Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35
 :: Outside :: Excursions :: La ville de Snyder

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba100/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Mer 24 Juin - 14:53
Interprété par Kelsey Williams.


La mort. Qu'est-ce, si ce n'est d'abord un sentiment de liberté ? La sensation enivrante bien qu'inconsciente et mystique, d'avoir l'âme virevoltant dans un océan de ténèbres qui n'inspirent ni peur, ni terreur, ni le sentiment d'être perdu. Une légèreté si intense, que l'on ne ressent plus aucune douleur, plus aucun tiraillement des os, de la chair et des muscles, c'est un Eden sans couleur, un tréfonds sans rudesse, un bien-être sans senteur.

Peut-être pourrait-on décrire ainsi l'endroit où tu te trouves, où que tu sois, quoi que tu sois, quoi qu'il soit, n'est plus ni ne sera, succédant au rêve harassant mêlant paroles prophétiques et images terribles. Vaine est la vie, mais sa chute fatale est adoucie par la certitude que la mort y mettra fin, c'est ce qui aurait dû se passer seulement, s'en contenter, pourtant quelque part, vient le réveil où tu ne l'attendais certainement plus. Ils avaient tous été toujours catégoriques, tout avait donné signe en le même sens : à la fin on s'éteint et on ne revient pas ; tout n'aurait été que mensonge ?

Un chaos te submerge, une spirale d'effroi alors que les pores du néant se déchirent en des perceptions familières, les stigmates d'un passé qui aurait dû être révoqué. L'air s'engouffre alors entre tes lèvres et brûle ta gorge qui reprend vie douloureusement, comme une gerbe de fluides incandescents.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Chaque muscle de ton corps est un poids tantôt insupportable et pesant, qui mettra un peu de temps à s'alléger et devenir moins agressif. En contraste de ces sensations qui te fustigent de tous côtés, chaque sens secoué par des perceptions multiples et incessantes, une douceur contradictoire est alors celle de ce sur quoi tu reposes, car tu prendras conscience à un moment donné qu'il s'agit d'un matelas et ses draps, et que tu es allongée sur un lit.

Dans la pièce, un carnage. La commode a été brisée, tout comme l'armoire dont les portes gisent sur la moquette rosée. Le papier peint couleur bonbon est sale, la surface qui entoure la porte de cette chambre, à gauche du lit, est éclaboussée d'un rougeâtre bien plus sombre et s'étale de l'arche à toute une part du mur sans logique aucune, néanmoins la porte même en est épargnée et se trouve fermée. De nombreux vêtements traînent également, des objets, crayons, une tablette cassée, des feuilles de papier couvertes d'une écriture de toute évidence féminine, des souvenirs de cours de mathématiques et de sciences naturelles, quelques accessoires intimes de toute évidence propres à l'adolescence.

Le lit lui-même n'a pas été ignoré car le cadre de lit dépasse du matelas où tu te trouves, laissant deviner que le sommier a été cassé ou a cédé. A côté du lit, une table de nuit sans porte, ou du moins les gonds qu'il en reste, voit sur sa surface déposés trois objets impeccables de propreté contrairement au reste et alignés : un couteau à cran d'arrêt replié, des menottes dont une clé est dans la serrure, l'autre tenue par un cerceau de fer à la première, et une bombe lacrymogène à main de défense. Sous ces trois objets, se trouve une carte pliée en deux seulement.

Si tu es amenée à l'ouvrir, a été glissé un mot sur un morceau de papier découpé, indiquant des coordonnées de latitude et de longitude qui ne demanderont pas une expertise quelconque, puisque la carte possède des indications de secteurs et des barèmes chiffrés qui faciliteront de rechercher lesdites coordonnées, si tant est que tu t'intéresses à cet étrange message.

Une légère migraine persistera de nombreuses minutes après ton réveil et un sentiment, bien différent des autres, d'une sorte de faiblesse physique qui ne s'apparente pas à une nausée, mais quelque chose de proche d'une certaine fatigue alors même que tu n'auras aucun désir de sommeil dont tu sembles alors sortir. La fenêtre, qui se trouve au-dessus de la table de nuit, est fermée et ses rideaux sont tirés, ne laissant passer qu'une faible source de lumière et ne permettant guère de voir immédiatement dans quel genre d'endroit tu peux te trouver.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Kelsey S. Williams


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/2000[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba10100/100[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Kelsey S. Williams

Mer 24 Juin - 16:59
«…. Il éclate avec une fureur sans égale, le feu rapide et véhément. Nous le louons au-dessus de la terre. Le feu, cruel météore de l’aube. Sur la plus haute tempête, plus haute que les nuages. Grand est son souffle, il ne faiblit jamais. Depuis les noces de Llyr, son chemin est un ruisseau. Il rage dans les grands courants, dans les sourires de l’aube, repoussant l’obscurité. Dans l’aube, avec violence, à chaque saison convenable, à la saison de ses détours, aux quatre phases de sa course. Je veux exalter la violence, de son tumulte et de sa colère profonde…. »

~

Ses lèvres s’écartèrent et l’air pénétra à nouveau sa gorge jusqu’à ses poumons qui se regonflèrent douloureusement dans sa poitrine. Ce souffle de vie sembla la brûler jusqu’au plus profond de son âme tant il fut violent et spontané, et il lui fallut d’interminables secondes d’adaptation pour trouver un rythme de respiration stable. Elle voulut ouvrir les yeux, mais ses paupières étaient alourdies et ses cils semblaient collés… Tout son corps, engourdi et douloureux, semblait lui crier de rester allonger quelques instants de plus. Mais dans les ténèbres de ses paupières closes, ses sens lui jouaient des tours et la submergeaient. Des cris résonnaient d’abord, de peur et d’horreur. Puis des flashs visuels, des bribes... De la peau qu’on déchiquetait, du sang qui jaillissait… Des regards vides. D’un coup, d’un seul, ses yeux s’ouvrirent en grand, arrachant au passage quelques-uns de ses cils qui ne résistèrent pas à la violence de sa reprise de conscience.

