unique, sans retour possible. Sa haine s’était effacée, laissant son instinct de survie seul aux commandes. Son putain d’instinct de survie, qui ne pouvait même pas porter ce corps pourtant si frêle et si léger, alors qu’auparavant, il aurait éviscéré n’importe qui, balançant un coup de hache en plein dans le crâne de n'importe quelle personne lui faisant face. Mais pas maintenant, plus maintenant et plus jamais.

C’était la plus grande différence avec sa mort dans le désert, seul, agonisant. C’est que là-bas, il pouvait penser, être maître de lui-même, tenter de mettre fin à ses souffrances car il se savait condamné, lui-même et son for intérieur. Mais pas ici. Ici, l’adrénaline injectée dans ses veines avait pour but de le pousser à vivre, alors que sa conscience n’était même plus présente. Il ouvrait les yeux, une demi-seconde pour voir l’absurdité de la situation, mais il ne pouvait même pas s’en rendre compte. Il était faible, il n’en avait même pas conscience, et il n’aurait plus jamais conscience de quoi que ce soit. La mort s’était vengée. Après que Jordan lui ait craché à la gueule avec un sourire narquois en revenant des limbes pour revenir dans l’enfer qu’était devenu ce monde, il était resté à courir sur le fil de la survie, riant aux éclats alors que la mort peinait à tenir la cadence. Quelques fois elle aurait pu se rapprocher, mais jamais assez pour l’effleurer. Aujourd’hui, c’était différent. Le jeune homme était à terre. Il était tombé. La mort l’avait rattrapé. A trop se moquer de cette fatalité, le rire lui avait été arraché. C’était la fin.

Du moins, c’est ce qu’il croyait. Car si ses souvenirs concernant cette satanée salle de bain restaient inaccessibles, il avait à présent conscience de son environnement. Même si un mal de crâne horrible lui vrillait la tête à tel point qu’il en serrait les dents avec toute la force qui l’animait en cet instant, c’est-à-dire presqu’aucune, et qu’il ne voyait rien d’autre qu’un brouillard qui commençait à se dissiper. Il savait où il était. Et si cela aurait dû le rassurer, c’est quand il tenta de se redresser que la peur s’insinua dans son crâne. Il était attaché, et bien plus que solidement. Alors qu’il commençait à gigoter, il sentait cette vive douleur dans le bas de son dos. Puis quelques souvenirs lui vinrent à l’esprit. L’attaque, sa blessure, Melody qui était partie chercher de l’aide… Peut-être qu’elle en avait trouvé finalement. Peut-être que c’était pour cela qu’il était là, chez Nelson. Autant de chance pour que la réponse soit oui, autant de chances pour que la réponse soit non. Il était attaché au lit. Non, il n’était pas attaché, il était enchaîné.

C’était à cet instant précis qu’il réalisa que quelque chose n’allait pas, et n’allait pas du tout. Il n’avait aucune raison d’être enchaîné ici, Nelson l’avait déjà accueilli avec un canon sur la tempe. Ce n’était pas de la méfiance à présent qui animait les hôtes, c’était quelque chose de bien pire. Ce n’était pas la paranoïa qui parlait, bien au contraire, c’était la raison, elle qui s’était bien trop éloignée de Jordan, aujourd’hui elle revenait sans crier gare. Il savait. Il le savait. Il devait partir d’ici le plus vite possible, mais à chaque fois qu’il bougeait d’un doigt, une immense douleur se faisait ressentir au niveau de sa blessure, une douleur qui se propageait sans égoïsme aucun. Les larmes lui montaient aux yeux, et, faute de pouvoir les essuyer, roulaient sur ses joues. Il laissa échapper dans un léger murmure rageur :

« Non… Non… Putain, non… »

Même pas une seconde avait suffi pour qu’il prenne cette décision, c’était instinctif. Il devait se libérer, quitte à en crever. Il forcerait sur ses poignets, les tirant vers lui afin qu’il puisse se redresser. Serrant ses dents sans ménagement, il tremblerait, d’effort sans doute, de douleur certainement, peut-être qu’il serait obligé d’abandonner face à elle, mais il n’arrêterait de forcer que s’il y était obligé, que si la douleur lui ôtait ses forces ou si elle le plongeait à nouveau dans l’inconscience. S’il devait se déboiter des doigts pour se libérer, il le ferait. S’il devait s’arracher les poignets avec les dents pour se libérer, il le ferait. Et si la mort était la seule échappatoire, il la laisserait l’embrasser, une dernière fois.

Il avait peur, bien trop peur pour rester immobile pour rester béat à attendre une fatalité qu’il craignait. Il n’aurait même pas regardé si quelqu’un se trouvait dans la pièce, cela n’avait aucune importance. Le jeune homme pleurait, tremblait, tentait de se défaire de ses entraves à n’importe quel prix comme une bête sauvage qui se réveillerait en cage, car c’est ce qu’il était finalement. Une bête sauvage, tant par sa bestialité que par sa nature la plus profonde.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
L'histoire se répète - 24/03/35 Debuba110/0L'histoire se répète - 24/03/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Dim 8 Mar - 19:40
Sous l'impulsion d'un désir presque phobique de te libérer de ces chaînes, sans véritablement savoir ce qui pouvait t'attendre, tu t'emploies alors à tirer sur ces boucles qui cerclent tes poignets et à te débattre de toutes tes forces. Mais à la seconde où tu te mets à exercer un appui un peu plus fort que de simples gestes de discorde, la douleur qui parcours ton dos grimpe d'un pic insupportable qui te coupe presque instantanément le souffle et te force à te raidir de toute ta silhouette, te paralysant de souffrance quelques instants avant de ressentir cette volonté t'être arraché par une conviction supérieure et invisible, t'effondrant sur le lit.

Cette fulgurante douleur persiste alors et de toute manière, tu comprends très vite qu'à tirer d'un poignet, cela faisait souffrir l'autre par la pression exercée, cette habile maintient retournant ta propre force contre toi-même. Malgré toi, ton souffle s'accélère et la migraine qui était déjà fort désagréable se transforme très vite en un poids monstrueux qui en aurait laissé croire qu'une créature te dévorait le cerveau vivant. L'affaiblissement s'empare de tes muscles et de ta chair envers et contre ton désir de liberté et ta volonté amputée, t'imposant après quelques instants à lentement refermer les yeux pour échapper à cette supplication.

