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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ses derniers mots - 14/04/2035
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Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Lun 25 Mai 2020 - 11:17
Elle n’arrivait pas à trouver une explication raisonnée à ce qui lui arrivait, à la panique immense et la détresse qui la gagnait alors qu’il y avait tant à faire et tant à espérer. Les larmes ne cessaient de couler en flot continue, troublant sa vision, noyant son regard de plus en plus rouge, le pourtour de ses yeux s'assombrissant et se creusant peu à peu. Elle avait beau s’être fixé un objectif, ses jambes avaient du mal à porter ce fardeau qui s’était encore un peu plus alourdi par le poids de l’anxiété et de la détresse. Elles vacillaient parfois comme du coton, forçant Elizabeth à maintenir le contact avec le mur le plus proche qui lui permettrait sa progression, pas après pas.

Son ventre continuait de lui envoyer des décharges douloureuses en signal d’alerte de cette surdose de poison que le stress immense diffusait dans tout son corps. Des crampes qui parfois, l'obligeaient à faire halte, ses dents se crispant avec dureté et son bras libre ceinturant son abdomen. Elle continuait de prier silencieusement quand son esprit lui permettait de reprendre ses irrépressible allégations, ses lèvres remuant sans qu’aucun son n’en soit perceptible, exhortant seulement son souffle humide. C’était presque insensé, ce qu’elle ressentait, l’intensité que cela prenait, comme si les raisonnables proportions dramatiques avaient cessé d’exister dans son esprit et qu’elle n’entrevoyait plus qu’un gouffre vertigineux. Elle sombrait dans ses divagations impérieuses jusqu'à l'excès.

Elle n’eut aucune réaction réelle lorsque Kyle finit par lui soustraire le trousseau de la main, cette dernière retombant mollement après l’impulsion de retrait sans que sa démarche mécanique n’en soit perturbé. Une progression qui fut néanmoins stoppée lorsqu’elle fini par atteindre le vestiaire, et que son corps trouva finalement refuge sur le petit banc en bois qui séparait les deux façades remplies de casier, au milieu de la pièce, se penchant en avant pour retrouver quelques inspirations profondes à cette envie de vomir, là, tout de suite. Les mots que prononça Kyle l’atteignirent avec plus de dureté qu’il ne l’avait seulement souhaité. Rien n’allait en vérité. Rien n'irait plus. Elle redoutait que la seule force qui lui avait été accordé ne vienne de lui être ôté et elle ne trouvait pas même la force d’en dessiner les événements autrement que dans son esprit un peu trop fertile en cet instant.

Son regard restait rivé sur la porte grande ouverte devant elle, comme si elle guettait l’apparition de cette silhouette si familière qui mettrait un terme à toute cette comédie, mais au lieu de ça, le vide lui faisait face tandis que l’écho des mouvements de Kyle lui apparaissait de manière plus que lointaine. Elle voulait vraiment, désespérément se secouer, reprendre une prise sur la réalité qu’elle n’avait jusque lors jamais encore quitté, mais elle sentait que son cœur qui battait dans ses veines le faisait avec de moins en moins d’intensité. Des paillettes sombres volaient devant ses yeux, la poussant a reprendre deux grandes bouffées d’oxygène pour ne pas tomber.

« James devait aller… » Amorça t-elle en début de réponse des questions que sans doute tout le monde se posait, mais d’une voix si fine qu’elle doutait qu’il ait pu seulement l’entendre, retombant dans le silence, de trop longues secondes sans même prêter plus d’attention aux faits et gestes de l’ex-militaire.

Ce fut l’apparition de Kenzie tenant dans ses bras ce bébé si minuscule, surgissant dans son champ de vision, puis celle de Leonard qui lui donnèrent l’impulsion supplémentaire de continuer, la voix brisée d’un tremolo incontrôlable, saccadée, emplissant sa gorge d'un nœud douloureux.

« Cornelia. James et Cornelia. Ils devaient aller à la ferme. Il y a plus d’une heure. Ils ne sont jamais arrivés … Matthew. Il est parti à leur recherche. Il a dit. De se préparer. S’ils nous attaquaient. Pour évacuer. »

Ses yeux fixaient alternativement Kenzie et Leonard, passant de l’un à l’autre très rapidement, sans même chercher à y lire quoi que ce soit sur leur visage autre qu’un repère. Et si Jena était arrivée, avant, après, ou en cours de parole, elle ne la verra qu'en cet instant, se focalisant alors sur elle, fixement.

« Il est arrivé quelque chose. Je le sais. »
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba102/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Jeu 28 Mai 2020 - 14:36
Mes yeux dérivèrent sur le côté, se posant sur la silhouette presque recroquevillée d’Elizabeth sur ce banc. J’éprouvais un certain mal-être de la voir ainsi et surtout de ne recevoir aucune réponse à ma question. C'était une sensation désagréable, mais sans doute à miles lieux de ce qu'elle pouvait bien ressentir, elle. Elle était là, prostrée et en proie à un mal profond évident. J’aurais pu essayer d’en savoir plus, essayer de la convaincre de parler ou seulement essayer de comprendre, mais deux raisons me poussèrent à réaffirmer la prise de mon équipement avant de me faire quitter la pièce : premièrement, il fallait que je grimpe sur ce toit, car il était fort probable que la vigie n’était plus tenue depuis quelques temps maintenant – et j’étais sans doute en partit fautif de ces aspect, en témoin le récapitulatif que j'en faisais de nos effectifs disponibles ; deuxièmement, je ne m’estimais pas être le mieux placé pour tenir ce rôle. Je ne savais jamais comment réagir, quoi dire, quoi faire, et j’avais toujours cette tendance à être très maladroit avec les mots.

Je quittais donc le vestiaire après un dernier coup d’œil, m’assurant qu’elle ne soit pas en potentiel danger face à un abattement terrible, dérivant rapidement mes yeux sur le couloir pour y voir quelqu’un arriver sans que je n’y prête plus d’attention sur son identité. J’avais l’assurance que la psy ne resterait pas longtemps seule, et ça me suffisait pour me donner la permission et l’impulsion de ne pas trainer d’avantage. J’ouvrais le double battant qui menait sur le hall d’un choc de la main, claquant un pied sur le frein qui permettait de la maintenir ouverte, puis franchissant à grande enjambée ce grand espace vide où les traces maronnasses de sang continuaient de résister aux différentes tentatives de nettoyage qu’on avait pu mettre en œuvre, même si de l’odeur nauséabonde, il n’en restait plus rien. J’ouvrais également la porte du local où se trouvait l’échelle d’accès vers le toit, laissant cette dernière également grande ouverte, en espérant que Jena ait l'idée de se rapprocher assez au moins du hall pour me permettre lui parler au cas où cela s’avérait nécessaire.

