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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035
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Nasreen Abtani


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Nasreen Abtani

Mer 15 Avr - 13:01
Un nouveau coup de chaussure de son pied gauche était venu embrasser le visage du rôdeur qui ne lâchait rien de l’emprise qu’il exerçait sur sa jambe. L’Israélienne grognait de quelques souffles pénibles, accélérés par la panique qui montait. Masquant le soleil, les ombres avançaient, plus épaisses à mesure que d’autres silhouettes anthropophages se rapprochaient de ce festin offert sur un plateau de bitume. La situation, si elle était déjà critique, entrait dans le domaine déplacé mais d’analogie acceptable de l’urgence vitale. La respiration effrénée, Nasreen se força à prendre une profonde inspiration au terme d’un énième coup de pied retardateur. Faisant pivoter son buste légèrement sur sa gauche, elle amena ses deux mains à s’emparer, d’une prise plus assurée, du manche de la clé à molette. Contractant abdominaux et mâchoires, crispant son souffle et ses traits dans sa posture assise à l’équilibre précaire, elle joua d’un dernier tour de bras pour arracher la tête de l’outil du sol, la levant par dessus son épaule droite.

Ses yeux noirs fixèrent solidement le visage affamé du monstre qui continuait de progresser lentement, claquant de toutes ses dents d’où fuyaient soupirs et grognements d’avidité. La semelle de sa chaussure gauche venait de trouver appui contre l’épaule opposée de la créature, faisant trembler sa jambe tendue avec la fébrilité de l’instabilité inhérente à sa position bancale. Pour quelques secondes seulement. Le lourd outil amorça sa descente, d’une impulsion hurlée de cette détermination à survivre qui ne savait qu’animer les vivants. Une frappe diagonale, déjà lourde du fait du poids de la clé, et accentuée par l’effet de gravité, qui amena la tête en acier de l’outil à heurter le sommet du crâne de la créature, avec succès cette fois-ci.

Un craquement osseux caractéristique précéda l’enfoncement de l’outil dans la matière cérébrale, bien que ces sons se voulaient en réalité noyés dans le brouhaha ambiant de râles et d’appels au festin de la meute moribonde qui se massait dans la ruelle. Sous le choc, la tête de la créature frappa le bitume visage le premier, entre les pieds de l’Israélienne. Le nez se fractura aussi salement que le crâne rendu plus fragile par la décomposition, les dents de l’avant se déchaussant et se brisant en partie pour se mêler et s’éparpiller parmi les éclats de fluides putrescents qui mouchetèrent le sol. La tension des bras de la créature finalement achevée sur ses jambes se relâcha instantanément, sans rendre pour autant sa pleine liberté de mouvements à la chirurgienne.

Surtout lorsqu’une seconde créature enfantine, aussi avide de chair que la précédente à peine neutralisée se jeta sur la femme qui eut le réflexe salvateur mais bien trop tardif de tenter de la repousser d’un coup de clé difficilement arrachée à son écrin d’os et de restes broyés. Mais le poids de l’outil eut raison de son équilibre, frappant sans puissance ni conséquence la cuisse de la créature avant de retomber sur le côté de l’Israélienne. Rien qui ne perturba le corps décharné de cette fillette qui avait dû connaître le trépas avant d’atteindre sa dixième année ; basculant alors vers Nasreen. Ses bras chétifs à la peau marbrée, parcheminée par endroits, cloquées à d’autres, les ongles racornis, noircis ou plus simplement brisés, griffant l’air à défaut de pouvoir atteindre le visage de la femme, retenue par une main droite plaquée et crispée en opposition contre son thorax d’où saillaient les côtes. Les cheveux de la jeune enfant cascadaient en mèches filandreuses et grasses, maculés de crasse qui en ternissait la blondeur originelle. Ses iris étaient d’un bleu pâle, glacial et délavé, complètement désertés de la moindre lueur de vie ou d’innocence qui avait dû les illuminer par le passé. La mort prenait tous les visages au-travers de cette maladie, même les plus angéliques qui avaient pu être, pour accomplir ses desseins.

Un constat de désolation qui n’était pas pour émouvoir Nasreen, dont les yeux comme l’esprit ne percevaient rien de ce qui avait pu être, simplement ce qu’il demeurait. Une victime parmi d’autres. Une menace certaine dont elle devait se débarrasser. Ce qu’elle ne fit pas, bien incapable d’agir plus méthodiquement quand elle se retrouvait acculée, basculant complètement au sol, son sac à dos écrasé et le maigre contenu de celui-ci se tassant au creux de ses reins, bras droit tendu pour maintenir à distance le corps de cette gamine putréfiée ; le bras gauche qui s’était refermé contre la gorge d’une autre créature s’avachissant sur elle, sa bouche vorace, ses bras qui déchiraient un peu plus la manche de sa veste déjà abîmée pour espérer y arracher un lambeau de chair convoitée. La chirurgienne soufflait et grimaçait d’effort dans sa lutte dont l’endurance était vouée à l’échec dans le temps, car elle n’avait ni l’avantage du nombre, ni l’avantage de la force sur la durée. Si ce n’était pas l’épuisement, alors le nombre aurait raison d’elle.

À moins d’une intervention providentielle comme celle qui venait de s’annoncer d’une entrée fracassante. Sa vision toute accaparée par les menaces retenues, passant de sa main plaquée contre le buste de l’enfant à celle crispée sur la gorge de l'autre créature, il lui fut cependant difficile de manquer la réapparition presque aveuglante du soleil en arrière-plan de son champ périphérique quand un rôdeur vint renverser celui qu’elle s’échinait à contenir de sa main gauche. Un jeu d’ombre et de lumière qui dissimula le visage de la gamine, dont seules les silhouettes du crâne et des cheveux ondulant se détachaient désormais en contre-jour. Une nouvelle ombre passa au-dessus d’elle, une chaussure écrasant l’épaisseur de sa natte traînant au sol au moment même où la pression qu’elle maintenait de son bras droit se relâcha. Elle constata avec un étonnement soulagé que nombre des créatures, dont son assaillante principale, basculaient dans un jeu de quille chaotique, déséquilibrées par la frappe maîtrisée de la providence incarnée par cet inconnu.

Un rôdeur qui s’intéressait goulûment à ses jambes se vit refuser sa convoitise d’un crochet martelant, qui rajouta un peu plus de chaos à l’ensemble de la scène qui se jouait au-dessus et devant elle. Mais la surprise qui l’assaillit ne la figea pas pour autant dans la contemplation. Longuement, des heures durant, tout au long de sa carrière médicale, elle avait appris à réagir, à ne pas se laisser déborder ni pétrifier face à l’imprévisible ou la dégradation d’une situation. Aussi poussa-t-elle de toutes ses forces sur ses jambes et ses bras pour se dégager de la menace, mettre une distance courte mais précieuse et suffisante pour se redresser, les veines gonflées et le visage rougi par l’effort sur la durée, l’afflux d’adrénaline qui n’en finissait pas de faire tambouriner son coeur, secouer son souffle et noyer ses idées de ce sentiment d’urgence.

Nasreen se releva, son regard balayant l’entièreté de la scène qui se jouait aussi bien du côté du groupe croissant de rôdeurs en provenance de l’avenue, attirés là comme des insectes nécrophages par des promesses de libations sanglantes ; comme ce qu’il advenait du jeune Lewis qui luttait de nouveau de tout son poids contre les portes refermées de l’arrière-boutique, d’autres assaillants massés derrière. Son sauveur, de par son acte de courage à se jeter dans la mêlée pour la priver d’un bien funeste destin, se retrouvait désormais à sa place. L’Israélienne gratifia le visage de la gamine infectée qui commençait à se redresser à son tour d’un coup de pied, lâchant un cri bref dans l’acte, pour dégager la clé à molette de sous sa silhouette chétive. Elle ramassa l’arme de ses deux mains, pivotant alors d’un quart de tour sur sa gauche pour aviser le monstre retenu par le bras droit de William.

La décision ne fut pas longue à prendre pour la chirurgienne car ses idéaux comme son esprit se révélaient assez tranchés. Toute personne venant à son secours méritait son aide en retour. Un raisonnement certes basique, catégorique et même franchement binaire, mais dont l’équité et la simplicité rendaient les décisions de la femme bien plus spontanées. Ses mains empoignèrent fermement le manche de la clé Stillson, frappant l’instant suivant de sa lourde tête contondante le profil du visage de l’agresseur. Ce dernier se retrouva déséquilibré par la force du coup qui, s’il manquait de puissance brute à l’origine, s’en trouvait gonflé par le seul poids de l’outil. La créature tituba avant de tomber à la renverse, la mâchoire inférieure déchaussée et pendante par quelques lambeaux de peau et de muscles filandreux, entraînant quelques-autres de ses congénères dans sa chute. De quoi leur offrir un maigre répit de ce côté-ci de la vague de rôdeurs.

