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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35
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Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Sam 25 Avr - 17:44
La porte grinça à son passage, sa senestre saisissant la poignée pour la refermer derrière lui tandis que son regard tranché par quelques mèches baladeuses balayait le salon demeuré ravagé, figé dans la destruction perpétrée par l'apocalypse, même dans un bled aussi paumé que le comté de Snyder. Profitant d'un silence appréciable, il marqua un temps, avant d'entamer quelques pas qui devaient lui permettre de traverser le salon jusqu'aux escaliers, mais un mouvement dans son champs de vision périphérique le fit s'interrompre brusquement.

Sa tête pivota aussitôt vers la fenêtre du salon qui donnait sur le flanc de maison où était habituellement visibles les claustras qui séparaient cette propriété de la voisine. Il vit cette silhouette, cadavérique, dégoulinant de matières organiques à l'apparence presque fécale qui tombait de son visage comme s'il fondait. Le monstre n'avait pas vu Duncan qui s'était alors figé et ne déplaçait que les yeux pour suivre sa progression vers l'avant de la maison. Un, encore, il y en avait de plus en plus, à croire que le mal pur dont Eileen était vecteur en cet antre attirait véritablement tous les démons des environs, cependant il était loin de se douter d'à quel point cela semblait vrai.

Une autre silhouette, plus rachitique et dévêtue, le buste laissant ressortir toute son ossature à tel point qu'il paraissait plus squelette qu'infecté, apparu à son tour de l'autre coté du cadre de fenêtre, suivant la même direction. Cette fois cependant, son regard vide et hasardeux se baladait et il leva ses globuleux dans la direction de l'homme qui eu le réflexe de se baisser, se laissant pratiquement tomber au sol en se rattrapant sur les mains à s'en mettre à plat ventre sur le parquet pour échapper à ce regard, la table du salon renversée faisant barrage au champs de vision du mort.

Sa mâchoire s'était crispée d'une grimace, il avait un mauvais pressentiment et c'est en rampant comme sous des barbelés qu'il se hissa jusque ladite table, ses pommettes plissées et sa chemise tirant à ses épaules et son torse à cause des pliures qui rendaient le frottement contre le sol plus gênant encore quand il passa sur le tapis poussiéreux.

Il ne se redressa sur les genoux qu'à proximité du meuble, posant une main sur un barreau d'une chaise restée debout à coté pour ne relever le regard qu'aux yeux et constater que le jardin était toujours occupé, mais ce n'était plus les mêmes silhouettes mortes-vivantes, s'en était d'autres et elles étaient davantage que deux à présent. Duncan baissa la tête et marmonna quelques syllabes colériques en imaginant une horde venue encercler la maison. Combien pouvait-il y en avoir réellement ? Potentiellement bien plus que six ou sept. D'autres venaient-ils du coté du garage ? Il n'avait pas pu en apercevoir l'ensemble au travers de cette seule fenêtre et ils venaient bel et bien dans leur périmètre.

L'arrière de la maison donnant sur la plaine sèche texane, cela ne laissait que peu de possibilités, si une horde il y avait elle devait être proche depuis un moment. Il  n'avait pas inspecté les alentours depuis quelques heures déjà et ce relâchement n'était pas sans conséquence fallait-il croire. Sous le coup, il eut une pensée de reproche, envers lui d'une part, et envers Eileen moindrement. Mais davantage à son compte, il n'aurait pas dû laisser durer ça trois jours dans ces conditions, cette maison proche de la ruine n'avait offert à aucun moment un abri tranquille, le moindre grincement attirait les rats trop aisément et s'en était fatiguant.

Alors qu'il tentait de reculer, la mains toujours en appui, la chaise glissa quand une nouvelle déchirure du tapis - déjà bien rongé - le pris par surprise et il manqua de perdre l'équilibre, relâchant le barreau pour ne pas tomber lui-même. Il ne parvint néanmoins pas à empêcher l'objet de basculer. Si le tapis absorbait une bonne part du choc lourd, un pied claqua sur la table, ce qui fut bien assez pour intriguer les mangeurs de chair dehors, à l'affût du plus petit signe de vie que ce quartier miteux mettait en évidence à la moindre occasion.

Un grondement échappa de la gorge de l'homme qui reposa les mains au sol et recula en restant accroupi, son attention guettant la seconde fenêtre à sa gauche, du coté de la route, dont l'angle n'offrait rien pour le dissimuler. A mesure qu'il s'éloignait de la table, il rasait de plus en plus le sol, jusque trouver l'extension du mur qui séparait l'entrée du salon, venant y plaquer le dos à un pas de la première marche d'escalier en se redressant avec à la fois le plus de hâte et de silence possible. Son visage affichait une franche exaspération mêlée d'un brin d'appréhension et de beaucoup de cogitation qui s'empressa de fumer dans son esprit.

Il détestait être pris de surprise et perdre le contrôle d'une situation, d'autant plus si cela devait le conduire à finir piégé plutôt que piégeur. C'est ce visage qu'Eileen percevra en arrivant de l'étage, le grincement du parquet qui n'en finissait pas dans toutes les pièces de cette foutue baraque attirant l'attention de Duncan qui la scrutera quelques instants avec âpreté, ce qui mettrait assurément la puce à l'oreille à son épouse sur le fait que quelque chose se passait. Ce que l'homme accentuera en dressant l'index gauche pour le poser sur ses lèvres, lui intimant discrétion et alerte.
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Véhicules 1/5
Blucamp Ford (2/2)
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Lun 4 Mai - 17:31
Sa progression dans l’escalier vint à ralentir lourdement lorsqu’Eileen aperçut la silhouette de Duncan, statique aux pieds des marches, jusqu’à ce qu’elle finisse par s’interrompre à trois hauteurs de sa position, lui donnant, malgré leur différence proportionnelle d’origine, une hauteur supérieure. Une moue de frustration marqua son visage tandis qu’elle le contemplait avec attention et prêtait une attention intense à ce qu’elle lisait de sa contrariété, lui sur qui elle aurait voulu donner une bien autre suite à cette rencontre, et y lire une immense satisfaction. Elle sentit une grande tension nerveuse raidir son dos, réaffirmant sa posture, escorté par un regard de glace où le désir mordant résidait encore peinant à se faire chasser malgré la confirmation du sérieux véritable qui s’en reflétait dans le gris d'orage de son vis-à-vis. Elle suivit d’un mouvement oculaire la course de son index porté à ses lèvres, intimant de facto tout commentaire, une discrétion absolue mais surtout tuant dans l’œuf toute volonté de protestation.

Elle se mordit l'intérieur des joues à ces observations tandis que son instinct de survie se mettait en marche, prenant le pas sur ses autres pulsions, ses autres inclinations, qu’importait leurs intensités, ce dernier primait. Elle ravala, non sans une grande difficulté son objectif premier, sentant que cela lui coûtait une grande part et entamait son instabilité. Son schéma était brisé, son rituel disloqué dans sa continuité, faisant grimper, plus que de raison, sa nervosité. Son appétit sexuel, lorsqu’elle se prêtait à ces pratiques immorales et inhumaines, était largement décuplé et dévorant. Et même si elle ignorait la menace, elle ignorait les raisons de ce geste, elle savait que ce ne serait pas vaguement temporaire.

Son regard finit par se déporter au-delà de l’arche de l’entrée de l’escalier, balayant la partie du salon qui lui était visible sans qu'aucune fenêtre n'entre dans son champs de vision, gardant le silence pour prêter une grande attention aux bruits alentours. Il ne lui fallut que quelques inspirations supplémentaire pour entendre, dans un bruit étouffé, un heurt amortis sur le carreau d’une vitre. Une manifestation solitaire qui n’entraîna pas davantage d’ardeur en dépit des quelques secondes qui s'écoulèrent dans un nouveau silence, offrant la conviction à la femme que cela avait été fortuit plutôt que du fait d’un véritable assaut volontaire. Mais ce ne fut pas tout, car son oreille attentive lui révéla un autre indice provenant, cette fois-ci, de l’étage.

Le chant des morts perçait par moment au travers de la fenêtre laissée ouverte dans la pièce voisine a celle ayant accueilli son mouroir. Quelques râles très lointain, à peine diffus, mais qui, porté par le souffle d’un vent qui s’engouffrait entre les murs de la maison, portait cette manifestation un peu plus loin. Elle ne pouvait nier qu’elle en avait profité plus que la raison ne le voudrait, passant trois jours délicieusement accordés par la mélodie des supplices, néanmoins cette interruption inopinée lui renvoyait un arrière goût d’inachevé aux relents acres de la putréfaction qui l’avait porté, comme un rapport sexuel terriblement plaisant a qui on refusait brusquement le paroxysme de l'orgasme, le coupant brutalement.

D’un mouvement fluide et souple, portée par la légèreté qui la caractérisait, elle fit vole-face, prenant l’ascension des marches, ses pieds rasants la proximité du mur. Son souffle s’accordait au rythme de ses pas, volontairement lents et calculés, la menant en définitive jusqu’au milieu du couloir qui distribuait les pièces de l’étage. La porte de son antre était, pour sa part, fermée. Celle voisine, en revanche, grinça légèrement par un nouveau souffle glané, l’ouvrant un peu plus que l’angle assez large qu’elle offrait déjà. Elle s’était attendu que Duncan la suive dans sa montée, avec plus ou moins de proximité et dans cette attente, son visage s’était à demi tourné vers l’arrière, guettant le moindre mouvement d’ombre que le mur lui aurait renvoyer pour en attester la présence, attendant, patiemment s’il fallait.

Elle avait désiré, ardemment, sauvagement, lui sauter dessus au figuré, et lui laisser s’occuper de l’aspect littéral mais en cet instant, à son grand damne, elle était expressive et c'était, pour elle, impossible à brider. Aussi, sut-elle immédiatement que cette folie à laquelle elle avait voulu, et voulait toujours succomber, était remis à une séance ultérieurement trop loin à son goût.

« Tu ne peux pas t’en occuper ? » Souffla-t-elle d’un air contrarié sans lui faire face néanmoins, gardant cette stature de profil dès qu’elle le perçut du coin de l’œil, ses mots murmurés mais assez portés pour être entendu de lui seul.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Mer 20 Mai - 16:44
Le dos pressé contre la surface plâtrée du mur, Duncan avait rabaissé sa main en avisant Eileen quelques instants, avant de reporter son attention vers la fenêtre du salon plus ou moins sur sa droite. Il avait perçu ce regard qu'il connaissait par coeur, cette façon qu'elle pouvait avoir de marcher et de l'observer de ses yeux brillants, avec des manières bien particulières. Telle une chatte en chaleur, c'était le cycle de ses rituels qui voulait qu'après ses méfaits sur ses dominés, elle soit prise par son dominant, à la façon d'un contrepoids qui venait stabiliser la balance de son ignominie.

Ce qu'il comprenait également, c'était cette déception qui pouvait l'étreindre, ici et maintenant, en prenant conscience qu'elle n'aurait pas immédiatement ce qu'elle attendait. Était-il nécessaire de dire que Duncan aurait préféré avoir sa femme sur le bassin que de scruter une potentielle horde au nombre indéfini qui risquait d'encercler cette misérable et fragile baraque ? C'est pourquoi il faisait fi de sa déception dans l'absolu, car il y avait bien d'autres choses à penser avant de se questionner sur les envies égoïstes, les siennes comme celles de sa sirène exigeante.

Un mouvement perçu dans le champs de vision de l'homme attira son regard qui se déplaçait de quelques degrés pour observer la fenêtre la plus isolée vers le flanc de la propriété, à peu près devant lui. Une silhouette décharnée, encore une, venait ainsi de l'autre coté de ses acolytes, donnant raison à sa crainte d'encerclement qui semblait se confirmer. Ses quelques cheveux pailleux dressés sur la tête, la chose morte buta contre la fenêtre d'une démarche comme alcoolisée, zigzaguant le long de la maison. Une autre, plus petite et voûtée, les bras se balançant mollement tels des poids sous elle, se découvrait mais celle-ci eu un regard plus curieux sur les alentours, contraignant Duncan a accélérer sa réaction à celle d'Eileen.

Il se détacha du mur d'un pas aussi hâtif que possible dans le besoin de silence qui s'imposait, forcé de se pencher sur les premières marches pour s'aider d'une main afin de limiter les couinements du bois sans trop refréner sa précipitation à grimper les escaliers qui menaient à l'étage. Eileen avait déjà disparu dans le couloir, quittant sa perception trois secondes le temps qu'il arrive en haut. Dans un soupir retenu mais lourd de chaleur, il pestait intérieurement de se retrouver ainsi en état de siège potentiel et sentait venir l'agacement exprimé de son épouse qui attendait de lui la perfection en tout lieu et tout temps, portant à une considération abusive un homme qui restait un homme et donner le change était une affaire de tous les instants qui épuiserait mentalement la plupart.

A l'instar d'un culte animal convaincu par la rudesse et la violence, il n'y avait pas de place à l'erreur selon des critères subjectifs ou à la faiblesse quelle qu'elle soit, c'était un choix de sa part en faisant sienne une créature comme elle, mais comme tout couple qui avait pu exister, les raisons mêmes qui avaient pu susciter son désir se faisait parfois pesant et énervant. Le regard tourné vers le rez-de-chaussée, il avait porté la main au manche de son pistolet pour le sortir de son holster, redressant le canon vers le toit en prenant une inspiration qui précéda le soufflement de sa diablesse.

Alors qu'il avait entamé quelques pas vers elle, la prise de conscience des mots qu'elle venait d'employer et leur portée fit ralentir la dernière pression de son talon, Duncan plissant les sourcils en clignant des yeux, ses lèvres se figeant entrouvertes tandis qu'il redressait les pommettes d'une surprise non dissimulée. Cette demande, si elle n'était pas déjà raison de stupeur pour lui, remplaçait cela d'une montée de chaleur colérique de par la contrariété dont elle fustigeait son ton. Il resta fermé l'espace de quelques instants, sa main armée s'abaissant sans qu'il n'ai quitté de son regard s'embrasant d'une fureur naissante la silhouette dos à lui de son épouse, marquant ses courbes.

Un chien, voilà comment il recevait la valeur de cette demande. Celle pour un animal domestiqué à qui l'on demandait acte sans politesse ni considération, attendant de lui qu'il s'exécute sans concession au risque de décevoir ou d'être méprisé. Sauf qu'elle ne lui demandait pas là d'aller chercher un bâton à ramener, mais à l'inverse d'éloigner des charognards avec les risques que cela comportait pour sa vie, car il était évident pour eux deux que s'ils étaient trop nombreux, il n'aurait aucune chance de tous les balayer. Il y avait bien des choses qu'il adorait chez cette femme, mais sa manière d'exiger avec toute la portée capricieuse que cela impliquait avait le don d'animer sa détestation profonde et impulsive.

Un souffle rauque et brûlant s'échappa à la fois de sa bouche et de ses narines, le croisement d'air accroissant l'écho du fond de sa gorge avant qu'il ne vienne presser les dents par réflexe. Ce pouvait être assez fascinant d'un point de vue psychologique extérieur, d'un constat à faire pour un homme aussi froid et pragmatique que Duncan pouvait l'être en règle générale, car quand bien même il ne l'était pas assez - au regard d'un être davantage dépourvu d'émotions que lui ne l'était, il s'efforçait d'être réfléchi même face à un danger mortel.

Pourtant, quand cela concernait et plus encore, émanait d'Eileen, la rapidité et la véhémence avec laquelle il pouvait perdre toute retenue et s'emporter dans tous les excès s'avérait presque contradictoire, même paradoxale. Il n'était pas si évident d'expliquer un tel phénomène même en considération des idées d'amour et de possessivité qui se voulaient biaisées, connaissant la manière très atypique dont chacun des deux percevait ces notions.

Pour l'heure, l'époux entama des pas plus fermes vers elle, faisant fi de toute discrétion précédente, pour de sa senestre venir l'empoigner par le bras gauche en tirant dessus afin de la faire reculer vers le mur à leur droite. Si elle ne réagissait pas à son geste, il n'hésiterait pas à l'y plaquer de sa brutale prise qui deviendrait rapidement douloureuse contre son fin bras en grande partie cerclé par la main épaisse de Duncan, ignorant tout répercussion sonore du choc s'il en était.

Une prise qui ne durerait cependant pas, car il voudra la saisir dans tous les cas sous le menton pour oppresser sa mâchoire de ses doigts imposants, son regard rougeoyant d'une colère crépitante, qu'il essayait tout de même d'étouffer suffisamment pour ne pas trop vite attirer l'attention des décérébrés qui continuaient de se regrouper autour de la maison.

« Tu me prends pour ton clébard c'est ça ? Tu me siffles et je m'exécute ? » Murmurait-il, entre elle et lui, le visage venu proche du sien diffusant son souffle sur sa peau quand bien même elle avait confronté ses gestes.

« J'ai été trop gentil avec toi pas vrai ? A faire le nettoyage et préparer la bouffe tandis que tu faisais mumuse pendant des jours, alors tu prends trop confiance, encore. On dirait que la gifle de la dernière fois t'a pas suffit. Ok... ok... »

Par deux fois, un soupir s'était échappé du fond de ses poumons aux derniers mots, un léger acquiescement se répétant également pendant que son regard passait d'un iris à l'autre de sa diablesse, qui le demeurait encore maintenant, leur proximité laissant entrevoir les éclats bleutés qui se cachaient derrière la couche grisée de ses yeux, en reflet à celui océanique d'Eileen. Si sa main l'avait saisi, il relâcherait son emprise, ne reculant pas dans tous les cas.

« Tu veux que monsieur s'occupe de cette merde ? Parfait, il va s'en occuper. Tu me files ton fusil et je te donne deux heures pour finir, ensuite tu ramasses ce qu'il y a à ramasser et on se casse d'ici. Mais crois-moi, tu me le paieras très cher. On est clair sur les conditions ? »
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Véhicules 1/5
Blucamp Ford (2/2)
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Sam 23 Mai - 23:53
A l'instant même où elle entendit le pas lourd de Duncan se rapprocher d'elle et avaler les quelques pas qui les séparaient de sa prestance outrancière, elle ne pu réprimer un fin sourire de se dessiner sur ses lèvres : celui de la victoire. Car elle l'avait cherché, volontairement provoqué, attisé et envenimé, chatouillant son orgueil, faisant resurgir ces fameuses émotions authentiques qui peinaient cependant à pleinement s'exprimer, freiné par un instinct de survie bien plus marqué encore. Elle était bien consciente que sans lui, sans ses facultés, elle n'aurait su vivre aussi longuement qu'elle ne pouvait se contenter de féliciter par sa seule reconnaissance. Mais c'était parfois plus fort qu'elle.

Elle accusa le coup contre le mur d'un simple gémissement estompé, son visage se redressant dans le même temps pour planter ses yeux de braises dans l'orage qui se tramait en face. Elle s'était évidemment laissée faire, gardant sur ses traits cette satisfaction pleinement visible dans sa véhémence provocatrice tandis qu'elle laissait courir la pointe de sa langue sur sa lèvre supérieure jusqu'à ce que sa mâchoire, et tout son visage, soit immobilisée par cette prise aussi rude qu'elle attisait un peu plus ses bas instincts.

Elle ne pouvait cesser de le trouver magnifique, dans toute sa supériorité hargneuse, quand bien même sa main s'en retrouvait peu lest et que sa peau pâle se voilait des marques de sa domination. Sa poitrine se gonflait intensément sous sa respiration accélérée, ses propres lèvres renvoyant la chaleur de son souffle avec autant d'ardeur que celles de son époux, ses prunelles se fixant avec intensité sur cette bouche désirable qui remuait des mots pleins d'excitantes promesses. Non, ça ne lui avait pas suffit. Le doute qu'elle avait perçu dans son regard avait fait vaciller ses certitudes et entrevoir une faille qu'elle aurait souhaité ne jamais observer dans l'idéal qu'il représentait. Mais sa foi renaissait enfin. Si sa propre sauvagerie brutale avait pu s'exprimer pleinement, ce ne serait qu'à l’apothéose de leur union qu'elle retrouverait le confort de leur symbiose. Elle avait beau se donner à lui chaque nuit que Dieu permettait sur terre, son sommet n'était autrement atteint qu'à l'instant où elle sentait qu'il soumettait la bête qui brûlait en elle. Dans cette alchimie, la composante de sa propre supériorité qu'elle exercerait sur d'autre était essentielle.

Elle n'avait pas bougée, pas réagit, à sa prise autrement que par les protestations discrètes de la douleur qu'il lui infligeait, le laissant la manipuler comme bon il lui semblait sans même interdire ces manifestations et démonstration de force qu'il exerçait en écoutant ses paroles avec autant d'attention qu'un fervent croyant observerait le Christ sur sa croix.

« Tu auras mon absolue obéissance, sur tous les plans. » Confirma-t-elle en réponse, tandis que sa main zélée profitait de sa liberté toute entière pour venir se poser bien subtilement au bas de sa ceinture, d'un frôlement assuré. « Et plus encore. »

Une attention à peine discrète qui ne dura néanmoins pas, à peine le temps d'en faire sentir le contact que déjà elle s'échappait. Ses yeux s'étaient détaché un instant de l'imposante carrure qui la clouait contre le mur pour se frayer un chemin le long de ce maigre couloir dans lequel ils avaient trouvé refuge à l'abris des regards des infectés dont la clameur était un peu plus perceptible au battement de la porte et de la fenêtre conjointement, s'ouvrant largement. Elle suivait le parcours de la frise murale tapissée jusqu'à entrevoir à peine la poignée de porte qui scellait leur position de son antre de terreur où gisait toujours sa dernière victime dans un sang qui n'avait eu de cesse de se répandre.

Le dernier captif était là également, calfeutré dans le placard, pieds et poings liés, et bouche scotchée dans la sécheresse des plus âpre. Le pauvre homme espérait sans doute mourir de soif avant de subir le prochain traitement de son bourreau, car cette mort là serait bien plus douce que toutes celles qu'il ne pouvait s'empêcher d'imaginer. Dans un léger flottement silencieux, toujours immobile quand bien même Duncan aurait peut-être fini par la relâcher, elle fit à nouveau entendre sa voix, plus doucereuse cette fois-ci, d'un tintement mielleux qui entendait sans doute à demander quelque chose de plus, une faveur.

« Je voudrais ta permission. » Laissait-elle filer, le parcours de ses yeux détaillant un peu plus le cadre de la porte avant de se reposer à nouveau sur le visage de son expiateur. « Laisse moi l’émasculer. »
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Mar 26 Mai - 15:54
D'une tête supérieure à la moindre stature de sa tigresse, Duncan avait conservé sa mâchoire contractée faisant ressortir sa forme ovale solide, ses iris grisés fixant avec une hauteur condescendante les grands yeux bleus qui ne trompaient pas l'époux, car il visualisait pleinement la noirceur abyssale sous le calque de sa clarté. Le passage de sa main lui fit clore les yeux et arracha un sifflement d'air se frayant un chemin entre ses lèvres dont la jointure céda sous la sensation de son membre titillé. Une simple pression qui avait suffi à réveiller sa masculinité se redressant sous l'épaisseur de son jean, gagnant naturellement de taille du sang qui affluait en réponse bien trop instinctive et volontaire.

Eileen était juste là et son corps frôlait le sien, sentant sa voluptueuse poitrine gonfler à chaque inspiration sous le haut tâché de sang qui la cachait, son souffle chaud se mêlant au sien par cette proximité qui apportait une senteur attisée de désir, mais il prit le temps de cette échappée du regard pour se recentrer sur la portée périlleuse de la situation que sa matrone imposait.

Pour cause, les quelques échos grondants avaient amené des grattements, laissant deviner le frottement curieux de quelques mains décharnées sur les fenêtres, la porte peut-être, et rien de tout cela ne tiendrait si les chasseurs prenaient conscience des bêtes qu'abritait cette maison miteuse. Duncan ne prenait certainement pas cela à la légère et le jeu conduisant à une impasse, l'obligation qu'il se voyait imposer de faire face à cette menace potentiellement bien plus conséquente qu'il pouvait la craindre étouffait la brûlante attraction sexuelle pour faire place à un instinct alarmiste, le seul qui devait primer sur tout autre.

Sa colère perturbée par l'approche manipulatrice d'Eileen revint gonfler son poitrail après un instant de silence qui suivi la demande éhontée de celle-ci. La senestre de l'homme vint frapper le mur à coté de son visage pour s'y plaquer, un souffle rude fumant de ses narines quand il rouvrit les yeux pour revenir la fixer d'un regard bien plus noir que ne l'était sa grisaille naturelle.

Il leva la dextre assez lentement, s'efforçant de retenir son élan par une tension qui comprimait sa peau sur ses os et muscles, les autres phalanges rabattues ne laissaient que l'index menaçant poindre près de l’œil de la tigresse. A cela, il marquait un haussement de sourcils autoritaire et échauffé que le creusement renfrogné de ses fossettes relevait d'autant plus. Le silence laissait s'accroître l'écho des râles étouffés hors de la maison et des grattements de vitres, entrecoupés de claquement contre ces dernières.

« Tu les entends ? Ils sont affamés. » Murmurait-il de sa voix grave tintée d'une sonorité grondante, puisqu'il était on ne peut plus sérieux. « Tu crois que c'est le moment de jouer avec moi ? Tu penses que la chaleur de tes cuisses et de ta salive valent le coup que j'aille me jeter dans la gueule du loup pour contenter tes envies ? D'accord... mettons que c'est le cas. Tu sais d'avance ce que je vais en dire, mais je vais le dire quand même. »

Duncan laissait s'amoindrir la rudesse de sa voix et relâchait son doigt pointé sur elle pour poser sa dextre à son tour à plat contre le mur, sa jambe droite venant également prendre appui tandis qu'il posait son front contre le sien sans quitter la contemplation de ses iris. Ainsi il brisait tout résidu de distance entre eux, expirant contre ses lèvres une volute d'air embaumée de cette senteur de tabac froid et amer.

« Quand je reviendrais - et je reviendrais - si j'ai la moindre impression aussi minime soit-elle que tu t'es moquée de moi, dans cette chambre, j'en ramènerais d'autres pour nous dévorer et aucun de nous deux ne sera plus en vie pour sentir leurs dents déchirer nos chairs et sortir nos organes. Et nous l'aurons cent fois mérité. Maintenant, dépêche-toi de me donner ton fusil, avant qu'ils n'entrent. »

A la suite de ces derniers mots appuyés, il vint goûter les charnures humides d'Eileen en pressant son corps fin envahi par sa propre silhouette plus grande et épaisse, laissant flotter un instant de douceur où sa chevelure libre couvrit le champs de vision de son épouse des sources de lumière, avant de briser ce contact plus vivement en reculant. Il retira alors ses mains du mur et passa le dos du pouce sur sa lèvre d'une main, sa senestre libérée partiellement relevée au-dessus du vide paume vers le ciel, en attente d'y recevoir ce qu'il avait demandé.
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Véhicules 1/5
Blucamp Ford (2/2)
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Mer 3 Juin - 10:16
La tension que générait cette situation était bien plus érotique au sens d’Eileen que n’importe quel contact sensuel. Voir son lion gronder d’une sourde colère chatouillait ses propres bas instincts, la faisant ciller quelques instants à l’impact de sa main près de son visage, et à ses gestuelles menaçantes qui attisaient son imagination fertile. C’était encore plus enivrant que n’importe quel préliminaire qu’ils auraient pu se livrer mutuellement dans ce temps qu’ils venaient de dépenser, mais au potentiel hautement plus décevant au regard de l’attente qui se profilait à nouveau, car la sentence était toujours là, intacte : le temps n'était pas encore venu. Elle trouva néanmoins refuge dans cette permission silencieuse qu’elle reçu de lui, sa fierté et son égo le poussant à ne rien acquiescer de sa demande, mais à soulever une mise en garde lourde de sens.

Si elle y avait pensé ? Sans doute. Il était difficile de cloisonner et brider complètement ses pulsions lorsqu’elle se prêtait au jeu des tortures qu’elle infligeait, surtout quand ces dernières avaient la chance de durer trois longs et généreux jours. Mais il y avait toujours cette certitude qui retenait son passage à l’acte : celle qu’aucun ne serait à Sa hauteur. Elle savait pourtant que cette menace ne concernait pas seulement l’acte, mais tout l’aspect charnel et troublant qui pouvait exister autours. Il y avait une dimension pernicieuse dans ses penchants malsains plus que le geste lui-même, c’était l’engrenage dans lequel elle tombait avant d’enfin aboutir à son apaisement profond. Un engrenage qui n’avait existé qu’à l’apparition de Duncan dans sa vie, mais dont elle ne pouvait plus se soustraire désormais, car ses méthodes et ses besoins, avaient été tout autre jadis, lorsqu'elle était plus libre certes, mais bien moins exaltée.

Ses yeux se fixaient dans ceux de Duncan, aussi trouble qu’il pouvait lui apparaitre de cette grande proximité, mais ses lèvres profitant d’autant plus de ce souffle qui caressaient les siennes avec une attrayante saveur. Elle accueillit son baiser dans un souffle libérateur de cette attente qui avait subsisté, fondant avec une consonnance de délivrance qui ne fit qu’accroitre sa frustration déjà ressentie et extrapolé lorsqu’il se détacha finalement sèchement d'elle. Ses deux mains s’étaient pourtant calées à la naissance de son abdomen, légèrement déportées d’un côté et de l’autre, s’immisçant sous la maigre épaisseur de son vêtement avant qu’il ne lui échappe, laissant ses mains figées désormais dans l’espace vide devant elle, avant retomber mollement le long de ses propres hanches et s'applâtir sur la surface du mur contre lequel elle avait trouvé appui.

Ses yeux se perdirent dans une contemplation vague, sa tête dodelinant un instant à droite puis à gauche, comme ballotée par une vague invisible, ses iris glacés se refocalisant dans les ténèbres du gris qui lui faisait face, calmant son geste peu à peu, jusqu’à en retrouver une certaine immobilité. D’un mouvement lent, mettant peut-être à rude épreuve la patience de son époux, sans doute dans la lignée des provocations qu’elle avait jusqu’ici un à un ficelé, ses dents pincèrent la pulpe de sa lèvre inférieure, la laissant glisser avec lenteur jusqu’à ce qu’elle en retrouve sa position initiale, l’entrebâillement de sa bouche légèrement entrouvert, laissant une marque blanchâtre temporaire sur le carmin de sa peau.

Elle finit par décoller son dos du mur dans un flegme élan juste avant de soustraire un agacement palpable de Duncan, sa main gauche venant se déposer avec une indicible douceur dans l’offrande que sa senestre ouvrait, d’un frôlement d’une grande lenteur tandis que ses pas la dirigeaient vers la chambre mortuaire. Son regard resta fixé sur le visage de Duncan malgré que son déplacement l’éloignât de lui, et le contact léger de leur main se rompit, sa tête pivotant un peu plus à chaque pas.

« Je t’apporte ça, mon ange guerroyeur. » Avait-elle laissé filer de ses lèvres murmurantes dans un souffle expulsé, avant qu’elle ne s’engage par la porte et disparaisse derrière le battant.

Il ne lui fallut guère plus de quelques secondes pour qu’elle revienne à lui, la main droite soutenant le P90 venant enfin s’élever pour engager le flanc métallique de l’arme sur sa main si cette dernière s’était trouvée encore tendue, sinon la lui présenter pour qu’il s’en saisisse, en compagnie de quelques chargeurs déjà préparés. Elle ne se laissa guère envahir de doute quant à la dangerosité de la mission dans laquelle elle venait d’envoyer Duncan, son regard porté avec une grande assurance, car elle ne doutait pas de lui, ni de ses capacités, qu’elle entrevoyait bien au-delà de celles des hommes.

« Je n’aurais besoin que d’une petite demi-heure, mon bel éphèbe. A peine un interlude à la venue de ta dominance. J’ai hâte. »

Elle l’observait toujours fixement, le visage un peu bas renvoyant toute la noirceur de ses vices malgré la clarté de ses iris, une pointe de sourire émergeant à la commissure de ses lèvres. Elle aurait attendu qu’il la congédie, d’un geste ou de son simple départ pour finalement reprendre le chemin inverse et retourner dans cette chambre baignée dans le sang où sa dernière victime attendait, patientant dans un état léthargique que la faucheuse vienne faire son office sans savoir que la souffrance serait bien grande avant la libération de son âme.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1025/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (25/100)
Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Mer 10 Juin - 23:17
Si le baiser avait légèrement amoindri la tension ambiante, elle remontait en flèche lorsqu'un bruit de bris indiquait qu'une vitre avait éclaté sous le coup d'un forcené doublé d'un décharné. Bien heureusement, si on pouvait dire cela ainsi, aucun son de parquet ou bruit sourd n'indiquait que quelque chose était entré, mais ce n'était qu'une question de temps assurément.

Duncan gardait le regard posé sur le sol, se concentrant sur son ouïe orienté vers l'escalier et le rez-de-chaussée en gardant sa main levée. Cela dura de longs instants, jusqu'à ce que sa tigresse revienne pour lui confier l'arme. Il s'en saisit par le manche en relevant le canon au ciel, reportant son regard sur elle pour croiser le sien avec une rudesse visible tandis qu'il récupérait les chargeurs pour les glisser dans ses poches de sa seule dextre. Il semblait agacé et irrité, il y avait de quoi, car il n'était absolument pas d'humeur aux sous-entendus et aux promesses érotiques. Il n'avait pas encore le compte des rôdeurs qui se massaient sur la propriété mais il savait d'avance qu'il allait se jeter dans un vrai capharnaüm et ça lui coûtait de le faire.

Parce qu'il savait que c'était contre tout instinct de survie, qui aurait voulu qu'ils fassent silence et s'isolent dans une pièce le temps que passe la tempête, afin de préserver leurs efforts, leurs munitions et leurs vies par la même occasion. Mais ce n'était pas ce qui allait se passer non, il allait descendre pour jouer les nettoyeurs et aussi humainement mauvais qu'il pouvait être, il n'avait rien d'un Terminator insensible, suicidaire et encore moins surpuissant.

Ses iris contemplaient ceux d'Eileen qui semblait assurée et admirative, chose essentielle pour conserver son emprise sur un tel animal, mais qui était une mise en scène absurde. Duncan se considérait comme un homme, un vrai, un survivant également, discipliné, passant de la prudence à l'audace avec le sens de la nécessité et de l'adresse, aussi adroit à l'arme qu'à la ruse. Il n'était pas un vulgaire vagabond, il était bien davantage et lui-même en était certain, il était largement au-dessus du lot selon lui. Cependant, il restait un homme de chair et de sang et cela ne lui échappait guère parce que son narcissisme et propre conviction de lui-même n'avait rien d'une folie inconsciente, il restait lucide.

Il devait le faire, pour entretenir la flamme furieuse et sanglante de leur relation chaotique, mais c'était une pure folie et la peur ne lui était pas étrangère quand bien même il s'efforçait de s'en cacher en demeurant impassible. Une nouvelle sonorité de verre cassé moindrement, mêlée de grognements, laissait comprendre qu'au moins un charognard se frayait un chemin grossier au travers de la vitre brisée.

Il détourna son attention de son épouse dans le mouvement balayé de sa crinière qui s'étalait sur ses épaules et d'une inspiration en avisant les escaliers, prit le pas qui l'y menait en changeant le fusil de main qu'il empoignait plus fermement. Il marqua un arrêt avant la première marche et jeta un dernier coup d'oeil, prolongé, vers la brune sulfureuse au regard bleuté, pressant la mâchoire avec une haine palpable qu'il concentrait dans l'appréhension du combat d'arène dans lequel il allait se lancer.

Une arène de la taille d'une maisonnée, d'une rue, d'un quartier... ou plus encore, il n'avait pas encore connaissance des règles ou du nombre d'adversaires cannibales qui l'attendaient, néanmoins il savait d'avance qu'il allait se jeter dans une bouche de l'enfer et être le protagoniste d'une lutte furieuse. Roulant des épaules en faisant craquer ses cervicales, il amenait sa senestre pour enserrer sous le canon du fusil à présent à deux mains et s'engageait d'un pas ferme dans l'escalier, disparaissant de la vue d'Eileen.

Un pas après l'autre, porté par la vigueur et le stress, il rejoignit le rez-de-chaussée où la promesse était certaine, les grognements perçus se faisant plus intenses, mêlés à des râles, des grattements et des bruits sourds. Duncan usait de ce temps mort entre le relâchement de son impassibilité et de ses manières face à celle qui jugeait chaque détail et l'affrontement à venir, afin de souffler et de focaliser toutes ses pensées, toutes ses émotions, vers le seul instinct à éveiller en dominant : celui de survivre à cette journée.

Elle avait dit qu'une demi-heure lui suffirait, mais pour lui, il n'était pas aussi optimiste de croire que tout serait terminé aussi vite, quand bien même il possédait la puissance de feu d'arroser une horde, il y avait peu de chances qu'ils attendent sagement de se faire aligner les uns à coté des autres. Non, cela sera une lutte acharnée et c'est pourquoi il s'y concentrait en faisant taire tous ses doutes et toutes ses réflexions autres pour ne se centrer véritablement, entièrement, que sur l'instinct de survie et l'improvisation qui en découlerait, l'impulsivité, la hardiesse.

Quand il atteignit les dernières marches qui s'apprêtaient à faire disparaître le toit en pente cachant la vision du salon, il fit un bond et se réceptionna sur ses bottes durement, sentant les vibrations du choc traverser ses tibias pour remonter le long de ses jambes, vibrations qui s'accentuaient par le frisson qui vint le parcourir, quand il porta le regard aux fenêtres alentours du salon et de la salle à manger, relevant le fusil court pour pointer au devant.

Bien vite alors, ses iris se mirent à briller de cette appréhension qui se confirmait et ses sourcils se tordirent rudement, face au spectacle observable au travers des fenêtres telles des maisonnées théâtrales de marionnettes, mais celles-ci n'étaient pas en bois. Au travers de chacune des vitres transparentes du salon à sa gauche et de la salle à manger à sa droite, la porte sans vis à vis face à lui conservant elle le secret, d'innombrables charognards se bousculaient et se tassaient pour se frayer un chemin au travers du jardin étroit de la propriété.

Seule une fenêtre dérogeait à la règle : celle-la même qui avait été partiellement brisée par un mauvais coup hasardeux, voyait la créature qui en était responsable de son bras manquant tenter de forcer le passage dans l'ouverture béante de cette vitre, même pas de quoi laisser une silhouette un peu épaisse s'y frayer un chemin et parsemée de pointes absentes de reliefs tant la vitre en question était fine. Mais cela ne l'empêcha pas de sa stature fluette cadavérique d'engouffrer son visage rongé et troué de toutes parts à la vue de l'homme, faisant suivre ses épaules dont le tissu à ce point crasseux qu'il avait pris la teinte marronnasse de la chair contaminée, se déchirait en emportant des lambeaux de chair sans que cela ne perturbe la créature.

Pour l'instant les autres monstres n'avaient pas prêté attention au vivant qui venait de faire irruption, mais il y en avait une, car il en fallait bien sur les dizaines de bêtes avides de chair pour faire pression à la situation, qui avait eu le désir par on ne sait quelle voix satanique de se tourner vers la fenêtre pour s'y cogner et se battre contre elle, jusqu'à avoir vue sur la raison de cet appel des enfers en la silhouette armée de Duncan.

Il crispait sa prise sur le fusil qu'il pointait sur la créature forçant l'intrusion, étirant ses doigts avec tension, le cœur battant à tout rompre et une vague de chaleur couvrant son front alors qu'il réfléchissait à toute vitesse sur la manière d'aborder le piège dans lequel il se trouvait, lui comme sa maudite tigresse l'ayant poussé à cette folie évidente. Cependant le temps ne lui était pas permis, car les râles entremêlés des morts telles les sonorités continues et interminables des criquets en tout temps étaient perturbés par un grognement intensifié et quémandant de la bête qui à présent se déchirait le bras et forçait le passage de sa main en cisaillant sa paume en profondeur, jusqu'à ce que les fissures engendrées ne provoquent la cassure de toute une part nouvelle de la vitre, laissant un passage béant dans lequel le monstre bascula.

Ce fut assez de bruits attrayant et dérangeant les chants des morts pour attirer les regards d'autres rôdeurs qui se retournèrent les uns après les autres comme les yeux d'une meute, découvrant à leur tour l'humain isolé. D'un souffle rauque et agacé, le visage se tordant d'une grimace colérique, Duncan se déporta sur la gauche de pas chassés vifs, anticipant l'assaut brutal qui allait fatalement briser toutes ces faibles séparations cristallines afin de déchaîner la vague des non-morts qu'il ne saurait vaincre ici, il y en avait beaucoup trop.

Les râles devinrent des complaintes et des grondements agressifs et ils se jetèrent sur les vitres, frappant de leurs mains décharnées pendant que le passage laissait s'engouffrer une autre créature bousculée par ses congénères. La première à être entrée, qui était passée par-dessus et s'était étalée misérablement, s'employait à user de sa seule main déchirée pour se relever, salopant ostensiblement le parquet. Elle fut accueillie par un tir semi-automatique de P90 dont la détente avait été à peine pressée par l'homme, laissant fuser trois balles qui percèrent son crâne d'éclats gélatineux et sanglant, le renvoyant au sol sans débat tandis qu'une des balles avait poursuivi sa course jusque dans le mur en soufflant de la poussière de plâtre.

Le tir avait fait crier le fusil, l'écho hurlant se répercutant dans les murs et jusqu'au dehors, avait achevé d'attirer tous les regards hébétés et les yeux globuleux. Même avec les chargeurs attribués par Eileen, il ne tiendrait pas contre cette foule et ne pourrait couvrir toutes ces fenêtres pour les empêcher d'entrer et de resserrer l'étau du nombre. Le risque était alarmant, cela allait se jouer de la seule méthode acceptable et qu'il exécrait pourtant quand c'était aussi inutilement usé : l'audace. Plusieurs des vitres tremblantes sous les assauts des ces dizaines de mains envieuses finirent par céder, explosant en une répétition d'éclats stridents accentués par les beuglements enivrés des morts. Il aurait juré avoir vu l'un d'eux frapper la tête contre l'une de ces fenêtres avant qu'elle ne se brise.

L'une des seules à avoir tenu le coup était celle justement vers laquelle il se dirigeait, toute à sa gauche à l'extrémité du salon. Son pari se basait sur une déduction aussi simple qu'incertaine : il avait vu la horde arriver de l'arrière de la maison à l'Est et se frayer un chemin vers la rue, probablement que cette propriété n'était pas la seule abordée par la masse de charognards ; à cela, soit la horde était relative et il avait une chance de ne se concentrer que sur un flanc pour nettoyer un passage, soit la horde était au contraire colossale et il s'apprêtait à mourir dans tous les cas.

Tout cela, poussé par le désir de contenter les caprices d'un esprit plus perfide mais certainement moins sauvage que ces monstres, ce qui avait de quoi l'horripiler doublement, mais l'adrénaline le poussait à passer outre et se focaliser sur la seule chose qui avait encore valeur en l'état, s'en sortir en vie. Il s'arrêta à quelques pas de la fenêtre, faisant face aux tremblements intenses de celle-ci et à ces multiples visages qui le fixaient et se collaient à la vitre tels des enfants stupides, à ceci près que c'était avec ses tripes qu'ils désiraient jouer et en cela, leurs bouches grandes ouvertes sur leurs dents étonnamment moins pourries et plus menaçantes que le reste de leur apparence était équivoque.

Derrière, il entendait déjà les corps se jeter par-dessus les fenêtres détruites et sans perdre de temps, il releva son fusil qu'il braqua à peu près au niveau de ces visages de hauteurs différentes, pointant le bord droit avec une stratégie très simple : les arroser. Et il s'y attela, projetant un cri rageur aux lèvres retroussées couvertes des hurlements du fusil, celui-ci projetant les ogives en malmenant de façon assez relative mais sérieuse les bras du tireur qui tenait le plus durement possible l'arme en déplaçant son canon vers l'autre bord de la vitre, cherchant également à ajuster autant que possible l'axe de tir en relevant ou rabaissant le nez.

Il relâchait à peine un instant la mitraille à mi-chemin pour apaiser la douleur provoquée par les vibrations du recul au travers de l'index sur la détente et le reste de sa main, reprenant aussitôt. Tout au long de ce tir de suppression, littéralement, il plissa les yeux pour se protéger autant que possible des morceaux de verre alors que la vitre volait en éclat, se mêlant à des gerbes de sang et des morceaux de chair, de cerveau et de miasmes qui s'éparpillaient autour.

Quand il relâcha la détente, les détonations étourdissantes du fusil cessèrent, laissant un sifflement vriller ses tympans ainsi que sa grimace aux pommettes étirées le faisait ressentir, son regard scrutant les corps qui s'étaient effondrés et pour le coup, ce fut à sa propre surprise qu'il constatait que la douzaine de morts-vivants avaient tous chuté définitivement contre l'herbe, répandant leur sang des crânes fendus, percés, éclatés et leurs visages criblés de balles. L'espace d'un instant, un calme subit laissa Duncan presque enivré face à cet éclatant fait d'arme peu commun.

Mais cela ne dura pas, car il sentit rapidement une silhouette arriver dans son dos et c'est en se retournant brusquement qu'il se retrouva face à cette créature qui avait été responsable de sa découverte, se lançant de sa marche vivifiée par l'espoir d'un peu de chair vers lui bras tendus et les doigts onduleux, mais avant qu'elle n'arrive à l'agripper, il se pencha sur son coté droit en changeant de jambe d'appui afin d'éviter brièvement d'être saisi et répliqua en se redressant d'un coup de fusil grossier du revers du bras droit le tenant sur le sommet du crâne, faisant basculer la chose sur la bibliothèque deux pas plus loin où elle s'écrasa contre l'ouverture d'un tiroir, cassant ce dernier.

Le fracas ne laissa à l'homme qu'une courte inspiration pour se ressaisir que d'autres monstres entrés se lançaient dans les deux pièces en heurtant table et chaises, tous dirigés vers une seule proie. Face à l'afflux des morts-vivants ragaillardis par l'exécution de leurs congénères les écartant du repas - ce que Duncan aurait juré de sa propre perception en tout cas - il leva son fusil et pressa la détente, mais seul un claquement lui répondit. Fronçant nez et sourcils, il pencha le fusil sur le coté avec agacement, comprenant immédiatement que le chargeur était vide, mais aussi qu'il n'avait guère le temps ni de retirer celui-ci, ni d'en insérer un autre.

Toujours frappé par l'adrénaline de la seule envie de voir le soleil demain et culbuter les formes promises par son épouse quelques fois de plus, il tourna les talons en ployant les genoux afin de se lancer vers la fenêtre, sa senestre allant prendre appui instinctivement sur le rebord de celle-ci pour pouvoir passer de l'autre coté sans glisser sur les corps, car il n'y avait pas monstre en vue, ce qui le soulageait déjà de pouvoir envisager une sortie par l'arrière. Néanmoins, une douleur vive et brûlante lui arracha un râle et manqua de le faire lâcher prise et s'étaler malgré tout sur le tas de cadavres abattus.

Si sa main avait eu le réflexe d'assurer sa prise, elle n'avait pas songé à sa propre préservation, loupant de peu le rebord de bois et écrasant sa paume et ses doigts sur le verre cassé, celui-ci déchirant sa peau et pénétrant sa chair en profondeur, presque du poignet à l'os du majeur, et perçant l'auriculaire et l'annulaire. Il plia les genoux pour tomber sur l'un des corps et retira vivement sa main qui se mit aussitôt à saigner. Un sang carmin et clair, loin de l'apparence terne qu'il avait répandu sur le mur et le cadrant. Frappé d'une peur soudaine et brutale, il releva les yeux sur le rebord qui venait de le scier de douleur en s'appuyant péniblement de la tête du fusil contre le dos d'un cadavre à coté de celui qu'il écrasait de son poids, cherchant à se relever en serrant les dents si fort qu'il aurait pu s'en fracturer la mâchoire.

Il n'y avait pour lui, avec les brûlures, pas pires souffrances que les coupures, sadiques et subtiles, taillant finement la chair avec la capacité d'engendrer une affliction terrible sans avoir besoin d'arracher quoi que ce soit, ou de briser quelconque morceau. A cela, il préférait encore une balle dans l'épaule ou un os cassé. En se relevant, il n'eut qu'un nouveau soulagement de voir que ce rebord n'avait que son sang liquide et clair et n'était recouvert d'aucune chair ou substance contaminée. Juste une seconde avant qu'une créature ne lui tombe dessus dans le dos, se jetant de tout son poids la bouche ouverture pour chercher à mordre sa nuque.

Dans un grondement plus rude et impulsif, il se jeta vers l'avant, se sentant pris au piège. D'un mouvement de panique, il lança son bras gauche derrière lui en basculant sur son flanc, tentant de frapper du coude ou de quelconque autre partie la créature accrochée à lui comme une guêpe qui cherchait à le piquer, à ceci près qu'à la place d'un dard la chose morte avait une multitude de dents incomparables. Son agitation frénétique et la chute sur les cadavres lui évita la morsure, mais il n'était pas sorti d'affaire, son épaule s'appuyant sur le visage rongé d'un rôdeur dont il avait fait sauter le crâne.

Il roula vers son assaillant en lui donnant un coup de fusil en plein visage, évitant de peu la main qui avait essayé de lui attraper le sien en y enfonçant ses ongles, réitérant le coup de P90 dont le constitution métallique vibra au choc sur ce visage dont la peau était inexistante tant elle était collée à sa boite crânienne, s'acharnant quelques instants dessus en supplantant le râle de la bête du sien bien plus emporté et colérique. Dans la bataille, il gardait sa main blessée contre son buste, n'usant que de son droit pour se défaire de l'emprise charognarde.

Il suffisait de trop peu, d'un contact, d'un peu de salive, de sang, de chair dans sa plaie pour le condamner et il préféra prendre le risque de se battre handicapé d'un bras. Heureusement il parvint à s'en défaire et à rouler à nouveau à l'opposé pour se relever en trombe. Ce fut juste à temps qu'un autre mort-vivant revenait de l'avant du jardin, suivi d'une foule d'autres monstres et de plus encore qui faisait irruption par la fenêtre d'où il s'était lui-même extirpé de la maison. Duncan n'avait guère d'autre option que de croiser les doigts pour qu'Eileen ou son jouet ne fassent aucun bruit, ni qu'aucun rôdeur ne décide de se détourner de lui pour une raison ou une autre et se dirige vers les escaliers.

Il fallait s'attendre à tout avec ces choses incohérentes, mais il n'avait pas le loisir de théoriser sur ce qu'il adviendrait de sa tigresse qu'il devait sauver sa propre vie. Dans l'élan de son redressement, il prit une brève impulsion des jambes et alla plaquer de front le nouvel intéressé, inclinant la tête et repliant son bras gauche pour lui présenter l'avant-bras, sa dextre allant enfoncer le fusil dans sa bouche ouverte pour l'empêcher de le chiquer. Il le repoussa sèchement en arrière et l'envoya chuter contre un semblable, n'attendant pas plus ni n'allongeant le contact qu'il recula aussitôt pour faire volte-face. Il tituba sur quelques corps mais évita une nouvelle chute, pestant, grondant, grognant à chaque effort tandis qu'il partait en courant vers l'arrière de la propriété.

Duncan constatait ainsi avec une certaine allégresse réprimée qu'aucun comité de mangeurs de viande humaine ne l'attendait de ce coté-ci, donnant raison à son pari qu'ils s'étaient déjà massés vers l'avant. Coup du sort ou main tendue du ciel ? Il n'y avait pas vraiment de dimension à donner à cela pour lui, car il avait depuis longtemps cessé de croire en toute entité supérieure et divine qui régirait sa vie. Est-il vraiment non croyant ou est-ce simplement plus facile que de penser qu'il a été maudit par le Dieu unique ? Peut-être, dans tous les cas c'est en ne comptant que sur sa propre capacité à survivre et sur le hasard le plus injuste et le plus chaotique qu'il se mit à courir vers la plaine, ce coté-ci de la maison n'ayant aucune haie ni barrière.

Le souffle porté, le coeur tambourinant son torse et sa chevelure envahissant son visage et sa vision de par les conséquences de la mêlée, il couru ainsi pendant de longs instants jusqu'à une dizaine de mètres au-delà du jardin, raclant le sol de terre et de pierre en soulevant un nuage de poussière quand il s'arrêta. Son torse se bombait à chaque prise d'air et il relâcha la tension de ses épaules, portant un regard noir et furieux vers le rassemblement de cadavres ambulants qui vinrent du flanc de maison à sa suite. Ces idiots n'avaient même pas essayé de contourner la propriété par l'autre flanc, se contentant de le suivre directement et bêtement, cela lui avait au moins évité de se retrouver pris en étau.

Pour sûr que si ces choses étaient capables d'intelligence, il ne donnait pas chair de sa peau et de celle de tout survivant qui pouvait encore respirer sur cette Terre. Son regard se désintéressa de ces créatures qu'il laissait approcher, profitant de cette relative mais suffisante distance pour s'accorder quelques instants de répit, il releva sa main blessée qui continuait de saigner, des lignes de sang s'étaient étendues sur son avant-bras en traînée carmine, imprégnant quelque peu sa chemise repliée au coude.

Des ronds de sang avaient marqué le sol derrière lui, définissant son passage tels les morceaux de pain du Petit Poucet, ou quoi qu'il avait semé dans son conte. La brûlure de sa main était intense et la longue plaie, ou plutôt les plaies cumulées sur sa paume et ses doigts le lançait intensément, le forçant à serrer les dents et siffler une aspiration d'air pénible. En mouvant sa main sous la fixation incisive de ses iris grisés, il perçut aux rayons du soleil le reflet qui confirmait qu'au moins un éclat de verre s'était fiché dans sa paume, potentiellement d'autres morceaux aussi minuscules que harceleurs.

Cela expliquait pourquoi chaque mouvement le sciait de douleur plus que de raison, le sang continuant d'affluer entre ses doigts et le dos de sa main pour goutter sur la terre sèche. Il se retrouvait véritablement handicapé d'une main, chaque geste promettant de le déstabiliser et de le rendre maladroit s'il essayait de s'en servir, en plus de l'affliction que cela lui infligeait. D'un soupir grognard il reporta son attention aux rôdeurs dont le groupe s'élargissait sur la surface du jardin, se massant d'au moins une vingtaine et plus encore qui arrivaient à quelques mètres de lui.

Duncan resta pourtant sur place, à les fixer, tous ces yeux éteints, ces regards livides qui le ciblaient tout aussi sûrement. Son regard était noir et haineux, répugné, se demandant encore aujourd'hui comment de telles choses pouvaient exister, tenir debout et être capable de menacer les vivants, tant ils paraissaient désarticulés et en lambeaux pour les plus pourrissant d'entre eux. Ils n'avaient conscience de rien ou presque hormis leur faim, cependant il ne voulait quand même pas leur paraître craintif et vulnérable, les laissant s'approcher jusqu'à proximité de lui avant qu'il n'exécute quelques pas de cotés et recule, continuant de les observer tour à tour en comptant une quinzaine de pas.

Cette proximité avait le bénéfice de les énerver davantage et il eut comme l'impression qu'ils accéléraient le pas et se traînaient plus vivement. L'homme ne joua pas avec le feu plus longtemps et tourna les talons pour se lancer et courir sur une dizaine de mètres, avant de trottiner et marcher. Un coup d'oeil derrière lui lui assurait qu'aucun n'avait trouvé le don subit de lui courir après, néamoins ils continuaient à le suivre avec grand intérêt, s'attirant les uns les autres dans la même direction, ainsi que pour les plus éloignés qui ne devaient plus l’apercevoir, comme un tas de cafards intéressés.

Sa grisaille retourna aviser les alentours au devant et il cala le fusil sous son bras gauche pour utiliser sa main valide afin d'extraire le chargeur vide, serrant l'arme sous son aisselle, sa dextre glissa avec empressement le chargeur à l'arrière de son pantalon serré par sa ceinture de cuir, l'enfonçant presque jusqu'au fessier pour être sûr de ne pas le perdre aisément. Sans interrompre son mouvement, il glissa la main dans sa poche exagérément serrée à la cuisse par deux chargeurs pleins qu'il avait calé de force, tirant l'un d'eux pour l'enclencher dans le compartiment attribué du fusil.

Il porta le regard une seconde fois vers la horde pour s'assurer qu'ils continuent de lui « traîner après », ou marcher, en gardant une distance de sécurité suffisante à son goût en une dizaine de mètres en l’occurrence, l'on est jamais assez prudent. Il saisit son fusil dont il se ré-intéressa et bascula le canon vers le sol, son avant-bras le plaquant contre son torse cette fois pour qu'il achève de charger l'arme au claquement caractéristique de la première ogive mise en place, puis, il put s'en saisir correctement.

Sa respiration était chaude et s'en trouvait passablement rongée par la douleur qui cassait ses inspirations. Le verre encore fiché dans la plaie était un supplice mais il ne pouvait pas compter sur le fait de se soigner tout de suite, car le matériel de soin était resté dans le camping-car et celle qui serait en mesure de s'y prêter était prisonnière le temps qu'il se débarrasse de cette relative horde dont il avait déjà entamé une partie.

Expirant sa frustration de savoir qu'il allait devoir continuer de saigner et de souffrir, il reprit sa marche afin de garder une distance suffisante d'avec le regroupement de morts-vivants qui avait à présent entièrement quitté la propriété pour le chasser sans oisiveté aussi loin qu'il irait. Le temps était compté, il n'aurait pas assez de munitions pour tous les avoir et avec une main blessée, il ne pourrait plus arroser le tas de balles impunément, au risque de mettre la majeure partie à coté de la cible. Il marcherait, longuement, le long du contour de quartier avant d'y retourner perdre ses poursuivants quand il sera assurément loin de sa tigresse.
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Véhicules 1/5
Blucamp Ford (2/2)
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Dim 14 Juin - 10:04
La porte de la chambre se referma lentement, d’un mouvement contrôlé, jusqu’à ce que le loquet ne s’enclenche dans une progression toute aussi nonchalante. De nouveau seule dans cette pièce de souffrance, de nouveau seule debout au pied du lit où gisait le corps de l’homme dont elle venait de soustraire la vie quelques instants plus tôt. Ses yeux d’étincelles glacées se posèrent sur le carmin du liquide dont les draps s’étaient imprégnés. Elle n’avait pas obtenu ce qu’elle désirait, n’avait pas achevé son rituel, et quand bien même la frustration l’avait longuement saisit, elle n’en ressentait en l'instant plus de rage ou de rancœur hargneuse, se maintenant avec une froideur et un calme mesuré, immobile en surplombant sa victime.

Ses jambes finirent par fléchirent avec souplesse, tandis qu’elle descendait sur ses appuis, la main tendue vers la lame qui était tombé au sol. Pas une seule fois sans doute son ancien propriétaire n’aurait imaginé le centième de ce que l’arme venait et allait infliger. Le métal froid et lisse glissa sur un pan des draps resté propre dans une retenue certaine pour l’en débarrasser des agglomérats visqueux qui l’avait taché. Il était temps d’en finir, d’achever ce tableau sur lequel elle avait longuement joué, d’ajouter la touche final, le vernis qui viendrait enfin l’embellir. Un dernier coup de pinceau, un dernier regard appréciateur pour accomplir son chef-d’œuvre. Malgré tout, cette demande bien particulière n’avait pas été énoncé par le fruit du hasard. Elle savait que la sérénité tranquille qu’elle ressentait en l’instant était bien trop éphémère, et qu'elle la quittait, peu à peu.

Elle eut tôt fait de se sentir envahit d’une extase soudaine, la même qui n’avait pu trouver apothéose entre les doigts, les mains et la virilité experte de son époux et qui, même s’il était parvenu à la rabattre au loin, déferlait à nouveau en elle à la simple idée de ce qui allait se passer. Elle n’eut aucun mal à sentir, au creux de sa gorge, à l’effleurement de sa poitrine qui gonflait d’une respiration plus profonde, son cœur battant avec autant d’intensité qu’un tambour vibrant. La menace de Duncan pesait sur ses épaules et si elle l’avait, peu avant, balayé d’un quasi sourire moqueur, elle en comprenait désormais toute sa subtilité et toute sa lourdeur. Sa main se contracta avec force, ses articulations blanchâtres grinçant dans la crispation qui contracta ses phalanges, escorté d’un mouvement similaire par la pression de sa mâchoire. Il n’était pas un homme de qui on se moquait, et elle n’était pas femme à manquer de loyauté, mais il y avait une donnée qui allait bien au-delà de la moindre volonté, c’était sa pulsion irrépressible, ses instincts qui l’assaillaient comme une douleur sournoise qui se nichait quelque part au confins de son subconscient et meurtrissait son esprit jusqu’à ce que délit soit accompli.

Le nouveau bruit cristallin d’un verre qui se brise avec férocité fit l’effet d’une décharge révélatrice, poussant la femme à se remettre au travail. La suite de ses gestes furent marqué par un contraste fulgurant comparé à ceux qui avaient représenté son entrée, ses pas vifs se dirigeant vers le traversin négligemment jeté dans un coin de la pièce, sale, poussiéreux, tâché de diverses auréoles brunes en vestiges d’insoupçonnés substances, pour le dépecer de sa taie d’un revers hargneux. Il ne fallut pas d’oreille bien attentive pour percevoir ce qui s’affichait clairement comme les premiers tirs de son fusil d’assaut, là-bas, au-delà de la porte, au-delà des escaliers. Son Ange livrait la bataille qu’elle lui avait assigné, faisant le ménage, encore, et encore, pour qu’elle puisse se complaire dans son vice, assouvir ses envies, satisfaire ses besoins de la plus détestable des manières. Une preuve de plus de son indéfectible dévouement face à l’égocentrique femme qu’il avait épousé, un gage de plus dont il ne tarderait pas à en exiger le paiement qu’il n’avait même pas pu réclamer d’avance.

Elle fit vriller le tissu entre ses mains agiles, le faisant tournoyer pour en faire une espèce de corde solide avant qu’elle ne s’élance enfin vers ce placard dont la porte s’ouvrit d’un élan brutal, dévoilant la silhouette de sa dernière âme immobile, recroquevillée, entravée, dépossédée de sa dignité comme de ses vêtements en dehors d’un caleçon sale et de son tee-shirt. L’homme était là, les poignets noués dans son dos, les jambes également liées au niveau des chevilles et rabattue par manque de place, l’épaisseur d’une cravate grise enfonçant le creux de ses lèvres dans son palais au travers d’un bâillon bien trop serré. Quand bien même la porte de sa prison venait de s’ouvrir, déversant dans l’obscurité de sa cache, toute l'iridescence de la lumière du jour, il ne bougea pas ou presque pas. Il était las. Las de vivre. Las de respirer. Il avait redouté cet instant plus que quiconque, espéré que les coups de feu scelle la débâcle de ce couple déluré, que son corps cède avant son esprit. Que cesse les sévices, cesse la douleur, cesse son cœur.

Mais elle était revenue, et avec elle, la promesse d’une nouvelle épreuve. Il n’avait plus assez d’eau pour seulement pleurer, l’estomac trop vide pour vomir, et ses forces bien maigre pour seulement gémir. Il n’était plus qu’une loque, une serpillière sans vie, sans âme, sans objet autre que de se laisser traîner. La femme venait de passer autours de son cou un lien solide et rigide, tirant sur ce dernier tandis qu’il sentait la brûlure du tissu l’assaillir, et l’étroitesse provoqué par la strangulation légèrement l’étouffer. Elle le tirait par la nuque comme un chien rebelle se laissant glisser au sol au bout de sa laisse. Un pantin désarticulé qui se laissa seulement faire, ne sentant plus rien, n’entendant plus rien.

Il ne reprit conscience et substance que lorsque la rudesse violente d’une claque percuta sa joue, lancée avec une telle férocité que cela en avait meurtrit un morceau de lèvre. Les iris bruns de l’homme se plantèrent dans ceux de sa cruelle tortionnaire, d’un bleu irisé si claire et captivant. Elle l’avait assis au sol, dos appuyé contre le matelas, les liens à ses mains rattachées au pied du lit, ce tissu toujours autours de son cou, mais bien moins resserré qu’il ne l’avait perçu. Avait-il perdu conscience entre l’ouverture de porte de ce placard et cette gifle qui le ramenait à la réalité ? A quel moment l’avait-elle redressé, attaché et délesté de son bâillon ?

Eileen s’était installée sur ses jambes, devant lui à califourchon, enfonçant son majeur et son pouce dans le creux des joues de celui qui lui faire face tandis qu’il revenait enfin à lui après lui avoir administré plusieurs élans de main brutaux. Duncan aurait eu à redire de cette position, de ce moindre contact qu’elle se permettait en son absence mais qui aurait tôt eu d’être réprimé s’il avait été là. Il n’y avait pourtant rien de sexuel dans son geste, dans son allure, dans sa posture. Elle ne désirait que ramener à la conscience celui qui avait eu l’impudence de lui faire croire qu’elle n’achèverait jamais son dessein. Ses ongles s’enfoncèrent dans la peau souple, écartant sa mâchoire, la paume de la main coincée sous son menton, l’obligeant à garder redressée bien davantage que le naturel ne le permettait.

« Tu vas m’écouter. Attentivement. » Entamait-elle sur un ton chuchoté, intimiste, et pourtant autoritaire, à la froideur immanquable. « Tu entends les coups de feu ? Tu entends les morts ? Ils sont là. Prêt à te dévorer si tu fais le moindre bruit. Le deal n’est pas compliqué. Tu vas fermer ta gueule, tu vas ranger tes sanglots et tes cris et peut-être que tu vivras. Le ménage est en train d’être fait, en bas. C’est la chance que tu attendais. L’inespéré. Peut-être que tu vas vivre. Tu n’as qu’une chose à faire. »

La torsion qu’elle imposa à sa nuque l’obligea à se crisper, ses traits s’étirant durement alors même qu’il ne pouvait refermer la mâchoire et que sa chaire était soumis à une nouvelle douleur lancinante qui laissait marques sur ses joues creusés. Ses yeux largement ouverts contemplèrent alors la marre de sang au milieu duquel gisait le corps tailladé de son comparse, immobile dans le trépas et repos qu’il avait trouvé.

« Tu vois. Tu vois où mène le bruit ? Lui n’a pas su se taire. Mais toi… toi ce n’est pas ton destin. Tu n’as qu’à le souhaiter. Ardemment. Supplier Dieu et je céderais à son autorité pour t’accorder sa clémence. Tu veux vivre, pas vrai ? »

Elle avait ramené son visage devant elle, à lui faire face, ses yeux perçant à nouveau jusqu’à son âme. Quand bien même il n’était pas homme a être dupe, à se dire que cette promesse n’était qu’une vaste fumisterie et qu’il n’aurait qu'à aller à l’encontre de sa demande pour enfin obtenir sa libération, emporté par les démons qui auraient aussi tôt fait de la dévorer, elle. Quelque chose, au fond de son être, de son âme, son instinct de survire poussé à l’extrême ainsi perché sur la corde tendue qui menaçait de le faire tomber à tout moment, lui criait, lui hurlait de jouer le jeu. Il n’y croyais pas, mais voulait y croire. Il savait mais espérait. C’était indécent, de se sentir si impuissant, son humanité ne se manifestant qu’à la fin de tout. Oui, il voulait vivre, il voulait retourner au confort de sa planque, retourner au règne et à sa place, continuer à respirer, à être celui qu’il avait toujours été. Il voulait vivre et survivre. Effacer ces derniers jours de sa mémoire, les balayer comme des grains de poussière sur le tapis de son existence.

D’un mouvement léger, le souffle long mais muet, il hocha brièvement la tête, une fois, presque imperceptiblement. S’en était sans doute suffisant pour la femme, car elle desserra légèrement son emprise sur sa mâchoire aussitôt l’approbation donnée, avant de se voir faire garnir l’intérieur du palais par cette boule de tissu qui l’avait longuement entravé. Elle avait roulé la cravate entre ses doigts et farcit sa bouche comme on l’aurait fait d’une viande préparée dans le cul d’une dinde. Il n’osa guère se lancer dans quelconque vaillance rebelle, oser affronter cette femme. Son instinct de survie, à nouveau, parlait. Sa fierté était de toute manière partie depuis quelques temps déjà, en même temps que ses forces d’ailleurs. Toute ce qu'il était, ce qui l'avait défini, sa personnalité, l'avait abandonné, évadé pour le prix de sa vie. Une vie qu'il souhaitait ardemment, et réfutait avec tout autant de vigueur. Vivre ou mourir.  

« Tu peux être fier. » Reprit-elle, sur le même ton, ses jambes fines soulevant son propre corps pour gagner légèrement de hauteur et se déplacer sur le côté, quittant l’appui des jambes meurtri de l’homme. « Tu as été le plus vaillant des trois. C’est pour ça que je t’offre cette chance. »

Il attendait. Le Mais. La contrepartie. Le piège. Jusqu’où cet esprit torturé pourrait l’envoyer. Quel délire insupportable elle avait seulement encore imaginé. Il était le dernier à survivre. Le premier avait vite succombé, le second gisait là, sans doute encore chaud de la vie qui l’avait quitté, le sang continuant d’affluer hors du corps, absorbé par les draps et le matelas rendu spongieux. Il n’y avait pas de fierté à ça. Plutôt le terrible choix du destin alors qu’il enviait seulement ses compatriotes d’infortune. Il n’y avait pas de fierté, pas de chance à saisir, seulement à subir. Il le savait. Mais le silence demeurait.

Son regard se porta vers le bas tandis qu’il sentit une boule se nouer à sa gorge, dans l’incapacité de seulement déglutir. La sensation était atroce, mais il y survivrait. En revanche, son esprit vrilla d’incompréhension et de terreur mêlé quand il comprit qu’elle s’opérait à lui retirer son sous-vêtement, d’un déchirement d’un côté et de l’autre. Il avait crainte de comprendre ce qui allait se jouer, sur quel tableau cette femme voulait danser, car l’idée qu’elle puisse lui offrir le dernier sacrement de son corps avant la mort ne l’effleura qu’à peine. Une veine seconde avant que cette saugrenue pensée ne soit balayée par de nouveaux mots.

« L’Espèce de sale pute te rappelle que tu n’as pas l’étoffe. Tu ne l’auras plus jamais pour quiconque. »

A la douleur immonde qui le saisit ensuite, la brûlure plus ardente que n’importe quelle autre qu’il avait sentit jusqu’ici, il ne pu retenir un cri, immense, profond, retenu par l’étoffe qui faisait pression sur sa langue et l’empêcher d’exprimer tout l’indicible qu’il ressentait. Le geste avait été net, précis, tranchant, presque chirurgical si on omettait la vitesse que cela avait pris. Elle ne s’était pas occupé de savoir ce qu’elle coupait et il était sans doute fort heureux qu’aucun afflux de sang n’eut envahi la zone à l’instant même où elle avait appliqué le filet tranchant de sa lame. L’expression de ce qu’il ressentait en était grotesque, condamné à ne proférer qu’un râle résonnant dans sa cage thoracique et freiné par cette boule d'étoffe, condamné à laisser jaillir la maigre salive qui lui restait en répugnant crachat de part et d’autre de ses joues gonflées tandis que la pression sanguine de son acte fit rougir sa gorge, ses joues, son front, et même l’ensemble de son visage.

Ses yeux furieux de la sainte horreur découvrirent l’affront. Le sang inondait son entre-cuisse, ses jambes liées s’agitant de soubresaut qu’il ne pouvait contenir. Il n'aurait pu se débattre, pu empêcher l'acte, ses forces n'étaient plus qu'un vague souvenir à l'écho incertain. Était-ce là toute la fierté qu’il pouvait ressentir ? Celle d’avoir la vie sauve au prix de cet attribut bien plus précieux que n’importe quelle autre partie de son corps ? Il s’époumonait de sa douleur, plus frénétiquement à chaque expiration, exhortant, exultant, tout son calvaire dont il ne pouvait se défaire. Un hoquet de surprise contraint finalement son dernier souffle puissant, tandis que celle qui l’avait observé, qui avait jubilé à cette immonde douleur, venait de le rappeler à l’ordre en tirant sur le tissu noué autours de son cou, privant ses poumons d’airs brutalement. Il frôla à nouveau l’inconscience, son esprit ne parvenant à supporter l’ignominie, mais d’un geste bien trop précis pour être celui du hasard ou de la chance, bien plus celui de l’expertise, la tension se relâcha immédiatement quelques précieuses secondes avant qu’il ne succombe.

Sa tête bascula en arrière, flottant entre deux mondes où même son propre souffle lui paraissait lointain. Malgré son intense envie de se libérer de ce fardeau qu’était sa propre vie, son corps reprit une large inspiration lorsqu’on lui ôta son bâillon, lui permettant de cracher ce monceau collant qui s’était formé au creux de sa gorge, comme une boule de salive plus solide que liquide. Ses oreilles sifflaient, le moindre son lui parvenait en écho diffus, et la douleur était si omniprésente qu’elle s’en était presque reléguée au statut de normalité. Son esprit venait d'être réduite en une immonde compote, sans doute autant déchiré que venait de l'être ses parties génitales.

Elle était là, à contempler la moindre expression de son visage écarlate, brillant, luisant de transpiration, les yeux rouges, quelques épanchements sortant de sa bouche grande ouverte qui appelait tout l’air qui lui avait été supprimé à se rappeler à lui. Elle avait noué la cravate autours de sa plaie, serrant assez durement pour ne pas qu’il en perde trop de sang. Elle n’avait pas l’intention de lui sauver la vie. Elle ne l’avait jamais eu. Elle se souciait nullement de ce qu’il venait de perdre et de ce qu’il allait à nouveau céder d’ici quelques heures. Elle était, en l'instant, davantage porté sur la satisfaction d'une chose qui dominait par dessus tout : la tentation n'était désormais plus. Il n'était plus homme. Il n'était plus rien qu'un vulgaire objet. Et aussi loin que pourrait aller son esprit défaillant, aussi loin qu'elle irait désormais dans ses ultimes sévices, elle ne pourrait succomber.

L'inconscient de l'homme flottait toujours entre deux mondes, bien trop faible, bien trop meurtris pour être capable d'entendre, de sentir ou de ressentir, de goûter, ou même de voir. De l'autre côté se trouvait la femme, toujours contemplative, son regard empreint d'une fascination morbide tandis qu'elle se délectait du spectacle avec un calme serein. Les doigts de sa main droite s'articulèrent, jouant dans le vide proche du visage du condamné, retenu dans son contact en laissant glisser la tentation d'en perturber l'instant. Comme un chef d'orchestre qui entamait les dernières notes de sa symphonie.

« C'est un lien très fort qui se tisse entre nous, tu le sais ? Le lien le plus intense que tu n'ai jamais tissé avec quiconque. T'es ma putain et moi, ton Dieu. »
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)

Duncan Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1025/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (25/100)
Informations scénaristiques:
Duncan Waltz

Jeu 18 Juin - 19:07
Une demi-heure après son départ...

Son souffle était à présent saccadé et d'autant plus rageur, que sa main lui faisait un mal de chien comme il n'en avait pas ressenti depuis longtemps. Chaque effort, chaque coup porté était relevé d'un grondement de plus en plus endiablé. Après un long temps de marche, il avait entrepris de revenir dans le quartier par le sud pour se faufiler parmi les propriétés du centre, mais il avait été surpris par d'autres monstres errants qui bloquèrent sa progression et surtout, l'avaient forcé à utiliser son fusil plusieurs fois pour se débarrasser de ses assaillants dans ces jardins et passages étroits entre les maisons.

La horde avait fini par retrouver sa trace et elle s'était éparpillée dans les alentours, à présent, chaque angle, chaque nouveau terrain qu'il arpentait promettait de déboucher sur un monstre isolé ou tout un groupe. Il n'avait guère d'autre choix que de continuer sa progression vers le Nord-Ouest pour les éloigner d'Eileen et hors de question de retourner dans la plaine, elle était trop vaste autour du secteur d'habitations et il n'avait aucune intention de parcourir des kilomètres pour les emporter ailleurs puis revenir, sa main avait besoin de soins.

C'est dans cette optique qu'il partait en courant à l'arrière d'une maison, avisant les haies qui coupaient l'accès aux autres jardins, du moins ce fut sa première impression de sa respiration intelligible, le front perlant de sueur, les traits rudement étirés d'efforts et le nez et les sourcils froncés de souffrance. Cependant, il perçut une partie difforme de la haie qui ressemblait plus à un tas de feuilles entremêlées qu'à autre chose, révélant une partie qui avait été défoncée d'une façon ou d'une autre et comblée par la poussée des plantes.

Un râle plein de miasmes et de crachotements survint dans son dos et il balaya l'air de sa chevelure en tournant le regard vers le portique de jeu qu'il avait passé, pour voir un poursuivant décérébré venir se coincer entre les chaînes qui retenaient une balançoire en voulant l'atteindre. Il n'en démordit pas et insista, jusque faire tomber le portique qui le fit basculer en avant. Il n'était pas seul, bien vite d'autres silhouettes s'étaient engouffrées dans le jardin par l'arche de porte béante de la baraque.

Un soupir rauque remonta du fond de gorge de l'homme en la brûlant au passage, exaspéré de ne pas avoir un instant de répit, il reporta son attention au feuillage et se lança droit dessus, dressant sa dextre armée devant son regard tandis qu'il comptait sur la bonne vieille méthode : se frayer un chemin tel un quarterback et il y parvint plus ou moins. Fort heureusement le feuillage était tout relatif autant en épaisseur qu'en croisements et il put passer au travers presque sans encombre, se chemise accrochée le força à tirer dessus jusque faire sauter un bouton, le plus haut fermé, rendant un peu plus visible la pilosité de ses pectoraux.

Pour rendre cela encore plus énervant, quelques branches accrochèrent presque ses cheveux, les tirant à leur racine juste assez de temps pour que cela soit pénible. Quand il réussit à s'en défaire, suivi de près par les mangeurs de chair, il se désintéressa de cette foutue haie pour balayer les alentours d'où il avait atterri tout en reprenant la marche, c'est alors qu'il se figea quand son regard croisait une silhouette à l'attitude bien différente des morts-vivants.

Si le jardin ne payait pas de mine et était aussi caricatural et inintéressant que tous les autres de ce secteur, à croire que le concepteur s'était contenté de reproduire majoritairement un schéma commun autant en taille qu'en style - de simples carrés séparés ou non par des haies ou des claustras, ce fut bien la contemplation de la maison qui le surpris ou plutôt, une fenêtre du rez-de-chaussée.

Son rideau s'était brusquement étiré, contraint par une main, laissant discerner un visage qui observa au-dehors la présence intrusive de Duncan avant de relâcher son emprise et disparaître. Duncan fit quelques pas vers la maison, relevant son fusil en pressant la mâchoire d'inconfort de se sentir cette fois véritablement pris en étau entre une menace avérée et une autre potentielle, son avant-bras gauche servant de support à l'arme faute de pouvoir utiliser sa main couverte de sang.

Il se déporta sur le coté pour éviter de se retrouver face à la porte arrière de la baraque et surtout, lui donnant de profil, ainsi qu'à la haie où il ramena ses iris grisés. Les rôdeurs arrivaient et le premier s'emmêlait déjà au feuillage pour chercher à passer. Son premier réflexe aurait dû être de tirer, mais il avait déjà suffisamment alerté le quartier et surtout, il y avait à présent une donnée incertaine qui pouvait mal réagir aux hurlements des ogives.

La question ne se posa néanmoins pas longtemps, la porte de la maison s'ouvrit à la volée ou presque et la silhouette apparue sur le palier de la porte en brandissant un pistolet vers Duncan, ce dernier reculant un peu plus jusque butter sur le barbecue tout en relevant le canon du fusil vers lui. Car il s'agissait d'un homme de toute évidence, aussi grand que fin, le visage creusé et une casquette enfoncée sur sa tête ovale qui le faisait paraître plus maigre encore qu'il ne l'était.

Les deux hommes se fixèrent alors autant que les canons de leurs armes, de longs instants durant, Duncan affichant une rudesse tendue, son souffle lourd et chaud épaississant les traits de son visage nerveux, que la douleur de sa main et le fait qu'un des rôdeurs était parvenu à s'arracher aux branchages en s'étalant contre l'herbe justifiait largement.

L'homme en face ne semblait pas emprunt d'hostilité, il paraissait surtout surpris, interloqué et craintif d'impression, son arme menaçant d'une conviction toute relative cet intrus. Il ne fit pas durer sa fixation, allant aviser le rôdeur qui se redressait en titubant, suivi d'un second qui s'insérait au travers de la haie beaucoup plus facilement, escorté par plusieurs autres non-morts qui lui emboîtaient le pas dans un amas de râles et de grondements croissants.

Duncan profita de son bref désintéressement pour jeter un coup d'oeil également vers les charognards, serrant les dents d'agacement à devoir composer avec deux dangers trop instables. Il fit quelques pas de coté pour s'éloigner du monstre qui s'était relevé, ce qui crispa aussitôt l'homme qui revient à lui en pointant un peu plus vivement son arme dans sa direction, provoquant par effet de réaction l'attention de Duncan et surtout le raffermissement de sa prise sur le fusil, l'index posé plus sûrement sur la détente.

L'inconnu paraissait avoir du mal à tenir sur place, changeant de jambe d'appui, l'ex-policier plissait les sourcils en l'avisant, avec la perception que l'inconnu à la casquette frissonnait. Celui-ci passait le regard des rôdeurs à l'intrus au fusil avec une hésitation palpable et un stress grimpant, jusqu'à ce qu'il se décide à tenter la communication, presque à la surprise de Duncan qui s'attendait à ce que les choses dérapent ou qu'il retourne à l'intérieur en le laissant à son sort. Il fit signe du menton dans sa direction sans entendre le moindre mot. Son regard ne semblait d'ailleurs ne plus s'intéresser au sien mais vers son arme, ou bien sa main blessée suspendue à coté plus précisément.

Duncan fronça les sourcils un instant et glissa ses iris sur sa main ensanglantée, avant de revenir à lui en secouant légèrement la tête. Il n'avait pas eu besoin de grande réflexion pour comprendre que de ce simple signe curieux, l'inconnu à la casquette cherchait à savoir s'il avait été mordu par un charognard. D'ailleurs, ceux-ci entraient dans le jardin et le premier venu entamait une avancée damnée vers l'ex-policier en le fixant avec beaucoup plus de vigueur et d'indifférence que le vivant, buttant sur le barbecue dont l'intéressé s'était éloigné.

Coincé face au manque de réaction de l'homme qui persistait à observer bêtement la situation, sans user de son arme ni se décider à bouger, Duncan n'eut d'autre choix que de prendre le risque de laisser l'avantage à ce type en grondant d'énervement, tandis qu'il se tournait vers le rôdeur lui arrivant dessus pour lui envoyer le flanc du fusil sur le visage d'une frappe en revers, celui-ci forcé de faire presque volte-face, retourna percuter le barbecue en ployant les jambes sans véritablement s'écrouler.

Dans la foulée, il fit plusieurs pas vers les rôdeurs qui s'infiltraient dans le jardin par le même passage comme des souris s'éparpillant d'un trou, dégageant sa main blessée sur le coté pour ne pas la mettre en danger, et vint asséner un chassé du droit contre l'estomac d'un autre charognard avec force, profitant du mouvement pour se pencher vers l'arrière afin d'éviter ses bras envieux. A présent, huit mangeurs de chair s'étaient faufilés dans le jardin et il fut contraint de reculer à nouveau en relevant son fusil, mis au pied du mur, ou plutôt de l'autre parcelle de haie vers laquelle il marchait à reculons, quand une détonation trop proche le fit se raidir brusquement, persuadé l'espace d'un instant qu'il était déjà touché sans s'en rendre compte.

Néanmoins, si un vif coup d'oeil affirmait qu'il s'agissait bien de cet homme toujours sur le pas de la porte, il fut surpris une seconde fois en constatant qu'il avait orienté son arme vers les rôdeurs et que l'un d'eux s'effondrait. Duncan fronça du nez et plissa les yeux, stupéfait, quelques pensées se bousculant rapidement dans son esprit, mais il ne se fit pas davantage prié pour lever le canon du P90 en le soutenant pareillement de son bras gauche replié, et engager le feu de salves semi-automatiques sur les pestiférés.

L'un après l'autre, il fit sauter le crâne et cribla le visage de quatre des monstres qui s'écroulèrent, dont les deux qu'il avait repoussé au préalable, l'inconnu soutenant l'assaut en tirant à plusieurs reprises également, jusqu'à ce que tous les morts-vivants soient inertes sur le sol herbeux. Sous le coup de l'adrénaline, Duncan reporta son fusil sur l'homme à nouveau qui ne réagit pas immédiatement, ce dernier tirant une dernière balle qui fit exploser l'oeil d'un charognard ayant tenté de franchir le passage à son tour, le laissant défunt entre les branchages qui soutinrent sa carcasse.

Une carcasse qui se mit rapidement à se tortiller, signe que d'autres intéressés le bousculaient de l'autre coté pour chercher l'origine des coups de feu. Il n'y avait aucun doute sur le fait que ce jardin allait bientôt être assailli par un bien plus grand nombre de prédateurs. L'homme à la casquette baissa son arme en portant le regard à celui qu'il venait d'aider. Il marqua un temps face au canon de fusil qui le pointait sans que des tirs ne surviennent, puis lâcha le pistolet de sa senestre pour faire signe de main à Duncan d'entrer.

Sans attendre sa réponse, il s'engouffra à l'intérieur et la porte ne fut pas rabattue. Devant cet élan inattendu, l'ex-policier resta perplexe plusieurs secondes, il fallait dire qu'il n'avait pas croisé de vivant non-hostile depuis un bon moment, bien que dans de nombreux cas leur propre hostilité à Eileen et lui n'avaient pas nécessairement laissé le temps à leurs victimes de dévoiler leurs intentions. Chasseur ou chassé, c'était devenu la règle du jeu. Mais étrangement, ici la donnée s'avérait différente sinon plus vicieuse de mystère.

Cependant, avec les coups de feu et les vibrations provoquées par le recul qui cessaient alors, la plaie de sa main se rappela à lui d'une intense brûlure qui le contraignit à aspirer l'air entre ses dents serrées, engendrant un grincement pénible qui coupa court ses réflexions. Il se lança alors au pas de course pour rejoindre au plus vite la maison, passant la porte pour se placer contre le mur opposé à l'homme dans ce couloir d'entrée blanchâtre, juste à temps pour que ce dernier qui était resté à coté et tenait la poignée referme, ce quelques instants avant que le rôdeur pris aux branchages ne s'écroule.

« C'est bon, ils nous ont pas vu. » Déclarait l'inconnu à la casquette d'une insolite voix à la fois peu grave et pourtant très éraillée, donnant l'impression qu'il avait les cordes vocales abîmées ou présentait une maladie quelconque.

Celui-ci s'adossait d'ailleurs à la porte, soufflant avec pénibilité, les mains tremblantes et d'évidence le cœur battant la chamade. Il ne cherchait pas à pointer son arme à nouveau sur Duncan qui s'appuyait également contre un mur à deux mètres de lui, celui-ci scrutant l'homme de bas en haut avec une certaine incrédulité, sa chevelure chaotique voilant son regard. Il posa le dos de sa main blessée contre sa cuisse en soutien, son bras armé du pistolet-mitrailleur restant ballant le long de son corps.

« Ils vont encercler la maison, nous chercher. » Répondit-il d'un ton relativement bas, inspirant et expirant doucement, sans détourner le regard de l'inconnu.

« Ça arrive, souvent. » Rétorquait alors de cette même voix perturbante l'homme qui lui peinait clairement à apaiser sa respiration emballée, le torse se bombant rudement de contractions saccadées. « Ils squattent les jardins, mais... ils finiront par partir. Il faut pas faire de bruit. »

Il releva le regard que sa casquette cachait partiellement, ses iris verts clairs se posant sur la main blessée de Duncan qui gouttait encore de cette substance carmine. D'un signe de tête, il reprit.

« Il vous est arrivé quoi ? »

L'ex-policier inspira des narines en relevant le menton, les pommettes plissées et ses mèches partiellement dégagées par son souffle donnant plus de clarté à son visage.

« Une fenêtre cassée. »

L'homme étira une grimace en imaginant probablement la douleur qu'il pouvait ressentir, se redressant de son appui, il rangea ensuite son pistolet à l'arrière de la ceinture, ses mains toujours tremblantes et son mouvement lent. Un geste qui fit discrètement crisper la dextre de Duncan sur son arme, mais en constatant son absence d'agressivité, il se retint.

« Venez. » Entendit l'homme qui passa le dos d'une main sur son bas visage en reniflant, l'essuyant grossièrement et balayant l'humidité qui perlait sous ses narines. « Je vais regarder. »
Equipement Porté :
Capacité : 5/6
AK-101 30C 5.56
SMB-EGC
Dague de chasse
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Tabac
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 9m
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Glock 18 17C 9m
SMA-T.T.
Véhicules 1/5
Blucamp Ford (2/2)
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Ruger M44 4C .44 (12)
Grappin (6)

Eileen Waltz


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba1190/2000[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (90/2000)
Etat Mental:
[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Debuba100/100[Secteur Q] Nourrir la curiosité - 09/04/35 - Page 2 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Eileen Waltz

Mar 23 Juin - 11:10
Il n’y eut pas un bruit, pas un souffle, à peine la sensation d’une présence qui tira l’homme de sa léthargie. Ses mains toujours nouées dans son dos, son corps était affaissé sur lui-même, la tête ballante tombant mollement sur le côté tandis qu’elle était soutenue par la présence du mur. L’arrête de deux marches bien distinctes marquèrent ses mollets et ses cuisses nues, la sensation d’un froid soudain le poussant à son éveil. À sa gauche se trouvait la femme, la même, de ses cheveux noirs d’ébènes et ses yeux aux couleurs de cristal l’observant silencieusement. À nouveau, il ignorait combien de temps était passé et comment il s’était retrouvé là, trainé hors de la chambre, hors des nappes de sang qui l’envahissait complètement, pour se retrouver planté, assis sur la hauteur de l’escalier, les jambes étendues devant lui.

Eileen s’était adossée contre la paroi de plâtre, la rampe en bois chatouillant à peine la hauteur de son crâne, dans une posture détendue et flegmatique. Elle observait cet homme, d’ordinaire fort et robuste, ainsi avachi et loin, très loin, de la simple image qu’il avait autrefois donné au monde. Il était désormais soumis aux moindres caprices de cet esprit pervers, son corps et son esprit ayant cédé bien avant sa volonté, car si les premières heures, le premier jour même, il avait montré une farouche défense et un verbe fleuri à l’encontre du couple destructeur, l’époux n’étant pas étranger à la solidité des liens qui avaient permis sa captivité, désormais même face à cette femme, seule, il ne se sentait plus l’énergie de rien.

« Je t’avais promis… » Laissa glisser la femme d’un chuchot lent, sa tête bougeant à peine d’un côté et de l’autre en suivant l’appui du mur derrière elle. « Tu es libre. »

Perçu en écho, les mots ne l’atteignirent pas immédiatement, ses iris cherchant à observer celle qui se tenait non loin, les contours de ses formes, celle de son visage. Il resta muet, passif, sans doute bien trop désabusé pour seulement vouloir saisir cette opportunité. Un piège de plus, se disait-il, une torture de plus. Mais ses réflexions le portèrent un peu plus loin encore, car il savait qu’il n’y avait pas vraiment d’alternative. Peu importait quel serait son choix, peu importait s’il se pliait ou résistait, il ne ferait que remplacer une souffrance par une autre, car il n’y avait en vérité aucune autre alternative. D’un geste léger, Eileen porta son visage sur les marches de l’escalier, désignant ce dernier d’un hochement indifférent, sans manifester l’intention d’aucune animosité.

« Quelques marches à peine, c’est ta dernière épreuve. »  Continua-t-elle sur le même ton, très bas, ponctué peut-être par une pointe légère de compassion, si d’aventure cela s’avérait vraiment possible.

Immobile un instant, il lutta pour se défaire de sa première observation, venant observer le bas des escaliers, le léger dégagement dont il percevait la quiétude en contrebas. S’il savait que sa vie était en jeu à seulement obéir, elle l’était tout autant à ne rien en faire. Mais trouverait-il seulement la force de se lever ? De marcher ? De descendre ces escaliers ? Pour l’heure, il s’en sentait incapable. Ses iris se déportèrent sur ses jambes bien trop faible, de l’extrémité de ses orteils jusqu’à la hauteur de ses cuisses auréolées de sang, son sang, séché. Un flot de souvenirs lui parvint, lui procurant un sursaut semblable à une décharge électrique reçu de plein fouet à la vue de l’épaisseur de tissu qui enserrait son membre, imbibé de la même couleur carmine.

Dans cet élan brusque, incontrôlé, poussé par l’effroyable vérité qu’il avait pensée un instant juste issu d’un cauchemar de plus, il dégringola de quelques marches, lourdement. La douleur était là, bien là, bien trop présente, mais pas assez localisée pour qu’il y prête immédiatement une attention. De la souffrance, il en éprouvait sur toute sa chair, meurtrie, dévastée. Mais maintenant que son esprit avait remis en place cette vérité, il ne pouvait qu’accueillir un calvaire de plus, pernicieux, maléfique, auquel il ne pourrait jamais se résoudre. En portant son regard à nouveau sur sa tortionnaire, cette dernière ne lui offrit qu’un sourire mince, étirant l’un de ses coins de lèvres davantage que l’autre, son regard d’une stabilité déconcertante lui renvoyant l’éclat de leur couleur glacé. Entre ses mains, jouant d’un doigté mécanique, elle faisait pivoter autour de son axe, la lame qui avait ôté son attrait, encore rougeoyant sur l’éclat du métal.

Dans la panique qui l’envahit, à cette révélation qu’il ne pouvait que rejeter, il se laissa glisser un peu plus, usant de ses jambes tremblantes pour en atteindre l’étage inférieur. Il s’éloignait, sans qu’elle n’en réagisse, se contentant d’observer sa débâcle plus semblable à un asticot s’agitant désespérément, qu’à une véritable fuite. Un sanglot défait s’agita hors de sa gorge, arrivé au palier inférieur, ses lèvres s’entrouvrant pour ne laisser s’échapper qu’une accroche humide, plusieurs filets de salive continuant de faire la jonction entre ses parois. L’équilibre précaire, les jambes instables, il ne parvint encore à trouver la force de se redresser, ni la prise nécessaire, se contentant de se contorsionner un peu plus pour s’échapper, le plus loin possible.

Lorsqu’il eut disparu de son champ de vision, la femme se redressa, gardant en main cette arme au reflet de sa perfidie, serrée dans sa main droite. Lentement, marche après marche, elle descendit à son tour, prenant le temps nécessaire pour qu’aucun de ses gestes n’en produit de bruit, pas même de craquement du bois vieillissant. Chacune de ses avancés lui dévoilait une vision supplémentaire, divulguant son chef-d'œuvre désormais achevé. Un craquement se fit entendre, celui de quelques morceaux de verre, puis un second. Des pas lents, accompagnés de sanglot toujours plus distinct. Un pas trainant, un grondement, un gémissement transpirant la fatalité. Sa main gauche se posa sur le mur, suivant son parcours de surface lisse à peine perturbé par le chaos de la peinture qui y était apposée. Son souffle était aussi lent que sa progression, se tenant en haleine volontairement, sentant une pulsion brûlante revenir à la charge au tréfonds de son bas-ventre.

Lorsque son dernier pas eut atteint enfin le rez-de-chaussée, aux abords de la trace légère que son supplicié avait laissée sur le sol, son regard suivit le parcours de cette marque sanguinolente, jusqu’à en atteindre son propriétaire. Agenouillé, immobile au milieu du salon, son corps pris de spasmes des larmes qui déchargeaient lourdement, sa tête était inclinée vers l’avant, posture défaitiste face à son destin qui approchait, s’offrant même volontiers à lui. À ses griffes décharnées, à ses crocs puissants qui déchireraient sa chair, et prendrait sa vie, enfin. Le mort qui s’était vu refuser la porte de l’outre-monde et celui en devenir se faisait face, la distance entre les deux âmes se réduisant jusqu’au néant dont le hurlement d’une dernière douleur transcenda l’espace, vibrant comme un écho libérateur sous l’acharnement de la bête affamée.

Eileen ne put retenir un rire fluet, s’extirpant d’entre ses lèvres à cette contemplation. Elle ne ressentait rien de la douleur, rien du supplice, rien du calvaire autre qu’une profonde satisfaction. Ça n’avait rien d’une vengeance, rien d’un acte désespéré ou seulement soumis à quelques vérités. C’était seulement et profondément gratuit, uniquement là pour assouvir des pulsions qu’elle ne contrôlait pas, et qu’elle ne contrôlerait sans doute jamais, inscrit dans son sang, dans ses veines et dans son âme.

Les gémissements plaintifs et grondements indicibles cessèrent bien vite, laissant place au déchirement de la chaire par une bouche avide. Dans la continuité de son mouvement souple, gardant ses distances pour ne pas déranger le repas que le mort s’octroyait qui n’aurait aucune reconnaissance pour celle qui lui avait fourni cette offrande, Eileen s’avança vers la porte menant au garage, restée entrouverte non loin de la porte d’entrée. Il était temps de filer, d’emporter comme seul souvenir de ces trois derniers jours passés en ces lieux, une empreinte immense sur ses pulsions assouvies qui en trouveraient l’apothéose sous la dominance de son mari.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
Total Silence Carr.
Dague de chasse
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : 5.56
Tête : -
Torse : Gilet tactique
Talkie-Walkie
Calibre 12 3/3
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Drogue douce (1)
Lampe dynamo (2)
Chargeur solaire mini. (3)
Black Eagle 2C C12 (12)
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