Ta vue s'embrume, ta peau sue plus encore par la chaleur excessive évacuée de tous tes pores et tes pensées s'éteignent, t'emportant dans un sommeil qui sera peut-être sans rêve - seul ton inconscient pouvait le savoir. Tu ne sais pas après combien de temps, mais tu finiras par te réveiller et ressentir les mêmes impressions qu'à ta première résurgence des tréfonds de ton esprit. Cette vision floue, ce heaume métaphorique étouffant les sons à tes oreilles et la pénibilité à reconstituer tes pensées pour prendre à nouveau conscience d'où tu te trouvais, ainsi que de ta première tentative de reprendre contrôle de ta propre réalité s'éclaircissent peu à peu.

Cependant, ta peau était d'autant plus moite que tu avais l'impression d'être une véritable éponge brûlante, sentant les draps humides et ta chair frémir de chaleur comme si tu te trouvais sous quarante degrés de soleil, alors qu'il faisait - et tu t'en rendras compte après quelques instants - nuit noire. La fenêtre avait été fermée et les rideaux cachaient en partie les lueurs de la lune. Ce n'était pas la seule différence : si la solitude avait été essentielle lors de ton premier réveil, cette fois des voix résonnèrent à tes tympans. Sur l'instant, tu auras pu croire qu'elles étaient dans la même pièce, avant de constater qu'elles parvenaient d'au-delà de la porte d'entrée de ta chambre.

Un échange qui semblait perdurer plusieurs minutes, tandis que tu ressentais de nouveau et aussitôt éveillé cette douleur généralisée comme si une épée te transperçait tout le long du corps, te permettant à peine de respirer, faute de pouvoir produire le moindre effort physique ou même entendre ta voix durant des instants qui te parurent interminables, t'imposant d'assister par l'écoute à ce qui résonnait dans cette vieille maison boisée qui ignorait en bonne part toute forme d'isolation, d'autant plus quand ledit échange avait lieu dans le couloir voisin.

« ... n'a aucun sens ! Ce n'est qu'un gosse ! » S'emportait une voix féminine, un tantinet grave malgré sa douceur, ce qui tendait à illustrer une femme d'un âge difficile à déterminer mais qui avait certainement dépassée l'adolescence et pourtant loin d'avoir atteint le troisième âge.

« Un gosse qui peut être capable de tous nous détruire par la pensée. » Rétorquait une autre voix, avec un calme autrement plus marqué mais à la tonalité bien supérieure par cette masculinité grave et rauque, presque rugissante au naturel, lui donnant une dimension à la fois très adulte mais surtout parfaitement glaçante.

« Arrête Matthew, tu sais que c'est faux ! » Répondit aussitôt la femme, dans ce qui te paru être une discussion pour le moins endiablée, tant cette femme paraissait éprise d'indignation et de force de contestation. « Pam est différente, nous n'avons encore rencontré aucun ressuscité qui soit similaire. Regarde Ivy, James, Melody ! Leurs aptitudes sont grossièrement télékinétiques et moléculaires. »

« Si tu crois que cet argument est valable, tu es vraiment à coté de la plaque. Qu'est-ce qui te dit que tu n'es pas déjà sous l'emprise de l'un d'entre eux ? Ne sois pas stupide. »

« Ce n'est pas... tu l'as sauvé ! Tu avais bien des raisons de le faire et il serait mort si tu ne l'avais pas amené ici à temps. Combien d'autres tu as sauvé et rassemblé ces derniers mois ? Combien de temps tu as vécu parmi eux avec ton propre frère ici présent, sans jamais mettre de barrière ? Et maintenant tu les enchaînes comme des animaux ?! Ça n'a pas de sens ! Ressuscité ou non c'est un jeune homme blessé, pratiquement paralysé et perdu ! Bon dieu Matthew on ne sait même pas s'il réussira à marcher à nouveau ! »

« Un dégénéré. » Tranchait l'homme avec plus de rudesse, bien qu'à l'inverse de son interlocutrice, son ton tout solide était-il ne s'emportait pas. « C'est ce qu'il est, un dégénéré et un danger. Que tu le veuilles ou non, que ce soit juste ou non, qu'il en ai conscience, ou pas. Et je suis le plus à même de juger de la façon de les traiter compte-tenu de tout ce qui est arrivé. J'ai montré trop de tolérance et de compassion avec ces gens-là, où ça nous a conduit ? Je ne reproduirais pas les mêmes erreurs. »

« Un dégénéré... ? C'est bien ce que je disais. Sous prétexte que ce... connard ! - est venu te déblatérer un tas de choses dont on a pas la moindre preuve, tu décides de le croire sur parole ? Je te croyais censé Matthew, mais c'est maintenant et en agissant de la sorte que tu es dans l'erreur ! A quoi ça a servi de les prendre en charge si c'est pour en venir à les traiter comme des monstres ?! Et James hein ? Il est une menace avec son pouvoir ? Tu comptes enchaîner Melody et Pamela à un lit également ? »

« Tu ne sais pas de quoi tu parles Ana ! Alors garde pour toi ta bien-pensance de vétérinaire bien planquée dans une ferme ! » Soutenait cette fois l'homme qui cédait à un tantinet de grondement de sa voix aisément féroce. « Tu n'étais pas au nids, tu n'étais pas au motel, tu n'étais pas dans cette école et tu ne les as jamais fréquentés ! Tu parles dans le vide parce que tu as peur d'eux au fond, alors tu essaies de te rassurer. Je sais de quoi il en retourne et j'ai vu ce que je devais voir.