Clignant douloureusement des paupières plusieurs secondes pour faire disparaître le flou de sa vue, le papier peint du plafond fut le premier détail auquel elle put se raccrocher. Où était-elle ? Que s’était-il passé ? Une quinte de toux vint interrompre sa réflexion et à chaque fois que sa poitrine se relevait avant d’expulser l’air, l’impression qu’on lui plantait un million d’aiguilles fines dans le thorax se faisait plus forte encore. Lentement, elle tenta de se redresser et ses bras endoloris s’enfoncèrent dans ce qui semblait être un matelas. Il lui fallut quelques secondes de plus pour pouvoir s’asseoir et s’adosser contre la tête de lit, tandis que ses yeux s’étaient à nouveau clos. Des bribes lui revenaient, perturbantes et même lancinantes : tantôt des images, tantôt des sons, qui se juxtaposaient et l’assaillaient jusqu’à lui donner la nausée.

« Kel… Kel… Kelsey… » souffla-t-elle, alors que ses cordes vocales engourdies acceptaient difficilement l’exercice de répétition auquel elle s’adonnait. Est-ce que c’était son nom que cette voix dans sa tête, qui lui paraissait si familière, criait ? Oui, c’était bien elle. Kelsey. Douloureusement, elle leva le bras et, ignorant le craquement désagréable qu’il produisit, se frotta les yeux pour tenter de chasser les images qui l’assaillaient et reprendre ses esprits… Lentement, elle se mit à observer la pièce dans laquelle elle se trouvait. La luminosité était si basse qu’il lui fallut du temps pour adapter sa vision. Incapable de se concentrer sur les détails pour l’instant, il lui sembla seulement qu’un ouragan était passé par là et avait tout fait voler dans ce qui ressemblait à une ancienne chambre de jeune fille. Seuls subsistaient en bon état la porte close, et le lit ou plus précisément les draps sur lesquelles elle était allongée quelques minutes plus tôt.

Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire là, au milieu de ce carnage dans une chambre qu’elle ne reconnaissait pas ? Ramenant ses mains contre ses tempes qu’elle frotta doucement, quelques tremblements la secouèrent alors qu’elle tentait de se souvenir. Des cris, des regards vides... du sang. Une douleur atroce à la cuisse. Son père qui se faisait dévorer, une petite fille qui la mordait. Sa respiration s’accélérait à mesure que l’atrocité de ce qu’elle avait vécu refaisait surface, la menant presque à la crise d’angoisse. Elle s’était vidée de son sang contre la porte de la maison de son père. Avait-elle seulement cauchemardé ? Elle descendit sa main jusqu’au trou qui avait été déchiqueté dans son jeans sur sa cuisse gauche. Il était encore là… et pourtant, c’est sur une peau propre et douce que ses doigts glissèrent. Pas de trace de morsure, pas de cicatrice. Rien d’autre qu’un morceau manquant et des fils pendants sur son pantalon pour témoigner de ce qu’elle avait vécu ce jour-là.

Est-ce qu’elle était devenue tout simplement folle à force de rester enfermée dans ce foutu bunker ? Avait-elle tenté de se faire du mal à elle-même ? Non. Ce n’était définitivement pas son genre, et pourtant rien de ce qu’elle se rappelait jusqu’ici ne semblait rationnel. Les médias qui parlent d’une forme de rage touchant les gens et les menant aux pires atrocités, son père qui l’enferme avec lui dans un bunker, les voisins qui se sont transformés en zombie et qui mangent son père, elle qui s’enfuit avec un bout de cuisse en moins et qui meurt… pour se réveiller dans une chambre d’adolescente qui a subi un vrai carnage. Non définitivement, rien n’allait dans cette histoire. Et cette voix qu’elle avait entendue, cette voix qui lui avait parlé… Ce rêve. Elle avait rêvé.

Pouvait-on rêver lorsque l’on mourrait ? Elle qui n’avait jamais été croyante avait toujours eu tendance à penser que la mort, c’était la mort. Plus rien d’autre que le néant, le vide intersidéral. On était là, et la seconde d’après on ne l’était plus, subsistant de nous uniquement les souvenirs qu’on avait laissé à nos proches. Et pourtant, elle s’était sentie mourir. Son sang qui s’échappait, ces spasmes, cette fièvre, cette douleur dans sa poitrine… Elle était morte, à n’en pas douter. Et pourtant, ce n’était pas le vide qui l’avait accueilli, mais un songe. La voix d’un homme qui semblait lui conter quelque chose… Mais à l’instar des rêves qu’elle faisait de son vivant, elle n’était pas capable de se rappeler. Elle n’avait pour souvenir que les ténèbres et le son de cette voix.

Un léger scintillement attira son regard, la coupant dans ses pensées. A sa droite, sur une table de nuit placée juste sous la fenêtre, reposaient trois objets dont la propreté comparée au reste de la pièce laissait penser qu’ils avaient été déposés là après que le carnage ait eu lieu : un couteau à cran d’arrêt replié, des menottes avec leurs clefs sur lesquelles s’étaient reflétés les rayons du soleil, et une bombe lacrymogène à main du genre qui servait pour l’auto-défense. Doucement, elle tendit le bras pour écarter quelque peu le rideau et permettre à plus de lumière de pénétrer la pièce. Cela lui permit de remarquer le papier plié sous les objets qu’elle attrapa et déplia lentement, inquiète de ce qu’elle pourrait voir dessus. Il se trouva que ça n’était rien de plus qu’une carte qu’elle ne détailla pas immédiatement, plus curieuse à propos du morceau de papier qui avait glissé sur ses cuisses quand elle avait ouvert le premier. Sur la feuille blanche découpée étaient indiquées des coordonnées.

