Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Bridge over troubled water - 14/04/35
 :: Safe Zones :: Le Perchoir :: La vie du Camp

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 15 Mar - 15:45
Interprété par Kyle Collins, Elizabeth Evans et Jena Higgins.

Malgré mes appréhensions en quittant l’infirmerie, les derniers conseils d’Elizabeth en tête, je n’avais pas vraiment eu de mal à trouver le sommeil. Blottie dans un des lits du dortoir des hommes, j’avais longuement fixé le plafond d’un regard pensif, mes bras serrant l’oreiller de Kyle contre ma poitrine, ma bouche et mon nez enfouis dans l’épaisseur du coussin. L’odeur de l’homme avait quelque chose de familier, de rassurant, peu importait au final l’état chaotique de mes sentiments, mes tourments ou notre relation, pas plus que la détresse du militaire et le mal qu’il avait pu me faire tout comme celui que je lui avais fait. Certains auraient certainement trouvé cela idiot, très adolescent comme comportement ; mais si de telles personnes existaient encore aujourd’hui, n’avaient-elles simplement pas mieux à foutre que porter ce genre de jugement ? Car au final, la seule chose qui importait vraiment désormais, c’était la complicité, la solidarité des nôtres face aux épreuves, contre nos ennemis et les charognards. Ce fut dans ces perditions de pensées que le sommeil me faucha, sans s’annoncer.

Je me réveillais de nombreuses heures plus tard d’un sommeil lourd, sans rêve ni cauchemar, ou du moins aucun qui n’ait su me marquer en conséquence. Je n’avais même pas conscience du temps qui avait bien pu s’écouler depuis, seulement que le soleil avait suffisamment tourné pour ne plus filtrer par les fenêtres de ce côté-ci du Perchoir, mais que la nuit n’était pas encore tombée. Je me sentais juste plus reposée, plus sereine que quelques heures auparavant. La pensée me traversa qu’Elizabeth et les mots que nous avions échangé n’y étaient pas étrangers. La certitude renouvelée que j’avais de ces gens auxquels je tenais ici, qui sauraient être là pour moi quand le besoin s’en ferait sentir, tout comme je me promettais intérieurement d’être là pour eux. Veiller, suer et me battre pour eux.

D’un mouvement un peu trop énergique, me surprenant moi-même vu mon état, je chassais la couverture et ramassais l’oreiller de Kyle qui avait dû tomber au sol durant mon sommeil, le posant à côté de l’autre avant de me lever pour faire le lit. Quittant le dortoir masculin pour me rendre dans le mien, j’en profitais pour changer mon tee-shirt contre un autre dans mon armoire, avant de bifurquer vers les toilettes pour une étape commodités. Mais rapidement, les pleurs de la petite Sarah se firent entendre, de plus en plus proches et intenses jusqu’à ce qu’une autre personne entre dans la salle d’eau d’un pas pressé.

Je croisais quelques instants plus tard le regard limpide et légèrement affolé de la jeune Kenzie qui venait de déposer une serviette sur l’un des meubles de la salle de bain. J’adressais à la jeune femme un sourire plein de compassion, avant de lui demander si tout allait bien. Quelques explications plus tard, je me retrouvais donc à ses côtés, penchée au-dessus de la petite allongée cul nu sur le meuble improvisé en table à langer. Je montrais à Kenzie quelques astuces pour la toilette du nourrisson dont les pleurs se calmaient peu-à-peu à mesure qu’elle obtenait l’attention souhaitée ; de petites chatouilles sur le ventre, les cuisses et les pieds et quelques gazouillis de maman complètement gaga en accompagnement.

Une scène qui me paraissait alors complètement déphasée de la réalité, ma réalité, tant mon quotidien s’était jusqu’à présent voulu morne, sauvage et impitoyable. Mon esprit semblait avoir du mal à admettre que cette gamine était bien là, bien réelle, bien vivante sous mes doigts. Sous mon regard qui croisait le sien, ses yeux d’un bleu profond qui ne cessaient d’aller et venir vers des points d’intérêts qui n’étaient que siens, à suivre les mouvements et les sons avec cette innocence vierge et curieuse de tout. Puis vint le temps du câlin succédant au rhabillage. J’avais soulevé la petite Sarah, une main sous ses fesses épaissies par la couche, l’autre au sommet de son dos, pouce et index en soutien de sa tête reposant contre la base de mon épaule. De quelques mouvements, je me surprenais à la bercer, embrassais son crâne encore mou du bout des lèvres, inspirant son odeur si particulière en fermant les yeux, fredonnant l’air d’une comptine. Jusqu’à devoir la remettre à Kenzie avec une certaine réticence dans les gestes. Car un autre être fragilisé nécessitait mon attention, et par dessus tout mes excuses.

Abandonnant Kenzie avec la promesse de venir la soulager de sa charge de baby-sitter pour la soirée et la nuit à venir, je me dirigeais rapidement vers le réfectoire pour y récupérer une bouteille d’eau. J’ignorais ce qui avait été fait ou dit à propos de Kyle, et surtout par qui, mais je ressentais le besoin viscéral de le voir, l’entendre et surtout me faire entendre de lui. Un instant l’idée m’avait effleurée d’emmener la petite avec moi, avant que la raison ne me force à me raviser. Il n’était peut-être pas utile de mettre Kyle face à ce que j’estimais être un déclencheur de sa condition actuelle. L’homme devait bien avoir assez à gérer comme cela, et si ça se trouvait, il pouvait très bien rejeter ma présence dans les minutes à venir. Et si tel était le cas, je n’étais pas certaine d’être capable de l’accepter, encore moins de l’assumer.

Parvenue devant la porte du local, je marquais un arrêt de quelques instants, hésitante à l’ouvrir. J’en profitais d’ailleurs pour tendre l’oreille, m’assurer qu’aucune voix - autre que celle du militaire - ne s’en échappait. Je n’avais pas l’intention d’interrompre quoi que ce soit si Elizabeth ou James se trouvaient déjà là, à oeuvrer pour son bien ; et il me fallait regrouper tout mon courage pour oser franchir cette porte à nouveau, ne sachant pas à quoi m’attendre de la part de celui que j’avais odieusement planté comme un vulgaire détritus quelques heures auparavant. Et finalement, après avoir frappé à la porte pour signifier ma présence, j’entrais.

Je me faufilais même, à l’intérieur du local, n’ouvrant le battant qu’assez légèrement pour y glisser ma silhouette avant de le refermer rapidement derrière moi sans le faire claquer. J’avais l’impression d’être une voleuse, ou pire, une adolescente qui faisait le mur en craignant de se faire prendre dans la tentative. Puis je me retournais, m’appuyant contre la porte fermée, les mains derrière le dos, baissant alors mon regard azur sur l’homme et ramenant mon index droit se plaquer contre mes lèvres pour lui intimer le silence - s’il avait été suffisamment présent et manifesté la volonté de parler - avant de faire entendre ma voix, ces mots que j’avais à lui dire, légèrement tremblants.

