Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Quelque part - 13/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Prologue

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 24 Déc - 0:48
Quelque part - 13/12/34 - Page 4 11269810

Temps : L'aube levée, le vent souffle tranquillement et des nuages gris sont tout près.
Activité : Le calme de la campagne est de mise dans les environs.

Résolution tour IV

Seth : Tu raffermis ta prise sur ton arme et prend la direction du parking. Une fois vers l'extérieur, non sans avoir initié une observation prudente, tu distingues Jared et échange avec lui avant que ce dernier ne se montre attentif à la direction que tu lui a donné. De ton coté tu t'intéresses à la direction du coup de feu, et un peu plus tard, tu peux voir Elizabeth sortir de la dernière porte avec un petit barda sur les bras, correspondant à ses conserves.

Néanmoins, le bruit d'une clé qui tente de faire tourner un moteur, provenant du camion d'où tu as aperçu les fameuses jambes plus tôt, te parvient. Si la tentative est bien présente et se répète, la personne qui s'efforce de démarrer le véhicule n'y parvient pas au claquement caractéristique se reproduisant plusieurs fois et à l'identique de la machine. Malgré cet échec, cette personne potentielle se montre insistante et recommence l'opération, risquant d'attirer une attention non-voulue...

Jared : Seth te rejoint, après avoir accompli son observation et ce qu'il en dit n'a pas de quoi être rassurant. Tu choisis de te montrer attentif à la direction donnée et bien que le manque de lumière - un problème qui diminue progressivement à mesure que le soleil monte - ne joue pas en ta faveur. Tu t'approches l'arme en main et persévère dans ton attention, jusqu'à ce que tu le remarques : une silhouette, à priori un homme dont le visage est en partie caché par une casquette, a bel et bien grimpé dans le camion coté conducteur et muni de clés à voir les gestes qu'elle exécute, tente de faire tourner le moteur.

Il ou elle tente, mais n'y arrive pas à en croire le claquement caractéristique se reproduisant plusieurs fois et à l'identique du véhicule. Il ne t'a pas remarqué visiblement et parait perdre patience, insistant, encore et encore, ce qui risque d'attirer l'intérêt d'individus ou de choses non-voulu...

James : Tu t'approches, percevant de très, très fines vibrations alors que tes mains sont sur les renforts de bois - le bois canalisant bien ces vibrations, ce qui suggère que quelque chose vit, et bouge, à l'intérieur de ce bâtiment. Te montrant prudent, tu atteins la vitre brisée et marche fatalement sur des morceaux de verre qui se brisent sous tes bottes, produisant un léger mais distinct bruit.

Tu jettes alors un regard vers l'intérieur et constate le cauchemar tant redouté : une bonne douzaine, non, une vingtaine, de rôdeurs errent dans la salle du restaurant de la porte à la fenêtre opposée, en passant par le bar et en fait sur presque toute la surface. A en croire leur état, ils sont en « sommeil ». Qu'ils soient assis, debout, immobiles ou marchant lentement et péniblement, ils errent purement et durement, n’émettant qu'assez peu de bruits, et ce qui semblait être une discussion entre rôdeurs n'est en réalité que le croisement de grognements et des faibles plaintes émanant de la multitudes de créatures. Ils ne t'ont pas entendu, une chance, mais l'un d'eux, proche de ta position et qui marchait d'une table à une autre se retourne progressivement, demandant pour accomplir ça plusieurs secondes, ce qui nécessite tout de même que tu te retires de son champs de vision.

Des rôdeurs, en nombre, à l'intérieur. Tu le sais : l'endroit est extrêmement dangereux et il va peut être falloir prévenir tes collègues de circonstance si tu souhaites partir d'ici et augmenter tes chances de survie. Alors que tu réfléchis instinctivement aux informations obtenues, tu sens un violent choc à l'arrière de ton crâne et tombe subitement, et sans aucun contrôle, dans le noir total.