« C’est quoi ce bordel… » marmonna-t-elle, glissant de nouveau le papier dans la carte qu’elle replia.

Est-ce qu’un malade lui avait sauvé la vie pour la faire participer à un jeu de piste ? Type hunger game ou escape game ? Est-ce qu’elle allait se retrouver à devoir jouer dans un mauvais film amateur tourné par un psychopathe pour pouvoir sauver sa propre vie ? Un frisson lui parcourut l’échine. Elle avait trop d’imagination, et de toute façon personne n’était capable de remettre aussi impeccablement la chaire en place sans laisser aucune cicatrice. L’avait-on droguée ? Pas impossible au final, peut être que tout ce dont elle se rappelait comme des souvenirs n’étaient en réalité que des délires que son esprit engourdi avait inventé pendant qu’on l’avait maintenue enfermée quelque part…

En vérité, la frontière entre la réalité, le probable et l’improbable commençait à sévèrement s’amincir dans l’esprit de Kelsey. La recherche des souvenirs et de la vérité ne laissait place qu’à une migraine continue et lancinante, et elle préféra laisser la question de côté pour l’instant. Se levant doucement du lit, elle peina pendant quelques secondes et dut s’y reprendre à deux fois avant de parvenir à tenir sur ses jambes engourdies. Elle glissa les menottes et la lacrymo dans les poches avant de son jeans, et la carte avec les coordonnées dans la poche arrière droite. Prenant appui quelques secondes contre le mur juste à côté du lit, elle souffla un bon coup, penchée vers l’avant. Elle se sentait encore faible, mais elle ne voulait pas rester une seconde de plus dans cet étrange endroit. Si la personne qui l’avait amenée ici était encore là, elle allait la trouver et lui demander quelques explications. Elle inspira un grand coup avant de déplier le cran d’arrêt dans sa main droite, tout en redressant la tête. Il fallait malgré tout qu’elle se montre prudente.

Après quelques secondes à respirer et une fois qu’elle serait sûre de pouvoir tenir correctement sur ses jambes pour marcher, Kelsey se dirigerait vers la porte pour l’ouvrir et voir ce qui pouvait bien se trouver derrière.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Cran d'arrêt
Menottes
Lacrymogène
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0
-

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba100/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Ven 26 Juin - 14:08
Un léger mal de crâne persistait à mesure que tu avançais jusque la porte de chambre, mais ce temps que tu avais marqué en avait amoindri le poids premier, te permettant de ne pas flancher malgré les courbatures et cette sensation de faiblesse. La poignée ronde ne fit aucune résistance sous ta main, mais elle crissa et la porte grinçait même si tu y mettais de l'application, laissant deviner un appartement dont les travaux devaient dater d'une décennie au moins.

Tu découvres un couloir relativement étroit sans être étouffant, dont le sol est jonché de tableaux et de cadres photos, certains brisés et piétinés. A ta gauche, celui-ci mène à une fenêtre sur laquelle un drap a été accroché grossièrement pour cacher la vue extérieure et vice et versa, ce qui rend l'espace aussi peu lumineux que la chambre. Il faudra faire quelques pas pour pouvoir dégager le drap et observer au-dehors, si tant est que tu le souhaites. A droite, le couloir ne va pas loin et ne possède que deux autre portes, une du même coté que la chambre de ton éveil, donne sur une salle de bain ouverte de laquelle dépasse une machine à laver renversée à moitié dans le couloir, pour une obscure raison.

Si tu t'y aventures, tu y verras une modeste douche de plein pieds, des toilettes et un lavabo au-dessus duquel un placard à pharmacie est grand ouvert, ses portes tenant les deux parties d'un miroir qu'il faudra rabattre pour en profiter. La machine à laver entrave l'entrée et près de la porte, un bac à linge rempli d'affaires plus ou moins sales est quant à lui renversé à l'intérieur. A cela s'ajoutent divers biens, comme des brosses à dent, verres en plastique, du savon, des bouteilles de shampoing, des serviettes hygiéniques et autres éléments traînant ci et là, dans un désordre évident.

Le plus intrigant sera une porte sur le mur opposé, relativement proche des escaliers qui descendent en virage gauche vers l'étage inférieur, sans vis à vis particulier. La porte est fermée. Quelques instants après que tu ais ouvert celle de la chambre, quelque chose viendra cogner sur cet autre accès fermé depuis l'intérieur, un choc étouffé et relatif, mais très marqué dans le silence ambiant puisque aucun son ne provient des escaliers. Une source de stress soudain qui sera suivi d'étranges grattements intelligibles, comme si des griffes ou des ongles raclaient la porte. A plusieurs reprises, la poignée sera cognée également, sans que la porte ne s'ouvre à aucun moment.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Kelsey S. Williams


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/2000[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba10100/100[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Kelsey S. Williams

Ven 26 Juin - 16:14
Malgré toutes les précautions et la douceur qu’elle mit dans l’ouverture de la porte, dont la poignée arrondie n’opposa aucune résistance, un léger crissement ne manqua pas de résonner, arrachant presque un soupir d’agacement à la rousse. Les gonds n’avaient pas été huilés depuis des années visiblement, et sa tentative de discrétion en avait sacrément pâtit. Passant son bras tenant le cran d’arrêt devant elle, prête à se défendre et refusant l’éventualité de se faire surprendre, Kelsey sortit lentement de la chambre dans laquelle elle s’était réveillée. Un silence quasi religieux régnait dans le couloir étroit qui s’offrait à sa vue, malgré l’obscurité ambiante comparable à celle de la chambre. Alors qu’elle tentait un pas en avant, le bruit caractéristique du verre qui se brise sous la semelle la fit presque sursauter, et elle baissa les yeux quelques instants pour constater que reposaient sur le sol des dizaines de cadres photos et quelques tableaux. Triste vision que représentaient tous ces souvenirs d’une famille piétinés et abandonnés là. Qu’avait-il bien pu se passer ici ?