Peu importe si ce que dit le Vagabond est entièrement vrai ou s'il tente d'arranger la vérité, je me moque de lui. J'en sais suffisamment de moi-même pour déterminer qu'ils sont une menace par nature, et dangereux pour la plupart, consciemment ou inconsciemment et quand bien même j'ai de l'affection pour certains. Calvin n'était pas un cas isolé et sauver ces dégénérés à leur réveil n'a pas empêché que la majorité soient morts aujourd'hui, ni que d'autres aient commis des atrocités ! Ce môme est en finalité un inconnu et un dégénéré, c'est la seule vérité. Alors je déciderais de la manière de procéder, et tu feras ce que je te dis, ou tu fous le camp. »


« Je ferais ce que tu dis ? Pour qui tu te prends ? Je suis planquée dans cette ferme pour aider Nelson et il m'a demandé de sauver des vies parce que j'en suis capable et parce que c'est mon but ! Je ne sais pas ce que t'a fait ce salaud mais ça t'a atteint plus profondément que tu ne veux l'admettre et t'es entrain de dérailler. Lui, le Vagabond, ce... Raphaël, ils essaient de nous manipuler et je ne me laisserais pas prendre à ce jeu ! Ni au tiens. C'est la ferme Wallace ici, pas la ferme Jefferson, alors hors de question que je me plies à tes ordres ou que je te regarde torturer ce gosse. Va te faire foutre ! »

Tout au long de cet échange qui ne semblait pas encore achevé, tu avais entendu des bruits de pas, plus ou moins lourds, rythmer cette confrontation de plus en plus agressive entre les deux individus, ce qui n'était pas pour apaiser ton probable propre stress à te réveiller une seconde fois dans ce même état insupportablement entravé. Néanmoins, après un certain moment, tu parvenais à retrouver un souffle plus contrôlé, du moins si tu le souhaitais et surtout la douleur se calmait sensiblement pour te permettre de parler ou de bouger, dans la mesure du possible.

« Vraiment ? » Reprit l'homme avec bien plus de calme qu'au départ, ce qui donnait un fil plus éraillé et inquiétant à sa voix. « Et comment tu comptes t'y prendre Docteur Quinn ? »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Lun 9 Mar - 3:37
La volonté de s’enfuir d’ici, de ne pas resté encore enchaîné à ce lit, comme aurait pu l’être un énième animal sauvage dans un zoo était aussi forte que sa douleur, pour ne pas dire plus. Mais malgré la rage du désespoir qui l’animait, son corps ne pouvait pas suivre. La douleur qui envahissait son corps était bien trop puissante pour qu’il ne puisse la vaincre, peu importe ce qui animait le jeune homme. La rage de vaincre, le désespoir, la solitude, tout cela n’aidait en aucun cas Jordan pour qu’il puisse s’extirper d’ici. Il était son pire ennemi dans cette situation. Il aurait hurlé s’il avait pu. Il aurait hurlé, de douleur, de haine, de rage, de désespoir, d’effroi… Mais il ne le pouvait pas. Il ne pouvait que rester ici, immobile, prisonnier, enchaîné, à attendre avec angoisse ce que son tortionnaire avait prévu pour lui.

Sa conscience lui était enlevée, le plongeant dans les méandres de ce qu’il redoutait le plus. Lui-même. Ces voix, ces visions qu’il craignait autant qu’il les désirait. La solitude était un poids bien trop lourd à porter pour lui, elle amenait bien trop d’idées noires en lui, qui, à l’instant, se présentaient à lui comme la seule solution possible. Une solution définitive à un problème temporaire comme certains auraient pu dire avant que le monde ne tombe. Mais plus maintenant, le problème était permanent. Chaque jour était un enfer, et si certains pouvaient penser que chaque jour suivant pourrait être mieux, ils se trompaient. L’escalier de cet enfer ne faisait que descendre vers un étage qui était bien pire que le précédent, encore et encore. A chaque fois qu’il pensait que cela ne pouvait pas être pire, le destin lui donnait tort. Alors pourquoi vouloir persévérer dans cette éternelle souffrance ?

Un sommeil forcé, sans visions, sans aucun délire s’offrait à lui. Si cela semblait paisible au premier regard, de n’avoir personne pour parasiter ses pensées, il était néanmoins perdu. Car si la tranquillité de son esprit présentait certains avantages, elle laissait Jordan seul maître de ses choix, seul maître de ses décisions, perdu au milieu de ce monde, sans aucun guide pour l’amener là où il devait aller. Seul, sans père, sans lui-même, sans Melody, sans cette voix au fond de lui qui lui intimait où aller, comment réagir… Il la haïssait autant qu’il la chérissait, il était désemparé de son départ. Au fond de lui-même, Jordan espérait que c’était son état qui l’empêchait de lui parler, de venir à lui comme cette satanée voix l’avait fait par le passé.

Alors qu’il reprenait conscience, il se sentait coller aux draps, tout suant comme dans une après-midi d’été, et si la douleur qui enflammait son corps s’était évanouie en même temps que le jeune homme, et qui, bien entendu, s’était réveillée au même instant. La douleur était horrible, il ne pouvait que la subir en espérant qu’elle ne cesse le plus rapidement possible. Alors qu’il jetait son regard dans la chambre, cherchant de l’aide du regard, il ne remarqua qu’un chose. Le soleil était couché et la nuit était tombée. Combien de temps était-il resté inconscient ? Était-ce la douleur qui l’avait privée conscience ? Sans doute.

Dans son état plus que pitoyable, en proie à une douleur à peine supportable et transpirant comme un misérable pèlerin au milieu du désert de sel, il était contraint à rester ce spectateur muet à l’écoute de la scène qui se trouvait de l’autre côté du mur. Si dans un premier temps il aurait pu avoir des doutes concernant la provenance de ces voix, il en aurait eu la certitude à peine quelques instants après. Il reconnaissait une voix. C’était Ana, la vétérinaire, et il en aurait la certitude quelques temps après. Il détermina aussi qui était l’autre personne. Matthew Jefferson. A chaque seconde qui passait, à chaque mot qu’il entendait, il devenait plus en plus inquiet. Il avait été sauvé, ce n’était pas pour être tué juste après, non. Quelque chose de bien pire lui était destiné.

Il parlait comme Ivy. Un dégénéré, voilà comme il était appelé. Une bête sauvage, un monstre, voilà comment il était considéré, en témoignaient ces chaînes qui l’entravaient et le gardaient prisonnier alors qu’il était témoin de cette altercation dont il était le sujet. Si jamais Ana tentait de l’aider, qu’allait-il se passer ? Le jeune homme sentait sa dernière heure arriver, alors qu’il venait d’être soigné, qu’il dormait dans le lit de cette ferme qui était sans aucun doute l’endroit le plus sûr à des dizaines de miles à la ronde. S’il trouvait le discours un tant soi peu rassurant face à celui de l’aîné Jefferson, une phrase lâchée par Ana s’incrusta dans son esprit et aurait bien du mal à s’en échapper.