Eléments scénaristiques:
 
 

Elizabeth : Devant accuser le choc, non pas de ce qu'il vient de se passer mais de ta propre prise de conscience quant à ton état personnel, tu finis par te ressaisir et récupère la radio que tu nettoies avec ta chemise - et en effet il fait plus frisquet d'un coup, puis la place à ta ceinture. Le rôdeur ne bougera plus, c'est certain et le trou béant dans son crâne le laisse facilement comprendre.

La carte que tu récupères n'a pas échappée à l'hémoglobine qui s'est répartie dessus. Cependant, elle semble faite de plastique, ce qui a l'avantage d'un bon coup de nettoyage pour virer la gêne. Une fois fait et les premiers indices récupérés sur les instructions que tu as pu déchiffrer sur la carte, tu la ranges avec la satisfaction d'avoir plus qu'un bon début de « quelque chose ». Tu ramasses tes affaires et la conserve jetée plutôt et prend la direction de la sortie. En sortant, tu remarques que deux des hommes - Jared & Seth - sont sur le parking. Seth regarde dans ta direction avant de revenir vers Jared, car ce dernier parait en revanche plus intrigué par l'un des camions et trop prudent pour que ce ne soit que du vent. Tu sembles effectivement entendre en fond, dans leur direction, le bruit significatif d'une clé de voiture qui tente en vain de démarrer le moteur, et se répétant.

Eléments scénaristiques:
 


+++

Tour V

Seth Willis

Anonymous
Invité
Ven 26 Déc - 14:55
Le manuel de servi en trois leçon. Numéro une, ne pas se faire remarquer. Strike. On repassera pour les coups de feu et aller en zone découverte. Règle numéro deux, récupérer ce qu'on peut pour survivre. Pas de bouffe, à peine une arme si on peut appeler ça comme ça. c'était pas la joie. La jolie brune avait mit la main sur de la nourriture visiblement mais vu son esprit de camaraderie, il ne fallait pas compter sur elle pour partager de toute évidence. Règle numéro trois, ne jamais jouer les héros. Pour l'instant c'était la seule qu'il(s) n'avai(en)t pas enfreins. Restait à savoir si les deux premières n'allaient pas rapidement les mener à leur perte.

Son regard se tourna un instant vers Jared, qui lui semblait être la seule personne un tant soit peu sensé par ici.  Certes il comprenait qu'on puisse ne pas avoir confiance en une personne qu'on découvre après sa propre mort, il y a de quoi se poser des questions, et quand bien même il fallait tout autant se méfier de son prochain humain que des zombies, il y avait tout de même plus de chance que ce soit ses dévoreurs de chairs fraiches qui soit la cause de votre mort, rapide, plutôt qu'un homme qui à démontrer autre chose que de l'agressivité immédiate.

Le jeune homme était en train de regarder et de se diriger doucement vers la source du dernier bruit, une tentative de démarrage d'un camion. Cela ne pouvait être qu'un humain... N'est ce pas ? L'idée qu'un mort vivant puisse faire autre chose que grogner et vous mordre lui colla froid dans le dos. Après l'arme à feu, la conduite. Deux fois en un rien de temps qu'il se faisait cette réflexion. Il fallait vraiment qu'il garde la tête froide et ne laisse pas la panique venir sous peine de devenir dangereux pour lui même et pour les autres.

Il inspira profondément et prit la direction de la jeune femme sans pour autant la rejoindre , vu comme elle avait été menaçante la première fois il ne voulait pas risquer son courroux une seconde fois et lui lança à voix basse , poussée

"Tout va bien ? On a entendu des coups de feu ..."

Il espérait qu'elle serait un peu plus conciliante que la première fois et surtout un peu moins avare en parole, afin qu'il sache pourquoi elle a du tirer tout à l'heure. Etait ce par peur de quelque chose ? A cause d'un humain agressif ? A cause d'un zombie ? Toute explication était bonne à prendre, surtout quand elle lui permettrait de se faire une meilleure idée de la situation dans laquelle ils étaient à part merdique. Prenant conscience qu'il était un peu au milieu du parking, exposé à tout et de plus en plus avec le soleil qui se lève, il fit un tour d'horizon méticuleux pour se faire une idée des environs, cherchant une source de danger ou d'aide.

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Mar 30 Déc - 13:04
Cela aurait pu être si simple quand ils se sont tous réveillés, mais non c'était trop beau pour durer. Rien ne s'est enchainé comme cela aurait du ou tout du moins comme Jared l'avait pensé au départ. Et voilà maintenant qu'en plus de devoir composer avec les trois autres, un nouvel inconnu se joint à l'équation, enfin ou une inconnue même si la silhouette serait plutôt un homme de ce qu'il vient d'apercevoir. Le jeune homme regarda vers Seth qui semble avoir compris la situation lui aussi mais qui semble plus préoccupé par ce que fait leur si accueillante "compagne" d'un moment. Jared en revient au camion et à l'inconnu qui cherche maintenant à le démarrer, un coup à rameuter tout les rodeurs du quartier. Deux solutions possible, soit le laisser faire et attirer l'attention sur lui, soit aller le faire cesser immédiatement. Dans le premier cas c'est risqué de se trouver malgré tout coincé au milieu des Z's. Et le second cas est tout aussi risqué, comment pourra bien réagir l'autre. Sans compter que...Oh merde les traces de sang, l'inconnu doit être salement blessé et risque de tourner sa casquette plus vite que prévu.

Regardant de nouveau Seth pour constater qu'il prend la direction de la jeune femme, bon Jared est temporairement seul sur ce coup là. Il prend une grande inspiration avant un tout aussi long soupir, ses yeux azur se posant sur l'arc qu'il a en main. Il relève la tête et d'un pas affirmé il avance vers le camion pour avoir une vue sur la cabine sans pour autant approcher du restaurant. Quand il pense avoir trouvé l'angle adéquat, il appuie son dos au camion d'à côté, reprend une grande inspiration, lève son arc, le bande à moitié le temps d'ajuster autant que faire se peut son angle de visée. Il sait comment faire, il sait comment composer avec le vent, avec ce qui l'entoure. Il espère juste que ce qu'il a ressenti avant n'était qu'une mauvais passe.

~~ Tu peux y arriver mon vieux, tu l'as fait mille fois, aucune raison de douter maintenant !~~

Jared termine de bander son arc et bloque sa respiration, visant la cabine, ses vitres, il tire sa flèche, plus qu'à prier pour qu'elle traverse la vitre de la porte et aille se ficher dans celle du pare-brise. Il le souhaite de toute force, se concentrant sur la trajectoire que prend sa flèche en oubliant de reprendre sa respiration pour le moment. Il faut que la flèche aille ou il l'a décidé, il le faut oui et que l'autre à l'intérieur cesse d'essayer de démarrer son camion. Jared a l'impression d'être à cet instant précis comme dans une bulle, il a la sensation que sa vie pourrait en dépendre et il déteste cela. Mais que faire d'autre ? Il n'allait tout de même pas tirer sur la personne dans le camion, tuer un vivant est hors de sa portée, hors de ce qu'il pourrait faire. Déjà que...A nouveau les larmes montent en lui, heureusement que personne ne le voit.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 1 Jan - 19:01
Lorsqu'il passa le regard par la fenêtre, James n'en revenait pas. Une vingtaine de rôdeurs, là, dans le restaurant. Vingt chances d'y rester si les choses dégénéraient, vingt raisons de ne pas rester dans le coin au moment où ils sortiraient. James eu un instant de réflexion durant lequel il s'interrogea profondément : pourquoi étaient ils là ?
Amorphes, errant et comme en veille, ils erraient dans ce restaurant sans chercher a le quitter pour se nourrir, ou ne serait-ce que changer de décor. Les rôdeurs avaient ils seulement conscience du besoin de changement, de celui de se dégourdir les jambes ? N'étaient ils pas morts de faim ou au contraire étaient ils justement trop rassasiés ? Cette idée donna vie à un frisson qui passa à travers le corps de l'homme, comme la morsure froide d'un fantôme qui lui était passé au travers.