Réprimant un frisson, son regard fut attiré par les quelques rayons de lumière qui s’échappaient de la fenêtre et faisant quelques pas prudents en avant, elle tira de sa main gauche tout doucement le drap qui entravait le passage. N’opposant aucune résistance, le tissu glissa jusqu’au sol et le couloir sembla s’éclairer d’un coup. Kelsey dut cligner plusieurs fois des yeux afin de réussir à s’adapter à cette nouvelle luminosité, mais désormais elle distinguait bien mieux le couloir et tout ce qui s’y dissimulait : le sol était jonché de verre et de souvenirs, sur sa droite se trouvait la chambre qu’elle venait tout juste de quitter, et une seconde porte ouverte laissait dépasser une machine à laver à moitié renversée dans le couloir... Probablement une buanderie ou une salle de bain. Une dernière porte sur sa gauche était fermée, et un renfoncement ainsi qu’une absence de mur juste à côté laissait deviner un passage ou bien un escalier au bout du couloir.

Prenant une grande inspiration et ignorant les quelques appels migraineux que son crâne lui lançait par moment, Kelsey s’avança en essayant de prendre soin d’éviter de piétiner plus de verre, ne souhaitant pas indiquer sa présence à une quelconque âme qui aurait pu hanter cet appartement. Le silence était lourd, mais rassurant en un sens : il lui laissait penser qu’elle pouvait bien être seule. Peut être que son sauveur, ou ravisseur… ou toute personne qui l’ait emmené ici dans un but qu’elle ignorait, était tout simplement parti ? Pas vraiment la technique d’un ravisseur du coup… songea-t-elle, en progressant lentement dans le couloir. Elle atteint finalement après quelques secondes la porte de ce qui était vraisemblablement une salle de bain autrefois.

Après un rapide coup d’œil inquisiteur, elle enjamba la machine à laver et observa plus amplement l’espace autour d’elle. Une petite douche, des toilettes et un lavabo qui ne payaient pas de mine, le ménage n’ayant pas été fait depuis très longtemps visiblement. Son regard fut néanmoins attiré par l’armoire à pharmacie accrochée juste au-dessus du lavabo : sur ses portes étaient collés deux parties de miroir, et elle s’empressa de la refermer pour pouvoir observer son reflet. Malgré sa fatigue légèrement apparente, un autre détail attira son attention : ses cheveux et sa peau étaient d’une étonnante propreté comparée à l’état de ses vêtements, où la poussière et la saleté avaient commencé à visiblement s’incruster. Son débardeur baillait comme si les fils de la couture étaient distendus et présentait des tâches de sang… Mais ses cheveux étaient doux et soyeux, son visage propre et exempt d’impureté. Kelsey fronça les sourcils. Les éléments incohérents commençaient à vraiment s’accumuler. Comment pouvait-on mourir, se réveiller, ne présenter aucune blessure, avoir gardé ses vêtements sales mais être physiquement propre comme si on sortait tout juste de la douche ?

Elle secoua la tête. Posant quelques instants le cran d’arrêt et prenant appui sur les rebords du lavabo pour garder l’équilibre, ses doigts se crispèrent au contact de la surface froide. Ce n’était pas possible, ça n’avait rien de logique. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?

« Reprends toi Kelsey. » murmura-t-elle, sur un ton presque autoritaire. Ce n’était pas le moment de se poser trop de question, ni de flancher. Elle ne savait pas où elle était, ni ce qui s’était passé. Il fallait avant tout qu’elle soit sûre d’être en sécurité. Soufflant un bon coup, elle récupéra son couteau et entreprit de vérifier s’il ne traînait pas des choses utiles dans le coin, comme par exemple de l’aspirine pour calmer ses maux de tête. Mais au milieu du linge sale et des produits de toilette à moitié vidés, rien ne semblait être digne d’intérêt… ou pouvoir être glissé dans sa poche sans la gêner. Alors qu’elle soulevait du bout du pied quelques vêtements qui traînaient pour vérifier que rien n’était caché en dessous, un bruit étouffé vint briser le silence qui régnait depuis qu’elle était sortie de la chambre.

Un bruit sourd, mais proche. Kelsey stoppa tout mouvement. Le cœur battant, elle pencha légèrement la tête pour pouvoir observer le couloir et la dernière porte qui était fermée. C’est à ce moment que d’étranges sons, semblables à des grattements contre le bois se firent entendre. Elle sursauta et leva son cran d’arrêt lorsque la poignée fut cognée, mais la porte ne s’ouvrit pas. Seuls continuaient ces bruits, comme si quelque chose derrière tentait d’ouvrir ou de passer au travers sans y parvenir. Enjambant lentement de nouveau la machine à laver pour ressortir, couteau bien en avant prête à le planter dans le moindre être, vivant ou pas, qui tenterait de s’approcher d’elle, Kelsey se stoppa devant la porte close. Son cœur battait fort dans sa poitrine et elle sentait le stress lui arracher quelques légers tremblements caractéristiques.

