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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ses derniers mots - 14/04/2035
 :: Safe Zones :: Le Perchoir :: La vie du Camp

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Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba11136/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1099/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Ven 3 Juil - 15:05
Il n’eut nul besoin de parler, nul besoin de prononcer ses premiers mots, car dans le silence religieux qu’il imposait, son visage criait. Elle sut bien avant, car là était sa tragédie, toute l’impuissance dont il était envahi. Matthew, lui qu’elle avait connu si rigide, si sur de lui, infaillible en toute circonstance ou du moins sans rien laisser paraitre, ouvrait désormais quelques fêlures au regard désespéré d’Elizabeth et ça lui brisa le coeur. Elle se sentait démunie, dépassée, si même la roche se brisait à cette déferlante qui venait de souffler, renvoyant les relents d'une fatalité vicieuse.

Elle resta ainsi immobile, au milieu du vide qui s’ouvrait sous ses pieds, le visage défait et l’esprit s’échappant, fuyant face à une vérité qu’elle ne voulait admettre. Et lorsqu’il lui offrit ses premiers mots, dans toute leur difficile prononciation, ces derniers parvinrent à capter à nouveau l’attention de la femme. Ses iris sombres se déportèrent sur l’homme qui lui faisait face. L’espoir n’était pas mort, mais l’aveu allait bien au-delà, enveloppant cette histoire d’un voile de mystère plus épais que jamais. Rien. Il n’y avait rien. Comme s’ils n’avaient jamais existé, comme s’ils s’étaient seulement échappé, fuyant Snyder, ses alentours, définitivement, sans rien en dire, sans rien avouer. Elle n’envisageait pas un seul instant toutefois que ce fut seulement possible, mais ne parvenait à trouver une explication autre que cet aspect : il n’avait pas assez bien cherché. Il avait échoué.

Sa tête se secoua lentement, négation face aux conséquences, rejetant durement ce qu’il venait de lui confier. Ses mains tremblantes s’élevèrent à sa tête, ramenant quelques mèches qui s’étaient perdus sauvagement devant son visage dans son irraisonné descente des escaliers, les rabattant vers l’arrière tandis que sa poitrine se gonflait d’une large et grande inspiration. Elle lui avait fait confiance, elle s’était retenue, elle-même de ne pas plonger dans le chaos de la ville pour battre les rues et retrouver ceux qui s’y étaient perdus, elle s’était retenue d’inciter Jena, Kyle, Leonard, de partir aussi vite que possible car chaque minute comptait plus que tout. Et celui à qui elle avait tout confié, tous ses espoirs d’en recevoir une vérité, ne lui ramenait qu’un plateau vide, de sens, de raison, de logique.

Elle avait failli, à son intuition qui l’avait poussé à prêter sa confiance en cet homme qui pourtant les avait abandonné lâchement. Failli à son devoir de compagne dévouée, prête à tous les sacrifices pour seulement aider celui qu’elle aimait. Elle se sentait trahi et traitresse en même temps, de n’avoir pas su prendre les bonnes décisions lorsque l’instant était le plus critique. Elle l’avait abandonné. Tant de promesses ne pouvaient pas être balayé en une seule journée.

« Peu importe ce qu'il se passera, peu importe ce qui nous arrivera, sur terre, au Paradis ou en Enfer, ça ne pourrait être autrement qu'avec toi. »

«  Ce soir, à mon retour, je te promets que nous en profiterons longuement. »

« Je ne partirais nulle part, ai confiance. »


« Je vais faire le maximum pour le retrouver, je ne lâcherais pas l'affaire. Tu as ma parole. »



Et quand bien même son cœur gorgé de peine, se gonflait d’une colère incontrôlée, la raison et l’espoir reprenait vaillamment sa place en la pensée de quelques mots qu’elle-même avait prononcé, par plus tard que cette même journée. C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué. Pour chaque fin, il y a toujours un nouveau départ.

« Pas suffisant. » Entama-t-elle sur un chuchot léger. « Tu… m’avais donné ta parole. Mais ce n’est pas suffisant. » Finit-elle par accentuer sur sa voix un brin plus portée.

De nouvelles perles salines roulèrent sur ses joues creusées, son regard brouillé d’un voile flou qui l’empêchait de correctement discerner les traits du chasseur, quand bien même ses larmes s’évacuaient régulièrement. La lèvre inférieure aussi tremblante que ses mains, elle resta un instant figé dans cette vérité qui lui assénait un véritable coup de couteau en plein ventre. Elle expira tout son souffle retenu, se penchant légèrement en avant, les mains prenant appuis sur ses cuisses tendues.

