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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Bridge over troubled water - 14/04/35
 :: Safe Zones :: Le Perchoir :: La vie du Camp

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Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mar 31 Mar - 21:24
Croisant mes bras sur ma poitrine, je n’étais pas intervenue tout du long qu’Elizabeth installait sa propre présence dans cette cellule de fortune. Je me contentais de la suivre distraitement du regard, mes azurs ne manquant pas par contre de très souvent dériver en direction de Kyle, redoutant un éventuel sursaut, une hypothétique réaction hostile de sa part à l’encontre de la ténébreuse. Je m’en trouvais d’ailleurs tendue, les muscles figés et prêts à réagir si la situation dégénérait. Malgré toute l’affection que je portais à l’homme, je n’en omettais pas moins la responsabilité, l’engagement que j’avais pris de protéger Elizabeth, auprès d’elle et de James quelques heures plus tôt.

Pour autant, si je m’efforçais de m’en tenir à mon rôle de tempérance, de garde-fou, je n’en acceptais pas moins les propos qu’énonçaient la brune. Même la plus plus grande diplomatie dont elle savait si bien faire preuve ne pouvait masquer le reproche sous-jacent que j’y décelais quant à mon acte de rendre une partie de sa liberté à Collins. Je ne regrettais pas mon acte, même si Elizabeth avait parfaitement raison dans le fond et que je me savais totalement fautive de cela. Je demeurais malgré tout assez froide envers la psychologue, très injustement d’ailleurs ; cela m’agaçait d’autant plus car elle méritait bien plus de reconnaissance que de reproches non-dits. C’était simplement plus fort que moi dans l’instant. Seules quelques heures d’isolement, de repos ou d’occupations sauraient faire taire ces sentiments.

La pointe de ma langue passa brièvement entre mes lèvres, accompagnée d’un léger plissement de mes paupières et d’un bref soupir nasal. Un discret claquement de langue contre mon palais et une discrète inclinaison du visage sur la gauche précéda mes premiers mots.

“Je sais. J’ai pris une décision arbitraire sans te consulter. Ni toi, ni James. Et j’en assumerai les conséquences en temps voulu. Mais quitte à ne pas reproduire les erreurs de Hope... rester unis... autant commencer par mettre des actes sur ces mots, ne pas affamer les gens ni laisser leurs blessures sans soins,” répondis-je d’un ton plutôt froid, mais qui ne masquait pas grand chose de mon énervement. Je crispais mes doigts plus profondément dans la chair de mes bras, mes prunelles continuant d’osciller entre l’homme et la femme, tandis qu’un nouveau soupir, plus long, plus profond, s’échappait de mes lèvres au terme d’une brève pause.

“Les derniers jours ont été difficiles pour tout le monde, et je remets pas en cause la décision d’avoir isolé Kyle suite à son comportement. Mais cela ne m’enlèvera pas l’idée qu’il ne mérite pas un tel traitement sur la durée. Cela dépasse mon niveau d'acceptabilité ou de moralité, appelle-ça comme tu veux, et si cela venait à se reproduire, j’agirai très probablement de la même manière.” J’adressais un sourire en coin à Elizabeth, maigre et désolé, tout en secouant légèrement la tête. Mon regard se voulait par ailleurs étrangement plus doux, plus triste également, parce que je savais que je luttais là contre de vieux démons, de vieilles habitudes, que peu de mots sauraient faire taire. “Tu ne mérites pas la froideur et la dureté de mes mots. Sincèrement. Je sais que je suis injuste avec toi, mais ça n’a rien de personnel. Je ne t’en veux absolument pas. J’ai juste besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. Dites-moi simplement  si vous voulez que je vous laisse.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Mer 1 Avr - 12:07
Les yeux d’Elizabeth se relevèrent vers l’autre femme de la pièce lorsque cette dernière pris la parole, tandis qu’elle-même s’était dirigée vers une machine à laver toute proche pour en prendre appui, s’élevant même du sol d'une flexion puis impulsion de jambes pour s’y asseoir le plus simplement du monde, les deux pieds ballant bien en hauteur du parquet et les coudes prenants place à peine au-dessus des genoux. Ses mains se croisèrent d’un même geste, essayant de donner à sa posture une allure tranquille et sereine, le dos néanmoins droit, même penché. Ses cheveux glissèrent de derrière son dos, par-dessus ses épaules, encadrant son visage pâle émacié et toujours un peu plus creusé.

Elle n’exprima que peu de chose tandis qu’elle restait focalisée sur Jena, laissant à Kyle le loisir d’être épargné de toute impression d’inquisition. A l'instant où elle était rentré dans la pièce, elle s'efforçait de calculer le moindre de ses gestes, agissant avec la plus grande des prudences pour espérer ne rien attirer de négatif. Un souffle bref s’extirpa de ses narines, les lèvres closes, ses yeux finissant par dériver vers le bas pour en observer les lames du faux plancher.

« Je crois qu’on assume beaucoup de conséquence de nos actes ces derniers temps. On en arrive à un moment, un cap où il faut se rendre compte que les conséquences ne devraient plus être assumées au moment où elles interviennent, mais anticipées au moment où les causes sont pensées. »

Son visage se redressa, passant de l’un à l’autre des personnes dans cette pièce, le pouce de sa main droite pressant l’intérieure de son homologue avec une certaine lenteur et pression.