Elle n’avait absolument pas pour intention d’essayer de vérifier ce qui se cachait là derrière, elle souhaitait rester prudente et s’échapper, ouvrir une porte et se faire possiblement dévorer par ce qu’elle renfermait n’était décidément pas dans ses plans d’avenir. Lentement et en faisant bien attention où elle mettait les pieds pour éviter de faire savoir sa présence, la rousse se détourna de la porte pour se diriger vers les escaliers. Ces derniers descendaient en virage à gauche vers l’étage inférieur, elle n’avait pas de visibilité sur l’endroit où elle allait atterrir. Elle s’arrêta quelques secondes devant la première marche, peu sûre d’elle. Le bruit de la poignée de la porte à sa gauche la rappela à l’ordre : c’était les escaliers ou la chose. Et elle choisissait de tenter sa chance.

Après avoir pris quelques secondes pour être sûre d’avoir calmer les battements de son cœur et sa respiration, Kelsey descendra lentement et avec prudence les marches de l’escalier. Son bras droit, tenant le cran d’arrêt, sera replié devant elle dans une position lui permettant d’asséner au moins un premier coup rapide en cas de danger.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Cran d'arrêt
Menottes
Lacrymogène
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0
-

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba100/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Sam 27 Juin - 16:19
A l'instant où tu retirais le drap de la fenêtre, plus que d'éclairer le couloir, tu obtenais vue sur l'extérieur : une grande route, large et spacieuse, se frayant chemin au milieu de bâtiments de grande taille, certains allant jusque six étages, d'autres un peu moins, variant sans logique apparente. Le bâtiment d'en face n'en compte d'ailleurs que quatre en comparaison. Sur la façade des bâtiments dont tu as la brève mais relativement ouverte vision, une multitudes de fenêtres dont certaines sont protégées par un petit balcon perché, suggérant qu'il s'agit d'habitations de prime abord.

La rue en elle-même est largement dominée par la route, il y a des voitures abandonnées sur le bas-coté, de divers types, toutes civiles, mais aussi en travers de la route. L'une d'elle est d'ailleurs retournée et enfoncée contre un lampadaire qui, bien qu'il soit plié, semble ne pas se décider à tomber. Les alentours jonchés de verre et d'éclats de bitume ensanglantés laissent des indices sur la violence extrême de l'accident qui a eu ce résultat. A vue de nez, tu dois bien être au troisième ou quatrième étage du bâtiment où tu te trouves pour l'instant enfermée.

Un peu plus tard, tu t'engageais dans les escaliers, accompagnée par ces grattements qui persistent contre la porte close et par moments, de coups menaçant. Les escaliers s'avèrent très sombres, aucune fenêtre ne laisse passer la lumière et le plafond bas en pente, on pourrait presque imaginer un passage vers une cave. Pourtant, ce n'est pas le cas : ils débouchent sur un étage inférieur qui donne immédiatement accès à de nouveaux escaliers à gauche, ainsi qu'à un hall assez étroit distribuant trois accès sans porte : un salon, à coté des escaliers suivants, un autre couloir perpendiculaire en face et à droite, tu remarques des placards ouverts le long du mur qui laissent deviner une cuisine.

Tour à tour, tu pourras explorer si tu le souhaites, le salon et la cuisine, y trouvant un tas de choses que l'on peut dénicher dans ce genre de lieu, mais rien de bien particulier néanmoins et surtout rien à boire ni à manger. Les deux pièces sont aussi dévastées que l'étage supérieur où tu t'es éveillée : du mobilier renversé, des objets sans intérêt à la survie, brisés ou jetés au sol, les placards de la cuisine vidés sur le carrelage, les tables retournées... les personnes qui sont passées ici, si elles ont probablement déjà récupéré tout ce qui pouvait avoir de la valeur à leurs yeux, ont vraisemblablement pris un malin plaisir, ou d'une gratuite indifférence, à tout saccager.

Le couloir mènera à gauche à un grand placard ouvert, où traînent diverses choses comme un aspirateur, des sacs plastiques ou en tissu, un Petit sac contenant des affaires scolaires inutiles, du matériel photo, une Caméra portative sur une étagère avec de l'outillage, et parmi des petites caisses d'objets divers, une Lampe dynamo. Coté droit du couloir, deux portes dans un renfoncement mèneront à deux autres chambres, une pleine d'affaires mises de coté et une autre d'adultes dans un état aussi déplorable.

De toute évidence, il s'agit d'une maison préférant plusieurs étages pour de petits espaces comme on en trouve dans les villes, plutôt du coté de leur centre ou alentour. Le genre d'habitat peu séduisant mais sans doute pas cher. D'ailleurs, si tu viens à emprunter les escaliers menant encore à un étage inférieur, tu tomberas sur un autre petit hall et une seule très grande pièce entre les escaliers, équivalent presque à la cuisine et le salon d'au-dessus en terme d'espace. Elle est pleine de carton ouverts et renversés, leur contenu étalé au sol, constitué de livres, de vêtements ou de petites choses de maison diverses, ainsi que plusieurs grands meubles en kit.