Je basculais mon fusil dans mon dos, retenu à mon épaule par sa bretelle tandis que j’entamais l’ascension des quelques barreaux qui me séparaient de l’extérieur. Le soleil descendait vers l’horizon, bien que sa clarté offrait toujours une confortable visibilité. J’avais à peine posé un genou sur le rebord de la trappe, à l’extérieur, pour m’en extraire rapidement que mon regard entamait un rapide tour des environs, balayant d’un côté puis de l’autre, la route qui menait à notre planque, tout comme les étendus herbeuses jusqu’aux quelques ruines à proximité. Et de ce premier constat, je ne vis rien d’alarmant. Déployant mon arme d’un pivot maitrisé, j’en supportais le poids de mes bras avec une grimace lourde, relâchant un instant le fusil dont l’extrémité du canon toucha le sol et la crosse se posa sur ma cuisse valide.

Mes deux poignets se portèrent à mon regard, contemplant les blessures que ma captivité récente et mes infructueux efforts de m’y soustraire m’avaient infligé. J’avais encore du mal à retrouver leur plein usage sans ressentir par mémoire la brûlure de la corde sur ma peau et sa morsure douloureuse. Je pestais lourdement à ce constat, mes iris continuant d’observer les lieux alentours tandis que je jouais de mes mains, pour essayer d’anesthésier assez mes blessures. J’avisais l’infecté que j’avais aperçu peu avant vers l’Ouest, observant son état toujours autant léthargique et inactif, me servant de témoin pour tout ce que mes yeux ne sauraient voir aux environs de sa position.

Une fois l’engourdissement de mes mains passés, je reprenais en main ce fusil ô combien lourd en l’état, mais qui ne m’apportait d’utilité que pour la puissante lunette qui y était fixée. Je restais accroupis, laissant ma jambe blessée dans une position qui m’apparaissait le plus au confort possible – bien que cet aspect me semblait très subjectif au regard de la situation, dressant l’autre pour m’en servir de soutient et support où mes coudes trouvaient refuge.

Je balayais dans un premier temps la face sud du secteur, observant cette route qui s’échappait un peu plus au loin avant de rejoindre le croisement qui menait au secteur voisin. Je n’y descellais rien de suspect, si on pouvait considérer les pauvres hères qui trainaient là-bas comme « non suspectes » dans le contexte actuel. Je pivotais ensuite sur le côté, d'un flanc à l'autre, jusqu’à ce que mon bassin en trouve la limite de ma posture. Le réticule précis de la visée dans lequel mon regard était plongé, joue en appui sur la crosse de la bestiole entre mes mains, s’alignait en un point rouge lumineux, que j’éteignis en une pression de pousse sur le flanc du cylindre métallique. Pour l’heure, je n’avais pas objectif d’aligner un tir, mais bel et bien de voir le plus loin possible et repérer une potentielle menace.

Mais c'était le néant. Le calme extérieur frappait durement avec la situation qui se déroulait au dedans. D'un mouvement qui n'avait rien de souple, je pivotais alors, changeant d'angle et de direction à ma position, entamant la vérification d'une nouvelle parcelle de notre horizon.
Equipement Porté :
Capacité : 3/6
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Lun 1 Juin 2020 - 17:54
De ce que j’en constatais, j’arrivais en bonne dernière, bien que j’avais pu voir l’imposante silhouette de Leonard s’engouffrer dans la porte des vestiaires. J’accélérais la cadence de mes pas, trottinant presque pour couvrir les quelques mètres restants avant d’entrer à mon tour dans la pièce. Plus précisément, je m’arrêtais sur le pas de celle-ci, m’appuyant de mon épaule gauche contre le montant du chambranle de la porte, les bras croisés sur la poitrine, le corps en appui majoritaire sur ma jambe gauche. Mes prunelles azurées balayèrent l’ensemble de la pièce, m’arrêtant sur chacun des membres présents. Au plus proche, j’avisai en premier lieu Léonard me donnant de dos, puis Kenzie et le bébé et enfin Elizabeth. Pas de Kyle. La pensée me traversa l’esprit qu’il devait déjà avoir gagné le poste que je lui avais confié quelques minutes plus tôt, et que cela n’était peut-être pas plus mal ainsi, car j’ignorais encore tout de sa potentielle réaction face à la présence de Sarah.

Mon regard s’attarda finalement sur Elizabeth, débordant de compassion quant à sa détresse, plus renforcée encore par les trémolos de sa voix dont je saisissais les mots en cours de route. Compassion, mais aussi incompréhension. De ce que j’avais compris, James et Cornelia n’avaient pas atteint la Ferme. L’inquiétude me saisit à mon tour. Je fronçais légèrement les sourcils en passant la pointe de ma langue entre mes lèvres. Le prénom de Matthew fit son apparition dans la discussion, et il me fallut bien quelques secondes de réflexion supplémentaires pour raccrocher les wagons au train, à comprendre qu’Elizabeth parlait de leur ancien chef, Jefferson. Un type que je n’avais jamais croisé, mais dont j’avais bien trop entendu parler à mon goût. Néanmoins, savoir qu’il comptait partir à la recherche de James et Cornelia me rassura quelque peu. De ce que tous en avait dit - Melody la première - il avait l’air de savoir se démerder bien mieux que nombre d’entre nous et être un allié de premier choix.

Pour autant, il y avait un détail me titillait l’esprit. James et Cornelia étaient partis il y avait de cela un peu plus d’une heure. Véhiculés ou non, et bien que je ne sache rien d’où se trouvait la ferme du vieux Wallace, cela me paraissait un délai assez court pour en venir en s’inquiéter de la sorte quand on savait le labyrinthe changeant que pouvait être la ville entre les rues bouchées de véhicules abandonnés et les migrations de morts-vivants, sans compter qu’ils avaient simplement pu tomber en rade ou crever un pneu trop loin du Perchoir pour pouvoir nous contacter par radio. Mais le regard qu’Elizabeth fixa sur moi, que je soutenais en retour accompagné d’un très mince hochement de tête en disait bien plus que n’importe quelle supposition à laquelle je pouvais me livrer.