Le temps nécessaire pour la chirurgienne d’aviser le second rôdeur qui avait pris William pour cible à sa gauche. Elle passa dans le dos de l’homme de quelques pas, le souffle rauque, d’épaisses gouttes de sueur roulant depuis son front sur l’arête de son nez comme les côtés de son visage, jusqu’en humidifier les sourcils. Une sensation désagréable, suscitant quelques démangeaisons qu’elle chassa bien vite de ses pensées, se focalisant plutôt sur le réarmement de ses bras, de la clé, soulevée au-dessus de sa tête quand elle se retrouvait face au côté droit de l’assaillant putréfié. Sans un mot mais un plus grand gémissement d’effort arraché à sa gorge, elle abattit le lourd outil sur le crâne de la créature, cible maintenue dans une certaine stabilité par l’emprise de la main de l’homme contre sa gorge. Nasreen n’avait pas fait dans la demi-mesure dans son coup, fracassant le crâne si violemment que les yeux de la créature s’exorbitèrent de moitié sous l’effet du coup, un filet de sang maronnasse s’échappant par les narines dans une giclée qui n’aurait probablement pas manqué de souiller les vêtements de l’homme. La créature inanimée s’effondra au sol, l’une de ses vertèbres cervicales perçant sa peau boursouflée lorsque sa nuque et sa tête par extension formèrent un angle improbable avec le reste de sa colonne vertébrale.

קשׂ “Il faut partir d’ici !” pressa-t-elle vivement d’un hébraïque au timbre chantant, la voix gonflée par l’urgence d'une évidence insolente. “Partir !” reformula-t-elle par la suite d’un anglais à l’accent fortement marqué.

Sa main gauche lâche le manche de la clé, la laissant pendre au bout de son bras droit, le long de sa jambe. Nasreen retint néanmoins son geste initialement esquissé d’agripper le bras de l’homme pour renforcer ses propos, craignant que celui-ci ne se retourne contre elle en jugeant son emprise comme l’apparition d’une énième menace. Elle préféra alors se détourner de la masse de rôdeurs qui continuait de gonfler et progresser, fondant sur le trio mal en point, retrouvant le contact visuel avec Lewis pour quelques instants. Le visage du jeune homme avait adopté une teinte cramoisie d’effort et luisante de sueur qui perlait par tous ses pores, jusqu’à en dessiner d’amples auréoles au aisselles de son épaisse veste kaki.

“Bougez-vous le cul merde !” cracha-t-il entre deux souffles rauques en captant le regard de l'Israélienne, le corps secoué par les soubresauts des portes qui continuaient de subir les assauts des rôdeurs massés derrière.

Nasreen n’avait pas saisi les mots du gamin à la formulation trop grossière et imagée, mais le sens de la phrase, son ton, n’en demeurait pas moins limpide quant à l’idée énoncée. Aussi prendrait-elle ses jambes à son cou, le souffle court en direction de la seule issue qui s’était dessinée à ses yeux, celle que la silhouette de William avait précédemment bloquée par sa seule présence aux motivations inconnues. Néanmoins, elle n’amorcerait pas son échappée tant qu’elle n’aurait pas l’assurance que son sauveur providentiel pouvait en faire de même, l’aidant même si besoin était à se débarrasser d’autres agresseurs pour libérer sa fuite.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Tournevis
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/15
Petit sac
-

Ashley Danforth


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba1120/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Ashley Danforth

Dim 19 Avr - 18:34
Elle n’avait pas été discrète, même pas discrète du tout. Si elle avait réussi à semer deux rôdeurs quelques instants plus tôt, les perdant dans la rue principale qui se trouvait à quelques mètres d’elle, elle venait à présent de se faire remarquer par d’autres morts. Ils étaient trois, trois à l’avoir vu, finalement, il y en avait bien plus aux alentours, et leur chiffre ne cesserait d’augmenter, sans doute à cause, ou grâce au bruit monstrueux et incessant de ce klaxon qu’elle avait elle-même enclenché quelques instants plus tôt. Si cela semblait une bonne idée sur le papier, permettant de vider les petites rues afin qu’elle puisse évacuer Natasha qui ne pourrait se déplacer aussi facilement qu’avant. Il fallait qu’Ashley trouve un véhicule rapidement, et si le réservoir se trouvait vide, elle avait de quoi le remplir. Elle était restée immobile une simple poignée de secondes, une poignée de secondes pendant lesquelles les morts se seraient approchés, encore et encore, mais pas assez pour s’attaquer à l’ancienne détective, une poignée de secondes qui n’étaient bien évidemment pas assez pour qu’elle retrouve complètement son souffle. Se reposer était un luxe qu’elle prendrait plus tard.

La première fusée éclairante qu’elle avait utilisée s’était révélée être très utile, même si les hurlements de l’homme qu’elle avait mis à terre étaient d’une grande aide pour attirer en masse ces cadavres ambulants, il ne faisait aucun doute qu’une fusée éclairante lancée à proximité du véhicule au klaxon fou permettrait à Ashley d’attirer encore plus de morts, dégageant les alentours pour lui permettre de récupérer ce qu’il lui fallait. Un véhicule. Si elle ne sauvait pas Natasha, qui le ferait ? Personne, comme toujours. Après tout, n’était-ce pas toujours elle qui avançait et qui faisait avancer les autres ? Ce n’était pas une responsabilité qui lui pesait, absolument pas. C’était quelque chose qu’elle devait faire, parce que si ce n’était pas elle, ce ne serait personne. Et elle n’avait aucune envie de laisser la seule personne qui lui restait partir.

Elle prit une grande inspiration, enjambant rapidement la clôture du côté ouest pour avoir un visuel sur l’attroupement de morts autour du véhicule mais aussi le magasin. La torche éclairante en main, elle prit quelques secondes pour l’allumer, quelques secondes de trop. Elle était restée là, au milieu de la voie, visible par les morts qui continuaient à s’approcher, ceux qui l’avaient auparavant repéré n’étaient pas un nouveau problème, mais ceux qui étaient à proximité du véhicule, si. Elle balança cette torche en direction de ce même véhicule, avec l’espoir fou que cela puisse camoufler sa présence, se convainquant au plus profond d’elle-même que ces monstres préféraient sans doute rester dévorer les hommes qui étaient tombés quelques instants auparavant.

Des morts convergeaient vers l’ancienne détective, venant de toute part, depuis l’endroit où elle avait balancé la torche, depuis le jardin où elle avait attendu quelques instants auparavant, mais aussi depuis derrière elle. Elle vit alors qu’elle faisait un rapide tour sur elle-même pour avoir une idée de la menace, et la menace était bien trop importante pour qu’elle ne puisse même espérer y résister. Alors qu’elle se retournait, elle entendit un râle provenant d’un de ces monstres. Il devait être proche, bien trop proche si elle pouvait l’entendre malgré l’incessant boucan. Elle n’avait pas terminé de se retourner qu’elle sentait une légère pression sur ses épaules. D’un geste réflexe, elle fit un pas vers l’avant, mais la pression qu’exerçait le monstre sur elle était bien trop forte pour qu’elle ne puisse espérer s’enfuir, elle chuta en avant, frappant l’asphalte avec ses coudes par réflexe pour protéger son visage alors qu’elle sentait à présent les deux mains du cadavre ambulant sur le bas de son dos.

Rapidement, elle releva son épaule gauche pour tenter de tourner sur elle-même, mais seul le haut de son corps parvint à bouger, c’était suffisant. Elle faisait face au visage d’une femme, où la chair semblait s’être perdu ici et là, sa joue droite n’était plus, seul un trou était visible, permettant à Ashley d’observer son immonde dentition. Un lambeau de chair pendait au coin gauche de ses lèvres, laissant là aussi l’ancienne détective apercevoir ses dents pourries. Le regard sans vie du cadavre se posait sur le visage d’Ashley une simple seconde, avant que cette monstruosité ne baisse les yeux sur les cuisses de la détective qui se trouvaient juste à portée de mâchoire. Instinctivement, Ashley balança son bras droit au niveau de son épaule gauche. Elle avait toujours son arbalète en main, et elle tira. Le carreau vint se planter dans l’œil droit du monstre qui avait la bouche grande ouverte, sans doute pour goûter à un repas qu’il n’aurait plus jamais l’occasion de sentir.

Ashley s’appuya sur ses coudes avant de tirer vers elle ses jambes, encore prisonnières du poids mort que représentait ce cadavre qui était à présent, rien d’autre qu’un amas de chair et de viscères totalement inerte. Les coudes toujours au sol, elle avait les genoux au sol alors qu’elle venait de se libérer. Tandis qu’elle levait les yeux, elle vit les morts s’avancer dans sa direction. Il y en avait beaucoup, beaucoup trop. Elle n’avait perdu que quelques secondes à lancer sa torche éclairante et tout avait basculé. Elle savait qu’elle pourrait toujours distancer une horde de cadavres avant de se cacher dans une maison pour attendre que l’orage passe, mais en cet instant, elle ne devait pas distancer une horde, elle devait s’en extirper.

Elle n’avait pas le temps de recharger son arbalète, non. Se relevant rapidement, elle tourna le dos aux trop nombreux cadavres putréfiés qui ne souhaitaient rien d’autre qu’un autre festin qu’Ashley leur avait offert juste avant. Ashley elle-même. Mais si elle venait de tourner le dos à tous les cadavres qui avaient relâché leur attention du véhicule, elle faisait face à d’autres morts, qui s’approchaient encore. S’il n’y avait pas une dizaine de morts qui la prenaient en chasse, leur nombre devait s’en approcher. Peu de solutions s’offraient à Ashley à présent, soit elle forçait le passage devant elle, face à une poignée de morts, vers une direction qui semblait n’aboutir à rien. Elle prendrait un risque à rentrer dans le lard de ces infectés, mais si elle en ressortait entière, elle devrait courir sans pouvoir se cacher pendant bien trop longtemps, et si elle savait quelque chose dans le cadre de sa survie face eux morts, c’était que personne ne pouvait les distancer. Il fallait les perdre de vue et se cacher en attendant que l’orage passe. C’était le seul et unique moyen.