« Il faut continuer. Il faut continuer à chercher. Fouiller toute la ville. Chaque rue. Chaque ruelle. Chaque maison s’il le faut… »

Mais ses propres mots étaient une meurtrissure supplémentaire, car elle savait que ce n’était qu’une folie où chacun risquerait sa vie pour une probable chimère. Elle ne pouvait exiger ça d’eux, ni de quiconque d’ailleurs. Ses jambes fléchirent pour s’accroupir, inspirant et expirant toujours plus lourdement, prise d’un nouveau vertige subit. Ses mains se portèrent en étau devant son visage, enfermant ses gémissements d’une détresse lourde face à sa propre incapacité d’avoir une direction raisonnée. Tout en elle était mit au supplice, une torture d’impuissance.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1173/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1088/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Dim 5 Juil - 22:16
Bien rapidement, à la découverte de cet homme et de ses intentions qui ne se montraient pas hostiles, je baissais mon arme vide, effaçant la menace symbolique de ce canon pointé vers lui et offrant par la-même, je l’espérais, un message d’accord tacite et silencieux à Collins depuis sa position. Tout va bien ici. Enfin. Tout va bien. Bel euphémisme. Je m’en rendais compte en glissant mon arme de poing dans le holster ceinturé à ma cuisse quand mes azurs partaient à la découverte de cet inconnu - du moins me concernant - qui me faisait face sans que je ne sois l’objet de son intérêt.

S’il s’agissait bien de Matthew Jefferson, je comprenais alors pleinement toute l’importance de ce charisme indolent, ce point de repère qu’il avait suscité chez ces ressuscités, d’abord au motel, puis à Snatch. Ce type transpirait la confiance et la sûreté, que son abattement palpable ne réduisait guère. Il paraissait solide, sûr de lui et taillé pour ce monde, cette survie. Il y avait peu de personnes que j’aurai pu suivre aveuglément dans cet enfer, et celui-ci semblait en faire partie. Une première impression qui le rendait redoutable tant par son aspect que par ce visage buriné, porteur de certitudes comme d’un profond désarroi.

Il n’avait pas fallu beaucoup de ses mots ou de son arrivée solitaire que déjà son ton soufflé succédant à son regard désastreux, trahissaient le verdict de ses recherches. Des mots, des excuses qui, s’ils ne m’étaient pas adressés directement, et que je n’étais pas la plus concernée de tous ici, ne m’empêcha pas de baisser le visage, le regard vers l’asphalte du parking. Mes mains se portèrent à mes hanches, mes doigts se crispant dans cette chair dont la faim et les privations passées avait chassé les dernières reliques de poignées d’amour. Et mes lèvres se scellèrent à la suite d’un soupir long, inquiet de cette absence d’informations qui n’en rendait que le résultat plus insupportable. Car il n’y avait rien. Aucune certitude, aucune réponse. James et Cornelia avaient disparu. Simplement. Aucune trace, aucun indice, comme s’il s’était volatilisé. Il n’y avait même personne à blâmer, aucun responsable à rechercher. Seulement une série de questions et de doutes, dont le doute le plus inenvisageable d’entre tous : James avait-il fui ? Simplement fui cet endroit, ces épreuves qui s’étaient acharnées sans interruption, dévoré par le doute et la culpabilité d’avoir échoué, selon ses aveux.

Je ne pouvais me l’imaginer. Pas lui. Pas sans Elizabeth et surtout pas en embarquant Cornelia avec lui, en nous laissant derrière comme des malpropres. Pas si peu de temps après l’attaque de Hope et la même menace qui pesait désormais sur le Perchoir. Je rejetais cette pensée en bloc. Quelque chose lui était forcément arrivé. Et ce n’était pas le désarroi qui saisissait d’autant plus Elizabeth, accentuant le coup de lame saignant qui m’éperonnait le coeur qui allait arranger les choses. Si la jolie brune s’était trouvée relativement épargnée par les événements de l’autre nuit, elle en mangeait de plein les fouets les conséquences et leurs sévices si pernicieux que le destin se saisissait d’elle et son coeur de sa poigne sadique. Elle s’y refusait. Comment ne pas la comprendre ? Comment ne pas vouloir céder à sa détresse et partir en quête du roc qu’était James, qui nous avait été arraché à tous et elle plus encore.

Mais c’était de la folie. Je le savais, je le percevais clairement. Je ne pouvais m’imaginer le poids, la lourdeur de la déception qui succédait à ses trop lourdes attentes. Je ne pouvais l’accabler quand bien même je trouvais ça assez déplacé de sa part de s’en prendre à cet homme qui vraisemblablement, ne nous devait rien. Mais étais-je dans la position la meilleure pour lui prêter de tels jugements ? Clairement pas. Je doutais qu’il puisse y avoir des mots suffisamment raisonnables dans n’importe quelle langue du monde qui puissent l’atteindre, défoncer les barrières dressées de son coeur et de ses émotions pour la ramener à la raison.

