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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35
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James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Sam 18 Avr - 21:55
Interprété par James Everett.


L'après-midi s'était déroulée dans un certain calme au sein du Perchoir et l'ex-chirurgien ou ce qu'il restait à considérer comme tel, avait pu s'accorder une sieste qui se voulait revigorante mais qui, il fallait bien l'admettre, n'avait pas été aussi réparatrice qu'il l'aurait voulu. Pour cause, il s'était réveillé avec une sensation de vertige qui avait persisté de longues minutes, la bouche pâteuse et une envie conséquente de s'arrêter à sa chambre pour retourner dans les bras de Morphée aussi longtemps que possible.

Pour cela, il fallut un certain temps à somnoler sur le fauteuil du bureau, afin qu'il trouve le courage de se redresser de son assise, prenant appui sur la surface boisée en soupirant, lourdement, longuement, les yeux passant d'un extrême à l'autre entre grande ouverture et fermeture compressée. Les pensées de James étaient en conséquence plus promptes à chavirer dans son esprit et son épiderme se faisait plus sensible à la moindre agression. Ce n'est qu'au bout d'un long moment supplémentaire qu'il finit par ouvrir la porte de cette pièce sans fenêtre pour poser le talon sur le faux parquet clair, son semi-regard de par un œil fermé et l'autre ouvert, compromis sur lequel il s'était décidé pour se contraindre à avancer et qui limitait la migraine due à la fatigue.

Il n'y avait personne dans le couloir, tout du moins pas dans l'immédiat et c'est avec un certain pas traînard qu'il aura bel et bien rejoint sa chambre, ceci étant ce n'était pas pour y dormir malgré son désir lancinant de céder à l'appel du sommeil, mais pour y retrouver Elizabeth avec laquelle il s'organisa sur leurs équipements respectifs, opérant quelques réajustements qui ne se firent pas sans discussion appuyée, James insistant sur le fait que le Perchoir avait besoin de moyens pour se protéger, tandis que sa compagne appuyait sans lâcher prise en retour sur l'idée que le trajet ne serait pas forcément sans risque et qu'il devait s'armer en conséquence.

Depuis qu'il avait refait la répartition des équipements, le sien s'était retrouvé appauvri malgré quelques bonnes pièces à l'origine, puisqu'il avait donné la priorité à ses compagnons, notamment en abandonnant son gilet tactique et son revolver, aussi il ne tardait pas à céder au souhait d'Elizabeth si c'était nécessaire pour la rassurer.

A terme, c'est d'un baiser qu'il lui dit au revoir pour cette affaire qui ne devait pas durer plus de quelques heures à priori, ponctuant de quelques derniers mots :

« A tout à l'heure ma belle. »  

Le harnais récupéré et scratché par-dessus son tee-shirt, la dague de chasse glissée à la ceinture faute d'un étui et le poing américain rattaché par un élastique de prise du harnais. Pas de sac en l'occurrence, ni de provision, il projetait bien de faire l'aller-retour, ni plus, ni moins et comptait très suffisamment sur le coffre de la Chrysler 200 dont les clés avaient été gardées par Cornelia.

C'est cette dernière qu'il retrouva en dernier lieu, refermant précautionneusement la porte au rez-de-chaussée de la cage d'escalier posée en petite tour, son regard longeant la carcasse de la voiture garée sur le bitume juste à coté et de laquelle il fit le tour par le coffre, ses yeux devinant la silhouette de la femme récemment arrivée au campement et dont il ne savait pas grand chose en réalité, l'un comme l'autre n'ayant eu ni le temps, ni la possibilité d'échanger véritablement, ce qui lui faisait prendre la route avec une inconnue, littéralement.

Néanmoins James ne s'attardait pas sur cette question puisqu'en dépit de sa fraîche venue au Perchoir, elle comme Leonard avaient déjà montré leur utilité alors qu'ils auraient très bien pu quitter les lieux dès qu'ils eurent constaté que les choses se passaient mal, ce qui était tout à leur honneur et à la gratitude du chef de camp, mais certainement de tous les autres, mis à part Kyle sans doute, en l'état. Les épaules avachies, les traits des yeux tirés et les pommettes un brin redressées de la petite grimace de peine qu'il affichait, l'ex-chirurgien s'interrompit au niveau de la portière conducteur, tirant la poignée pour l'ouvrir dans un claquement caractéristique.

D'une première jambe il trouva le tapis sous le volant, son arme changeant de main pour faciliter son insertion dans l'habitacle, il avait tout de même marqué un temps la dextre libérée, appuyée sur le toit de la voiture, pour lever le regard vers Elizabeth. Elle, qui observait son départ derrière la paroi de verre de cette grande fenêtre du hall d'entrée donnant sur les alentours et en avant de la bâtisse. Il esquissa un doux sourire pour exprimer l'affection qu'il lui portait et peut-être la rassurer sur le fait qu'il reviendrait au plus vite auprès d'elle.

Sa silhouette disparue dans la voiture et il rangea sa seconde jambe en glissant le fusil d'assaut confié par sa Liz entre les deux, le déposant en appui contre son entre-cuisses pour qu'il le gêne le moins possible tout en le gardant à sa portée. Un coup d'oeil porté à Cornelia, il lui adressa à son tour un plus fin et plus discret, mais non moins sincère, sourire ou ce qui s'en rapprochait, même s'il s'agissait plus d'une politesse dans ce cas-là, puis se pencha à gauche pour récupérer la poignée intérieure de la portière afin de la faire claquer.

Ses mains récupérèrent la ceinture, tirant sur celle-ci dans un bruit de frottement qui à sa manière confirmait qu'elle était toujours fonctionnelle, la clipsant serrée à son torse. Un soupire précéda un mouvement des épaules pour se mettre en condition, ensuite sa main se saisie des clés pour faire rugir le moteur, un tremblement de vie de la machine parcourant l'habitacle avant que James ne commence à manœuvrer le volant pour s'engager sur la route qui s'avérait assez agréable de par sa résistance au manque d'entretien, celle-ci demeurant assez lisse et sans véritable cloque ou cassure.

« Merci d'être venue. » Engageait-il si Cornelia n'avait rien dit pour l'instant, tandis qu'il prenait le virage qui donnait flanc à la forêt, se dirigeant droit vers la ville qui se dessinait d'Est au Nord à une certaine distance de là.

« J'ai conscience que l'on vous a beaucoup sollicité, Leonard et toi, alors que vous venez tout juste d'arriver et que vous n'avez pas eu le temps de vous remettre de cette... résurrection. Il nous a fallu un peu de temps au départ pour nous décider à sortir et encore, nous sommes vite revenus avant de nous mettre véritablement en danger, c'était il y a des mois de ça. A coté, on vous a fait prendre d'autrement plus gros risques avec ce qui arrive. Alors... merci. »

Il porta un regard à la femme aux cheveux assez courts - poivre et sel - quelques instants, retournant ensuite à la route pour terminer après cette brève pause.

« Ça devrait être tranquille cette fois-ci et nous serons rentrés dans quelques heures grand maximum. Peut-être même que l'on aura droit à du thé ou du café à la ferme, avec des petits gâteaux. C'est beau de rêver. »

Il esquissa un sourire quelque peu amusé en contemplant plus attentivement la route, sa gauche en prise sur le haut du volant le maintenait en ligne droite, tandis que sa dextre demeurait en appui sur le pommeau du levier de vitesse.

Son habitude de conduire d'une main lui revenait très vite, lui qui avait toujours apprécié avoir le bras droit un peu lâche et prêt à accroître l'allure ou rétrograder sans avoir besoin de se compliquer la vie, chose ironique, aujourd'hui que leurs vies à tous était devenue aussi périlleuse que ardemment complexe.
Equipement Porté :
Capacité : 0/7
-
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 34/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mar 21 Avr - 22:14
Cornelia était restée dans la voiture tout au long de l'après-midi, se prélassant, siestant même, alors que son acolyte à la peau chocolatée s'était réfugié depuis longtemps dans le bâtiment. C'est ainsi ici que James la trouvait, celle-ci demeurée semi-allongée sur son siège exagérément incliné et les yeux scrutant son revolver dont elle vérifiait une fois de plus le contenu aujourd'hui.

Une jambe redressée, le talon sur le bord du siège et le genou contre la portière, elle leva furtivement le regard sur la silhouette de l'homme qui était apparu brièvement dans le rétroviseur, constatant qu'il approchait du coté conducteur. Cela ne la perturba pas dans sa posture flemmarde, se contentant d'aviser James entrer dans le véhicule pour s'installer. Elle ne répondit pas vraiment à ses sourires, déposant le Colt Commando sur sa poitrine, le canon dirigé vers les sièges arrières et y laissant la main sans toucher la détente.

Elle s'étira légèrement en frottant l'arrière du crâne contre la partie bombée du dossier, ses cheveux blancs et gris s'entremêlant de mèches épaisses et en braille, son petit nez s'arquant tandis qu'elle pinçait les lèvres. Cornelia ne prêta pas vraiment attention à la route et son regard dirigé vers le toit de la voiture évitait un tantinet James, certainement.

Malgré tout, les mots du chef de camp surent attirer son attention et bien qu'elle n'avait rien dit tout au long du moment qu'il prit pour s'exprimer, même davantage en laissant se mettre en place un moment de silence rythmé par le raclement des roues sur le bitume et le grondement du moteur, elle finit par répondre. Son ton était assez monocorde et l'intonation plutôt mesurée, demandant presque à James de tendre l'oreille pour discerner ce qu'elle disait.

« T'as pas à me remercier. Deux nouvelles têtes se pointent chez vous, alors vous les mettez à profit. Je me doute que c'était mieux pour toi de nous envoyer tous les deux, si jamais les choses s'étaient plus mal passées encore, ça aurait été moindrement chiant de perdre deux inconnus plutôt que tes amis. »

Sa tête bascula sur sa gauche et ses yeux bleus, moins clairs que ceux de James, vinrent le toiser avec une neutralité franche, à la limite de la rudesse.

« On a fait ce qu'il fallait pour mériter de rester pas vrai ? J'imagine que t'aurais pas tellement laissé passer un refus de toute façon. Le prend pas mal mh... mais je me méfie toujours de ceux qui s'empressent de remercier ou de faire des éloges pour quelque chose qu'ils considèrent au fond de toute façon normal.

Un peu comme quand j'entendais dire d'un type qui avait sauvé quelqu'un de la noyade que c'était un héros, comme si on aurait considéré normal qu'il soit plutôt resté à regarder cette personne crever, alors qu'on lui aurait craché dessus en le traitant de lâche et de sous-merde si ça avait été le cas. »
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Mar 28 Avr - 12:16
A l'écoute de la rétorque de Cornelia, James était passé de la curiosité qu'il pouvait avoir à l'égard de cette inconnue qui faisait à présent partie de leur groupe, à une certaine surprise, jusque un étonnement plus concret, marqué par le haussement de ses sourcils. S'il ne savait encore rien d'elle et envisageait certains traits de caractère ou attitude en préjugé de son apparence, comme tout à chacun, il fallait dire qu'il ne s'était pas attendu à un tel aplomb et un franc-parlé aussi naturel, pour ne pas dire désinvolte.

Sa dextre passait distraitement la quatrième tandis qu'ils arrivaient à la première rue, entrant dans la ville entre deux bâtiments à deux ou trois étages tout au plus, leurs façades autrefois blanches jaunies et quelques vitres brisées, des voitures abandonnées encore garées le long du trottoir et de nombreux déchets et coupures de journaux jonchant la route comme le trottoir, portées par les quelques bourrasques qui parfois venaient modifier leur répartition. On pouvait même remarquer des meubles, ou restes de meubles, traînant misérablement sur les trottoirs.

« Je vois. On peut dire que tu es franche, directe et... un peu je m'en foutiste. Ça me rappelle quelqu'un que l'on a perdu récemment, je ne sais pas si vous vous seriez bien entendu, ou si vous vous seriez détesté. » Répondit-il avec un brin de sourire en coin, qui n'était pas sans contenir un certain relent mélancolique, l'ex-chirurgien laissant planer un court moment d’accalmie où il racla sa lèvre inférieure des dents pour en détacher un morceau de peau morte, avant de poursuivre.

« J'imagine qu'il y a une part de vérité dans ce que tu dis, mais tu ne devrais pas simplifier les choses avec autant de pessimisme. Je vous ai sollicité parce que vous étiez là oui, pas juste parce que vous êtes nouveaux ou que je vous considère sacrifiable. Si j'avais voulu faire efficace j'aurais plutôt envoyé Elizabeth et Jena, je suis sûr qu'elles feraient une bonne équipe, elles savent se défendre, mais j'avais besoin d'elles pour gérer d'autres choses. »

Une main relâcha le pommeau du levier de vitesse pour venir aider l'autre au volant, prenant à gauche à une intersection obstruée par des voitures accidentées, l'une d'elle en particulier, plantée dans une autre en perpendiculaire de la route, l'obligeant à serrer la manœuvre pour passer, ce qui le fit s'interrompre à nouveau quelques instants.

« Cela dit, tu as le droit de penser ce que tu souhaites, est-ce que ça donne moins de valeur à un remerciement ? J'ai envie de dire que c'est toujours bien d'être reconnaissant quand il le faut. » Il porta son attention vers elle, tordant un peu la nuque assez brièvement pour apercevoir son visage avant de revenir à la route qui nécessitait une certaine attention.

« Je sais que vous venez d'arriver, que tout ça, ce camp, ce qu'il se passe, semble dramatique. Ça l'est. Il s'est passé des choses graves et on fait tous notre possible pour se serrer les coudes et s'en sortir malgré la colère et la haine que l'on peut en ressentir. Je fais de mon mieux avec ce que j'ai, pour qu'aucun d'entre nous ne se retrouve seul dehors. »

A ces mots, il eut une pensée pour Ivy qui avait fait ce choix et qu'il imaginait vadrouiller seule, abandonnée, harcelée peut-être par tous ces rôdeurs qui infestaient la ville, ou perdue dans les environs campagnards. Il avait beau essayer d'imaginer, il avait du mal à envisager que les choses se passent bien pour elle ou qu'elle trouve du réconfort en quelque chose, maintenant qu'elle s'était exilée et puisqu'elle n'avait vraisemblablement pas cherché à contacter la ferme, à constater le fait qu'on ne lui en avait pas parlé par radio.

Il se demandait où elle pouvait bien être, là, maintenant, ce qu'elle pouvait ressentir et penser. Il se demandait s'ils allaient pouvoir faire autre chose, faire mieux au Perchoir, avec Kyle, avec Jena, vu leur état. James prit une inspiration et le semblant de sourire qu'il avait difficilement tenté d'offrir avait été annihilé, gonflant son torse comme il gonflait ses poumons d'air, le rejetant ensuite longuement par les narines pendant qu'il scrutait la route au devant et les alentours par les vitres de portière.
Equipement Porté :
Capacité : 0/7
-
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 34/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Lun 4 Mai - 13:30
Demeurant allongée, Cornelia ne prêtait toujours pas d'attention à la route et son regard préféra aviser le toit de la voiture tandis qu'elle inspirait longuement, marquant un silence qui dura de longs instants d'un malaise sans doute palpable pour James, face à son manque de chaleur humaine évidente à son égard. La femme détendit sa jambe pliée sur le siège, la semelle de sa chaussure prenant appui sur le tableau de bord pour aider son corps à s'étirer sur la longueur en voûtant le dos, brièvement.

« Je ne devrais pas être vivante et je pense que j'ai toujours du mal à le réaliser, comme si je me trouvais dans un espèce de monde alternatif où tout est à la fois pareil et tellement différent. » Entendit-elle d'une sonorité toute relative, un ton intimiste qui rendait son ton moins rigide, sans pour autant faire montre d'amicalité. « Ça ne change pas que j'existe maintenant et très franchement, je m'attendais à tout un tas de choses pour l'après-mort, mais certainement pas à ça. Et ça m'emmerde profondément, même si j'essaie de faire bonne figure par principe. »

Elle cligna des yeux, plusieurs fois et assez lentement, son attention restant focalisée sur la toiture et ses sillons grisés aux nuances changeantes, l'index de sa dextre passant brièvement sur la détente de son Colt Commando qui reposait sur sa poitrine.

« T'as l'air d'un type bien, en tout cas de prime abord et c'est bien le problème. Je me doutais après m'être réveillée à coté des bois dans une bagnole que ça puait sérieusement. Et quand ce type que j'ai trouvé attaché s'est tiré en me larguant sur place avec un bouffeur de chair, j'ai compris que ça s'annonçait vraiment merdique en fait. »

Sa langue passa sur sa dentition et elle s'interrompit quelques instants, basculant à nouveau le regard sur l'homme qui conduisait et dont elle avisa plus longuement la silhouette de bas en haut, plus ou moins, dans sa posture assise.

« Tomber sur le Perchoir m'a fait l'effet d'un ascenseur, c'est le cas de le dire. Ce grand bâtiment perché, Jena qui m'a accueillie gentiment en l'état et qui est franchement bien roulée, plutôt charismatique. Je me suis vraiment laissée croire que je pourrais y trouver de la sécurité et du calme, le temps de comprendre ce qui m'arrive. C'était bidon. C'est pas de votre faute, il arrive ce qu'il arrive et c'est vachement moche. Mais si Jena a l'air plutôt fermée et contrariée, sans doute pour de bonnes raisons, toi, t'as l'air franchement paumé.

Alors je ne dis pas... la politesse ça peut être cool, même si pour moi c'est plutôt hypocrite. Par contre je vais être directe : entre l'autre gars flippant qui a pété les plombs et que vous avez enfermé, Jena qui a l'air dans un sale état, la petite nana bizarre, la gamine qui semble effrayée par son ombre, ta femme que nous avons à peine croisé, Leonard et moi qui avons l'air d'être un poids au milieu et toi qui semble au bout du rouleau pour le peu de fois que je t'ai vu, c'est pas rassurant pour la suite.

Je veux bien serrer mes coudes à qui tu veux, mais ce groupe a besoin d'un leader solide et je trouve rien de ça chez toi. Ok, je viens d'arriver et je juge comme une connasse, mais c'est ce que je ressens. Fallait que ça sorte et je suis pas douée pour les prologues. »
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N/A
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N/A
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N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
James F. Everett

Mar 5 Mai - 14:01
Il était resté silencieux et c'était sans doute la meilleure réaction à avoir face aux propos incisifs de Cornelia qui confirmait ce franc-parler, même si c'était la troisième fois aujourd'hui qu'il taisait ses pensées face à la confrontation. Ce n'était probablement pas ce que recherchait leur nouvelle camarade, mais le fait est qu'elle devait se douter qu'un tel rentre-dedans ne serait probablement pas pris tout à fait pacifiquement, ou en tout cas sans soulever une certaine indignation. Certainement que ce serait le résultat dans bien d'autres situations et avec bien d'autres personnes, mais pas ici et maintenant, vis à vis de James.

Le regard avisant la route sur laquelle il était contraint de manœuvrer pour éviter les casses, les véhicules de travers et surtout les morts-vivants non loin desquels il passait, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus vraiment s'en éloigner. La ruelle face à eux était parsemée de rôdeurs, pas tant nombreux heureusement, mais suffisamment pour qu'il n'ai pas l'opportunité d'éviter le contact. Une inspiration plus tard, la mine affaissée et les lèvres pincées, partiellement dissimulées par sa pilosité du profil qu'il donnait à Cornelia, il appuya sur la pédale d'accélération et fit rugir le moteur tandis qu'il filait droit devant lui, mettant en pratique la théorie du Titanic.

Cette fameuse - ou pas tellement - théorie selon laquelle le paquebot aurait évité le drame s'il était rentré dans l'iceberg de front, le type de raisonnement que l'on appliquait à beaucoup de choses, ou plutôt que l'on théorisait en l'occurrence. Il savait cependant qu'il n'était plus assez à l'aise avec le volant, et de toute façon n'avait jamais été un pilote, pour tenter trop de manœuvres dans le but d'esquiver les rôdeurs sans prendre de risque d'accident. Il fallait dire que les engins à moteur ne lui avaient pas réussi dans cette vie-ci, comptant deux accidents en quelques semaines à peine, si ce n'est trois, il n'était plus tout à fait sûr, mais c'était en tout cas suffisant pour l'avoir rendu plus prudent et incertain.

Le pot d'échappement cracha un nuage de fumée noirâtre qui se massa dans l'air derrière le véhicule, cachant la visibilité de ce coté-là. Cependant l'ex-chirurgien ne regardait pas les rétroviseurs, il se concentrait à regarder droit devant lui alors qu'il fonçait, attirant d'autant plus l'attention qu'il ne l'avait fait jusqu'ici et des monstres du bout de la rue. Le vrombissement gagnait en intensité et ses bras se rigidifièrent sur le volant, comme son dos se redressait davantage pour se préparer à encaisser le choc. Ce fut d'abord le souvenir d'un homme qu'il rencontra, au cadavre presque squelettique, quasiment dénudé et couvert de cloques purulentes, quelques longs cheveux demeurant sur un crâne en majorité déchiré.

Celui-ci s'était retourné depuis quelques mètres déjà et s'était dirigé vers le véhicule sans la moindre conscience du choc qui arriverait, avançant vers ces silhouettes qu'il y distinguait comme l'attrait d'un peu de chair fraîche que sa bouche gangrenée et craquelée n'avait pas rencontré depuis fort longtemps. Le choc fut d'une violence inouïe et la silhouette du mort-vivant chuta très rapidement, ses membres désarticulés, faisant se crisper l'homme au volant de tous ses muscles des bras comme de la mâchoire, la secousse contraignant un brusque mouvement vers l'avant qu'il su minimiser. S'en suivi le soulèvement de l'engin qui roula sur le cadavre comme sur une bosse un peu trop rudement.

Malgré la sensation si désagréable de cette rencontre barbare, il gardait la pédale d'accélération enfoncée et poursuivi, passant tout près de silhouettes qui se jetèrent pour certaines sur la carcasse de la voiture, se retrouvant bousculées et terminant au sol d'un échec prévisible, d'autres n'ayant même pas ce réflexe, simplement dégagées. C'est la silhouette d'une femme qui n'était plus qui heurta son esprit. Celle-ci, faute d'avoir la même marche vigoureuse, traînait non loin de la Chrysler, de son coté du capot, les jambes à priori abîmées et sa longue crinière autrefois blonde, qui avait aujourd'hui la texture et la couleur de la paille, laissait imaginer qu'elle avait dû être très belle.

Ce n'était pas tant son apparence, son visage à moitié dévoré duquel l'os du nez et ses dents en partie cassées étaient visibles, ni ses yeux manquant qui attirèrent l'attention du médecin, mais le porte-bébé autrefois grisâtre aux ceintures encore serrées sur ses épaules et couvrant son buste. Le haut ne laissait rien véritablement paraître qu'une large tâche ensanglantée, malgré tout, il voyait presque de sa posture assise le gouffre d'un cou au contenu vidé, les moignons de bras qui avaient été enlevés et surtout, les jambes encore présentes, qui dépassaient, décomposées et pendantes.

Cette vision épouvantable qui ne saurait être décrite davantage souleva le cœur déjà tambourinant de l'homme, l'échine parcourue d'une sueur froide. Il ne put refréner l'envie de détourner le regard quand il arriva à son niveau, même fermer les yeux quand il la sentie être percutée de plein fouet, avec moins de secousses que le précédent néanmoins. Il lui fallut quelques instants pour revenir à la route, profondément touché par cette vision, des fourmis déchaînées passant sur la longueur de ses bras et ses mains, accompagnées d'un sentiment de nausée.

Ce n'était pas juste le fait de l'avoir vu, c'était de penser à ce qui avait pu se passer, son imagination maudite soit-elle reconstituant la souffrance de ce petit être au moment de sa mort et le renvoyant à ses propres peurs profondes que les derniers événements avaient accru plus que de raison, le mettant face à sa propre vulnérabilité quant à la fatalité de leur existence et l'avenir effrayant qui voulait les attendre, Elizabeth, Jena, Kyle, eux tous, ce bébé à présent parmi eux.

Peut-être Cornelia s'était-elle manifestée, pour James, la confusion l'aura fait réagir à retardement et amoindri le volume de toute protestation qui aura eu brièvement du mal à atteindre son esprit assez vite. Il n'eut qu'un instant, quand son regard revint observer au-delà du pare-brise, pour se rendre compte qu'il avait dévié du centre de la route et partait vers le trottoir.

Le cognement de la roue sur cette marche pierreuse perturba le coup de volant qu'il tenta de mettre par réflexe, n'épargnant pas le véhicule qui percuta de front un lampadaire branlant, ce dernier transmettant toutes ses vibrations au capot qui plia sous le choc, avant de lui-même se plier sur son pied et finalement briser ce qu'il restait de son accroche au béton, tombant sur un mangeur de chair qui fut emporté au sol, sèchement écrasé. Cette fois, la secousse fut beaucoup plus cinglante et les mains de James glissèrent du volant, son torse retenu par la ceinture lui évita plus de mal mais lui coupait un instant le souffle.

Un grondement guttural s'extirpa de sa gorge aux pommettes plissées et aux dents serrées, préparant déjà son énervement d'avoir, une fois encore, ironisé le destin et confirmé par la même cette stupide malchance qui était la sienne au volant. Plus d'irritation que de mal, car les deux rôdeurs rencontrés avaient beaucoup réduit l'allure du véhicule qui avait eu bien du mal à grimper avant ça, engendrant davantage de stress que de maux, bien que la Chrysler ne serait sans doute pas du même avis si elle pouvait s'exprimer.
Equipement Porté :
Capacité : 0/7
-
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 34/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Debuba110/0[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Sam 9 Mai - 14:15
Face au silence de James, Cornelia n'avait rien dit de plus, l'observant plusieurs secondes avant de relever le regard sur la toiture du véhicule, s'isolant de son coté en quelque sorte. C'est quand il pressa brusquement la pédale d'accélération qu'elle inclina la nuque vers le pare-brise, non sans se sentir alerte, sa dextre raffermissant la prise de son revolver tandis qu'elle s'aidait de ses coudes en se tortillant afin de se redresser plus ou moins assise.

Elle avisa les morts-vivants errant dans la rue qui coupaient le secteur au beau milieu, rejoignant le petit axe routier qui faisait frontière au secteur voisin, selon les cartes qu'elle avait eu l'occasion d'étudier avant sa sortie d'avec Leonard. Comprenant ce que James pouvait avoir en tête, elle lui jeta un regard aux traits crispés et tira prestement la ceinture, la main un peu hasardeuse peinant à trouver sa texture, puis s'empressa de rabattre le clip métallique qu'elle vint emboîter à son coté pour se sécuriser.

Le temps qu'elle parvienne à faire cela, le choc contre le premier rôdeur lui arracha un léger hoquet, suivi d'un souffle houspilleur, plaquant la main armée sur le rebord de fenêtre, l'autre s'appuyant sur le dossier de son acolyte qui poursuivait sa course. La vision de cette femme et ce qu'il restait d'un enfant fit taire ses râles et elle se mura dans sa contemplation, sans pour autant détourner le regard. Le choc fut rude, ses sourcils froncés et ses lèvres coincées par ses dents qui anticipaient la rudesse de l'impact, elle eut un mouvement vers l'avant qu'elle retint tant bien que mal de ses bras contractés à l'excès.

Pendant quelques instants, elle resta incrédule alors que la voiture déviait de route et qu'elle n'avait pas lâché du regard sa course, puis un vif regard lui fit découvrir ce moment d'inattention surprenant de James auquel elle se dépêcha de réagir, la voix surprise et affolée grimpant sourdement d'intensité :

« James ! James fais gaffe tu vas nous foutre en l'air !! »

Son dernier mot hurla quand elle se plaqua contre son siège, les yeux grands ouverts et les pommettes relevées d'un étirement désespéré, ne pouvant qu'encaisser ce choc qui la fit plus violemment basculer en avant, sa nuque claquant vers l'arrière avant de se rabattre et ses bras lâchant leur prise, se retrouvant également ceinturée par son attache qui écrasait sa poitrine. Elle relâcha un gémissement grave et repartie contre son siège en s'étalant contre, les yeux clos et le souffle court, ses mains cherchant à retrouver la portière et le siège voisin de gestes paniqués et tremblants.

Sa respiration rauque et portée, elle gonflait son buste de prises d'air douloureuses, les lèvres largement séparées et ses iris se dévoilant à nouveau à l'instant où le lampadaire tombant écrasait le rôdeur qui se trouvait derrière dans un fracas sourd. Elle avait été totalement prise de court et l'assurance, ou plutôt la désinvolture qu'elle avait affiché jusque là avait disparu, laissant place à l'incompréhension et à une angoisse palpable.

« T'es... t'es malade. Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? »

Elle aurait voulu gueuler ses mots et bien d'autres dans cet instant chaotique à la face du chef de camp, mais sa voix vidée de toute force et encore sous le coup de l'émotion qui la rendait vulnérable, elle n'avait rien pu donner d'autre qu'une intonation ébranlée et basse.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Debuba1091/100[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Videba10  (91/100)
Informations scénaristiques:
James F. Everett

Jeu 14 Mai - 16:04
Les vibrations du choc persistaient dans tous les muscles et articulations de ses mains, pratiquement jusqu'aux coudes. Son souffle perturbé par la pression sèche qu'avait eu la ceinture, lui fit lâcher une longue expiration qui succéda au râle qu'il venait d'entendre, l'ex-chirurgien rabattant ses mains pour empoigner le volant comme une accroche alors qu'il inclinait la tête en fermant les yeux, un soupir harassant gonflant sensiblement ses narines d'où il le rejetait.

Les mots de Cornelia trouvèrent écho de par la proximité, mais il n'y répondit rien dans l'absolu, encore une fois, laissant de longs instants se poser, seules visibles ses épaules s'affaissant et sa mine abattue de profil. Une botte restée sur la pédale de frein, l'autre ramenée contre les barreaux à ras du sol de son siège, il finit par entrouvrir les lèvres pour souffler avant de rouvrir les yeux également, son regard se portant sur Cornelia qu'il se mit à scruter de ses paupières basses avec un air rancuneux.

Pour cause, l'amertume qu'il ressentait à ce moment-là avait avalé tout autre sentiment, ce nouvel accident ne faisait qu'illustrer la boucle infernale dans laquelle il était pris, et tout le groupe par ailleurs, contraint de répéter des désastres et de casses similaires malgré leurs tentatives de changer d'approche face à ce monde fou et fracassé de toutes parts.

« C'est irritant je sais. » Entendit-il d'un ton tout mesuré mais intensément grave et relevé d'une sonorité rocailleuse qui ne lui était guère habituelle, empli de cette amertume qui alourdissait son palais et tendait les muscles de sa mâchoire.

« De se sentir démunie. De se sentir incapable d'empêcher le choc. Ce moment où tu te retrouves perdue alors que la douleur se répand, et tu sais bien que tu ne pouvait rien y faire au fond, faute d'avoir le volant, mais ça ne change rien d'à quel point ça peut te foutre la haine. Maintenant tu sais ce que je ressens. Ça donne moins envie de la ramener pas vrai ? »

Une rude secousse à la gauche de James lui provoqua un bref sursaut et surtout une grimace. Il clôtura les yeux une nouvelle fois le temps de tourner le regard, mais il sentait déjà le frottement nerveux contre la vitre de la portière, le bruit sourd du visage du monstre qui cognait contre celle-ci et son grognement qui devenait presque insupportable dans cette situation où il en avait tout simplement ras le cul. Il en avait marre d'entendre ces charognards et n'en pouvait plus de les croiser à chaque fois qu'il mettait un pied hors des murs du Perchoir comme des précédents pseudo-camps, qui s'étaient révélés des mouroirs en devenir tant ils avaient été illusoires.

Par moment, son sommeil était toujours perturbé du cauchemar de cette nuit où à bord d'une moto et fraîchement marqué par l'attaque du camp Jefferson, il s'était engouffré dans la ville à la recherche d'Elizabeth, de Jena et des autres. Ces yeux dans l'obscurité, ce décor de destruction, ces silhouettes massées qui l'avaient pourchassé en agents infernaux et ceux qu'il avait frôlé. Durant cette heure d'inconscience inexplicable pendant laquelle il s'était retrouvé seul dans Snyder et jusqu'à parvenir à se cacher dans un appartement, incapable de se défendre correctement, le moteur de cette vieille Trial Sherco rugissant et pestant de l'accident qu'il venait d'avoir avec Jordan, dépourvu de luminosité et toutes ces fois où il avait dérapé et manqué de glisser.

Comment avait-il pu survivre à cette nuit-là ? Rien n'aurait dû le permettre, car seule une inouïe providence pouvait expliquer qu'il n'ai pas fini dans le ventre de morts-vivants à ce moment-là. La main d'un dieu moqueur ? Le seul hasard dans toute sa dérision ? Il avait été inimaginablement inconscient et totalement terrifié, les tremblements de son corps, le claquement de ses dents et de son esprit scié d'épouvante avait laissé quelques séquelles invisibles. Cette nuit-là avait été le fruit d'une chance folle, contrebalançant avec toute la misère, la folie et la poisse qu'il avait connu avant et après.

Leur désastre présent était-il le résultat de cette pitié qu'avait-eu le ciel cette nuit-là ? Et le voilà le capot dans un lampadaire alors qu'il avait voulu être prudent. Quelle ironie. De nouveaux chocs à l'arrière et sur le flanc droit malmenèrent la petite et fragile voiture qui se balançait presque comme un chalutier en pleine tempête, puisque si un seul de ces monstres n'avait aucune chance contre une carcasse métallique, la dizaine qui était arrivés et les renforts proches menaçaient de renverser le rapport de force brut.

« Tu ne sais pas... » Murmura t-il, observant le rôdeur bien qu'il ne s'adressait guère à cette coquille vide. « Tu parles sans savoir. »

Un soupir renouvelé des naseaux, plus intense cette fois, précéda les gestes secs et bourrus de James qui saisit les clés pour relancer le moteur, s'y reprenant à deux fois tandis que les paluches nécrosées martelaient et raclaient les vitres dont les claquements de plus en plus forts hurlaient qu'elles ne tiendraient pas longtemps. Un nuage de fumée craché du pot d'échappement embauma un rôdeur à l'arrière et le moteur se remit à geindre à l'avant, donnant le départ à l'homme qui passa la marche arrière et releva la botte de la pédale d'embrayage en enfonçant presque celle d'accélération.

La voiture partie vers l'arrière dans un relent qui bouscula James vers le sens opposé, mais il ne prit pas la peine de se tourner pour gérer ce recul, se contentant d'un coup d'oeil au rétroviseur pour voir les rôdeurs être jetés au sol après avoir dû forcer sur la poussée, secouant la voiture comme un prunier quand elle passait sur leurs corps étalés. L'ex-chirurgien ne relâchait pas la pression maximale sur la pédale jusqu'à ce qu'un choc autrement plus rude et criard que celui de quelques morts confirmait qu'il avait planté le coffre dans une autre voiture à l'abandon, demeurée garée le long du trottoir probablement depuis une année.

Ce n'est qu'à ce moment qu'il relevait la botte et passait la première, ramenant une pression plus progressive pour lancer l'engin en tournant le volant vers la route, jetant d'autres morts et pris de plus désagréables secousses, l'épaule de l'homme cognait la portière sans qu'il ne lâche ses prises avant d'enfin s'extirper de ce guêpier pour repartir en direction de l'intersection nord du secteur.
Equipement Porté :
Capacité : 0/7
-
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 34/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
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Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Jeu 14 Mai - 21:33
Cornelia était restée béate, abasourdie et muette. Le souffle élancé, la veine de sa tempe battant à tout rompre comme son cœur, un sentiment de malaise l'avait envahi et elle mit du temps à se rendre compte qu'elle avait levé les mains devant elle comme pour se protéger alors que la collision était passée. Le dos affaissé contre le siège, le regard brumeux perdu dans le vague, comme si le choc s'était fait à retardement, l'instant de lucidité qui avait suivi l'accident se trouvait balayé par une frayeur subite.

Ce sont les mots de James qui la sortirent de son état second, tournant vers lui des yeux brillants et la bouche persistant à rester ouverte tandis qu'elle aspirait tout l'air possible, la poitrine se soulevant à rythme cadencé et paraissant aussi effrayé qu'elle ne l'était vraiment. Lorsqu'elle croisa le regard de l'homme, un sentiment plus vertigineux l'étreignit brusquement, plus que de la frayeur, il lui fit ressentir une profonde terreur tant la colère et la rudesse qu'il affichait dénotait de manière préoccupante de l'attitude qu'elle aurait pu attendre ou imaginer face à ce qu'ils venaient de vivre.

Lentement, elle baissa les mains mais ne parvenait pas à le lâcher du regard, même quand il se désintéressa d'elle pour aller aviser le mort-vivant qui s'était jeté sur la vitre. Encore sous le coup de l'accident, elle ne réagit pas à son assaut et ne tremblait pas plus que ce n'était déjà le cas, parcourue de frissons continus et les courts poils clairs de ses bras dressés. Elle regrettait alors jusqu'au fait même d'avoir accepté d'accompagner cet homme qu'elle ne connaissait pas, mais qui lui avait été présenté comme le décideur, remettant tout un tas de choses en question qu'elle gardait pour elle.

La venue d'autres rôdeurs qui agressèrent son coté et la vitre de sa portière lui arracha un court mais intense cri, sa dextre se refermant sur elle même pendant qu'elle se déplaçait vivement sur le bord opposé de son siège, avant qu'elle ne se rende compte que son revolver lui avait échappé depuis le choc déjà, un rapide mouvement de tête lui laissant distinguer qu'il se trouvait sous le tableau de bord.

« James ! » Cria t-elle, faute de mieux, après que ce dernier ai murmuré à sa destination en creusant encore davantage le contraste de son attitude vis à vis du danger qui les menaçaient.

D'une impulsion Cornelia se plia sur elle-même pour pour tendre le bras et essayer d'attraper le revolver, sa main tremblante frôlant ce dernier des doigts sans parvenir à l'attraper malgré son insistance, la panique lui retirant la réflexion de s'y prendre différemment. Le moteur se mit à rugir qu'elle essayait encore, ses ongles raclant sur l'arme pour la déplacer sur le tapis de voiture. Quand elle parvint enfin à s'en saisir, la nuque devenue douloureuse à force de tirer sur cette posture et le visage déformé d'une grimace d'effort intense, elle n'eut pas le temps de se relever que la marche arrière brutale de James lui fit cogner le tableau de bord du crâne, provoquant un gémissement pénible.

Elle se redressa en croisant les bras sur le dessus de sa tête, se serrant contre. Le coup l'avait passablement étourdie de sa fragilité évidente, elle qui était encore sujette à une résurrection trop récente pour avoir pu récupérer ne serait-ce qu'une partie de sa capacité d'antan à encaisser et faire face.

« C'est quoi ton foutu problème ?! » Cria t-elle à nouveau, l'accumulation d'émotions et de douleurs saturant toute faculté de retenue tandis que ses yeux rougis perlaient d'humidité. « Si ce que je t'ai dit t'as vexé, t'as qu'à le dire et je ferme ma gueule ! Plutôt que d'essayer de nous faire tuer ! T'as vraiment un grain ! Ça fait mal... merde... »

Son ton cassait sur la fin en perdant majoritairement son intensité alors qu'elle se recentrait sur son propre mal être immédiat, son bras droit relâché pendant que sa paume gauche frottait nerveusement son cuir chevelu où elle s'était cognée. Elle ne prêtait aucune attention à la route qu'il empruntait.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

James F. Everett


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Debuba11102/2000[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Videba10  (102/2000)
Etat Mental:
[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Debuba1091/100[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Videba10  (91/100)
Informations scénaristiques:
James F. Everett

Jeu 14 Mai - 22:57
James braquait le volant pour prendre le virage à gauche, récupérant le confort d'une route plus large. Il retrouvait à peine une conduite redressée qu'il enfonçait la pédale d'accélération. Sa colère si elle n'était pas suffisamment visible sur son visage, le nez retroussé et les yeux noirs, ses gestes rudes en faisaient également acte.

« Tu veux savoir c'est quoi mon problème ? » Grondait-il en fixant plus ou moins la route, son regard balayant l'horizon de cette ville mortifère.

Il avait conscience que Cornelia venait d'en prendre plein la figure - physiquement - assez gratuitement, mais la condescendance qu'il avait ressenti dans ses propos et le fait qu'elle venait lui mettre sur le dos cet accident qu'il avait tout autant enduré, quand bien même il avait effectivement eu une absence en cause de ce qu'il avait contemplé d'horrible, lui faisait bouillir le sang au point de se moquer éperdument qu'elle souffre.

« Mon problème c'est qu'une inconnue que nous avons accueilli gracieusement parmi nous sans rien exiger en retour, à qui je m'adresse pour la première fois en essayant d'être le plus réconfortant possible, en dépit du fait que l'on en a tous pris plein la gueule ces derniers jours et que des gens que j'ai connu sont morts ou captifs d'un monstre, me fait la morale et me prend de haut au bout de quelques minutes de conversation.

Il me semble pourtant que je ne t'ai pas demandé ton avis ! »


L'ex-chirurgien s'était mis à rugir d'une voix anormalement forte, qui accompagnait un regard furieux fustigeant Cornelia. Sa mâchoire crispée, ses traits tirés et ses épaules redressés de nervosité, il gardait tout de même les mains sur le volant, le bras droit plus affaissé que son jumeau. Un instant de silence suivi son coup de colère qui était sorti comme un félin expulse une boule de poils, la salive bordant ses lèvres ravalée avec amertume avait dessiné la manipulation de tous les muscles de sa mâchoire et relevé sa pomme d'Adam d'un frottement presque audible.

« Tu crois que ta situation est inconfortable ? » Poursuivait-il en reportant le regard à la route, son ton redevenu plus calme ne perdait cependant rien de sa froideur.

« T'as des murs pour te protéger et tu es entourée de gens qui feraient le nécessaire pour veiller sur toi alors qu'ils connaissent à peine ton nom de famille. Si tu t'étais plainte à ce connard de Jefferson, il t'aurait renvoyée sur la route avec ton flingue et ta caisse. Tu sais à quoi nous avons eu droit nous au départ ?

Un putain de motel en ruines au milieu de nulle part, des tentes, un million de questions sans réponse et rien à quoi se raccrocher. Et c'est qu'un détail comparé à ce qui nous est tombé sur la gueule. Tu sais pas de quoi tu parles mais tu penses pouvoir juger. Tu crois que j'ai eu envie d'être chef de quoi que ce soit ? Tu penses que je n'ai pas conscience d'avoir foiré ? Je le sais ! Eux aussi le savent ! »


Un souffle passa au travers de ses dents resserrées, la voiture continuant de gronder ostensiblement et celle-ci frappant de son aile un autre mort-vivant sans que l'homme ne lui ai prêté quelconque attention, se contentant de redresser le volant pour éviter que l'engin ne dévie une nouvelle fois.

« Je ne voulais pas de ce rôle mais je n'ai pas eu le choix ! Parce que personne ne bougeait autour de moi. Tous ! Ils savaient pertinemment que nous allions dans le mur à grande vitesse, même dans cette maison pourrie dans laquelle on s'est tassé après que notre camping foireux ai été balayé, mais personne n'a pris les choses en main ! Aucun n'a bougé son cul pour changer les choses à ce moment-là ! C'est moi qui l'ai fait ! Pas Kyle ! Pas Jena ! Ni Ivy et encore moins les autres grandes gueules. MOI ! »

Lancé dans une rétorque furieuse, son ton était reparti à la hausse jusqu'au grondement rauque, vibrant dans tout l'habitacle, son visage prenant une teinte plus rouge de part cette rage qui trouvait le bout du labyrinthe dans lequel l'ex-chirurgien avait tenté de la dissimuler, sa dextre lâchant le volant pour venir frapper du poing sur son torse sèchement à son dernier mot.

« J'AI pris les choses en main ! J'AI pris le risque de me planter et je me suis soucié d'eux comme aucun autre ne l'a fait ! Ni Wallace ! Ni Jefferson ! J'ai pris sur moi quand cette garce de Melody nous a affamé par pur orgueil ! J'ai assumé Ivy malgré toutes ses conneries à n'en faire qu'à sa tête et j'ai fait mon possible avec ce que j'avais ! Quand bien même je savais que je n'avais pas les qualités nécessaires à gérer tout ce merdier ! Même si j'ai fait des erreurs. Je les ai sortis de ce putain de mouroir ! MOI ! »

C'est tout aussi brusquement qu'il prit un nouveau virage, n'ayant guère laissé l'occasion à Cornelia de répliquer de par sa propre virulence qu'il se décidait tout juste à calmer. Sa respiration fumerait si cela était possible, expulsée des narines d'une intensité intelligible, le torse se bombant à chaque prise d'air. Il lui fallait quelques instants de plus pour qu'elle finisse par diminuer d'emballement afin de retrouver lentement un calme plus triste, plus peiné, comme le devenait son regard dont les traits se relâchaient d'un affaissement aux yeux rougis, les pommettes pliant sous le poids de son désespoir palpable.

« Mais j'ai échoué oui... j'ai échoué, à les protéger, à leur éviter ce qui nous guette dehors. Et maintenant je dois continuer et faire avec, malgré ce qu'a subi Jena, malgré ce que vit Kyle... malgré la fuite d'Ivy. Ça me détruit d'imaginer ce qu'ils ressentent, mais je n'y peux rien.

Elizabeth, Leonard, Kenzie, ce petit bébé qui est parmi nous maintenant... tout le monde se demande de quoi sera fait demain. Je me demande comment on va pouvoir se relever de ce qu'il s'est passé dans cette cimenterie, de la destruction de Hope, de la disparition de ceux qui étaient nos proches alliés en dépit des erreurs, cette menace qui plane sur nous à tous les instants... et je ne sais pas quoi faire.

Je n'en sais rien... je suis au moins autant perdu qu'eux. Mais je tiens à eux, ils sont tout ce qu'il me reste à préserver et je suis terrifié à l'idée de les perdre. Si je pouvais vendre ma peau pour assurer leur sécurité, je le ferais, maintenant, sans hésiter. »


James ferma les yeux au terme de sa dernière phrase, une larme perlant au coin de son oeil et cédant sur sa pommette gauche, hors de vue de Cornelia. Mais il paraissait aussi démuni et désespéré qu'il ne l'était, à ne pas pouvoir empêcher ce qu'il y avait de pire ou presque de s'en prendre à eux. Il ne savait pas plus de quoi serait fait le lendemain et cela le rongeait profondément. Sa botte relâchait quelque peu la pression sur la pédale d'accélération et la grande route sur laquelle ils filaient dégagée de toute présence apparente, leur progression devenait plus sereine.
Equipement Porté :
Capacité : 0/7
-
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-
Cache 34/100
Casier du Perchoir
MP5 30C .40 (6)
Colt 45 7C .45 (2)
Silencieux MA (1)
Extension PC (1)
Remington 4C C12 (12)
Fusil T-0 1C Flec.T. (12)

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Debuba110/0[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Debuba100/0[Secteur G] A tout à l'heure ma belle - 14/04/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Ven 15 Mai - 12:08
Cornelia était restée muette, le dos écrasé sur son siège et ses yeux allant et venant dans son champs de vision tandis qu'elle fixait résolument devant elle la route pour ne pas avoir à croiser le regard de James qui, vraisemblablement, avait décidé de vider son sac sur elle. C'était en tout cas comme cela qu'elle le ressentait, chose de bonne guerre sans doute, étant donné qu'elle en avait fait autant au bout de quelques minutes et sur ce point-là, elle ne pouvait pas lui jeter la pierre, il avait raison.

L'air inspiré des narines passait dans ses poumons et ressortait par ses lèvres de longues et silencieuses expirations, sa dextre posant son revolver tenu sur sa cuisse. A défaut de retrouver le calme, au moins le danger était passé et elle était de nouveau en mesure de réfléchir correctement et peser ses pensées, même si son cœur battait encore à tout rompre dans sa poitrine, lui donnant un coup de chaud loin d'être évident à gérer.

Pour James, elle choisit une réaction simple : laisser passer la tempête. Quand ce fut fait, elle laissa s'installer un temps de silence. Cornelia percevait la sueur qui coulait le long de sa tempe et c'est du passage de sa paume en revers qu'elle balaya cette trace humide. Au bout de quelques minutes, donnant l'occasion à James de laisser descendre la tension également - peut-être, elle se décida à faire entendre sa voix bien moins assurée et son ton plus tout à fait catégorique.

« Je sais ce que c'est... de vouloir protéger ceux que l'on aime sans y arriver. Si j'avais eu le choix, j'aurais préféré rester où j'étais, plutôt que de revenir dans cette galère, seule. J'essaie de faire bonne figure mais au fond... je suis en colère et je suis perdue, moi aussi. »

Son visage se détournait de la route pour venir observer James. Sa sérénité et l'indifférence qu'elle avait pu afficher se révélaient altérées par la mélancolie qui s'imprégnait à son regard, se mêlant au mal être qu'avait engendré, ou peut-être fait ressortir avec force et violence, l'accident.

« On fait toujours du mieux que l'on peut. Mais t'es pas obligé de continuer à endosser ce rôle, s'il te va pas. T'as mis ce groupe à l'abri, plus ou moins. Voilà, c'est fait. Est-ce que c'est nécessaire que tu continues, ou ce ne serait pas mieux de passer le flambeau ? T'as pas l'étoffe d'un chef, mais ça ne veut pas dire que t'as pas pris la bonne décision au départ. Et sur ça, je jugerais pas, je n'y étais pas. »

Au dehors, la grande route était effectivement dégagée à perte de vue, absente de toute silhouette cadavérique ou obstacle ravagé et son bitume était toujours solide et lisse, portant le véhicule vers sa destination lointaine d'encore plusieurs kilomètres sans que rien ne semble plus venir perturber leur progression.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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