Instinctivement, elle sprinta vers la petite ruelle qui se trouvait sur sa gauche, cela mènerait sans aucun doute à l’arrière du magasin, et avec de la chance, elle pourrait se cacher quelque part pour rester invisible aux yeux de l’armée des morts. Ses longues jambes avalaient les mètres sans aucune difficulté, mais la fatigue commençait à se faire ressentir, bien trop d’émotions fortes en bien trop peu de temps, bien trop d’efforts pour bien trop peu de repos. Quelques pas avaient suffi pour qu’elle sorte de cette ruelle, pour qu’elle puisse poser ses yeux sur un spectacle très loin d’être réjouissant. D’autres morts arrivaient en masse, bien trop. Ils arrivaient de partout, ceux qui se trouvaient derrière elle ne mettraient pas plus d’une dizaine de secondes pour arriver, tout comme ceux qui se trouvaient un peu loin devant et qui s’avançaient de concert en direction des trois personnes à sa gauche en plein combat avec d’autres morts.

Ashley rechargea rapidement son arbalète alors que le saignement à sa main venait de reprendre, elle jetait un œil à ces trois personnes juste à sa gauche, une femme et deux hommes. Peut-être étaient-ils dans le véhicule ? Lequel ? Est-ce que c’étaient des amis à ceux qu’Ashley avait tout bonnement massacré quelques instants avant ? Trop de questions qui n’avaient en réalité aucune importance. Le nombre de morts était bien trop important pour que quoi ce soit d’autre n’ait réellement d’importance. Elle pointa son arbalète en direction de l’homme qui était assailli par un mort. Mais elle ne tira pas, elle n’arrêterait pas de viser, mais sans jamais tirer. Elle avait besoin de ce carreau, si cet homme mourait, il capterait l’attention des morts, bien trop d’idées se bousculaient dans sa tête, mais elle était certaine de quelque chose. Toutes les personnes encore en vie aujourd’hui savaient survivre. Si jamais ils avaient une solution pour se sortir d’ici, elle les suivrait, sinon, elle improviserait.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Cobra RX Carr.
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Carr.
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Andrew Miller


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba1115/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (15/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba10100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Andrew Miller

Mer 22 Avr - 23:20
Je me sentais épuisé. Moralement. Physiquement. Des jours à marcher presque à l’aveugle en cherchant à garder le plus d’espoir possible, luttant pour ne pas sombrer dans la fatale escalade du pragmatisme. Une entreprise à l’issue incertaine, qui ne manquait pas de flancher chaque seconde qui passait. Je passais la main sur mon visage, le regard brumeux en sentant le pelage d’Harleen qui venait me donner réconfort par son simple contact, sur mon flanc gauche, et je l’accueillis volontiers dans ce soutien qu’elle m’offrait enroulant mon bras autours de son corps à la fourrure pelucheuse. Quel autre objectif pourrais-je seulement avoir ? En presque un an passé à survivre dans ce monde dévasté, tous ceux et ce que nous avons côtoyé, s’était défait. Morts, disloqués, éparpillés. Finalement, nous n’avions jamais pu compter que sur nous-même, Finn et moi. Toujours solidaire. Rattrapant dans cette débâcle, les années que nous avions auparavant perdu. C'était sans doute le seul bienfait que j'avais trouvé dans ce chaos dévastateur.

A évoluer sur cette terre de cauchemar, on pourrait se dire que c’était un fait attendu, que la mort ou quelconques disparitions étaient partout et qu’aucun ne pourrait en réchapper. Nos espérances de vie venait de chuter de plusieurs dizaines d'années, à nous la race humaine. Mais le sentiment d’injustice et la douleur persistait en dépit de tout lorsque cela se produisait. J’avais encore un espoir, qui résiderait éternellement, à chaque souffle, chaque peur et chaque battement de cœur, tant que je voguerais sur l’inconnu. Jusqu'à ce que mort s'en suive.

Le danger était, plus ou moins, écarté. Je prenais compte qu'il pouvait surgir à n'importe quel moment, de n'importe où, mais j'en relâchais néanmoins les tensions qui avaient marqué mes muscles avec dureté. Je prenais davantage le temps de faire un tour d’horizon, maintenant que mes yeux s’étaient habitués aux ombres, observant d’une lassitude flagrante la morte qui s’agitait, suspendue par le cou au bout de cette corde non loin du deuxième corps, tout à fait immobile pour sa part et qui constituait une torture étrange à ce charognard, présenté en repas potentiel mais inatteignable.

Mes yeux finirent par deviner les contours d’une échelle tombée au sol un peu plus au fond du hangar sur ma droite parmi tout un tas d'autre débris sans aucune espèce d'utilité apparente autre que de distiller quelques pièges sur mon chemin. Elle constituait le seul moyen potable que je vis pour rejoindre ce deuxième étage, et je l'espérais, le moyen de trouver un accès vers plus haut encore. Ma main gauche vint jouer un instant avec la corde de l’arc qui était tombé au sol dans le tumulte et que je récupérais d'un geste presque nonchalant, ravi de constater qu’en dépit de l'altercation qui s’était déroulé, l’objet était resté intact. Ma droite quant à elle vint récupérer la poignée du couteau restée plantée dans le crâne du cadavre, l’extradant d’un geste assez brusque avant de venir, d’un mouvement presque mécanique, l’essuyer sur le revers de son pantalon.

Encore une fois, il faudrait que je change de vêtement. J’étais à ce point paranoïaque pour ne pas laisser le moindre germe trop longtemps à mon contact. Une prudence mesurée dont on ne pourrait que supposer l’efficacité, mais j’estimais cela suffisant. Après tout, ça ne sera qu’en cas de manquement qu’on pourrait s’en plaindre, mais je préférais attendre que ce jour arrive à d’autre plutôt que d’éprouver mes théories. J’inspirais, expirais, lourdement, à plusieurs reprises, hochant la tête pour moi-même et pour trouver la motivation de continuer.

Je finis enfin par me relever, abandonnant la veste déchirée au sol sans même m’en inquiéter, n’y accordant aucune sorte d’attachement pour l’avoir trouvé quelques jours avant au fond d’un placard d’une petite maison campagnarde et jetant un dernier coup d’œil prudent à la porte d’entrée restée entrouverte, qui continuait de laisser filtrer le son tonitruant du klaxon. Je me demandais ce qui pouvait bien maintenir ce bruit actif et si cela avait été fait volontairement. J’imaginais déjà la tête du conducteur fiché sur le rond central du volant dont le poids maintenait une pression suffisante pour en donner l’alarme jusqu’à épuisement de batterie. Mais d'ici là, plusieurs heures se seraient peut-être écoulées.

« Falcore. Assis et surveille. » Commentais-je d’un ordre simple à l’attention du Malinois, qui obtempéra aussitôt en portant son museau sur la direction que mon doigt donnait : vers la porte d’entrée.

Je savais que mon robuste compagnon ne laisserait rien au hasard et n’abaisserait pas de sitôt sa vigilance, me permettant de me concentrer pleinement sur ma nouvelle destination. J’enjambais quelques tas d’ordure abandonnés en vrac, de contenu de cartons renversés, même si l’entièreté du bâtiment n’était pas jonchée de ces pièges mécaniques. Je relevais davantage de l’incident localisé au constat du rangement opéré dans l’autre partie de l’aile de l’entrepôt. Une information qui me paraissait bien peu utile en l'état, aussi je me recentrais sur mon objectif. Il ne me fallut guère de temps pour attraper l’échelle, observant la pénombre proche pour ne pas me faire surprendre, puis la soulevait dans un effort léger, pivotant sur mes appuis pour la déposer prestement contre le bord en béton juste à côté.

Une vérification supplémentaire me permis de bien attester du maintien du dispositif, et de sa stabilité. Une fois rendu là-haut, je serais seul avec ma prudence et mes capacités, car il serait très peu probable qu’aucun de mes amis canins ne parviennent à me rejoindre rapidement. Je ne doutais pas de l’agilité de Falcore, évidemment. Les exercices que nous faisions à l’époque sur le parcours d’obstacles l’avaient entraîné à gravir bien plus ardue surface, mais c’était davantage le temps d’une intervention qui jouerait en ma défaveur. Quelques secondes suffisaient parfois. Je l'avais déjà constaté.

J’entrepris l’ascension, après avoir rangé la lame à ma ceinture pour plus d’aisance et de sûreté, barreau par barreau, jouant d’une prudence démesurée à chaque pas qui portait sur le métal qui soutenait mon poids. Mes deux mains finirent par accrocher la surface plane du nouveau sol couvert d'une épaisse couche de poussière et de terre virevoltante, me faisant revenir sur la stabilité d’un plancher solide qui m’apparaissait préférable. Trois bons mètres, peut-être plus, me séparaient du sol, à vue de nez. Trop peu pour vraiment craindre une chute mortelle, mais suffisamment pour me briser quelques membres si cela se produisait.