Il semble que les propriétaires avaient récemment emménagés ou peut-être se préparaient-ils à déménager, avant que l'apocalypse ne mette fin à leur projet. Un troisième et dernier escalier mène vers le rez-de-chaussée et sûrement, la sortie.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A

Kelsey S. Williams


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/2000[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/2000)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba10100/100[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Kelsey S. Williams

Lun 29 Juin - 15:16
Lorsque Kelsey mit le pied à l’étage inférieur, elle se stoppa quelques instants pour écouter. Le silence quasi religieux avait repris place dans l’appartement, permettant à ses épaules de se détendre légèrement. Elle avait atterri dans un petit hall distribuant trois accès ouverts : à sa gauche le morceau de canapé qu’elle pouvait entrevoir lui laissait deviner un salon, en face un couloir menant sûrement à d’autres pièces et à droite de grands placards ouverts appartenant sûrement à ce qui devait être une cuisine. L’escalier quant à lui continuait sur sa gauche juste avant l’entrée du salon et menait encore vers un étage inférieur. Elle prit quelques instants pour souffler et réfléchir. Il ne semblait pas y avoir âme qui vive ici, hormis l’étrange bruit derrière la porte à l’étage elle n’avait rien entendu depuis son réveil. Toujours sur le qui-vive, mais tout de même un peu moins crispée d’auparavant, Kelsey s’avança jusqu’au salon.

Deux canapés trônaient en son sein, l’un ayant subi quelques dommages puisque l’absence de deux de ses quatre pieds l’avait rendu complètement bancal. La table basse avait été renversée et le verre de son plateau avait éclaté en milles petits morceaux. Pour le reste, la poussière avait recouvert la plupart des objets de la pièce en une fine pellicule grisonnante, des magazines et des souvenirs familiaux jonchaient le sol, abandonnés là à leur triste sort, mais Kelsey accorda plus d’attention à la vision d’une plante verte qui avait tenté de se répandre sur le mur avant de mourir de soif, asséchée dans un pot remplit de terre craquelée au coin de la pièce. La morosité de la scène lui arracha un soupir, et elle tourna les talons pour se diriger vers la cuisine juste en face.

La vision des placards ouverts et des étagères complètement renversées sur le sol lui fit rapidement comprendre qu’ici non plus elle ne trouverait rien de très utile. Soit les propriétaires étaient partis tellement précipitamment qu’ils avaient complétement éclaté leur mobilier en récupérant leurs provisions, soit quelqu’un d’autre était venu récupérer les choses intéressantes après – ou malheureusement avant – leur départ, en prenant bien soin de tout casser au passage… peut être même simplement pour s’amuser qui sait. Kelsey avait vu assez de film post-apocalyptiques pour savoir que le genre humain avait tendance à exprimer toute sa bassesse, et même retrouver un instinct bien plus animal pourrait-on dire, lorsqu’il était confronté à des catastrophes qui venaient altérer son mode de vie. Envolée la solidarité, oubliées les belles paroles et le vivre ensemble. Quand l’orage menaçait, c’était le temps du chacun pour soi.

Qu’était-il arrivé à cet appartement, et à la famille qui l’habitait ? Un léger frisson la parcourut, alors qu’elle ouvrait l’un des placards au-dessus du plan de travail. Vide, lui aussi. Si à son réveil elle avait douté de ce qu’elle pensait avoir vu et vécu avant d’ouvrir les yeux dans cette chambre, chaque pas qu’elle faisait dans cet appartement l’amenait à croire un peu plus qu’elle n’avait pas perdu la raison, et que toutes ces visions horribles étaient bien ses souvenirs. Refermant doucement le placard, elle fit machine arrière, sortant de la pièce. Ne lui restait que le couloir à fouiller, et elle s’y engouffra lentement, sur ses gardes. Immédiatement sur sa gauche, un grand placard avec plusieurs étagères était ouvert, comme une invitation pour la rousse qui ne se fit pas prier.

Le destin se décida à lui donner un petit coup de pouce visiblement puisqu’au milieu de vieux sachets et derrière un aspirateur qui n’avait pas servi depuis des lustres, elle trouva un petit sac à dos. Il n’était pas très grand, et surtout il était tout rose… mais il ferait l’affaire pour le moment, car ses poches n’étaient pas capables d’accueillir plus que ce qu’elle portait déjà, en tout cas pas si elle souhaitait rester totalement libre et souple dans ses mouvements. Son regard fut attiré par de petites caisses contenant divers objets, au milieu de laquelle elle reconnut une lampe dynamo. Elle la fit doucement tourner pour vérifier qu’elle fonctionnait toujours, et le bruit que provoqua la manivelle la fit sursauter, et la contraint à rester complètement immobile et silencieuse durant quelques secondes. Aucun son ne brisa de nouveau le silence, et cette constatation lui fit pousser un petit soupir de soulagement, alors qu’elle mettait la lampe dans le sac. Elle n’avait pas beaucoup utilisé de lampes de ce genre dans sa vie, en fait elle n’en avait même jamais eu l’utilité, alors elle n’avait aucune idée du crissement désagréable que la manivelle allait produire. Sur l’étagère supérieure, au milieu de quelques outils, Kelsey repéra ce qui ressemblait à une caméra. Hésitant quelques secondes, elle la glissa également dans son sac à dos en songeant qu’elle jetterait un coup d’œil plus tard pour vérifier si elle possédait une carte mémoire et si des choses étaient enregistrées dessus.

Une fois le placard vidé de tout objet intéressant, la rousse se dirigea vers le fond du couloir d’un pas plus léger. Il desservait deux chambres dont l’une dans un état tout aussi déplorable que le reste de l’appartement, et l’autre pleine d’affaires qui semblaient avoir été mises de côté… pour un possible retour peut être ? Kelsey revint sur ses pas, retournant dans le salon. Il était grand temps pour elle de jeter un coup d’œil à l’extérieur pour essayer de déterminer où elle pouvait bien être. Se collant prudemment contre le mur, elle entreprit d’observer d’un œil discret l’environnement extérieur.

