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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Quelque part - 13/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Prologue

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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 6 Déc - 19:33
Quelque part - 13/12/34 11269810

Quelque part


Des nuages, ombrageux et menaçant, virevoltant dans le ciel en une marée de colère, illustrant un ciel orangé d'une beauté dévorante. L'aube s'est levée sur le monde et le monde n'a pas changé, mais vous si.

Vous pouvez la sentir, la morsure froide de la brise du matin, vivifiante bouffée d'air après une nuit fraîche et robuste que vous n'avez pas vécue. Vous pouvez les percevoir, les sensations de votre corps, l'étreinte de la douleur dans vos muscles jusqu'aux os les mieux cachés, la migraine intense, comme après une soirée bien trop arrosée, en plus assommante. Vous pouvez l'entrevoir, la lumière naissante qui traverse vos paupières pour interpeller vos yeux innocents.

Vous vous réveillez, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Vous voilà au milieu d'un parking quasiment vide, avec tout juste assez de la lumière du jour pour vous en rendre compte. Seuls quelques camions sont stationnés aux abords d'un bâtiment, un relais et fast-food à en croire le panneau surélevé qui est à moitié illuminé, manquant d'énergie pour rétablir sa parfaite suprématie. Le fast-food lui-même est caché par les véhicules ne laissant voir à proximité qu'une habitation en longueur, bâtiment blanc et marron aux multiples portes digne d'un motel à bas coût comme l'on en trouve en sortie d'autoroute. Celle-ci n'est d'ailleurs pas loin, à l'opposé du bâtiment à vrai dire, à la droite du camion blanc et longeant tout l'axe sud de l'est en ouest. Au nord, une plaine, parsemée de buissons, certains épais, de terre et de cailloux à perte de vue. Devant la plaine se dresse une structure de chapiteau, comme dans les cirques, mais celui-ci n'a que la structure métallique et ouverte, montée au quart seulement qu'elle en devient inutilement laissée là.

Le sol de béton sur lequel vous êtes allongé est par ailleurs couvert de déchets plastiques, restes de sandwich et de ketchup, de monticules de papier entiers et en morceaux un peu partout. Une tempête semble être passée, faisant fuir les chauffeurs des camions aux portières ouvertes, ayant emportée les agents de propreté et effacé toute trace d'individus, vivants ou morts. Il n'y a rien, rien que vous quatre.
Car oui, au delà de ce maigre constat, la chose la plus significative, c'est que vous vous voyez. Allongés en cercle, vous vous retrouvez ensemble, tous les quatre, à la fois face à quelqu'un et côte à côte aux autres. Qui est qui, nul n'en a la fichtre moindre idée. Mais ne deviez-vous pas mourir ? Et comment êtes vous arrivée dans ce lieu perdu ? Qui sont ces visages ? Sont ils morts ou vivants, ou les deux à la fois ? Que veut dire tout ça ?

Des questions naturelles qui relancent la douleur de votre crâne alors que vous sentez votre corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de chacun de vous, aligné et nettoyé. Ainsi vous voilà vivant, votre peau aussi propre que vos vêtements sont demeurés dans le même état que dans vos derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Vos cicatrices ayant disparues si vous en aviez, vos imperfections gommées si nettement que votre chair semble avoir été remplacée dans votre sommeil, et ce n'est que le début. Car vous n'avez pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en vous.

Vous voilà donc...

Quelque part.



Éléments scénaristiques:
 

Seth Willis

Anonymous
Invité
Dim 7 Déc - 14:00
"Ma tête ... " C'est le premier truc qui lui traversa l'esprit lorsqu'il recouvrit connaissance. Pas difficile après cette expérience de ... de quoi ? de mort ? Aller savoir. C'est pas lui qui pourrait répondre.

Seth porte maladroitement sa main à son front comme pour vérifier qu'elle était bien la à sa place et ouvre péniblement les yeux. Son regard s’acclimate doucement à la luminosité, lui faisant froncer les sourcils. Il fait nuageux, assez sombre mais pas nuit. C'est le soir ? ou le matin ? Peut importe. Il repoussa cette question au dela de la douleur qui lacérait son crane avec la violence d'un lendemain de cuite carabiné.

Enfin sa tête se tourne pour percevoir d'avantage de son environnement et son mal de crâne commence à laisser filtrer d'autres informations, n'occupant plus que 95% de ses pensées du moment. Des corps à coté de lui. Des corps. "Putain des rôdeurs !"

Mue par la panique et l'adrénaline son corps se met en mouvement et s'aidant de ses mains et de ses pieds il recule sans prendre le temps de se lever son cul frottant parfois le sol, son regard paniqué passant des uns aux autres... Pas de réaction ...  Il tourne la tête autour de lui pour regarder le paysage désolé et tout aussi vide que la plus part de sa mémoire. Une lueur refait surface. Un rôdeur qui lui tombe dessus alors qu'ils sortaient d'une maison ... Il remonte frénétiquement la manche de son bombers pour dévoiler son poignet, pas de traces ... Ses sourcils  se froncèrent et il commence à passer son corps en revu, se demandant ou il avait été mordu. Il n'était pas fou, il avait été mordu, il en était sur sinon pourquoi aurait il perdu consc ... Le fil de ses pensées se coupa net en pensant à ses deux autres collègues. Il regarda une nouvelle fois autour de lui pour se rendre enfin compte qu'il n'était plus du tout à Huntsville ni même dans ses environs. C'est alors qu'il lâcha du fond du coeur un :

Putain c'est quoi ce bordel !

Assis le cul par terre dans son pantalon de travail, contemplait trois individus inconscients, allongés au sol en trois quart de cercle, se rendant compte par la même occasion qu'il formait un cercle avant qu'il ne recule de quelques mètres, bien au chaud dans son bombers ...

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Dim 7 Déc - 14:35
Une goulée d'air frais lui empli les poumons alors qu'il se réveille en sursaut, la réaction ne tarde pas à arriver et il se met à tousser. Une bonne quinte de toux le secoue puis arrive la nausée et un violent mal de crane, le tout alors qu'il est à peine à moitié assis, en appui de ses coudes sur l’asphalte. Le jeune homme est incapable de réfléchir deux secondes pour savoir s'il doit tenter de se lever ou s'allonger. Son corps se réveille perclus de douleurs en tout genre, il serre des dents alors qu'il lui semble découvrir des os et muscles insoupçonnés en lui jusque là. Il prend d'abord le temps de calmer sa respiration, de laisser les choses se faire, la douleur il peut la gérer, enfin en principe.

Ceci fait les vagues de douleurs lui vrillant le crane et le corps se calment par intermittence, suffisamment pour qu'il remarque ce qu'il y a autour de lui, d'abord les lieux, il n'est plus du tout ou il était. D'ailleurs il était où ? Cela peine à lui revenir, ah oui il s'est fait coincé par des Z en pleine zone industrielle alors qu'il quittait sa ville, un mouvement de panique et il prend sa jambe là ou il a été mordu. La trace de la morsure est visible sur son jean, il remonte la jambe du pantalon et passe la main sur sa peau : rien ! Comment est-ce possible ? Dix mille questions se bousculent dans son esprit ravivant et son mal de tête et sa nausée. Il se redresse d'un bond avant de percevoir un mouvement, voulant bouger trop vite, tâtonnant ses poches à la recherche d'une arme disparue, rien là encore. Il recule avant de tomber en arrière sur les fesses, figé, son regard bleu restant vissé sur l'homme un peu plus loin. Puis sa voix se fait entendre, grave et à demi rauque :

- Vous êtes qui ? Qu'est-ce que vous m'avez fait ? Ou sommes nous ?