Je portais sur une Elizabeth accroupie un regard azuré profondément peiné, alourdi par la détresse que je voyais en elle. Une moue triste, désemparée, étirait les traits de mon visage quand je ne trouvais aucun mot à lui adresser, aucune syllabe qui pourraient alléger son fardeau. Alors bien dérisoirement, je venais m’accroupir à ses côtés, passant mon bras gauche dans son dos pour porter ma main à son épaule opposée et lui offrir une présence. Une simple présence vers qui elle aurait le droit de se tourner, sa peine et sa colère avec elle si elle le souhaitait. Si elle choisissait de repousser le geste ou s’y soustraire, je n’aurais pas la force mentale de m’y opposer, ni même insister.

“Elizabeth. On n’abandonnera pas...” murmurai-je finalement à son attention, d’une voix basse, oscillante de cette peine partagée qui dissimulait derrière elle une perceptible résolution, relevant mes prunelles azurées en direction de l’homme, lui offrant un regard défait, aux lèvres crispées par une détermination farouche.

“Ils sont forcément là-dehors, quelque part.” Je désignais d’un geste de la tête le Perchoir légèrement en retrait derrière nous et face à lui. “Montons. Il est trop tard pour ressortir. Vous pourrez nous montrer sur les cartes les coins que vous avez déjà fouillés, et ceux que l’on doit envisager.”
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba100/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Lun 6 Juil - 10:31
Matthew peinait autant à décrocher son regard de la contemplation d'Elizabeth, qu'il partageait sa tristesse dans une certaine mesure et à sa manière qui ne pouvait prétendre égaler la sienne, mais avec une sincérité difficile à dissimuler, même pour quelqu'un qui avait pu paraître si antipathique. Il pressa davantage les lèvres en entendant ses premiers mots et inclina le regard sur le sol, un sentiment de honte se mêlant à l'impuissance de cette traque impossible qu'il avait mené, car il n'aurait su contredire l'insuffisance qu'elle exprimait face à cette absence de résultat, même du plus petit indice.

Ses bras restaient ballants, ses mains gantées inertes près de ses cuisses, légèrement penché de coté de son appui davantage concentré sur une jambe, il prit une inspiration et releva ses iris bruns quand elle entendit parole, acquiesçant silencieusement à terme, d'une approbation qui n'avait jamais douté de cette nécessité, puisque le chasseur n'avait guère songé à cesser ses recherches. Matthew se sentait redevable d'eux, d'Elizabeth, de James, d'Ivy et de tant d'autres, de ne pas avoir pu faire rempart aussi longtemps qu'il s'y était engagé à l'époque et surtout d'avoir ensuite été un veilleur source d'instabilité quand il avait abattu Calvin devant eux, puis appuyé l'intimidation du Vagabond en pointant le canon de son fusil vers ces gens à Hope, quand bien même sa balle n'aurait rien pu atteindre d'autre que le bitume.

Il y a bien des choses sur lesquelles il avait donné sa parole sans avoir pu, ou su, tenir le cap de manière irréprochable et en cela, il se jugeait lui-même insuffisant. Son regard s'échappa de cette contemplation d'Elizabeth qu'il avait grand mal à soutenir alors qu'elle se laissait presque tomber accroupie, sa détresse lui sciant d'autant plus le cœur qu'il n'avait aucun coupable à lui donner, aucun responsable à abattre, aucun James à sauver par les armes. En finalité, lui-même avait été plus guerrier que chasseur, plus armé et violent que rusé et prudent dans cette opposition à l'homme au masque et à tout ce et ceux qui avaient pris un malin plaisir à les tourmenter. Rétrospectivement, il avait été capable de tuer bien plus qu'il n'avait su préserver, à cause de son orgueil et sa paranoïa. Un constat amer qu'il avait fait depuis des jours maintenant et que, vraisemblablement, il ne saurait rectifier si aisément comme son échec aujourd'hui le lui rappelait.

Alors que ses yeux se déplaçaient sur le bitume à coté d'Elizabeth, il raccrocha aux jambes de Jena d'abord, puis redressa ses iris sur elle qui se déplaçait, prenant enfin le temps de scruter cette silhouette qu'il avait déjà aperçu de loin et dont il pouvait à présent noter mentalement les nuances, particulièrement de sa posture, ses gestes et les expressions de son visage, qui dans l'état n'avaient aucune surprise à la peine et la compassion qu'il pensait y lire à l'égard de sa camarade. Quand elle s'adressa à lui, Matthew capta ses prunelles azurées des siennes sombres et maintint une fixation qui n'eut à être perturbée que de sa réponse une fois encore mutine, opinant du chef.

« Opérateur à MJ, tu me reçois ? »

Le talkie militaire accroché à son gilet tactique avait brièvement grésillé avant qu'une voix n'en sorte, masculine mais jeune, quelque peu fluette peut-être, le crachat sonore de l'appareil altérant sa nature. A cette irruption extérieure dans ces tristes retrouvailles, Matthew reprit de l'aplomb et de l'empressement, basculant sur son flanc droit en donnant de profil aux deux femmes, sa dextre vint rapidement faire pression sur l'outil radio d'un enclenchement intelligible, afin de transmettre à son tour.