Je préférais ne pas m’attarder sur cette supposition, laissant les appréhensions de côté pour ne pas qu'elles entachent mes perspectives, entamant le chemin qui bordait le mur en direction des deux pendus. J’aperçu non loin d’eux une petite cahute, une espèce de box monté en plaques de bois grossièrement taillés dans des planches de palette ou panneau de boite de manutention. J’ignorais si cette construction datait d’avant ou d’après la chute de l’humanité, mais c’était pour le moins très artisanale. Dans cette découpe de petite cabane, un accès de la taille d’une porte y avait été laissée, plongeant l’intérieur dans un peu plus de noirceur et juste au-dessus, sur le toit à plus de deux mètres de la structure, un panneau de métal d’où descendait une perche qui pouvait servir de levier d’ouverture si mon instinct premier était bon.

Je savais qu’il fallait que je sorte de ce trou, mais avec ce boucan sorti des enfers au dehors, je préférais m’assurer du chemin à prendre pour m’éloigner le plus possible de ce lieu maudit. Je m’étais laissé prendre au jeu de l’appât d’une info ou d'un gain potentiel en suivant les traces de cette folle course poursuite qui avait failli m’attirer d’autres ennuis en premier temps, et finalement, je me retrouvais pris au piège, coincé entre un dédale de carcasse compressée et un rassemblement démesuré de contaminés.

Je me contentais d’un bref coup d’œil vers l’intérieur de la cabane de fortune où la noirceur persistait malgré tout avant d’épousseter mes mains de quelques claquements, l’une contre l’autre, et de tendre mes bras vers cette perche métallique qui flottait au-dessus de ma tête. Une traction simple et légère me permis d’actionner le levier d’ouverture, le panneau de métal basculant autours d’un axe médian qui le fixait au toit de tôle, inondant brusquement les lieux d’un faisceau de lumière éblouissant escorté d’une descente de poussière importante et provoquant la chute de quelque chose que je ne pus dans un premier temps identifier.

Pris par la surprise, je me rabattis sur le côté, percutant le mur plus proche que je ne l’avais calculé en saisissant rapidement le manche de ma lame dans un geste réflexe. Je me pris a saluer ironiquement mon instinct qui m'avait fait choisir le bon côté pour me rabattre, estimant qu'avec moins de chance, je serais littéralement tombé d'un étage complet tandis que je constatais bien vite la nature de ce qui s’était déployé dans la manœuvre d’ouverture : une échelle de corde et de bois, qui s’agitait et pendait à l’instar des deux morts un peu plus en avant. Cet accès providentiel me permettrait d’atteindre une hauteur suffisante sur le toit du bâtiment pour estimer de la route la plus sécuritaire à arpenter.
Equipement Porté :
Capacité : 3/6
Triton 1650 Flec.
M01
Couteau de cuisine
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.C.
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 11/55
Sac tactique
Raging Bull (3)
Doses de poudres (4)
Hachoir de boucher (4)

William Spencer


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba110/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
William Spencer

Mer 29 Avr - 16:27
William maintenait l'effort, il n'avait guère d'autre choix, ne trouvant aucune opportunité à se défaire d'un coté ou de l'autre pour frapper, car dans les deux cas il serait attaqué au corps. Les râles se cumulaient et la masse grouillante était presque sur eux, cela ne se comptait qu'en secondes avant qu'il ne soit submergé, en témoignait les morts plus proches qui arrivaient des deux cotés.

Son pull cédait de part et d'autre, les manches se déchirant presque entièrement sous l'emprise et offrant à nue la peau de ses bras secs, alors que sa senestre s'enfonçait dans la gorge du rôdeur par lequel il l'y tenait, écharpant dans sa main un morceau de chair putride parfaitement répugnant. Soudain, son poing droit s'allégea en même temps qu'il sentit un coup de vent caresser son visage à sa droite, et entendait le bruit d'un choc lourd qui fit pivoter son regard d'abord attiré de l'autre coté.

Cette femme n'était pas partie, elle ne l'avait pas abandonné là, revenue armée de ce même outil qui paraissait trop lourd pour elle afin de le dégager de son premier harceleur qu'elle réussissait à envoyer valser contre d'autres, freinant l'attaque imminente des morts-vivants de ce coté-là. Son poing armé de métal libéré, il rabattit brièvement celui-ci pour l'armer et l'envoya dans le visage du second rôdeur tandis que la femme passait dans son dos, presque à son insu, lui assénant un coup à son tour au moment où William retira sa main sur laquelle gicla le sang de la bête.

Il se retrouvait libre mais il n'y avait pas de temps à perdre, car si Nasreen s'était retenue de son geste et l'interpellait, il ne fallut pas plus d'un instant à William pour se retourner dans un mouvement de recul, agrippant la femme par le bras de sa main armée en la prenant sûrement par surprise pour la tirer et favoriser cette course dans laquelle elle s'empressa de se lancer, pinçant son contour de bras par-dessous sa veste par la pression métallique, tous deux talonnés par les morts-vivants qui les manquaient de quelques brefs mètres, la masse comme ceux qui avaient contourné les victimes de la Stilson.

Ce contact ne dura pas car dans le début de course, William était passé dans le dos de Nasreen, réalisant une diagonale pour venir, toujours sans un mot depuis le début de son intervention, attraper à son tour le bras de Lewis dans le but de le pousser du cadre contre lequel il était plaqué, l'incitant à partir en courant également et de ce fait libérer la porte qui s'ouvrit à la volée à leur suite. Que les deux inconnus aient accepté ses gestes pour privilégier la fuite ou qu'ils aient fait montre de rejet, dans tous les cas l'homme n'attendit guère d'acceptation pour lui-même partir en courant, tirant sur le tissu de son pull qu'il avisait dans cette course des deux mains afin de le retirer purement et simplement.

Dans sa course, il gardait l'équilibre assez aisément tout en se voûtant quelque peu pour agripper le tissu plus loin dans son dos et le faire passer par son cou, l'air frais venu caresser son torse nu en sollicitant l'adrénaline qui l'enorgueillissait pendant qu'il extirpait le vêtement de ses bras, l'utilisant pour s'essuyer les mains jusqu'aux poignets et le poing américain encore équipé. Il n'avait aucune appréciation particulière à se retrouver dévêtu de la sorte mais il avait fait un choix hâtif de la gêne que pourrait amener ce tissu déchiré aux bras et partiellement au torse dans la mêlée, qui n'aurait rien apporté de plus qu'un grattement désagréable et une prise intéressante pour quelconque charognard qui voudrait s'en prendre à lui. Mais surtout, il ne pouvait rester les mains couvertes de matières infectées.

En revanche, on ne pouvait pas dire qu'il se sentirait gêné d'être exposé ainsi à d'autres individus, soient-ils inconnus, n'étant pas d'une nature pudique tout en étant imperméable à la satisfaction narcissique de montrer son corps, quand bien même sa musculature de chat maigre qui lui avait été instruite dans le milieu militarisé et qu'il avait conservé dans le temps était à son avantage esthétiquement. C'est ainsi après une course partielle le long de cette contre-allée coincée entre le magasin - prolongé par d'autres structures à peine plus haute, et le bâtiment à leur gauche, qu'il finit par jeter le vêtement au sol et relever le regard pour découvrir une nouvelle silhouette humaine et de toute évidence, vivante ; encore une.

Une femme, statique visiblement et surtout armée d'une arbalète au carreau pointé dans leur direction. A sa vue, William décéléra progressivement et claqua le sol sur quelques pas supplémentaires avant de s'arrêter à une quinzaine de mètres d'elle, l'observant silencieusement et le regard reflétant à peine l'irritation mêlée d'interrogation qu'il ressentait, affichant toujours une certain impassibilité qui le faisait difficile à cerner pour les autres et qui relevait plus des conséquences de sa personnalité particulière qu'une volonté affirmée de le paraître, bien que ce n'était pas totalement innocent.

Quelque soit la réaction des deux autres, il se retrouverait lui à l'arrêt, les bras le long du corps, présentement le buste dénudé à la fine et clair pilosité, assez discrète, ses yeux bleus lagon scrutant ce nouvel élément perturbateur en l'incarnation d'une femme des pieds à la tête, avant que des grognements et râles mêlés n'attirent son attention, sourcils froncés, vers sa droite et derrière cette femme qui leur barrait inexplicablement la route sans agir pour autant. Le fusil qu'il avait laissé tombé au sol se trouvait à quelques pas de celle-ci et plus qu'à la merci d'une arbalète, ils étaient sur le point d'être pris en étau par deux groupements de rôdeurs trop nombreux, la situation devenait cette fois véritablement périlleuse.
Equipement Porté :
Capacité : 0/6
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Nasreen Abtani


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba110/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba10100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Nasreen Abtani

Ven 1 Mai - 17:35
Nasreen n’avait pas montré de geste de recul ou de résistance lorsque l’inconnu l’agrippa par le bras pour l’enjoindre à prendre la fuite. À peine avait-elle eu un très léger sursaut de surprise à sentir la poigne se raffermir, pinçant la peau de son biceps du métal de ce qu’elle devinait comme un poing américain. Néanmoins, le message nerveux de ce pincement douloureux ne parvint même pas à se frayer un chemin à sa conscience déjà trop accaparée par le déferlement des morts et l’urgence de la situation. Emboîtant le pas à son sauveur, qui s’était déjà dirigé vers le gamin de son côté, l’Israélienne amorça un début de course soutenu pour remonter la ruelle vers la seule issue possible.

Un léger coup d’oeil sur sa droite permit à la chirurgienne de constater que l’homme entraînait Lewis dans cette dernière et ultime course contre la mort. Et à peine le jeune homme avait-il abandonné la lutte de son propre poids conter les portes de l’arrière boutique que ces dernières se rouvraient en vomissant d’autres cadavres dans la ruelle. Un groupe de quelques rôdeurs qui se mit à les poursuivre en avant-garde de la petite horde massée derrière le trio galopant.

Nasreen ne ralentit pas son rythme, son regard noir partagé entre la silhouette sèche et à peine plus avancée de son sauveur qui se débarrassait de son pull déchiré et l’échappatoire promis par l’extrémité de la ruelle. Du moins jusqu’à y découvrir la silhouette d’une femme armée qui les menaçait silencieusement de la présence d’une arbalète. À l’instar de l’homme, l’Israélienne freina puis stoppa sa course, fronçant sourcils et paupières en la dévisageant de longues secondes, le visage rougi et luisant de la sueur des efforts précédents, le souffle court, rapide et audible de ces enchaînements d’épreuves physiques. Ses iris abandonnèrent quelques secondes l’observation de la femme armée pour se déporter vers le passage libre de la ruelle qui promettait de se clore définitivement par l’approche d’autres créatures dans le dos de cette femme.

La pression des monstres se faisait de plus en plus palpable, aggravant une situation déjà complexe où se mêlaient les affrontements des vivants qui ne semblaient pas pouvoir se satisfaire de simplement survivre aux non-morts. Les idées fusaient sous le crâne de la chirurgienne à propos de la situation. Un imbroglio de pensées qui s’ordonnaient lentement, passant au crible de sa perception particulière pour n’en retenir que le plus factuel. Une arbalète, un carreau, trois cibles. Cette femme avait beau paraître menaçante, sa position de force apparente n’était qu’une illusion. Peu importait celui qu’elle pouvait décider d’abattre, cette hostilité se retournerait fatalement contre elle et elle connaîtrait très probablement un destin aussi funeste que sa victime. Et dans l’esprit de Nasreen, comme quelques instants auparavant lorsque la menace avait été celle de cet homme armé d’un fusil qui demeurait maintenant à sa droite, l’idée de mourir d’un carreau d’arbalète en plein coeur restait préférable à celle de mourir dévorée.

Un coup d’oeil vers William, un autre vers Lewis qui avait imité l’homme en s’arrêtant et dont le visage ne se défaisait pas de cette teinte cramoisie d’efforts intenses. Le jeune homme n’esquissa même pas le geste de lever son arc en réponse à la menace qui pesait sur le trio ; car la menace ne venait pas spécialement de cette femme mais surtout de la mâchoire charognarde qui allait se refermer sur eux sous peu, sans distinction d’affinités. Le regard du jeune homme passa vers William en premier lieu, puis vers Nasreen, manifestant d’un bref haussement des épaules et sourcils l’interrogation muette de savoir quoi faire. Un signe qui laissa l’Israélienne interdite pour une poignée de secondes supplémentaires avant qu’une réponse ne traduise plus spontanément le déroulement de ses pensées.

قش “Elle ne peut pas gagner. Si elle tire, elle meurt,” expliqua-t-elle brièvement d’une voix assez forte, hachée d’une longue expiration, pour être entendue du jeune homme par-dessus le vacarme des monstres.

“J’parle pas cette langue,” rétorqua le jeune homme dans un souffle agacé de l’incompréhension mutuelle qui s’était installée.

La chirurgienne roula des yeux et pinça les lèvres d’exaspération de se sentir à ce point incapable de communiquer plus clairement. Un soupir quitta ses narines pour appuyer le trait, avant qu’elle n’abandonne le jeune Lewis du regard pour revenir vers la femme à l’arbalète. Lentement, elle releva sa main gauche désarmée en un geste d’apaisement à son attention.

“Toi pas tirer,” articula-t-elle difficilement, l’urgence de la situation se laissant ressentir dans le timbre tremblant de sa voix à l’accent prononcé. “Nous fuir. Toi fuir. Toi aider. Assez d’hommes contre hommes. Vivants contre morts maintenant,” tenta de faire comprendre Nasreen tant bien que mal en haussant le ton, illustrant ses mots par la reprise de son avancée, main comme regard malgré tout maintenus vers l’autre femme.

Elle amorça quelques pas, d'abord trop lents pour lui permettre de creuser l’écart d’avec les morts derrière eux. Elle se dirigeait, tout en le désignant de son index gauche, vers l’échappatoire qui se refermait lentement devant la progression des créatures, invitant d’un regard et d’un bref signe de tête les deux hommes, si William n’avait pas pris l’initiative de le faire avant d’accélérer sa propre cadence de marche pour reprendre sa course. À nouveau, il s’agissait de faire acte de foi.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Tournevis
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/15
Petit sac
-

Ashley Danforth


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba1120/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Ashley Danforth

Lun 4 Mai - 21:39
La panique commençait à gagner Ashley, les morts étaient trop nombreux pour qu’elle ne puisse y faire quoi que ce soit, mais le nombre n’était qu’un détail, un important détail, certes, mais rien de plus qu’un détail. La panique qui l’envahissait venait du fait que les morts étaient partout, ne laissant à la détective aucune échappatoire, elle était littéralement prise au piège, tout comme les personnes qui se trouvant face à elle. Une femme, deux hommes. Un rapide coup d’œil lui permit de voir qu’ils étaient amochés, ils étaient peut-être les passagers de la première voiture, si tel était le cas, ils pourraient bien s’entendre.

Le trio faisait face à Ashley et semblait vouloir passer par cette ruelle d’où elle venait, et d’où arrivait une horde d’infectés qui serait là dans peu de temps. Elle avait toujours réussi à s’extirper de situations plus que dangereuses par le passé, elle n’échouerait pas aujourd’hui, certainement pas, elle était bien trop maligne pour tomber face à ces décérébrés. Si les autres souhaitaient passer par là, c’est qu’ils n’avaient tout bonnement aucune autre solution. Et cette solution-là, n’était tout simplement pas envisageable, ils étaient pris au piège.

Elle eut rapidement la confirmation en entendant les premiers mots de cette femme, typée Moyen-Orient, arabe ou peut-être perse au premier coup d’œil. Si elle avait pu s’en douter au premier regard, en entendant quelques mots de la part de cette femme, elle en était à présent certaine. Elle avait employé des mots simples, très simples, mais qui dans leur simplicité, venaient conforter Ashley dans la position qu’elle avait toujours adoptée, elle était obligée de mener la danse. Elle ne serait pas arrivée aussi loin si elle s’était laissée guidée par les autres, elle n’aurait pas sauvé toutes les personnes qui comptaient pour elle si elle n’avait pas pris les choses en main. Aujourd’hui, c’était pareil, avec Natasha bien évidemment, mais ça le serait aussi avec ces trois personnes.

La détective n’avait pas besoin de réfléchir, elle savait exactement ce qu’il fallait faire. Elle abaissa rapidement son arbalète, installant son arme au niveau de son épaule gauche grâce à la sangle qui y était accrochée puis elle colla sa hanche droite contre le mur qui se trouvait à droite. Elle abaissa légèrement les genoux, les mains ouvertes, les paumes dirigées vers le soleil, elle apposa sa main droite sur la gauche et fit signe à l’autochtone de la rejoindre.

« Viens m’aider ! On va faire passer le balèze sur le toit ! » lâcha t’elle alors qu’elle désignait William d’un signe de la tête. « Toi ! Tu montes en premier, une fois en haut tu me tires ! » Elle parlait vite, avec un ton très autoritaire, mais elle ne pointait plus son arbalète sur eux au moins.

Ashley n’attendait pas réellement de réponse, elle n’attendait qu’une seule chose, qu’ils s’exécutent. Le temps était compté, et s’ils souhaitaient vivre, ils n’avaient pas d’autre solution, ils devaient l’écouter. C’était le plus grand des deux hommes qui l’inquiétait, il était grand, massif, s’il ne passait pas en premier, il pourrait se décider à attaquer Ashley, et elle savait qu’avec les morts, ses chances seraient bien trop minces. En passant en premier, il ne poserait pas de problèmes, et il serait obligé d’aider la détective à monter s’il voulait sauver les deux autres qui faisaient sans doute parti de son groupe.

Même si l’homme ne voulait pas l’aider à grimper, elle le pourrait uniquement grâce à la courte échelle que ferait sa consœur, et si jamais ils refusaient d’aider la détective, elle avait toujours son arme et elle saurait s’en servir pour punir ceux qui préféraient sacrifier leurs vies pour prendre celle d’Ashley. Elle aurait pu se féliciter intérieurement d’être si maligne, si intelligente, de réussir à trouver une solution pour s’en sortir en vie, pour sauver ce trio en bien mauvaise posture, mais elle n’en faisait rien. Après tout, elle était la meilleure, elle le savait, ses innombrables qualités le démontraient, la modestie en particulier.

Étrangement, elle se souciait plus de William, qui au premier regard ressemblait plus à une menace qu’autre chose, chose qu’elle ne percevait pas chez Nasreen. Sans doute parce que c’était une femme et qu’elle avait tenté en d’apaiser la situation dès le début de leur confrontation. Il ne restait que le jeune qui pouvait rester une menace, lui qui passerait en dernier, lui qui avait le plus de chance d’y passer. Il y avait des chances pour qu’il proteste, qu’il refuse, qu’il leur mette des bâtons dans les roues… Il avait sans doute besoin d’être rassuré sur le fait qu’il sortirait d’ici en vie.

« Le jeune, fais-nous gagner du temps ! Quand on sera en haut on vous tirera ! » dit-elle, assez fort pour le jeune homme l’entende, et de façon assez autoritaire pour qu’il comprenne l’urgence de la situation à laquelle il était soumis, comme tous les autres finalement. Que sa comparse orientale soit arrivée à ses côtés pour l’aider à faire grimper celui qu’elle avait qualifié de balèze ou non, elle se serait tournée vers elle avant de lui parler, d’un ton un poil plus doux que celui qu’elle avait utilisé auparavant, comme si elle parlait à un enfant.

« Ecoute. Le grand en premier, moi après, toi après et le jeune après, d’accord ? » Si elle infantilisait l’autre femme au possible, ce n’était pas son intention, elle souhaitait uniquement se faire comprendre.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Cobra RX Carr.
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Carr.
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Andrew Miller


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba1115/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (15/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba10100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Andrew Miller

Dim 10 Mai - 23:11
Un barreau après l'autre, j'entreprenais l'ascension un brin plus acrobatique qu'une simple échelle posée sur le rebord d'un étage. J'avais rangé mes affaires comme je pouvais pour me dégager les mains et les laisser libre. J'étais loin de mes vingt ans, et je n'avais de toute manière jamais été d'une très grande souplesse, aussi je fus des plus mal à l'aise quand je sentis la paire de cordes faire tension sous mon poids et plier dans un angle qui était loin des plus pratique. Chaque mouvements me faisaient vaciller un peu plus, et je me sentais aussi à l'aise qu'un pickpocket dans un camp de naturiste.

Non loin, j'entendais la morte qui s'agitait également, pendue au bout de sa propre attache qui lui sciait un peu plus la gorge, émettant quelques grognements gutturaux qui roulaient dans sa gorge nouée. Je m'imaginais un bref instant glissant de ma prise, m'enroulant d'une manière dont je ne saurais expliquer, par la plus improbable des manières digne des plus exagérés cartoons et me retrouvant pendu à mon tour, mourant de la plus stupide des façons. Plutôt que de m'effrayer, cette idée me fit sourire, m'incitant à jeter un œil vers la contaminée qui continuait de s'agiter histoire de me redonner un coup de motivation avant de reprendre toute mon attention sur ma destination.

Une destination qui n'était pas bien loin d'ailleurs, à peine trois petits mètres à vu de nez a franchir. Un rien qu'un très bon gymnaste aurait sans doute pu effectuer d'un simple bond, mais que toute ma carrure m'obligeait à me dandiner comme un kangourou, me battant de mes pieds, sans trop gesticuler pour éviter de faire balancer mon accroche. Bon gré, mal gré, je parvins enfin au bout de mon ascension, mes deux mains s'élançant presque trop précipitamment sur le rebord de la fenêtre de toit ouverte, crochetant le cadre en bois usé.

J'aurais pu soupirer de soulagement de retrouver cet appui stable, mais ce fut bel et bien un juron grotesque qui s'échappa d'entre mes lèvres en sentant l'épine de bois transpercer ma chaire juste au dessus de la jonction entre mon majeur et mon index gauche. J'étais passé a une bite d'abeille de tout lâcher et m'écraser ces trois putains de mètre plus bas, mais un sursaut de conscience m'a fait rester figer au lieu de ça, serrant les dents.

Je donnais une impulsion et un élan dans un grondement féroce, pour crocheter le cadre de mon bras droit, prenant attention à ces putains de morceaux de bois qui dépassaient de partout. Les pieds noués aux barreaux, les bras surplombant le cadre de fenêtre, je m'empressais d'aligner l'écharde gigantesque à mes dents pour la retirer d'un mouvement sec avant de la recracher plus loin.

« Saloperie d'fils de pute et d'bagnards. »

Je priais intérieurement que ce bout anodin n'avait pas été là par les griffes ou les crocs de ces infectés, auquel cas la mort par pendaison au bout d'une échelle de fortune m'aurait paru finalement moins ridicule que celle-ci. Je gardais pressée ma langue sur ma plaie, espérant que le saignement s'arrête mais je finis par me sortir de cette position pour le moins inconfortable, à jouer l'équilibriste, m'étalant finalement sur le toit pratiquement plat de l'entrepôt, la tôle relâchant un sourd bruit sous mes genoux.

Un mouchoir en tissu plus tard sortit de ma poche, et je me retrouvais le majeur enrubanné dans cette espèce de bandage de fortune. C'était pas une grande blessure, pas une horrible en soit, juste affreusement douloureuse et incommodante. Je poussais un long soupir en jetant un regard par la lucarne ouverte juste à côté de moi, trop sombre à l'intérieur pour en percevoir quelque chose, surtout de l'étage en dessus, mais je n'entendis rien d'alarmant qui aurait pu me faire renoncer illico presto à mon entreprise. Falcore était débrouillard, mais on avait besoin l'un de l'autre, indéniablement.

Assis sur ce léger flanc de toit, j'en revins à la contemplation des alentours. L'arrivée des morts n'avaient pas cessées, ni le klaxon d'ailleurs que j'entendais mieux de cette hauteur. Tous convergeait dans cette direction d'ailleurs. Le chemin que j'avais emprunté pour venir était désormais impraticable. Non pas qu'elle soit identique à une marée compact, mais impossible d'envisager de s'en frayer un chemin à l'aise, même pas seul. Je me laissait traîner à remonter légèrement le cul vers l'arrière pour avoir une vue un peu plus dégagée à 360°, attrapant la paire de jumelles que j'avais conservé pour en faire une inspection plus détaillée.

Je cherchais un chemin, une échappatoire. Mon instinct me disait qu'il fallait que je bouge avant que la batterie ne tombe en rade, car quand ça serait le cas, plus rien ne focaliserait l'attention de ces énergumènes qui se retrouverait bientôt en quête d'un nouvel objectif, s'éparpillant en petits groupes, à droite et à gauche, et rendant une retraite plus inenvisageable encore.

Je savais que je ne devais pas traîner, mais impossible d'estimer le temps qui restait à cet appât sonore, comme on disait : prudence était mère de sûreté. Je balayais donc de mes yeux surplombés d'un bon zoom, les environs, passant entre l'Est, d'où je venais, allant jusqu'au lieu de l'accident au loin où j'avais aperçue la silhouette - et j'avais un doute assez pessimiste sur sa survie en l'heure - puis vers l'Ouest, où la grande route se perdait sur laquelle plusieurs morts continuaient d'arriver, et enfin au Sud, où s'étendait le dédale de la casse auto.
Equipement Porté :
Capacité : 3/6
Triton 1650 Flec.
M01
Couteau de cuisine
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.C.
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 11/55
Sac tactique
Raging Bull (3)
Doses de poudres (4)
Hachoir de boucher (4)

William Spencer


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba110/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
William Spencer

Mar 12 Mai - 22:52
Derrière, la masse grouillante de rôdeurs affluait vers eux à quelques dizaines de mètres à peine, sans doute moins à présent, s'entrechoquant, râlant et grognant en avançant dans leur direction de pas traînards poussés par les bousculades qui incitaient ceux de devant à avancer plus vite sans ressentir quelconque frustration à se faire malmener ainsi, tandis que les plus à l'arrière étaient portés par l'effet de meute, collant leurs congénères.

Il restait statique et silencieux, en dehors de son intelligible souffle des intenses efforts qu'il avait produit et qui accompagnaient le soulèvement de son torse saillant et brillant de perles de sueur qui commençaient déjà à sécher aux caresses du vent sur sa peau. Il ne trouvait guère de mot qui soit pertinent à entendre dans cette situation, cette femme armée d'une arbalète servait d'avant-garde à une seconde horde qui se faisait plus proche encore et surtout, plus titillée par la chair fraîche au point d'illustrer une sensible mais alarmante accélération aussi chaotique et plus forte. William avisa l'angle qui offrait le dernier échappatoire contre ces menaces et dont l'ouverture au sens figuré devenait de plus en plus étroite, trop étroite à vrai dire, la tentative devenait maintenant très risquée.

Tout cela ne dura qu'une faible poignée d'instants, celle d'une réflexion dont la rapidité d'exécution n'était pas quantifiable. Les mots entendus par la femme pour laquelle il venait de risquer sa peau afin de lui épargner une mort certaine, il les comprenaient et si elle s'était déjà exprimée dans cette langue d'un lointain pays à un moment où il n'avait pas réellement donné d'attention, cette fois la perception de toutes les nuances, à commencer par son accent et le maniement des sonorités ne laissait guère de doute sur le fait qu'elle n'avait pas simplement appris ce dialecte au sein d'une quelconque école ou cursus d'apprentissage, il y avait là une marque de vécu qui n'échappait pas à l'ex-agent.

Il lui porta un bref regard aux nuances circonspectes majoritairement intériorisées, comme toute trace d'émotion chez l'homme par ailleurs, observant ses gestes et ses pas entamés pour se lancer dans une nouvelle course dont les probabilités de réussite étaient bien trop basses à court ou moyen terme. C'était sans compter sur le changement d'attitude de la nouvelle inconnue qui se lançait dans un verbe autoritaire en rabattant son arme. William détourna les yeux vers elle de sourcils quelque peu plissés. Pour autant il restait d'un calme olympien, surnaturel peut-être dans une situation particulièrement périlleuse et à un moment où les promesses railleuses des nombreux morts-vivants semblaient plus sérieuses que jamais.

S'il n'avait pas pris ce risque, il ne se serait pas retrouvé dans cette situation, néanmoins il l'avait pris et la perspective que de tels efforts se soldent par un échec cuisant en la mort collective n'était pas viable.

لتعرف « Arrête-toi ! » Lançait-il d'une voix portée vers Nasreen, sans virulence aucune.

لتعرف « Trop de risques. »

Une économie de mots évidente qui devait suffire à faire comprendre le sens de ses idées, en même temps qu'il s'avançait de pas élancés à plusieurs mètres vers la horde, mais pas pour lui faire face, tâchant par ailleurs de ne pas croiser leurs visages décomposés bien que sa vision périphérique était suffisamment informative de leur progression véritablement trop proche désormais. Il pouvait presque sentir leurs mains tendues et entremêlées avaler l'espace qui les séparaient pour refermer l'emprise luciférienne sur eux.

Son regard était plutôt porté sur le fusil qu'il s'empressa de venir ramasser d'une prise de main, frottant la crosse sur le bitume un instant et faisant basculer l'arme afin de la saisir par sa bandoulière. Il la fit passer dans son dos tout en repartant d'un appui de la jambe droite qu'il dépliait du fait de s'être penché, dans le but d'esquiver la horde pour courir en direction d'Ashley.

Une, deux, trois secondes, il avait compté le temps précis qui lui permettrait d'arriver devant la silhouette de cette femme dont il avisait les yeux, ses propres iris océaniques la fixant l'espace d'un instant avant de dresser la jambe gauche en élan porté, redressant le genou plié et venant prendre support de ses mains croisées. Il n'attendit pas qu'elle exécute un geste de soulèvement, trouvant dans sa propre pratique militaro-sportive encore mémorisée un relais de saut ; il avait dans le même mouvement levé les bras vers le rebord de ce toit de garage, heureusement pas suffisamment haut pour nécessiter de tenter une escalade assurément foireuse.

Il aurait juste la détente suffisante de ses cent quatre-vingt douze centimètres accrus de près de trente pour cent par les marches organiques dont il se servit, à savoir les mains d'Ashley d'un pied mais également son épaule de l'autre, écrasant sans doute très désagréablement et sans aucune culpabilité son trapèze alors qu'il la forçait à affaisser au moins l'épaule, peut-être davantage, dépendant de sa capacité à gérer la surprise de son acte, sa résistance physique et la force dont elle était capable.

Dans tous les cas, cela fut suffisant pour William qui plaquait les mains sur le rebord, sa peau raclant le plâtre du mur à son parallèle, ses premières phalanges elles grattées par la pierre qui composait le toit. D'une pression de la mâchoire qui fit claquer une bulle d'air à leur intersection, serrant les dents pour trouver toute l'endurance de sa prise de pure force qui ne lui était pas des plus assurée avec le cumul de sa fatigue et des épreuves physiques qui semblaient incessantes en ce jour, ainsi que le poing américain dans sa main droite augmentait la difficulté puisqu'il n'avait pas eu le temps de le retirer.

Heureusement pour eux tous, il parvint à passer le buste au-dessus de ses bras, la peau de son torse griffée par les excroissances plâtrées laissant des traces blanchâtres, il n'y prêta guère attention et passait une jambe pour arriver à bon port. Dans l'urgence, il se contenta de redresser un genou seulement pour faire pression du tibia sur le toit et obtenir une posture plus adaptée à un nouvel exercice de force.

Le torse collé au rebord et la dextre en soutien de son relief plus haut que le reste du toit, le M-Tech se faisant plus utile ici à bloquer sa prise, il s'empressa de tendre l'autre bras autant que possible vers le contrebas pour être prêt à garantir la montée en rappel de chacun d'eux, tout du moins en théorie. Dans l'accumulation de torsions agiles, le fusil s'était baladé sur son dos et basculait vers son bras, retenu par la bandoulière mais s'amusant de cogner son crâne de la crosse et racler son bas-dos de l'embout du canon métallique.

Son regard d'abord dirigé vers les vivants, les lèvres closes, la blancheur de son visage rougissant quelque peu - sortant toutes ses veines, et les joues gonflées de la hargne qu'il mettrait à aider les deux femmes pour celles qui se serviraient de son aide, il eut le besoin de jeter un coup d’œil vers les hordes de morts-vivants de chaque coté qui broyaient l'espace de cette contre-allée. Toute fuite au sol était à présent coupée sans aucune autre opportunité possible et ils étaient pratiquement sur eux.

Cela se jouerait en un court et intense moment pour qu'ils parviennent à rejoindre le toit, tout du moins pour les deux femmes, car selon sa propre intuition, les chances de s'en sortir du troisième à grimper tombaient drastiquement. Au terme d'une poignée de secondes, il aurait peut-être à faire un choix qui serait sans appel, car s'il mettrait tout l'effort nécessaire à hisser ces deux inconnues, rien n'était moins sûr pour ce garçon.
Equipement Porté :
Capacité : 0/6
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Nasreen Abtani


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba110/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba10100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Nasreen Abtani

Dim 17 Mai - 19:17
Nasreen observait l’autre femme s’adresser à elle, plissant les paupières et arquant un sourcil dans une moue dubitative d’incompréhension, ralentissant sans l'arrêter son début de course vers l’échappatoire qui se refermait inexorablement sous ses yeux. Deux perles noirs qui bifurquèrent brièvement vers le toit du garage indiqué, avant de revenir sur la femme qui symbolisait ses mots pour la plupart incompréhensibles à ses oreilles par une gestuelle plus évocatrice. Les semelles de ses chaussures dérapèrent légèrement sur le bitume de la ruelle lorsque l’injonction de l’homme avait retenti dans une langue, dans des mots que l’Israélienne comprit parfaitement.

Un regard aussi interrogatif que surpris fusa en direction de l’homme aux yeux lagon. La chirurgienne ne s’était pas attendu, depuis de nombreuses semaines maintenant, à entendre quelqu’un s’exprimer dans sa langue natale d’une manière aussi fluide et arrêtée. Elle devait bien admettre que depuis son arrivée dans ce pays, et plus particulièrement cet état Texan, peu d’autochtones et de locaux ne s’étaient adressés à elle autrement qu’en anglais ou espagnol. Ce n’était pas grand chose. Juste quelques mots, mais derrière ceux-ci se dévoilait enfin la certitude de pouvoir être comprise intelligiblement par un autre individu. C’était peu mais suffisamment soulageant pour Nasreen.

La chirurgienne dut bien se résoudre à accepter le plan proposé par Ashley, surtout en voyant William le mettre en pratique avant même que Nasreen ne puisse prêter main forte à la femme à l’arbalète. Reprenant une légère course, elle couvrit la maigre distance qui la séparait du mur de ce garage, exécutant un large moulinet du bras droit pour offrir l’élan suffisant à son arme de fortune. La clé Stillson quitta sa main dans le début d’une ascension de courbe en cloche destinée à la faire atterrir sur le toit du garage. Il aurait été impossible pour l’Israélienne d’aider à la montée de ses compagnons d’emmerdes avec une main mobilisée par un outil aussi lourd.

La massive clé à molette retomba lourdement sur le toit, dans un claquement métallique, et un poil trop près certainement de l’homme qui avait déjà effectué l’ascension, ne le manquant que d’une dizaine de centimètres à la chute du manche. Mais la femme ne s’en inquiétait déjà plus que son flanc gauche heurtait le mur avec un poil trop d’entrain, y plaquant ensuite son dos en offrant ses mains en creuset pour recevoir l’appui de l’autre femme. Sous ses yeux, le jeune Lewis avait tendu son arc, abattant d’une flèche un rôdeur parmi le contingent, ce qui ne changeait rien à l’échéance ni l’inéluctable avancée des créatures.

Dès qu’Ashley aurait pris appui sur les mains offertes de l’Israélienne, cette dernière fournirait un effort très conséquent, faisant rougir son visage et tendre ses muscles dans une grimace d’effort pour la soulever, un grognement rauque et pénible s’échappant d’entre ses dents serrées. Elle dépliait les jambes d’une poussée franche et assez brutale, sentant toute la chaleur et la tension de ses muscles diffuser contre le tissu de son pantalon, poussant et tendant ses bras se déliant pour assurer une ascension la plus fulgurante possible à l’autre femme. Il ne restait plus à espérer que cette dernière sache jouer de ses appuis et son équilibre pour ne pas finir au sol, et que William ne la hisse rapidement.

