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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35
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Matt Campbell


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Debuba1115/2000[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Videba10  (15/2000)
Etat Mental:
[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Debuba1095/100[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Videba10  (95/100)
Informations scénaristiques:
Matt Campbell

Ven 26 Juin 2020 - 22:28
Interprété par Andrew Miller et Matt Campbell.


Le verre brisé craqua sous la semelle de sa botte. Le bruit caractéristique du crissement contre le carrelage qui fit naître chez Matt un élan de chair de poule parcourant sa peau. Ce son si typiquement désagréable à ses oreilles, qu’il n’avait jamais su apprivoiser ni appris à supporter malgré les nombreuses fois où les bâtons de craie en avaient produit de semblable contre l’ardoise verdie des grands tableaux. À chaque fois, il y avait ce frisson glaçant, cette contraction réflexe de la mâchoire suivie d’une inspiration sifflante entre ses dents. Mais à l’époque où il enseignait à l’université du Caire, s’attirant les foudres silencieuses et les réactions crispées de nombre des étudiants présents dans l’amphithéâtre, ce simple son n’avait pas d’autres conséquences. Ici. Aujourd’hui. Tout cela se voulait bien différent. Le silence, la discrétion. Une règle d’or à appliquer pour quiconque souhaitait éviter les morts.

Éviter. Ne pas les affronter. L’idée se voulait simple sur les cartes, comme toute stratégie que l’on pouvait discuter des heures durant pour trouver la meilleure, et la voir pourtant tourner court à la première anicroche. Une carte qui se voulait ici malsaine, tel un dédale aux murs mouvants, modifiant son architecture afin que rien ne se passe jamais comme anticipé. Des murs qui se voulaient ici manifestés par des cadavres dévoreurs de chair quand ce n’était pas la menace moins constante mais bien plus oppressante de véhicules et d’hommes armés qui semblaient à tout prix vouloir les coincer. Matt avait le sentiment de simplement tourner en rond au sein de ces quartiers bien trop fréquentés de sans-âme. Chaque direction, chaque choix ne semblait conduire qu’à un nouvel obstacle toujours plus infranchissable, grignotant son moral comme le précieux temps qui filait, chaque heure passée amincissant l’espoir de pouvoir un jour retrouver Melody.

La situation lui échappait, ou plus exactement, il prenait de plus en plus conscience avec une amertume éprouvante qu’il n’en avait jamais eu le contrôle. Lui qui s’était permis de rêver à pouvoir rejoindre la ferme rapidement, trouver alliés, refuge et répit, il n’avait rien pu faire d’autre que se terrer. Encore. Trois nouveaux jours durant. Dans cet appartement au-dessus du coiffeur avec la seule compagnie de Carl et ses propres désillusions. Aujourd’hui, ils avaient enfin pu quitter cet appartement, quand au matin aucun vrombissement de moteur ne se laissait entendre au loin, et que les chants lugubres des créatures remplaçant ceux plus mélodieux et matinaux des volatiles du monde passé se voulaient plus étouffés. Carl était parti de son côté, d’un commun accord à devoir trouver des provisions en fouillant plus large, plus rapidement. La manoeuvre était risquée, c’était le moins que l’archéologue pouvait en dire, mais la détresse du manque d’eau, du manque de nourriture en perspective et même du manque de moyens avait fatalement fini par prendre le pas sur le bon sens commun, et la prudence.

L’aîné Campbell ne comptait toujours faillir à sa résolution de refonder Hope, regrouper des individus pour essayer de reconstruire quelque chose de plus solide, plus durable, gommer les erreurs du campement précédent et s’offrir une nouvelle chance. Il refusait cette fois-ci la passivité outrancière dont il avait tant fait preuve dans le camp de sa cadette. Les regrets demeuraient forts d’avoir finalement si peu fait, si peu agi, si peu parlé quand il en avait eu l’occasion, ne passant que pour le plus pitoyable des guignols dans ce salon, le jour où la décision avait été prise par d’autres que lui de scinder le groupe. Un plus grand investissement n’aurait certainement rien changé au sort qu’avait connu Hope les jours précédents, mais il aurait eu bien moins de regrets à nourrir. Il n’avait pas besoin de ceux-ci avec tout ce qui le travaillait déjà, ses inquiétudes, cette crainte de faillir comme ç’avait encore été le cas lorsque Carl avait succombé à l’assaut d’un seul et unique rôdeur et qu’il n’avait pas su lui venir en aide.