« Ici MJ. Quatre - sept - huit - huit - trois. Je te reçois opérateur. Dis-moi que tu as quelque chose. »

Il relâchait ensuite la transmission d'un même grésillement assez sonore et agressif dans ce contexte pesant, quelques parasites anticipant la voix qui vint à nouveau en échapper.

« Négatif MJ... Fox a inspecté le secteur plusieurs fois, mais aucun signe de lui. D'après elle, il n'est plus en ville. »

Le regard de Matthew avisant un point devant lui, distraitement, il se faisait tout à fait concentré sur cette voix qui n'intéressait que son ouïe. A ses mots, il fronça les sourcils, surpris de toute évidence et il y avait de quoi, avant de réenclencher la transmission quelques instants.

« Comment ça il n'est plus en ville ? C'est pas possible. Elle doit se tromper, il n'a pas pu se volatiliser. »

« Je ne sais pas quoi te dire MJ, Fox est formelle. J'ai... je n'ai pas d'explication. »

Les traits du chasseur s'étirèrent d'une grimace, fronçant son nez pierreux à son tour en accentuant celui au-dessus de ses yeux, ceux-ci brillant à présent d'une colère qui vint prendre le pas sur l'amertume. D'un geste plus rustre, il empoignait son talkie.

« C'est pas suffisant, opérateur. Continuez à chercher, Fox et toi, vous ne lâchez rien. Je serais de retour demain matin, on fera le point sur siège. Reçu ? »

« Ok, ok... on continue. Opérateur à MJ, terminé. »

La pointe de sa langue contractée, Matthew la passait aux commissures de ses lèvres et sur celle inférieure, l'écrasant contre sa dentition en continuant d'aviser les alentours avec une frustration plus palpable encore que sa colère sous-jacente. Sa dextre relâchée retourna à sa place d'origine et il souda ses charnures en expirant chaudement et longuement des narines.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1139/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba102/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Mar 7 Juil - 10:56
Dans ma traque du moindre mouvement, sentant la pression d’un soleil couchant qui menaçait bien vite de me retirer toute faculté visuelle, je perçus le contours d’une silhouette. Une tâche qui se montra assez bavarde dans les informations données quand à sa nature, bougeant de cette manière caractéristique que l’on octroyait aux morts errants. Lente, presque cadencée, trannant dans sa démarche une carcasse boiteuse qui butait à chacun de ses pas sur sa jambe gauche instable, la tête dodelinante.  

J’appuyais fermement de ma langue sur la lèvre inférieure, la plaquant contre ma dentition en la pressant dans un geste symbole d’une concentration accrue, mes doigts déplaçant avec la précision d’une fourmie, l’objectif de ma lunette pour en aviser les alentours immédiats. Ces bestioles là commençait à prendre la facheuse habitude de ne pas trainer en solitaire. Difficile à dire s’il s’agissait d’un état conscient ou juste le fruit d’une auto stimulation de mouvement irréfléchit, je n’étais d’une part pas franchement comportementaliste et d’autre part, j’en avais strictement rien à carrer, tout ce que je savais c’est qu’un contact en cachait souvent un autre. Et c’est dans une aspiration rapide, un claquement de la langue humide sur mon palais, que j’en découvrais non pas une, mais deux un peu plus en arrière, à une distance telle que je dû forcer sur mes pupilles acerées pour les débusquer.

J’appliquais à nouveau un mouvement de main aux crans de réglage, reculant le zoom optique assez pour en noter mentalement l’emplacement, réajustant ma position de genou pour déplacer ensuite le canon de mon fusil à une scène plus proche, et plus en contrebas. A défaut d’entendre, j’observais la posture, les gestes, les mouvements de lèvres de ceux qui apparaissaient dans ma lignée, constatant le caractère non hostile de l’échange. Il y avait fort à parier que quelques émotions devaient se jouer en contrebas, par les postures et les expressions que j’en captais, et cet état de fait m’arracha une poussée d’air des narines, à mi chemin entre l’appréhension et ma propre exaspération. J’ignorais toujours ce qui était en train de se jouer là, en bas, de quoi il était question, mais ce qui était sûr, c’est qu’on était loin de s’être débarassé de nos traumatismes.