« Navrée d’avance si je me trompe, et aussi de parler à ta place, Kyle… » Reprit-elle avec une certaine douceur, son regard partant vers l’ex-militaire, un instant, avant d’en revenir à Jena. « Mais je crois qu’il t’apprécie suffisamment pour ne pas t’en tenir rigueur si tu ne te dresses pas en rempart entre lui et le monde.

James est médecin. Il a estimé que les soins pourraient attendre ce soir, sans doute parce qu’il est vraiment, vraiment épuisé et qu’il vaut mieux économiser nos maigres nécessaires de soin tant que c’est possible. S'il doit faire usage de son don, il faut qu'il soit un minimum en forme. Alors, nous pouvons lui faire confiance. Et je suppose que la personne qui lui a apporté ces barres céréalières devait également se dire que nous n’étions pas du genre à affamer les nôtres. »


En témoin de cette allégation, les fameuses barres nourrissantes trônaient, intouchées, non loin de Kyle. La brune n’y porta pas son regard, elle n’en avait pas besoin. Elle connaissait leur existence et surtout, elle ne voulait rien rater de ce qui allait se jouer maintenant, à l’instant précis où elle venait de prononcer ces mots avant qu'elle ne reprenne presque aussitôt.

« Mais je ne suis pas là pour ça, ni pour confronter, ni pour défendre. Seulement pour discuter et personne n'est exclu. » Avait-elle fini, sur un ton plus amical en reportant son attention sur Kyle.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Ven 3 Avr - 17:32
J’étirais mes lèvres en un rictus d’aigreur supplémentaire au bonjour envoyé, coinçant ma langue entre mes dents en sifflant à travers ces dernières en une inspiration marquée, désapprobatrice. Cette politesse m’apparaissait très déplacée pour la situation, et si je ne savais rien du rôle que la femme avait pu jouer dans mon état, je n’étais pas d’humeur à faire des distinctions. Je gardais bien en tête mes propres erreurs, aussi involontaire eussent-elles été, mais je n’arrivais pas à faire autrement par cette accumulation de rancœur dont je débordais. J'avais encore bien du mal à reconnaître mes amis de ceux qui ne semblaient plus l'être.

Je décidais de ne rien rajouter de plus que de me détourner de son « offrande » qu’elle venait déposer sur la chaise à côté, ne provoquant d’une énième respiration plus profonde encore que les autres. J’avais faim oui, pas au point de crever la dalle, mais mon estomac avait du mal à passer le cap de la restriction, pourtant, je restais immobile dans ma posture, reposant mes yeux sur Elizabeth, puis Jena qui réagit aussitôt au reproche à peine voilé que venait de lancer la brune.

Je me doutais bien que cette libération n’avait pas été le fruit d’une décision unanime, mais maintenant, j’en avais juste la confirmation, et je m’en sentais quelque peu responsable, voir même carrément. J’expirais à nouveau de contrariété aux échanges des deux femmes, mon regard hasardant dans le vide le temps de quelques pensées fugitives avant de revenir à Elizabeth.

« Non, effectivement, j’en ai pas voulu. » Avais-je aussitôt répliqué à l’évocation des barres jetées au sol, quand bien même cela avait été un mensonge, estimant qu’elle n’avait pas besoin d’en savoir davantage à ce sujet et que je n'étais pas dans l'objectif de blâmer quiconque là-dessus. « Tout comme je n’ai pas spécialement envie de discuter non plus. J’ai dis tout ce que j’avais à dire à James. Alors, à quoi ça m’avancerait de récidiver avec toi ? C’est quoi le projet ? Hein ? »

Je me penchais légèrement en avant, décollant mon dos du mur en gardant mon regard fixé sur elle, la détaillant un peu plus des pieds à la tête, avant de réattarder l’ensemble sur ses yeux.

« J’ai le droit à une sorte de psy maintenant ? J’dois te raconter ma vie, ma petite enfance ? On va aborder le complexe d’œdipe, ou je sais pas quelle autre connerie ? On a vraiment rien d’autre à faire pour tuer le temps en ce moment ? »

Je fermais les yeux brièvement, me replaçant avec une certaine énergie contre le mur qui avait accueilli mon repos trop de temps, et qui en retrouvait la rudesse en l’instant, laissant échapper de mes lèvres murmurées un « toujours pareil, putain », mon regard passant sur les blessures à mes poignets formant une espèce de croûte carmine, voir brune tout autours.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 5 Avr - 19:55
L’envie était forte de vouloir répondre aux propos d’Elizabeth, encore une fois. Celle de défendre mon point de vue, faire front à défendre, soutenir Kyle dans cette situation. Les lèvres entrouvertes pour laisser jaillir mes premiers mots, mes contre-arguments qui n’avaient en réalité aucun poids car la ténébreuse avait su taper juste, une fois de plus ; je me ravisais, scellant mes mots derrière un silence révélateur. Non pas qu’il n’y avait rien à dire, rien à répondre, mais je comprenais que c’était inutile. Pire, que cela serait certainement contre-productif, tout juste bon à nourrir des rancoeurs, alimenter une opposition de posture qui n’avait pas lieu d’être. Nous étions tous dans le même navire fragilisé par une tempête. Nous ne pouvions nous permettre une quelconque forme de mutinerie.