Aujourd’hui, il se devait de réussir ce qu’il entreprenait. Trouver quelque chose, une maigre dose de n’importe quoi capable de remonter son moral en berne. Et il avait décidé de commencer par cette petite épicerie dont les vitres de devantures brisées craquaient sous ses semelles. L’homme, au-delà du frisson, s’était figé dans le mouvement, le faisceau de la lampe-torche qu’il détenait en son poing gauche braqué droit devant, découpant de sa lumière les rayonnages vides et les quelques gondoles renversées dans un fatras sans nom, bien digne de la situation du monde présent. Au-dessus de sa senestre, il tenait de son autre main le pistolet que Carl lui avait confié, dans cette position qu’il avait tant de fois vue dans des films et séries policières, mimant ces hommes et femmes entraînés à le faire, à progresser ainsi sans y trouver le moindre confort dans son attitude plus maladroite et néophyte de professeur d’archéologue. Il était bien loin du mythe d’Indiana Jones descendant du nazi et distribuant des patates de forain à tour de bras. Au mieux tenait-il le rôle d’un figurant destiné à subir le courroux du héros dans cette grande scène. Au mieux.

Plus que ses émeraudes aux aguets du moindre mouvement pouvant surgir parmi les ombres à peine dissipée par le faisceau de la torche, Matt se concentrait surtout sur son ouïe. Si de ce simple craquement de verre n’allait pas découler une cascade de réactions en chaîne, d’autres cris, d’autres râles et multitudes de sons qu’il n’avait plus le goût d’entendre. Mais il n’y eut rien, malgré d’insistantes oeillades portées à sa gauche comme à sa droite, dans son dos également par-dessus ses épaules, à craindre de se faire surprendre par une créature. Matt reprit sa progression, s’enfonçant un peu plus dans dans cette épicerie en dépassant l’une des caisses au tiroir ouvert et vidé de son contenu, tout ce qu’il pouvait bien y avoir de plus futile désormais. Une feuille de journal délavée et déchirée fut la victime froissée d’un écrasement de semelle, soulevée du sol lorsqu’il s’engagea entre les deux premières lignes de rayonnages. Tout était désespérément vide, dévalisé.

Il n’avait pas eu grand espoir de trouver quoi que ce soit dans ce petit commerce, et cette première vision le confirmait déjà. Il n’était pas franchement étonné de ce constat, quand le coiffeur à quelques dizaines de mètres de là s’était pourtant trouvé épargné. Il ne faisait que contempler l’expression des priorités des survivants, probablement survenues dès les premiers jours de l’épidémie, voire peut-être même avant. Matt continua alors vers l’avant, arrivant aux lignes de congélateurs verticaux qui s’alignaient contre le mur lui faisant face. Nombres des portes vitrées avaient été brisées, les clayettes renversées, au sol ou retenues bancales les unes sur les autres. Un chaos visible, bien humain, véritables prémisses de celui qui avait certainement suivi, comme le témoignait quelques instants plus tard le corps sans vie et lourdement dévoré au point d’en exposer une bonne partie de son squelette étalé au-travers du rayon. Un anonyme parmi d’autres, qui avait peut-être eu la chance très relative dans son malheur de ne pas revenir sous la forme d’un dévoreur de chair.

L’archéologue grimaça de dégoût le temps d’une bien trop fugace observation que le faisceau lumineux rendait plus glauque encore avant de faire demi-tour sur lui-même, avisant face à lui une porte métallique entrouverte. Il s’y dirigea de quelques pas lents, dont la découpe du mouvement se voulait ralentie pour rendre son déplacement le plus discret possible à marcher ainsi sur les bris de verre. De la pointe de sa chaussure, il pressa contre la partie basse du battant, ouvrant plus largement la porte et dévoilant le prochain chaos dévalisé : la réserve. Un grincement sonore avait retenti, en provenance de gonds trop longtemps laissés au repos. Et un grognement s’ensuivit. Long, profond, rauque. Issu d’une gorge que Matt savait sans la voir qu’elle devait être pourrissante, et affamée. Un tintement métallique à l’origine incertaine se fit entendre. La chose avait dû buter ou renverser un quelconque obstacle, mais l’aîné Campbell n’était pas resté pour le découvrir.

Abandonnant toute idée de discrétion maintenant qu’il se savait de nouveau proie, il tourna les talons, s’engageant dans le rayonnage voisin bien trop précipitamment, s’apercevant tardivement que la gondole avait basculé sur sa seconde moitié, prenant appui contre celle qui lui faisait face. Il voulut faire demi-tour mais déjà la créature faisait irruption dans son champ visuel qui gagnait en panique. Son souffle s’accéléra sous la bouffée d’adrénaline qui gagna son corps, taisant la douleur de ses genoux heurtant le carrelage avec rudesse pour ramper sous l’espace triangulaire formé par la gondole renversée. Son sac à dos au ventre largement bombé des provisions dont il refusait obstinément de se séparer frappait le métal à chaque oscillation de ses épaules, achevant si ce n’était déjà fait d’annihiler toute forme de discrétion. D’un geste sec de l’avant-bras, il repoussa en faisant glisser au sol une des étagère métallique qui lui barrait la route. Il préférait laisser le silence plutôt que son existence au diable incarné derrière lui. Parvenu à l’extrémité, il se redressa d’une poussée sèche sur ses bras, franchissant une caisse différente de celle qu’il avait franchi en entrant, rejoignant après quelques pas précipités le trottoir maculé de sable et poussière, contraint de clore à moitié ses paupières face à la clarté retrouvée.