Quelles mauvaises nouvelles cet étranger ramenait-il encore ? A quoi devrions nous faire face ? A voir une Elizabeth si atteinte, je commençais à redouter qu’il soit seulement arrivé quelque chose à Everett. Une pensée qui m’arracha une crispation supplémentaire de mes phalanges sur la poignée de mon fusil, faisant grincer le plastique de soutien, avant de lâcher prise pour détendre mes doigts engourdis. Je décidais de balayer ces pensées bien trop parasitante à l’image de ma main qui venait frotter mon visage puis ma nuque, cherchant à me débarasser d’une fatigue latente. Non pas que je décidais de m’en foutre complètement, bien au contraire. Mes pensées s’en retrouvaient chahutés chaque minute qui passait, pris en tenaille entre mon devoir et l’envie d’en savoir plus, car si l’un des notre était en danger, Everett parmis mes priorités, je trouvais ça impensable de me cloisoner à une veille inactive. Je prenais néanmoins sur moi, j'avais un rôle à accomplir en l'instant et je comptais bien m'y tenir.

Reprenant l’arme entre mes mains un peu plus asurées, je venais retrouver le détail de ce que j’avais apperçu au loin peu avant, estimant leur progression. D’un mouvement rapide, dès qu’ils furent à nouveau en visuel, je pressais ma main au contact de mon oreillette placée à ma gauche, ouvrant le canal de communication avec la fréquence qu’Higgins avait préréglé pour cet évenement bien particulier.

« Veilleur pour Chef de section. » Ammorçais-je afin que la destinataire parvienne à correctement s’identifier. « Contact hostile sur flanc Est, trois errants en progression lente, direction propable vers le périmètre du Perchoir. Distance estimée… un peu plus de 800 mètres. Aucune autre activité descellée. Je conseillerais de rentrer. » Avais-je finalement conclu sur un ton moins factuel, mes derniers mots sonnant plus calmes et posés, marquant ainsi le sentiment peu urgent que j’en donnais en conclusion, mais qui restait une instruction à suivre.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Elizabeth R. Evans


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba11136/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (136/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1099/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (99/100)
Informations scénaristiques:
Elizabeth R. Evans

Jeu 9 Juil - 12:16
Figée et prostrée. En l’instant, Elizabeth n’offrait guère un tableau glorieux d’elle-même, chamboulée par toutes ces confessions, tous ses drames qu’elle avait contenu du mieux qu’elle pouvait et une part de mystère qui venait ternir le tableau. Elle n’offrit aucune résistance à l’approche de Jena, pas plus qu’une réaction d’ailleurs, se contentant de son immobilité la plus poussée, de garder le contact qu’elle lui offrait. Elle sentait une certaine colère la gagner davantage lorsqu’après l’aveu d’ardeur et d’infaillibilité à leur volonté de recherche, elle comprit que plus rien ne serait entrepris en l'instant.

Ses mains se détachèrent de son visage pour venir porter ses iris sur la femme, d’un regard courroucé et offusqué où ses réflexions dépassaient bien largement ses pensées, dont l’existence n’avait de justification que son indignation, mais qui se confronta, une fois de plus au mur effrité de sa raison, faisant trembler les briques, tomber la poussière, peu à peu et avec fracas. Lui, pensait-elle, lui, n’a pas estimé qu’il était trop tard pour sortir lorsqu’il s’est jeté au secours de deux femmes prises au piège. Des mots, effleurant ses lèvres, les ressassant dans une angoisse palpable prête à innonder celle qui lui apportait son soutien de lourds et injustes reproches, avant de les ravaler, les cloisonnant derrière sa raison qui menaçait de s’effondrer. Et alors qu’elle ferma les paupières, accompagnant une inspiration lourde, les mots de Matthew et de la personne avec qui il communiquait, attirèrent son attention. Des mots qui lui parvinrent avec brutalité, la faisant tressaillir d’une nouvelle angoisse car il y avait bien plus à supposer de ces révélations.

« Comment ça… il n’est … plus en ville ? » Son ton était bas, presque murmuré, et ses yeux ouverts d’une incompréhension marquée. « Qui… est Fox ? »

Elle voulait des réponses, maintenant, immédiatement, elle voulait savoir avec une ardeur démesurée. Et si ces mots étaient l’aveu d’une mort ? Son esprit fut pris d’une tétanie brusque contrairement à ses mains, son corps entier même, qui tremblaient de ces fissures, rendant l'édifice instable. Elle souhaitait seulement que tout ça s’arrête, de ne plus rien ressentir, de ne plus rien sentir, car elle n'avait proféré aucune exagération lorsqu'elle s'était confié à James plus tôt dans la journée : elle se sentirait vide de sens s'il venait à lui être arraché, incertaine d'avoir la volonté assez forte d'y survivre.

Son estomac se contracta à nouveau sous cette nouvelle décharge d’un poison trop insidieux et trop incontrôlable. Sa main droite s’agita dans les airs, remontant, imprécise dans son geste à la recherche d’un soutien qu’elle trouva sur Jena, qu’importait qu’elle lui ai offert sa main, son bras, ou juste laissé faire pour qu’elle s’agrippe à son épaule, elle devait se relever, s’éloigner. Et c’est ce qu’elle fit, avec précipitation, s’élançant de plusieurs pas en s’échappant d’eux, s’échappant du parking pour rejoindre la première bordure de terre et de végétation envahissante. Ses mains vinrent immédiatement rabattre ses cheveux vers l’arrière, se penchant dans un même geste pour expulser, à nouveau, le contenu d’un estomac bien trop vide, mêlant quelques traces de biles jaunâsses à l’ensemble.