Je décroisais simplement mes bras, fourrant mes mains dans mes poches, l’une d’elle triturant mollement le manche du couteau-papillon en allant me plaquer dos au mur, face à Collins, mais sans déconsidérer la présence de la psychologue à laquelle je continuais de jeter quelques regards désolés, approuvant silencieusement d’un hochement de tête à ses tous derniers mots. Mais mon regard ne tarda pas à manifester une certaine surprise à l’entente du mensonge de Kyle sur le destin de ces barres de céréales. Paradoxalement, j’appréciais autant l’effort que je le désapprouvais. Une nouvelle fois, l’envie de répondre me saisit, nourrie de la volonté, du sentiment pugnace qu’il n’y avait pas besoin de mentir pour moi, me sentant tout à fait capable d’assumer mes propres contradictions. Je ne doutais d’ailleurs pas qu’Elizabeth ne serait pas dupée par ce mensonge, mais une nouvelle fois, je n’intervenais pas, préférant sacrifier une certaine part d’amour-propre et de vérité pour ne pas alimenter une nouvelle opposition à l’égard de mon compagnon.

Une longue inspiration se laissa entendre par mes narines, croisant ma cheville gauche devant la droite sur laquelle je laissais porter tout mon poids, en tension et profitant de l’appui du mur dans une fausse position de décontraction. Je laissais mes prunelles s’éterniser à détailler le visage de Kyle, ne perdant pas une miette de ses propos révélant qu’il n’avait pas vraiment le désir de coopérer, d’accepter l’aide apportée par Elizabeth. Cela ne m’étonnait guère venant de lui, parce que cette fierté, cet entêtement à ne rien lâcher si caractéristique faisait partie de ce qui me plaisait chez lui. Me plaisait et m’agaçait. Mon regard glissa vers Elizabeth lorsqu’il quitta sa posture assez défiante pour retrouver pleinement son appui contre le mur. Je pinçais mes lèvres entre mes dents, ma langue passant sur la pulpe de celles-ci avant qu’elles ne laissent filer un long mais fluet soupir.

Un soupir au terme duquel je finissais par quitter ma position, mes mains quittant mes poches à la suite d’une poussée de mes coudes contre le béton nu du mur pour me redresser sur mes deux pieds. Élancées vers l’avant, vers Kyle, d’une démarche lente qui se contenterait de quelques pas pour l’atteindre, m’agenouiller devant lui en cherchant son regard du mien. J’attrapais ses mains des miennes, glissant avec douceur mes doigts dans ses paumes s’il ne fuyait ou repoussait le geste, le gratifiant d’un sourire affectueux, en préambule d’une confession murmurée.

“Nous avons la charge et la responsabilité d’un nourrisson ; d’autres miraculés aussi. Nous manquons de tout. De ressources, de repos et de temps.” Mon sourire s’effaça lentement et mes azurs glissèrent de son visage vers ses mains, ses chairs déchirées lorsque je reprenais, le ton plus lourd, mais la voix guère plus relevée. “Le camp de Melody - notre ancien campement - a été détruit par les types de ce Marchand. Il n’en resterait plus rien. Personne. Et nous sommes sûrement les prochains sur la liste alors… Si... Nous avons bien d’autres choses à faire. Des choses qui nécessitent que l’on soient à cent pour cent. Et tant que tu seras là, prisonnier, tant que j’aurais à m’inquiéter pour toi, pour nous, je ne serai jamais à cent pour cent.”

Un nouveau soupir m’échappa lorsque je relevais mon regard vers son visage une nouvelle fois, après l’avoir brièvement tourné vers Elizabeth.

“Tu n’as pas le droit à une ‘sorte de psy’. Tu as un devoir envers elle. Comme moi. Un devoir envers toutes les personnes de ce campement qui comptent sur nous pour être des remparts entre le Perchoir et le monde, les Kaitlin qui le mettent en péril, les menaces qui pèsent dessus. Et plus longtemps tu repousseras l’aide d’Elizabeth, plus tu leur laisseras le temps d’agir,” soufflai-je finalement, sans dureté, sans même lui adresser le moindre reproche. Juste un simple constat de ma propre impuissance à lui apporter l’aide dont il avait besoin.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Lun 6 Avr - 23:09
Je dérivais mon regard vers Jena qui avait entamé sa marche vers moi. Je n’avais pas bougé ma tête d’un iota quant à moi, légèrement basculé en arrière contre ce mur d’un air complètement indifférent, ce qui rendait ce mouvement oculaire sans doute un peu plus détaché encore, mais je savais au fond de moi que ce n’était que des apparences. Il n’y avait pas de mépris envers elle, aucune provocation que je voulais lui accorder, juste la lassitude évidente de quelqu’un qui se sentait acculé et épuisé. Une attention qu’elle parvînt néanmoins à capter quand elle évoqua la destruction de l’ancien campement, de ce Marchand qui nous mettait sans doute désormais sur la tête d’affiche de sa « To Do List ». Je n'éprouvais aucune espèce de pitié de savoir qu'Adam y était sans doute passé, et cette pensée n'amina absolument rien en moi que l'indifférence, zappant cette idée, balayée par une autre : celle que Johann, mon ancien colocataire de l'époque, et Melody - aussi irascible avait-elle été sur la fin, avait potentiellement passé l'arme à gauche.

Je redressais à nouveau mon buste en le basculant en avant, plantant davantage mon regard dans le siens qu’elle avait jusqu’ici essayé de capter mais qui avait dérivé sur nos mains, la mienne cherchant à être toujours aussi immobile mais trahi par quelques tremblements qui n’étaient perceptible qu’au touché, marque de ma colère que je n’avais pas encore su faire taire et qui venait de gagner un rang supplémentaire de rancœur attisé par cette nouvelle. Je me sentais gagner peu à peu par ce sentiment, ce besoin de vengeance, cet irrépressible besoin de bouger, ne pas rester les bras croisés et rendre justice. Traquer, agir, et donner l'opportunité aux autres de ne pas subir.

