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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Bridge over troubled water - 14/04/35
 :: Safe Zones :: Le Perchoir :: La vie du Camp

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Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Jeu 30 Avr - 0:19
Je finis par planter mon regard droit sur Elizabeth. Mes iris d'acier l'assaillant avec la même froideur que le métal dont ils semblaient être fait. Elle voulait mon attention, voilà qu'elle l'avait obtenu pleinement. J'en relâchais même la main que j'avais tenue de Jena à mes côtés, capté par toute la glace que j'avais pu rassembler dans mon attitude et dans le rempart que je voulais lui faire voir. Je m'étais légèrement penché vers l'avant, le bras gauche toujours perché avec une nonchalance forcé sur le haut de mon genou redressé. J'en aurais bien fait de même avec la droite, mais j'évitais de tirer davantage sur cette blessure qui aurait de toute manière un mal fou à se remettre. Au lieu de cela, mon poing venait se poser à même le sol, les phalanges serrées, aussi fermement que ma mâchoire.

Je détestais être mis au pied du mur, et la succession de mes visiteurs n'avait fait que me foutre un peu plus dans le tourment de mes souvenirs. Le scénario se répétait, inlassablement, avec certes moins de brutalité, mais qui ne manquait pas pour autant de m'y replonger pleinement. Je me retrouvais face à ma femme qui me flanquait sur la table devant moi ce tube de pilules qui aurait l'usage de nous sauver, mais qui avait eu celui de nous condamner. Je lui avais simplement sourit d'un air désabusé, les lèvres fermées, une brève seconde avant de me perdre dans mes réflexion lointaine et dans le tumulte des événements plus ancien encore, là-bas, au moyen-orient. La vérité c'est que je me sentais comme une vraie merde devant une fatalité, revivant sans cesse ce passé dont je ne pouvais rien changer et que je n'étais capable que de donner d'une façade. Une mascarade.

Pourquoi pensais-je qu'Amber était en danger ? Pourquoi pensais-je que Kateryn était morte ? Pourquoi pensais-je que ce foutu monde était partit en vrille, envahi par les morts, le sang et la douleur ? Parce que c'était le cas. C'était putain le cas. Un monde qui nous obligeait a faire des choix dont on aurait jamais voulut faire face. Des choix du moins pire, ceux du moins douloureux, ceux qui dans le pire moment laissait entrer en lice le cœur et la raison. Du premier qui frapperait l'emportait. Ça n'était pas une lutte à mort, ça aurait été plus simple si ça avait été le cas. Si l'un avait pu tuer l'autre dans cette altercation d'une demi-seconde. Mais ça n'était jamais l'affaire que d'un simple coup. Celui qui dirigerait la main et qui condamnerait des vies avant de s’éclipser comme un lâche en laissant l'autre en déroute.

Je sentais ma main qui tremblait d'un irrésistible séisme, au même titre que mes lèvres. J'en forçais le déliement en passant ma langue sur le devant de mes dents, lèvres closes, à jouer de quelques mouvements qui n'avaient de raison qu'au reflet de mes nerfs et que j'estompais d'un simple mouvement de main sur le bas de mon visage, d'un balayage vertical de ma gauche, simple, rapide, restant en suspend le temps d'y trouver la pose de mon visage coincé dans l'arceau entre mon pouce et mon index. Je me sentais rongé d'inexactitude, pris dans le tourbillon d'une abîme qui se répétait, encore, toujours.

« Merde. Ca suffit. » Prononçais-je d'un ton très las, sans animosité mais plutôt emprunt d'une grande lassitude, l'ensemble poussé dans un souffle proche du soupir. « Ces questions, c'est... . C'est quoi au juste la bonne réponse ? Donnez moi la bonne réponse, comme ça je dis ce que vous voulez entendre. »

Je sentais mon index faire pression sur ma lèvre inférieure d'un frottement incontrôlable tandis que mon poing continuait de se serrer dressé sur le sol.

« Ma vie est autant un chaos et une déchéance que celle de quatre-vingt-dix-neuf pour cent de la population qui reste de vivante dans ce monde. Dans celui d'avant, il devait y avoir une tonne de papelards qui affirmaient que j'étais mentalement instable. Alors ce que j'en pense, ce que tu en penses, j'en ai rien à carrer. J'suis responsable de ce qui s'est passé et je peux rien y changer. Mais alors quoi ? Alors c'est quoi la suite maintenant ? »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Sam 2 Mai - 22:39
A mesure que cette conversation prenait forme, Elizabeth parvenait a y focaliser toute son attention avec un peu plus de sérénité et d'aisance, se laissant porter non pas par ses appréhensions mais par les faits à l'état brut et un flux naturel qui l'avait peu à peu immergé. Elle n'écartait pas pour autant cette tension qui résidait dans cet échange dont chacun portait un espoir à différentes échelles, ni n'oubliait ses angoisses qu'elle prêtait à son inexpérience en la matière, bien plus à même d'interpréter que de panser, mais sa nervosité s'évaporait enfin, peu à peu. En témoin, ses gestes des mains n'étaient plus garnis de mouvements parasites ou de frottements qui les avaient jusqu'ici animé. Elles reposaient maintenant assez souplement sur ses cuisses, et le regard noisette de la psychologue qui venait de prendre ses activités, était capté par la grisaille que l'homme lui adressait.

« Et bien... » Avait-elle commencé, d'un ton assez simple et bas, prenant le temps d'une inspiration pour mesurer ses idées et planifier, à la vitesse de l'éclair, la prochaine direction qu'elle allait prendre. « La suite risque d'être relativement basique, et elle n'a pas beaucoup changé. On doit survivre et, petit à petit, réapprendre à vivre. On essayera toujours de faire au mieux, avec ce qu'on a, d'avancer et d'essayer de régler ce qui peut l'être. »

Le tranchant de sa dentition supérieure vint frotter sur l'épaisseur de sa lèvre, tandis que son regard accordera à Jena une attention appuyée, rassemblant des éléments que sa mémoire avait emmagasiné grâce à ce contact oculaire, lors de cette conversation dans la salle de réunion.

« Mais, il existe une incertitude. » Reprit-elle un peu plus sur la prudence en replaçant ses yeux sur Kyle, principal intéressé de ses mots. « Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses en vérité. Seulement tes réponses. Tes réponses qui nous aideront à nous adapter pour éclaircir cette zone d'ombre. Le fait que tu ai cru entendre ou voir Amber, n'était pas dû au hasard.

Nous avons recueillis un bébé, une petite fille du nom de Sarah. Nous espérons faire de notre mieux pour lui apprendre ce monde, et ça ne sera vraiment pas évident. Nous devrons nous même l'apprendre en premier lieu. Mais, pour l'heure, notre préoccupation est plus tangible. Nous avons crainte, Kyle. Crainte que ces instincts viscérales qui ont mené à cette rixe d'hier soir, n'émerge à nouveau en présence de cette enfant. »


Elle ne cherchait plus vraiment à le sonder. Il y avait tellement de chose à cerner de cet homme qui dévoilait bien plus qu'il ne le souhaitait, sa puissante fierté en premier, mais elle laissait de côté pour le moment les détails. Ils auraient à se revoir à nouveau, elle l'espérait, pour son bien à lui, pour l'aider autant que possible a être celui qu'il voulait laisser paraître. Mais pour l'heure, elle opta pour la franchise, sans détour, et cherchant a user de mots aussi précis que possible.  

« Penses-tu que cela puisse se reproduire ? »
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 3 Mai - 15:49
J’avais redressé la tête en sentant la main de Kyle s’échapper d’entre mes doigts. Lentement, je chassais mes propres réflexions pour rouvrir les yeux et poser mon regard sur le profil de l’homme. Sa lassitude se voulait si perceptible soudainement, sa perdition plus encore. Lentement, je laissais mes dents frotter les unes contre les autres dans un crissement que j’étais la seule à percevoir. Puis mes prunelles azurées se tournaient vers Elizabeth quand elle répondit à son tour aux interrogations du militaire. Je me sentais de plus en plus étrangère à tout cela, cette discussion, me donnant le sentiment d’une espionne perverse juste bonne à entendre et exercer un jugement au mieux bancal.

Plus encore lorsque mon regard trouva l’attention de la jolie brune, que je soutins quelques instants avant de reporter celui-ci une nouvelle fois en direction de Collins, sans ne rien perdre des réponses de la psychologue à son attention. Néanmoins, à sa dernière question, je ne pouvais plus me contenter de rester passive et attentive. Elle avait lâché la bombe psychologique que semblait paraître la présence, l’existence pure et simple de Sarah parmi nous, et tout ce que cela pouvait engendrer de responsabilités nouvelles et écrasantes.

Lentement, j’amenais ma main droite à venir se poser sur l’épaule adjacente de Kyle, avec une grande douceur, lui rappelant s’il le fallait encore ma présence à ses côtés, indéfectiblement et peu importait ce qu’il aurait à ajouter. Mon visage se drapa néanmoins de cette gravité qui baignait dans l’atmosphère. Il y avait bien des idées et des mots qui me traversaient l’esprit en cet instant, mais bien peu finalement n’avaient vocation à être exprimés à haute voix. Trop secs, bruts ou maladroits. Très certainement hors contexte aussi. Néanmoins, une idée, plus imposante que les autres, dominait le reste, et c’était celle-ci que je voulais confier à l’homme comme à la femme, car cela les concernait autant l’un que l’autre, pour ne pas dire chacun d’entre nous.

“La présence de Sarah ici remet beaucoup de choses en perspective,” fis-je finalement entendre d’une voix douce, mais légèrement tremblante. “Nous ne sommes plus seulement un groupe désormais. Nous sommes une famille. Peut-être pas aux yeux les uns des autres, mais à ses yeux à elle.” Je marquais ces quelques mots d’une légère inspiration, adressant mes prochains mots à Kyle tout particulièrement.

“Toi et moi avons perdu nos familles, ce que nous chérissions plus que nos propres vies et rien ne pourra jamais changer ça. C’est horrible. C’est injuste, mais qu’on le veuille ou non, c’est ainsi. Ce monde nous a pris ce que nous avions de plus cher et nous interdit même d’être plus intimes. Et aujourd’hui, désormais, nous avons à nouveau quelque chose, quelqu’un, pour nous pousser à continuer, à survivre, à combattre plus ardemment qu’auparavant.” Je secouais légèrement la tête, ma main droite délaissant l’épaule de l’homme pour venir se plaquer contre mon coeur.

“Cet instinct viscéral demeurera, quoi qu’il arrive. Chez toi. Chez moi. Nous sommes voués à ressentir cette peine, et il n’y a rien de mal ni de honteux à l’exprimer. C’est à nous que revient le devoir d’en faire quelque chose de bien, qui nous dépasse. Sarah aura besoin d’un père. Un modèle et un protecteur capable de le faire avec toute la hargne et les tripes que cela requiert, et je ne vois pas mieux placé que toi pour ça ici," lui confiai-je d’un ton affectueux.

Je me redressais lentement de contre le mur, forçant sur mes jambes pour me relever en m'aidant de mes bras pour aller me planter face à lui, m’accroupissant à ses pieds et cherchant à trouver son regard du mien, les avant-bras posés en travers des cuisses, les mains jointes de mes doigts croisés.

"Alors l’important dans tout ça n’est pas tant de savoir si cela se reproduira, ni même quand ; mais à l’encontre de qui. James ? Elizabeth ? Kenzie ? Moi ? Ou à l'encontre de tous ces salopards qui voudront lui faire du mal ? Quelle est la bonne réponse à ton avis ?”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Mar 5 Mai - 11:33
Continuant de garder mon attention fixe sur Elizabeth, ma main s’était finalement baissée légèrement a l’écoute de ses mots qui apportait plus d’éléments concret à mes interrogations. Mais ce n’était pas sans me ramener brusquement dans le flux de mes souvenirs distillés de la nuit d’avant, celle qu’un aveu en avait surboosté ma colère au point qu’une rupture était, je le savais, inexorable. La fatalité ou le destin, qu’importait comment les autres le voyait, moi j’en éprouvais une profonde impuissance de n’avoir pu être là à temps. Du mal, je voulais en faire, c’était indéniable. Il y avait quelque chose qui me vrillait le cœur et m’empêchait d’envisager l’avenir inactif. Si ça avait été tout, je pense que ça aurait été des plus simples. Une pulsion a assouvir, un besoin de vengeance qui devait exploser, mais la balance tanguait en la présence de cette enfant qui ne m'apparaissait plus comme un songe, un souvenir de plus, mais comme une vérité et une réalité.

Cette enfant, celle que j’avais tenu dans mes bras le temps du trajet jusqu’au retour à la sécurité, n’avait pas été le fruit d’un fantasme, mais bel et bien présente. Elle n’était pas Amber, pas celle que j’aurais voulu plus que tout ramener entre les murs de ce lieu sûr. J’avais abandonné ma fille, ma propre chaire, mon propre sang, sans réussir à m’assurer que sa chance avait joué en sa faveur aux derniers instants. Mais aussi loin que m’emportaient ces affirmations qui embrumaient mes yeux d’un voile trouble, j’en ressentis un agacement certain à ce qu’on envisage que je sois seulement capable de lever la main sur une enfant.

Mon poing droit se serra à nouveau, plus durement, faisant craquer cette fois-ci les quelques bulles d’air entre mes phalanges en un son ressentis, m’apprêtant a distiller bien gratuitement cette rage qui grandissait à nouveau, mais dont la manifestation de ce que j’avais voulu comme d’une pulsion à l’encontre de cette chaise à proximité fut avorté par l’apposition d’une main sur mon épaule. J’aurais tourné mon attention d’un mouvement de visage en sa direction, un peu brusquement, mais laissant tomber la tension que mes muscles avaient accumulé par ce seul contact qui troqua l’irritation contre la culpabilité. Quel crétin je faisais. J’allais seulement donner la preuve de tout ce que ces reproches agaçaient en moi.

J’en détournais les yeux d’elle, de quelques millimètres, fixant ses jambes plutôt que son regard en gardant mon attention déployé quand à ce qu’elle avait à dire la pression de mon poing se déliant peu à peu. A mesure de ses mots, je redéployais mes grisâtres à la fois orageux et pluvieux vers son visage, me fixant à l’azur de ses iris qui me confiait un rôle nouveau. J’ignorais si j’étais vraiment la plus à même d’être ce père. Je n’avais envie d’être le père que d’une personne, la mienne, mon propre enfant.

Combien d’orphelins ce monde avait-il ou allait-il encore créer ? Et s’il y avait un espoir qu’Amber ai survécu et qu’un homme ou une femme, ai pu la trouver, ne souhaiterais-je pas qu’ils leur aient offert le meilleur d’eux-mêmes pour la protéger, même s’ils étaient étranger à elle ? Je ne pourrais jamais fêter pas même son premier anniversaire en sa compagnie, mais je souhaitais plus que tout qu’elle en ai un et des dizaines d’autre à suivre. J'en étais plus a vouloir égoïstement partager quelque chose avec elle, juste espérer qu'elle le fasse, quelque part, le plus heureuse possible. A l’instar de cette enfant, Sarah dont quelqu’un, quelque part, souhaiterait sans doute qu’elle en ai des dizaines, chacun d’eux étant une victoire supplémentaire sur cette putain de vie.

Je suivis Jena du regard lorsqu’elle se redressa, venant me faire face. Ma main était déjà retombée mollement sur le perchoir de mon genou dressé, et je lui accordais un hochement de tête assez distinct pour première réponse avant que mes mots n’en viennent à suivre.

« Je serais toujours là. Je serais toujours ce gars sur qui vous pourrez compter, et qui ne lâchera rien. J’ai jamais perdu espoir, de toute ma vie, j’ai jamais abandonné, à aucun moment. Dur comme fer, jusqu’au bout et jusqu’à la dernière seconde s’il le faut. J’me suis battu pour Amber, jusqu’à ce que j’en crève. Tu sais que je serais capable de la même chose pour toi. Toi, et tous les autres. Y compris… Sarah. »

J’appréhendais. J’appréhendais ce rôle qu’elle m’attribuait, la charge qu’elle me confiait et la lourdeur que cela signifiait. Je n’étais pas certains d’être le mieux placé. Cette peur, cette crainte, je l’avais déjà ressentie à une échelle incommensurable, quand j’avais tenu Amber entre mes bras pour la première fois. Je crois surtout que le monde n’avait rien offert de mieux pour le moment. Avais-je vraiment été à la hauteur ? Une certitude : je n'avais en l’occurrence pas été à la hauteur ces dernières 48h. Je piégeais mes yeux que je venais de fermer entre mes doigts en apposant dessus une pression légère, l'obscurité dans lequel je m'étais plongé se clairsemant de flashs et d'étoiles d'une fatigue immense.

« Faut juste… que j’évacue. Que je me défoule. J’suis peut-être pas le type en qui vous avez le plus confiance en ce moment, mais j’ai pas changé. Rien a changé. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Jeu 7 Mai - 0:11
Aux mots de Kyle, j’avais répondu par de lents et répétés hochements de la tête, silencieuse. Mes prunelles azurées ne s’étaient pas détachées de son visage, son regard d’acier, même après qu’il l’eut dissimulé derrière ses doigts. Je n’avais pas grand chose à répondre à ce qu’il m’affirmait, car j’en étais intimement persuadée. Collins se battrait jusqu’au bout pour nous, pour cette gosse. Il l’avait déjà prouvé à la cimenterie, ou encore lorsqu’il avait fallu traquer Kaitlin pour protéger le Perchoir. S’il y avait bien une chose dont il était difficile de douter, malgré les événements récents, c’était bien de sa volonté à continuer de se battre.

Un fin sourire étira mes lèvres à son attention. Un sourire affectueux et quelque peu attristé aussi par sa dernière demande. J’avais déjà commis une erreur - aux yeux des autres du moins - en le détachant de mon plein gré et de ma seule initiative. Le laisser sortir d’ici ne pouvait pas relever de moi. Néanmoins, s’il avait à ce point besoin de se défouler, je pouvais toujours ramener un sac de frappe depuis la salle de sport du camp. Je doutais que dépenser un excédent d’énergie physique dans la gueule d’un sac plutôt que celle de James puisse être mal vu par qui que ce soit.

Mon regard avait lentement glissé vers Elizabeth à cette pensée, allant chercher chez ma comparse d’une interrogation muette et d’un sourcil arqué une quelconque approbation ou désaccord. J’avais besoin de savoir quoi faire pour aider, vraiment aider. J’avais besoin d’elle, du minimum de crédit ou de rôle qu’elle pouvait m’attribuer pour devenir plus qu’une simple spectatrice de la scène qui se jouait surtout entre eux deux, même si cela se résumait à faire la navette entre différentes pièces du Perchoir.

Puis, mon attention serait revenue sur Kyle. Ses quelques mots, quelques phrases, avaient ravivé tant de souvenirs d’une discussion bien moins agréable que je me demandais si elle pourrait se tenir de nouveau aujourd’hui, dans des conditions similaires. Et l’évidence me frappa. Bien sûr que oui. Kyle n’avait pas changé. Il l’affirmait lui-même. L’homme que j’avais devant moi était demeuré le même, depuis notre première excursion jusqu’à cette discussion sous la pluie. Je n’observais en ce moment-même qu’une version plus fatiguée, plus usée de cet homme, comme je pouvais moi-même le lui paraître en retour. Mais il n’avait sûrement pas changé. C’étaient nos regards, nos jugements, nos attentes et nos craintes à son égard qui avaient changées. Ce qu’il avait fait hier soir, il aurait fait de toute manière à un moment ou un autre, et je doutais que l’on puisse être un jour capables d’y remédier. Il fallait simplement trouver le moyen de le canaliser pour en tirer quelque chose de productif, bénéfique, qui servirait les intérêts de notre groupe plutôt que de le menacer.

Persuadée de ce raisonnement, et légèrement rassurée dans le fond, je lui adressais un sourire plus grand, plus sincère et chaleureux, avant de lui confier quelques mots qui nous appartenaient, à lui et moi.

“Rien a changé,” susurrai-je avec douceur. “Une garce et un pauvre con. Je pense que je pourrais continuer à me satisfaire de ça, tout comme Sarah.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Lun 11 Mai - 22:53
Ses yeux clignèrent avec lenteur tandis qu'elle observait toujours attentivement l'homme légèrement en contrebas. Elle n'avait rien raté de la tension de son bras droit, de la contraction de son biceps lorsqu'il avait exercé cette pression de son poing, et des sentiments tumultueux qui semblaient l'envahir de manière si chaotique. Mais elle ne fit rien, ni même un mouvement supplémentaire, ni même une expression pour en manifester cette vérité autre que la poursuite de son regard qui restait résolument fixé sur lui, allant sur son visage, son regard ou les moindre geste qu'il faisait.

Elle remercia à nouveau intérieurement Jena, à cette intervention qui semblait avoir tempéré un excès à venir, car elle n'aurait pas su comment le gérer. Elle se croyait toujours si bien empli de sagesse, mais ça n'en donnait l'illusion que lors des moments de grand calme où elle pouvait se prêter au jeu d'une grande attention et d'une grande réflexion. Face à l'imprévu, face aux événements immédiats, elle n'était, ni plus ni moins, qu'une femme tout ce qui avait de plus basique, avec ses instincts, ses peurs et surtout ses faiblesses.

Si une décénie en arrière, elle avait ardemment entraîné ses réflexes, il ne subsistait désormais plus grand chose de sa maigre expérience au sein du FBI autre que de savoir comment tenir une arme. Et en l’occurrence, cette dernière était toujours coincé dans l'arrière de son jean, au creux de ses reins mais elle doutait qu'elle ai réellement besoin d'en faire usage quand bien même elle eut seulement la réaction de s'en emparer à l'amorce d'un danger. Aussi hostile et instable que paraissait l'ex-militaire, elle ne l'estimait pas - ou plus tout du moins - dangereux. Il résidait dans ses gestes parasites ou ses quelques mots plus éloquents qu'il n'y paraissait, quelques résidus de l'état dans lequel il s'était trouvé, mais il semblait avoir retrouvé le chemin de la raison sans qu'elle n'y soit pour grand chose.

Les mots que Jena prononça ensuite, l'atteignirent sans doute plus qu'elle ne l'avait voulu. Cette volonté d'être uni, plus que comme un groupe, plus que comme une équipe, mais comme une famille, résonnait à nouveau dans son esprit et irrémédiablement, ses pensées fusèrent vers Ivy. Si la colère était toujours présente au fin fond de son cœur, elle avait néanmoins cédé une grande part de plus à la tristesse et à la crainte. Une famille laisserait-elle vraiment un de ses membres se perdre dans l'erreur avec le risque de la laisser finalement se perdre complètement et définitivement ? Ou alors accepterait-elle sa décision en espérant simplement que tout aille pour le mieux pour elle ?

Elle n'avait aucune idée de ce qu'était un esprit de famille. Ballottée de foyer en foyer, atterrissant souvent auprès d'une famille qui n'attendait d'elle que la part pécuniaire du contrat à l’accueillir, elle n'avait jamais pu compter que sur elle-même et son mentor. Que lui dirait-il d'ailleurs s'il était à ses côtés, lui qu'elle avait toujours vu comme une sorte de père ? Que ferait-il ? Elle n'en avait plus grande idée. Son image, celui de son visage, sa voix, tout se perdait dans les méandres de sa mémoire chancelante. Le temps était passé, et bien trop d'épreuve vécue. Les temps avaient changé, plus rien n'était désormais sûr. Alors, si elle devait se prêter au jeu des familles, unies et soudées, il faudrait sans doute qu'elle apprenne. Elle avait un trou béant de ce côté à combler.

Perdue dans ses réflexions, tandis que les deux autres personnes de cette pièce se faisait à nouveau face, elle capta rapidement le regard que lui lança la femme, et l'instant d'après, ses mains s'étaient déliées pour prendre appuis de part et d'autre de ses cuisses sur le rebord de la machine à laver. D'un mouvement lent, elle se laissa glisser les pieds au sol, étirant doucement ses bras et son dos qui s'était très légèrement avachi au cours de la discussion.

« J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de doute dans ton regard, sur ce que tu es et ce qui est. Sur ce qui a été. Mais si tu es capable de croire en toi-même Kyle, je suppose qu'on pourrait aisément parvenir à croire en toi, nous aussi.

Il vaudrait mieux que James voit tes blessures avant de te lancer dans un grand défouloir. Il s'est absenté pour négocier avec monsieur Wallace, mais si tu peux tenir une ou deux petites heures, tu pourras te défouler juste après. »


Quand bien même elle trouvait justesse et raison a ses mots, ils avaient également trouvé ce motif pour temporiser le retour du médecin. Après tout, il avait demandé à patienter sa présence avant de décider quoi que ce soit, quand bien même Jena avait pris une première décision en son absence, elle-même ne voulait pas se prêter à ce jeu.

« En fait... » reprit-elle immédiatement après en dérivant ses yeux sur la femme un bref instant. « Je me disais que l'infirmerie serait un lieu plus approprié pour le repos, maintenant que tu es détaché. Qu'en penses-tu ? »
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1139/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba102/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Mer 13 Mai - 10:43
Je fixais le visage d'Higgins qui me faisait face avec une attention grandissante dès lors que je rouvris les yeux. J'étais perturbé entre ses mots et son sourire, comme si les uns allaient difficilement avec l'autre. J'aurais sans doute perçu ces premiers différemment s'ils n'avaient pas été escortés de cette douceur que je lisais sur ses traits. C'était sans doute maladroit mais s'il y avait quelque chose a en tirer, cette réalité là : qu'importait nos promesses, nos actes ne pouvaient que refléter notre nature. Pour vrai, une garce et un pauvre con, mais au final, j'adorais ce duo.

Je soufflais des narines d'un rire léger, mes lèvres closes s'étirant quelques peu pour accompagner cette mimique d'approbation. Si Elizabeth n'avait pas été dans la pièce, j'aurais sans doute cédé à plus de démonstration d'affection en la serrant dans mes bras. Un besoin récurent qui cédait néanmoins la place aux circonstances et à la situation. Au lieu de cette marque d'affection qui viendrait en une autre heure, je lui adressais un clin d’œil, rendant à sa réplique toute la dimension de la complicité qui nous caractérisait. Peut-être avais-je donné à mes mots une dimension incontrôlée du message que je voulais faire passer - ce qui ne changeait pas de d'habitude au final ? Pourtant, je voulais vraiment apprendre de mes erreurs, grandir et être meilleur sans changer celui que j'étais. Une évolution plus qu'un changement.

J'inclinais la tête sur le côté, cherchant a venir poser mon regard sur Elizabeth maintenant qu'elle avait retrouvé le sol et perdu d'un peu de sa hauteur. Il y avait quelque chose d'agaçant chez elle que j'attribuais rapidement à cette aura de perfection qu'elle semblait dégager ou vouloir dégager. Tout semblait si simple et si limpide, si calme, et si doux, que ça attisait étrangement un sentiment inverse chez moi. Une certaine irritation qui chatouillait sans doute une part de mon ego. Du doute ? Putain oui. J'étais noyé sous le doute, submergé à en presque suffoquer même. Mais je me raccrochais à mes certitudes qui flottaient à cette surface spongieuse pour me servir de bouée. Une certitude blonde aux yeux bleu azuré. Ça prenait presque l'allure d'un cercle, l'amorce d'une stabilité naissance, celle que j'avais toujours idéalisé.

Mon regard dériva quelques instants sur les blessures a mes poignets. Les marques rouges qui les caractérisaient et les traces de sang séchées sur la surface de mes bras, parfois jusqu'au coude, restaient pour l'heure indolore, ou du moins suffisamment anesthésié pour que je n'en ressente plus la morsure. Mais il était vrai que le moindre mouvement éveillerait sans doute à ma conscience leur meurtrissure, tout comme il était vrai que la fatigue me rattrapait, la faim, la soif, et tous ces besoins dont j'avais été jusqu'ici privé.

Je laissais échapper un souffle profond, proche du soupir, mais aux allures d'expiration simple, ma main restant proche de mon visage, mon pouce retrouvant quelques frottements parasites sur la surface inférieure de ma lèvre, dessinant le relief d'une croûte qui avait recouvert une blessure.

« J'en pense que si j'avais pu avoir quelques clopes pour accompagner mon attente, elle aurait pu être d'autant plus grande. »

Je n'avais pas l'intention de faire plus de vague tant qu'on me remettait pas la corde aux poignets et surtout qu'on me laissait au moins aller pisser.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1173/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1088/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Mer 13 Mai - 13:38
Le léger rire soufflé de Kyle ne fit que renforcer la propre douceur de mes traits, mes lèvres s’étirant en réponse dans un sourire sincère d’affection. Un sentiment de soulagement m’envahissait même, allégeant le poids qui me pesait sur le coeur de quelques kilos tout à fait symboliques tandis que je plantais mes azurs dans le regard d’acier de Collins. Un regard qui dériva rapidement vers Elizabeth lorsque celle-ci reprit la parole après son silence, quittant l’assise perchée de ce lave-linge pour retrouver contact avec le sol.

Je ne saisissais pas vraiment toute la profondeur qu’il pouvait y avoir derrière ses mots. Il y avait bien trop d’interprétations possibles pour cela, mais je ne manquais pas de relever un détail particulier. Je croyais en Collins, certainement bien plus que l’homme ne pouvait le faire lui-même. Parce que je l’avais déjà vu en action. Il ne m’en fallait pas plus concernant l’extérieur du Perchoir, les dangers du monde qui pesaient sur nous. C’était à l’intérieur des murs que le doute demeurait le plus opaque et épais à dissiper. Comment réagirait-il en présence de Sarah ? C’était une question complexe, dont la réponse m’échappait complètement. Et à défaut d’être encore capable de lui faire confiance au sujet de cette enfant, de pouvoir lui laisser une liberté non-surveillée à l’approcher, il fallait bien admettre qu’un acte de foi était nécessaire. Une confrontation entre ses souvenirs et la réalité d’aujourd’hui qui serait le seul véritable indicateur de ses facultés à reprendre pieds. Et bizarrement - c’était très certainement l’affection et les sentiments qui parlaient contre toute raison - j’étais persuadée que Kyle ne me décevrait pas le moment venu.

Une légère surprise me saisit néanmoins en apprenant que James était parti à la ferme du vieux Wallace. Ce point-là, s’il avait été soulevé, m’avait complètement échappé. De la main gauche, je me grattais le côté du crâne, pensive. Mon discours, mes propres erreurs lors de ma rencontre avec le fermier du côté du camp Snatch, me revenaient en mémoire, suscitant la naissance d’une moue fugace de frustration. Je devais de plates excuses à cet homme, et j’aurai aimé pouvoir accompagner James pour cela. Au lieu de ça, je n’avais que frustration à ressasser et inquiétudes de le savoir déjà au-dehors, si peu de temps après la catastrophe de la cimenterie. Mais malheureusement, on ne pouvait pas se cantonner à panser nos plaies sans agir autrement. Cornelia et Leonard ne pouvaient pas perpétuellement être sollicités à prendre les risques en extérieur sans que nous-même ne fassions cet effort à un moment ou un autre. Il en allait de la cohésion déjà très fragilisée du groupe.

Et parlant de cohésion, je rendais mon attention à l’ex-militaire lorsqu’il évoqua l’idée - et plus insidieusement le besoin - de se griller quelques clopes pour faciliter son attente. Cela me fit repenser aux quelques rouleaux que j’avais fumés à la cimenterie,  avant qu’Elias ne me tombe dessus. Je me souvenais avoir récupéré le paquet de clopes dans la poche de ce défunt enculé. D’un réflexe de doute, je tâtais les poches de mon froc, à la recherche du-dit paquet, bien qu’au fond de moi, mes souvenirs brumeux savaient qu’il se trouvait dans l’armoire à côté de mon lit. D’autant que l’évocation de cette envie par Kyle faisait renaître le désir idiot d’en griller une aussi, avec lui, comme un autre moment de partage parfaitement futile, mais chargé de symbolique. Au diable les résolutions prises lorsque j’étais tombée enceinte quelques années plus tôt. Au diable même les jugements et la stupidité de cela. Les plaisirs, même les plus toxiques, s’étaient fait bien trop rares ces derniers temps pour simplement s’en détourner. Au moins, je pouvais enfin servir à quelque chose, apporter un peu de soulagement à Collins.

“Je pense que je peux au moins faire ça,” répondis-je finalement à l’homme. “Il doit m’en rester quelques-unes.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba11136/2000Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba1099/100Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Jeu 14 Mai - 22:07
« Alors c'est conclu. » Avait-elle ponctué à ces derniers échanges, un nouveau sourire se dessinant sur son visage qui s'était un peu trop longtemps figé dans un trop grand sérieux à son goût, les marques d'une grande neutralité ayant figé ses traits.

D'un premier avis, elle ne s'en était pas sortis trop mal, pensait-elle, tandis qu'elle glissait les mains dans ses poches à l’affût des quelques objets qui s'y trouvait, passant sur les gélules qu'elle ne relevait pas pour l'heure nécessaire, aux clés confiés par James un peu plus tôt, les triturant un instant du bout des doigts, un brin pensive. Même si elle estimait que cette partie là avait été la plus facile, et que les grandes difficultés de son travail viendraient par la suite, elle se sentait envahi d'un certain regain de confiance bordé d'apaisement. Doucement, ils reprenaient la voie. Les vivres que ramèneraient James et Cornelia raviveraient d'autant plus cet élan de progression sur la pente ascendante où tout le monde pourrait enfin espérer des jours meilleurs après avoir touché le fond.

« Juste une dernière chose... » Reprit-elle d'une voix un peu plus douce encore, peut-être même le ton bas. « James m'a remis un mot à ton attention, Kyle. Il m'avait demandé de te le lire, car il pensait que tu ne serais pas en état de le faire seul, mais je pense qu'il vaut mieux que tu le lises toi-même. »

Sa main droite sortit de la poche arrière de son jean une enveloppe en papier pliée en deux et légèrement assouplie par la courbure de ses fesses, s'étant assise dessus un certain moment. En vérité, elle ne se sentait pas de les lire à haute voix, car elle savait d'avance, pour l'avoir déjà lu, que certains passages la toucheraient trop profondément et elle ne voulait pas y penser. Presque comme une superstitieuse qui ne souhaitait pas attirer les foudres d'un destin plus sadique que capricieux en invoquant des sujets dont elle ne voulait jamais entendre parler.

Elle fit quelques pas en direction du duo, s'arrêtant à hauteur de la chaise restée aux côtés et portant toujours l'assiette d'un plat désormais bien froid. D'un geste lent, elle se contenta de déposer le papier sur le rebord de l'assise, coinçant l'enveloppe sous le plat. Une manière sans doute d'insister sur le fait qu'il devait aussi penser à manger quand bien même son ego pouvait le pousser à dénigrer un repas qu'elle lui avait apporté presque à l'image d'un captif recevant sa pitance.

Mais captif, il ne l'était plus. Plus tout à fait en vérité, mais tout de même. Elle espérait compter sur Jena pour que l'infirmerie soit son repère strict en attendant le retour du médecin et même si elle ne le précisa pas, même si elle n'apporta aucun détail à ce sujet, un regard à la femme essayait d'appuyer sur la confiance qu'elle lui faisait.

« Je vais prendre des nouvelles de James et Cornelia. Ils doivent sans doute être arrivé maintenant. On se retrouve à l'infirmerie. »

Fin.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Samantha


Fiche de personnage
Points de RP:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba110/0Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Debuba100/0Bridge over troubled water - 14/04/35 - Page 3 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Samantha
Artiste Designer
Jeu 14 Mai - 23:24
Jeu de Camp Validé


Absence de données.

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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