Visiblement, elle était dans un appartement en ville. Une assez grande ville, à en juger par la large route qu’elle pouvait observer, et les bâtiments montant jusqu’à six étages de ce qu’elle comptait. Au jugé, l’appartement où elle se trouvait actuellement était au troisième, peut être même au quatrième étage. Sur la route elle pouvait apercevoir une scène figée digne des plus grands films hollywoodiens post-apo : des épaves de voitures abandonnées ça et là, tantôt le bas-côté tantôt en plein milieu de la voie, l’une d’elle étant même totalement encastrée dans un lampadaire qui ne semblait pourtant pas vouloir céder sous son poids, plié mais pas rompu. Du verre, des traces écarlates sur l’asphalte… Il s’était passé des évènements extrêmement violents sur cette route, à n’en pas douter.

Le souffle un peu court, Kelsey s’éloigna. Elle réalisa qu’elle n’avait vraiment aucune idée d’où elle se trouvait. Cette route, ces immeubles… Elle ne reconnaissait rien… ça ne ressemblait pas du tout à Odessa, la petite ville où elle avait rejoint son père. Posant son sac et son cran d’arrêt sur le canapé qui était encore un peu en état, elle ne prit même pas la peine d’essayer d’ôter la poussière : elle tira la carte de sa poche arrière droite, et s’assit en la dépliant. De ce qu’elle voyait de prime abord, elle représentait Snyder, une commune du Texas. Est-ce qu’elle pouvait en conclure que c’était là où elle se trouvait ? Plissant les yeux, elle observa les coordonnées notées sur le petit papier qui accompagnait la carte. Pourquoi aurait-on pris le temps de lui laisser ce genre d’informations ? Et en même temps, quel intérêt de lui laisser la carte d’une ville qui aurait pu se trouver à des kilomètres ? La personne qui l’avait soignée avait-elle tenté de lui laisser des indices… pour être éventuellement retrouvée ?

« Est-ce que c’est une invitation ? Ou bien un foutu jeu de piste… » souffla Kelsey en se frottant la tempe de la main gauche. Tout ce bazar lui donnait la migraine, et pourtant elle devait réfléchir. Deux choix s’offraient à elle : aller plus avant, tenter de fuir en évitant de mourir une seconde fois aux mains des monstruosités qu’elle allait éventuellement croiser, ou bien tenter de rejoindre ces coordonnées. Si tant est qu’elle n’était pas piégée dans un escape game géant et que ce point n’était que le départ d’une série d’énigmes qui la guideraient soit à la liberté, soit à la mort… encore.

Ce qui était certain, c’est qu’elle ne souhaitait pas revivre cette expérience une seconde fois. Pas même si ça n’avait été qu’un cauchemar, un pur produit de son imagination… Et seule, survivre serait compliqué. A cet instant précis, Kelsey songea qu’elle aurait dû accorder un peu plus d’attention aux théories de son père et au survivalisme qu’il avait tant voulu lui enseigner. Secouant légèrement la tête, elle entreprit de détailler la carte. La ville était au centre et semblait vraiment grande, et plusieurs zones forestières l’encerclait. Elle était traversée par une rivière qui donnait l’impression de la découper en plusieurs parties. Trouver l’endroit indiqué par les coordonnées n’était pas compliqué, la carte contenant des marqueurs précis… Non, le problème était de savoir où elle-même se trouvait au milieu de tout ça. Un soupir de désespoir s’échappa de ses lèvres.

Elle aurait volontiers choisi un point de repère à chercher à l’extérieur, mais elle n’avait aucune idée de la partie de la ville où elle pouvait bien se trouver. Il allait lui falloir faire l’inverse : sortir, chercher un point de repère, le trouver sur la carte et déterminer sa position exacte avant de vérifier la distance qui la séparait du point indiqué par les coordonnées. Un jeu d’enfant. Pour un survivaliste, pas pour elle. Pliant la carte et la glissant avec les coordonnées dans son petit sac, elle prit ensuite sa tête dans ses mains et respira un grand coup. Il ne fallait pas qu’elle cède à la panique ou à l’angoisse. Elle devait se fixer un objectif et le suivre, coûte que coûte.

« Je peux y arriver. Je peux le faire. » murmura-t-elle, autant pour se motiver que se prouver qu’elle était déterminée. Suivre ces coordonnées était sûrement l’unique façon de comprendre ce qui s’était passé, comment elle avait pu survivre… et elle voulait voir le visage de la personne qui l’avait soignée, ne serait-ce que pour la remercier. Se redressant, elle remit le sac sur son dos et se saisit de son cran d’arrêt. Elle observa durant quelques secondes le reflet de son regard dans la lame brillante. Elle allait se prouver à elle-même, ainsi qu’à tous ceux qui allaient croiser sa route – morts ou vivants – que tout ceci n’était pas arrivé pour rien. Elle avait bénéficié d’une seconde chance, et elle allait la saisir.

Elle se dirigea donc vers l’escalier et descendit lentement à l’étage inférieur, toujours sur ses gardes malgré l’absence de bruit. Ils menaient cette fois vers un petit hall et une seule grande pièce pleine de cartons renversés et éventrés, d’affaires qui traînaient et de meubles qui visiblement n’avaient pas encore été montés. Un aménagement récent ou un déménagement précipité, dans tous les cas la famille qui vivait ici autrefois avait dû tout abandonner derrière elle. Une pointe de tristesse brilla dans les yeux de Kelsey durant quelques secondes, songeant à ces personnes qui avaient peut être connues le même destin funeste qu’elle, et qui n’avaient peut être pas eu la chance de se réveiller, certes dans un endroit inconnu et éloigné, mais bien vivante et sans séquelles de type « tiens si je mangeais de la chaire fraîche, comme mes voisins par exemple »… Enfin, pour le moment.