Fourrant sa lampe-torche dans la poche de sa veste, il prit alors sur sa droite, longeant la rue bordée de petits commerces, direction ouest, couvrant la première trentaine de mètres comme un dératé avant de légèrement ralentir pour bifurquer dans une maigre ruelle ombrageuse sur sa droite, coupant entre les bâtiments et servant apparemment de lieu de stockage des bennes à déchets. Aucun autre mort n’avait manifesté sa présence en ce nouveau lieu à ciel ouvert, et Matt profita d’un renfoncement dans le mur à sa gauche, accueillant une porte close, sans poignée apparente autre qu’un simple cylindre de serrure, pour se dissimuler de son poursuivant. Entre ses mâchoires serrées, il tentait d’amoindrir l’écho de son souffle rapide, serrant ses deux poings autour de la crosse du Sig-Sauer en ramenant l’arme près de sa joue, canon pointé vers le ciel.

De la rue qu’il venait de quitter, quelques râles et grognements se faisant entendre, se rapprochant lentement jusqu’à ce que la silhouette à la démarche incertaine ne se découpe dans le rectangle lumineux, continuant sur sa propre lancée sans prêter la moindre attention de son regard vitreux à la ruelle par laquelle Matt venait de fuir. Au fil des secondes, les bruits de la créature s’estompaient de plus en plus, jusqu’à n’être plus qu’un filet sonore difficilement perceptible. Matt dut bien compter plus d’une trentaine de secondes, mentalement, avant d’oser quitter sa cachette improvisée, et poursuivre dans la ruelle.

De lourdes unités de climatisation se trouvaient suspendues aux murs de bétons nus, sans fioriture ni décoration d’aucune sorte. Une bicyclette à la roue avant tordue, vraisemblablement abandonnée là avec précipitation, trônait contre une large benne à déchets à la peinture rouge délavée et tachetée de rouille. De multiples sacs poubelles, éventrés pour la plupart, déversaient leur contenu au milieu de la ruelle, laissant aux aléas de la météo le soin de les faire virevolter ou rouler. Autant de détails d’une vie citadine éteinte, saisie dans sa banalité quotidienne par l’irruption de l’épidémie, des morts et certainement de vivants bien peu scrupuleux. Des détails que Matt abandonnait derrière lui, rajustant les bretelles de son sac sur ses épaules avant de s’essuyer le front d’un passage de manche en faisant irruption dans la rue parallèle à la précédente.

Une rue qui se voulait plus large que la précédente, plus chargée d’un trafic lui-même figé dans sa propre panique, en photographie vieillissante d’une scène apocalyptique. Les véhicules s’étaient stoppés les uns à la suite des autres, certains conducteurs se pensant probablement plus malins, ou plus désespérés, ayant même cherché à emprunter le trottoir pour espérer contourner le bouchon. N’en résultait plus que quelques voitures coincées ça et là par un lampadaire ou une bouche à incendie, dans toute leur bêtise. Mais l’une d’elle plus particulièrement attira son attention, car elle se trouvait encore occupée d’un être agité, qui grognait en sourdine derrière les vitres, prisonnier de l’acier et la ceinture de sécurité qui avait tranché la chair de son buste jusqu’en dévoiler les côtes. Mais ce n’était pas tant la voiture, ni son macabre conducteur qui attirait l’attention de l’archéologue, mais le panneau d’enseigne fixé quelques mètres au-dessus, dépassant du mur. Une coupe d’Hygie.
Equipement Porté :
Capacité : 5/5
Remington 4C C12
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Extension PC
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
Munitions 2/3 : .40 S&W
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : Holster
SIG P226 15C .40
Jambes : Pantalon Tactique
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 19/30
Grand sac
Trousse de soins (2)
Tabac (2)
Rations saines (5)
Rations saines (5)
Rations saines (5)

Andrew Miller


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Debuba1115/2000[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Videba10  (15/2000)
Etat Mental:
[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Debuba10100/100[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Andrew Miller

Mar 30 Juin 2020 - 16:01
Le froc descendu aux chevilles, ses replis trainant contre les aspérités d'une roche où mes pieds avaient trouvé refuge, j'observais la tache rouge ensanglantée  auréolant la bande de ce tissu déchiré autrefois vert, qui avait principalement tenu le rôle de tee-shirt avant que ma poigne et mes dents n'arrivent à y mettre un terme. Mes mains tremblaient à l'idée de voir ce qui était advenue de ma blessure depuis les quelques heures en arrière où j'avais du le changer, mais dont la douleur continuait de me lancer inlassablement et de plus en plus durement.