Parlant trop vite une nouvelle quinte de toux arrive. En attendant les réponses de l'homme, il jette de rapide coups d’œils aux alentours, apercevant deux autres corps allongés là ou il se tenait juste avant. Revenant à l'inconnu puis repartant sur l'environnement, il fini par apercevoir dans les lueurs du jour de l'équipement à côté de là ou il se tenait. Sans lâcher l'homme des yeux et en se relevant à moitié, il part chopper ces armes avant de revenir en arrière, se tenant à une distance correcte de l'inconnu et des deux autres allongés. Assis les jambes écartées, il inspecte l'arc puis le couteau, cela ne vaut pas ce qu'il avant mais c'est un bon début. Se concentrer sur des faits précis comme ceux là, l'aident à reprendre un peu plus pied sur la réalité et sur le contrôle de son corps. Ensuite il pourra bouger, partir de là et surtout chercher des réponses aux questions qui lui arrivent en tête, à moins que l'inconnu n'en est déjà même si la méfiance est de rigueur. L'être humain a une capacité folle à mentir à tout va et surtout à être convaincant au possible, chose qu'il n'a par ailleurs jamais vraiment comprise. Tient un truc étrange attire son attention : l'absence de grognement et autres conneries du genre indiquant que des Z sont dans le coin.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 7 Déc - 18:40
Un rêve, oppressant, douloureux, désagréable au possible, des voix inconnues et vindicatives, une intonation prophétique et un éclat de flashs incertains. Puis l'inconscience, noire et terrible, une vie éteinte. Il eu un sursaut, de vie et de conscience, mais son corps demeura cloué au sol, ne faisant trembler que ses muscles. Un léger gémissement, rauque et malmené, s'échappa de ses lèvres sèches. Son corps était lourd, engourdi et ses articulations souffrantes. Son crâne était dévoré d'une terrible migraine qui fit persister ce moment de flottement incohérent. Ses yeux étaient flous, laissant des bribes de lumière jaune et orange se dessiner sur un fond noir, sans identifier que le soleil perçait la nuit en fin de cycle.

L'air entra dans ses poumons de plein fouet alors qu'il respirait avec vigueur, une plainte remontant du fond de sa gorge, tel un mort revenu à la vie, de quoi inquiéter un instant les autres, mais il n'en avait pas conscience, il n'avait pas conscience de grand chose. Il sentit des picotements au bout de ses doigts, le frottement de ses orteils et la chaleur de ses vêtements qui empêchait le froid mordant et bien présent d'atteindre sa peau. Il n'était pas en forme, c'était peu dire et dans un effort de tous les diables, il parvint mollement à se faire basculer sur sa droite, ne serait-ce que pour ne plus être ainsi étalé sur le dos au contact solide et rustre du sol en béton. Les informations défilèrent dans sa tête comme une succession rapide de chiffres cryptés, rien n'était clair et peu à peu, ses yeux daignèrent seulement gommer le flou qui masquait sa vue.
C'est alors qu'il vit des formes, des véhicules imposants et ce qui semblait être un corps, au sol. Clignant plusieurs fois des yeux, il ne réagit pas. Cela aurait pu être un marcheur, cela aurait pu être autre chose, il ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait et pendant que les autres s'éveillaient avec plus de hâte, lui demeurait là, allongé sur le coté et appuyé sur sa hanche et son épaule, la tête retombant doucement sur le sol avec la nuque presque tordue. Il recommença à respirer aussi fort qu'il le pouvait, et pouvoir respirer à nouveau sans étouffer était une véritable libération. Pendant de longs instants, il semblait planer et se laissa même à fermer les yeux. Puis tout s'éclairci d'un coup d'un seul.

La course contre la montre, le groupe, les agresseurs, le marcheur puis la griffure, et enfin l'agonie. Prit d'un sursaut de lucidité, il redressa la tête et fronça les sourcils avec la sensation de se réveiller d'un long et profond sommeil. Ses yeux passèrent de nouveau sur les véhicules, l'individu à coté de lui, une femme vue sa silhouette, le panneau en hauteur qui désignait le restaurant rapide et au terme, il les baissa pour constater les quelques objets qui avaient été déposés à ses cotés. Il releva la tête un peu plus, un poing américain, un espèce de sac et une pochette rouge. L'incompréhension le frappa à nouveau, que faisaient ces objets ici, et d'où venaient ils ? Cela n'avait rien à voir avec ce qu'il possédait à l'origine, mais il ne réfléchit pas plus car il écarquilla les yeux à sa vue. Une croix blanche, imprégnée sur la pochette rouge. Une trousse médicale ! Il se redressa d'un bon, prit d'un coup d'adrénaline et saisit le kit. Le mouvement lui arracha une grimace alors qu'il avait toujours des douleurs, mais le plus important c'était ça : il avait trouvé des médicaments pour Jessica. Peu importait d'où ils venaient, c'était un cadeau du ciel après tant d'efforts.

C'est alors que son ouïe s'éclairci et qu'il les entendit. D'un geste de tête il se tourna et constata la présence de deux autres personnes, deux hommes, dont un tenait une arme : un arc. Il leva la main tenant la pochette par réflexe.

« Oh doucement, douce... »

Un nouvel éclair de lucidité le traversa et il regarda autour de lui d'un bord à l'autre. Il ne connaissait ni l'endroit, ni ces hommes, et encore moins la femme. Il fronça à nouveau les sourcils de stupéfaction et ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sorti car une pensée l'interrompit une fois de plus en lui traversant l'esprit et il braqua son attention sur son bras relevé, avant de tirer brusquement la manche. La griffure avait disparue. Son regard, abasourdi, revint sur les deux hommes, il ne comprenait de nouveau plus rien à ce qu'il se passait.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 7 Déc - 20:00
Était-ce ainsi que l'on mourrait ? Dans un labyrinthe d'images sans saveur, de grondements moqueurs, de pensées sans fondement ? Devait-on tomber perpétuellement dans un fossé si profond que les ténèbres qui ouvraient la voie n'était qu'une immense obscurité, nimbés d'incohérence ? Elle s'était sans doute imaginé autre chose pour ce que lui réservait l'autre monde.
Elle n'était pas croyante, écartant tout frénétique besoin de croire en quelques chérubins qui la guideraient vers un flot continuel de lumière, et la source de toute chose. Mais il y avait cents et milles manières  d'envisager une mort : la plupart du temps, l'on pensait à nos proches, ou notre passé, à des visions connues de ce qui est ou ce qui fut. Mais ce n'était pas le cas.

Était-ce plutôt un cauchemar, si réaliste et si puissant, qu'il avait poussé le vice à ronger chaque fragment d'une réalité perfide, tombant chaque fois plus bas dans la douleur et la souffrance ? Avait-elle vécu cette horreur dans un simple mauvais rêve, qui arrivait enfin à sa fin, et dont l'insidieux mal de tête n'était que le reflet de la profondeur dans lequel il l'avait plongé ? Si cela était vrai, ne devrait-elle pas simplement sentir la douceur d'un matelas chaud qui l'aurait étreint dans un  si profond coma le temps qu'elle retrouve le chemin de la réalité ? Ne devrait-elle pas sentir autre chose que la morsure d'un froid glacial qui lui saisissait chaque membres et lui rappelait les durs combats qu'elle avait mené jusqu'ici durant les derniers mois de ce qu'elle avait pensé être sa vie ?

Elle reprenait conscience, peu à peu, perdue entre les méandres de ces rêves absurdes, et le tangible qui essayait vivement de la ramener à la réalité. Sa respiration, peu avant profonde, reprenait un rythme normal et se taisait progressivement tandis que ses doigts palpaient la dureté de sa couche avec l'appréhension de ce qu'elle y découvrirait.
Lorsque ses yeux daignèrent s'ouvrir enfin, ce qu'elle vit ne la choqua pas davantage que toutes les visions qu'elle avait eut dans son sommeil et dont elle se souvenait plus intensément que sa propre vie. Était-ce une nouvelle phase de ces histoires sans fondement qui se déroulaient sous ses yeux ? Elle avait pourtant acquis à nouveau le contrôle de son corps ou tout du moins, arrivait-elle à percevoir quelques mouvements qu'elle avait durement ordonné.
La pénombre l'aida à mieux se remettre, mais le froid la fit grelotter, et la poussa à se recroqueviller davantage encore, en douceur. Elle ne sentait plus la faim la tenailler, et ce n'est que lorsque cette pensée lui traversa l'esprit qu'elle remit enfin les bribes de ses souvenirs, peu à peu en place. C'était la faim qui l'avait poussé à sortir de sa forteresse, et la faim qui l'avait conduite a tomber finalement sous la fièvre d'une morsure. Elle resta silencieuse, fixant simplement son regard sur le premier spectacle que sa position étriquée pouvait lui offrir : un décors inconnu, des silhouettes pas davantage identifiées, et une situation dont elle ne maîtrisait aucun élément.

Tandis qu'elle maintenait fixement son regard sur la scène qui se déroulait désormais devant elle, près des trois hommes pris dans une situation dont elle ne comprenait pas grand chose, mais avec au moins la certitude qu'ils étaient vivants tous les trois, elle porta sa main doucement à son cou, lieu qui aurait dû porter les vestiges d'une cicatrice béante lorsqu'elle s'était faites arracher une bonne partie de sa chaire.
La peau nette que rencontra ses doigts gelés la poussa à croire davantage qu'elle se trouvait à nouveau dans ces maudits rêves, et elle n'avait plus qu'à attendre le déroulement de celui-ci. A moins que cette fois-ci il en serait autrement et qu'on l'avait enfin libérée de sa torpeur profonde ? Qui et où ?

Toujours sans bouger davantage, ses yeux parcoururent le goudron qui était maintenant un peu plus visible, habitué à la faible lueur de l'endroit. C'est là qu'elle vit l'arme à feu, qui attendait patiemment qu'on mette la main dessus,  peut-être même chargé, parmi une trousse rouge vive et une boite qu'elle ne parvint pas à identifier. Ses mouvements fébriles restèrent le plus discrets possible, laissant les inconnus à leur conversation sans sens, tandis qu'elle s'emparait de la crosse de l'arme non loin. Elle se tenait prête à presser la détente, au cas où les choses échappent à ce qu'elle préférait maintenir sous contrôle.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 7 Déc - 20:46
Quelque part - 13/12/34 11269810


Poursuite de la Scène.  


Éléments scénaristiques:
 

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 8 Déc - 0:28
Seth avait été le premier à se réveiller mais les autres suivait chacun leurs tours, sortant de leur torpeur dans un état assez proche du sien finalement, l'incompréhension. C'était presque rassurant. Cela voulait dire qu'ils n'étaient pas à l'origine de sa présence ici. D'ailleurs ils avaient l'air exactement dans le même bateau que lui. Ce qui l'était moins, rassurant, c'est qu'il n'avait foutrement aucune idée de pourquoi et comment ils avaient atterrit la.

Son regard se porta un instant sur les objets qui étaient à coté de lui au moment de son réveil et il ne comprenanait pas trop. Qu'est ce que ca foutait la et pourquoi ça ? Encore une énigme qu'il était pas près de résoudre.

Peut être l’intonation du jeune homme, peut être le fait qu'il se saisissait d'un arc, son attention fut récupéré par le danger. Le second homme se réveille, puis la jeune femme qui bouge a peine elle , avant qu'elle ne se saisisse d'une arme à feu elle. Ca commençait à craindre à son gout. Des inconnus, des armes, des reproches, ça ne le faisait pas du tout. Il se releva doucement, autant pour ne pas s'attirer la foudre des gens présent que parce que son corps lui faisait mal de partout et une fois debout répondit au gars à l'arc.

J'en ai foutrement aucune idée ... Je reconnais pas le coin ...

Il regarde le jeune homme avec attention, ses sourcils sombres se fronçant et fit un mouvement de tête vers lui.

Je pourrais te demander la même chose ... Mais vu que je viens de me réveiller quelques secondes avant toi je suppose que tu aurais pas plus de réponse à donner à cette question que moi.

Son visage s'adoucit quelque peu même s'il reste campé dans sa posture qui se voudrait dynamique si son corps ne le faisait pas tant souffrir. Son regard passe sur l'homme d'age plus mûr qui semble nettement plus calme et moins dangereux que les deux autres, sans aucun doute parce qu'il n'avait pas d'arme en main, lui.

Je m'appelle Seth, une dame d'un certain age avait appeler la caserne ... Mais sur place on s'est fait déborder par des rôdeurs ... et ... Je pensais que jétais mort ...

Il se passe une main sur le flanc gauche de son torse machinalement, pensif, son regard un peu perdu dans les méandres de sa mémoire brumeuses. Il les regarde tour à tour , longuement.

Je me souviens pas ... Je sais pas comment je suis arrivé la ...  Le dernier truc que je me souviens c'est de me faire dévorer par une poignée de ces monstres ...

Il retire sa main nerveusement de son flanc pour la porter à son front passant son pouce et son majeur de part et d'autre ses yeux cherchant dans le paysage une explication.

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Lun 8 Déc - 18:38
Il continu d'inspecter son arc retrouvant ses réflexes et un peu plus de lucidité à chaque seconde. Finalement même s'il va devoir quand même chercher et trouver ce qu'il lui est arrivé, il se dit que finalement une nouvelle chance de vivre s'offre à lui. Oui mais qui ? Pourquoi ? Comment ? Oui comment a t-il pu survivre à la morsure et pourquoi il n'y en a plus aucune trace sur sa jambe ! Guettant le moindre mouvement, le moindre son, il redresse la tête pour observer le premier homme se mettre debout non sans difficulté. Avant d'entendre le second parler à son tour, qu'il regarde le détaillant, pourquoi dire doucement ? Oh oui il a son nouvel arc déployé même si non armé là.

- Si j'avais voulu vous tuer cela serait déjà fait.

Rassurante la réponse n'est-il pas ? En tout cas pour lui c'était dans ce but là. Ah tient la dernière personne est une jeune femme qui se réveille et bouge doucement sans pour autant se redresser. Est-ce qu'elle a plus de mal que lui, qu'eux à récupérer. Enfin l'inconnu se décide à répliquer, il le regarde en penchant légèrement la tête, une de ses mèches de cheveux mi-long venant se caler devant un de ses yeux azur. Plissant les yeux il l'étudie longuement, avec insistance, cherchant la moindre trace de mensonges dans ses propos. De nouveau sa voix à moitié rauque se fait entendre.

- Jared moi.

En dire le moins possible est mieux par contre sans y faire attention, Jared porte une main à sa jambe, là ou devrait être la morsure. Réaction involontaire en entendant la dernière phrase du dénommé Seth mais qui peut facilement être prise pour un "moi aussi je me suis fait mordre...". Alors qu'il revoit la scène au ralenti, le Z qui lui tombe dessus et le mord, il n'aurait pas du se croire hors d'atteinte. Puis la douleur, la fièvre qui a suivi, tout ce qu'il a pu ressentir avant de se voir tomber au sol pour ensuite y perdre connaissance, persuadé que son heure était venu. Comment a t-il pu arriver dans cet endroit en étant tombé dans cette zone industrielle, il regarde le panneau de là ou ils sont. Ce truc ne lui dit vraiment rien du tout !

~~Bon c'est pas le tout mais va falloir bouger mon grand avant que ces fichus Z's se ramènent !~~

Lentement Jared se redresse, laissant pour le moment les armes au sol pour montrer qu'il ne veut pas de mal aux autres, enquillant juste la nation de nourriture dans ses poches. Il s'étire ensuite, ses os craquent et ses muscles endoloris se rappellent à son bon souvenir, il serre des dents. Faut dire qu'il a une belle ossature à mettre en route, le jeune homme mesurant un bon mètre 95 une fois déplié.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 8 Déc - 21:03
Son regard se perdit à nouveau autour de lui. C'était si étrange et incohérent, il agonisait, et deux minutes plus tard, il se réveillait peut être à l'autre bout de la région et sauvé. Etait-ce la providence ? Peu probable, même si il aurait bien voulu le croire, mais quelle autre explication pouvait il y avoir ? Si c'était l'oeuvre du gouvernement ou d'une organisation étrangère, si ils avaient trouvé un virus, ce serait certainement clamé haut et fort. En fait, force est de constater qu'il ne savait même pas le temps qui avait pu passer, un jour, une semaine, plus ?

La peur le prit aux entrailles, il craignait pour son groupe et pour Jessica, elle qu'il avait promit de protéger. Il n'avait pas pu se protéger lui-même et maintenant il était dans une situation hors de contrôle, il fallait absolument qu'il comprenne où il était et comment retourner à Fort Worth, peu importait le pourquoi du comment, il fallait qu'il se ressaisisse, chaque chose en son temps. De toute façon, il n'avait pas d'autre possibilité.

Il se redressa et regarda le kit médical dans sa main puis le reste des objets laissés au sol, avant de passer les yeux sur les hommes, la femme, et le lieu. L'une après l'autre, il emmagasinait plus clairement les informations, les listaient et les triaient. Il y avait un lieu, il fallait l'identifier, mais avant ça voilà trois inconnus qui semblaient, à première vue, dans une situation similaire à la sienne, peut être même avaient ils été amenés en même temps que lui. A moins bien sûr que tout ça ne soit une mauvaise blague. La première chose à faire était de dialoguer en s'assurant de calmer le jeu, car si le jeune homme aux cheveux mi-longs avait abandonné son arme, ce n'était pas le cas de la femme au sol qui devait être totalement désorientée. Voilà, c'était un bon début.

Chacun reprenait parole, et le plus jeune glissait une menace sous couvert, ça commençait bien.

« Et bien je suppose que c'est mon tour. James, James Everett. »

Il était tout sauf sûr de lui à ce moment, pourtant, il était lancé.

« J'agonisais après avoir été... atteint. Puis je... enfin je me suis réveillé ici. Je ne suis pas sûr de l'endroit où nous sommes, en fait, je suis sûr d'à peu près rien en ce moment... »

Il prit une inspiration et regarda avec prudence les deux hommes, vérifiant qu'ils ne montrent pas un quelconque signe de  menace, en particulier le jeune homme. Rien à l'horizon, ouf, il n'aura peut être pas à se battre pour filer avec son kit. Pour tout dire il commençait déjà à remarquer que les sensations de son corps étaient différentes, pas juste un réveil après une dur soirée, non plus profond, plus... diffus. Quoi qu'il restait une personne armée qui représentait toujours un risque potentiel, il allait falloir se montrer rassurant pour éviter si possible un mauvais coup, car il savait qu'il ne pourrait faire long feu en cet instant, même si il ne saurait expliquer pourquoi. L'instinct qui sait. Et surtout face à une inconnue munie d'un pistolet, rien n'apparaissait simple. Il devait essayer.

Il passa le regard sur les deux types encore une fois par principe et se tourna vers la femme, l'observant en décrochant un léger sourire en coin pour se montrer rassurant, levant lentement et à demi les mains pour lui signifier qu'il ne lui voulait aucun mal, en espérant qu'elle ai conscience de ses actes et qu'elle ne soit pas instable. Avançant d'un, puis deux pas, le plus doucement du monde, il se pencha quelque peu pour mieux voir son visage, et mieux être vu.

« Mademoiselle ? ... Tout va bien ? Je m'appelle James, je ne vous veux pas de mal. Est-ce que vous me comprenez ? »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 8 Déc - 21:47
Si seulement ce fichu mal de crâne pouvait enfin lui passer, elle parviendrait à réfléchir en toute logique et en toute cohérence à la situation qui se présentait face à elle et à ce qui aurait bien pu l'emmener dans une telle position. Mais force était de croire que le destin, les volontés supérieures, ou peut-être son propre corps, préférait la laisser dans une stagnation d'ignorance.

Ils avaient l'air tous complètement perdu, bredouillant des propos qui lui paraissaient complètement incohérents, espérant chacun que l'autre leur apporte une réponse, tentant de se rappeler, de forcer sur leur mémoire, ou de simplement, avec la plus pure des politesses, passer aux absurdes présentations, comme si cet éclaircissement allait leur apporter un semblant de réponse voir même, consolider une franche amitié spontanée.
Elle n'avait pas besoin de toutes ces courbettes et savait qu'elle devait se méfier, comme le disait le dicton, même d'un agneau dormant.

Elle était armée et elle savait qu'ils l'avaient aperçut dans leurs regards inquiet, même aussi bref furent-ils, qu'ils avaient lancé en direction de son arme. Elle avait vécu les longs mois de l'épidémie seule et n'avait juré jusqu'ici que par elle-même, et ce n'était pas le fruit d'un hasard peut-être pas si hasardeux que cela, qui allait lui faire changer d'avis.
Lorsque l'un des hommes se rapprocha d'elle avec l'outrancière volonté de vouloir l'aborder, discuter ou simplement montrer une certaine compassion à son état probablement partagé, elle se contenta de braquer le canon de son arme en sa direction, engageant la culasse de son autre main, tandis que son buste s'était partiellement relevé. Par ce geste, elle voulait marquer la distance qu'elle imposait à l'ensemble des personnes qui se tenaient près d'elle, et pour appuyer sa menace, elle pointait ensuite tour à tour les trois hommes. Elle voulait se donner assez de temps pour s'emparer des affaires qui traînaient près d'elle, se relever et reculer de quelques pas.

Le froid lui lacérait maintenant les joues. Lorsqu'elle avait cru s'abandonner à une mort certaine, elle ne portait alors sur elle que des vêtements légers, digne d'un été féroce Texan, désormais défraîchis, déchirés et sentant une odeur atroce de moisie. Cela se voyait à sa main qui tremblait grandement, le bras tendu en avant, que le froid la gagnait davantage. A moins que cet effet n'était que dû au stress qui la grandissait en elle et à l'incompréhension qui ne cessait de croître. Dans les deux cas, ce n'était guère de bon augure face à une personne qui tenait une arme en main, armée, balle engagée et index sur la gâchette.

« Reculez. Tous. »

Si son ton paraissait sec, elle n'avait pas pour autant monté le timbre naturelle de sa voix. Elle était perdue et commençait à réagir à l'instinct, comme si le bon sens et la réflexion avait alors quitté l'intellect qu'elle s'était pendant des années forgée. Elle ne parvenait même pas à se reconnaître, ni à reconnaître les mouvements qu'elle engageait.
Son regard pressé, et sans doute légèrement affolée, passait du trio aux décors. Il fallait qu'elle sache où elle était et surtout qu'elle se mette en sécurité. Non frileuse des grands espaces vides, elle préférait largement avoir à ses côtés la sécurité de murs solides. La peur la gagnait, et il fallait à tout prix qu'elle se trouve dans un lieu sanctuaire.

Elle envisagea alors sincèrement le motel, et se déplaça de quelques pas en cette direction, tenant toujours du mieux possible, en respect les trois inconnus. Elle n'avait guère d'instinct de survie et la seule sortie qu'elle avait tenté alors aurait dû lui coûté la vie. Peut-être qu'il était insensé de se mettre à dos des personnes qui auraient pu l'aider, ou l'accompagner dans sa détresse. Mais la raison avait fuit pour l'instant.

« Je ne sais pas qui vous êtes et, sincèrement, je m'en fous. Juste... fichez-moi la paix. »
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