Sa demande, ou plutôt celle de ce Matthew, de nous préparer au pire, ne m’avait pas échappée ; et je devais bien y reconnaître un certain bon sens. Une mesure qui pouvait paraître excessive, mais prudence se voulait mère de toutes les vertus, et notre survie dépendait aussi grandement de cette dernière. Il valait mieux mettre toutes les chances de notre côtés et envisager le pire, quitte à paraître ridicule ensuite d’avoir sur-réagi. Le ridicule m’était une alternative clairement plus supportable que la mort ; et la sécurité de ceux qui se trouvaient là, dans cette pièce, était ma priorité.

Je ne décrochais pas du regard d’Elizabeth, quittant ma position contre le chambranle pour m’approcher d’elle, jusqu’à venir m’accroupir face à elle et tenter de saisir ses mains entre les miennes d’une poigne ferme en geste de soutien. La conviction de ses derniers mots ne pouvait me laisser de marbre, certainement parce que j’accordais moi-même une importance certaine à ces étranges intuitions qui nous prenaient aux tripes, dont les origines et les raisons échappaient à notre conscience mais dont nous nous persuadions de la véracité. Et dans le fond, je ne souhaitais qu’une seule chose. Qu’Elizabeth se trompe. Et ce Matthew avec elle. Un doute terrifiant m’assaillait à l’idée que ces types puissent être en route pour venir nous cueillir comme ils l’avaient fait à Hope, alors que nous n’avions guère de munitions - et donc d’arguments - pour nous défendre. Je retenais un juron désagréable de franchir mes lèvres et s’échapper de mes pensées. Je prenais une profonde inspiration par les narines, renforçant l’emprise de mon regard sur les perles noires d’Elizabeth avant de m’adresser à elle d’une voix douce, mais assez directe.

“Je veux que tu retournes à l’infirmerie et que tu rassembles tout le matériel médical que tu pourras. Prend le nécessaire, ce qui relève du vital. Oublie le reste. Uniquement ce dont nous pourrions avoir besoin si on doit vraiment évacuer.”

Une fois encore, il me paraissait primordial de ne pas la laisser inactive, occuper son esprit en proie avec ses convictions, ses idées et ses inquiétudes. Mais je ne pouvais pas chercher à la rassurer. Ne prétendre d’aucune façon qu’elle s’imaginait le pire et que tout allait s’arranger, car d’expérience avec ce monde de merde et son prédécesseur, les choses avaient toujours tendance à aller au pire, quoi que l’on fasse pour s’en prémunir. Je ponctuais mes mots d’un bref hochement de tête avant de dévisser la tête en direction de Leonard, avisant l’homme sans me redresser ni ne quitter ma position à proximité d’Elizabeth.

“Je sais qu’on t’en demandes beaucoup ces derniers jours, peut-être trop même, mais j’ai besoin que tu ailles au garde-manger et que tu rassembles nos provisions. Tout ce que tu peux embarquer. Si on doit évacuer au plus vite, autant s’y préparer dès maintenant et clarifier la situation plus tard, voir comment elle évolue. Je peux compter sur toi ?” lui demandai-je de cette même voix douce et directe, au ton de rhétorique mais qui appelait quand même à une réponse de sa part. J’attendrais cette réponse, si réponse il y avait, avant de tourner mon attention vers Kenzie. Mon coeur battait la chamade contre ma poitrine, son rythme excité par la tension qui montait et les fulgurances de mes pensées qui tentaient de s’organiser pour donner une tâche à chacun pour accélérer nos préparatifs.

“Kenzie. Rends-toi en salle-radio avec la petite et reste aux aguets, dès fois que James, Cornelia ; ou Matthew ou la Ferme nous contactent. Je vais prendre des nouvelles du côté de Kyle et je te rejoindrais là-bas avec les talkies du groupe. Il faudra paramétrer une fréquence privée, courte portée, juste pour nous, ici.”

Je ne doutais pas que cette dernière demande pouvait paraître saugrenue, mais je me rendais compte que quelque chose clochait. J’ignorais si c’était seulement moi qui m’abandonnais à un excès de prudence paranoïaque au regard des derniers événements ou s’il y avait vraiment anguille sous roche, et le temps n’était de toute manière pas à trancher cette question, mais James avait contacté la Ferme le matin même, prévenu de sa visite, et il paraissait maintenant avoir disparu en chemin. Deux des nôtres étaient dans la nature et le campement semblait être menacé par la venue d’autres hommes. Ce n’était pas sans me rappeler des situations similaires. Le centre commercial avec Elizabeth et le campement du motel attaqué à ce moment-là. La cimenterie avec Ivy et l’arrivée d’Elias et ses hommes peu après nos échanges radios avec le Perchoir. James et Cornelia maintenant, même si cela restait à confirmer... D’une manière ou d’une autre, que je puisse avoir raison ou tort, cela faisait triple coïncidences désastreuses, et je n’étais pas femme à les apprécier.

Je me redressais, m’écartant d’Elizabeth de quelques pas pour embrasser les trois personnes de mon champ de vision avant de poursuivre, d’un ton moins cadré, à l’hésitation discernable tandis que mes azurs passaient de l’un à l’autre des protagonistes, à de nombreuses reprises.

“Je sais que l’on manque d’informations, que cette situation demanderait à être éclaircie et cela viendra, en temps et en heures. Mais pour l’instant, nous devons simplement nous préparer au pire. Quelqu’un a eu la justesse de quelques mots pour illustrer cela : les conséquences ne devraient plus être assumées au moment où elles interviennent, mais anticipées au moment où les causes sont pensées.” Je marquais une brève pause, d’un soupir retenu, me mordillant la lèvre inférieure. “Je refuse de vous perdre. Je tiens à vous. Quoi qu’il puisse advenir, je refuse de vous laisser tomber. Je refuse d’assumer des conséquences trop douloureuses d’avoir attendu et pas suffisamment agi. Alors je compte sur vous. Je vais aller voir Collins, savoir de quoi il en retourne et je reviendrai ensuite vers chacun de vous pour aviser de la situation. Des questions ?”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Mer 3 Juin 2020 - 13:54
Kenzie était ainsi arrivée la première, sa dextre caressant la nuque de l'enfant qui hoquetait légèrement tout en restant d'un calme olympien. C'était d'ailleurs assez surprenant pour la jeune femme, tant la petite était tranquille. Il fallait dire qu'elle en avait croisé des bébés autrefois, de loin certes, mais ils étaient toujours actifs, criards, pleureurs, vomissant même parfois. Mais elle, c'était un petit ange dont la douce respiration était extrêmement rassurante et apaisante malgré la dose de stress qui lui avait administré Jena.

Le regard de la jeune femme suivi la silhouette de Kyle qui sorti des vestiaires juste avant son arrivée, sans qu'elle ne lui dise rien bien que ses sourcils plissèrent en voyant l'homme ainsi libre, équipé et partant de son coté. Contrairement aux autres, elle n'avait pas vraiment assisté à la scène ni tout compris de ce qui avait pu se passer, aussi son jugement fut nul quant à ce constat. Elle entra sans prêter attention au fait que Leonard arrivait à son tour à quelques secondes d'intervalle et en passant le pas de la porte du vestiaire, le bébé accroché à son cou, la vision d'Elizabeth prostrée et en larme lui empoigna le cœur si vivement qu'elle en eu presque un sursaut, ses yeux s'ouvrant en grand pour laisser transparaître la frayeur qui l'étreignait alors.

Demeurant dans l'encadré de porte, elle ne réagit pas tout de suite, statufiée par son incompréhension et la surprise, son regard envoûté d'effroi fixait Elizabeth avec une crainte subite et intense. La silhouette bien plus massive de Leonard débarquant derrière elle lui fit crisper les bras sur la petite et passablement prostrée sur elle-même également, elle se déporta sur la droite de pas incertains avant de relâcher la tension de son corps.

De son seul regard qu'elle porta à l'homme, elle lui partagea son angoisse mais restait silencieuse, revenant ensuite à Elizabeth en se mordant la lèvre inférieure. Presque par instinct, Kenzie se mit à bercer la petite qui elle ne se rendait en réalité même pas compte de la situation, somnolant dans ses bras, car c'était davantage elle-même qu'elle tentait de rassurer à nouveau au travers de sa petite protégée, sentiment qui lui avait instantanément échappé en croisant la détresse de la brune et qui peinait à trouver à nouveau le chemin de son esprit.

En percevant ses mots, à propos de James et de Cornelia, elle ralentit son mouvement jusqu'à s'arrêter. Une inspiration douloureuse pinça ses narines et elle baissa les yeux sur le sol, désemparée. Elle ne prêta pas tout de suite attention à Jena qui était pourtant arrivée depuis peu, trop estomaquée pour même entendre le moindre son sortir d'entre ses lèvres, lui destinant ses iris tardivement tandis que la blonde venait près d'Elizabeth pour lui parler.

Aussi effacée qu'elle se faisait depuis son entrée dans la pièce, elle assista à la scène et agrippa légèrement le body de la petite, son bras soutenant son fessier minuscule sentait à présent son mince muscle tirer désagréablement à force de demeurer rigide dans cette posture, mais elle ne s'en préoccupait guère. A la demande de Jena, elle acquiesça à peine - toujours enfermée dans son mutisme - et commençait à tourner les talons pour sortir de la pièce afin d'échapper à cette atmosphère qui lui devenait anxiogène, quand elle s'interrompit en entendant Leonard réagir de façon bien différente d'elle.
Equipement Porté :
Capacité : 2/5
Console technologique
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
_
Contenants Personnels :
Dos 0/0
-
Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Leonard Butler


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
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Informations scénaristiques:
Leonard Butler

Mer 3 Juin 2020 - 14:42
Leonard lui, était arrivé en scrutant d'abord la frêle silhouette de Kenzie. De sa distance et puisqu'elle lui donnait de dos, il perçut en partie le minuscule visage de l'enfant en appui de son épaule, les yeux semi-clos et sa petite main s'étirant sur son haut avant de s'y raccrocher. Cette vision lui provoqua un léger sourire touché. Il n'avait pas vu d'enfant depuis longtemps, même sans considérer sa période de « mort » vraisemblable.

Une chose était certaine chez le grand gaillard, la foi était présente et pour lui, cette présence était une main tendue de Dieu, la preuve soumise à leurs yeux désespérés de la destruction ambiante que des lendemains heureux étaient possibles. Mais il savait pertinemment que cela se ferait dans le sang et les larmes, tant pis, il se considérait prêt à payer son tribut, fusse t-il sa propre vie, dans cette recherche d'un nouvel avenir commun. Une pensée pieuse qui fut aussitôt balayée lorsqu'il vit Kyle sortir des vestiaires armé de son fusil et équipé, le hacker-mécano s'arrêtant alors subitement en redressant par réflexe le bouclier un peu plus haut, toute sa stature se crispant et ses dents se resserrant au débarquement impromptu de celui qui était censé être attaché et isolé.

Pourtant, ce dernier ne leur prêta pas attention, partant ailleurs au travers du couloir qui menait à la sortie du Perchoir et même la jeune Kenzie ne semblait pas protester ni véritablement s'indigner, s'arrêtant seulement pour le scruter avant d'entrer dans les vestiaires. La paupière déjà affaissée de Leonard s'abaissait encore tandis qu'il fronçait lui véritablement les sourcils, l'incompréhension plus alarmante que déroutante, car dans son cas il avait bel et bien découvert la scène où James avait maîtrisé et assommé un Kyle furieux, aidant le chef de camp à le maintenir pour l'emmener dans la salle de nettoyage et l'y attacher.

Il y avait vu un état second, un homme méconnaissable du gars taciturne qu'il avait croisé les jours précédents et le voir ainsi aller et venir armé, après ce qu'il s'était passé, était inexplicable. A l'arrêt plusieurs instants, il finit par reprendre le pas plus vivement, se dirigeant vers les vestiaires en scrutant le couloir par lequel Kyle avait disparu avant de tourner les yeux sur l'entrée de la pièce, voyant d'abord Kenzie l'obstruer. Il s'avança vers elle en prenant soin d'éviter de buter contre le mur avec le bouclier et voulu l'interpeller avec gentillesse mais il n'eut guère le temps de le faire.

A peine avait-il posé sa main libre sur son épaule que la jeune femme y réagi brusquement, se braquant quelque peu pour ensuite s'éloigner. Leonard mouva légèrement les lèvres pour parler mais se retint, trop surpris pour trouver les mots, d'autant plus que le regard communicatif de Kenzie en disait long. Le grand afro-américain cligna plusieurs fois des yeux en plissant plus rudement les sourcils et détourna le regard sur Elizabeth, ses iris s'éclaircissant de stupeur à la vue de sa détresse et de ses larmes.

« Elizabeth... ? »

Sa voix grave et lourde s'entendit à peine, murmurant presque ce prénom. Il était autant estomaqué de voir son état que Kenzie, se déplaçant de son coté sur la gauche de l'entrée en baissant le bras équipé pour que le bouclier trouve l'appui du sol. S'il y avait quelque chose d'évident chez lui, c'était à quel point sa tristesse ou sa crainte pouvait être frappante à son visage et sa façon de regarder, tant ses émotions transparaissaient avec une facilité parfois excessive. Étourdi par cette situation véritablement déconcertant, la confession d'Elizabeth le glaça d'effroi.

Il relâchait la pression de ses sourcils et les muscles de son épais et rond visage, écrasant sa dentition et déployant ses narines, frappé par l'annonce de la disparition de leurs alliés et l'attaque potentielle du Perchoir. La venue de Jena interrompit toute contestation qu'il aurait voulu communiquer, lui portant attention de sa hauteur, il l'observa s'approcher d'Elizabeth et s'accroupir afin de lui parler.

Le choc qui étreignait Leonard se morcela quand Jena s'adressa à lui, lui donnant l'impression d'éviter sciemment ou d'ignorer ce qu'Elizabeth avait annoncé et c'était bien ce qui attira toute la concentration de son esprit, au-delà de ses demandes. Il lui fallut un temps de réaction, immobile et stupéfait, sans réponse à Jena qui poursuivit à l'adresse de Kenzie avant de se redresser pour parler au trio. La passivité de Leonard finie par laisser place à une inspiration audible des lèvres, son buste se soulevant avant qu'il ne porte sa voix rauque et bien plus grave que la blonde :

« Des... des questions ? Mais de quoi... de quoi est-ce que parles Jena ? » Un sentiment de colère et de détresse partagée à celle d'Elizabeth grimpait en lui, traduit non par des pleurs mais par une indignation palpable, l'homme dressant l'index libre vers la brune à qui il porta ses iris un instant, avant de revenir à Jena.

« Cornelia... Cornelia et James ont disparu. Il faut aller les chercher ! Il faut y aller maintenant ! Partir tout de suite s'ils risquent d'attaquer ! Et... et l'autre.... »

Le grand gaillard, passablement perturbé par l’entremêlement des éléments glissa le regard sur le sol brièvement, fronçant nez et sourcils avec une indignation plus rustre encore tandis qu'il reportait son attention à la blonde.

« Qu'est-ce qu'il fait libre et armé ? Je croyais qu'il était dangereux ? J'ai fermé les yeux juste... quelques heures à peine, juste quelques heures et maintenant nos amis ont disparu, leurs agresseurs vont nous attaquer et on a un type dangereux entre nos murs ! Enfin... Jena regarde Elizabeth ! Tu crois qu'elle est en état de suivre des directives ?! »

Il s'emportait, mais non de fureur à l'égard de Jena et cela pouvait se sentir, simplement d'ahurissement vis à vis de la situation explosive dans laquelle ils avaient brusquement basculé, alors même qu'il sortait d'un repos insuffisant et tant souhaité. A présent, il ressentait son cœur étouffer d'imaginer que celle qui avait sauvé sa vie et celui qui devait mener ce groupe blessé étaient la proie de bandits, ou que ceux-ci viendraient les agresser.

Sa dextre souleva son bouclier par frustration contre son flanc et il porta la senestre libre à son crâne râpeux pour y passer la main, envahi de crainte, de stress et de confusion exacerbée par le sentiment de panique qui se répandait.
Equipement Porté :
Capacité : 4/5
SIG P226 15C .40
Tournevis
Bouclier balistique
Kit de crochetage
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/50
Sac de voyage
-
Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba11106/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (106/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba10100/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Ven 5 Juin 2020 - 16:45
Noyée dans un épais brouillard de chagrin, c’est ce qu’elle ressentait de son état alors même qu’il y avait tant d’espoir pour juste continuer, réagir, et ne pas se laisser abattre trop vite. Tant de raison qui aurait pu conduire à cette absence, tant d’évènements similaire qui avaient trouvé finalité moins douloureuse que ce qu’elle ressentait, mais c’était incontrôlable. Elle ne parvenait à maîtriser les palpitations d’un cœur mis à mal, ni ses larmes de couler en un flot continue. Intérieurement, elle se sentait étrangère à ces sensations qui la submergeaient, comme si elle n’était pas responsable de ces élans disproportionnés, quand bien même l’inquiétude l’aurait gagné, c’était davantage l’abattement qui l’envahissait en l’instant.

Elle ne réagit pas ou peu au contact des mains de Jena qui se posèrent sur les siennes jointes. Ses yeux immergés observèrent l’éclat de lumière qui faisait scintiller sa vue plus que l’union des paumes en contact ferme l’une contre l’autre. Elle n'avait gardé sa concentration fixe qu'un bref instant sur elle, cherchant de l'aide, un soutien, une vérité, mais à présent, ses yeux oscillaientt dans le vide, ses pensées ayant fini par occulter la réalité. Elle n’entendait les mots qu’en vagues échos, bien qu’elle les comprit immédiatement, elle ne parvenait pas à rester focalisé sur autre chose que James et toutes les dramatiques situations auquel il faisait ou avait fait face, sans doute encore bien trop loin de s’imaginer celle qui se rapprocherait le plus de la réalité. Il y avait un brouhaha immense dans son esprit qui l’entrainait toujours plus bas, plus loin dans les profondeurs de l’indicible horreur.

Et plus elle y pensait, plus son ventre lui renvoyait des spasmes douloureux qui transparaissaient sur son visage crispé. Ses dents se serrant par intermittence, ses yeux se fermant pour refouler hors de ses paupières, dans la cascade de son, visage jusqu’à la pointe de son menton, les perles salines qui s’y étaient accumulées, jusqu’à ce que leur poids joints soit bien trop important, et s’effondrent contre le sol en quelques auréoles translucides. Elle se sentit aussi vide qu’épuisé, et son corps ne semblait plus lui appartenir, rendant jusqu’à ses propres émotions complètement incontrôlable. La panique la gagnait autant à s’imaginer le pire pour celui qu’elle aimait, qu’à s’en trouver esclave de sa propre chaire prise de panique. C'était un cercle vicieux terrible.

C’est la remarque de Leonard qui lui donna finalement cette secousse d’incrédulité. Affligeante. Elle se trouvait elle-même affligeante d’apparaitre finalement aux yeux des autres comme un poids, incapable de faire quoi que ce soit hormis se recroqueviller sur elle-même et pleurer. L’horizon vacilla à nouveau tandis qu’elle prenait une large inspiration, son regard incertain s’élevant sur l’homme massif qui la surplombait, puis se déportant sur Jena qui, même si elle s’était redressée, restait à ses côtés. Elle qui s’était tant efforcé de paraitre forte, solide, inébranlable, un rempart à quiconque cherchait un refuge, elle ne se sentait pas la permission de pouvoir faillir, de se laisser abattre. Mais son corps était devenu un ennemi féroce et la lutte qu'elle livrait était bien grande pour en reprendre le contrôle. Elle prit une inspiration, large et longue, avant de pousser sur ses bras venus se poser de chaque côté de ses cuisses sur le banc pour se redresser à son tour.

« Non, elle… elle a raison. Il faut… réagir, se préparer. On risque de… se jeter droit dans un piège. Personne ici… n’est plus capable que … Matthew pour les retrouver. »

Sa voix était très basse, quand bien même elle cherchait à la rendre la plus perceptible possible, désaccordée parfois quand son intonation se nouait par ses émotions trop fragiles. D’un pas lent, et si personne ne l’en empêchait, elle se serait seulement frayé un passage par l’arche de la porte, cherchant à atteindre le couloir. Elle voulait respirer, et cette proximité, ce monde qui brusquement l’avait entouré, lui avait donné des vertiges. Après tout, n’avait-elle pas décidé de se laisser aller aux décisions des autres ? De les laisser gérer, de tout, même de ce qui la concernait, car elle ne se sentait ni d’en assumer les actes, ni les conséquences qui pourraient suivre…
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba1129/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (29/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba102/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Dim 7 Juin 2020 - 11:26
Le central de la lunette suivait les disparités de la route qui s'étendaient assez loin et se perdaient dans un flou de clarté. J'avisais chacune des carcasses qui la constituaient, parfois sagement garées sur le bas côté, certaines renversées ou échouées dans le léger fossé frontalier. Toutes étaient poussiéreuses, rayées, cabossées, ou même recouvertes d'un réseau de buisson épineux ou de ronce qui avaient gagné droit sur le métal abandonné. Ma véritable occupation n'était pourtant pas le constat de ce que l'apocalypse avait semé dans son décors, bien plus désertique qu'il ne l'avait déjà été, mais bien à l'identification de ce qui l'en constituait et des présences qui l'entourait. Je gardais les lèvres plissés, serrés, l'inspiration sereine à ce travail de fourmis qui me replongeait dans des souvenirs plus lointains, sur une terre au paysage pas si éloigné de l'instant présent. A croire que ma vie tournait autours d'une boucle sans fin. L’Ouroboros m'allait plus que bien.

Je réajustais ma prise, retrouvant le confort du creux de mon épaule pour la crosse, détournant ma remontée vertical pour suivre une route perpendiculaire qui se perdait plus loin vers le Nord, entrecoupée de premiers bâtiments. Un tremblement vient perturber ma contemplation silencieuse et ô combien sérieuse, l'éclat du verre optique secoué par de brèves mais répétées secousses, m'obligeant à lever la tête de l'appui-joue contre lequel j'avais pris place. J'inspirais longuement en observant le fusil secoué des mêmes spasmes presque imperceptibles à l’œil nu, mais dont le mousqueton métallique de la bandoulière parvint à soulever cet état de manière audible, claquant contre le tube sur lequel il était fixé, la lanière de nylon s'y balançant lentement.

Ma mâchoire se serra d'une contraction intense, mes lèvres se retroussant pour en dévoiler mes dents sous l’amertume et le dépit qui me gagnait. Je dégageais ma main gauche à mon regard contrarié, observant le mouvement continuer sur mes doigts déployés et ma main paume ouverte. Je sentais des picotements remonter jusqu'à leurs extrémités, la douleur de mes poignets revenues vivement par l'effort d'un poids non négligeable qu'ils avaient dû soutenir. Ma peau était toujours marquées de ces lacérations rouges, le sang séché avait commencé à craqueler, et les plaies pris une teinte blanche jaunâtre sur les rebords.

Je poussais un juron murmuré entre mes dents toujours crispées, mon contraignant à réajuster ma position. Empoignant mon arme, je m'éloignais un peu plus de la trappe et me rapprochait d'autan du bord à hauteur mesuré, restant le plus accroupis possible pour regagner cette amplitude perdue dans mon champ de vision. Je posais mon cul à terre, ma jambe blessée bien à plat au sol, l'autre redressée, le genou pointant vers le ciel. J'y déposais alors mon bras gauche à l'horizontal, repliée pour offrir un support convenable à mon arme, coinçant le chargeur engagé dans le creux de mon coude. J'aurais très bien pu prendre un instant pour déséquiper la lunette du fusil et être plus à l'aise dans mon inspection et mon tour d'horizon, mais je ne parvenais pas à me convaincre de me séparer de cette arme qui pouvait s'avérer indispensable. A situation risquée, je préférais l'assurance de sa présence complète quand bien même s'en était inconfortable.

Je laissais donc ma main gauche pendre mollement dans le vide, ma droite reprenant la poignée, pouce d'un côté, index dressé en longueur sur le pontet, soutenu du poids par mon épaule liée. Ainsi installé, quand bien même les douleurs n'avaient pas disparue, je pouvais reprendre mon observation minutieuse, détaillant chaque point d'horizon en ne me décalant que légèrement.

C'était le silence au delà des murs du Perchoir, un silence de mort qui n'élevait pas même la complainte de quelques uns de ses soldats, me laissant dans la parfaite attente d'en desceller quelque chose d'anormal, accrochant la direction d'une silhouette errante au déplacement bien trop caractéristique pour être du fait d'un vivant, l'avisant s'échapper à mon regard derrière une palissade de jardin délabrée.
Equipement Porté :
Capacité : 3/6
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba1145/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (45/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba1088/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 7 Juin 2020 - 21:52
Mon regard avait guetté les réactions des uns et des autres en conclusion de mon petit discours, et bien rapidement celui-ci s’arrêta sur l’afro-américain qui commençait à réagir. Je déplaçais légèrement la position de mes pieds pour lui faire complètement face, sans reculer ni avancer de l’emplacement où je me tenais, parée à encaisser ses mots. Je plaquais mes mains sur mes hanches, les bras en équerre et campant sur ma position. Je relevai le menton de quelques centimètres, ma mâchoire se contracta et mes lèvres se pincèrent. Mes paupières se plissèrent très légèrement sur mes azurs cherchant à se planter dans les yeux de Leonard, capter son regard et l’accrocher. Très brièvement, j’avais détourné mes prunelles de son observation en direction d’Elizabeth lorsqu’il la mentionna explicitement, puis je revenais à lui.

Au final, j’encaissais ses mots dans un silence de plomb qui ne devait pourtant pas durer alors que l’emportement se faisait de plus en plus perceptible. James m’avait accordé sa confiance pour le seconder, prendre la tête de ce groupe en son absence. Le temps était venu pour moi de la justifier. L’intervention de la psychologue m’offrit néanmoins deux avantages de poids. Le premier était son soutien à mes propos et directives, tout déplacés avaient-ils pu paraître. Le second était un gain de temps, de quelques précieuses secondes que je pouvais mettre à profit pour mesurer ma réponse à Leonard, à ne pas lui rentrer dans le lard de mon éloquence habituelle, souvent trop franche et brutale pour être véritablement efficace.

Mon regard avait accompagné la sortie d’Elizabeth en direction du couloir, prouvant à tous par cet acte simple que sa détresse ne l’avait pas rendue aussi apathique que le laissait entendre le seul homme présent. Son jugement se trouvait manifestement erroné, très certainement en raison de l’inquiétude qui marquait ses traits, et plus simplement parce qu’il n’avait guère eu le loisir de se reposer ces derniers jours et que je n’avais pas eu le temps ni la décence de le tenir informé des derniers événements. Pouvais-je alors l’en blâmer ? Bien évidemment que non. J’avais beau être une garce, je savais aussi admettre mes torts et reconnaître mes manquements. D’autant qu’il aurait été très mal avisé de ma part de lui tenir rigueur de ses états d’âmes. Je pris une longue inspiration, les lèvres toujours scellées, avant de lui répondre.

“Je sais que la situation est difficile. Elle l’est pour nous tous et j’en suis sincèrement désolée Leonard,” répondis-je d’un ton plus ferme, gommant toute trace de la précédente hésitation, mais suffisamment affable pour ne pas paraître agressif. Je détachais ma main droite du flanc de ma hanche pour la redresser doucement.

“Si je m’écoutais, je serais la première à partir à leur recherche ; mais premièrement…” je dressais mon index vers le plafond. “...je n’ai aucune idée de l’endroit où ils peuvent bien se trouver ; et deuxièmement…” je relevais le majeur en compagnie de son homologue. “...on ne sait encore rien de ce qu’il se passe vraiment. Tout ce que l’on sait, c’est que James et Cornelia ne sont pas encore arrivés à la ferme. Ils sont peut-être simplement tombés en panne sur la route ou bien ont dû faire un détour, trop loin d’ici pour pouvoir nous prévenir par radio.” Je durcissais légèrement le ton, sans pour autant élever la voix, rabaissant ma main pour la ramener à son emplacement initial. “Alors pardonne-moi de ne pas me ruer sur le premier volant venu, mais je ne foncerai pas tête baissée sur de simples suppositions hasardeuses ; et je ne permettrai pas que l’un d’entre vous s’octroie cette décision sur un coup de tête.”

Je ne décrochais pas mon regard de Leonard, le soutenant toujours s’il en faisait autant, ou me contentant simplement de détailler son visage s’il l’avait détourné. Je poursuivais alors d’un ton plus tranché, balayant d’un revers de main figuratif les questions soulevées par l’homme quant à la présence de Kyle et le rôle que je lui avais confié. Si je devais commencer à justifier et expliquer toutes mes décisions au moindre accroc, on ne s’en sortirait jamais. Il y avait un temps pour les paroles, et un temps pour les actes. J’étais convaincue d’être dans le juste temps de mes décisions.

“Alors on se prépare au pire, on se prépare à évacuer les lieux si nécessaire, mais on le fera avec des provisions, des armes et du matériel médical pour mettre toutes les chances de notre côté si les choses devaient mal tourner. Kyle nous informera de l’approche d’un danger, car c’est la tâche que je lui ai confiée. James attend de moi que je vous mette à l’abri, pas que j’obtienne votre bénédiction pour le faire. Mes directives sont claires. Fin des questions,” tranchai-je assez arbitrairement, manifestant la volonté de couper court à toute nouvelle discussion auprès de l’homme.

Néanmoins, s’il le désirait, je lui accorderais quelques instants supplémentaires pour entendre ses remarques ou lui répéter - ainsi qu’à Kenzie - mes directives si celles-ci avaient besoin de l’être. Après quoi, je m’emparais du trousseau de clés resté suspendu au casier de Collins, y récupérant par ailleurs le talkie-walkie de l’homme avant de le refermer sans le verrouiller. Je quittais ensuite les vestiaires pour me diriger vers le hall d’entrée du Perchoir d’un pas vif, presque trottinant afin de gagner l’accès au toit et prendre des nouvelles tant de Kyle que de la situation. Les autres savaient ce qu’ils avaient à faire.

Au final, il ne m’avait pas fallu plus d’une minute pour rejoindre mon compagnon sur la surface lisse et bétonné du toit, soumise à un vent léger qui agita quelques mèches de mes cheveux, dégageant certaines d’entre elles venues se coller à mes lèvres. Silencieusement, je rejoignais Kyle posté non loin du rebord du toit, avisant ses observations et sa posture avant de venir m’accroupir à sa gauche, déposant au sol le talkie-walkie qui lui appartenait.

“Comment ça se présente ?” lui demandai-je alors, la voix basse, avec une douceur affectueuse plus marquée, qui ne masquait pourtant rien de l’inquiétude qui m’habitait.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Kenzie Grady


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba110/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba100/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Kenzie Grady

Jeu 11 Juin 2020 - 14:11
Kenzie s'était interrompue presque sur le pas de la porte quand elle entendit Leonard répliquer, s'arrêtant pour l'observer de ses grands yeux attristés, perclus dans son mutisme. Elle suivi l'échange sans rien y dire, se contentant de passer de l'un à l'autre tout en berçant la petite qui laissait entendre quelques petits soupirs ronfleurs extrêmement doux, signe qu'elle s'était bel et bien endormie malgré les voix qui résonnaient autour d'elle.

Lorsque Elizabeth répondit à son tour, elle l'avisa longuement, se décalant de la porte pour lui laisser passage tout en suivant du regard sa sortie. Elle taisait ses pensées comme sa voix, passant ensuite de Leonard à Jena qui reprenait la parole pour affirmer son discours, laissant au terme planer quelques instants de silence tandis que Leonard comme elle ne répondirent rien.

Quand Jena quitta la pièce, elle s'approcha du grand gaillard à la peau ébène pour s'adresser à lui à ton tout relatif, de mots qui ne seront connus que d'eux. Après quelques brèves minutes, elle quitta les vestiaires pour revenir en premier lieu dans la chambre d'Elizabeth et James où elle installa la petite dans son couffin, prenant temps et délicatesse pour ne pas perturber son sommeil.

Ainsi fait, elle s'empara de la poignée du couffin des deux mains pour garder sa prise stable, qu'elle ne relâcha que brièvement en refermant la chambre derrière elle, se dirigeant vers la salle de réunion dont elle préféra également fermer la porte après être entrée. Sur place, Kenzie déposa le couffin au sol au pied de la grande table centrale, presque dessous, comme par crainte que si quelque chose arrive, elle soit au mieux dissimulée, une pense fugace et assez stressante imaginant les fenêtres exploser sous les balles de lourdes armes à feu.

C'était autant une manière de minimiser les bruits parasitent, elle-même gagnant la chaise devant le bureau dédié à la radio, à quelques pas, où elle s'installa aussi confortablement que possible en dépit du nœud qui lui serrait l'estomac. Sa dextre récupéra le casque - initialement associé à sa console technologique - qu'elle avait scratché à sa ceinture, dont elle brancha l'autre extrémité à l'arrière de la radio pour y faire passer une éventuelle émission, calant l'outil sur ses oreilles et par-dessus sa chevelure brune.

Enfin, elle posa un coude sur le bureau, sa senestre soutenant sa joue en appui pendant que l'autre allumait la radio et opérait quelques ajustements pour rendre l'appareil plus propice à une réception potentielle, de la ferme ou d'ailleurs. Dans la salle, un calme olympien s'installera pourtant, qui ne sera guère perturbé par rien d'autre que la venue possible d'un membre du groupe à qui elle pourra confirmer qu'aucune transmission d'aucune sorte ne lui sera parvenue, ce jusqu'à la proximité de la tombée de la nuit si l'attente se poursuivait jusque là.
Equipement Porté :
Capacité : 2/5
Console technologique
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
_
Contenants Personnels :
Dos 0/0
-
Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Leonard Butler


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba110/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Debuba100/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 2 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Leonard Butler

Jeu 11 Juin 2020 - 14:12
Leonard avait lâché un souffle lourd et rauque, fermant les yeux en prenant ensuite une grande inspiration pour essayer de se calmer. Ce sont les mots d'Elizabeth qui firent réapparaître ses iris pour l'observer, de même qu'il cessait le frottement de son crâne, laissant tomber son bras le long de sa silhouette. La voyant se lever pour quitter la pièce, il eut un pas en avant par désir de la soutenir et l'accompagner mais il s'interrompit, son regard croisant celui de Jena qui se faisait passive.

Quelque part, il sentit venir cette rudesse qu'elle amenait plus ou moins doucement, mais si son front devenait légèrement scintillant de la bouffée de chaleur qu'il avait ressenti à ces annonces, il se figea dans sa posture, son ventre rond ne l'empêchant guère de se tenir droit et plus haut que la blonde. Ses yeux s'affaissèrent un peu plus et ses lèvres plissèrent face à sa rétorque, la fixant droit dans les yeux pour ne cligner les siens que par moment, sans rien répondre non plus.

Il ne dit rien oui, mais la manière qu'il eut de soutenir son regard et la tristesse mêlée d'aigreur qu'elle pouvait y lire avec une évidence criarde donnait supposition de tout le ressenti qu'il pouvait avoir vis à vis de ses dires. Quand Jena laissa un temps de silence planer à l'écoute d'éventuelles réponses, il resta muet aussi et détourna les yeux pour aviser le regard plus gêné et replié de Kenzie, ne reportant son attention à Jena que pour la voir quitter la pièce.

Après quelques minutes d'échange avec Kenzie, seulement tous les deux dans ces vestiaires, il partira à son tour le pas lent et désolé vers le réfectoire, bousculant les portes des épaules et du bouclier pour y disparaître. Muré dans son silence et sa solitude, il s'emploiera à ramasser les petits sacs qu'il pouvait trouver pour y entasser les provisions de la cuisine, tout ce qui occupait les placards, déposant les sacs fermés tour à tour sur le plan de travail central. Il n'y mettra qu'une conviction toute relative et ne se pressera pas véritablement.

Tant que nul ne viendra l'y chercher et même lorsqu'il aura terminé de ramasser les affaires, si personne ne viendra à lui d'ici là, il déposera son bouclier contre le plan de travail et prendra un verre qu'il remplira d'eau dans l'un des bidons de récupération, s'asseyant après quoi sur un tabouret pour se murer dans sa réflexion. L'appétit qu'il pouvait avoir s'en trouvait coupé et il attendrait, simplement, que la situation évolue ou que l'on vienne exiger autre chose de lui.
Equipement Porté :
Capacité : 4/5
SIG P226 15C .40
Tournevis
Bouclier balistique
Kit de crochetage
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/50
Sac de voyage
-
Cache 0/100
Casier du Perchoir
-
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