Kelsey secouera légèrement la tête pour chasser cette idée de son esprit, puis après un dernier regard en arrière, elle se dirigera vers les escaliers qu’elle empruntera, cran d’arrêt bien en main prête à toute éventualité. Et si porte de sortie il y a, elle l’ouvrira, bien déterminée à quitter cet endroit.
Equipement Porté :
Capacité : 3/5
Cran d'arrêt
Menottes
Lacrymogène
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 0/0
-

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba110/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Etat Mental:
[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Debuba100/0[Secteur G] Premier contact - XX/XX/35 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Jeu 2 Juil - 15:38
Le premier étage délaissé, tu t'approchais des escaliers pour les emprunter, une dernière fois, car dès la première moitié franchie, la rambarde basse te laissait visibilité sur l'espace en question : un simple couloir, avec un renfoncement sous l'escalier qui menait à une seule porte sur la gauche à mi-chemin, et surtout à la porte d'entrée de la maison au fond.

Pour sûr, celle-ci avait une apparence un peu vieillotte mais épaisse et métallique, contrairement aux fines portes boisées d'intérieur que tu avais rencontré, ce qui ne laissait guère de doute sur l'issue. Par ailleurs, cette porte avait une large partie de verre très opaque et constellée qui ne laissait rien distinguer au dehors, mais que la lumière extérieur inondait pour éclairer malgré son opacité le couloir où aucune fenêtre ni aucun autre accès ne lui donnait le moindre cachet.

Néanmoins, alors que tu arrivais aux trois quart de ces escaliers, tu ne vis pas le léger reflet humide des dernières marches et ta chaussure glissa dessus au premier appui. La perte d'équilibre soudaine te déstabilisait trop brusquement, ta jambe partant vers l'avant sous l'effet du mouvement rapide et emportait la seconde dans la panique. Tu tombais en arrière, d'abord sur le fessier qui glissa de la marche, faisant succéder le bas-dos qui prit un méchant coup, puis le haut-dos qui encaissait moins douloureusement les marches très en relief et leur fin rebord.

Tu ne parvenais pas à te réceptionner dans le chaos de la chute, le coude de ton bras armé frappant l'angle d'une marche, fit vibrer l'os jusque la main et celle-ci lâcha  involontairement le couteau qui tombait deux marches plus bas. Heureusement, ton autre main sans avoir réussi à trouver une accroche avait tenté par instinct de saisir la rambarde et ses barreaux. Cela freina assez la chute pour que ta tête ne conclue pas la succession de chocs. Il en résulterait principalement une douleur au bassin que le sentiment d'affaiblissement ne ferait qu'accentuer, sans véritable blessure cependant.

Il te faudra un peu de répit pour te remettre de cet événement très désagréable, qui avait engendré plus de peur que de mal, mais du mal tout de même. La raison : difficile à dire, les marches semblent humides d'une sorte de liquide gras, comme de l'huile, ou quelque chose comme ça, tu ne saurais le définir. Sous l'escalier, le large et assez haut renfoncement ne présentait que des cartons cassés et entassés, quelques affaires de jardin, dont un barbecue étrangement et plus spécifiquement une litière qui n'avait pas été nettoyée.

Le temps de te remettre de ton déboire et tu rejoignais ton objectif final : la porte. Celle-ci verrouillée de l'intérieur par un loquet, tu n'eus qu'à le défaire pour tirer cette lourde porte dont le grincement prit le pas sur le claquement du mécanisme, son pan bas raclant sur le carrelage qui composait ce rez-de-chaussée. La lumière inondait après quoi pleinement tes iris et le vent frais de l'extérieur qui, malgré le soleil chaleureux, te sera sensible en comparaison à l'air étouffant de cette maison n'ayant pas été aérée depuis fort longtemps.

Un moment de bien fait instinctif très vite étouffé, car si l'odeur âcre et putride ne t'avait pas déjà frappé autant que la fraîcheur de l'air vivifiait ta peau, ta vue s'en chargerait : immédiatement devant toi, le trottoir sali de tâches de sang, de quelques pages de journaux errantes et autres sachets plastiques, est occupé par une silhouette plantée près d'une petite voiture citadine grise en travers du trottoir. Une femme ou ce qu'il en fut, grande, sa chevelure à la couleur de paille sombre et rêche, ses vêtements déchirés et moisis se délitant en lambeaux qui s'incrustaient dans ceux de sa chair à moitié dépecée aux bras et au visage.

En dépit de son état de destruction cellulaire, son visage ovale rongé par la mort aux yeux globuleux, dont les iris sont à présent couverts d'une couche épaisse de tissu organique qui enveloppent de même leurs blancs, ne se fait guère prier pour se tourner vers la source du bruit qui vient gratter le trou en place de son oreille manquante. A la vision de ta silhouette et plus encore de ton visage autrement plus blanc, frais et impeccable, c'est tout son corps qui se contorsionne vers toi tandis qu'elle s'empresse de traîner ses pieds nus aux orteils rachitiques et repliés, un immonde et guttural râle s'échappant d'entre ses lèvres grandement manquantes.

Le prédateur s'élance vers sa proie : toi, et la petitesse de l'espace du trottoir imposé par cette voiture en travers t'empêche de pouvoir tenter la course pour l'esquiver, car cette charogne sera sur le pas de la porte et prête à t'agripper de ses mains envieuses sous de très brefs instants.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: