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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Quelque part - 13/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Prologue

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Evènements

Anonymous
Invité
Lun 8 Déc - 21:54
Quelque part - 13/12/34 - Page 2 11269810


Poursuite de la Scène.  


Éléments scénaristiques:
 

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mar 9 Déc - 21:56
Seth fronça légèrement les sourcils en entendant le gamin avec son arc. Gamin c'était un peu excessif mais il avait quoi ? Vingt quatre ? Vingt cinq ? Ca faisait une bonne dizaine d'années de moins que lui alors oui, pour lui c'était un jeunot. Il ne le dirait pas bien sur car cela pouvait être mal prit et il le comprenait mais c'était malgré tout le terme qui lui était venu. Le gamin donc, n'était pas très rassurant et sans doute un brin présomptueux. Mais pour l'instant cela n'importait que peu. Il ne voulait pas les tuer, visiblement et c'était déjà bien assez comme ça vu leur situation plutôt compliquée.

Le prénom fut enregistré dans le lot d'information, sans doute serait il relayé au fond de sa mémoire pour être temporairement oublié vu le mal de crâne qui lui prenait la tête et l'urgent bien plus important qu'un prénom. Le second homme fit de même, se présenta, mais semblait nettement moins sur de lui. Il paraissait plus dans la conciliation et l'écoute des gens. Quelque chose qui parlait plus à Seth. Il regarda l'homme faire, toujours debout et à distance de tout le monde. Son regard se porta une nouvelle fois vers les affaires qui était à coté de lui à son réveil. Proprement posé par terre. Presque présenté. C'était pas normal ... Il leur manquait des pièces du puzzle et c'était sans doute pas un modèle pour enfant de 5 ans. Il eut l'image un instant d'un puzzle accrocher sur le mur chez sa grand mère. Il l'avait toujours vu la depuis aussi loin qu'il se souvienne. C'était son père qui l'avait fait quand il était jeune marié. Il représentait un petit village suisse dans les Alpes. De ce qu'il avait compris c'était en Europe. Il avait toujours trouvé ce tableau moche mais impressionnant par sa taille. Il devait bien faire deux mètres par deux, voir trois. D'après sa grand mère il faisait cinq milles pièces... Il espérait que leur puzzle à eux en contiendrait moins.

Son regard et son attention fut immédiatement attirés par le canon de l'arme qui se levait dans "leur" direction et les mots secs qu'elle prononça. Lui ficher la paix ?

"Je ne compte pas vous déranger outre mesure mais si vous pouviez baisser votre arme ... "

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Jeu 11 Déc - 19:52
Le regard azur de Jared passe de l'un à l'autre, gardant bien pour lui ce qu'il peut penser à cet instant, les deux hommes sont pourtant plus âgés que lui, ils devraient être plus calme  que ce qu'ils montrent. Bon certes l'apocalypse a beaucoup modifié certaines données mais quand même. A moins qu'il ne se trompe dans ses observations après tout, il est encore un peu dans les vapes, son mal de tête est toujours là en arrière plan ainsi que quelque chose d'autre mais il ne saurait dire quoi même en y prêtant vraiment attention. Et voilà que le dénommé James vient d'arriver à agacer la jeune femme...Jared soupire brièvement, entre la susceptibilité des femmes et le manque de tact de l'homme c'était à prévoir. Reculer ? Lui ? Il en est hors de question, il ne bouge pas d'un poil tout en restant les sens en alerte. Bon cela ne peut plus durer, il faut qu'ils fassent quelque chose tous. Non il ne va pas en remettre une couche, la situation est bien assez explosive comme ça.

- Bien, mademoiselle, messieurs, je vous propose quelque chose. Visiblement nous avons été mit là par on ne sait qui, le pourquoi encore moins. Bref, le plus judicieux serait déjà de savoir ou nous sommes exactement, de voir si l'on peut trouver des choses récupérables et surtout il faut tous autant qu'on est, qu'on récupère de ce qui vient de nous arriver. S'entraider au moins pendant quelques heures.

Je me propose pour faire un tour du périmètre et voir si aucun rodeur ne viendra nous déranger, éventuellement voir si je peux nous trouver des objets utiles. Seth et James que vous alliez à la réception du motel pour en trouver la localisation et visiter les cuisines et autres pièces. Mademoiselle, nous comprenons parfaitement qu'être seule avec trois hommes ne vous rassure pas, allez vous enfermer dans une des chambres du motel, peut-être que vous trouverez veste ou couverture ou autre et hurlez si vous avez besoin de renforts.

Est-ce que cela vous convient à tous ?


Jared met ses mains en l'air doucement puis il s'accroupit pour être au dessus de son arc et de son couteau, prêt à les récupérer s'il a le feu vert des trois autres. Le jeune homme n'aime pas ce genre de situation, déjà parce qu'il est habitué à la solitude mais aussi parce que faire ce genre de proposition ne lui ressemble pas. Mais il ne voit pas d'autres possibilités là pour essayer de trouver un indice sur ce qui lui est arrivé, il faut bien commencer quelque part, n'est-il pas ? Et puis si vraiment les trois autres ont vécus la même chose cela se tente vraiment. Il esquisse un sourire en coin, en imaginant la stupeur de son père en l'entendant parler comme il vient de le faire, sourire vite parti alors qu'il en pleurerait, cherchant à refouler ses souvenirs beaucoup trop récent. Un jour peut-être cela passera, un jour peut-être mais pas aujourd'hui en tout cas.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 13 Déc - 0:15
James s'était pourtant approché le plus docilement du monde, et il n'aurait pas été difficile de déceler son intérêt réel avec un peu d'attention, mais pouvait il la blâmer ? Assurément non, les individus saints de corps vivaient des choses si terribles et le nombre de bandits avait grimpé en flèche, parmi les instables. Non, il ne la blâmait pas.

Lorsqu'elle pointa son arme, il recula de deux pas rapidement, soucieux de sortir de la zone de danger. Pas la sienne, mais plutôt celle de cette femme qui s'était sentie agressée immédiatement. Elle était visiblement désorientée et tremblait, perdue tout comme eux et se protégeait, ce que James comprenait. La première chose qu'il pensa quand elle se releva et distinguant son visage, c'était sa beauté frappante. Ce visage à l'apparence si doux ne laissa pas l'homme indifférent et son instinct de mâle nota qu'elle était plaisante. Rien de bien pervers, après tout y avait il vraiment un mal à penser d'une femme qu'elle soit belle ? Evidemment que non.
Il revint pourtant en hâte à la réalité, celle d'une arme à feu braquée sur lui. Malgré cette situation dangereuse il ne pu s'empêcher d'avoir effectivement de la compassion pour elle, une vrai compassion. De celles qui n'ont pas de vrai sens car il ne la connaissait pas, ni qui elle était, ni son état et pas plus que son vécu, mais en cet instant où l'inconnue semblait si perdue, son instinct lui disait de l'aider. C'était plus fort que lui, mais pour autant sa raison lui rappelait que la tentative avait déjà été crevée dans l'oeuf et que la situation ne s'y prêtait guère. Aussi ne bougeait il pas, se contentant de laisser paraître une certaine gêne et baissant le regard de part et d'autres un instant tandis qu'elle récupérait les affaires au sol et reculait.

« Désolé, je ne voulais pas vous faire peur, juste savoir... si ça allait. C'est tout. »

Il rétorqua le plus franchement du monde, autant qu'il le pouvait en ce moment et reporta son regard sur celui de la femme sans tenter quoi que ce soit d'autre, la laissant retrouver un minimum de repères. Elle avait peur, il avait peur aussi, d'être au milieu de nulle part, avec des inconnus tout aussi désarmés - au figuré - et loin de son groupe. Son groupe, il fallait qu'il le retrouve, il fallait qu'il comprenne où il était et si tout allait bien, maintenant c'est pour eux qu'il avait peur.
La femme se dirigea vers le motel en les affublant de mots très clairs : lui fiche la paix. Bien, il n'y avait rien à ajouter et il fit ce qu'elle voulait, il la laissa s'éloigner et ne s'était pas tourné alors qu'elle passait à coté de lui, à présent dans son dos. Il relâcha un soupir et porta sa main à son crâne qui subissait une nouvelle charge de cette migraine si désagréable. Le plus jeune prit la parole à son tour avec l'intention de vouloir se ressaisir et gagner une position dominante. Pour James c'était la dernière de ses préoccupations mais il n'avait pas tort même si James n'avait aucune raison de leur faire confiance : en l'état actuel le mieux était de faire le tour du prioritaire et chercher des choses utiles, des gens en vie peut être, des renseignements ou ne serait-ce qu'une carte qui aurait l'amabilité d'indiquer le lieu. C'était peu probable, mais qui sait ?

Il était fatigué, le corps engourdi et sa tête ne daignait pas relâcher la pression, ou à peine. Il se mit à genoux et récupéra le sac de tente - à tout croire - posé au sol qu'il passa sous le bras gauche, puis le poing américain qu'il passa plutôt aux phalanges droites. Ce n'était pas idéal, surtout dans son état mais c'était sa seule arme et à voir l'équipement qui avait été déposé à l'attention vraisemblable des autres inconnus, il avait été le moins gâté à ce niveau. Cependant il avait le kit et c'était le plus urgent. Étirant ses doigts une fois le poing équipé, ressentant d'autant plus cette perte des capacités dans ses mains et l'impression de ne plus être certain de savoir comment se servir de ses poings, chose déroutante, il se releva et prit le kit dans sa main libre.

« D'accord, mais inutile d'être deux au même endroit. Je vais aller jeter un oeil du coté du restaurant, il y a peut être quelque chose d'utile là-bas. Je... hurle si besoin. M'oui, hurler... c'est bien. »

Il prit enfin le pas en direction des camions qui devançaient le fast-food, sans attendre d'autre réponse. Plus vite il en finissait, plus vite il partirait rejoindre les siens.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 13 Déc - 11:18
La voix et les mots de celui qui s'était présenté comme un certain "James" réussirent finalement à l'apaiser un tant soient peu et elle prit le risque d'abaisser son arme bien qu'elle ait continué à mettre d'elle-même suffisamment de distance avec eux. Son instinct lui disait qu'il était probablement de bonne foi, même si elle ne s'abaisserait pas à faire confiance sur une simple intuition. Ses souvenirs revenant, elle se rappelait qu'il était primordiale et nécessaire de savoir mettre les distances, qu'importait ce que pouvait inspirer la personne à qui l'on s'adressait. Déformation professionnelle ou expérience personnelle ? Les deux, sans aucun doute.
Ce qui se dit ensuite en revanche, n'attira pas sa franche sympathie.

Elle était certes, effrayée, désorientée, avec une migraine affreuse, et le froid qui la saisissait de plus en plus avec le temps qui passait, elle n'avait surement pas besoin d'eux pour savoir ce qu'elle aurait à faire, encore moins qu'on la prenne de haut, sans même avoir la volonté de marquer cet effet dans le ton de la voix. Tout ce qu'elle désirait, c'est se sentir en sécurité loin d'un grand espace vide et inconnu, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle désirait jouer les jeunes filles effarouchées, à trembler dans son lit le temps qu'il faudrait en attendant désespérément que le temps passe, et à crier pour espérer être secourue par un preux chevalier. Et rien que pour cette remarque, Elizabeth porta son dernier regard noir sur le plus jeune des trois, qui venait de lui provoquer une grande aversion, avant de se diriger à pas vif vers le motel, dos à eux.

Qu'ils fassent ce qu'ils voulaient, le motel avait été sa destination, et elle ne changerait pas d'objectif, qu'importait leurs intentions. Elle essaya de caler ses affaires sous son bras libre, l'autre se tenant prêt du bout de son arme, à faire feu au moindre danger. Elle ne se souvenait pas encore de ses vieilles routines. Elle avait l'impression que tout ce qu'elle avait appris jusqu'ici, tout ce qui avait façonné sa vie et son parcours, s'était défilé d'elle sans crier gare, en ne laissant que les théories sporadiques en tête mais sans la conscience d'une quelconque pratique. Et pourtant, elle devrait être habituée à être confronté aux situations de dangers. Combien d'années avait-elle passées sur le terrain ? Une dizaine ? Comment avait-elle pu perdre de si tenace réflexes acquis de longues dates ?

Elle se servirait de ses connaissances en la matière et essaierait tant bien que mal de les mettre en application, en dépit de la douleur lancinante qui vrillait son cerveau. Son regard se porta sur le bâtiment qui était sa destination. L'observant avec attention, cherchant à repérer un son, un mouvement, ou même une odeur de pourri qui aurait pu trahir la position d'un dégénéré, aux portes, aux fenêtres, ou aux coins d'un mur.
Ses pas ralentirent pour n'espérer produire aucun bruit, prenant garde aux déchets qui jonchaient le sol et aux obstacles dont il valait mieux contourner qu'enjamber, quitte à perdre un peu de temps. Lorsqu'elle s'approcha de la porte principale, elle fit une pause. Si cette dernière était vitrée, elle se placerait plutôt à côté pour ne pas se faire voir et jetterait un rapide coup d'œil pour en observer l'intérieur. Si elle était de bois, alors elle tendrait l'oreille un instant avant de venir vérifier si la porte était verrouillée.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 14 Déc - 1:03
Quelque part - 13/12/34 - Page 2 11269810


Résolution tour I 

Jared & Seth : Vous voilà l'un en face de l'autre, avec le troisième homme qui commence à se diriger vers le restaurant, et la femme qui porte ses talons naturels vers le motel, visiblement pressés de bouger de la zone, ou simplement hâtifs de trouver quelques repères.

La zone semble toujours aussi calme, néanmoins, alors que James disparaît derrière un camion, vous percevez un grincement, provenant du restaurant. Comme une vieille porte battante s'ouvrant, suivie d'un claquement qui laisse penser qu'elle est rabattue. L'opération se répète, une fois... puis deux... puis trois... étrange. Surtout qu'il n'y a que très peu de vent.

James : Sans attendre de réponse de tes camarades improvisés, tu décides de te diriger vers les camions, et donc, le restaurant après eux. En approchant des camions, tu observes que plusieurs ont leur porte ouverte, suffisamment lourdes pour rester ainsi sans être malmenées par les caprices d'un potentiel vent, ce qui laisse suggérer l'idée que ceux qui l'utilisaient ont peut être du partir précipitamment. Tu t'engages entre deux camions, sans signe quelconque de vie ou de mouvement, une porte ouverte à ras d'épaule qui ne laisse pas l'occasion de voir les sièges à l'intérieur.

Néanmoins, tandis que tu distingues les grandes fenêtres du restaurant un peu plus loin, tu perçois un grincement en provenance. Comme une vieille porte battante s'ouvrant, suivi d'un claquement qui laisse penser qu'elle est rabattue. L'opération se répète, une fois... puis deux... puis trois... étrange. Surtout qu'il n'y a que très peu de vent.

Elizabeth : Tu décides de t'éloigner des trois hommes, non sans une certaine vexation aux propos du plus jeune, et prend le pas du motel. Un motel qui se résume en réalité à une succession de portes, reflétant des chambres individuelles multiples sans signe d'un quelconque accueil, sans doute un petit motel rattaché au restaurant d'à coté, ce qui se fait assez souvent dans ce genre de patelin perdu.
Tu t'approches avec prudence, l'arme toujours à la main, ce qui t'apporte une sensation assez rassurante malgré le mal être par défaut de la situation. Le sol est toujours jonché de détritus et rien ne semble se profiler. Ni vie, ni mouvement quelconque et encore moins un bruit... du moins au début.

Alors que tu arrives à deux mètres de la porte de la chambre du motel la plus proche, tu perçois un grouillement diffus. Tu ne saurais le décrire mais cela n'a rien à avoir avec un objet ou un meuble quelconque, encore moins le vent non, quelque chose de plus... mâchouillé, avec quelques craquements infimes. Les fenêtres de la chambre sont camouflées par des rideaux d'un marron sombre et la porte n'a pas de vitre, simplement blanche et visiblement très peu épaisse, fournie d'un œilleton. Tu tends ainsi l'oreille afin de percevoir un bruit, et identifie à nouveau le grouillement perçu beaucoup plus clairement qui est en réalité... le « mâchouille-ment » si caractéristique d'une mâchoire décomposée de marcheur.

+++

Tour II

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 15 Déc - 15:00
Seth regarda la scène avec une dose certaine d'incrédulité. Jared voulait prendre la tête des opérations donnant des instructions à tout le monde du haut de ses vingt cinq ans ... Passe encore, mais voila que James par d'un coté et la femme de l'autre sans leur laisser le temps de quoi que ce soit. Et pourquoi pas un à la cave et un au grenier tant qu'on y est ? c'était digne d'un mauvais film d'horreur comme on en voyait à la pelle, sauf que la c'était la vraie vie. Il regarda les deux s'éloigner plusieurs secondes, le temps de se remettre de cet mauvaise surprise avant de regarder Jared et de lui dire d'un ton nullement moqueur.

"Je crois que tu viens de faire un four..."

Il fallait voir les bonnes choses dans tout ça, il allait pouvoir prendre les affaires qui semblait lui être destiner sans risquer de se prendre une balle de .22 long rifle de la jeune femme qui lui paraissait plus sur les dents que sur la défensive. D'ailleurs à voir son comportement, elle ne semblait pas facile à vivre de premier abord. Tout cela ne présageait rien de bon dans ce début d'emmerdes qui ne présageait que d'empirer pour l'heure. Il espéra intérieurement que cela se calme mais c'est alors qu'il entendit ce bruit de claquement de porte ... puis un second, puis un troisième ... puis plus rien ... Traité le de pessimiste mais sa première idée ne fut pas "Chouette d'autres survivants ! " allez savoir pourquoi ... Il attrapa prestement la ration qu'il fourra dans sa poche suivi par la pochette qu'il n'avait pas prit le temps d'ouvrir encore préférant ramasser dans la foulée ce qui lui semblait probablement plus utile dans l'immédiat, des couteaux de lancer. Il dégaina la lame la plus longue gardant pour l'heure le fourreau contenant les deux autres dans sa main gauche. Son regard se fit circulaire cherchant une autre potentiel source d'ennuis, non pas qu'il avait envie de se frotter à des rôdeurs mais il voulait surtout éviter de se faire prendre à revers comme cela avait été le cas dans sa précédente vie. Il doutait que cette résurrection inopinée soit à répétition et il ne comptait pas gâcher cette chance même s'il ne savait pas encore à quoi cela lui était du. Il revint à Jared pour l'interpeler à voix basse.

"T'as entendu ? On est pas tout seul on dirait"

Il fit un geste du menton vers le restaurant indiquant la source du bruit. La question en suspend c'était surtout, va t on voir ou valait il mieux prendre la tangente ? Jouer les héros n'était pas une optique très viable dans ce nouveau monde apocalyptique. Son regard se porta à nouveau sur Jared. Après tout, un arc et un couteau, il était bien mieux équipé que lui s'il devait y avoir du grabuge, pour voir ce qu'il en pensait et surtout ce qu'il était motivé à faire. Si les deux autres étaient parti seul contre toute règle de prudence, Seth n'était pas forcement du même avis. Certes il fallait être le plus effectif possible pour récupérer un maximum de chose utile, il savait bien ce que c'était, mais le faire en dépit de toute règle de prudence ... Et puis hurler ... c'était un coup à rameuter d'autres problèmes ... Non vraiment tout ça ne lui plaisait pas du tout ...

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Lun 15 Déc - 16:03
Jared est resté accroupit prêt à prendre son arc au sol, il reste figé de stupéfaction pendant quelques secondes en voyant la femme et le James agir. Une qui est jolie mais qui a rien dans la tête vu le regard qu'elle lui a lancé, pas capable d'analyser les mots qu'il a prononcé, à se demander comment elle a survécu jusque là. Et l'autre qui joue les chevaliers servants mais qui attend pas de voir si Seth est d'accord ou non sur la proposition. Ça commence bien...Le jeune homme prend son arc, son couteau et se redresse, dépliant sa carcasse, il retient une grimace de douleur. Encochant une de ses rares flèches, il vérifie comment l'arc se bande avant de le remettre en position basse. Tournant la tête vers Seth quand il prend la parole, Jared hausse les épaules avant de répondre.

- Boarf, tant pis, je suis du genre solitaire pas un leader donc. J'ai juste fait une proposition pour éviter qu'on reste statique un peu plus et vu notre situation s'entraider pour essayer de piger ce qu'il se passe...C'était logique...

Inutile de dire qu'en plus la damoiselle risquait de leur tirer dessus, si on la distrayait pas. Il va pour faire demi-tour, partir inspecter les environs quand des bruits de portes se font entendre, cela sent les emmerdes à plein nez, que le danger vienne de Z en vadrouille ou de survivants. D'ailleurs il ne sait pas lequel des deux serait le mieux, bien qu'il ait un léger penchant pour les Z's malgré tout, ils innovent pas dans la cruauté au moins ceux là. Stoppé dans son demi-tour, il écoute les bruits qui semblent provenir pile vers là ou James est parti, un long soupir franchit ses lèvres. Le style de soupir qui veut tout dire, il hait déjà la journée qui démarre. Hochant la tête à l'adresse de Seth, il reprend lui aussi à voix basse.

- Oui, et là ou est parti monsieur le preux chevalier qui n'a pas d'armes...

Un poing américain n'est pas une arme quoi qu'on en dise, cela demande de laisser approcher l'autre de près, de trop près...L'esprit de Jared oscille entre deux états : Aller voir ce qu'il se passe et ne pas laisser l'homme désarmé seul ou se casser de là vite fait et tant pis pour les trois autres. Puis arrive la réflexion comme quoi il a perdu tout son matériel, sa bouffe et le reste et qu'il doit se refaire, que cela serait mieux à trois voir quatre, si la donzelle se calme, pour trouver de l'équipement. Et se casser pour partir vers où ? Il ne sait même pas ou il est. Mais ce qui le chagrine le plus est de laisser d'autres humains en proie au danger, il n'est pas comme ça, il ne peut pas les laisser seuls, il s'en voudrait pour le reste de sa vie fusse t-elle courte. Ce côté de lui le perdra à tout les coups. Il observe Seth et la lame qu'il tient.

- On a ce qu'il faut pour ne pas approcher de trop près et voir, tu en dis quoi ?

Jared fait un signe de tête pour montrer son arc, arme à distance. Puis un vers le couteau de lancé de seth, arme à distance aussi...Le jeune homme se tient prêt à démarrer vers les camions puis vers le restaurant.

Dès que Seth sera d'accord, et il le sera, il n'en doute pas, Jared ira par là bas et se stoppera à l'abri des camions afin de pouvoir jeter un oeil vers le restaurant en toute sécurité. Inutile de dire que cela se fera sans bruit, en faisant attention à là ou il met les pieds. Et avec le jour qui monte à chaque seconde qui passe, observer des silhouettes sera tout à fait possible.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 15 Déc - 20:11
James arriva ainsi au niveau des camions et son constat ne laissa rien présager de bon : un abandon visiblement hâtif des véhicules, à moins qu'ils aient été fouillés par quelques vagabonds ? Si tant est qu'il y avait eu des rôdeurs, ils avaient peut être déjà migré ailleurs. Il avait pu constater, pour une raison inconnue, que ces mangeurs de chair étaient capable de voyager, seuls ou en meute, et même en horde.

Resserrant instinctivement ses phalanges autour du poing américain, près de cette large et haute porte de camion dont il ne voyait pas l'intérieur, il eu un moment de doute. Il pouvait la sentir à nouveau, la faiblesse de ses poings, l'absence d'assurance comme si sa force avait pris son envol à des lieux d'ici, laissant le survivant revenir à la vie dépourvu de ses bienfaits. Son regard se baissa au niveau des dessous des véhicules à sa proximité, ce qu'il pouvait en voir, afin de s'assurer de ne pas voir sa jambe être saisie par une quelconque bête qui s'y agripperait sans fatigue et ce risque de ne pas pouvoir se défaire d'une prise ferme de mains desséchées.
Jetant un nouveau coup d'oeil sur la portière en remettant en question l'idée d'avancer seul, une grimace se dessinant sur le coin de ses lèvres alors qu'il jugeait le pour et le contre de prendre le risque d'être livré à lui-même ou le risque d'être accompagné d'inconnus, il fut vite sorti de ses idées au bruit soudain qui fit surface. Un bruit de porte grinçant, s'ouvrant et se refermant. Il resta sur place, tendant l'oreille avec appréhension à ce bruit pour espérer peut être, identifier quelque chose, même si il en était plus incapable qu'auparavant et que sa migraine persistante bien que moins oppressante maintenant le gênait toujours.

Un, deux, trois rabattements. Levant quelque peu les yeux, il constata l'absence immédiat de vent et une chose était sûre : cela ne présageait vraiment rien de bon. Cette fois la balance penchait davantage du coté des risques d'avancer seul, et il décida qu'il valait mieux accepter l'idée qu'il n'était pas en forme pour se défendre par lui-même, quant à son équipement, il était mince, très mince et l'utilité d'un poing américain était d'autant plus minime.
Ne cherchant pas à aller voir ce qui avait fait ce bruit ni l'intérieur du camion, choisissant la sagesse, il revint sur ses pas avec prudence, regardant du coté du restaurant puis du parking plusieurs fois et se pencha vers l'extérieur pour vérifier qu'aucun rôdeur n'était apparu d'entre les camions, avant de vérifier le placement des autres vivants. La femme était à proximité d'une porte de chambre, au loin et visiblement seule, mais les deux autres hommes avaient apparemment penché sur le fait de venir vers lui. Il avança à leur rencontre en indiquant la direction du restaurant d'un geste de pouce dans son dos, s'adressant à eux à voix basse sans omettre de jeter un nouveau coup d'oeil vers l'origine du fameux bruit.

« Il y a eu un bruit pas très rassurant et... »

Il agita sa main équipée du poing à leur attention en ramenant son regard, sans faire de remarque, pensant qu'ils se comprendraient sur la pertinence de cette arme que quelque chose ou quelqu'un avait choisi de lui laisser.

« On va peut être oublier l'éventualité de se séparer. » Se contenta t-il d'ajouter.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 15 Déc - 20:46
Elizabeth resserra la poigne de sa main sur son arme à l'appréhension de ce qui était vraisemblablement à l'origine de ce bruit en rien ragoutant. La curiosité, et surtout le besoin de certitude, la poussa à s'approcher davantage de la porte, et malgré l'absence de visibilité avec l'intérieur de la pièce dont elle s'était approchée, elle devina aisément la scène qui devait se dérouler à l'intérieur. Une jeune femme à qui on avait demandé de s'enfermer dans la chambre et de crier si jamais quelque chose n'allait pas, sans doute.

Son instinct lui souffla de ne pas déranger la créature en plein repas. Certes, elle avait une arme en main, mais elle n'imaginait vraiment s'en servir qu'en cas de réel besoin et danger. Le bruit, sans aucun doute, rameuterait tous les dégénérés alentour, et il ne ferait plus bon vivre alors à rester dans le coin.

Elle préféra opter pour la discrétion, et chercha plutôt la direction de l'accueil du motel. Elle doutait qu'elle puisse trouver quoi que ce soit d'intéressant dans une chambre, alors qu'un hall lui prêterait davantage d'information, voir pourquoi pas, une carte routière du coin.

Jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, en direction des autres qui avaient choisis de partir dans une direction opposée, elle s'assura en même temps que rien n'allait surgir dans son dos.  Elle se disait que les créatures n'avaient rien de discrètes, mais à être trop concentré sur une chose, on inhibait parfois tout ce qui pouvait nous entourer et nous faisait inconsciemment ignorer une simple évidence. Ils étaient dans leur coin à présent, pas non plus à une distance démesurée, mais assez pour marquer la séparation de leur groupe nouvellement constitué et la position solitaire d'Elizabeth. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire, et bien que son avis était davantage partagé sur la nécessité de ne pas rester seule dans un environnement aussi hostile, elle se conforta dans son choix, préférant ne pas à avoir à faire confiance en un inconnu.
Elle n'avait que sa propre volonté qui la motivait à survivre. Personne ne l'avait jamais attendue, ni chez elle, ni ailleurs. Pas de parents, pas de famille, et pas plus d'amis, post ou préapocalypse. La solitude ne lui était pas étrangère et elle s'en était accommodé depuis le temps.  

Retournant à son objectif premier, elle s'éloigna à pas lent sans même prendre réellement la peine d'essayer d'ouvrir la porte de la chambre, pour prendre la direction de ce qu'elle supposait être le hall d'accueil. Avec un peu de chance, elle aurait davantage de lisibilité sur ce qui l'attendrait, et avec plus encore de fortune, elle trouverait un espace vide qui la laisserait entrer sans être dérangé, voire même lui offrirait tout ce qu'elle souhaitait. Pourquoi pas, après tout ?
C'est donc dans la plus grande prudence qu'elle se faufila à destination et entreprit son premier examen. Elle restait toujours attentive, bien entendu. Elle observait les moindres détails, les moindres pans de mur, ou balcons. Elle ne voulait en aucun cas se faire surprendre.
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