Un petit feu crépitait faiblement juste à côté de l'autre pierre sur laquelle j'avais trouvé l'assise, composé de brindilles et quelques branches d'un rosier mort arraché dans le jardin voisin, ainsi que plusieurs boules de papiers arrachés à un dictionnaire désuet maintenant rongé par les flammes en ne laissant de son existence que quelques pastilles de cendre s'envoler dans les airs. Au centre, une grande boîte de conserve éventrée que j'avais réussie à laver et stériliser avant d'en recueillir une eau passablement filtrée dont la surface était désormais agitée de minuscules bulles décollant du fond jusqu'à la surface puis s'échappant en légère fumée humide. Et au fond, un linge.

Falcore dormait d'un sommeil du juste, éreinté par notre marche forcée et le peu d'halte que nous nous étions permis - seulement de nuit, poussé à chercher, coûte que coûte quelque chose qui pourrait m'éviter la septicémie et quelque chose pour nous rassasier. Mais rien n'y faisait, allant et venant dans les quelques maisons isolées que j'avais trouvées le long de ma marche, elles avaient été tout bonnement dévalisées et saccagées à de nombreuses reprises. Je m'étais servi de la voie ferrée comme point de repère, marchant lentement sur les lattes de bois, les cailloux entre deux, profitant de pause quand quelques panneaux dressés de part et d'autre, par moments, voilaient ma présence claudicante aux infectés alentour mais accélérant la traversé lorsque les rails croisaient une route. J'aurais bien rejoint l'animal dans cette paisible pause, mais c'était un risque bien trop important de voir cette sieste prolongée pour l'éternité.

Harleen était là, elle aussi, retrouvé à la sortie de la casse auto tandis qu'elle se présentait les oreilles basses et la truffe honteuse. J'avais pris un risque pour elle. Un risque bien énorme et qui m'en couterait sans doute plus que je ne l'avais pensé lors de mon "coup de folie", mais elle était bien plus qu'un simple animal pour moi, quand bien même nous n'avions passé ensemble qu'une véritable année. Elle était l'animal de Finn, sa meilleure amie, et le seul lien qui me restait avec lui. C'était une symbolique énorme à mon sens qui ne pouvait être sacrifié. Elle se reposait non loin du malinois, d'une de ces pattes rabattues sur le museau, légèrement contorsionné et quasiment sur le dos. Brave bête.

Et moi ainsi, à veiller sur leur repos et leur assurer qu'aucun de ces connards d'infectés ne viendrait les dévorer quand ils s'y attendraient le moins, mais surtout à paniquer à l'idée que mes jours étaient désormais comptés. Je glissais la lame du couteau de cuisine juste sous le nœud qui avait servi d'attache et cisaillait lentement le tissu qui se déchira peu à peu. Je sentais une grosse gouter perler sur mon front, dégringolant sur ma peau ruisselante, trouvant refuge un temps sur l'amorce de mon sourcil avant de descendre un peu plus à l'ange de mon œil que je chassais d'un mouvement rapide de tête, puis d'un balayement d'épaule en inclinant mon visage pour aider la manœuvre.

Lentement, je vins défaire l’unique tour que composât ma lanière d’étoffe, ralentissant à l’approche de ma blessure qu’une espèce de colle gluante maintenait contre ma peau. Au soulèvement du tissu, de longs filets s’étirèrent entre la plaie et ce dernier, d’aspect jaunâtre et malodorant, m’en arrachant une mine à la fois de dégoût mais aussi d’une panique grandissante. L’ensemble n’était pas beau à voir, vraiment pas. Boursouflée de toute part, la peau déchirée de manière non nette, ce qui handicapait un peu plus ma guérison. Si j’étais à peu près persuadé que mes vaccins étaient à jour, du moins un an avant cela, ça ne me protégeait pas d’une infection, dans cet environnement où le manque d’hygiène était parmi les principales causes de décès chez les blessés.

De fines gouttes de sang s’échappèrent aussitôt, perlant à la surface de la peau ouverte, accompagnées de cet écoulement purulent caractéristique. Mes mains tremblaient sans doute autant que ma jambe, et même si mes soins semblaient maigres et bien trop rudimentaires, ce fût un petit plus qui pourrait peut-être me permettre de tenir jusqu’à ma destination. Un objectif utopique dans ce monde où le chaos était banalité, mais un objectif néanmoins incarné par cette présence d’un panneau routier où était gravé « Centre Médical. 1,5 ». Une indication qui m’avait fait quitter mon chemin tracé de rails de métal et me faisait engouffrer dans les jardins de ces minuscules maisons délabrées.