Marcher. Peut-être qu’il ne pourrait plus jamais marcher. La discussion qu’avaient Matthew et Ana semblait le dépasser alors qu’il restait bloqué sur le fait qu’il ne pourrait peut-être plus jamais marcher. Alors qu’il commençait à réfléchir à ce qu’il se passerait s’il restait sans jambes, il sentait que la douleur dont il était la victime commençait à s’atténuer. Mais la peur, elle, ne s’atténuait pas. Il avait besoin d’aide, de sortir de là. Il prit une grande inspiration avant de lâcher une phrase, essayant de lui donner suffisamment de puissance pour qu’il puisse être entendu par ceux de l’autre côté du mur.

« Ana ? C’est bien toi ? Aide-moi s’il te plait… »

S’il avait réussi à lâcher ces mots avec suffisamment de puissance pour être entendu de la vétérinaire, elle aurait pu mesurer la détresse dans sa voix.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
L'histoire se répète - 24/03/35 Debuba110/0L'histoire se répète - 24/03/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Sam 14 Mar - 0:52
Le silence imposé par les dernières paroles de Matthew avait eu le bénéfice de permettre à ta voix, qui trouvait une vigueur nouvelle, de se faire entendre sans équivoque. Quelques instants de flottement s'installèrent, puis des bruits de pas assurés furent perceptibles, se rapprochant de la porte, emboîtés par d'autres plus rapides qui se mêlaient de façon incertaine.

« Non attend ! C'est à moi qu'il - » Avait commencé la femme, sa voix poussée par une impulsion qui ne cachait guère sa crainte.

« Ana, laisse-le faire. » Fit entendre une autre voix avec une fermeté désolée.

Cette voix-ci, bien que masculine, était une autre différente de Matthew, sa gravité toute relative, plus jeune, plus mélodieuse, au moment où la porte de la chambre claquait du pivotement de sa poignée qui la déverrouilla. Celle-ci ne s'ouvrit que partiellement et rapidement, et une silhouette s'y engouffra quand elle eu juste assez d'espace pour le faire, cachant ce qui avait cours dans le couloir, les deux autres protagonistes continuant de parler à voix plus basse, tant et si bien que tu ne percevais plus ce qu'ils se disaient, seulement l'écho de leur échange moins agressif mais non moins tumultueux.

Cette silhouette, un homme, qui venait d'entrer dans la pièce. Un homme que tu n'avais jamais vu, de grande taille, il devait faire pratiquement un mètre quatre vingt dix. Celui-ci possédait une crinière brune qui tombait sur ses épaules, les couvrant de chaque coté et jusqu'aux abords de ses pectoraux. Un corps musculeux de toute évidence, compressé - particulièrement aux bras - par des apparats entièrement noirs : veste de cuir ouverte, chemise à poche dont le col dépassait pour couvrir celui de la veste et un pantalon en jean laissant deviner des coutures grossières à certains endroits pour camoufler des déchirures. Tu ne voyais pas ses chaussures de ta position, mais en avais-tu même quelque chose à faire ?

Cette crinière évoquée encadrait un visage à la peau blanche pas mal tintée du soleil texan, des traits stricts et une mâchoire solide qui se contractait durement tandis qu'il refermait la porte en te fixant directement, dès l'instant où il s'était découvert. Ses yeux étaient sombres eux-aussi, surmontant un nez à l'aspect de pierre,  lui-même au-dessus d'une pilosité qui imprégnait son visage sans excès cela dit, très dessinée. Cette rudesse naturelle mettait en valeur un regard on ne peut plus sévère, même passablement acéré et dédaigneux, traduisant l'hostilité palpable qu'il affichait à ton égard sans la moindre once de faux-semblant.

Il resta ainsi silencieux et te fustigeait de sa fixation absente de tout cillement, avant que cette voix cette fois tout à fait vibrante de sa rocaille très grave, sans qu'aucun mur ne l'atténue, ne fasse écho dans la pièce avec une froideur glaçante :

« Bien essayé petit. Mais il n'y aura que moi, tant que je n'en aurais pas décidé autrement. Epargne-toi du mal, tu ne serais de toute façon pas capable de te redresser, ni même de postillonner sans souffrir le martyr. Il te faudra facilement deux semaines pour refaire tout le sang que tu as perdu. »

Ses pas trahissant des chaussures aux semelles épaisses et robustes, firent claquer et couiner le plancher alors qu'il s'avançait jusqu'aux abords du lit, son attention te quittant un instant pour aviser ta silhouette couverte, avant de revenir percer ton regard de ses yeux inquisiteurs.

« Tu as un pouvoir, comme les autres. Tu vas me dire quelle est sa nature. Réfléchis bien avant de me répondre, si à tout hasard tu as l'idée de me mentir. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Sam 14 Mar - 2:52
Il l’entendait. Personne n’allait répondre à son appel à l’aide, ou du moins, pas celle qu’il attendait. Jordan avait déjà côtoyé Ana, il pensait qu’il pouvait lui faire confiance, mais penser n’était pas savoir, et s’il était seul à devoir penser, à devoir réfléchir sur la situation, comme c’était le cas maintenant, lui qui avait toujours suivi les ordres, c’était la voix de la raison qu’il choisissait. Même si d’un œil extérieur, cela pouvait s’apparenter à une paranoïa extrême. Il était seul contre tous, et si Melody n’était jamais revenue, c’est qu’il y avait une bonne raison. Jamais elle ne l’aurait abandonné comme ça. Soit ils étaient arrivés avant elle, soit ils lui avaient fait du mal. Dans les deux cas, Jordan n’avait aucune raison d’être coopératif. Et il n’allait certainement pas l’être.

Peut-être que les longues années qu’avait passée Ana à aider les autres, sauver des animaux, ou même des gens, après tout, il ne la connaissait pas si bien ça, avaient laissées une marque en son âme, faisant en sorte que sa conscience soit bien plus dure à ignorer. Contrairement à celui qui la retenait. Contrairement à celui qui rentrait dans la pièce à cet instant-là. Matthew Jefferson. Il en avait entendu parler, en bien, uniquement en bien. En pensant à cela alors qu’il voyait son bourreau s’approcher, il ne pût retenir ses pensées. Et si tout cela n’était qu’un éternel stratagème pour se jouer de la seconde vie des ressuscités ? De sa vie ? Était-ce un plaisir sadique qui gonflait en lui à se jouer de tous, à passer du rôle de sauveur à celui de bourreau ?

Comment aurait-il pu en être autrement ? Comment Jordan aurait-il un instant pu penser que cet homme était son sauveur ? Alors qu’il était-là, enchaîné comme une bête sauvage à ce lit, et pour longtemps quand il voyait comment il était installé. Comme une bête de foire. Alors que son tortionnaire s’approchait, un frisson lui parcourut l’échine, faisant légèrement trembler Jordan au niveau de la tête. Mais il n’avait pas froid, il crevait de chaud. Il n’avait pas peur, bien au contraire. C’était la haine qui s’imprégnait du jeune homme. La haine d’avoir été enlevé aux siens, condamnés à rester seul, enchaîné comme un monstre de foire, comme le monstre qu’il était.

Pas vis-à-vis de son pouvoir ou de sa condition de ressuscité, ou bien de dégénéré, non. Vis-à-vis de sa condition d’être humain, prêt à tout pour avancer, se convaincant qu’au fond, il n’était qu’un petit soldat qui ne faisait qu’obéir sans jamais prendre de décisions pour ne pas à avoir à en assumer les conséquences, que ce soit autour de lui, ou bien au sein de sa conscience. Mais aujourd’hui, il n’était plus le petit soldat. Il était le commandant. Et il allait se comporter comme tel face à son bourreau. Son bourreau qui ne cachait pas son agressivité envers Jordan. Il entendait ce que disait Matthew, il comprenait ses questions. Et il avait l’intention d’y répondre. Comme le commandant qu’il était.

« J’ai le pouvoir de détruire tout ce à quoi tu tiens, tout ce que tu aimes, tout ce que tu possèdes, tout ce que tu es par la pensée. » Crachat-il sans aucune vergogne.

« Et si jamais je te mens, qu’est-ce que tu me feras connard ? Hein ? Tu me pèteras les jambes ? Alors que je ne pourrai plus jamais marcher ? Tu me pèteras les bras ? Alors que je suis enchaîné à ce putain de lit ? Hein ? » demanda t’il sous un ton qui suintait la haine.

« Tu ferai mieux de me tuer tout de suite. Tout serait réglé bien plus rapidement pour tout le monde. Et si jamais tu t’imagines que la douleur me fera parler, même si je souffre le martyr, regarde… » lâchât-il, posant son regard empli de défiance sur son tortionnaire.

Jordan ne transpirait que de la haine, rien d’autre. S’il avait pu le tuer, il l’aurait fait tout de suite. C’était un animal sauvage. Son instinct parlait à la place de sa conscience, la rage qui l’animait était une voix qui ne pouvait être gardée sous silence. Elle hurlait dans le cœur du jeune homme. Malgré l’insoutenable douleur dont il avait été la cible lorsqu’il avait tenté de se lever, il n’avait plus peur de cette souffrance physique qui l’envahissait, non. Il avait peur d’autre chose, quelque chose de bien plus terrifiant.

Il tirerait sur ses chaînes, les deux en même temps pour tenter de se redresser, il irait le plus loin possible jusqu’à ce que quelque chose l’en empêche, que ce soit lui-même, la douleur ou bien son bourreau. Mais si jamais, au grand jamais Matthew essayait de l’arrêter, Jordan tenterait de l’attraper, avec les mains s’il le pouvait ou alors avec les dents s’il passait trop près de son visage. En fait, il n’avait pas envie de l’attraper, il avait juste besoin de se déchaîner, de faire souffrir un minimum cet homme qui le traitait comme un monstre.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Mar 17 Mar - 12:10
L'homme de sa hauteur fit mouvoir sa mâchoire à l'écoute de tes premiers mots, sans réagir, sans colère, continuant de te fixer de son regard inquisiteur des plus austères, mais les à-coups qu'il donnait à ladite mâchoire trahissaient l'irritabilité ressentie à tes propos. Et tandis que tu persévérais de hargne et d'insultes, il se contenta de faire deux pas de plus pour venir à ta hauteur, ses yeux s'interdisant le moindre cillement, dans un silence qu'il conservait pesant face à ton hostilité. Ce, jusqu'à ce que tu tentes une nouvelle fois et par le soutien de ta chaîne cette fois de te redresser.

Sa dextre se compressa en un poing dont les phalanges blanchirent alors qu'il se décidait seulement à cligner des yeux, ceux-ci à leur réapparition n'observaient plus les tiens mais avisaient tes gestes et les boucles de fer. Tu ne parvenais pas à te redresser plus de quelques centimètres, la douleur si fulgurante qu'elle te cloua au lit envers et contre toute volonté ou désir de ne pas la craindre. C'était comme une lame qui glissait le long de ta colonne vertébrale à chaque mouvement, elle était brutale, sans appel et imbattable, paralysant l'espace d'un instant jusque tes pensées et tes instincts les plus féroces pour te dompter d'une impulsion radicale de souffrance immodérée.

Face à la sauvagerie qui t'animait, contraint par ton corps qui refusait d'obéir à son commandant, Matthew resta stoïque et redressa quelque peu le menton pour te scruter de haut, ce qui lui donnait un air dédaigneux et méprisant, que ce soit véritablement ses pensées ou seulement simulé par son attitude. Ce qui ne fut pas une simulation en revanche, c'était le geste qu'il eut quelques instants après, quand il vit tes doigts se mouvoir de façon menaçante et quand bien même tu ne pouvais te saisir de lui, il vint attraper ta senestre de sa propre main, l'empoignant à l'instar d'un bras de fer et y exerça une lourde pression de sa force barbare, très largement supérieure à la tienne pour pouvoir la faire pivoter vers l'extérieur et infliger à ton pouce une torsion qui figea tous les cartilages de ta main.

Tu aurais pu vouloir le griffer, en seule opportunité de réplique, mais la tension qu'il imposait à ton poignet plié et à la douleur de ton pouce à ce point tordu que tu en avais l'impression qu'il allait se casser comme du petit bois, immobilisait par ce jeu de prise l'ensemble de ta main. Il était évident qu'il savait comment s'y prendre et où appuyer pour accroître ton sentiment d'impuissance, dans la situation qui était la tienne. Dans ce moment, Matthew te fixait de nouveau en t'infligeant ce supplice, sans la moindre compassion perceptible à la lueur glaciale qui éclaircissait ses yeux pourtant sombres.

« Tu crois savoir ce qu'est la souffrance ? » Entamait-il de quelques mots presque murmurés, avant de se pencher d'une seule impulsion particulièrement fluide et rapide afin de cloisonner ta bouche de son autre main libre, sa paume plaquant ton menton pour te forcer à serrer les dents et t'interdire de fait de pouvoir t'essayer à le mordre, ses doigts recouvrant tes lèvres et tes narines pour former un dôme qui te privait alors d'air.

« Tu me dois la vie sale morveux. Si j'avais voulu te faire parler par la torture, ce n'est pas dans un lit douillet et soigné que tu serais. Je t'aurais suspendu à un crochet de boucher comme un porc et tu aurais été réveillé par la douleur d'un ongle arraché, puis c'est avec un tyson chauffé à blanc que je t'aurais fait cracher jusqu'au surnom de ta chère maman. Tu ne sais rien de la véritable souffrance, tu l'as à peine explorée et tu crois pouvoir tenir tête au reste du monde. »

Il se penchait un peu plus, des mèches de sa crinière brune titillant la peau de ta joue, tandis que le manque d'air devenait de plus en plus oppressif. Il n'avait pas relâché la torsion de ton pouce et la pression qui en résultait, ni ne l'avait accentuée, la maintenant dans un entre-deux presque insoutenable. Tu te retrouvais dans une situation que certains auraient qualifié d'horrible : pratiquement paralysé par ton dos, enchaîné et maîtrisé au point de n'avoir plus le droit ni de te mouvoir, ni de remplir tes poumons.

« On ne connaît sa force que lorsqu'elle a été éprouvée et tu n'as pas encore été suffisamment éprouvé pour savoir jusqu'à quel point tu pourrais endurer la torture avant de céder. Parce que tu y céderais, comme tout homme. Mais je te donne ma parole : je ne te torturerais pas, contrairement à ce que toi et Ana pouvez croire et craindre, même si vous avez raison d'avoir peur. En revanche, une seule insulte ou menace de plus, envers moi ou les miens, et je t'étoufferais à mort. Je le jure sur la tombe de ma sœur, tu mourras comme un déchet, sans souffrance, mais de la plus pitoyable et discrète des manières. »

Le temps passait et face au manque d'oxygène, tout ton corps se mit à paniquer, tes muscles se contractant de multiples tensions et ton cerveau te hurlant de trouver de l'air par tous les moyens, jusqu'à te forcer à céder à cette panique profondément instinctive et primaire. Mais l'homme ne bougeait pas, te bloquant la mâchoire et obstruant l'accès à tes narines avec une brutalité sèche et silencieuse, perçant ton regard du sien de longs instants sans bouger ni céder, quelque soient tes réactions. Rien ne pouvait te permettre d'échapper à l'emprise absolue qu'il exerçait sur toi.

Ce n'est qu'après un temps qui paru interminable, au moment où une migraine venait grignoter ce qu'il restait d'oxygène à ton cerveau et commençait à voiler ton regard, qu'il se redressa en relâchant simultanément ton visage et ta main, permettant à l'air de s'engouffrer sauvagement dans ta gorge et brûlant tes poumons qui avaient frôlé de quelques instants l'obsolescence. Ta vue mettra quelques instants à se rétablir et cette migraine à s'apaiser, comme à tes pensées de se reformer de manière cohérente, jusqu'à ce que tu retrouves une stabilité générale qui n'avait pas eu malheureusement la propriété magique d'emporter la douleur de ton dos avec elle.

« Si tu avais répondu à mes questions sans faire de vague, j'aurais enlevé cette chaîne. J'ai beau avoir sauvé ta vie, tu n'as jamais sauvé la mienne et je ne te connais pas plus que tu ne me connais. Non, je n'ai aucune raison de te faire confiance ou prendre le risque que tu sois un danger pour nous, mais toi, tu y seras obligé si tu veux survivre. Tu trouves ça injuste ? Bienvenue dans le monde réel où l'on a rien sans rien. »

Pendant que tu retrouvais le contrôle de toi-même et ainsi ta capacité à parler, si tant est que tu le souhaitais, Matthew se retourna et fit quelques pas vers la porte, lentement, te donnant de dos.

« Dans quelques instants j'aurais quitté cette pièce et tu perdras ta dernière chance de rendre ta condition moins désagréable. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
L'histoire se répète - 24/03/35 Debuba110/2000L'histoire se répète - 24/03/35 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Mar 17 Mar - 16:41
Il aurait été plus que stupide d’imaginer que son tortionnaire n’aurait eu aucune réaction à la suite des réponses de Jordan. Mais il s’en doutait, peut-être même qu’au fond, c’était ce qu’il attendait. Une certaine violence à laquelle il était bien trop habitué. Une violence envers les vivants, bien avant la déchéance de ce monde, une violence envers les morts, nécessaire et vitale, une violence envers les vivants après tout cela, qui avait toujours été une nécessité, même si cette dernière se teintait de plus en plus de plaisir. Plaisir d’offrir diront certains, mais si la réflexion perdurait, ce n’était pas plaisir que Jordan était violent, c’était toujours par nécessité. Une nécessité qui pouvait être situationnelle, comme l’avait prouvé l’attaque du camp, avec cette femme qu’il avait défiguré avant de lui exploser le crâne, mais cette nécessité pouvait aussi être plus profonde. Un besoin viscéral et vital d’être l’auteur d’une violence déraisonnée. Ce besoin venait de naître en lui. Et il avait trouvé qui en serait la victime. Matthew Jefferson.

Plus personne ne lui susurrait à l’oreille quels devraient être ses actes, quelles devraient être ses pensées. Mais il voyait une chose que seul lui verrait à tout jamais. C’était cette brume écarlate qui venait obscurcir son esprit, il aurait peut-être plu la confondre avec ce voile noir qui n’avait que pour but de le plonger dans l’inconscience. Mais non, il savait exactement ce que c’était. L’irrésistible appel de la violence. Un appel qui attendrait, des jours, des semaines, des mois, mais il attendrait, il attendrait ce moment fatidique où il pourrait enfin y répondre. Il se le jurait, Matthew ne manquerait pas à sa sœur bien longtemps.

Il entendait son discours alors qu’il luttait pour avoir un air qu’il savait impossible à obtenir, alors que la panique commençait à le gagner, comme à chaque fois que la situation dégénérait. Comme la première fois qu’il avait tué quelqu’un, avec une simple lame, comme la fois où il s’était fait mordre, planté dans le désert au milieu des cadavres de ceux qu’il avait définitivement perdu, comme lors de l’attaque du camp, comme tant d’autres fois où la mort lui avait souri. A chacun de ces avertissements, il avait continué sa route sans en être inquiété, mais aujourd’hui, il n’avait pas envie de mourir, il devait rester en vie pour lui faire payer. Peu importait le temps qu’il faudrait.

Alors que son tortionnaire relâchait la pression sur sa main et lui permettait de respirer, Jordan prenait une grande bouffée d’air, puis commençait à respirer frénétiquement. Son cœur battait si fort qu’il aurait presque pu s’échapper de la poitrine du jeune homme. L’air emplissait ses poumons, sa vue redevenait bonne, ses idées restaient claires, il n’avait pas envie de mourir aujourd’hui. Il le voyait, tournant les talons, se dirigeant vers la porte de la chambre.

« Attends… » Même s’il pouvait à nouveau respirer, il tentait tout de même de reprendre son souffle. « Je ne sais pas exactement ce que c’est… Je peux ralentir les morts et les vivants… Ou être plus rapide… Ce truc ne m’est arrivé qu’une fois ou deux ! » Il parlait aussi vite que possible, faisant des pauses forcées pour pouvoir réussir à reprendre son souffle alors que son rythme cardiaque n’était pas redescendu suffisamment bas.

En y repensant, c’est vrai qu’il ne connaissait pas réellement son pouvoir. Il ne s’était jamais réellement posé la question, et les rares fois où il l’avait utilisé, la situation ne portait pas réellement à réflexion, perdu en forêt essayant d’échapper aux morts, ou bien à terre en train de se vider de son sang. Mais il allait pouvoir y réfléchir, essayer de le provoquer encore et encore afin d’arriver à la maîtriser comme le faisait Melody. S’il y arrivait, cela pourrait lui être utile de bien des manières.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Jeu 19 Mar - 15:11
Matthew avait posé sa main sur la poignée de porte et s'apprêtait à y faire pression avant de se rétracter, marquant un temps d'immobilité en restant dos à toi, peut-être réfléchissait-il. Au bout de quelques instants, il se mouva d'abord de l'épaule, puis du reste de sa silhouette accompagnée de ses pas pour se retourner, venant t'observer en pressant les muscles de sa mâchoire qu'il déplaçait de façon circulaire, marquant sa réflexion apparente.

Son balai facial cessa quand il porta une botte après l'autre pour revenir sur ses pas ou presque : cette fois il se dirigea plutôt vers le lit opposé sur lequel il vint s'asseoir en ployant les jambes, installant ses avant-bras sur celles-ci très espacées en laissant ses mains - suspendues dans le vide - se frôler. Son regard rendu sur ta personne retrouva sa fixation d'argile, de cette apparence qui n'avait pas perdue de sa neutralité trop sèche et de cette lueur gênante, comme s'il te portait jugement à chaque instant en dépit de la simplicité dont il faisait démonstration.

« Ralentir ou aller plus vite, mh... tu dois m'en dire plus. Est-ce que tu as eu l'impression que c'était les autres qui bougeaient moins vite, ou est-ce que tu as eu comme une sensation intérieure étrange, le sang qui affluait, le monde autour de toi qui évoluait plus lentement, ou l'impression de recevoir une poussée d'énergie ? » Entendit-il de son ton plus posé et non moins rugueux.

« Lorsque je t'ai trouvé dans cette maison, tu étais seul au sol et tu te vidais de ton sang. Tu serais mort en moins d'une heure si je ne t'avais pas administré les premiers soins. Melody, James et Elizabeth ont semble t-il essayé de venir t'aider mais ils ont fait demi-tour et ils ont eu un accident, des morts les ont attaqués, je les ai aidés à se mettre à l'abri avant de t'emmener.

Je dois comprendre ce qu'il s'est passé, ce qu'il se passe dans le camp et surtout, il faut que tu me dises ce qui ne tourne pas rond là-bas, parce que tant que je ne serais sûr de rien, je ne prendrais pas le risque de les alerter sur le fait que tu sois encore en vie et ici. Particulièrement suite à l'accroche de Nelson avec les filles. C'est Melody qui a essayé de te tuer ? Tu as voulu de t'en prendre à elle en profitant d'être isolés tous les deux ? Vous vous êtes battus ? »


Ta respiration s'était stabilisée d'elle-même et tant que tu ne bougeais pas, ou peu, ton dos ne t'infligerait pas de pic de douleur, mais tu avais pleinement conscience qu'avec ou sans cette chaîne, tu ne pourras pas te déplacer ne serait-ce que pour rouler et te laisser tomber au sol. C'était pire qu'une cage, plus insoutenable qu'une camisole : ton propre corps te clouait dans ta posture allongée sur ce lit et si tes jambes répondaient à ta volonté, chaque tentative de les redresser ou de les plier engendrerait une nouvelle souffrance, limitant tes mouvements au fait de réveiller tes muscles pour ne pas subir le martyr d'une immobilité totale.

A l'extérieur de la chambre, des bruits de pas résonnèrent quelque peu, leurs échos d'abord assez légers puis de plus en plus claquants laissaient imaginer que quelqu'un ou plusieurs personnes descendaient des escaliers, s'éloignant vraisemblablement. Dans cette ambiance nocturne et en l'absence d'une lumière artificielle, la lampe entreposée sur la table de chevet demeurant éteinte, seule la lumière entrante de la lune donnait un peu de relief à la pièce et te laissait deviner l'attitude et le regard de l'homme qui était en soi proche, de par la petitesse de la pièce et la proximité des lits.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Jordan Getz


Fiche de personnage
Points de RP:
L'histoire se répète - 24/03/35 Debuba110/2000L'histoire se répète - 24/03/35 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jordan Getz

Jeu 19 Mar - 22:29
Jordan avait suivi du regard Matthew alors qu’il rebroussait le chemin pour revenir aux côtés du jeune homme, sur l’autre lit, reprenant alors la parole. Malgré toute sa haine, toute sa rage, Jordan était obligé de lui dire ce qu’il voulait entendre, même s’il était son tortionnaire, il était aussi le seul à pouvoir le détacher, à faire en sorte que Jordan soit autre chose qu’un animal enchaîné. Fermant les yeux, le jeune homme soupira légèrement avant de lui répondre.

« Je ne sais pas… Je ressens quelque chose, comme… une impulsion ? Donc je pense qu’on peut dire que c’est une sensation étrange… Et je pense que je peux ralentir certaines choses, que ces choses se déplacent moins vite. Comme je l’ai dit, ça ne m’est arrivé qu’une ou deux fois, et à chaque fois dans des situations extrêmes… Je ne pourrai pas être plus précis avant de réessayer. »

La vérité, la stricte vérité vraie. Il espérait que cela suffirait à satisfaire son bourreau. Mais alors qu’il entendait ses mots, il commençait à serrer les dents alors qu’il apprenait que finalement, personne n’était venu l’aider. Ou bien, Melody était parti chercher de l’aide, mais finalement, peut-être que la vie de Jordan importait trop peu aux autres. Il était en train de se demander qui, qui avait pu prendre cette décision ? Melody ? Alors qu’il avait toujours été loyal, qu’il avait toujours fait tout pour lui venir en aide ? Le fait qu’il lui ait ramené son camping-car ? Le fait qu’il ait appelé Ana pour qu’elle vienne la soigner après sa blessure ?

Le doute l’accablait. Trop de questions naissaient dans son esprit. Et s’il se trompait ? Et si ce n’était pas Melody, mais quelqu’un d’autre ? James ? Alors qu’il avait pris des risques pour le mettre à l’abri lors de l’attaque du camp ? Alors qu’il avait voulu prendre sa place quand Samuel avait décidé qu’envoyer le seul médecin du camp en excursion tout seul était une bonne idée ? Ou bien quelqu’un d’autre, qu’il n’avait jamais côtoyé, comme Elizabeth. A moins que ce ne soit encore autre chose, ou quelqu’un d’autre. Il prit une grande inspiration, et c’était à ce moment que Matthew commença à parler de Melody, ou plutôt, de Jordan qui aurait agressé Melody.

« NON ! » se serait-il exclamé, avant de reprendre plus calmement, comme si cette réponse était sortie contre son gré. « Non… non. Je n’aurai jamais fait de mal à Melody. J’ai toujours tout fait pour l’aider… Et pour aider tout le monde au camp, même quand je savais que c’étaient des décisions de merde. »

Jordan fixait le plafond, prenant une longue inspiration, fermant les yeux, cherchant sans doute ses mots, ouvrant la bouche pour commencer à parler, puis se ravisant. Une fois, puis une deuxième avant de tourner la tête vers Matthew, cherchant son regard.

« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec Nelson et les filles… Je n’étais pas là, et je préfère ne rien dire plutôt que de dire des conneries… Mais il y a trop de choses étranges au camp pour que ce ne soient que des coïncidences. L’attaque du camp s’est produite quand la moitié des effectifs étaient partis en expédition et ils sont restés bloqués plusieurs jours… Quand l’attaque a eu lieu, Samuel était resté derrière seul alors que Melody était partie les prendre à revers. Putain, Samuel était le seul à avoir une arme de guerre et il est resté derrière. Et quand on a dû partir, c’est James qu’il a envoyé seul rejoindre les autres, alors que James était le seul médecin et qu’Ivy venait de revenir… Même sans ça, on n’envoie jamais le seul médecin d’un groupe partir seul… Je ne sais pas, c’est peut-être uniquement moi qui suis parano, mais Melody semblait penser pareil quand je lui en avais parlé… »

Il prenait une seconde, observant à nouveau le plafond, puis posant son regard sur la porte avant de fixer Matthew dans les yeux.

« Je te dis la vérité. Parce que je suis obligé comme tu l’as si bien dit. Je suis obligé de te faire confiance. Pas toi, c’est vrai. Mais je ne comprends pas pourquoi tu essaies de me piéger, si tu voulais me tuer, tu l’aurais déjà fait, tu n’aurais pas eu besoin de raison valable, on est que deux, tu aurais pu raconter n’importe quoi aux autres… Que j’ai commencé à faire voler je ne sais quoi en direction de ton cou pour te décapiter ou autre… Alors pourquoi ? Pourquoi tu dis que j’aurai attaqué Melody alors qu’elle est revenue avec James et Elizabeth ? Si je l’avais attaqué, elle aurait dit que je m’étais fait tuer par un rôdeur ou autre, en attendant le plus longtemps possible pour que personne ne soit au courant, non ? Et pourquoi… »

Il coupa en plein milieu, gardant la bouche ouverte, comme s’il était en pleine réflexion. Toujours en fixant Matthew avant de reprendre comme s’il ne s’était jamais arrêté.

« Si tu étais seul quand tu es venu me récupérer, c’est que d’autres étaient passés par là avant. Il y avait deux autres cadavres. Un qui était mort à cause d’un coup de machette et l’autre à cause d’un tir d’arbalète. Donc si tu étais seul, ça veut dire que quelqu’un rôde dans les parages, et qu’il n’est pas seul. »
Equipement Porté :
Capacité : 0/5
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 0/0
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