Elle en fut étourdie, laissant fuir à ses gargarismes de gorges quelques gémissements plaintifs qui arrachèrent à ses yeux le reste des larmes qui lui restaient, la plongeant un instant dans la noirceur. Elle n’entendait plus rien, ne sentait plus rien, rien que l’insupportable vérité qui s’imposait finalement à elle après avoir été tant rejeté. Une affreuse conséquence qu’elle ne saurait gérer, qu’elle ne voulait affronter, face à cette question, ultime et omniprésente qui marquait ses pensées autant que ses mots dès qu’elle fut en état de parler à nouveau.

« Pourquoi… ils ont…menti… ? »

Elle n’était finalement plus capable de rien, et si une âme avait manifesté la volonté de la saisir, de l’emmener ailleurs, elle n’aurait opposé plus aucune résistance, se contentant de suivre, léthargique, chancelante et muette.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Beretta 96 10C .40
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : .40
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 2/30
Grand sac
Monoculaire V.N. (2)

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Jena Higgins


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1173/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (73/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1088/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (88/100)
Informations scénaristiques:
Jena Higgins

Jeu 9 Juil - 21:57
La main retenue sur l’épaule d’Elizabeth se serra légèrement, d‘une pression compatissante qui n’en trahissait pas moins ma propre angoisse. Mes azurs demeuraient suspendus au regard sombre de cet inconnu, puis à ses lèvres qui restèrent résolument closes pour enfin se porter au boîtier grésillant à son gilet, d’où filtra une voix toute aussi inconnue. Je n’esquissais pas le moindre mouvement de mon corps à l’équilibre cependant précaire sur les pointes de mes pieds, les fesses reposant presque contre mes talons levés. Je ne captais rien du regard courroucé que m’avait adressé la brune défaite à mes côtés, et fort heureusement car je n’aurais certainement pas eu l’audace de le soutenir d’une quelconque manière. Seule ma main gauche quitta l’épaule d’Elizabeth pour passer plus distraitement dans son dos pour lui offrir quelques caresses et grattements de l’extrémité de mes doigts au travers du tissu de son haut.

Mon attention n’en démordait pas des échanges radio livrés à mes tympans curieux, et s’aggravant de compréhensions qui épaississaient tout le mystère autour de la disparition de James. Qui était ce type face à nous ? Qui était ce gars à l’autre bout ? Qui était cette Fox et qu’est-ce qui avait bien pu se volatiliser ou non de cette maudite ville ? Je ne comprenais rien, sinon que la nouvelle irritait très clairement le supposé Matthew. James et Cornelia avaient-ils véritablement disparu aussi fugacement que ne l’était un claquement de doigts, dans une fenêtre de temps aussi courte ? C’était invraisemblable que ce gars-là n’ait rien trouvé. Ce qui ne faisait que renforcer l’idée hautement saugrenue que le médecin avait pris la tangente en nous abandonnant tous derrière.

Je secouais lentement la tête, incapable d’accepter cette éventualité qui n’était raisonnablement pas si idiote dans l’objectivité, mais débile dans la réalité. Ce fut la voix de Kyle jaillissant hors de mon propre talkie qui brisa ce cercle vicieux d’interrogations et de doutes abracadabrantesques, accaparant mes réflexions et me forçant à ignorer le murmure de ma voisine. Ce que je ne pouvais manquer par contre, c’étaient les tremblements fébriles qui s’emparaient de son corps et remontaient à mon attention en courant sous la paume de ma main, m’obligeant à trancher un choix qui fut rapidement résolu. Collins devrait attendre confirmation avec ingratitude quelques instants supplémentaires. Je manquais de basculer sous la soudaineté de l’appui de ma voisine sur mon épaule, me retenant de peu de chavirer sur ma gauche. Le temps pour Elizabeth de se soustraire à mon contact sans que je n’y réagisse vraiment, les doigts de ma main se recroquevillant doucement sous leur perte d’emprise.

Mes prunelles suivirent l’envolée de cet oiseau blessé, parti hoqueter toute sa détresse à plusieurs mètres de là de quelques vomissements sinistres par ce qu’ils révélaient. Je pouvais sentir l’âcreté de la scène, le profond dégoût de ce que j’étais impuissante à résoudre ni solutionner envahir ma propre bouche, gonflé par l’amertume de ce constat abrutissant. L'épée de Damoclès avait fauché le Perchoir de la plus insidieuse des façons, tombant avec la sournoiserie d’un couperet sadique, effeuillant une couche plus innervée de souffrances après l’autre, arrachant un-à-un les membres de notre famille sans nous laisser le moindre indice de ce qui pouvait bien leur être arrivé.