“Avant que tu ne dises quoi que ce soit… Je voulais te présenter mes excuses. Pour la manière dont je t’ai traité, ce matin, et tous les jours d’avant. Pour t’avoir abandonné là, à te laisser te débattre seul sans même te tendre la main.” Je reniflais en sentant déjà l’émotion qui me gagnait, ravalant le poids de ma culpabilité et de ma honte face aux actes et aux mots que j’avais eus à son égard. “Tu vaux beaucoup mieux que ça. Tu méritais pas d’être traité comme ça. J’ai été injuste avec toi. Je sais que ça ne vaut pas grand chose, mais je te demande pardon.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Lun 16 Mar - 10:42
Le temps semblait s'étirer à l'infini. J'en avais presque perdu sa notion, tandis que j'essayais de jauger, à l'intensité de la lumière extérieure, l'instant de la journée dans lequel nous étions. A peu de chose près, je supposais que j'allais bientôt avoir fait le tour du cadran à deux reprises depuis ma captivité. J'avais une putain de soif de malade. Ma faim, elle, s'était tirée par manque d'attention à son égard. C'était le cap à passer.

Je commençais à me demander comment tuer au mieux de temps, et si dormir avait été une plutôt bonne idée, ma posture, mes liens qui s'étaient presque incrustés dans ma chaire, n'étaient pas pour m'aider dans cette perspective. J'y cédais à quelques reprises, faute de mieux, mais sans doute pas assez épuisé pour y sombrer complètement. C'était une torture mentale de plus qui accompagnait celle physique. Ma jambe droite me faisait un mal de chien, ma cuisse portant ce bandage vieillissant coloré désormais d'une teinte plus sombre qu'écarlate où chaque mouvement devenait lancinant, me rappelant au souvenir de cette blessure au couteau que j'avais reçu en pleine cuisse et me revoyant immédiatement à l'image de moi-même, ceinturant d'un bras serré la gorge de mon adversaire tandis qu'il se débattait sous le manque d'oxygène. Un mort de plus sur le compte de ma fureur vengeresse. Cette fameuse qui me coûtait maintenant ce traitement.

Je n'étais pas sûr que nous puissions nous relever de ça. Je n'étais vraiment pas certains de ce que ma fierté allait me dicter si un jour on venait me libérer de ma prison. On attendrait sans doute de moi que je ferme ma gueule et reconnaisse mes torts avec humilité tandis que je concéderais qu'une telle estime était le strict nécessaire mais je n'arrivais pas à me convaincre de cette perspective. Même Ivy et ses divagations, ses délires et sa tentative n'avaient pas eu le droit au traitement que je subissais, et elle s'était quand même barré, si j'en déduisais ce que les propos de James en avaient sous-entendu quand il me reprochait avec violence d'en vouloir faire de même pour les protéger.

J'avais l'impression qu'on essayait de me dresser. Qu'on cherchait à conditionner ma pensée, mes mots, mes gestes, et quand ces derniers ne convenaient pas, on me séquestrait et me laissait pourrir dans mon coin. Les torts se mêlaient aux raisons. J'oscillais entre culpabilité et aigreur, entre résignation et conviction. Je n'étais plus des leurs, plus qu'un ennemi, mais je refusais de me plier comme une chambre à air crevé. Qu'est-ce qu'il y avait de pire qu'un homme isolé avec ses pensées comme seule compagnie, ses regrets et ses colères, contraint de contempler les vestiges de ses actes manqués, comme ces barres céréalières jetées sur le côté et cette chaise qui me faisait face ? Je craignais plus que tout que mes fantômes reviennent empoisonner mon esprit, et davantage que les vivants le fassent.

Je lâchais une inspiration lourde, longue et profonde quand j'entendis l'inespéré, quelqu'un toquait à ma prison comme une politesse issue d'un autre monde pour annoncer une venue. Mais la promesse à ce bris de solitude ne dura qu'une fraction de seconde avant que mon désintérêt ne revienne à la charge chatouillé par mon orgueil. J'observais pourtant, dans ce flegme flagrant teinté  de ressentiment, cette silhouette si familière entrer dans mon repère. Malgré tout, ce regard que je lui adressais ne dura en finalité que peu de temps. A peine pour que j'épluche les raisons de son comportement de petite souris, se faufilant sans un bruit et demandant même le silence par un geste de la main.

Mon esprit eu tout juste le temps de partir en vrille, mes sourcils se fronçant à son adresse, plus par incompréhension que par mépris. Mes convictions tombaient en lambeaux sous les briques d'espoirs que j'entrevoyais, me faisant l'illusion qu'elle venait me libérer de mes tourments envers et contre les décisions des autres. J'essayais de me redresser sensiblement après cet instant de silence et d'immobilité, ne parvenant qu'à quelques centimètres de mouvement à ce corps complètement endoloris, blessé et fatigué. Ma mémoire me renvoyait à une rengaine, une image et des sons déjà vécus, mais les mailles de mes raisons s'effilochèrent brutalement : je n'arrivais même pas à lui en vouloir.

« Jena ? » Je jouais légèrement de la langue dans mon palais pour dégriser ma bouche de sa sécheresse plus qu'évidente, rendant le filet de ma voix presque enrouée et demeurait au plus bas. « Jena, bon sang. »

Je m'éclaircis la gorge après le nœud qui s'y était serré, crispant de la mâchoire à ces douleurs, compagnes de ma captivité, qui m'étreignaient à nouveau. J'y voyais une allié certaine qui avait en main les clés de ma libération.

« J'ai dis... j'ai dis tout ce que j'avais à dire à James. Mes raisons, mes justifications. J'ai fais le con, je lui ai dis, il le sait. Merde. » Je prenais le temps d'une pause, assez douloureuse d'ailleurs, avant de reprendre aussitôt. « Je sais que j'ai perdu votre confiance. Mais j'vais la regagner. »

Bordel, quelle minable fierté ! J'étais une putain de chambre à air crevée dont l'arrogance venait de se barrer à des milliers de kilomètres en courant. Je me sentais aussi minable qu'impuissant.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Lun 16 Mar - 23:43
Je trouvais l’état de Kyle parfaitement sidérant. Je laissais mon regard courir sur l’état de ses poignets déchirés par ses liens, son état général même. Cela me brisait le coeur autant que je sentais gonfler une sourde colère. Surtout lorsque des mots même de Kyle, j’apprenais que James lui avait effectivement rendu visite et avait obtenu des explications. Mais de ce que je constatais, bien que je n’étais pas une experte, il me paraissait évident que notre chef de camp n’avait même pas eu la délicatesse de soulager Collins de ses blessures. Une boule d’amertume tomba lourdement sur mon estomac quand je prenais toute la mesure du traitement inhumain que l’on infligeait à l’ancien Seal.

Cela n’était pas sans me rappeler, cruellement, le sort qui m’avait été réservé dans cette cimenterie où, privée de liberté, on avait usé et abusé de mon corps, sans aucune considération pour ce que j’étais, dans mon intimité comme dans mon âme. Mais ces types avaient fini par payer le prix fort - pas assez fort néanmoins ; en témoignaient le souvenir que j’avais gardé du goût du sang de ce Sean qui envahissait ma bouche, ruisselait sur mon menton et ma gorge dans une satisfaction abominable de vengeance. Car il s’était agi de monstres, d’ordures de la pire espèce qui avaient mérité leurs sorts. Kyle ne méritait rien de cela, ou alors le chirurgien n’avait pas été complètement honnête à propos des actes que Kyle avait pu commettre.