“Lewis !” appela-t-elle le jeune homme entre deux souffles, déformant son prénom de son accent en forçant le volume de sa voix pour l’interpeller par delà le vacarme de la horde.

Le gamin s’était retourné, le visage crispé d’une expression d’urgence et de tension qui gonflait et envahissait également la chirurgienne. Il n’avait que quelques mètres à couvrir pour atteindre le garage et participer à la courte échelle salvatrice, les morts sur les talons. Ce que Nasreen n’entendait pas de cette oreille. Malgré que l’accident qui avait tué Milo et Lilian fut provoqué par le groupe de ce jeune homme, elle restait fondamentalement un médecin dans l’esprit et dans les tripes. Un médecin qui pouvait paraître froid et beaucoup trop pragmatique dans le fond, en témoignait la mise à mort d’un Milo par avance condamné par ses blessures. C’était là la frontière du fatalisme dénué de nuance qui animait les décisions de la femme. Tant qu’il y avait quelque chose à sauver, elle donnait de sa personne. Une fois le point de non-retour franchi, elle s’en détournait complètement. Une absence d’entre-deux qui en avait fait un médecin aussi estimé que détesté de ses collègues, ou les familles de ses patients perdus.

Son visage n’avait rien perdu de cette teinte cramoisie, les veines de ses temps gonflées et son coeur battant à tout rompre contre sa poitrine qu’elle reprenait ses appuis, les genoux légèrement pliés, ramenant ses mains en creuset entre ses cuisses. Son regard sombre trouva celui du jeune homme, les joues rougies et clairsemées de sueur.

“Monter !” s’époumona-t-elle, avisant d’un bref glissement du regard la horde qui continuait de s’approcher.

Elle ne ramena ses yeux sur le jeune homme qu’au moment où sa silhouette, toute proche et emportée par son élan, fondait sur elle. Le pied du garçon, qui avait la décence de ne pas protester et s’exécuter, trouva l’appui de tout son poids, alourdi par sa course dans les mains de l’Israélienne qui cira de plus belle en soulevant le jeune garçon, lequel pesait son poids malgré sa relativement frêle carrure. Nasreen attendrait alors que le jeune Lewis soit retenu et hissé par ses compagnons d’infortune ; et qu’elle ne soit elle-même libérée de sa charge pour se retourner, reculer et s’offrir quelques mètres d’un élan qui, s’il n’était pas salvateur, la condamnerait à la mort la plus atroce qui soit.

Mais la chirurgienne avait confiance en elle et ses aptitudes. Elle n’avait de toute manière pas le choix, comptant sur l'amincissement des mois précédents, la souplesse gagnée par les différentes sorties qui s’étaient bien souvent achevées en fuite et sauve qui peut face aux hordes de morts et groupes de vivants ; et les travaux agricoles pour renforcer son propre potentiel musculaire, tout relatif restait-il. Une. Deux. Trois foulées appuyées, ponctuées chacune d’un souffle ardent d’effort. Elle envoyait la pointe de son pied gauche s’écraser contre le mur du garage en premier appui sur la surface droite et verticale, mais au relief empli de très maigres aspérités, poussant sur sa jambe pour gagner de précieux centimètres, que son bras droit tendus appelait à combler d’autant plus. Ne restait plus pour l’Israélienne qu’à espérer la prise d’une poigne salvatrice venue des hauteurs.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Tournevis
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/15
Petit sac
-

Ashley Danforth


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba1120/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (20/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Debuba100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 3 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Ashley Danforth

Dim 24 Mai - 1:23
Ashley s’était précipitée contre le mur, posant un genou à terre, préparant ses mains tandis que Nasreen la rejoignait. Elle avait entendu les quelques mots échangés entre William et l’israélienne, mais elle n’y comprenait rien, pas un moindre mot. Cela venait finalement conforter l’ancienne détective dans sa première déduction. Si l’homme montait en premier, il aiderait Ashley pour ne pas laisser l’autre femme face à ces morts. Chaque indice qui lui était donné ne faisait que confirmer qu’elle avait fait le bon choix, encore une fois, elle allait monter sur ce toit, mais il restait toujours la question d’après, allait-elle être seule contre tous ? Non pas que cela lui poserait un problème, car à peine quelques minutes avant, l’ancienne détective n’avait eu aucun problème à se débarrasser de toutes ces menaces que représentaient ces hommes qui avaient failli la tuer.

Failli, uniquement, car personne ne pouvait réellement penser abattre Ashley comme cela, personne. Pas ces hommes d’aujourd’hui, pas ceux de la veille, et certainement pas ces trois-là avec qui elle était à présent obligée de prêter main forte. L’arbalète dans son dos, elle venait de placer ses mains paume contre paume alors qu’elle courbait légèrement son dos afin de pouvoir lui amener plus facilement cette première marche de cet escalier qui l’amènerait vers le toit de ce garage, mais surtout, loin de ces morts avec leur insatiable appétit. Le temps leur manquait, c’était sans doute la raison qui faisait que William n’attendait pas que Nasreen vienne prêter main forte à l’ancienne détective pour se lancer. Qu’importe, Ashley pouvait faire cela toute seule, peut-être même qu’elle le ferait mieux sans aide d’ailleurs.

Elle était prête à accueillir le poids de William avec ses mains, qu’importait la douleur qui subsistait depuis ce second coup de feu qui l’avait touché, elle tiendrait, grâce à l’adrénaline peut-être, mais surtout parce qu’elle réussissait tout ce qu’elle entreprenait, et qu’à cet instant, l’échec n’était pas envisageable ni même imaginable. Ashley supportait le poids de l’homme sur ses deux mains, du moins, elle le supporterait le temps qu’elle lui donne l’impulsion nécessaire pour qu’il puisse se mettre hors de danger. Mais si elle supportait ce poids le temps d’une simple seconde, c’était parce qu’elle s’y était préparée, contrairement au fait qu’il la piétine comme un sauvage. Elle n’arrivait plus à tenir un parfait équilibre, basculant légèrement sur le côté duquel il s’était appuyé, mais elle ne tomberait pas au sol, se rattrapant in extremis en posant sa main au sol, elle ne daignerait même pas à jeter un regard sur le toit pour vérifier s’il était bien à l’abri, elle ne perdrait pas ce temps-là, elle s’avança de quelques mètres afin de prendre de l’élan pour se mettre elle aussi hors de portée des morts.

A quelques mètres de Nasreen, l’ancienne détective posa son regard sur l’israélienne pendant une fraction de seconde, une simple fraction de seconde qui lui permettait de savoir qu’elle pourrait monter sur ce toit grâce à cette femme, puis, son regard se dirigea vers le toit, où il y avait cet homme qu’elle avait aidé à monter juste avant. Elle le voyait, à son attitude plus qu’équivoque qu’il s’apprêtait à prêter main forte si Ashley en avait besoin. Peut-être que le massacre qu’elle avait commencé quelques instants plus tôt se terminerait maintenant ?

Ses yeux descendirent sur Nasreen avant qu’elle ne pique un rapide sprint sur les quelques mètres qui les séparaient de sa comparse survivante, elle était en position et elle allait l’aider à grimper. Ashley avala rapidement la distance qui la séparait de son échelle de fortune, elle plaça la plante de son pied sur la marche que lui tendait littéralement la chirurgienne avant de se lancer vers le toit, elle aurait eu, contrairement à William, la décence de ne pas réduire l’épaule de sa bienfaitrice en charpie, mais elle aurait eu besoin d’un coup de main de la part de William. Un coup de main, littéralement. Elle posa sa main gauche sur le rebord du toit qu’elle venait d’atteindre afin d’augmenter l’impulsion dont elle bénéficiait pour réussir à se hisser sur le toit, mais le respect qu’elle accordait à Nasreen en refusant de la réduire à l’état de simple support pour grimper sur ce toit l’obligeait à venir chercher le coup de main que William lui tendait.

Ashley balança sa main droite le plus haut possible pour venir chercher le bras de cet homme qu’elle avait amené ici, sur ce toit juste avant. Elle serra les dents alors que la douleur dans ses doigts se ravivait, la douleur liée à sa deuxième balle qui n’avait pas trop fait de dégâts, tout comme la première. Peut-être que sur ce grand plateau de jeu qu’était sa survie, elle avait tirée la meilleure des cartes chance, ou peut-être qu’elle n’était tout simplement pas du genre à mourir comme ça, dans la rue de cette ville face à un homme à qui elle avait sommé de baisser son arme, mais qui n’avait eu comme seule réponse un tir d’arme à feu.

La main gauche sur le rebord du toit, la main droite agrippée au bras de William, elle viendrait balancer sa jambe droite le plus haut possible pour que son pied atteigne à son tour le toit pour qu’elle puisse enfin y arriver. Une fois son premier pied sur le toit, elle y amena très vite le second et elle était sur le toit, le ventre à terre, ou plutôt, contre le toit. Elle se releva rapidement et tendrait sa main envers Lewis, du moins, uniquement si William faisait de même, tout comme pour Nasreen.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Cobra RX Carr.
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Carr.
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0
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