Un soupir las s’échappa d’entre mes lèvres à peine décollées l’une de l’autre quand mon regard quitta Elizabeth pour venir se fixer sur le bitume, juste aux pieds de l’homme s’il n’avait pas bougé, ou à l’endroit où il s’était trouvé. Mes mains se plaquaient sur le bas de mes cuisses quand je poussais sur celles-ci pour me redresser de toute ma hauteur, les épaules pesamment affaissées et le sommet du dos légèrement voûté comme si le poids de ce putain de monde venait de s’y écraser dans un atterrissage d’urgence. Ma dextre s’empara du talkie à ma ceinture, pressant le commutateur du pouce en le portant à mes lèvres.

“Reçu Veilleur. On va rentrer,” articulai-je lentement, le ton lourd et traînant de cette hésitation en relâchant le bouton poussoir. Ne rien savoir du sort de James, ne pas obtenir le moindre petit début d’indice sur ce qui avait pu lui arriver me sciait la conviction et l’ardeur de ma résolution à le retrouver.

Une nouvelle fois, je déportais mon regard vers la ténébreuse dont l’indicatif devait revêtir des aspects d’euphémisme à probablement décrire l’état de ses pensées quand rien ne semblait vouloir illuminer cette journée de merde. D’un geste machinal, presque robotique, je remisais mon talkie à sa place, amorçant le début de quelques pas dont le rythme effréné provoqué par l’arrivée du motard avait largement perdu en intensité. En avançant vers Elizabeth, je ne pouvais retenir quelques contractions saccadées de mes poings, griffant la peau de mes paumes sans déchirure de celle-ci. Quelques contractions sèches suscitées par quelques assauts d’un vieux sentiment qui répondaient aux battements de mon coeur contre ma poitrine. Vengeance.

J’ignorai l’homme s’il y portait le moindre intérêt, ou me portait le moindre mot, sans que cela n’en soit réellement volontaire. Ce n’était qu’un symptôme de plus de ce dépit qui m’avait gagné, jusqu’à me m’accabler à mon tour, bien moindrement qu’Elizabeth néanmoins, c’était certain. D’un geste doux, j’apportai mon bras et mon épaule en soutien à cette dernière, l’aidant à se redresser si besoin et trouver un appui, pour ensuite commencer à la guider vers l’entrée du Perchoir, mes prunelles cherchant l’inconnu du regard pour lui intimer l’ordre muet, les lèvres scellées, de nous suivre à l’intérieur d’un geste de la tête. Il était temps de rassembler les troupes et les idées.
Equipement Porté :
Capacité : 4/6
FN P90 50C 5.56
P.L.-SMA
Couteau papillon
Jumelles V.N.
Talkie-Walkie
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : Gilet pare-balles
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : Holster
Five-seveN 20C 5.56
T.T.
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac
-

Cache 0/100
Casier du Perchoir
-

Matthew Jefferson


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba110/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba100/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Matthew Jefferson
Protagoniste
Lun 27 Juil - 18:25
Perclus dans le tiraillement qu'il ressentait, d'avoir à ce point échoué à sa parole qu'il ne comprenait pas cette évaporation aussi soudaine que dépourvue du moindre indice, Matthew inspira à nouveau en se passant la senestre dans la chevelure, la balayant vers l'arrière tout en dégageant son visage d'un simple geste d'agrippement, ce qui lui permettait d'évacuer légèrement une pression qui ne trouvait pas plus de source que la disparition de ceux qu'il avait pourtant promis de chercher. Son attention se détourna vers Elizabeth à la perception de sa voix, sans en distinguer les mots quasi-murmurés de sa distance néanmoins, l'extrémité de sa langue posée sur sa lèvre inférieure, il se trouvait toujours autant désarçonné et incapable d'apporter la moindre parole de réconfort ou de soutien à la brune.

Il n'avait pas ignoré la probabilité que quelqu'un soit sur ce toit, comme lui avait noté Mickael lorsque ce dernier avait entendu son altercation d'avec James et le groupe, globalement, mais ne cherchait en l'état, ni à l'observer, ni à s'en protéger, acceptant par le fait de s'en remettre à une part plus périlleuse de cette confiance qu'il avait, à tort, tant refusé de céder. Et quand Elizabeth se leva pour se précipiter hors du bitume en passant à proximité de lui, il ne put que pivoter en relâchant ses appuis à ses propres hanches pour continuer de la suivre du regard, crispant la mâchoire et agrippant sa lèvre inférieure d'une légère morsure gênée en la voyant cracher ce qui n'avait rien de consistant au sol.