Mais je me foutais bien de savoir si James avait été honnête ou non. À mes yeux qui ne cessaient de contempler la silhouette de Kyle avec une incompréhension non dissimulée, le chef de camp avait failli à son rôle le plus primordial, celui de soulager les blessures. Peu importait pour moi qu’il choisisse d’user de son don ou de ses compétences plus terre-à-terre, seul importait le résultat. Et le résultat me paraissait tout simplement minable. Je ne m’étais pas attendue à retrouver Collins dans un tel état de déconsidération, quand bien même j’avais eu ma part de responsabilité.

En l’instant, je me sentais trahie, aussi déconsidérée que l’homme dans ma simple demande de lui prodiguer quelques soins élémentaires, et je savais d’ores et déjà que je ne laisserai pas passer cela, qu’importait ce qui avait bien pu se dire et se dérouler ici. Les derniers mots de Kyle ne firent que renforcer la culpabilité dont je m’affligeais déjà. Je baissais la tête, le regard, me sentant honteuse et misérable à avoir ainsi donné à l’homme une image aussi terrible, de lui, de moi. Je me mordais la lèvre inférieure, fortement, serrant mon poing libre de colère et frustration, juste avant de me décider à avancer vers lui.

Les craintes de la matinée, le dégoût de son genre, tout cela n’avait plus d’emprise en cet instant, car je ne souhaitais plus qu’attendrir les conditions de sa captivité, soulager ses maux dans la mesure de mes maigres moyens. Tout en marchant pour couvrir la distance qui nous séparait, je débouchais la bouteille, jusqu’à m’accroupir à ses côtés, porter le goulot à ses lèvres et l’accompagner dans son soulagement s’il l’acceptait. Jusqu’à ce que sa soif soit étanchée, la bouteille vidée de son contenu ou qu’il refuse plus simplement, je serai demeurée silencieuse, une profonde désolation dans le regard en m’asseyant finalement à ses côtés, les mains croisées sur mes cuisses. Puis j’aurai finalement répondu à sa question, énoncée bien des heures plus tôt, parce que je m’en sentais étrangement plus capable et que j'estimais Kyle plus méritant, quand bien même l’horreur et le dégoût à ses souvenirs ne s’en voulaient pas moins tenaces.

“Il m’a… Il a abusé de moi,” marmonnai-je dans un presque murmure, un ton de confession honteuse, mais pourtant sec et pragmatique. “Ce type. Dans la cimenterie. Il a pris ce… ce que j’aurai voulu te donner.” Je secouais la tête, amenant les mèches de ma chevelure à venir voiler le profil de mon visage baissé, espérant dissimuler aux yeux de l’homme ma détresse comme mes larmes. “Les mots que j’ai eus… Mon comportement, la manière dont je t’ai traité… Ce n’était pas de ta faute. Juste… J’ai cette envie... Ce besoin… d’avoir le contrôle.”

Disant cela, je me redressais lentement, basculant ensuite sur le côté en abandonnant la bouteille d’eau pour me retrouver agenouillée au dessus de Kyle. Mes genoux et jambes placées de part et d’autres de l’une de ses cuisses, mes mains vinrent encadrer son visage de force, mes yeux mouillés de larmes plongeant dans les siens, cherchant à y sonder je-ne-savais quelle vérité, y puiser je-ne-savais quelle certitude.

“Je sais que ça n’a aucun sens… mais j’ai besoin de toi Collins,” murmurai-je d’une voix pleine de détresse et d’affection, en pleine perdition. Une perdition dans laquelle je me jetais plus profondément encore juste ensuite, quand mes lèvres fondaient sur les siennes desséchées par la soif, pour l’embrasser avec tendresse. Ma main gauche avait d’ailleurs glissé depuis sa joue vers sa nuque, jusqu’à ce que mes doigts se perdent dans la chevelure de l’arrière de son crâne, se serrant en un poing pour le retenir s’il avait souhaité s’en soustraire. Cet homme était mien, peu importaient nos conditions respectives, les mots échangés et les gestes manqués.

J’avais laissé glisser mon autre main le long du cou, du torse puis du flanc de l’homme, jusqu’à ce qu’elle trouve la poche droite de mon pantalon au tissu tendu de par ma position. Et pendant que j’offrais mes lèvres aux siennes avec une langueur mesurée mais certaine, sûrement rendue plus contrastée encore par l’emprise de mon poing gauche, j’extirpais de ma poche le couteau papillon qui s’y trouvait replié. Je rompais alors le contact de nos lèvres, passant ma langue sur la pulpe des miennes tout en relâchant les cheveux de l’homme, savourant ce contact qui aurait normalement dû me coller une intense nausée. Au lieu de quoi, je goûtais là à une étrange satisfaction, presque trop revancharde et encore plus inexplicable, ponctuant le geste en dressant le couteau replié entre son regard et le mien.

“J’ai toujours confiance en toi…” lui confiai-je avec une sincérité triste mais pleine d'espérance ; amenant mon arme jusqu’à ses mains pour lui permettre de s’en emparer s’il le souhaitait. “Ne me donne pas tort.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Mer 18 Mar - 0:17
Mon regard ne parvenait pas à se détacher d'elle, fixement collé à son visage, sa silhouette, qui s'approchait de moi à la fin de ma ridicule rétorque qui ne pouvait se vanter que d'une seule chose, d'être sincère. N'était-ce pas ce que nous nous étions en finalité promis ? Plus un pauvre con, plus jamais. Ma culpabilité creusait davantage ma tombe à mesure que je sentais quelque chose de plus nous lier, elle et moi. Un trou béant qui me renvoyait aux confins des enfers où le diable en personne venait graver au fer rouge le sceau de la trahison sur ma peau déjà rongée d'ecchymoses. Dans cet océan de vices, je ne voyais, et j'avais été honnête à ce sujet, aucune rédemption possible.

J'acceptais cette eau qu'elle m'offrait en y buvant allègrement, ressentant à chaque goulée le soulagement de cette pitié qu'elle portait à mes lèvres. J'aurais sans doute pu, par orgueil, refuser cette donation, mais mon corps n'en avait pas le courage. Il avait soif, terriblement soif, dégageant à grand coup de pompe dans le cul ma dignité. J'aurais sans doute préféré qu'elle me détache avant d'étancher ce besoin aussi vital que viscéral, et à cet acte délaissé, j'y voyais presque un aveu. Elle n'était pas là pour me libérer.

Je fermais les yeux lorsque j'eus achevé la bouteille jusqu'à la moindre gouttes, qu'importait si cela me donnait des maux d’estomac, estimant que je n'étais plus à ça près. Puis, d'un mouvement lourd, je retournais au repos du mur dans mon dos, y déposant ma tête en poussant un grondement d'extase rassasié. Un souffle qui fut aussitôt coupé par cette confession qui figea mon esprit, mon corps jusqu'à ma conscience pleine et entière, pendant une trop large seconde, accélérant ensuite l'ensemble en une surdose d'adrénaline aussi incontrôlée qu’irrépressible. J'avais l'impression d'avoir halluciné ces premiers mots, mes yeux s'ouvrant dans toute la gravité de cette révélation pour détourner mon regard sur elle avec une lenteur effroyable.

Mile fois, un million, un milliard de fois, j'aurais espéré que des échos surgissant d'un recoin de ma mémoire m'avaient fait élucubrer ces quelques mots expirés en un souffle avant qu'ils ne soient précisés et rendus véritables, y ajoutant même cette touche qui provoqua en moi un soulèvement de jalousie farouche totalement déplacée mais impérieux, s'additionnant à ma fureur déjà naissante. J'y entrevoyais un problème, et de taille : les fautifs étaient déjà tous mort. Déjà tous passé sous les plombs de nos armes punitives alors même que j'ignorais cette atrocité, coupant dans son élan cette frénésie qui gonflait désormais mes poumons. J'éprouvais un vif sentiment d'injustice alors que je crevais d'envie de retourner m'acharner de mes poings sur leur cadavre. Pire encore, j'étais attaché au point que je ne pouvais même pas exprimer cette rage de quelconque façon que ce soit. Je me sentais entraîner dans les abysses d'un destin tragique qui me faisait systématiquement payer le prix de mes erreurs par la douleur de celle que j'aimais. La sentence tombait. J'avais brandis l'étendard de l'humanité que je décidais volontairement d'abandonner pour batailler envers toutes les raclures possibles et imaginables, pour éviter d'autre Kateryn, d'autre Amber, face à James. Mais voilà que tout se démolissait en quelques mots aussi lourds que simples.

L'évidence de la fatalité était là. Peu importait à quel point on se battait, ce qu'on sacrifiait, ça ne serait jamais assez, jamais ce qu'il faudrait, jamais comme il fallait. Mais j'étais qu'un crétin doublé d'un égoïste si toutes mes pensées n'en avaient été qu'auto-centrées. Je voyais sa détresse, sa blessure, une plaie béante qui pourrait ne jamais s'arrêter de saigner, provoquant même une métastase. Mais cet afflux de pensée soudaine s'arrêta brusquement, quelques secondes seulement après en avoir émergé, lorsque je la vis prendre place sur mes jambes étendues devant moi et son visage appeler au miens en imposant un contact proche. Sans aucune résistance, je lui accordais ce qu'elle réclamait, et sans doute qu'elle pourrait y lire mon effroyable colère et ma détresse, pleine et palpable, mais aussi et surtout, cette volonté inexpugnable d'être avec elle, auprès d'elle, comme j'avais failli jusqu'à présent.

« J... » Avais-je à peine eu le temps de prononcer avant que la surprise ne me saisisse de nouveau, mêlant désormais à tous ces sentiments qui m'envahissaient, celui d'un indicible attachement, un amour déraisonné que j'avais tenté en vain de clore, de fuir, d'étouffer, mais qui rejaillissait comme un volcan en furie.

J'étais resté figé, le cœur lançant encore quelques décharges à mon corps qui tressaillait à ces ascensions et descentes vertigineuses, ne sachant plus quel sentiment devait passer au dessus de tous. Un instant de latence avant que la poigne de Jena à l'arrière de ma nuque me rappel presque punitivement à l'ordre, lui offrant ce baiser qu'elle espérait sans doute salvateur et qui renforçait alors nos propres convictions : nous étions définitivement foutu. Ça avait quelque chose d'étrange au regard de ma condition, mais honnêtement, même ma peine était maintenant le cadet de mes soucis. Elle n'eut besoin de trop presser sa main derrière ma nuque que j'en exerçais moi même pression contre ses lèvres aux goûts de sel, alourdissant d'autan plus ma sentence. J'y entrevoyais un exutoire, mais je m'en fichais. A la terreur de sa possible perdition, de sa perte, j'y répondais par un lien, réel, nouveau et sincère, plus que n'importe quelle promesse.

Un baiser qui trouva son achèvement par l'apparition d'une nouvelle surprise, une lame déployée devant mon regard hésitant jusqu'à ce qu'elle confit entre mes doigts cette clé de liberté sur laquelle j'y serrais mon poing. C'était osé, comme défi de confiance. Un brin manipulateur en soit, mais c'était de ce que j'avais vu de son caractère. Elle savait y faire quand elle le voulait. Je basculais alors mon crâne vers l'arrière, en conservant le silence à toute ces scènes, tout ce qui venait de se passer, en déposant mes iris d'acier sur l'arme du même reflet. Je sentis ma mâchoire se contracter sous l'impulsion qui me criait qu'il était temps d'en finir avec cette comédie, déposant son tranchant sur la corde, et sciant de quelques légers mais nombreux à-coups, les fibres de mes liens.

Je me concentrais à cette tâche le temps qu'il fallait pour en venir à bout, sentant à l'instant où la corde céda, le poids de mes bras endoloris qui retombèrent lourdement de chaque côté de mon corps sans que je puisse en contrôler la chute. Une liberté enfin retrouvée dont j'en ressentis toute l'essence et toute la responsabilité que Jena venait de lui donner.

« Tu sais ce qu'il te reste à faire, pas vrai ? C'est dans l'ordre des choses après tout. »

J'avais sursauté à cette voix qui m'avait glacé le sang, d'un soubresaut tellement léger par le poids qui me condamnait au sol, mais perceptible. Elle était là, à nouveau, accablante et accusatrice, le ton acerbe et plein de reproche. Mais je la renvoyais dans les abysses de mes ténèbres en jetant cette lame plus loin, ou du moins assez loin par les maigres forces qui me restaient, trouvant la volonté nécessaire à en épuiser les dernières batteries pour venir envelopper le corps de Jena de mes bras larges, l'étreignant aussi possessivement que possible en venant frotter ma joue à la pilosité drue, sur la surface lisse - bien que légèrement abîmée, de celle d'Higgins.

« Ne me demande plus pardon. Je ne veux plus entendre ces mots. Tu es de loin la dernière personne qui aurait raison de les prononcer. C'est à toi de me pardonner. A moi de m'excuser. A plat ventre contre terre, je te le demande. Tu avais besoin de moi, et je me perdais dans mes putains de délire. »

Je redressais le visage pour coller mon front au sien, une main toujours dans son dos en soutien et l'autre cherchant à se noyer dans sa crinière aux couleurs des blés et à la senteur des pins, m'enivrant de son regard à travers le voile qui obstruait les miens.

« J'suis qu'un salaud sans mérite, mais je ne te laisserais pas tomber. J'ai autant besoin de toi que toi de moi. Je m'en suis pris à James, j'aurais peut-être pu m'en prendre à n'importe qui. Un minable. Un fléau ingérable... » En avais-je repris des propres mots d'Everett. « Rend moi meilleur, rend moi capable de te protéger, rend moi apte à te rendre fier. »

Je me maudissais, purement et simplement. J'en jetais toutes les opprobres sur moi pour avoir à ce point faillit. Faillit à tout ce que j'étais, faillit à tout ce que je voulais. Je ne me sentais pas digne d'elle, de ses pardons, aussi sale que le monstre qui avait posé ses mains sur elle. Mais je ne parvenais pas à me défaire de cette déraison qui voulait trouver à tout prix le chemin de son coeur. Si on me laissait le choix d'une folie à troquer contre une autre, je choisissais volontiers celle-ci.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Jeu 19 Mar - 23:27
Je rendais toute la vigueur de son étreinte à Kyle lorsqu’il me prit dans ses bras, amenant les miens à venir se serrer dans son dos, l’emprisonner à peine fut-il libre pour le serrer contre moi. Ressentir son corps, sa musculatures, son odeur si particulière qui se dissimulait au travers des relents musqués de ses heures de détention. Je ne renâclais même pas à sentir la pilosité de ses joues picoter la peau de mon visage, laissant mon odorat se perdre dans de grandes inspirations dans la saveur de ses essences rassurantes. C’était presque à contrecoeur que je le sentais me repousser légèrement, rompre en partie ce contact si essentiel, fusionnel, lorsqu’il vint plaquer son front contre le mien.

Mes yeux ne se détachèrent pas de son regard, dans lequel j’avais pu lire quelques instants auparavant toute sa détresse, cette colère qui avait chez lui quelque chose de beau et d’effrayant à la fois. Le mal était fait désormais. J’avais offert à cet homme rabaissé, privé de liberté une option de sortie, une capacité à prendre sa revanche, donnant à la confiance que j’avais en lui des allures d’acte de foi. Et j’en étais égoïstement très satisfaite de le voir si bien réagir à sa liberté retrouvée car je me savais bien incapable de le gérer si la situation avait dérapée. J’avais beau me considérer endurcie par des mois et des mois de survie dans ce nouveau monde, je ne me sentais pas encore de taille à tenir tête à un homme comme lui s’il en venait à se déchaîner.

J’avais bu ses premières paroles, ses premières excuses, lesquelles me crevaient littéralement le coeur tant je percevais comme une culpabilité amère, poignante dans ses aveux. Et je rejetais en cet instant, presque violemment, les mots qui suivirent. Non. Ce n’était pas un salaud sans mérite, ni un minable ou un fléau ingérable. Juste un homme en perdition qui comptait sur moi pour le retenir, maintenir son cap comme un bon capitaine le ferait de son navire perdu dans de trop épais embruns. Ces tout derniers mots me comprimaient le coeur à le voir se mettre plus bas que terre, se déconsidérer de la sorte, provoquant chez moi la naissance d’une très légère colère, manifestée par un froncement de sourcils à peine marqué.

Mais aussi, derrière celle-ci, une empathie beaucoup plus profonde. Le voir dans cet état avait quelque chose de particulièrement blessant, sans être insultant pour autant. Bien au contraire. Par ses mots comme par mon geste de lui offrir sa liberté, je me sentais gonflée d’une lourde responsabilité, non seulement vis-à-vis de lui, mais aussi vis-à-vis de tous les autres membres du Perchoir. Je savais d’ores et déjà que mon acte, illégitime et parfaitement égoïste, probablement inconscient, me ferait perdre quelques points d’estime et de confiance de la part des autres, surtout de James et certainement d’Elizabeth. Mais être tenue, retenue, enlacée dans les bras de Kyle valait largement ce sacrifice.

“Ferme-la.”

C’était tout ce que j’avais à lui dire, dans un murmure partagé entre l’agacement et la passion, avant de clore toute éventuelle rétorque de sa part d’un baiser plus passionné, plus fougueux, trahissant toute ma perdition comme toute l’affection que je lui portais. Tout le manque que j’avais ressenti à devoir me passer de sa présence dans l’épreuve que je vivais. Tout le vide qu’il n’avait pas pu combler, les promesses qu’il n’avait pas pu honorer cette nuit fatidique, quand je n’étais que solitaire, face à mes bourreaux d’abord, mes démons ensuite. Je dévorais tout sur ses lèvres, comme autant de mets appétants qui s’y seraient trouvés après une trop longue période de jeûne, pressant mon corps contre le sien pour en écraser tout le vide nous séparant, mes mains , mes doigts se crispant, possessifs, dans son dos. Car enfin je le retrouvais, je le tenais et je ne comptais pas l’abandonner de sitôt. Ni devant les autres, ni devant quelconque menace qui viendrait sûrement.

Jusqu’à ressentir le besoin de reprendre mon souffle, suspendu le temps de ce baiser demeuré trop court. Jusqu’à rompre le contact gourmet de nos lèvres et caresser le profil droit et dru de son visage de main gauche, mon pouce caressant sa pommette, le regard luisant d’une félicité et de quelques autres promesses muettes paraissant peut-être trop maternelles, mais surtout amourachées, dévouées. Je finissais par l’enlacer, logeant mon menton dans le creux de son cou, désireuse de trouver refuge dans l’étreinte de ses bras, probablement autant que lui à chercher refuge dans les attentes, les promesses, les illusions que je pouvais lui prodiguer.

“C’est déjà le cas. En cet instant. Mais je serai là… Quoi qu’il arrive.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Dim 22 Mar - 22:32
J'en aurais dis tout autant si je m'étais seulement tenu devant le miroir, un bourre-pif en plus juste pour la forme, et par pitié peut-être. Je commençais à me demander si les mots d'Everett n'avaient pas trop influencé ma pensée sans que je parvienne à même reconnaître mon aplomb d'antan. Je me sentais las, fatigué, encore embrumé de rêves incohérents et envahi de souvenirs bien trop douloureux. J'aurais pu m'écrouler d'épuisement si on m'avait seulement offert la possibilité d'atteindre mon plumard,  ou même que j'aurais pu me contenter du sol en m'allongeant, très simplement.Je gonflais ma poitrine d'une lourde inspiration pour tenter de me reprendre, de chasser mes cauchemars et mes pensées parasités qui matraquaient mon esprit, ma pulsion vengeresse qui ne trouverait repos, jamais. Non pas que je regrettais mes mots, ceux que je venais de confesser à Jena, car s'il y avait bien une et unique personne qui les avait mérité, c'était bien elle, mais maintenant que c'était dit, il fallait que j'aille de l'avant. J'étais bien certain d'une chose dans tous les cas, quiconque ne pourrait plus jamais les entendre.

Je me retrouvais néanmoins dans une situation confuse, mon chemin desservant une trop grande quantité de direction, tous portant l'inscription d'un danger avéré. Ni captif, ni libre. A devoir céder à mes envies, et à celles de Jena plus intense que jamais, sans pouvoir aller jusqu'au bout de celles-ci, hésitant à lui laisser ce contrôle qu'elle souhaitait ou à reprendre la main mise, à reprendre mon souffle ou à le perdre dans ses baisers, à expulser ma colère ou à tenter de la consoler de simple tendresse. Chaque pensée, chaque idée, chaque réflexion, me renvoyait à un choix qui s’avérait, le temps d'y penser, être le plus mauvais qu'il soit. Mais j'avais dis en avoir fini avec ça, avec ces questions toutes plus existentielles que d'autre, et je préférais me laisser être moi-même, tel qu'elle l'avait toujours vu, et surtout apprécié.

Je savourais les lèvres de Jena, tandis qu'elle fondait à nouveau sur moi, comme si elle accomplissait une vengeance quelconque en cet acte aussi fougueux que déraisonné. Ma rage ne voulait pas se taire, elle était seulement contraint au silence par ces assauts ininterrompu, mais je la savais là, tapis, attendant la moindre occasion pour être libérée. Loin de son regard, j'espérais. Aussi prenais-je cet échange pour ce qu'il était, un moyen enivrant d'apaiser, un peu, juste un peu, nos ressentiments. Mes bras endoloris peinaient à retrouver leur force, mais je parvenais tout de même à maintenir ma prise, escortant la pression qu'elle exerçait d'elle-même contre moi, plaquant la main dans le bas de son dos, prenant conscience de chaque parcelle de chaleur que son corps prodiguait sur le miens, de ses cuisses reposant sur les miennes, son bassin pressé contre mon ventre, sa poitrine qui caressait mon torse à chaque inspiration, ses bras aussi possessif que ma volonté à son encontre. Mes excuses n'avaient pas soulagées ma conscience qui contemplait mes erreurs avec dépit et dégoût, mais ça avait renforcé cette conviction, celle qu'il fallait que j'arrête de lui résister, celle de ne plus rien faire pour la blesser. Je lui offrais mon monde de mes lèvres, tout ce que j'étais, tout ce qu'elle en souhaitait, scellant ce qui avait de mieux en nous, en chacun de nous deux.

Je reprenais mon souffle quand elle força l'accalmie, mes lèvres dérivant sur sa joue en escortant sa chute contre mon épaule, gardant encore le souvenir et la saveur de son baiser sur le bord de mes lèvres. C'était juste à temps, juste à temps avant que mon esprit ne vrille et ne puisse plus retenir ma volonté. J'en avais les mains tremblantes, et le corps plus qu'en tension, de la pointe des pieds jusqu'aux muscles du cou, refoulant cet instinct au plus profond de moi. Je n'avais plus aucun doute sur sa capacité à arrêter mes gestes, arrêter ma folie, arrêter ma rage, si elle me le demandait. Elle incarnait ma force et ma faiblesse en même temps.

« Entre mes bras est le seul endroit où tu seras sûre de ne rien craindre. Où tu pourras fermer les yeux, et juste sourire. » Avais-je murmuré, sur un ton aussi bas que le siens, poussant sur la chaleur de mon souffle non loin de son oreille.

Ça n'avait rien d'une promesse, rien d'un projet. C'était acté, et vrai dès à présent. Je gardais le silence brièvement, mes yeux se levant pour se fixer sur le plafond, mes bras continuant de serrer son corps contre moi, cherchant à m'en imprégner comme elle devait en faire autant, la laissant y puiser toute sa force. Mais rapidement, mes pensées revenaient à la réalité, à cette captivité, à mon état, mes douleurs, mes blessures, ma condition. J'inspirais à nouveau, calant mon souffle sur le siens qui se manifestait en une caresse apaisant sur ma nuque, avant de reprendre, d'une voix plus normal, bien que basse.

« Dis-moi juste, à quelle sauce on compte me bouffer. J'suis une viande coriace d'ordinaire. Et je risque de pas me laisser faire. Alors dis-moi, quoi que soit la nouvelle, quoi que ce soit qui m'attende, je préfère que ça soit toi qui me l'annonce. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Mer 25 Mar - 1:04
Derrière la paroi de verre à la chaleur presque ardente, le soleil descendant vers l'horizon, Elizabeth y était restée de très longues minutes après que le véhicule emportant James et Cornelia ait disparu de son champs de vision. Elle avait suivit son parcours sur l'asphalte, la légère brise soulevant une vague de poussière accentuée par l'appel d'air que la voiture avait généré dans son mouvement, jusqu'à ce que de son existence, il n'en reste plus que l'imaginaire, sur une route qu'elle-même avait déjà emprunté. Elle essayait de se remémorer son timing, les virages, les obstacles, qui menaient vers la Ferme Wallace, comme si elle cherchait à accompagner sa route le plus longtemps possible. Ses bras s'étaient repliés, croisés et fermés contre sa poitrine, laissant échapper un soupir angoissé. Elle ne savait pas pourquoi, elle ignorait vraiment ce qui poussait ces sentiments à émerger aussi intensément - ou sans doute que les déconvenues de la nuit fatidique avait rendu ses appréhensions plus fébriles, mais elle redoutait que ce départ, que cette vision qu'elle se gardait en mémoire, soit la dernière qu'elle verrait de James. Une angoisse profonde lui nouait la gorge, lui donnant quelques vertiges tandis que son front était venu se déposer sur la vitre de la salle commune.

Les lèvres plissées et maintenues fermées à s'en faire blanchir leurs pulpes, elle finit par dresser sa main droite vers son visage, le frottant pour en dégager la fatigue qui s'y était logée, puis dérivant sur sa nuque, qu'elle massa énergiquement. Si tout se passait bien, en comptant le temps de trajet et les premières discussions qu'entameraient le médecin avec les résidents de la ferme, la prudence qu'il donnerait à une telle demande pour ne pas ennuyer le vieux Nelson, elle n'aurait des nouvelles que d'ici trois-quart d'heures, sans doute. Ce qui lui laissait un peu de temps pour aller aux nouvelles de Kyle, comme promis. Elle s'inquiéta d'ailleurs de ne pas avoir revu Jena depuis son départ vers un repos bien mérité, sans doute que leur chemin s'était croisé entre le moment où elle dû dire au revoir à James et son retour dans les locaux, à moins qu'elle ne dormait encore. D'un pas souple, elle rejoignit le dortoir, dans un premier temps, toquant à la porte de celui masculin, puis féminin, n'y trouvant ni réponse, ni présence à aucun des deux lorsqu'elle osa ouvrir la porte pour s'en assurer. Sa visite au réfectoire et salle de sport ne donna pas plus d'indice, ses lèvres grattant l'intérieure de ses joues le temps d'une réflexion avant que ses pas ne finissent par la porter jusqu'à la salle de nettoyage.

Elle n'y était pas allé au hasard. Elle avait évidemment pris une bouteille d'eau et l'assiette refusée par James pour la porter à leur captif temporaire, mais avait surtout soigneusement glissé à l'arrière de son jean, poignée calée dans le creux de ses reins, le Beretta 96 fraîchement acquis. Les munitions commençaient à manquer et les moyens du bord ne lui laissait que peu d'alternative, l'obligeant à troquer son confortable VP70 contre cette arme. Elle avait d'ailleurs énormément insisté pour que James parte avec son fusil d'assaut, ne souhaitant pas le voir les "mains vides", ou presque, comme il l'avait suggéré. Cela la rassurait beaucoup, de savoir qu'il aurait avec lui, les moyens nécessaires pour se défendre en cas d'ennui sur la route. Elle n'avait pas omis de garder dans sa poche, le fameux médicament qu'il lui avait confié ainsi que la lettre, qu'elle avait préalablement lu avant de la refermer, pour être certaine de saisir le "bon moment" tel qu'il lui avait demandé. Des consignes laissées par son compagnon qu'elle se faisait un devoir de respecter, à la lettre près. Ses pas feutrés, souples et silencieux, s'étaient arrêtés devant la porte close de la petite pièce, son regard s'étant porté un instant sur sa gauche pour en observer celle donnant sur le hall d'entrée lorsqu'elle passa devant, son esprit se focalisant un bref instant sur James.

Ses prunelles se portèrent par la suite sur le panneau de bois qui lui faisait face, restant discrète et l'oreille attentive pour savoir si son intuition ne l'avait pas trompé. Elle n'entendit rien d'intelligible, mais aux intonations de voix, elle sut rapidement que Jena avait trouvé refuge en ce lieu, et surtout qu'aucun éclat ne venait lui laisser comprendre que quelque chose de mauvais se passait. Elle ne pouvait lui en vouloir, Jena avait autant besoin de cet homme qu'elle même avait besoin de James. Pour se faire annoncer, c'est d'un claquement assez léger des phalanges qu'elle manifesta sa présence contre la porte, de l'exacte manière dont elle l'avait fait en arrivant au bureau, audible sans s'imposer, par convenance et politesse. Elle n'attendit toutefois pas de réponse avant d'ouvrir la porte, gageant qu'ils n'avaient qu'une conversation à arrêter si elle était bien trop indiscrète à sa venue. C'était la première fois qu'elle pénétrait dans cette pièce depuis l'altercation entre les deux ex-militaires, son regard balayant rapidement les lieux pour venir alors se poser sur le duo, face à elle.

Main toujours sur la poignée, le corps ayant fait à peine quelques pas pour passer l'arche, qu'elle s'immobilisa, l'étonnement figeant son regard et l'ouverture de ses lèvres. La surprise était là, mais pas seulement dû à leur posture si particulière, mais davantage à une lecture plus précise des lieux, les liens défait, les cordes pendant encore autours de la canalisation qui avait sans doute maintenue captif Kyle, mais également le couteau à la lame déployée un peu plus loin. Son regard revint aussitôt au couple, ne se laissant que quelques secondes pour savoir comment réagir.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Jeu 26 Mar - 21:11
Les premiers mots de Kyle gonflèrent mon coeur d’une chaleur certaine. Si bien que je leur accordais un inconscient crédit, fermant mes paupières plus lourdement et laissant un sourire satisfait, affectueux étirer mes lèvres quand mes bras se serraient avec plus de pression dans le dos de l’homme. Je m’imprégnais de son odeur, sa présence, d’une profonde inspiration, relâchant ensuite cette tension d’un long soupir. Un maelstrom d’émotions se manifesta alors, entre soulagement, affection, abandon également ; le tout confluant derrière mes paupières closes en un débordement de larmes qui eurent tôt fait de s’éponger dans le tissu de son haut. Un haut que mes mains serrèrent dans le creux des poings tandis que je me raccrochais plus fortement à l’homme.

Un hoquet rieur, troublé de sanglots m’échappa lorsqu’il prononça les mots suivants, me forçant après quelques secondes à desserrer mon emprise autour de son torse pour me reculer. De ma main gauche, je chassais les premiers résidus de mes larmes, plongeant mon regard dans le sien et le gratifiant d’un sourire affectueux. J’encadrais ses joues entre mes mains, cherchant à fixer son attention sur les mots qui allaient suivre.

“Personne ne compte bouffer personne Collins,” lui murmurai-je lentement, un léger mouvement négatif de la tête accompagnant mes paroles avant de poursuivre du même ton. “Tout le monde a merdé l’autre nuit, à différents niveaux, même si tu as été traité plus durement que les autres. Je ne saurai pas dire si c’était juste ou non, si c’était nécessaire à ce point ou non. Ce qui est fait est fait et tu m’en vois désolée, mais je ne compte pas t’abandonner. Personne ne compte t’abandonner, te laisser tomber ou te bouffer.” Je marquais une brève pause, lui volant un rapide baiser pour retrouver le goût de ses lèvres. Retrouver mes mots également. Quelques secondes nécessaires pour apaiser ma propre tension, passant mes avant-bras autour de son cou, mes mains jointes derrière sa nuque.

“Elizabeth doit venir te voir. Pour discuter avec toi. Simplement. T’apporter son aide, ses mots, comme elle a su le faire quelques heures auparavant avec moi. Et si tu ne comptes pas te laisser faire, j’espère au moins que tu te laisseras aller,” déclarai-je avec une tendresse mâtinée d’une certaine dureté malgré tout.

Et le hasard se voulut si heureux dans son timing que mon attention fut attirée par quelques coups discrets portés contre le battant, juste avant que la silhouette de la ténébreuse ne se laisse entrevoir. Je tournais mon visage vers elle. Néanmoins, aucune culpabilité sur mes traits ne vint répondre à la surprise d’Elizabeth, ne lui adressant qu’un mince sourire à peine désolé. Car désolée, je ne l’étais pas vraiment. En réalité, j’étais même assez remontée comme aurait pu en témoigner l’éclat froid et déçu qui passa dans mon regard le temps de quelques millisecondes, bien que cela ni lui était pas destiné. Je me redressais lentement de ma position dans un léger grognement d’effort. Mon attention revint quelques secondes vers Kyle, concluant de quelques mots murmurés.

“Je ne crois pas te l’avoir encore dit, mais merci d’être venu me chercher l’autre nuit.”

Attendant une éventuelle réaction de l’homme ou d’Elizabeth, j’aurai par la suite dirigé mes pas en direction de la lame abandonnée sur le sol, me penchant pour la ramasser et la replier avant de la ranger à sa place, au fond de ma poche. Un aveu de mon geste que je ne comptais ni regretter, ni même faire l’insulte à Elizabeth de dissimuler ou excuser. Je l’estimais suffisamment perspicace pour en tirer ses propres conclusions. Aussi, silencieusement, je me contentais d’attendre une demande de sa part à sortir ou rester si elle le désirait, ou si Kyle lui-même ne souhaitait pas s’épancher devant moi.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Ven 27 Mar - 22:11
Je sentais une certaine humidité diffuser une douce chaleur sur mon épaule tandis que je maintenais Jena entre mes bras. Mes poignets étaient si endoloris que j’arrivais à peine à mouvoir mes mains, des fourmis grattant jusqu’à la douleur l’extrémité de mes doigts, mais je restais immobile, ou je luttais pour, la mâchoire seulement serrée de ce grand inconfort qui me rappelait la pittoresque condition dont elle m’avait délivré. Il y avait toutefois plus important que d’apaiser mes maux, plus important qu’une souffrance physique dont j’aurais tôt fait de me débarrasser dès que cela en sera possible, il y avait l’âme, la sienne, marqué au fer rouge par un indicible cauchemar. Je n’arrivais pas à fermer les yeux, je n’arrivais pas à me plonger dans l’obscurité, par crainte d’être submergé par de trop intenses souvenirs. La rage m’avait suffisamment déchiré les entrailles pour que j’y cède à nouveau, à seulement l’imaginer elle, et ce qu’elle a subi. Je sais que je serais seulement capable d'en imager les moindre détails, et je m'y refusais, hargneusement. Alors je me forçais, les mains serrées dans son dos pour empêcher que mes tremblements ne soient remarqué, à garder river mon regard dans le vide réel, celui des lignes du sol, ou des machines silencieuses, des tuyauteries ou du battant de porte. Les battements de mon cœur auraient sans doute pu trahir avec aisance mon état, tant et s’ils n’étaient pas confondu avec un autre sentiment, mais je restais silencieux, profondément silencieux.