Ses mots me renvoyèrent à nouveau l’écho des miens, qui m’étaient revenu à l’esprit au départ d’Everett et qui se rechargeaient d’un regain de véracité entre les lèvres d'Higgins. Mes yeux oscillèrent un instant vers Elizabeth, comme si je cherchais à en capter un indice de vérité, s’il s’agissait là d’une farce ou d’une fatalité moqueuse, commençant à entrevoir l’escalade de débâcle qui s’abattait sur nous. Un bruit de pas se porta en écho dans la pièce qui s’étendait vertigineusement, puis un second, d’une paire de soulier bon marché sur le carrelage javellisé de la pièce, laissant apparaître une silhouette frêle et mince, à la taille donnant presque à penser à celle d’une adolescente, mais dont le visage, marqué par quelques années et dures épreuves, affirmait une maturité gagnée par la force.

Je lui lançais un regard de biais, mes lèvres résolument closes et mes yeux ne pouvant qu’exprimer cette question que je tenais muette mais dont je savais que cette vision issue de mon esprit retord pourrait capter sans mal.

“Ça n’pouvait être autrement, tu le savais déjà, à l'époque. Tu savais que ça arriverait. Y’a pas si longtemps, tu voulais m’promettre de pas m’laisser seule. On pourrait accomplir ce que tout le monde craint de faire. Alors, tu sais ce qu’il te reste à faire, pas vrai ? C'est dans l'ordre des choses après tout.“

La silhouette diffuse tendit sa main dans ma direction, paume ouverte et doigts légèrement écartés alors que je devinais un léger sourire se dessiner sur son visage, m'invitant dans la confidence de nos similarités, espérant ainsi un accord de ma part. Je savais que les choses seraient bien plus simples ainsi, que je laisserais mes problèmes derrière moi à prendre une nouvelle route qui m’était presque prédestinée. D’un mouvement lent, tandis que j’inspirais d’une large profondeur, je laissais ma main glisser contre celle ouverte qui me caressait la peau avec une grande douceur.

« Je ne te laisserais pas tomber. » Avais-je murmuré en réponse, attirant la main à mes lèvres pour y déposer un baiser d’une chaste tendresse, avant d’acquiescer doucement à ce qu'elle attendait de moi. « Aucun de vous. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Mer 8 Avr - 23:37
Les mains résolument scellées l’une à l’autre, elle ne cessait de jouer de ses doigts, grattant doucement de ses ongles à peine débordant de l’extrémité de ses doigts contre la pulpe de chaque articulation, ou les sinuosités de ses paumes. Elle avait gardé son attention sur Kyle, l’observant de ses prunelles brunes qui mesuraient sans doute encore quelle serait la meilleure approche a donner à cet échange.

Elle n’était vraiment pas certaine d’elle-même, quand bien même elle cherchait à le laisser paraître, mais elle se retrouvait dans l’inconfort d’un entre-deux, où les morceaux à recoller étaient aussi tranchant que ceux d'un verre brisé. Beaucoup de chose ne tenait plus qu’à un fil, plus qu’à ses frêles épaules instables, pour leurs redonner l’élan, l’impulsion d’aller au-devant de tout cela. Ce groupe était fragile, trop récent et trop inconstant pour que tout puisse parvenir à se démêler par le simple écoulement du temps.

En l’instant, elle se sentait comme un chirurgien atteint de Parkinson face à sa première opération. Autant dire qu’elle n’estimait pas ses chances de réussite au plus haut niveau. Mais elle avait dit qu’elle ferait son possible, et chacun d’eux remettait leurs fondations branlantes, entre ses mains. Elle sentait son cœur s'emballer par le stress, alors que son visage gardait le masque d’une douceur assurée. Il le fallait.

Les propos de Kyle ne l’étonnèrent guère cependant. Elle s’était bien imaginé ce type de réaction, comme un regain classique quand quelqu’un était face à son genre de personne contre sa volonté, et elle ne s’en trouva pas bousculé, mais mieux encore, elle n’en sortait de cette brève intervention pas les mains vides, glanant des réactions quelques précieuses informations interprétés. Ses poumons se gonflèrent lentement et doucement, bien que l’oxygène parvînt à remplir l’ensemble de ses cavités à l’instant même où elle capta le regard que Jena lui adressait. Aussi, alors qu’elle s’était apprêtée à répondre, elle se retint et se força à se taire, gardant la bouche close, laissant à l'autre femme son impulsion d’apporter une contribution à cet échange dont elle attendait et espérait beaucoup.

Elle ne capta pas toute la teneur des mots que la blonde confiait à bas ton, ne s’appliquant pas spécialement à tendre l’oreille pour briser cette intimité imposée, les laissant à leur mots confidents. Mais quand bien même elle leur accorda cette discussion sans s’imposer, elle n’en détourna pas son attention pour autant, restant focalisé sur le regard de Kyle puisque seul accessible en l'instant, dont Jena avait su en capter l’attention. Ses sourcils finirent par froncer un instant lorsqu’elle sentit à sa réaction quelque chose d’étrange, son buste se redressant tandis que ses yeux passaient rapidement sur la pièce vide en dehors d’eux trois, avant d’en revenir à l’ex-militaire, qui n’avait qu’à peine bougé. Elle garda le silence à cet instant, patientant d'être certaine de ne pas interrompre quoi que ce soit, puis elle se lança, d'une voix claire bien que douce, portée pour être aussi audible qu'intelligible.

« Je sais que ce n’est pas facile… j’ai personnellement toujours détesté les psy et Dieu sait combien se sont enchaînés depuis ma toute petite enfance. Alors, j’crois que j’ai une certaine expérience de ce qui peut être vraiment agaçant chez eux. Je pense que tu sais de quoi je parle.

En fait. On n’est pas obligé de parler de toi, ton enfance, ou ta famille. Même pas du tout, si tu en as pas envie. On est là pour, surtout, dénouer tout ça. Tu saurais me dire ce qui est arrivé, hier soir ? »


Ses lèvres se plissèrent légèrement pour en recueillir une légère humidité par le passage très fin de l’extrémité de sa langue, avant de dénouer finalement ses mains, l’une venant se coincer à mi-hauteur de ses cuisses, l’autre se dressant à sa tempe pour rabattre quelques mèches de cheveux jusque derrière son oreille, la tête toujours inclinée sur le côté pour garder son attention sur l'homme.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 12 Avr - 21:42
Je laissais l’homme porter son geste, sans aucune retenue ni résistance. Je l’approuvais même d’un mince sourire qui se voulait aussi flatté qu’affectueux. Une légèreté dont j’appréciais la spontanéité, ne relevant pas le regard de biais qu’il avait eu, bien incapable ne serait-ce que d’imaginer l’illusion qui l’avait atteint entre-temps. Mon pouce caressa d’une légère pression la peau de l’homme, lui retournant en partie la tendresse dont il faisait preuve dans les gestes. Mon regard se détacha du sien pour se baisser dans une contemplation vague du bandage sur sa cuisse. Je me sentais soulagée par ses mots, cette promesse qu’il ne mentionnait pas. C’était mieux ainsi. Je n’étais pas certaine d’être capable d’entendre une énième phrase parlant de promesse, de serment ou tout ce qui pouvait s’en approcher. Je n’aurai pas réussi à y croire, ne pouvant plus être convaincue que par des actes à venir. Et en cela, je le remerciais sans le dire, sans un mot. Juste d’une caresse portée à sa joue hirsute de mes doigts se détachant de sa main.

“Je sais.” Je ne trouvais rien de mieux à dire. Aucun des autres mots me venant à l’esprit ne me paraissait pertinents, ni justes. Un geste, un regard, une attention se voulaient parfois bien plus parlant que tous les mots du monde.

Mes doigts finirent par se détacher de sa joue, glissant légèrement le long de son cou pour finalement suivre les courbes de son bras. Puis je me quittais ma position agenouillée face à lui pour préférer aller m’asseoir juste à la droite de l’homme tandis qu’Elizabeth reprenait la parole. J’aurai laissé ma main poursuivre et flatter la peau de Kyle assez tendrement, autant pour me rassurer de sa présence et m’en imprégner que signifier la mienne à ses côtés. Mon regard cependant s’était tourné vers la jolie brune, écarquillant un peu les yeux à la laisser sous-entendre qu’elle-même avait connu bon nombres de psy durant sa jeunesse. Elle qui m’avait pourtant confié avoir une trouille bleue des médecins en général… Cette fille était effectivement un monticule de paradoxes qu’il était intriguant de tenter de cerner, sans que je ne puisse vraiment y parvenir.

Et les questions qu’elle adressa à Kyle, plus que de les écouter simplement, je me les appropriais à mon tour. Que nous était-il arrivé hier soir, à nous tous et à différentes échelles ? Je devais bien avouer que même pour moi qui ne souffrait pourtant d’aucune atteinte psychologique, les événements de la soirée précédente demeuraient flous. Étranges et morcelés. Des bribes de mémoires que mon cerveau, groggy par le traumatisme, la fatigue, l’incompréhension et très certainement la crainte, n’avait pas cru bon de relever, préférant se concentrer pleinement sur l’acte d’aider à la maîtrise d’un Kyle en pleine crise de psychose ou de démence. Je n’étais même pas capable de poser un nom, une idée, sur ce dont il était atteint. Et pourtant, je me tenais là, auprès de lui après avoir été en partie responsable de sa situation actuelle, et malgré que tout au fond, profondément, je ne pouvais m’empêcher de continuer à le craindre.

Je baissais lentement le visage, jusqu’à contempler le sol s’étirant au-delà de mes pieds, les mèches de ma chevelure venant encadrer celui-ci de part et d’autres tandis que je m’enfonçais dans de plus profondes réflexions encore, devenant de plus en plus distante d’avec ce qu’il pouvait bien se dire juste à côté de moi. Entendre sans écouter. Regarder sans voir. En cet instant, je me demandais bien ce que je faisais là, entre eux et ce qu’il y avait à dénouer de complexe dans cette étrange situation. Je me sentais comme une voyeuse, à la curiosité perverse, à être témoin d’échanges qui ne m’étaient pas destinés, dont je savais par avance n’avoir qualification ni mérite à les entendre. Et pourtant, je tâcherai de ne rien perdre de ce qu’il pourrait se dire car Collins était mon compagnon. Bien au-delà du coeur, c’était aussi avec lui - exclusivement lui - que je comptais quitter les murs de ce campement pour affronter le monde extérieur.

Il était et demeurait jusqu’à preuve du contraire la seule personne à qui je pouvais faire confiance là-dehors, pour ce que nous avions déjà vécu, enduré, pratiqué.  Je pouvais compter sur lui, et lui sur moi. Ou du moins était-ce que je pensais quelques jours plus tôt. Mais les événements de la veille avaient eu pour conséquence de remettre cette confiance-ci en question également. Jusqu’où l’homme était-il blessé dans son être profond ? À quel moment, dans quelle situation, serait-t-il soudainement susceptible de péter les plombs à nouveau et se retourner contre moi ? Contre nous ?

Je secouais très légèrement la tête, imprimant un mouvement ondulant aux mèches blondes dissimulant en partie mon profil. D’une pensée réprobatrice, je me mordais la lèvre inférieure en laissant fuir un très léger soupir. Je ne devais pas entrer dans ce schéma de pensées. Si je commençais à douter de mon partenaire, je me risquais à glisser sur une pente dangereuse. Typiquement le genre de pente qui ferait s’effondrer les fondations de ce campement. C’est pourquoi je chassais bien vite ces idées de mes pensées, traduisant cela d’un simple geste. Lentement, j’inclinais la tête puis le buste sur le côté, jusqu’à ce que le côté de crâne ne vienne se reposer contre l’épaule de l’homme, si du moins il n’avait repoussé aucune de mes attentions.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Mer 15 Avr - 14:08
Je renvoyais un regard de biais à cette ombre fugace qui avait désormais disparue, sans m’attarder sur les raisons de sa présence, et encore moins sa logique d’ailleurs. Je n’avais pas envie de lui apporter plus d’attention au-delà de cette conclusion que je lui avais offerte, aussi muette qu’irrévocable. Je revins suivre le mouvement d’Higgins qui trouvait place à mes côtés, la remerciant assez silencieusement pour son geste d’affection mais surtout son soutien, mon regard plus éloquent que n'importe quel mot. Je m’étonnais moi-même d’y trouver un certain réconfort, comme une assurance, un garde-fou, en sa présence. Ce n’étaient pas des paroles en l’air, j’étais sincèrement convaincu qu’elle pouvait me rendre meilleur même si l’avenir allait irrémédiablement l'éloigner de moi.

J’avais gardé ma jambe gauche redressée, ne bougeant que légèrement le talon et mon bras toujours perché sur le genou voyait ma main gauche se balancer dans le vide, offrant au contact qu’elle avait souhaité conserver, la droite ouverte en offrande. Mon regard lui, avait retrouvé la silhouette d’Elizabeth, toujours assise sur cette machine blanche sale, ne la détaillant que rapidement de sa posture à son visage qui m'observait, avant de le déporter sur la porte qui me faisait face sans y prêter une réelle grande attention, y trouvant un simple refuge, quelque chose d'assez neutre pour y perdre mes idées.

Cette petite phrase intercalée dans sa rétorque s’était glissée dans mon esprit en ravivant quelques souvenirs. Des réminiscences d’un passé dont je n’étais même plus certain qu’il ait vraiment existé tant tout ce qui le caractérisait avait aujourd’hui disparu. Des êtres de poussière et des actes de cendre, qu’un simple souffle finirait peut-être par balayer. Je n’avais rien que ces images qui se floutaient peu à peu sans être vraiment certain que je ne les ai pas déliré, eux aussi. Oui, j’avais connu des psys, surtout et principalement par obligation, mais ça ne m’empêchait pas de continuer à croire que c’était parfaitement ridicule. Non pas par crainte de ce qu'ils se prétendraient capable de lire en moi, mais parce que c'était d'un charlatanisme démentiel, et qui n’avait d’utilité que pour les gens parfaitement naïfs ne fonctionnant en rien sur des personnes aussi pragmatiques.

Mais j’y avais cédé, autrefois comme aujourd'hui. Pour ma carrière, pour ma fille, pour trouver la voie de la résilience, comme on s’était évertué à me convaincre. Trauma, développement personnel altéré, intégration, tant de mots, de termes, qui me revenaient à l’esprit à la vitesse de l’éclair et qui renforçait davantage mon scepticisme et mon dépit à l'idée que quiconque pourrait prétendre savoir ce qui se cachait dans ma tête. J’y avais cru, mais qu’est-ce que ça m’avait apporté ? Une gangrène qui m’avait avili et rendu inapte et inadapté. Ça m'avait privé de mes instincts les plus purs, signant les conséquences de cette débacle.

Ce n’était pourtant pas à ces souvenirs qu’on voulait que je me prête au jeu de la confession mais à des biens plus proche et pourtant encore plus flou que s’ils s’étaient produit des dizaines d’années avant. Je conservais mon regard dressé sur la porte, la fixant avec une attention déportée tandis que je remuais mes méninges parce que cette simple évocation m’y forçait. Je prenais une longue inspiration presque dépitée par les images qui m’arrivaient, donnant à mes gestes quelques mouvements parasites d’un élan qui peinait à venir, haussant parfois une épaule ou balayant l’air de la main gauche très légèrement.

Je finis par suivre le fil de mes pensées en me raccrochant aux mots que j’avais donné à James, a ces confessions que je lui avais porté avec beaucoup de rancœur et d’élan de fierté. Il était sans doute temps d’arrêter de frapper de la tête les murs de béton et de seulement commencer à le gravir pour le franchir. Le contact de la main de Jena m'incita à parler. Je lui devais bien plus que ça.

« J’étais dans le brouillard. J’me suis réveillé la gueule dans le cul. J’savais même plus quel jour on était. J’me souvenais de ma fille. J’voulais juste la retrouver, m’assurer qu’elle allait bien. James est venu me voir, j’restais focalisé là-dessus. J’devais savoir. Où elle était, ce qu’elle avait. Le fait qu’il m’en empêche c’était… . Il fallait que je la voie. C’était viscéral. J’ai réagi d’instinct. Il se dressait entre moi et Amber. C'est ce que j'ai sentis. Et je sentais, qu’il y avait urgence. Que c’était sans doute vital. J’ai voulu l’écarter de ma route.

Et vous connaissez sans doute la suite. »
Je levais ma main libre pour signifier que j’avais autre chose à rajouter, d’important, sans même accorder d’attention aux regards qui devaient se fixer sur moi. « J’ai déliré. Les médocs sans doute, la fatigue, j'en sais rien, j’étais… complètement déphasé. Je sais… je sais déjà que j’étais dans le tort. Qu’Amber est sans doute plus de ce monde. »

Je me tus un bref instant, ressentant encore la tension nerveuse de mes bras me transcender et la confusion perdurer, rajoutant en marmonnant, d’une voix bien plus basse et moins intelligible. « Peut-être qu’elle ne l’a jamais été. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Dim 19 Avr - 22:41
Forcer cette posture décontractée avait coûté quelques tensions supplémentaires sur la base de la nuque de la psychologue, de part et d'autre de ses épaules, sentant ses muscles plus rigide que d'ordinaire créer quelques douleurs qui immisçait sournoisement à la base de son crâne. Elizabeth joua de l'une d'elles pour essayer de se défaire de quelques maux qui commençait à poindre, cherchant à retarder ce qu'elle pensait comme inévitable, basculant d'avant en arrière son bras droit, sans décroiser pour autant ses mains qui restaient solidement nouées.

Son esprit vagabonda brièvement vers James à la vue des attentions mutuelles que Jena et Kyle s'accordaient, sentant son cœur se serrer davantage à cette angoisse qui ne l'avait toujours pas quitté. Combien de temps s'était écoulé depuis son départ ? Une demi-heure peut-être ? D'avantage ? Moins ? Il était encore un peu tôt pour en recevoir des nouvelles et elle ne doutait pas que Kenzie qui avait trouvé place au poste radio, prenant le relais sur Leonard, prendrait le message s'il venait à être plus en avance qu'estimé. Elle ne devait pas pour autant négliger sa présence en ces lieux, ni ce qu'elle avait entrepris, par seule volonté de penser à ses propres priorités qui n'en était que par l'intensité des émotions qu'elle ressentait. Ils avaient cruellement besoin que tous soit en état d'être et d'agir librement car en l'instant, par le départ momentané de James et Cornelia, le perchoir était plus que vulnérable.

Aussi recentra t-elle son attention qu'elle avait quelques secondes perdues dans ses pensées, pour en revenir au duo. La femme venait de prendre place au côté de l'ex-militaire, restant à son flanc en symbole de soutien de ce qu'elle en perçu, et c'était très bien ainsi. Elizabeth savait qu'il était important qu'il ne se sente pas en face à face, en solitaire avec ses pensées et cette femme qui l'y confrontait, mais soutenu dans cette démarche qu'il avait finalement accepté. Cela prenait davantage l'allure d'échange que d'opposition, pour l'aider à faire le lien entre la réalité et les mirages que lui fournissaient son cerveau.

Un plissement de lèvre germa à l'attention de Jena, d'un sourire discret qu'elle lui adressa pour la remercier mais également pour la soutenir à son tour, et lui assurer qu'ils étaient bien, là, ensemble à trois, et non pas à s'opposer les uns aux autres. Ses yeux se reportèrent finalement sur Kyle, qui ne lui avait pratiquement accordé aucune attention, toujours un brin réfractaire à cette démarche mais qui finissait par suivre le fil de la discussion et répondre à ses demandes. Elle doutait que sans l'intervention de la blonde, Elizabeth n'aurait obtenu quelconque résultat, mais cela faisait partit des choses qu'elle avait anticipé, et raison pour laquelle elle avait encouragé Jena à rester.

Si les mots de l'homme auraient pu ne rien lui apprendre d'exceptionnel, c'était sans compter sur les interlignes sur lesquels elle se focalisait. S'il semblait conscient d'avoir eut une phase de confusion telle qu'il en était venu à mêler réalité et chimère, il mettait cela sur la faute d'un facteur externe à ses propres troubles personnels. De la discussion qu'ils avaient eu avec James dans la salle de réunion, il était pourtant à envisager que ce déphasage n'était pas le premier et sans doute pas le dernier non plus au regard des fuites que les propres yeux de Kyle exerçaient sur le décors. Elle resta sereine, sans réaction particulière, son audition laissant échapper les quelques mots qu'il prononça sur la fin, sans qu'elle ne le relève pour autant, réajustant à nouveau sa posture.

« Tu penses que c'était dû aux médicaments ? » Interrogea-t-elle, cherchant a mettre le doigt sur les incohérences qu'elle relevait. « Pourquoi pensais-tu qu'Amber était en danger ? »

C'était osé, elle en avait conscience, et elle ignorait si c'était le bon moment, mais il fallait aussi qu'elle le test, sur ses réactions, positives comme négatives. Après tout, James lui avait demandé d'évaluer les risques et c'était ce qu'elle voulait faire en premier temps... la guérison viendrait après, et elle ne se ferait pas en si peu de temps.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 26 Avr - 14:41
Aux premières confessions de Kyle, je ne pouvais m’empêcher de lui affirmer ma présence et mon soutien au-travers de ma main qui se glissait dans la sienne demeurée ouverte, la resserrant d’une poigne légère, fugace mais présente. Je le laissais parler, vider son sac et tenter de mettre des mots sur les émotions qu’il avait pu ressentir. Quelque part, je le comprenais. Cette pulsion viscérale qui l’avait animé dès l’instant où il avait cru qu’on l’empêchait de retrouver sa fille. Ce sentiment, cet instinct, était très certainement l’un des plus puissants et absolus qui pouvait animer un homme ou une femme. Ce qui, une fois de plus, me mettait face à mes propres démons. Que pourrais-je faire ? Jusqu’où serais-je susceptible d’aller si d’aventure, ma fille était vivante et que l’on cherchait à m’empêcher de l’atteindre ? Certainement que je ne serai guère plus raisonnable que Kyle en cet instant.

La véritable différence, très marquante entre le militaire et moi, résidait dans sa perception visiblement altérée de la réalité, ou du temps et ses souvenirs. C’était là quelque chose qui m’échappait totalement, car je baignais dans ce pragmatisme lourd et affligeant de certitudes. Ma fille était morte, ma soeur avec elle. C’était presque certain. De ce constat ne naissaient que de rares sentiments : de la tristesse, de la colère et un vide angoissant. Et ce n’était pas là ce que j’avais de mieux à offrir pour venir en aide à Collins. Au final, je n’avais rien d'autre qu’un geste de la main et une caresse du crâne. Chacun contribuait à sa mesure au quotidien. C’était là ma contribution. Et ça me foutait les nerfs de ne pas pouvoir lui offrir plus.

Pourquoi fallait-il que les choses soient à ce point compliquées avec l’humain ? Pourquoi avait-il fallu que l’on tombe sur Sarah, qui semblait répandre bien innocemment tout le chaos qui avait visiblement accompagné sa naissance ? Le sous-entendu d’Elizabeth m’avait paru flagrant dans la formulation de ses questions. Kyle paraissait baigner dans le déni de ses propres démons, à se chercher des excuses extérieures pour ne pas avoir à affronter le mal-être ancré au fond de lui. Un peu comme il avait voulu s’expliquer sur son éloignement, quelques jours auparavant. C’était la faute de James et du secret qu’il avait demandé de garder. C’était pour soit-disant me protéger qu’il avait imposé cette distance froidement, se convaincant que sa décision me conviendrait de par une logique biaisée sans même avoir la délicatesse de m’en parler ; ou plus simplement que je m’y conformerai par détestation ou par dépit.

Je ressentais soudainement une profonde empathie pour Elizabeth qui, dans sa gentillesse encore une fois, acceptait de jouer le rôle difficile de celle qui affirme ce que l’on ne veut pas entendre. À cet instant, je ne souhaitais vraiment pas être à sa place, mais certainement parce que je me savais ne pas être aussi équipée qu’elle pour aborder ce type de situation. Son approche, sa façon de raisonner avec Kyle me renvoyait à la figure à quel point j’avais été catastrophique à ce jeu-là avec la mécano l’autre soir, avec Kyle ce matin. J’avais été aussi fine et délicate qu’un bélier à aborder l’un comme l’autre. Néanmoins, le fond ne m’échappait pas. J’avais le sentiment de percevoir le même genre de dialogue. Une recherche de justifications hasardeuses, de remises en cause de la réalité plutôt que de l’acceptation de celle-ci. Amber n’aurait jamais été de ce monde ? Je doutais fortement que tout ce qu’il m’avait illustré ce matin, raconté, n’était qu’un fantasme pur. Ses réactions, sa souffrance étaient si réelles, si perceptibles qu’il m’était difficile d’envisager que ce fut le fruit d’une construction, d’une vie fantasmée. Je ne savais même pas si c’était possible en réalité. Le champ des folies n’était pas de celui que j’arpentais par le passé.

Notre ancienne société avait mis en place des circuits spécialisés pour traiter ces affections. Elizabeth paraissait en être un reliquat, mais était-elle suffisante, seule, face à Kyle ? Je n’en savais rien là non plus, et c’était affreusement frustrant. Tout ce que je savais, lorsque je faisais le parallèle entre Kyle et moi, la similarité de nos vécus, de nos pertes, c’était que nous divergions totalement sur notre perception de ces pertes. Jodie avait été ma force, pour survivre au début, pour me battre, puis mon moteur de vengeance et de colère qui m’avait permis de continuer, de passer outre sans retrouver de véritable raison de vivre. Jusqu’à présent du moins... Kyle semblait trouver dans l’existence et la disparition de sa fille une raison à sa faiblesse d’alors, et cela me crispait davantage l’estomac que les pires insultes ou trahisons. J’avais l’envie brûlante de le gifler soudainement pour lui remettre les idées en place, mais je n’en faisais rien. Je me contentais simplement de rester à son côté et lui offrir ma présence, mon soutien, car il n’avait pas besoin d’un bélier, mais bel et bien d’une balance.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-
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