Il ne s'attardait pas sur l'échange radio dont il discernait les quelques mots nettes réceptionnés, autant que la brève réponse transmise, gardant le regard rivé sur la brune dévastée, même quand Jena lui passait à coté. Pour lui, c'était encore le mieux à faire, rester, mais se taire. Être prêt à apporter le soutien dont il était encore capable, quand bien même cela semblait vouloir engendrer un rejet de ses connaissances face à l'épais mystère du devenir de James, en tout cas pour le moment, mais ne pas s'imposer et encore moins vouloir prendre quelconque directive à leur encontre de la marche à suivre.

Matthew s'était décidé à faire ce qu'il aurait dû faire depuis des semaines à présent : faire preuve d'humilité et lâcher du lest, quand bien même ce n'était pas toujours facile de s'en remettre à autrui, plus encore quand il n'avait aucune familiarité d'aucune sorte. Néanmoins le chasseur avait bien trop de choses à corriger et à remettre en ordre pour se permettre d'être à cheval sur ses principes. C'est ainsi qu'il suivra les deux femmes, le chasseur plissant quelque peu les yeux en scrutant à présent la blonde vers laquelle il avait déplacé ses iris sombres.

Et tandis qu'il leur emboîterait le pas, patientant et restant deux mètres derrière pour ne pas envahir leur espace, plus encore celui d'Elizabeth dont il ne s'en sentait pas le droit après avoir échoué à combler le gouffre de son inquiétude et de sa tristesse, son regard parcourait distraitement les environs en quête d'une quelconque perception, d'une silhouette ou d'un semblant de mouvement à l'orée de la forêt qui le mettrait alerte. Sans que cela ne vienne.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba1139/2000Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (39/2000)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba102/100Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (2/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Jeu 30 Juil - 12:19
Je suivais la progression des quelques silhouettes hasardeuses aperçues, encore assez loin, quand bien même j'avais pris l'initiative d'ajuster les paramètres de ma visée, et amené mon index sur la queue de détente, d'un mouvement lent, sans brusquerie. Je préférais autant que les choses se dissipent avant d'avoir à en prendre des mesures, tant que c'était encore possible. Un silencieux en restait un que de nom, et étoufferait plutôt mal la résonance du bâtiment sur lequel je me trouvais, sans parler de la trace lumineuse qui aurait tôt fait d'être perceptible dans cette nuit de plus en plus marquée.

Je réalignais ma visée quand je perçus un mouvement assez proche, redressant mon doigt de prévention en observant cette silhouette s'éloigner de la zone au lieu de rejoindre son couvert. J'en grinça des dents un instant, à l'appréhension que les choses ne dérapent, me demandant brièvement ce qu'elle pouvait bien faire d'idiot à s'échapper de la sorte, avant que je ne l'en devine l'objet en quelques secondes à peine, laissant échapper d'entre mes lèvres un mince filet d'un souffle marqué. J'espérais bien qu'on ai tôt fait de m'éclairait sur la situation, parce que ça en prenait une tournure des plus complexes de ce que mes yeux en percevaient et mon imagination en concluait.

Je revins au type, l'étranger venu sur sa moto, pour bien aviser de ses réactions, restant attentif à ses gestes, bienheureux qu'il choisisse l'immobilité à une quelconque autre réaction. Finalement, ils décidèrent enfin de rentrer, chacun, tour à tour, dans l'abris de la bâtisse, me laissant seul à l'extérieur de ses murs et à la proie de cette douce chaleur persistante d'un printemps agréable en dépits des quelques nuages qui en couvraient le ciel. Je décidais d'y rester jusqu'à ce que relève se fasse, me redressant enfin maintenant que plus aucune lueur n'était perceptible après avoir accompagné la progression des morts qui s'étaient, dans leur errance, approché du périmètre, frôlant le bitume du parking, avant de continuer leur route vers l'Est, nonchalamment. Le casque ajusté sur ma tête, visière rabattue, j'avais usé de sa vision thermique pour m'aider dans ma surveillance des heures qui allaient suivre encore.
Equipement Porté :
Capacité : 3/7
FR-F2 10C 7,62
P.L. - SMC
Redhead Toxik 1C Flec.
Couteau de combat
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.
Tête : Viper Batleskin
Torse : Gilet tactique
7,62 - Talkie Militaire
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/5
YZF-R1 (3/4)
Contenants Personnels :
Dos 10/30
Grand sac
Carburant (10)

Coffre 0/20
YZF-R1

Cache 21/100
Casier du Perchoir
Desert Eagle 9C .44 (3)
Masse (14)
Lampe dynamo (2)
Holster (2)

Samantha


Fiche de personnage
Points de RP:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba110/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Debuba100/0Ses derniers mots - 14/04/2035 - Page 4 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Samantha
Artiste Designer
Jeu 30 Juil - 16:25
Jeu de Camp Validé


Absence de données.

Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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