C’est non loin de la clôture d’un de ces derniers que j’avais trouvé refuge, me servant de cette démarcation pour me mettre à l’abri, obligé de faire une halte avant destination. Je n’étais plus très loin, à quelques pas de savoir si mes espoirs avaient été vains, de savoir si je devrais vraiment faire le deuil de ma propre vie. Mais en attendant, je devais retarder autant que possible l’inévitable. D’un mouvement toujours aussi agité, j’attrapais un petit bâton lisse, le plongeant dans la conserve pour en sortir la boule de tissu brûlante, attendant légèrement qu’elle refroidisse. En ces situations, ce qui morflait le plus, c’était le mental, et même si je ne m’estimais pas en avoir un d’acier, ma farouche volonté de m’en sortir me faisait outrepasser certaines appréhensions, non sans prendre de larges inspirations.

Je soufflais, longuement, largement, rapidement, me concentrant sur l’acte à venir pour me faire prendre du courage, me préparer mentalement à l’acte et à encaisser, avant de faire glisser un autre morceau de bois entre mes dents serrées sur lequel ma mâchoire se contracta aussitôt très durement, puis de venir appliquer le tissu d’une ardente humidité, et le déposer sur la blessure, sans plus d’hésitation. La douleur provoqua un bref soubresaut à ma jambe dont je me forçais de contrôler, la laissant s’agiter de quelques spasmes involontaires. Ma gorge, elle, déploya un grondement virulent, étouffé par l’apposition de ce bâton qui en prenait cher pour son grade, mes dents perçant son écorce légère pour s’insinuer dans sa propre chair fibreuse.

Ma main maintenait en place le linge stérilisé pour qu’il ne s’échappe pas de mes agitations souffrantes, me tordant légèrement vers l’avant, yeux clos, et la mine plus crispée que jamais à m’en faire mal chaque muscle qui composait mon corps. C’était loin de la barbarie d’une lame chauffée à blanc, dont il était avéré que la méthode ne servait à rien, car l’idée n’était pas de brûler la blessure, mais d’essayer un maximum de tuer ces cellules parasites indésirables avant qu’elle n’atteigne complètement mon sang. Je n’avais pas les moyens de faire mieux, et c’était d’un moindre mal.

Le tissu mit moins de temps pour le dire à se refroidir dans l’air ambiant, descendant de quelques degrés dont j’en sentais la dégringolade, venant ensuite m’en servir pour essuyer la blessure, retirer ces bulbes jaunâtres qui boursouflaient la surface et la crevasse de ma plaie, essuyant, le repliant, et continuant, jusqu’à ce que la plaie soit un peu plus dégagée de ces présences infectieuses. Mon linge en fut impregné de toute part. J’inspirais lourdement, recrachant le bout de bois qui portait l’empreinte de ma dentition tout en observant les environs immédiats pour m’assurer qu’aucun bouffeur de chaire ne s’octroie la clémence d’abréger mes souffrances.

J’extirpais de mon sac laissé au sol, n’ayant pas longtemps à fouiller dans son contenu lamentablement maigre, un nouveau tee-shirt, propre, peut-être un brin poussiéreux, mais qu’une simple agitation dans les airs l’en débarrassa. L’écho grondant d'un gémissement plaintif monta à mes oreilles, mettant tous mes sens en alerte à cette complainte bien caractéristique. Je vis rapidement la silhouette émerger, surgissant de l’angle de la clôture près de laquelle j’avais trouvé refuge, pivotant sa carcasse flegme et décharnée dans ma direction. La maladie semblait l’avoir emporté y'a de très nombreux mois, peut-être même dès le début des débordements Texans, car sa chair était littéralement décomposée, tombant par endroits en lambeaux de sang coagulé, séché, plus noir que rouge. Sa denture inférieure était absente, laissant s’agiter dans son palais ouvert sa langue déchirée et presque rocailleuse couverte de moisissure spongieuse.

Je sentis la surdose d’adrénaline battre soudainement dans mes veines, anesthésiant presque efficacement la douleur de ma jambe, quand bien même cela restait hautement sensible et douloureusement handicapant. Je sifflais rapidement d'un son aigu, mes dents coinçant ma lèvre inférieure pour ce faire, tandis que je m’agitais au mieux pour finir mon bandage de fortune, poussé par l'urgence de la situation. Falcore dressa immédiatement les oreilles, puis la truffe, sortant de son sommeil instantanément, son esprit canin aux aguets qui ne lui donnait pas cette léthargie du réveil presque propre aux hommes.

« Attaque, attaque. » Lui soufflais-je sens trop gronder, de peur d’en attirer d’autres si je me trouvais trop expansif. Un ordre rapide à donner qui trouva écho en mon compagnon. Il se redressa brusquement pour foncer sans hésitation sur la créature et s’attaqua à ses jambes, tel que je lui avais appris, pour éviter un maximum leurs griffes acérées. Sa mâchoire se referma rapidement sur l’os de sa jambe, où quelques nerfs à vif raccordaient encore d’un côté et de l’autre. Il le tourna, le secoua et tira pour le faire tomber à terre avant de le relâcher.

Harleen aussi avait été éveillée par mon appel, plus lambineuse néanmoins, elle n’avait pas bougé, observant son acolyte d’un couinement d’inquiétude. De mon côté, je me pressais toujours plus de terminer d'attacher la bande de tissu, faisant un double nœud bien serré, ou du moins de ce que mes forces affaiblies me permettaient, mon regard oscillant à la va-vite entre ma plaie et mon compagnon canin qui harcelait les pieds et les tibias du mort désormais rampant pour l’occuper, tournant autours comme un vautour hargneux, et s’enfuyant de quelques pas à l’approche d’une trop grande menace.

Je coinçais le manche de l’arme entre mes dents tandis que je remontais mon pantalon, après m’être laborieusement redressé, le nouant à la taille, ratant l’orifice du bouton à plusieurs reprises, pestant nerveusement contre mes mains tremblantes et moites d’une sueur que mon corps, bien trop chaud pour la normale, dégageait. Le denim baillait au niveau de la cuisse, à l’endroit même où se trouvait ma blessure, déchirure restée en vestige de cet incident. Si j’avais pu dégoter quelques tee-shirts assez amples pour en changer allègrement ou me confectionner mes bandages de récupération, je n’avais en revanche rien trouvé à ma taille niveau pantalon, qui me permettrait en tout cas de ne pas me faire souffrir davantage des frottements.

Je m’élançais enfin en direction de Falcore, la jambe trainant laborieusement tandis que je m’efforçais de sautiller rapidement de l’autre, bondissant comme je pouvais en reprenant le couteau en main avant de presque tomber dans un râle d’effort sur le dos de la créature et abattre le métal froid à l’arrière de son crâne, transperçant sa chair pourrissante bien visible sous les quelques petits cheveux ridicules qui lui restait. J’avais la tête qui tournait, des vertiges faramineux et un haut-le-coeur puissant qui contraint mon estomac bien trop vide pour rendre quoi que ce soit.

J'enrageais d'une colère muette, à l'encontre de cette putain de malchance qui m'avait fait croiser le chemin d'une pétasse pointe de tôle dans ma fuite, me maudissant également de n'avoir pas su éviter cet évènement. Je pouvais pas crever comme ça, juste là au milieu de nulle part, au milieu de rien alors que j’ignorais bien encore où se trouvait Finn, et s’il était en vie. Cet enfant, c’était mon sang et ma chair, comptant plus que tout et plus que quiconque moi comprit. Ça ne pouvait se terminer ainsi.

Je sentis une large langue rugueuse venir assaillir ma joue droite, relevant mon regard sur la truffe d’Harleen qui s’était approchée dès que la menace fut neutralisée. Une maigre consolation de son soutien par rapport à ma condition, mais suffisante pour me redonner la volonté d’avancer. Avec un peu de chance, un foutu peu de chance… je pourrais trouver un peu d’antibiotique et de quoi recoudre ma blessure… douce utopie, quand tu nous tiens trop en haleine. Je me redressais finalement, m’aidant partiellement du dos de mon amie, fourrant mes doigts dans son pelage noué sans plus de considération pour la créature qui avait enfin achevé son trépas.

Le malinois se mit à japper légèrement, grondant également, dents ensanglantées dévoilées en dressant le nez sur une silhouette titubante qui s’approchait par le jardin. Je retournis ramasser mon sac à dos avec tout l'empressement dont je disposais, toujours patte trainante, mais d'une lenteur identique à celle de ces monstres décharnés, butant d’un revers de pied sur le petit feu de fortune et la conserve qui se renversa au sol.

« On y va… » concluais-je finalement, d’une fatigue perceptible et m’éloignant, prenant la direction opposée à l’arrivée du mort déambulant, passant juste en dessous du panneau indicateur qui m’envoyait vers la bonne direction. J’ignorais si c’était la chance, le destin ou le Dieu moqueur, mais les rues étaient étrangement vides. Vide de vie. Vide de mort. Comme si quelqu’un ou quelque chose s’amusait à ne distiller que le quota suffisant d’épreuve pour me voir galérer, le plus possible, et à s’en amuser. Les deux chiens m’emboitèrent le pas, réduisant leur allure pour l’adapter à la mienne, toujours deux pas en arrière, deux pas sur le côté. C’était la règle. Et moi, je prenais appui sur les quelques carcasses de véhicules qui suivait le trottoir, voir l’encombrer de plus en plus. Une marche lourde et pesant, harassante, sous le calvaire de ma blessure, tant que j’en venais à m’encourager audiblement, à chaque élan.

Et le Saint Graal se découpa enfin dans l’horizon de ma vue trouble, se dévoilant sous la forme d’une coupe d’Hygie.
Equipement Porté :
Capacité : 3/6
Triton 1650 Flec.
M01
Couteau de cuisine
Jumelles
Accessoires Pratiques :
Munitions 3/3 : Flec.C.
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 11/55
Sac tactique
Raging Bull (3)
Doses de poudres (4)
Hachoir de boucher (4)

Matt Campbell


Fiche de personnage
Points de RP:
[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Debuba1115/2000[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Videba10  (15/2000)
Etat Mental:
[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Debuba1095/100[Secteur J] Errances croisées - 19/04/35 Videba10  (95/100)
Informations scénaristiques:
Matt Campbell

Mer 1 Juil 2020 - 0:00
Matt se contentait de contourner le véhicule toujours occupé, se glissant de profil entre le pare-choc avant et le mur à la façade de briques jaunes pour gagner ce qui fut autrefois l’entrée de la pharmacie. Une entrée qui n’avait plus rien d’inviolable quand le vitrage de la porte automatique avait fini en éclats dont la majorité s’était perdu depuis. D’un geste lent et précautionneux de sa main armée, il écarta du bout du canon les stores à lamelles d’un blanc cassé et poussiéreux pour se frayer un passage au travers de la devanture. La clarté au sein de l’espace de vente se voulait bien plus intense que précédemment dans l’épicerie. Seulement étouffée par la présence de ces stores dont quelques bandes de tissu rigidifié se trouvaient manquantes, le soleil donnait à l’ensemble un faux aspect de code barre d’ombre et de lumière, découpant les rayons de l’astre en de fins pinceaux où scintillait la poussière soulevée par son passage.

L’archéologue ressentait un certain apaisement dans la brève contemplation de cette vitrine masquée, rendant les fantômes de son existence passée toujours plus écrasants de cette absence de toute vie, toute activité interrompue et depuis largement mise à sac. Les portiques, les rayonnages se trouvaient vidés de tout contenu intéressant, certainement depuis de très nombreux moi maintenant. Il n’y restait plus que quelques flacons de shampoing, pains de savons et autres tubes de dentifrice réputés plus efficaces que ceux vendus dans les grandes enseignes commerciales. Quelques modèles de déambulateurs, renversés par le passage du temps ou des hommes, jonchaient l’une des allées de la pharmacie, que Matt évita d’emprunter pour simplement ne pas prendre le risque de heurter les châssis en inox de ces appareils.

D’un pas à l’allure modéré, mais l’appui plus sûr, l’aîné Campbell avança vers le comptoir où se trouvait une caisse enregistreuse évidée de son contenu, là encore, et quelques autres dans la continuité du meuble en mélaminé blanc. Il contourna ce dernier pour passer de l’autre côté, à l’endroit où les pharmaciens prodiguaient leurs conseils à leur patientèle, orientant et commentant les prescriptions des médecins, offrant leurs recommandations sur les posologies et les contre-indications. D’une pensée dérisoire, Matt se demanda qu’elles auraient pu être les conseils d’un pharmacien contre cette épidémie, ou si certains peu scrupuleux auraient pu profiter de la psychose pour chercher à s’enrichir avec bien peu d’égard pour la déontologie de leur corps de métier. L’homme ne doutait pas qu’il avait bien dû y avoir quelques raclures malhonnêtes aux premiers jours pour chercher à tirer profit de la crainte des gens, comme toujours. Et si tel avait pu être le cas, il se surprenait à souhaiter que ces individus aient pu connaître justice par la suite, quand bien même il en doutait à force de lui-même subir l’injustice d’évènements bien moqueurs de sa propre humanité.

De sa main libre, il ouvrit les nombreux tiroirs du comptoir, les uns après les autres pour ne rien y trouver d’intéressant. Des ordonnances, des blocs de post-it, stylos, agrafeuses, quelques rouleaux de papier pour la machine à carte bleue, tampons de la pharmacie, mais rien qui ne présentait d’attrait ou d’utilité, ayant un rapport à la nature de l’activité. Faisant demi-tour sur lui-même, il inspecta avec plus d’attention le massif meuble à colonnes, garni de petits tiroirs étiquetés de noms aux sonorités parfois familières et très souvent totalement étrangères des nombreux médicaments disponibles sur le marché. Des tiroirs que l’archéologue s’empressait d’ouvrir, le coeur empli d’un espoir furieux d’y trouver quelques restes, la raison déjà pragmatique de ses futures déceptions. Il ne restait rien. Tout se voulait désespérément vide, aussi dépouillé que ce que Hope avait pu l’être. Et ce n’était pas l’arrière-boutique de la pharmacie qui se révélait plus engageante en ce sens. Tout s’y était vu retourné, jusqu’aux tabourets ronds à l’assise noire en simili-cuir étalés au sol. Tout ici se voulait à l’opposé de ce coiffeur au-dessus duquel Carl et lui avaient trouvé refuge ces derniers jours, car ce lieu avait souffert de son indéniable attrait pour tous les survivants du coin. Et particulièrement le probable dernier des visiteurs de l’endroit avant lui.

Une femme, rousse, la quarantaine déjà bien engagée, qui avait poussé son dernier souffle dans un recoin plus sombre du lieu. Son dos et l’arrière de son crâne épousaient difficilement les première marches d’un escalier en colimaçon serré, métallique et très raide qui grimpait vers un étage dont l’obscurité plus épaisse n’en laissait rien deviner depuis le rez-de-chaussée. La peau de cette femme était sèche, brunie, d’un aspect cireux sur ses traits qui avaient fondu en même temps que ses muscles s’étaient délités, mais aucune odeur si caractéristique de putréfaction ne s’en dégageait. Sûrement brassée par les courants d’air agitant mollement l’endroit, la sécheresse aussi, le stade de décomposition du corps ne paraissait pas avoir souffert autant qu’il ne l’aurait dû du travail des nécrophages. Sa mort n’était pas imputable aux créatures infernales qui peuplaient la ville, mais bel et bien à une mauvaise rencontre comme le témoignait le sang bruni qui avait séché et coulé depuis son abdomen perforé de quelques impacts de balles.

Au coeur de sa main droite, ses doigts recroquevillés gardaient prisonnier un petit revolver Smith et Wesson M10 à la silhouette argentée. Une arme qui ne suscitait que peu d’intérêt pour l’archéologue à l’exception d’un seul : à savoir s’il restait quelques précieuses munitions à l’intérieur de celle-ci. D’un soupir las, son visage se plissant d’une mine grave empreinte d’un léger dégoût, Matt s’accroupit auprès d’elle, bloquant sa respiration quand les miasmes de la décomposition l’agressaient finalement de par sa proximité. Il libéra sa dextre de son arme, la déposant au sol, à côté de son pied pour la porter vers le petit revolver, quand sa senestre forçait sur les doigts raidis de la défunte pour la défaire de sa possession.

Mais la trépassée ne comptait pas s’en laisser dire de toute son indifférence de morte, lorsque son index contraint par l’homme pressa accidentellement la queue de détente du revolver. La détonation rugit bruyamment dans le commerce, arrachant à l’archéologue un sursaut de surprise qui fit manquer à son coeur un battement et le projeta d’un bond de recul sur son séant tandis que l’ogive était partie s’écraser dans le bois d’un meuble bas.

“Nom de Dieu !” souffla l’aîné Campbell, les tympans sifflant d’un acouphène aigu et le coeur cognant violemment contre sa poitrine quand l’arme, arrachée à la main de sa propriétaire par le seul recul du tir, était venue cogner contre le talon de sa chaussure.

D’un mouvement preste, il referma ses doigts sur l’arme au canon encore fumant, l’odeur âcre de poudre brûlée marquant son odorat, et ramassa de son autre main son propre pistolet avant de se relever d’une poussée sur ses jambes. Dans le lointain porté en échos parmi les meubles de la pharmacie, quelques grognements de dévoreurs se faisaient déjà percevoir ; et Matt n’attendit pas de les voir venir à sa rencontre pour se précipiter vers la sortie. Il contourna le comptoir de quelques pas précipités, pour gagner l’espace de vente, puis jaillir de nouveau dans la rue. Mais il ne revint pas sur les pas qui l’avaient mené ici en premier lieu, cette voie déjà occupée par la présence d’un rôdeur rachitique qui râla plus férocement en apercevant l’appétissante silhouette de l’archéologue. Bifurquant vers sa gauche en dépassant l’angle de la pharmacie, Matt accéléra la cadence de son souffle, une arme dans chaque main, le pas plus appuyé à se précipiter vers la continuité des commerces avoisinants qui se révélaient être un complexe plus imposant qu’il ne l’avait pensé. Un centre médical, dont les devantures brisées aux plaques gravées des noms de plusieurs praticiens entouraient un parking rectangulaire pouvant accueillir une petite vingtaine de véhicules. Très certainement un haut lieu de rencontres, certainement tendues, pour les survivants d’aujourd’hui ; peut-être comme cette rouquine avait pu en faire les frais.
Equipement Porté :
Capacité : 5/5
Remington 4C C12
Couteau de cuisine
Talkie-Walkie
Extension PC
Lampe dynamo
Accessoires Pratiques :
Munitions 2/3 : .40 S&W
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : Holster
SIG P226 15C .40
Jambes : Pantalon Tactique
Véhicules 0/5
-
Contenants Personnels :
Dos 19/30
Grand sac
Trousse de soins (2)
Tabac (2)
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