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[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35
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Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1025/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (25/100)
Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Ven 6 Mar - 17:01
Interprété par Duncan et Eileen Waltz.


L'épisode de la gifle, pour Duncan, avait été l'occasion de remettre certaines choses à leur place et après le départ des rôdeurs qui avaient envahi la maison, trop stupides pour ouvrir la trappe et les trouver dans leur planque sous le plancher, l'homme était sorti pour abattre les derniers errants sans rien dire, récupérant ensuite le contenu de cette cave garnie de ressources et de matériels. Son regard se porta de temps à autre sur son épouse avec qui il accomplit tout ceci, guettant son regard et ses gestes, tandis qu'ils avaient rempli les sacs trouvés de leurs gains du jour.

Ses pas l'avaient ensuite conduit à aller observer les morts-vivants qui persistaient à traîner dans la large rue distribuant les diverses propriétés abandonnées, poussant le couple à préférer la sortie arrière où ils eurent l'occasion et surtout Duncan, de voir les restes de l'homme qui avait eu le visage détruit par une crosse de P90 et le corps mutilé par les coups de couteau. A cette vision, Duncan s'était interrompu quelques instants pour le scruter pensivement, avant de reprendre la route, évitant cette fois le regard de sa désirée sadique et meurtrière.

Les jours qui avaient suivi s'étaient résumés à trois choses essentielles : se prélasser, manger et baiser. Un programme très confortable que le garage où leur caravane avait été planquée garantissait jusque là. Malgré tout, l'ennui ne tardait pas à pointer le bout de son nez et pour l'homme, la curiosité également, se demandant ce qu'il était advenu de cette proie échappée au travers un mur et d'en savoir plus sur la vérité de ce camp dont avait parlé le type en costume. Si tout cela n'intéressait pas plus que ça sa femme, Duncan lui ne perdait pas de vue le spectacle auquel il avait assisté, quand ce gars qu'ils avaient dépouillé par la suite avait projeté ces rôdeurs pour se frayer un chemin, l'air de rien.

Il n'oubliait pas non plus ses recommandations quant à ce « marchand » qui aurait la main mise sur la région et ses soit-disant mille cinq cents hommes, un chiffre précis qui avait laissé l'ex-policier et ex-criminel paradoxalement, dubitatif quant à cette accumulation de précisions hasardeuses. Cela étant dit, s'il pouvait croire à l'existence de ces êtres capables de faire voler les morts et résorber les blessures par la volonté, pourquoi réfuter l'existence parallèle d'une organisation de bandits et tortionnaires à grande échelle ? Tout était possible à vrai dire. Il y avait de nombreuses questions qui attendaient des réponses et surtout, ils n'avaient pas d'autre objectif, car si vadrouiller était dans sa nature, cette éternelle quête de ressources et de victimes finissait par imposer une routine dénuée de sens qui rongeait de plus en plus les réflexions de Duncan.


9 Avril de la 35e année, au cours de la matinée.

Ce matin-là, Duncan avait seulement franchi le pas de la porte de cette maison dont il ignorait la plus grande partie, après avoir quitté le garage. Son attention était d'abord donnée à son Glock dans lequel il enclenchait le chargeur plein, faisant sauter la sécurité d'un geste de l'index avant de venir le ranger précautionneusement dans son holster qui enserrait son jean au niveau de la cuisse droite. Il utilisait ce genre de joujoue depuis bien trop longtemps pour se faire avoir et se tirer une balle dans le pied bêtement, comme c'était arrivé à bien des crétins qu'il avait connu dans les quartiers quand il portait encore cet uniforme d'agent de l'ordre. Un souvenir qui paraissait improbable aujourd'hui mais qui plus jeune, lui avait semblé d'une normalité et d'une évidence affligeantes.

De sa senestre libre, il vint rabattre sa longue crinière qui balayait ses épaules vers l'arrière, dégageant ses yeux gris afin d'assurer sa vue tandis qu'il guettait les alentours, ceux-ci calmes en réalité. Enfin, c'est ce qu'il avait cru, avant qu'une succession d'éclats tonnants avec une puissance impressionnante n'alertent tout le quartier. D'un réflexe prudent, il avait fait un pas vers l'arrière et s'était appuyé à l'encadré de la porte d'entrée en levant les yeux vers un point au-dessus des propriétés d'en face, avisant la direction dans laquelle il avait réceptionné l'écho de ce qui était sans aucun doute possible des tirs d'armes lourdes.

Ses sourcils se froncèrent et sa réflexion se mis très vite en route, puisque des souvenirs préservés de leur conversation avec ce Samuel et étant donné la topographie estimée du quartier, l'origine des coups de feu était potentiellement dans un point proche ou directement situé sur la zone du camp présumé de ces individus aux pouvoirs surnaturels. Coïncidence ? Difficile à dire, mais cela ne lui disait rien qui vaille à cet instant. A la pliure du tee-shirt noir qu'il portait sous son gilet pare-balles, il se contorsionna légèrement pour aller zieuter la porte ouverte qui donnait sur le garage, faisant entendre sa voix grave et naturellement ferme, un peu éraillée, et ce avec bien moins de prudence maintenant qu'une source de bruit beaucoup plus imposante attirait certainement l'attention de tous les morts-vivants du secteur.

Une source de bruit qui d'une minute à la suivante était devenue à présent presque ininterrompue, tandis que de nouveaux coups de feux lourds se mêlaient à d'autres plus aigus et criards, laissant deviner au connaisseur en la matière qu'incarnait Duncan que des fusils et sans doute des armes plus petites répondaient ou s'associaient à cette fusillade qui se déroulait à bonne distance du couple.

« Hey chérie. Viens voir, il y a de l'activité dans le coin et ça semble s'exciter sévèrement. »
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Clés : Blucamp Ford 2/2
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Sam 7 Mar - 0:37
L'eau ruisselait sur son corps nu tandis que ses mains, nappées de savon, caressaient sa propre peau d'un effleurement de doigts en redessinant les courbes de ses épaules et descendant lentement sur la ligne de son bras. Un bras strié de marques bleu-violacés, parfois rougeâtres, mais dont la redécouverte attisait toujours quelques frissons singuliers à sa détentrice, ramenant à sa mémoire, chaque événements qui avaient conduit à ces stigmates en des circonstances des plus excitantes. Elle n'en éprouvait aucune souffrance, les zébrures ayant été façonnées par l'expertise d'un maître en la matière, tantôt de ses mains, tantôt par la morsure d'une lanière de cuir.

Elle ferma les yeux, redressant la tête vers la pâle lueur provenant du plafond en plastique solide et translucide, qui laissait à peine passer quelques filets de clarté par le bain de pénombre qui régnait dans le garage. Elle entrouvrit les lèvres pour profiter de cet instant de détente par la grâce de cette réserve du camping-car qu'ils avaient pu remplir. Elle avait relevé ses cheveux, coincés dans un tournoiement d'une épingle d'un geste maîtrisé qu'elle ne tarderait pas à retirer sitôt les lieux désertés. L'eau était presque glacée, lui octroyant quelques frissons supplémentaire lorsqu'elle sentait le froid prendre les insidieux chemins de ses parcelles intimes et s'y immiscer aussi sournoisement qu'elle en imaginait les mains de son amant. Aussi sauvage et animal qu'étaient leurs ébats, Eileen n'en restait pas moins très soigneuse et rigoureuse sur la propreté corporelle. C'était là son moment privilégié d'entre tous : celui où son archange de lumière posait son regard mystique sur elle tandis qu'elle lui offrait le chemin du paradis.

Mais tout moment de grâce, aussi voluptueux soit-il, possédait sa fin. Précipitée, parfois, quand il fallait économiser à la moindre gouttes des ressources les plus essentielles. Nourriture et eau en priorité. La femme s'extirpa alors hors de la cabine de douche après en avoir coupé la robinetterie, sombre et désormais ruisselant d'humidité, se retrouvant dégoulinante de perles d'eau, dans le couloir du véhicule qui leur servait de refuge et lieu de vie. D'un geste souple de la main, elle s'emparra d'une minuscule serviette, faute de pouvoir se rouler confortablement dans un large et épais rectangle en éponge, frictionnant par la suite sa poitrine, son ventre et ses hanches en premier.

Elle ne se sentait pas d'humeur rassasiée, la frustration qui l'avait gagné les jours précédents gagnant de plus en plus de chemin dans son esprit pernicieux, mais il serait bien mentir de dire que Duncan ne savait pas y faire pour lui changer les idées, en témoin des stigmates qu'elle portait en trophée car elle aimait plus que tout se sentir dominé par lui, et uniquement lui.

Le silence régnait dans les lieux, et pour cause, son époux s'était éclipsé. Elle n'était pas vraiment du genre à s'en inquiéter, mais davantage à en profiter, se faufilant ainsi vers l'un des grands sac à dos qui patientait sur le siège passager. Chacun de ses pas émettait un doux bruit cristallin, dispersant l'eau qui dégringolait sur son corps à chacun de ses pas léger. Sa main plongea dans l'une des petites poches latérales, extirpant sous son regard presque excité, le petit sachet d'herbe séchée qui n'attendait qu'une chose : disparaître en fumée. Elle s'imaginait déjà, allongée sur leurs draps défaits, cette roulée de papier enserrant les miettes de ce cannabis pur qui envahissait l'air de ses poumons et embrumait son esprit.

Sa dentition supérieure frotta sa lèvre opposée, tandis qu'elle se représentait cette scène, se laissant envahir par les effluves fictives d'une odeur aussi enivrante qu’oppressante. Mais un bruit assez sourd et brutal la tira de ses rêveries d'extases, abandonnant son regretté butin dont elle ne pourrait profiter. D'un demi-tour léger, elle s'avança de quelques pas dans le couloir en jetant un coup d’œil à la porte du fond restée entrouverte, dessinant au-delà la froideur d'un garage poussiéreux plongé dans les partiels ténèbres. Les bruits se succédèrent, les un après les autres tonnant dans un étouffement lointain quelques détonations rageuses. Lorsque la voix de Duncan lui parvint, sa main droite s’empara en une fraction de seconde d'un pantalon de cuir souple dans lequel elle moula ses formes, sa peau, dénuée de tout sous-vêtement, trouvant contact avec la rigueur de la matière. Elle en fit de même avec son haut, zippant un blouson noir du même acabit qui comprima aussitôt sa voluptueuse poitrine laissée sauvage, sans en atteindre la totalité de sa hauteur.

C'est ainsi qu'elle sortit du véhicule, laissant choir ses deux pieds chaussés à la va-vite dans une paire de kickers usées, franchissant les quelques pas qui séparaient leur habitat de la porte menant à l'intérieure de la maison. Elle n'eut aucun mal à repérer la silhouette massive de son homme dont la largeur d'épaules voilait au delà de la porte d'entrée par laquelle il observait.

« Putain, c'est quoi ce bordel ? C'était une explosion ? »

A la perception nouvelle des échanges de feux nourris qui résonnait davantage, Eileen s'approcha plus encore de la position de Duncan, son regard cherchant ce point lointain qu'il observait avec une attention renforcée, ne voyant au devant qu'une rangée de maison et à peine au dessus, des premiers nuages de poussière, lointain, mais dense.

« On dirait que l'armée a débarqué. »
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1025/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (25/100)
Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Mer 11 Mar - 13:34
L'attention de Duncan s'était reportée au loin, écoutant les coups de feu qui persistaient en nombre et en puissance toujours aussi variée, tels des coups de tonnerre sans artifice visuel qui appelait tout le quartier et plus encore. Un concert aux conséquences immédiates : l'homme se recula un peu plus pour se placer dans l'ombre de l'arche de porte, lorsqu'il vit plusieurs rôdeurs passer devant le portail de la propriété où ils résidaient Eileen et lui, ceux-ci se dirigeant de leurs membres cassés et leurs carcasses pourrissantes et lentes en direction de ce vacarme.

Instantanément, deux pensées vinrent à Duncan : d'une part cela allait vider les rues du quartier des quelques parasites qui l'occupaient, mais ça risquait également d'en attirer d'autres d'en dehors qui passeraient par là. A ce titre, il n'avait aucune envie d'attendre que des surprises viennent poindre le bout de leur truffe devant leur porte, aussi quand les créatures furent éloignées, il s'avança de nouveau pour s'extraire de l'embouchure de l'arche, posant un pied botté sur la marche qui donnait sur le chemin de pierre de l'allée centrale, entourée de végétations depuis longtemps épaisses, grandes et sauvages à en recouvrir les murs.

C'est à ce moment-là qu'Eileen l'avait rejoins dans son dos, sans doute après l'avoir aperçu bouger. Il donna un coup d’œil assez vague sur son coté à l'entendre réagir au feu nourri qui semblait vraiment complètement fou, tant il ne cessait pas. Duncan plissa les yeux, faisant apparaître quelques traits au coin de ses paupières en haussant nonchalamment les épaules.

« Il avait dit que le camp était à peu près dans cette direction. Soit une horde leur est tombée dessus et ils sont très armés, soit des visiteurs sont venus à leur rencontre, du moins s'il disait vrai sur ce camp. Ce qui est sûr, c'est que ce ne sont pas des rôdeurs qui se crêpent le chignon et je doute vraiment qu'il existe encore même une unité en activité, ça fait trop longtemps que l'on a vu aucune communauté organisée. »

Au terme de ses paroles, il relâchait la pression de son regard et pris une inspiration qui bomba son torse avec un certain élan, comme s'il se préparait à prendre part à la pièce théâtrale qui inaugurait - d'un peu trop près de leur position à son goût - un événement des plus intriguant. Une impression qu'il confirma en portant sa dextre vers son dos, frôlant le holster de son pistolet pour venir attraper la garde du poignard de chasse glissée à sa ceinture, au-dessus de son fessier. D'un geste assuré, il le tira de son accroche, lame vers le coude puis libéra son bras droit qu'il étira d'un mouvement d'épaule.

« Faudrait qu'on s'éloigne de la baraque et que l'on s'approche de la rue qui mène vers l'autre quartier. »

Il avait gardé le même ton presque monolithique qui donnait un certain charme à la gravité de sa voix, scrutant une silhouette à sa gauche, aux abords de la propriété voisine obstruée par des haies, se diriger à son tour vers les maisons d'en face, seulement intéressée par le boucan en faisant comme si les routes n'avaient aucun but, ce qui renforçait pour l'homme l'idée qu'avoir peur de ces choses pour leur seule toxicité était superflu. Ils étaient décérébrés, idiots, surestimés par le fait qu'ils devenaient d'autant plus dangereux en groupe, à l'instar d'une petite racaille médiocre des quartiers qu'il fréquentait autrefois en somme.

D'un pivotement accompagné de sa jambe droite, il se tourna vers Eileen et avisa d'abord son regard à l'attrait si sauvage, centralisé par des yeux de nymphe qui avaient le don de faire naître toutes ses pulsions insatiables de masculinité, avant de lorgner sur sa silhouette moulée et des plus sexy, courbée comme il le fallait avec une faible épaisseur de chair juste le nécessaire pour avoir bonne prise. Sans surprise, c'est sur sa poitrine très mise en avant par ce blouson à peine dissimulateur qu'il s'attarda quelques instants, sa langue claquant sur son palais avant de caresser à peine sa lèvre inférieure pour trahir ses pensées soudaines et aussi imprévisibles que satisfaisantes à son goût.

« Tu as l'intention d'accueillir des soldats avec cette vue-ci ? Prend garde sucre d'orge, c'est mon terrain de jeu et que d'autres puissent ne serait-ce qu'imaginer y jouer risque de me rendre trop prompt à exprimer mes émotions authentiques. C'était le genre de formulation de mon psy à la prison. »

L'évidence que ces menaces ne feraient que donner plus envie à sa femme d'être provocatrice ne se discutait pas, pas plus que sa propre conscience de la chose, étant donné que malgré la jalousie féroce qu'il avait démontré plus d'une fois vis à vis de la gente masculine, il n'en était pas moins très fier d'être le dompteur de cette tigresse, et de l'exposer comme sa propriété physique et spirituelle. Le droit d'y goûter était réservé aux chattes, au littéral comme au figuré, puisque c'était leur contrat : ne pouvait les rejoindre qu'une femme, qui serait autorisée à venir jouer sur son terrain en échange de l'offrande de son propre corps au dompteur et sous la direction exceptionnelle de la tigresse, car une participante ne serait jamais qu'un jouet.

En revanche, il ne tolérait pas même l'idée que sa possession puisse être piétinée par un chaton et si ce vacarme était le signal que des bestioles probablement équipées de la mauvaise manière se trouvaient dans les environs, alors cela renforçait d'autant plus la volonté de Duncan de prévenir plutôt que de faire mourir. Il n'oubliait pas sa promesse, celle de donner de la chair pour nourrir la tigresse, sans aucune sexualité, juste la perversité la plus luciférienne et il comptait bien honorer sa déesse en tant que seul dieu à valoir dans son monde où il devait sans cesse légitimer sa position.

Un sacrifice pour les divinités. L'humanité s'y employait depuis des millénaires, alors pourquoi en être offusqué maintenant ? Cette poitrine, il avait l'intention de se l'offrir une fois de plus après le passage de la tempête qui continuait d'éclater à l'autre bout du secteur. Il fallait bien le dire, quand la tigresse était nourrie, sa folie à s'agiter sur son dompteur était d'autant plus déchaînée, ce qui ne faisait que renforcer le désir de trouver de la viande fraîche. Cette fois, il ne louperait pas le coche et aucune miracle ne permettrait aux lapins de passer au travers des murs.
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Clés : Blucamp Ford 2/2
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Mer 11 Mar - 23:38
Elle observa vers l'avant, au-delà même de sa perception visuelle obstruée par cette rangée de maison, mais que les échos des coups de feu de plus en plus intense rendaient à merveille la schématique des actes qu'elle se représentait. Balles et chaires, cris et pleures, mort. Sa langue claqua, par amusement, dans son palais, au rythme léger d'un métronome tandis qu'elle glissait ses mains dans ses poches, rabattait légèrement ses bras et inspirait profondément.

« C'est peut-être ces fameux types, hyper organisés, qui sont plus d'un milliers dont nous a parlé l'autre gland. » S'aventura t-elle sans vraiment s'inquiéter de l'éventualité où cette affirmation serait vraie.

Elle hasarda son regard sur son époux sans bouger de sa position, déplaçant seulement l'iris de ses yeux glacés sur lui, tandis qu'il pivotait à son tour sur elle, et l'observait enfin dans le gris où brillait l'étincelle d'un désir non réfrénée, y répondant par l'écho d'un plaisir non dissimulé. A ses mots, comme il s'y était attendu, elle ne pu refouler un roulement de gorge prédatrice, proche de la tension féline qui émanait d'elle tandis que ses pas, effrontément lent, le rapprochaient de lui, plaçant la pointe de ses pieds sur le bord de la marche qui surplombait la position de Duncan, mais malgré cette différence, il n'en restait pas moins plus haut qu'elle et toujours aussi impressionnant.

« Si ton psy savait à quel point tes... », commença-t-elle avant de s'interrompre, ses deux mains logées à la taille de son époux qui ramenèrent ses hanches à elle vivement par un geste qui n'avait rien d'hasardeux, le plaquant tout contre son corps en profitant que la marche offraient à la hauteur de son propre bassin celui de son conjoint. « .. émotions authentiques, attisent les miennes avec férocité. »

Ses deux mains remontèrent le long de son gilet pare-balles, grattant la matière tissée de ses ongles acérés, grimpant sur ses flancs en esquivant les obstacles que formaient les différentes attaches et coutures, comme deux araignées aventureuses dont la destination calculée se situaient à hauteur de son cou, et davantage sa nuque, plongeant sous la légère cascade de ses cheveux pour venir manifester leur présence à la racine de son crâne. Sa poitrine en profitait pour se serrer tout contre son torse, quand bien même la protection qu'il portait ne devait pas lui offrir de grandes sensations, elle se doutait que la vue et l'extrapolation se chargeraient de compléter le schéma de l'attrait qu'il éprouvait en l'instant pour elle.

« Te voir si sauvage et brutal ... a corriger le moindre petit impudent qui lèverait quelques intérêts sur moi... » articula-t-elle sur un ton aussi neutre que son regard qui frôlait l'arrogance.

Sa main gauche descendit le long du bras de son lié, saisissant son poignet armée en élevant sa main au poing serrée sur la garde de la dague à hauteur de son visage. Sans le quitter des yeux, tandis qu'elle admirait et s'enorgueillît d'y découvrir toute la lubricité qu'elle pouvait y lire, ses lèvres s'approchèrent de la lame qu'elle venait de s'offrir à sa proximité, déployant l’extrémité de sa langue pour la porter au contact du plat du métal, remontant le long de sa surface aussi lisse que froide, entamant son geste par la pointe et remontant jusqu'à la garde.

« Mais ça sera pour une autre fois. Ce soir, je veux celui que tu m'as promis. Choisis le jeune, et vaillant. Tu sais à quel point je n'aime pas quand le cœur lâche avant la fin des festivités. »

Son autre main s'agrippa à la base de sa nuque, tandis qu'elle brisait le contact de la douceur de l'arme pour venir fondre sur le tranchant de ses lèvres en se hissant à peine jusqu'à lui, lui offrant un baiser aussi doux que piquant à l'instant où ses dents percèrent la pulpe de sa lèvre inférieure jusqu'au sang. Elle aurait seulement soulevé son regard, aussi provocatrice que possible à la réponse qu'il lui donnerait à la suite de cet affront, mettant à ce jeu un point final d'une remontée de fermeture éclaire, condamnant hermétiquement la vue de son bustier.

« J'en ai pour deux minutes, je vais m'équiper. »

Elle se replia aussitôt, se détournant de sa position sans même lui accorder de regard supplémentaire, s'éclipsant par la porte du fond qui donnait sur le garage, refuge de leur camping-car. Elle n'eut aucun mal à faire main basse sur ses affaires, déployant son gilet tactique sur son dos et fermant les clips les uns après les autres, déjà affublé du matériel de première nécessité, laissant son arbalète sur place pour s’emparer du pistolet mitrailleur qui l'accompagnait depuis un bon moment déjà. Quelques gestes mécaniques, pour s'assurer que l'ensemble était bien enclenché tel que son admirable amant et époux lui avait enseigné, armant la première cartouche et verrouillant la sécurité, dague glissée entre son pantalon et sa ceinture, non loin du passant, elle finit par jeter son sac à dos sur ses épaules, s’emparant de celui de Duncan au passage avant de retourner le rejoindre en lieu et place de la porte d'entrée s'il n'avait pas bougé.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Lun 16 Mar - 22:52
Le poignard tenu en main d'un étau resserré, illustration métaphorique de la tension que l'approche lente de sa dulcinée provoquait au mâle désigné Alpha par le destin, envers et contre toute croyance extérieure, légitimité par la femelle qu'il avait fait sienne, un petit rictus se dessina au coin des lèvres de Duncan qui se laissa attirer par elle. D'une certaine nonchalance, il pencha quelque peu la tête de coté en l'avisant de si près, percevant le souffle chaud de la tigresse dont il écoutait les mots avec attention, telle une friandise qu'il savait apprécier par les mots autant que par le contact.

D'une inclinaison de ses yeux, il guetta les gestes de ses mains sans avoir réagi encore, sa propre main libre demeurant le long de son corps, puis il ferma ses paupières à la sensation de sa prise se mêlant à sa crinière de lion, l’apparat de pouvoir qu'il entretenait long, à l'instar des seigneurs d'autrefois. Il ne pouvait sentir sa poitrine mais la pression rappelait la mélodie qu'il ne connaissait que trop bien déjà, mais dont il ne s'était pas lassé et ne se pensait pas capable d'y parvenir un jour, tant leurs formes irréprochables savaient se faire désirer avec un savoir-faire de leur détentrice au moins autant impeccable.

Comme tout homme né sous le signe du scorpion, ses pulsions étaient de nature à s'enflammer et dans le cas de Duncan, c'était aussi vrai qu'il parlait bien mieux le langage du corps qu'il ne savait user du verbe oral, d'autant plus s'il était question de faire dissertation sur la peau d'une femme et entre ses cuisses. En cela, Eileen et lui s'étaient trouvés une symbiose parfaite, car nulle autre femme n'aurait pu atteindre les limites de son désir insatiable, propice à contraindre la dépendance, telle une drogue qui faisait battre le cœur presque jusque la rupture. Ce n'était pas la seule chose qui justifiait leur presque trop idéale synchronicité, mais c'était bel et bien par ce moyen primaire et primal, qu'elle avait su outrepasser son pragmatisme trop rude face à la réalité et à la notion d'amour et de lien, pour l'envoûter par sa plastique et sa maîtrise de la chevauche.

Preuve étant, il venait de passer ces derniers jours d'isolation à se déchaîner sur et en elle avec la violence que l'on accorderait à une poupée plus qu'à un être vivant, la submergeant de toute son animalité et de tout son nectar avec la vigueur d'une fontaine de jouvence, et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de le provoquer comme elle le faisait alors avec sa lame, arrachant un claquement de mâchoire à son homme malgré ses lèvres closes. Cette provocation qu'elle concluait par un baiser féroce poussa Duncan à venir de sa dextre libre agripper ses formes moulées dans son pantalon de cuir, se glissant par-dessous la matière pour trouver la fraîcheur de sa peau rendue douce par la chair bien plus tendre de cette partie de son corps.

Il se laissa avoir par les premiers instants et la sensation laiteuse de ses lèvres, avant que ses dents ne lui arrachent un grognement, engendrant le passage de sa langue humide sur ses lèvres avec excès, puis il retira son contact de sous son pantalon pour lui asséner une fessée sèche et punitive de toute sa main mise à plat, de quoi lui infliger un sursaut. Mais il ne dit rien pour autant, ramenant sa langue dont l'humidité avait adjoint celle de sa tigresse dans le but de balayer les perles de sang, achevant cette parade sensuellement féroce par le passage de son dos de main armé sur sa bouche afin d'effacer la marque de leur baiser avant de l'invectiver, tandis qu'elle s'éloignait.

« Tu l'auras ton cadeau, mais c'est à moi de dire quand et comment tu t'occuperas de lustrer le sceptre de ma virilité, sale petite cochonne. Profite-en pour récupérer mon sac, sait-on jamais, on aura peut-être quelque chose à récupérer dans ce cloaque après le passage des francs-tireurs. »


Environ deux heures plus tard...

Un éclat de verre se brisa sous la botte de l'homme qui venait d'entrer dans l'une des maisons de cette partie du quartier, le bonnet bien vissé sur la tête et sa veste marronnasse épaisse fermée jusqu'à la gorge. De ses mains gantées, il tenait avec une poigne presque exagérée son Grease Gun, faisant suivre à son arme le mouvement de sa tête, balayant la pièce du regard. Un salon vide, le canapé renversé, quelques cadres de photos brisés au sol, certain cassés comme s'ils avaient été piétinés. La baie-vitrée du fond, semblable à celle du camp que son groupe avait attaqué plus tôt était grande ouverte, sans pour autant avoir été défoncée, ce qui fit plisser les yeux de cet homme grand d'un bon mètre quatre-vingt passé, la peau marquée et râpeuse, tout comme les racines de ses poils trahissant un rasage loin d'avoir été soigné.

Il s'approcha du centre de la pièce en penchant le buste le premier pour que son regard devance sa silhouette quand il entrevit la cuisine à sa gauche, disposant d'un bar américain qui laissait une bonne partie ouverte sur un tas de vaisselle sale entassée un peu partout et des placards grands ouverts, tout du moins pour ceux à qui il restait encore des portes. Sa botte écrasa un nouvel objet : une paire de lunettes de soleil, à laquelle il ne daigna pas prêter attention. Il se retourna à moitié pour revenir sur ses pas, l'accès aux escaliers et au reste du rez-de-chaussée s'incarnant d'une arche non loin de l'entrée de la cuisine, mais une voix rugueuse et grave le fit se figer, car il avait distingué que celle-ci lui était parvenue sur sa droite, soit par la baie-vitrée ouverte à qui il donnait presque le dos.

« Ne bouge pas ou je t'abats comme un chien. Ouvre les mains et laisse tomber ton arme, doucement... »

L'homme avait seulement pivoté la tête pour distinguer la silhouette de Duncan qui était apparue dans l'encadré de la baie-vitrée le bras le premier, pointant son Glock directement sur l'homme qu'il avait observé depuis le couvert du mur à l'aide d'un morceau de miroir, morceau qu'il avait encore en main gauche quand il était entré en faisant entendre sa voix d'un ton modéré mais parfaitement froid, désireux de ne laisser aucune incertitude à cet homme sur la substance de ses intentions.

Le lion fit deux pas de plus dans sa direction, soigneusement, se mouvant presque de profil pour garder son bras dans l'axe de sa silhouette et garantir la poigne qu'il exerçait sur son arme, alors que son vis à vis restait immobile plusieurs instants avant de lentement ouvrir sa main gauche pour libérer sa prise. Mais le dompteur n'était pas dupe, il était habitué à ce genre de rencontre où chacun possédait une arme donnant le pouvoir de tuer, et pire que tout, laissant imaginer que même dans une situation où les probabilités de sortir vivant en cas d'affrontement frôlaient le néant, le risque était jugé raisonnable par le menacé, amenant systématiquement à un cadavre supplémentaire.

Ce que l'homme venu pourchasser deux fugitives et se retrouvant en posture de proie ne savait pas, c'est que le lion s'était ainsi exposé tout prudent était-il, pour attirer l'attention et cacher la venue d'autant plus furtive et assurée de la tigresse, à laquelle Duncan n'avait pas accordé le moindre cillement d’yeux afin de ne pas trahir sa progression depuis l'entrée. Il savait qu'il pourrait tuer cet homme avant que lui ne puisse utiliser son arme, cependant ce n'était pas son but. Ce qu'il voulait, c'était une proie vivante ; et il le voulait car c'était ce que sa reine voulait. A poitrine voluptueuse et chevauchée fantastique, on arracherait le ciel et ses vicaires sans hésitation et ce jour, le don de cet inconnu garantirait l'avenir radieux de leur couple sacré par les liens du mariage, amen.
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Clés : Blucamp Ford 2/2
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Jeu 19 Mar - 22:58
La porte avait été laissée volontairement entrouverte par le type en veste marron, de quoi se garder une porte de sortie rapide et évidente en cas de nécessité, tout en s'assurant qu'un éventuel mort marchant viendrait s'y cogner dans son entreprise de l'atteindre s'il avait été suivit depuis l'extérieur. Mais ce n'était ni un cas, ni l'autre que ce léger espacement permis, tandis qu'à pas feutré, son déplacement s'effectuant avec une souplesse digne d'une tigresse à la silhouette fine, Eileen se faufila dans cet entrebâillement. Ses courbes ne frôlèrent qu'à peine l'épaisseur de la large porte ainsi que le chambranle, ses cheveux flottant dans son dos en une cascade souple et fluide.

Sa dague de chasse avait trouvé refuge dans le creux de sa main, la longue lame suivant le prolongement de son avant bras pour s'y maintenir discrète et s'assurer une prise suffisamment efficace en cas de combat direct. Elle avait troqué le P90, à la létalité bien trop importante pour l'usage dont elle destinait sa proie, par son arme de prédilection : un couteau au filet plus aiguisé que jamais. Les armes à feu n'étaient pas de ses préférences, ni de son goût d'ailleurs, trouvant leur usage aussi lâche que sans valeur. Quiconque daignerait essayer de l'impressionner de son expertise, un gros calibre entre les mains, n'obtiendrait que son dédain, hautain et condescend. Pour autant, elle n'en rechignait pas à en faire usage par gain de facilité lorsque c'était nécessaire, apprenant leur maniement de la main de son ange pour s'assurer de sa survie. Son pistolet mitrailleur longeait la ligne de son flanc, suspendu à la bretelle d'armement qui le plaquait contre sa cuisse, se tenant ainsi accessible, par sécurité, si la situation l'avait exigé, lui offrant toute la puissance de feu nécessaire pour se défendre - sans se permettre de douter que Duncan serait tout à fait, et davantage d'ailleurs, capable de s'en charger.

Chacun de ses pas étaient fluets, précis, étudiant l'encombrement du sol pour éviter les moindre débris qui auraient trahis sa présence, en passant aux côtés de quelques morceaux de verre brisés ou même du moindre papier qui aurait crissé sous l'impact de son poids, aussi léger soit-il. Elle déposa la pointe de son pied droit plus à gauche qu'un déplacement normal, jouant d'un mouvement de bassin flexible pour se déporter à nouveau sur sa droite, profitant d'un couloir dégagé et d'un angle mort dans le dos de cet homme dont l'attention restait braqué sur la seule menace qu'il avait identifié en la présence d'un homme et de son flingue porté à bout de bras. Le regard de la féline restait fixé sur sa proie, ses yeux oscillant sur le moindre de ses gestes, ses mouvements de tête ou son souffle qui aurait pu trahir qu'il l'eut remarqué sans le manifester, mais sa discrétion avait été telle que même Duncan aurait pu en être bluffé s'il ne s'était pas trouvé quasiment face à elle.

Ses pulsions, ses envies, ses besoins, la rendaient apte à n'importe quel sacrifice ou d'en donner le meilleur d'elle pour obtenir tout ce qu'elle désirait. Et pour l'heure, ses pensées n'étaient plus focalisé sur son époux et son sceptre, sans doute à son grand damne, mais bel et bien sur les perspectives des jeux qu'elle pourrait opérer sur cet autre homme, qu'on lui offrait quasiment sur un plateau d'or et d'argent. Il était grand et fort, sans doute suffisamment vaillant et robuste pour tenir sur la longueur, avec une volonté d'acier qui ne le ferait pas céder tout de suite. Une bonne pioche sur lequel son ange avait eu le nez fin. Il se tenait devant elle, bien haut et bien large, donnant une difficulté supplémentaire à cette tentative de neutralisation de la manière la plus efficace possible. C'était pourtant une habitude dans laquelle elle avait trouvé une stratégie qui avait déjà porté ses fruits à plusieurs reprises. Pas sans défaut, pas sans difficulté, mais suffisamment éprouvé pour entreprendre d'en faire usage de nouveau, la surprise étant son atout indispensable.

Lorsqu'elle se sentit assez proche et qu'elle frôlait la limite que sa condition et sa discrétion pourrait atteindre sans se faire remarquer, son souffle n'étant qu'un simple filet lent et fluet entre ses lèvres doucement entrouvertes, elle abattu sa lame dans le pli du genou droit de l'homme qui poussa un grondement où se trouvaient mêlés la surprise, la douleur et la rage. Un autre mouvement de main, plat et implacable, avait projeté son arme dont il avait libéré la poigne et l'emprise plus loin sur sa droite, tombant et glissant en direction du mur plein.

L'homme tomba droit sur son genou valide, son buste s'affalant sur l'avant, l'autre jambe restant tendue par la pression de la douleur vive et lancinante, par laquelle s'échappait quelques descentes d'hémoglobines. Ses réflexes n'en étaient pour autant pas réduit à néant et il était plutôt bon combattant d'ordinaire, c'est pourquoi dans une tentative impulsive de défendre sa vie et repousser la moindre attaque qui aurait réglé son compte définitivement, il se retourna vivement, cherchant à atteindre d'un impact du poing ou du coude, sa fourbe assaillante. Mais trop tard. Une seconde trop tard seulement car son mouvement tomba dans le vide tandis que de ses yeux furieux, il découvrait la silhouette d'Eileen qui s'était reculée hors de sa portée et l'observait en silence.

« Espèce de sale pute. »

Il avait laissé échapper ces mots avec férocité, se retenant au sol de ses bras tandis qu'il constatait sa position précaire et surtout le fil de sa vie qui menaçait de se briser ainsi brutalement. La douleur n'aidait pas à réfléchir de la plus posée des manières, et il ne semblait pas entrevoir pour l'instant de porte de sortie. Le crâne d'Eileen s'était légèrement inclinée, observant le colosse qui venait de céder sous son poids, les tendons de son genou abîmé par le coup de lame bien placée. Un handicape assuré, qu'importait s'il ne pourrait plus user de sa jambe comme il fallait après cela, l'important était qu'il survive assez le temps pour rejoindre son antre. Si la stratégie de foncer sur cette garce lui avait effleuré l'esprit, son instinct - bien plus intelligent que la moyenne, lui criait de ne rien en faire : elle ne l'avait pas abattu, purement et simplement, c'est qu'ils attendaient au moins quelque chose de lui et selon la teneur de ce besoin, cela pourrait lui révéler d'autres portes de sortie. C'était davantage un moyen de temporiser aussi, espérant qu'un de ses collègues s'aventurent en ces lieux et lui sauve la mise.

« La sienne seulement. » Lança-t-elle en réponse sur un ton étrangement monotone, la pointe de son menton désignant son époux à l'emplacement opposé vis-à-vis du type. « T'as pas l'étoffe, ni ce qu'il faut, même si tu me payais pour ça. »

Eileen avait ramenée sa main armée à hauteur de sa hanche droite, glissant sa lame non loin du passant de sa ceinture pour la ranger à sa place initiale, reprenant la poignée du mitrailleur d'une seule main. Elle avait une autre volonté, comme à chaque fois qu'ils croisaient un autre homme d'ailleurs : elle aimait voir Duncan s'imposer comme mâle dominant, par la force ou par les mots et instaurer, de facto, la place qu'il se devait.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1025/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (25/100)
Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Sam 4 Avr - 21:46
D'un nouveau pas, Duncan s'était rapproché de la cuisine, à l'opposé de sa tigresse qui se mouvait de son agile discrétion, tandis qu'il redressait un peu plus le bras armé pour pointer de haut l'homme qu'il fixait la tête quelque peu penchée.

« C'est ça. » Entamait Duncan, le ton hautain et moqueur, un petit rictus marquant ces deux traits d'une supériorité qui était la sienne présentement. « Jauge d'à quel point tu pourrais être plus rapide à tirer que le type qui a déjà le doigt sur la détente. T'auras pas de surprise. »

Il n'avait aucun désir de papoter avec le futur tas de chair à modeler d'Eileen, mais en l'interpellant par ses gestes et ses mots, il comptait sur le fait de couvrir la progression de celle qui quelques instants après venait planter sa dague dans la jambe du condamné. Celui-ci avait levé les yeux sur Duncan avec un air parfaitement haineux quelques brèves secondes avant la frappe, sans doute parce qu'il avait été pris à son propre piège et il ne se rendait pas encore compte comme cela pouvait être le cas : le chasseur qui finissait le captif à la place des fugitifs dont ni Duncan, ni Eileen n'avaient conscience au bonheur de ceux-ci.

Il ne doutait pas plus de la capacité d'Eileen a maîtriser sa proie qu'elle ne pouvait douter du fait qu'il soit le meilleur tireur de cette pièce, pour autant il continua de pointer de son Glock l'homme qui tombait sur son genou, rendu handicapé de l'autre, lui-même faisant un pas dans sa direction pour le contraindre à subir docilement, des fois qu'il tenterait une réaction rageuse à l'encontre de celle que nul autre que lui n'était autorisé à cogner.

Malgré cela ce type tentait de frapper dans son dos d'un pivotement, ce qui fit crisper l'index de Duncan sur la détente de son pistolet, mais heureusement pour l'animal à terre : un il ne touchait pas, deux le mari maîtrisait son doigté et trois, le Glock n'avait pas la détente assez sensible pour que le coup parte d'une simple pression. Une insulte prévisible suivie, à laquelle Eileen su répondre comme Duncan aimait en être flatté, ce dernier esquissant un léger sourire en coin alors que ses yeux étaient aller observer la façon dont sa compagne le désignait.

L'homme à terre tenait sa jambe en grognant pour ne pas gémir, car la douleur devait être à la hauteur de ce qui pouvait être imaginé et sans doute plus encore, de toute cette chair, ces tendons et muscles que la tigresse avait dû sectionner, laissant libre passage au sang qui continuait d'affluer. Dans le claquement de ses bottes sur le parquet, l'époux avait entamé un pas assuré vers la proie de la féline en abaissant le bras, ses doigts jouant sur l'arme pour la faire basculer de façon à ce qu'il en saisisse le canon et le fasse tourner, afin de tenir l'arme en marteau avec le chargeur autrement plus lourd et robuste en avant.

Arrivé au niveau du blessé, il prit une inspiration intelligible et prépara sa hanche sur sa droite d'une relative torsion, envoyant son marteau improvisé en biais pour l'écraser sur la nuque de celui qui ne daigna pas lever les yeux : à l'instant où Eileen avait répondu, captant à la fois son ton et toute la froideur qui s'en dégageait, il avait compris que toute résistance ne ferait qu'empirer son cas perdu d'avance. S'il avait eu don de voyance, peut-être aurait-il pu aussi comprendre qu'il aurait été plus sage pour lui de provoquer sa mort dans un élan de rébellion, sachant ce qu'il découvrirait à son réveil.

Dans l'impulsion, la crinière de Duncan s'était balancée et se rabattait alors sur son visage, le voilant d'un rideau lisse qui cachait partiellement ses yeux quand il redressait sa silhouette et le regard vers Eileen, l'homme effondré inconscient lourdement et sourdement.

« Il y en a d'autres dans le coin. » Dit-il d'une voix qui n'exprimait aucune crainte, mais au contraire une certaine sonorité mêlant le contentement et la pulsion de chasse qu'il désirait partager avec son âme-sœur.

« Il doit y avoir du tissu à l'étage. Je vais attacher celui-ci et l'enfermer dans un placard. On le ramènera plus tard dans notre squatte. Guette les alentours, essaie de repérer combien ils peuvent être, on va tendre d'autres embuscades en gardant l'effet de surprise, ils ne s'attendent pas à ce que l'on soit dans les parages. »

D'un haussement d'épaules, il s'intéressa à son holster où il rangea son arme en ajoutant avec une ironie non dissimulée puisque évidente :

« C'est la période de Pâques non ? On va dire que la chasse aux cadeaux est ouverte. »
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Clés : Blucamp Ford 2/2
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Mar 7 Avr - 17:04
Elle ne put, ni ne voulut d’ailleurs, empêcher sa langue de passer sur le bord de sa lèvre supérieure en contemplant Duncan abattre son arme sur le crâne du malheureux, imposant sa place tel qu'elle l'avait espéré. Elle aurait certes apprécié un peu plus de sauvagerie, de brutalité, d'audace et d’élan masculin empli de virilité de la part de son époux, mais elle savait qu’il n’agissait qu’au plus efficace selon leur plan établi à l’avance. Un schéma qui n'aurait de récompense que s'il était accompli à la lettre dans son plus strict respect.

Son regard se déporta sur l’homme à terre qui venait passer du statut de chasseur à celui de proie en une fraction de temps, avant même qu'il n'en prenne conscience, et qui se présentait désormais à sa plus stricte merci, ainsi étendu au sol, qui venait de connaître sa première morsure de lame, amorce d'une pléthore qu'il ne tarderait pas à en devenir familier, voir très intime. La tentation était grande, vibrante, causant quelques fourmillements dans son ventre et son bas-ventre qui s'en trouvait presque prise d'une étrange moiteur à cette pensée, de céder à ses plus basses pulsions maintenant, ici, ainsi. Mais aussi terrible et extrême était-elle dans ses inclinations, elle savait que ces dernières n’étaient possibles sur le long terme que par l’application des précautions les plus élémentaires. Des précautions qui s'étaient retrouvés arrangées, modifiées, par la déchéance de l'humanité mais dont elle n'eut que peu de mal à s'adapter. Son dominateur s'était rigoureusement chargé de lui en donner les nouvelles consignes et elle n'était pas farouche à lui désobéir.

Aussi se contenta-t-elle d’une contemplation qui attisait déjà ses plus luxueuses imaginations, laissant la voix de son ange expiateur inonder son esprit de nouvelles paroles des plus alléchantes, attisant davantage l'émoi qui germait déjà en elle. Voilà qu’il lui gageait plus qu’un jouet, bien plus que sa promesse qu’il avait déjà respectée. Elle se sentait prise d’une excitation nouvelle a cette perspective, ses yeux d’une clarté perverse transcendant le regard balayé d’un rideau de mèches brunes du seul mâle en ce monde qu’elle estimait digne d’en porter le titre. De ce seul contact visuel, lui offrant le recueil de son âme, elle lui promettait autant de débauche et de soumission qu’il n’en avait encore imaginé pour chaque homme qu’il lui apporterait, se portant elle-même bien volontaire entre ses mains expertes comme un jouet dont il se ferait un plaisir d’user et d’abuser.

La morsure de sa propre lèvre inférieure accentua cette idée qu’elle ne masquait ni ne voilait. Ses lapins de Pâques ne seraient pas en chocolat, mais d’os et de chaire, de souffrance et de sang, de douleur et d’agonie. Elle en serait contentée jusqu’à l’excès, et plus encore, sans jamais en éprouver de satiété. Une euphorie éphémère, certes, qui renouvellerait ses pulsions de nouvelles perspectives, de nouvelles envies et approches, mais qui aurait l'avantage de la contenter un temps certains. Ses lèvres finirent par s'articuler dans sa contemplation qu'elle lui accordait porté comme une prophétie qu'elle énonçait sur un ton monocorde, son regard toujours fixé sur le gris de ces yeux qui lui renvoyaient l'éclat de sa propre perversité.

« Et c’est ainsi qu’apparu Michael, Archange sauroctone à la tête de la Grande Armée Céleste, Juge psychostase qui envoi en Enfer les pêcheurs de ce monde d’Apocalypse, leur âme dévorée par l’insatiable dragon. L'un d'eux venait d'être condamné aux abîmes, mais bien d'autre suivrait le courroux du Purificateur. »

Réaffirmant son emprise sur son fusil, l’esquisse d’un sourire que lui seul ne pourrait jamais affirmer avoir vu germant à la commissure de ses lèvres, elle finit par se soustraire à cette image d’idéal représenté par la seule existence de celui qui avait juré de lier sa vie à elle jusqu'à ce que la mort ne les sépare, pour en accomplir le prochain acte de cette chasse promise et espérée. Elle contourna l’homme étendu pour se diriger vers la porte fenêtre où était apparu Duncan, son visage retrouvant la rigueur qui était dû à ces instants où le pragmatisme devait dominer la pensée. Aussi imposante qu’était son impatience, elle conservait en tête que bien plus lui serait offert à la seule condition qu’elle ne cède pas à ses penchants tout de suite.

Équipée de sa paire de jumelle, elle chercherait, traquerait et débusquerait les cibles les plus dignes de rejoindre son antre, celles qui lui offriraient plus qu’une satisfaction, mais une délectation au-delà même de l’imaginaire qu’un simple mortel pourvu de son enveloppe de moralité ne pourrait jamais envisager possible.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Clés : -
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Debuba1025/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 Videba10  (25/100)
Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Hier à 15:13
Trois jours plus tard...


Le crissement des dents de Duncan lui était plus perceptible que le frottement du papier sur le canon de son Glock dont il virait les restes de poudre de la veille, assis qu'il était sur un rebord de fenêtre ouverte de l'étage de cette maison de quartier. Cela faisait trois jours maintenant que l'époux avait accompli son devoir en trouvant de la chair fraîche pour sa charognarde à lui et si le résultat qu'il en tirait lorsqu'ils étaient seuls tous les deux dans leur caravane pendant et les jours suivants les « séances » d'Eileen était très satisfaisant, il fallait bien dire qu'y assister était plutôt de nature à l'ennuyer rapidement, faute d'avoir les mêmes penchants qu'elle. C'est pourquoi il avait besoin de temps à autres de sortir de ce mouroir improvisé pour respirer un peu d'air frais et trouver un minimum de tranquillité.

C'était sans doute là le fondement même de leur différence : elle tirait un plaisir immodéré à infliger toutes sortes de sévices à ses victimes, là où Duncan lui ne trouvait de satisfaction qu'au fait d'avoir eu le dessus dans une situation donnée, d'être sorti victorieux et que les cadavres qu'il laissait valaient pour preuve de sa nature de survivant chevronné. Son parti pris était symbolique, mais il ne tuait pas vraiment quand il n'avait aucun intérêt à le faire et il ne restait jamais contempler les morts qu'il pouvait semer dans son sillage, car cela ne lui inspirait qu'une totale indifférence en règle générale.

Pas seulement, il est vrai : Duncan n'était pas étrangé à ressentir parfois une profonde mélancolie pour les défunts dont il avait eu pleinement conscience qu'ils n'avaient pas mérité leur sort, davantage encore quand il s'agissait de femmes. Il avait une limite cependant, quelque chose de viscéral propre à la plupart des criminels, même les plus violents et sur ce sujet-ci, il était d'une affligeante et assumée banalité : pas les enfants, jamais. Ce fut d'ailleurs l'un des points sur lesquels il fut très tranché dès le début de sa relation d'avec Eileen, quand il comprit de quoi serait rythmé sa vie par le choix de cette femme précisément.

Pour tout cela, les cris, le sang qui coulait, la chair à vif ou les tendons qui pendaient hors du corps... il n'aimait pas y assister mais le faisait pour deux raisons : la première, voir le contentement de son épouse qui était la raison de tels excès, et la seconde, vérifier justement qu'Eileen ne dérape pas dans ses excès quand ses victimes étaient des hommes. Parce que tout pragmatique qu'il était, Duncan savait pertinemment que le plaisir de la torture administrée prenait une dimension très sexuelle chez elle, comme chez beaucoup de psychotiques.

Il n'était pas juste un criminel clair avec sa condition, c'était aussi un ex-policier, qui avait étudié pas mal de choses et plus encore avait eu du bagage de terrain. C'est pour cela qu'ils étaient toujours en vie, lui comme sa tigresse : son pragmatisme vis à vis des autres et de son environnement, ainsi que sa lucidité sur ce qu'il était et ce qu'elle était, lui avaient permis de rester constamment réactif et précis dans tous ses choix et tous ses actes. Voilà sans doute la plus grande tragédie de son histoire : être damné, par ce qu'il avait réalisé et infligé et pire encore, par le fait d'entretenir le pire des monstres au corps de déesse, en étant pleinement éclairé quant à sa réalité et tout ce que cela impliquait d'impardonnable.

Si on devait considérer la question, le maître n'était-il pas plus monstrueux et coupable que la bête ? Repliant quelque peu son genou sur le cadre de fenêtre, son épaule bouscula le battant qui cognait pour la vingtième fois en une demi-heure la coiffeuse en acacia installée contre le mur derrière lui et qui n'avait plus qu'une moitié de miroir majoritairement fissuré. Il redressa l'arme et inclina légèrement la tête pour souffler sur le canon, afin de rejeter dans l'air les particules de papier toilette qui commençait à se déliter à force de frottements.

Le maison ne manquait pas de chiffon, mais c'était l'un des restes de son expérience de policier : quand l'on a pas le bon matériel pour entretenir correctement son arme, rien ne valait le papier cul pour au moins nettoyer la poudre qui s'insinuait partout après usage. Cela n'empêchait pas l'arme de s’enrayer faute de graissage, mais ça évitait d'autres risques et gênes non-négligeables. Un espèce de sifflement venu de la rue le fit se rigidifier presque instantanément, son dos se redressant droitement dans la contraction de ses muscles tandis que son cou pivotait pour porter son regard sur ladite rue, dessinant une silhouette largement éclairée par le soleil qui scintillait à l'horizon.

Un rôdeur, un de plus, qui longeait la route en plein milieu de sa misérable carcasse. Duncan avait dû en abattre une douzaine rien que la veille, pour cause, les hurlement les attiraient comme des cafards. Ils ne pouvaient cependant que se féliciter qu'une horde ne passe pas dans le coin et que la fusillade de ces derniers jours avait créé une affluence vers l'Ouest du quartier, rendant les passages dans les environs plus occasionnels et éparses. En cela, il n'avait dû restreindre les séances de madame qu'à la journée, ce qui évitait au moins de devoir jouer au chat et à la souris avec les rôdeurs au beau milieu de la nuit, chose autrement plus périlleuse.

Parlant de cela, un cri retenti dans la chambre voisine, intense et strident. Eileen avait encore fait des siennes et la nature aiguë du cri était si exagérée que l'on pourrait douter que le responsable soit un homme. Ils n'avaient pourtant trouvé que cela. Duncan avait clos les yeux quelques instants à l'écoute du hurlement, avec une certaine lassitude qu'il se réservait quand il était seul, rouvrant ses gris pour observer l'inévitable air arriéré du charognard qui fit du sur-place quelques instants avant de tourner ses pieds nus et noircis par la pourriture afin d'engager la maison.

L'homme depuis son assise sur la grande fenêtre le scruta pensivement, passant sa langue sur sa lèvre inférieure finement pour dégager la mèche rebelle venue s'y coller, se laissant tomber à un demi-mètre du cadre sur le plancher en roulant des épaules, il desserra quelque peu la chemise bleu marine qu'il portait aux bras, celle-ci ouverte jusqu'au torse. Trois jours à faire le surveillant, il comptait bien à ce qu'Eileen paie cher son attitude fort gentleman, qui pouvait se comparer à l'homme accomplissant les tâches ménagères et la garde des enfants toute la journée durant pour que madame puisse s'atteler à ses loisirs ; comparaison déjantée si elle en est qui mettait en perspective le fait que selon leurs codes à eux, la contrepartie serait salée - c'était en tout cas de cette façon qu'elle qualifiait son nectar.

Il sortit de la chambre sans prendre la peine de fermer la fenêtre, car si le garage était plutôt bien insonorisé, témoignaient leurs cabrioles très intelligibles qui ne les avaient pas spécialement inquiété, la maison en elle-même en revanche était un vrai caisson troué par tous les pores et les fenêtres devaient avoir moins d'un simple vitrage tant elles semblaient inutiles. Duncan guetta brièvement la porte de la chambre-mouroir devant laquelle il passait tout en rejoignant les escaliers, les descendant sans se presser pendant que sa senestre faisait sauter le chargeur afin de vérifier le contenu - simple précaution devenue mécanique, le réenclenchant ensuite.

Il ne lui fallu pas trente seconde sans avoir à accélérer le pas pour rejoindre l'entrée, l'ouvrant d'un léger chassé qui prouvait comme celle-ci était de piètre qualité, à croire que les anciens propriétaires avaient été soient totalement fainéants, soit totalement fauchés, la poignée tombant d'ailleurs au claquement pourtant relatif des gonds. Le rôdeur déjà dans le jardin avait redressé son visage morbide et ouvert les yeux plus en grands en voyant ce qu'il devait croire sa proie venir à lui, ce à quoi Duncan ne montra à la fois aucune hésitation et aucune excitation particulière, levant le bras et l'arme pour presser la détente.

L'ogive alla percer le crâne du mort-vivant et ressortie à l'arrière, laissant son cadavre désarticulé s'effondrer comme une poupée tordue. Une marche après l'autre, l'homme descendit sur le jardin et s'approchait de la chose morte-morte, dans le but de la dégager de là puisqu'il s'occupait également de préserver leur environnement immédiat de ces corps toxiques - ce qui renvoyait à la comparaison du ménage - quand une succession de râles attirèrent son attention à sa gauche. Il n'avait pu le voir depuis la fenêtre, mais d'autres errants étaient venus ou revenus occuper la rue, arrachant une pression de mâchoire à l'homme qui plissait les yeux pour distinguer entre la haie voisine et la parcelle de ce jardin-ci le nombre, mais il n'en voyait que quelques-uns.

Un claquement de langue sur son palais remplaçait les jurons qui traversaient ses pensées, étant donné que si le cri devait potentiellement les avoir attiré, le silencieux de son arme tout restrictif du hurlement de canon qu'il était, ne rendait pas la détonation inexistante. Il aurait aimé que les silencieux lâchent les balles tels des pets inaudibles comme les films aimaient le mentir, mais la réalité étant toute autre, le risque qu'un groupe puisse se former près ou contre la maison réveillait le danger qui les avaient épargné ces jours-ci.

Le regard incliné sur les herbes hautes qui envahissaient la propriété, il reprit la marche jusqu'à l'entrée et sorti dans la rue, jetant un regard à droite, où une seule silhouette était visible loin de là, puis à gauche, décelant tour à tour une bonne dizaine de cadavres relativement proches les uns des autres qui se traînaient dans sa direction en un concert de râles dénaturés de toute expression. Ses mèches glissèrent les unes sur les autres pour passer à l'avant de ses épaules en plus grand nombre alors que le tireur venait se planter au milieu de la route, son attention lorgnant une seconde sur le tas de cadavres qu'il avait entreposé un peu au hasard dans les jardins de l'autre coté du leur.

Une inspiration des narines suivie d'une longue expiration marqua le temps d'observation qu'il se donna pour aviser les rôdeurs actifs qui progressaient, le premier étant encore à une quinzaine de mètres, le plus éloigné pratiquement quarante, l'espace était dégagé et après un mouvement de cou sur le coté pour faire craquer ses cervicales afin de détendre sa nuque et le long de sa colonne vertébrale, il brandit son arme. Un simple mouvement de redressement, sa seconde main venant en support sa paume sous le chargeur et empoignant la première de ses doigts, il prit son temps pour aligner le plus proche entre les deux yeux, ne s'attardant ni sur leur apparence, ni sur les traces de leur sort ; que ce soient les vêtements arrachés, les objets quelconques qu'ils pouvaient encore porter sur eux ou leurs mutilations.

Seuls leurs visages rongés ou partiellement dépecés focalisaient son intérêt, pour le seul intérêt de les cibler. Une nouvelle inspiration insinuée par les narines et il bloqua son souffle, les bras tendus et rigides, pressant la détente. La balle se logea parfaitement entre ses globuleux, interrompant l'activité neuronale en quelques millièmes de secondes. Le premier corps tombait encore qu'il mouvait ses bras sans altérer leur posture, alignant un second visage un peu au-dessus des yeux pour presser une seconde fois la détente. La projection envoya des vibrations le long de tous ses muscles jusqu'aux épaules, le recul relevant un tantinet le canon en dépit de sa force et son expérience - cause et effet oblige - qu'il corrigea d'une rapide et maîtrisée inclinaison, ainsi que le silencieux étouffait en majeure partie le tir, ne laissant percevoir qu'un claquement léger du marteau, le choc de la douille projetée contre le bitume et celui du point d'impact d'où l'hémoglobine jaillie.

Imperturbable, Duncan pressa une troisième fois la détente, mais cette fois un petit haut-fait vint se joindre à la perfection du tir : la balle avait traversé la tête de sa cible qui plia les genoux pour s'écrouler et poursuivie sa course jusque un quatrième crâne de rôdeur un peu plus bas de taille et troué au front, terminant sa course freinée par le premier impact pliée dans l'amas spongieux de son cerveau. Un très fin rictus trahi la pointe de surprise et la satisfaction qu'il tirait de cette réussite dont il n'aurait pu profiter que seul de toute manière, sachant qu'Eileen ne prêtait aucun intérêt pour la technicité à l'arme à feu dont il s'était pourtant fait une expertise au moins aussi prononcée que le reste.

Un tir après l'autre, il sécha purement et simplement ces monstres, sans grandiloquence ni proportion épique ou prise de danger, les faisant taire dans la plus pure tradition de l'art de la tuerie à distance. Pas de spectacle, pas de bruit superflu ni rugissement guerrier : froid et direct. Une fois le dernier rôdeur ayant atteint le sol, le Glock encore chaud entre ses mains nues, Duncan marqua un temps de réflexion en comptant les coups, ses lèvres se mouvant sensiblement pour trahir ses pensées, puis il baissa le regard sur l'arme dont il fait sauter le chargeur à nouveau, vérifiant le contenu pour valider son comptage des trois balles restantes.

Il fit une petite moue d'accord pour lui-même, relevant son attention sur le tableau de ces corps accumulés et inanimés au beau milieu de la route. Sa senestre libérée vint gratter son duvet clair avec un certain scepticisme, l'homme s'interrogeant sur l'intérêt de ramasser les corps ou non, puis il souffla en rangeant son arme dans son holster, son regard allant des jardins qu'il avait encombré à la route, quelques mèches revenues voiler ses yeux. La situation devenait problématique pour leur discrétion et il se disait que même en déplaçant les corps dans d'autres jardins, cela faisait beaucoup de cadavre pour que d'autres individus bien vivants qui viendraient à passer par-là ne s'interrogent pas un minimum.

Le besoin de bouger de ce secteur se faisait de plus en plus impérieux, d'autant plus que leurs ressources si elles avaient abondé suffisamment pour deux ces dernières semaines ne seraient pas éternelles. Duncan se projetait sur des jours, voire des semaines comme toujours, il fallait bien envisager l'avenir pour qu'avenir il y ai et un homme dans son genre, surtout dans son genre, faisait de ce besoin de prévention une règle fondamentale. Une autre raison encore plus évidente ne pouvait être que l'ennui qui commençait à sérieusement guetter leur escale assez prolongée à son goût dans ce quartier pourri.

Ils devaient partir d'ici, aller voir de plus près ce campement s'il existait encore et atteindre ensuite la ville pour trouver du matériel, des ressources, bref, tout ce qui devait centraliser leurs objectifs à court et moyen terme. D'une certaine nonchalance, il tourna les talons et reprit la marche, retournant jusque la maison où il irait constater où en était Eileen à présent.
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Clés : Blucamp Ford 2/2
N/A : -
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)
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