Elle se redressa assez vite néanmoins, ne laissant de temps à nos réflexions de succomber aux fantômes qui nous hantaient tous deux, captant mon regard dans lequel je plongeais à nouveau. Ses mains, qui avaient pris la douce habitude de se poser sur mes joues, me prodiguaient un bien fou, un apaisement certain, comme un cocon protecteur, un nid qui enfermerait ma haine. Je descendais les miennes sur ses hanches lentement, mes doigts frottant sa peau par dessus le tissu sans lui faire l'affront de les glisser sous le vêtement, tandis que j’écoutais ce qu’elle avait à répondre à mon interrogation avec une attention marquée et quelques questionnements supplémentaires. Au rapide baiser qu’elle m’offrit à nouveau, j’y répondis aussi furtivement qu’elle, du laps de temps qu’elle y laissa ses lèvres collées aux miennes, réengageant ce besoin de stabilité, cette nécessité évidente qu'il n'y avait plus rien à cacher de nos sentiments respectifs, ni à refouler.

J’esquissais une grimace d’insatisfaction, de lassitude ou de gêne peut-être à l’évocation d’Elizabeth. J’avais donc bien le droit aux sermons bienpensants de chacunes des personnes de ce foutu groupe, les uns après les autres. Combien de fois allais-je devoir m’expliquer avant qu’on concède à me laisser en paix ? Tout le monde avait plus ou moins merdé, mais visiblement, j’étais bien le seul qui avait été attaché sans manger ni boire pendant près de vingt-quatre heures. Je marquais davantage mon harassement en poussant de ma langue ma dentition inférieure, détournant brièvement mes prunelles d’acier sur le côté avant d’expirer longuement. Je détestais être mis au pied du mur, surtout quand il s’agissait de faire face à quelqu’un qui décortiquerait le moindre de mes mots en cherchant à donner une haute signification, une théorie, ou justification tout droit sortie du cul.

Mais je n’eu pas même le temps d’en exprimer davantage, un nouveau coup léger contre la porte attira mon attention avant d’en voir profiler la silhouette de la fameuse Elizabeth. Je levais les mains très légèrement, mais surtout immédiatement, en toute réponse à sa surprise, son regard oscillant rapidement vers la lame abandonnée au sol, écartant les bras d’un même temps pour justifier que je n’avais aucune attention hostile, ni contre elle, encore moins contre Jena - même si l'évidence de notre posture en suggérait sans aucun doute tout le contraire. Mais au moins ça me permettait de démontrer que non, elle n'en était pas obligé. Cela laissa l’occasion à Jena de se relever, quittant le confort tout relatif qu’avait offert mes cuisses, dévoilant une auréole de sang sous le bandage un peu plus vivace d’ailleurs. J’aurais secoué légèrement la tête vers elle à ses mots confiés bas, confirmant silencieusement que ses remerciements étaient inutiles. Et au regard de la colère mêlé à la culpabilité qui marquèrent légèrement mes pupilles au même instant, ils étaient même bien de trop. J’étais arrivé trop tard, bien trop tard. Mais je restais immobile, ou presque, ne donnant pas l’impression de vouloir bouger, me lever, ou quoi que ce soit dans cet optique. Je m’étais simplement contenté de redresser ma jambe valide, rapprochant mon talon de mon fessier, mon bras du même côté trouvant l’appui nécessaire à mon genou relevé, le perchant en un geste qui se voulait décontracté mais à la trahison de mon poing que ce n’était pas le cas, loin de là. Ma tête retrouvait le confort approximatif du mur derrière moi où les résidus de corde pendaient encore.

Je ciblais de mes yeux la nouvelle arrivante, la détaillant avec plus d’attention, ne jetant pas même une seule attention à l’assiette qu’elle tenait même si la tentation était grande et que mon ventre me hurlait famine. Sans doute par affront, volonté de montrer que je n’étais pas prêt à céder à manifester quelconque dépendance de ce qu’ils voulaient bien m’accorder. Je savais pourtant qu’Elizabeth n’avait rien fait pour mériter ça, cette attitude, mais je préférais préparer doucement le terrain. Me laisser aller ? Aller à quoi ? A discuter ? En avais-je pas déjà assez dit ? Je finissais par détourner mon regard d’elle pour ne pas paraître trop dans la confrontation, penchant la tête d’un côté, puis de l’autre pour dénouer les tensions de ma nuque qui craqua brièvement. Je décidais finalement de rester égal à moi-même, silencieux, laissant cette atmosphère étrange flotter un instant, le temps que la nouvelle venue ne se décider à parler, bouger, ou réagir.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Dim 29 Mar - 22:37
Ses yeux oscillèrent de l’un à l’autre assez rapidement, suivant leurs mouvements avec une extrême attention, et plantant son regard dans le leur quand ils daignaient lui accorder cette attention garnis de bien plus de mots que leur silence n'en laissait entendre. Elle-même, au mouvement de Jena vers le couteau traînant au sol, fit un pas en avant pour se dégager de l’entrée et refermer, doucement de sa main libre, la porte contre son battant en engageant la poignée avec une grande douceur. Ses lèvres s’étaient finalement serrées dans le calme froid qui régnait à son entrée, ses prunelles sombres voguant dans le flou de ses pensées en se posant sur le sol brièvement escortés par quelques battements de paupières le temps de se retrouver avec ses propres idées.

Dire qu’elle s’était attendue à un accueil plus chaleureux de l’homme captif serait allé mentir, mais elle se retrouvait confronté à une distance nouvelle de Jena alors qu’elles s’étaient quittées sur quelques complicités, donnant à cette rencontre un sentiment particulier. Les situations ne tenaient après tout qu'à peu de chose, peu de cause, peu de mot pour revirer d'un bien à un mal en un claquement de doigt. Un nouveau plissement de lèvres plus tard, sentant que toutes les attentions se portaient sur elle en attendant le verdict de leur audace, Elizabeth s’était approchée avec une certaine simplicité, ses pas la portant avec une discrétion certaine sur carrelage froid en direction de Kyle.

« Bonjour Kyle. » Avait-elle seulement laissé filer d’une voix des plus calmes, marié à un brin de retenu ajoutant à son étirement des pommettes et son furtif coup d’œil en sa direction une teneur toute particulière.

Elle déposa l’assiette, toujours tenue dans sa main gauche sur l’assise de la chaise restée non loin de l’ex-captif, la déplaçant que légèrement sur le côté pour plus de praticité, avant de venir poser le bout de ses doigts sur le dossier et en longer le métal d'un mouvement léger.

« Je suis navrée de cette situation, croyez-moi. Je suis persuadée qu’aucun d’entre nous ne l’a jamais souhaité et que tout le monde s'accorde à ce qu'on retrouve la paix, aussi éphémère soit-elle. Mais il ne faut pas oublier que ce qui nous a poussé à nous éloigner de Hope, de Melody et de son groupe, que ce qui nous a fait cruellement défaut et a bien failli nous coûter davantage à l’époque, ou du moins en partie, c’étaient les prises de décision arbitraires basées sur les différents niveaux de moralité et d’acceptabilité de chacun tandis que l’on se donnait la permission d’en faire ce qu’on estimait le mieux. Nous ne devons pas reproduire ces erreurs et nous devons rester uni, même dans les moments de désaccord. »

Son regard passait brièvement sur le visage de Jena, l’esquisse d’un sourire désolée naissant au coin de ses lèvres pour aussitôt s’estomper. Elle plongea la main dans la poche de son pantalon, sortant une cuillère à soupe, large et bombée, pour la déposer sur le côté de l’assiette, puis, elle s’éloigna de plusieurs pas en arrière, laissant le loisir et la distance nécessaire à l’homme de s’approprier son repas.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: