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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035
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Nasreen Abtani


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 5 Debuba110/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 5 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Nasreen Abtani

Dim 5 Juil - 19:39
L’israélienne avait maintenu son regard sombre sur la main de Lewis, ses pupilles suivant peu après le mouvement en réponse de William. Un geste qui trouvait quelques échos rassurants dans son esprit à la fois soulagé et rythmé de quelques notes mélodieuses. Car la situation déjà complexe ne promettait plus pour l’heure de dégénérer, et elle n’en attendait pas moins au-delà de son apparente passivité à participer aux présentations. Jarod. Ce prénom avait mis quelques secondes à se frayer un passage jusqu’à la compréhension de son esprit pourtant alerte tant il lui paraissait inhabituel parmi la foultitude de prénoms plus communs et occidentaux qu’elle avait dû côtoyer et retenir. Tout comme l’avait-été le sien, pour d’autres, souvent mal prononcé ou masculinisé. Lewis et Jarod. Voilà qui saurait l’occuper un moment à s’y familiariser.

La suite de l’échange avait par contre rapidement perdu la chirurgienne, dont les tenants et aboutissants de la discussion toute brève se voulait-elle s’étaient dissipés dans l’incompréhension des mots étrangers à sa connaissance. Nasreen n’avait rien capté du regard du jeune homme sur sa personne qui avait précédé ses mots. Ses onyx ne s’étaient pas redressés plus au-delà de la moitié du torse des deux hommes se faisant face, craignant de croiser leurs regards du sien. Nerveusement, sa main gauche était venue jouer avec l’extrémité se natte, dont elle faisait rouler l’épaisseur entre son pouce et index en attendant d’être elle-même sollicitée, statufiée sur l’assise de ce tabouret à l’image d’une enfant dont les parents discutaient de la conduite à tenir.

Elle se contentait de guetter silencieusement de son oreille dégagée de toute forme de musique, les bruissements en provenance de la rue sûrement masqués tant par les voix plus graves des mâles présents que divertis par la mélodie diffusant dans son tympan gauche. Du moins jusqu’à ce que les sonorités et syllabes d’un langage familier ne lui parviennent, émanant de cet homme au torse nu, lui assurant qu’elle n’en avait rien imaginé quelques instants plus tôt. Elle releva l’arrondi de son menton en même temps que son regard vers le visage de William, s’efforçant d’un malaise perceptible à soutenir ses lagons le temps d’un fraction de secondes. Puis tout aussi rapidement, ses yeux avaient dévié de ceux de son interlocuteur pour fixer un point de son épaule, à la frontière entre la peau de l’homme et la sangle du fusil d’assaut qui lui barrait le poitrail.

La distraction la frappa de noter avec quelle maîtrise son sauveur semblait manier sa langue maternelle, n’y décelant que quelques différences d’intonations et d’accentuations en trahissant un apprentissage sûrement plus tardif que l’âge de l’enfance. Sa main gauche tritura la natte plus nerveusement quand ses pensées et ses souvenirs s’organisaient dans un silence allongé de son souffle rendu plus discret et enfin apaisé. Ses onyx glissèrent très doucement vers le jeune Lewis, avisant son arc quelques secondes avant de se dénicher une nouvelle focalisation sur le médaillon argentée suspendu au cou du prénommé Jarod. Ce n’était d’ailleurs pas tant le médaillon qui paraissait attirer sa curiosité, mais les écorchures rougies et sanguinolentes qui barraient son torse, dont la réflexion lui vint très spontanément qu’elles nécessiteraient quelques soins de premières nécessités. Une réflexion qui la ramena vers les événements précédents, l’accident dont Lewis était l’une des causes, tout sympathique pouvait-il paraître et étranger à cette décision aurait-il pu être. Son matériel de soins et de chirurgie longuement et difficilement rassemblé au cours de semaines de survie et de fouilles risquées, abandonné par la force des choses dans le coffre de ce 4x4 qu’une armée de morts empêchait désormais de rejoindre.

Voilà qui se voulait frustrant pour l’Israélienne qui se savait perdre de ses arguments, dont le seul soulagement en l’instant était la sauvegarde et la conservation de son baladeur musical dont l’idée même de perte la rendrait certainement hystérique et déraisonnable. Ses pupilles se promenaient activement entre les blessures discernables de Jarod, d’un regard courant sur cette peau nue et marquée avant de revenir se poser sur le médaillon, inclinant légèrement le visage sur le côté. À aucun moment au cours de ces quelques secondes Nasreen n’avait réitéré l’acte de chercher à croiser le regard de l’homme, s’efforçant au contraire à tout faire pour l’éviter si ce dernier s’était voulu insistant à ce sujet.

قش “C’est Lewis. Il était avec ceux qui nous ont attaqué et poursuivi,” articula-t-elle lentement de son accent chantant, d’une voix demeurant très factuelle maintenant que les émotions et l’urgence s’étaient tassées, pour répondre aux interrogations de Jarod sans aller au-delà dans son habituelle avarice de mots.

Il n’y avait nulle volonté dans les mots de la chirurgienne à accuser ni accabler le jeune homme. Pas plus qu’elle ne cherchait à le défendre non plus ou se donner le beau rôle quand elle avait elle-même mis fin aux souffrances de Milo ou tué ce Joe. Il était simplement inconcevable pour l’esprit particulier de la femme de mentir sciemment ou arranger les faits pour lui garantir l’empathie de son prochain. Elle retranscrivait oralement ce qu’elle avait vécu, ne parvenant pas à lier le ressenti de ses émotions à ce qui avait objectivement été. Et c’était bien là tout son fardeau quand il s’agissait de vivre en société et trouver moyen de s’intégrer. L’idée ne lui avait même pas effleuré l’esprit qu’il serait de bonne courtoisie que de se présenter à eux, comme l’un l’avait fait pour l’autre d’un échange dont elle avait pu profiter.

قش “Vous avez besoin de soins,” ajouta-t-elle en laissant redescendre son regard vers l’écorchure la plus marquée de Jarod.
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Tournevis
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/15
Petit sac
-

William Spencer


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 5 Debuba110/2000[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 5 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 5 Debuba100/100[Secteur U] Étape forcée - 15/04/2035 - Page 5 Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
William Spencer

Lun 6 Juil - 17:24
En quelques instants, son regard incisif avait décelé toutes les petites choses dont il avait besoin pour cerner les expressions du visage de la femme assise, dans ses manières, dans sa façon de se triturer les doigts, ou d'éviter son regard. De prime abord, on pourrait y suspecter une fuite involontaire, trahissant grossièrement un très mauvais menteur, ou une très mauvaise menteuse en l'occurrence. Mais ce n'était pas le cas de William qui la fixait, sans cligner des yeux ni changer quoi que ce soit de sa neutralité d'expression, tellement habituelle, tellement naturelle dans son cas, qu'il était paradoxalement plus complexe pour lui de dessiner une expression de son visage dans de nombreuses situations normales au regard d'autrui.

Il avait de facto l'expression primaire des gestes, de l'instinct et de la violence. Les formes d'interactions les plus basiques au genre humain et pourtant les plus réelles, sincères car elles ne pouvaient être simulées ou bien trop difficilement pour le commun des mortels, universelles puisque tous les hommes partageaient les mêmes réflexes animales, de l'attitude aux micro-expressions du visage. Il y avait un code, difficile à maîtriser, mais qui une fois acquis ouvrait des portes insoupçonnées sur la compréhension de l'autre et mieux encore, la détection de toutes ces petites vérités que l'on tendait à dissimuler derrière des mots incapables de retranscrire véritablement les pensées, des gestes sociaux absolument illusoires, même s'ils étaient essentiels pour la communication collective.

Aujourd'hui, dans un tel monde, un homme aussi différent que William trouvait en ce savoir un puits de contrôle, une valeur sûre autant d'interaction muée par l'instant présent et l'insécurité permanente, le besoin de survie le plus élémentaire ramenant tout à chacun à ces instincts que l'on eut trop tendance à refouler jusqu'à l'absurde, que cela lui servait d'arme redoutable pour aisément appréhender ce qui était d'intérêt et ce qui ne l'était pas dans le verbal comme le non-verbal. Il en découlait un tas de nuances desquelles sa personnalité encodée autrement que la norme aurait été totalement réfractaire, à l'instar d'une langue trop difficilement compréhensible, qui ne lui aurait jamais permis d'accomplir tout ce qu'il avait pu accomplir.

Mais était-ce sa personnalité qui lui avait également permis d'appréhender si facilement ces techniques d'analyse, au point de le rendre si doué dans le travail qui fut le sien autrefois ? C'est fort possible. Au final, l'un allait avec l'autre, c'était la cause d'une conséquence, devenue la conséquence d'une cause. Pour l'heure, William discernait par les gestes autant que les mots ce que le jeune homme à coté ne pouvait aucunement percevoir : elle disait la vérité. Et en reportant ses iris de couleur lagon sur lui, la réaction de Lewis vint rapidement confirmer par deux fois sa conclusion, car le stress que ce dernier essayait de contenir n'était que trop visible à l'ex-agent, percevant l'accélération de son cœur sans avoir à l'écouter, sentant la crainte sans avoir à la renifler, les interrogations multiples sans qu'il n'ai à les formuler : qu'avait-elle dit ? L'avait-elle soutenu ou vendu au contraire ? Et si tel était le cas, qu'en penserait William, qui s'était lui-même désigné comme Jarod ?

« Qu'est-ce qu'elle a dit ? Je ne comprends pas cette langue. » Avait dit Lewis en posant les mains sur les hanches, voulant se donner une posture assez sûre et un air serein, presque indifférent.

Mais quand il croisa de nouveau le regard de William, ayant tardé à lâcher Nasreen de sa scrutation, le malaise qu'il lui inspirait ébranla cette sûreté et fit croître à la fois la tension, l'intensité de son souffle et une rengaine intériorisée que ses contractions musculaires faciales ne savaient pas cacher. Dans toute sa passivité apparente, William ne répondit que de quelques mots.

« Elle a confirmé. »

Un double-sens, une interprétation, que l'esprit de Lewis s'empressa de rapporter à son avantage, laissant filer une discrète expiration dont son vis à vis perçu le soulagement, comme l'affaissement de ses épaules jusqu'ici remontées en appréhension du conflit le fit tiquer. Il y eu un bref moment de crédulité et Lewis voulu faire un pas en avant pour sortir de cette cuisine à l'ambiance pesante, sauf qu'il fut le premier surpris du courroux qui s'abattit si vite et si sèchement qu'il se révéla incapable de la moindre réaction ; il avait baissé sa garde.

William ne fit même pas un pas en avant, sa senestre se tendant de ses doigts joints en tranche et plia le bras devant lui, au niveau du bassin de Lewis, afin de bloquer une potentielle réaction du jeune homme de son bras proche, le seul qui aurait pu le contrer en geste de protection. L'autre n'aurait guère été assez rapide de toute manière, étant donné que sa dextre avait formé un poing solide, les phalanges contractées blanchissant brusquement qu'il lança d'un mouvement simple et avare en déploiement une frappe directe dans sa gorge.

Un « ploc » assez répugnant surgit du choc de son poing contre la pomme d'Adam de son vis à vis, trop distinct pour ignorer l'éventuelle sensibilité de l'appréhension de douleur que pouvait avoir Nasreen, de ce genre de sonorité absolument frissonnante à l'oreille pour les réflexes primaires humains. Le coup envoyé au plus court, fut si violent que Lewis eu une brève convulsion debout, tout le reste de son corps se contractant d'un coup tandis que ses mains, par instinct, vinrent empoigner sa propre gorge et ses yeux ouverts en grand donnèrent l'impression de vouloir sortir de leurs orbites.

La frappe en biais avait déplacé la pomme d'Adam contre ses parois plutôt que l'enfoncer de face et c'est pourquoi il ne tombait pas k.o instantanément, mais la douleur couplée au souffle interrompu le sécha conscient. Il n'eut pas davantage le temps de tomber à genoux de par ses forces qui s'envolèrent brutalement que William se décalait d'un pas du droit pour abattre sa semelle de chaussure gauche sur le flanc de son genou, le faisant chuter d'un ploiement désaxé alors qu'il tenait encore sa gorge entre ses mains à la recherche d'air.

Le jeune homme s'écroula face contre terre et sa casquette échappa de sa tête. Sa jambe droite, tétanisée par le coup qui avait bloqué la communication de ses muscles avec son cerveau, ne répondait plus et s'il avait lâché sa prise des mains pour chercher l'appui du sol, son pied gauche paniqué glissait sur le carrelage avec une incapacité inévitable à l'aider à se redresser. Un bruit de glaire remonta du fond de sa gorge et il donna l'impression de s'étouffer avec ses propres fluides, crachant des sons gélatineux d'agonie, même s'il n'allait pas en mourir.

Ce fut le coup de coude de William qui mit fin à ce terrible moment en l'envoyant dans l'inconscience. Il avait relevé le bras replié à peine au niveau du menton et ployé plus proprement et tranquillement une jambe, d'un mouvement non moins hâtif et fluide, pour l'abattre derrière sa nuque, le faisant s'effondrer lourdement dans une posture étendue et humiliante. Son visage s'était écrasé contre le carrelage et glissait de sa bave dégoulinante sur sa joue gauche, la masse difforme et translucide d'un glaire sortait d'ailleurs du coin de sa bouche comme un escargot écrasé coulant hors de sa coquille.

Après cet enchaînement destructeur, qui n'avait pas coûté beaucoup d'effort à William en dépit de sa fatigue, ses gestes ayant été pensés, millimétrés, faciles à exécuter de par son expérience, il se redressait en avisant cette silhouette terrassée. A deux pas, Nasreen y aura assisté. Si elle ne réagissait pas par les mots ou les gestes d'une manière ou d'une autre, peut-être à son encontre et faute de ce moment de violence pure où tout était aller trop vite, l'ouvrant et le concluant en une poignée d'instants, il ne lui adresserait pas la moindre parole. Aucune explication sur les raisons de son acte, passant devant Lewis pour se pencher et l'empoigner par la veste des deux mains, avant de le traîner hors de la cuisine.
Equipement Porté :
Capacité : 0/6
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0

Nasreen Abtani


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Nasreen Abtani

Lun 6 Juil - 22:13
Le premier coup avait été porté, avec une telle vivacité que l’Israélienne ne pouvait qu’en constater les conséquences sans même en saisir les causes. Ses yeux aux reflets de jais s’agrandirent telles deux billes massives, ses lèvres se détachant l’une de l’autre pour dessiner un ovale hébété. Mécaniquement, elle se redressa du tabouret d’un bond vif quand le jeune Lewis trouvait lui le sol, sa chute accélérée d’un coup de pied porté au genou par le désigné Jarod. Un ultime coup était venu trancher la question de ce qui se dévoilait à ses yeux aguerris d’un tout autre domaine : la survie de Lewis. Nasreen s’était figée dans son élan, retenue d’intervenir par crainte de subir le même courroux dont elle savait déjà qu’elle ne pourrait le soutenir, sa main droite se portant à l’extrémité du manche de la clé Stillson toujours glissée à son sac sans la retirer de son emplacement. Un geste précautionneux qui lui semblait dérisoire, une pure posture face à celui qui demeurait son sauveur, malgré son dernier acte, et maîtrisait la gestuelle du corps et très visiblement ses points de faiblesse. Il n’aurait pas fallu à l’homme aux yeux lagons plus de quelques secondes pour venir à bout de la chirurgienne si elle avait voulu s’opposer à lui.

Mais elle ne le souhaitait pas. Son esprit avait déjà entendu la question avec une rapidité qui la surprenait parfois elle-même. Lewis ne succomberait pas. Les glaires excrétées entre ses lèvres n’étaient pas sanguinolentes, les lèvres ne cyanosaient pas et aucun spasme névralgique n’agitait les muscles du jeune homme. Il survivrait. Une conclusion simple qui en dévoilait autant sur la justesse des coups assénés par Jarod que sur sa propre responsabilité dont elle n’avait pas su saisir la portée. C’étaient ses mots, sa franchise brute et simple, dénuée d’artifices sociaux qui avaient certainement orienté l’acte de l’homme. Sans le vouloir, elle avait désigné Lewis comme responsable de cet accident et ses malheurs. C’était une partie de la vérité, dont le manque de précisions affirmées avait mené à un terme plus simpliste encore. Il avait été le méchant homme de l’histoire et Nasreen la victime. Sauf que même un esprit aussi raide et cartésien que le sien ne pouvait s’illusionner de la simplicité absolue du blanc et du noir.

Milo et Lilian avaient été impliqués autant qu’elle dans l’escalade conduisant à ce désastre. L’un et l’autre avaient tenu à forcer ce barrage de pirates de la route qui n’exigeaient finalement aucune vie, un simple tribut en droit de passage d’un “territoire” dont ils s’étaient auto-proclamés propriétaires. Il y avait eu résistance, Milo avait renversé cette femme et abattu cet autre homme avant de forcer son chemin vers sa destinée. Rien ne se voulait simple, et pourtant, tout était traité comme tel. Et Nasreen n’avait rien dit de tout cela, rien expliqué. Non pas par crainte ou omission volontaire. Juste parce que William n’avait pas posé la question. Cela en rendait-il les actes ou les intentions plus pardonnables ? C’était là une question bien trop philosophique pour l’autiste qui ne pouvait qu’assister, rendue impuissante par ses propres conclusions, à la scène.

L’Israélienne en vint même au terme de quelques secondes à relâcher la maigre emprise de son arme de sa dextre qui retomba lentement le long de sa cuisse, observant Jarod se saisir du jeune homme par la veste pour le traîner hors de la cuisine, étirant le filet de bave d'un Lewis inconscient qui n’avait plus décision ou emprise sur son corps tel un pantin soumis à son marionnettiste. Des instants qui passèrent, elle-même demeurant figée et excessivement passive, suivant de quelques pas le trajet tracés par les talons du jeune homme engourdi, sa chaussure gauche écrasant de sa pointe la visière de sa casquette.

La cuisine débouchait sur un salon, de simple facture et à peine meublé des commodités d’usage. Une table et ses quatre chaises bien ordonnées sous le plateau de celle-ci, un canapé deux place très sobre, uniquement recouvert d’un plaid aux motifs striés, face à un écran plat d’une quarantaine de pouces au mieux. Quelques plantes vertes depuis longtemps desséchées dont ne se dressaient plus hors des pots que les tiges jaunes et raidies par la sécheresse, un buffet à couvert en mélaminé blanc certainement acquis dans une grande enseigne de mobilier abordable où trônaient quelques cadres photos dont les images se voulaient masquées sous la poussière.

L’Israélienne suivrait les deux hommes jusqu’à ce que William ne se décide à relâcher Lewis et le rendre à son immobilisme inconscient. Elle viendrait alors s’agenouiller aux côtés de ce dernier, le regard très analytique et concentré, portant les index et majeur joints de sa senestre au cou de Lewis pour en décompter la fréquence cardiaque en un geste dont la maîtrise et la précision saurait dévoiler à son sauveur que la chirurgienne possédait quelques compétences médicales et savait ce qu’elle faisait. Elle relevait par la suite la paupière gauche du garçon, de la pulpe de son pouce droit pour en observer le globe au blanc rougi, dévoilant quelques pétéchies provoquées par la rupture de minces vaisseaux sous la surpression sanguine libérée par les coups de son sauveur. C'était bien là le seul effort du regard que pouvait offrir l'Israélienne en véritable soutien, lorsque la tension ne la pressait pas de s'y accommoder. Quand l'absence habitait l'autre, et ne paraissait pas scruter le fond de son âme. Un regard qui se porterait finalement vers Jarod, porteur d’une incrédulité et incompréhension parfaitement sincères, précédant un unique mot, une unique question.

قش “Pourquoi ?”
Equipement Porté :
Capacité : 1/5
Tournevis
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/15
Petit sac
-
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