Si il ne voulait pas finir lui-même en fantôme, il allait devoir se dépêcher. Il repensa aux autres, il devait les prévenir au plus vite. Que se passerait il si ils s'approchaient trop près du restaurant et qu'ils étaient surpris ? Et cette femme qui s'était éloignée toute seule. Bon sang, rien n'allait un tantinet correctement et tout était aussi incohérent et bizarre depuis son réveil. C'est à ce moment qu'un rôdeur se retourna, ce qui força James à se planquer.

Il prit un nouvel instant de réflexion, car même si ils quittaient la zone, où iraient ils ? Partiraient ils du même coté ? Il n'y avait que très peu de possibilités et même pour James qui était du genre à s'isoler, la perspective de la solitude ne semblait vraiment pas la meilleur option. Il fallait absolument qu'il s'arrange avec les autres pour trouver un terrain d'entente, et qu'ils s'entraident ne serait-ce que temporairement le temps de retrouver un peu leurs repères, comprendre où ils sont et peut être avoir un indice sur ce qui a bien pu leur arriver.

Il fallait partir. C'est à l'instant où il tenta de se retirer du mur qu'il reçu un violent coup en plein crâne. Son cerveau cessa de fonctionner pendant quelques instants, ou en tout cas c'est la sensation qui aurait été retirée d'un tel choc. Il s'effondra, tombant dans l'inconscience. Un nouveau sommeil sans rêve naissait, à proximité de dizaines de rôdeurs, au milieu de nulle part, avec des gens qu'il ne connaissait pas et qu'il n'avait pas eu le temps de prévenir, sans compter ce qui l'avait assommé et qui était peut être un vivant, à moins que ce ne soit un mort ayant usé d'un bon objet pour X raison avant de savourer son repas. Peu importait au final le pourquoi du comment, aussi farfelu que ce puisse être imaginé, il n'avait aucune prise et autant le dire, il n'avait vraiment pas de bol.

Ressusciter dix minutes pour mourir à nouveau, et dans des conditions encore plus frustrantes, ce serait une très mauvaise et cruelle plaisanterie. Au moins, il ne souffrira pas cette fois, du moins l'espérait il inconsciemment.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 2 Jan - 0:06
En essuyant le sang contaminé qui salissait la carte, un mot apparut à son regard, marqué d'un feutre rouge tandis que ce même ustensile avait servi à tracer un chemin d'une position à une autre,jusqu'aux quatre lettres : "H.O.P.E.". Elle aurait pu trouver cela ironique, qu'un tel mot apparaisse sous le voile d'une épaisse couche d'hémoglobine cervicale de celui même qui l'avait retranscrit. Mais ne disait-on pas que la mauvaise fortune des uns faisait celle bienheureuse des autres ? Il y avait pourtant de forte chance que tout ceci ne fut qu'utopie, mais cela lui donnait au moins une nouvelle direction à suivre, un nouveau chemin tracé dans l'ombre et le rideau obscure de l'incertitude.
Chemin faisant à pas pressé vers la sortie, chemise débarrassée et débardeur d'été de rigueur en plein froid glacial, tandis qu'elle prêtait une attention toute particulière à son environnement et aux bruits qui martelaient maintenant d'une manière inquiétante, elle vérifia que la place de parking était assez vide et dégagée pour se tourner vers le motel et reculer à pas vif, gardant ainsi un œil sur le lieu immédiat de danger, jusqu'à ce que son attention soit perturbée par le bruit de démarrage d'un camion.
Sa première pensée fut dirigée vers les trois autres survivants qui avaient partagé son réveil - et elle espérait d'ailleurs que cela s'arrête à cela - les imaginant avoir trouvé un moyen de locomotion et partir ensemble avec, loin de ce motel envahi par les zombies dans un brouhaha du tonnerre.

Là aussi une pensée fulgurante lui traversa l'esprit : et moi ? À jouer les solitaires, on ne récoltait souvent que la solitude, bien malheureusement. Mais cette idée fut effacée d'un balayement express lorsque la voix grave de l'un de ses semblables parvint jusqu'à elle. Peut-être que finalement, ils ne l'avaient pas oublié comme elle l'aurait un bref instant voulu, et l'instant qui suivit, non. Typiquement féminin.

Elle figea ses pas, lui faisant face maintenant bien qu'il ne se tînt pas vraiment à proximité d'elle - et cela lui convenait intérieurement - avant de déclarer après une brève hésitation :

« Oh... oui. Un dégénéré. J'ai trouvé une carte et une radio. Mais... »

Le temps de finir sa phrase et son regard se reporta sur l'édifice qu'elle laissa cette fois-ci non pas dans son dos, mais de flanc.

« On dirait qu'il y a plein de ces choses là-dedans. Si vous avez trouvé un moyen de partir rapidement d'ici, mieux vaut s'y mettre tout de suite. Je sais où on est et où on pourrait aller. » Dit-elle en désignant le camion qui grondait sa peine.

Elle changeait d'avis, oui. Mais que disait-on déjà des idiots ? Cependant, elle ne proposa pas la fameuse carte à la vue de l'homme, elle ne voulait pas attiser la convoitise de ce dernier et désirait rester maîtresse de sa propre fuite. On ne savait jamais. Sa règle d'or avait toujours été de ne jamais faire confiance, qu'importait le degré de sympathie qu'inspirait un être. Après tout, son expérience lui avait suffisamment apporté sur le sujet.

Elle rejoignit donc le centre de parking en priant que cela se règle sans combat.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 2 Jan - 23:25
Quelque part - 13/12/34 - Page 4 11269810

Temps : L'aube levée, le vent souffle tranquillement et des nuages gris couvrent le ciel.  
Activité : Le calme de la campagne est de mise dans les environs.

Résolution tour V

Seth : Vous vous retrouvez avec Elizabeth, échangeant brièvement alors qu'elle change d'avis sur son choix de solitude. Tandis que celle-ci se rend vers le parking, Seth, tu observes les environs tout en te retrouvant seul et il semble qu’au-delà de l'aire d'autoroute, il n'y ait que des champs. Pas le moindre signe de vie ou de danger autre que les bruits que tu entends toujours aux portes, y frappant de plus en plus fort à mesure que le camion se fait entendre.

Néanmoins, pendant que tu essaies de distinguer quelque chose par-delà les champs, tu perçois un infime bruit provenant d'à coté du bureau qui sert de hall et tu vois apparaître la silhouette d'un homme de l'angle du mur, avec une attitude de chasseur à l'affût d'une proie. Il tient un fusil levé vers toi à une courte distance et un instant de flottement survient. Tes couteaux sont à ta portée, resté attentif jusqu'ici, tu tentes de t'en saisir par réflexe pour prévenir cette menace mais rien ne se passe comme tu le voudrais. Tu as l'impression d'être... retombé en enfance. Tes réflexes sont presque absents et ta rapidité t'a fait faux bond. Ces couteaux, tu sais ce qu'ils sont, tu sais comment les utiliser et te souviens de tes entraînements, d'en avoir porté, lancé, manié. C'est comme si tu avais encore la théorie et les souvenirs à l'esprit, vivaces, mais que la pratique avait totalement disparu. Tes muscles semblent bien lourds et ton geste incertain.

Tu n'as que le temps d'une pensée, celle de te rendre compte que tu ne pouvais pas l'emporter cette fois. Le coup part, mais il ne fait pratiquement aucun bruit et tu sens un choc à la poitrine, bien moins violent que ne devrait l'être une balle. Ton couteau échappe de ta main dans le mouvement qui avait eu pour but de le lancer et tu te sens tanguer soudainement, l'environnement se mettant à tourner progressivement, puis rapidement, autour de toi. Ton regard perdu par cet instant sans repères et tu peux avoir un nouveau moment de flottement pour identifier que ce n'est pas une balle nichée dans ta chair, mais une fléchette bien visible en surface, la pointe enfoncée dans ta peau, qui t'a touché.

Ta force s'échappe, tes pensées deviennent brouillon, ton équilibre glisse de ton contrôle et tu finis par t'écrouler, plongeant dans un sommeil forcé et sans rêve.

Jared : Tu t'approches et te plaques au camion voisin, la silhouette qui tente toujours de démarrer le véhicule ne se rendant pas compte de ta présence. Tu ajustes alors ta flèche et prends quelques instants pour bander l'arc, et préciser ta visée. Pourtant tu ressens un véritable labeur à le faire, et une totale incertitude que tu ne comprends pas. Tu as l'impression d'être... retombé en enfance. Tes réflexes sont presque absents et ta rapidité t'a fait faux bond. Cet arc, tu le connais, celui-ci ou un autre peu importe, tu sais comment l'utiliser et te souviens de tes entraînements, d'en avoir porté bien d'autres par le passé et d'avoir tiré avec talent. C'est comme si tu avais encore la théorie et les souvenirs à l'esprit, vivaces, mais que la pratique avait totalement disparu. Tes muscles semblent bien lourd et ton geste incertain.

Tu relâches la corde et la flèche s'envole alors à toute vitesse, passant presque maladroitement à travers la vitre qui se brise bruyamment et se niche dans le pare-brise mais pas face à la silhouette, pratiquement côté passager, ce qui a de quoi frustrer un ancien expert tel que toi. La tentative porte cependant ses fruits puisque la silhouette sursaute, cessant de vouloir démarrer le véhicule et tu peux l'entendre relâcher un « putain de merde ! » d'une voix bel et bien masculine, même si elle est loin d'être grave ou intimidante, sans doute jeune adulte.
L'homme ou jeune homme sort du camion en trombe et tu peux percevoir ses pieds équipés de bottes ou de quelconques chaussures tomber sur le sol au crissement des semelles, partant au pas de course vers l'arrière du camion. Soit, le restaurant. Pour le coup, tu lui as fichu une belle frousse et cela est tout à fait clair. Par contre la vitre brisée a eu le potentiel d'alerter les alentours, espérons qu'il n'y a pas de rôdeurs dans le coin.  

James : -

Elizabeth : Vous vous retrouvez avec Seth et échangez brièvement. Tu choisis de retourner vers le centre du parking, mais ton camarade choisit lui de rester en arrière. Qu'à cela ne tienne, en arrivant à peu près au centre du parking tu as une vue plongeante sur ce qui se déroule côté camions, telle une spectatrice face à une situation totalement soudaine : il y a bien une silhouette dans l'avant-dernier camion sur ta droite qui tente de démarrer l'engin, et si tu ne la distingues pas, tu reconnais en revanche très bien l'archer qui s'était réveillé avec vous et qui prend pour cible le camion en se plaquant de dos sur celui voisin. Il arme sa flèche et bande son arc en direction de la silhouette qui tente toujours de démarrer l'engin sans faire attention à lui. Serait-ce le troisième homme avec qui vous vous étiez réveillé ? Ce... James qui avait cherché à savoir si tu allais bien plus tôt ?

Tu ne le vois pas suffisamment, mais tu n'as pas le temps de t'en préoccuper : la flèche part et brise la vitre bruyamment, se nichant dans le pare-brise pratiquement coté passager. A-t-il voulu le tuer ? Aurait-il raté sa cible ? A-t-il voulu lui faire simplement peur ? A-t-il cherché à viser plus près ou directement sur lui ? Tout à l'air confus, si ce n'est que la silhouette sursaute à l'intérieur du camion et sort en trombe, disparaissant derrière la porte grande ouverte. Tu ne vois plus que ses bottes, ou ses chaussures, qui percutent le sol sous la porte et s'éloignent vers l'arrière du camion. Durant un instant, tu jurerais avoir entendu une voix. La sienne peut être qui réagissait à la surprise, sans comprendre ce qui avait pu être dit.

Quoiqu'il se passe, cela commence vraisemblablement à déraper. Mais le pire, c'est que cette scène naturellement attrayante ne t'a pas laissé l'occasion de te rendre compte que dans ton dos, à l'opposé, Seth était neutralisé et s'écroulait près du bureau sous les coups d'un inconnu au fusil dangereusement silencieux.  

+++

Tour VI

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Lun 5 Jan - 22:21
Finalement cela n'était pas qu'une sale impression passagère à cause des derniers événements, de sa "mort", de son réveil..Impossible pour Jared de manipuler correctement son arc, à croire qu'il a tout oublié ou presque. Ceci est quelque chose de réellement frustrant quand on sait comment il le maniait encore quelques heures plus tôt ou plutôt quelques jours. A moins que cela ne fasse plus longtemps, il se rend compte qu'il ne sait pas quand ils sont, le lieu c'est bien mais ce très léger détail a été zappé, et si cela faisait plusieurs semaines ? Oui mais alors ou est-ce qu'il était tout ce temps là ? Enfin cela n'est pas le plus important pour le moment, le jeune homme aura tout le temps qu'il veut après pour répondre à cette question. Quoi que finalement le temps risque de lui manquer quand on voit comment la flèche a agit et ce que cela a entrainé.

Au moins sa cible cesse de vouloir démarrer ce fichu engin, c'est déjà pas mal non ? Par contre le voir déguerpir comme un lapin prit dans des phares n'était pas vraiment l'effet escompté. Pas plus que le bruit qu'a fait la flèche en transperçant la vitre et surtout en la brisant, Jared est pourtant persuadé qu'elle aurait du faire comme une balle et simplement faire un trou en la traversant et non en explosant le verre ainsi. Mais peut-il encore se fier à ce qu'il pensait savoir ? Il faut croire que non, cette sensation d'être retombé comme en enfance le tenaille de plus en plus. Il ne doit surtout pas laisser le doute l'envahir ou sinon tout ira de mal en pis pour lui. Et comment pourrait-il seulement penser pouvoir se rapprocher des autres avec ceci en lui. Il secoue la tête pour chasser ses pensées alors que l'homme a déjà disparu de son champs de vision non s'en avoir juré au passage. Ce qui pourrait indiquer également qu'il est moins voir pas du tout blessé comme Jared le pensait quelques minutes avant. Oui voilà, il doit se concentrer sur des faits précis, il n'est pas débile, n'a pas régressé, il faut juste qu'il s'adapte à ce changement et puis la maitrise de son art de la chasse à l'arc il la retrouvera. Au pire il s'entrainera pour.

Son esprit revenu à des réflexions plus terre à terre et logique, laissant le doute de côté pour le moment, c'est avec prudence et lenteur qu'il se dirige vers la tête du camion. Guettant les bruits près de lui, avançant pas à pas pour aller récupérer sa flèche et ne pas perdre une précieuse munition. Quand et s'il peut avoir sa flèche, il pourra ensuite de nouveau s'intéresser à ce qui arrive aux trois autres...hum tout du moins à Seth et la donzelle qui sont pas si loin de lui que cela, James ayant disparu du périmètre proche. Tient il faudra aussi décider de s'il le cherche celui là, seul ou avec les deux autres. Et puis savoir s'il se lance ou non, à la recherche/poursuite de l'inconnu du camion...Enfin pour le moment sa flèche puis Seth et la fille.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 6 Jan - 10:06
La scène qui se déroule sous les yeux d’Elizabeth la laisse complètement stupéfaite. Qu’un homme soit aux prises d’un zombie et le tue pour se défendre ou se préserver passe encore, bien qu’elle eut à ses débuts bien du mal à se faire à l’idée que les morts étaient bel et bien définitivement mort, et qu’ils n’avaient plus rien à voir avec des êtres humains. Elle l’avait déjà fait à de nombreuses reprises et le ferait sans doute sans hésiter si sa vie en dépendait.
Mais qu’un homme tente délibérément d’en tuer un autre, de ce qu’elle pouvait voir et juger l’endroit où elle se trouvait, ne lui était pas spécifiquement étranger, mais relevait pour elle de l’une des pires ignominies que l’homme pouvait exercer sur son semblable ; son top cinq comptant entre autres la torture mentale et physique, le viol, la séquestration, et l’esclavage, en plus de tous les types de meurtre. Et il était pourtant clair qu’un dégénéré ne serait certainement pas capable de mettre en route un camion, ou du moins de le tenter.
Qu’importaient les raisons qui poussaient un tel acte, sa notion de justice était beaucoup plus forte, il fallait qu’elle intervienne.

Son instinct premier fut celui de vouloir réagir. Certes, elle avait encore son arme au poing, mais elle était assez réfléchie pour ne pas avoir à s’en servir si cela la mettait en danger. Vu comment son propre corps l’avait trahis alors qu’elle n’avait eu à tirer qu’à bout portant, qu’aurait-il été d’un tir à distance avec l’optique de blesser et non de tuer. Cette idée ne lui effleura que sensiblement l’esprit, chassé immédiatement par son bon sens.
L’option suivante était de courir aussi vite que possible vers l’élément potentiellement dangereux dans le but de le neutraliser. Elle avait encore ses entrainements intensifs à Quantico à l’esprit, même si le reste ne suivait pas.
Cependant, elle était trop loin pour réagir aussi vivement. À peine le temps d’émettre l’option de s’élancer en sa direction que la flèche était déjà partie. La première vitre se brise, et la seconde se fissure fortement en accueillant le logement de la pointe de flèche. En éclat cristallin, les morceaux retombent sur le sol. Pas de mort ce coup-ci. Juste un humain effrayé qui cherche maintenant à s’enfuir du camion.

Elizabeth a du mal à comprendre ce qui a bien pu pousser les deux personnes à un tel conflit direct. Il y avait des centaines de scénarios possibles. Mais entre l’un essayant de fuir et l’autre de l’arrêter, le boucan généré ne sera pas pour plaire aux morts éveillés qui s’agitent de plus en plus dans le secteur. Ça ressemblait presque à un groupe de bras cassés incapables de se coordonner suffisamment. Ou tout simplement a un groupe de paumés qui ne savaient pas où il était et ne savait pas quoi faire, complètement perdu au milieu de … nulle part.

L’ex-agent du FBI finit alors sa lancée après le stupéfiant spectacle et rejoint au pas de course le camion victime d’un farouche chasseur urbain, laissant le dénommé Seth aux affres d’un nouveau sommeil sans en avoir conscience. Elle avait l’impression de nager en plein délire, et avait conscience que les normes étaient certainement différentes de celles d’avant, aussi se contenta-t-elle d’accorder au tireur le bénéfice du doute quant à son intention. Tuer, blesser ou apeurer. Elle n’en savait fichtre rien, mais l’important était qu’aucun n’avait été blessé.
En arrivant près de la tête du camion, elle lança d’une voix intelligible, mais assez basse pour retenir la portée de sa voix. Elle ignorait la portée qu’avait généré tout ce bordel, mais par prudence, elle préféra abstenir une tonalité trop importante.

« Bordel, mais c’était quoi ça ? »

Tout en parlant, elle cherchait déjà des yeux le pauvre homme partit précipitamment vers l’arrière, se demandant s’il avait été blessé ou s’il l’était déjà de base, bien qu’elle gardât un troisième œil, si l’on pouvait dire cela ainsi, sur le jeune homme. Le poing droit était serré sur son arme, l’autre sur son matériel porté à bout de bras. Son inconscient lui murmurait que tout cela ne sentait guère bon, mais elle ne pouvait simplement laisser tomber.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 8 Jan - 22:30
Quelque part - 13/12/34 - Page 4 11269810

Temps : Le ciel semble dégagé et clair.  
Activité : Le calme de la campagne est de mise dans les environs.

Résolution tour VI

Seth : -

Jared : Tu prends les choses une à une et tout en pesant le pour et le contre quant à l'intérêt d'une entraide, te dirige vers le côté conducteur du camion. En y arrivant, tu remarques que la trace de sang est effectivement présente et semblait accompagner l'individu que tu as fait fuir. Une fuite étonnamment rapide pour quelqu'un qui a une telle quantité de sang avec lui. En fait, s'il avait perdu autant de sang, il ne devrait même plus être capable d'agir ou de parler, seulement agoniser dans son infortune. Celui-ci a disparu derrière le camion, hors de ta vue et de tes sens.

Tu retires la flèche du pare-brise, celle-ci toujours en bon état malgré son agression, tandis que la femme qui vous avait délaissé plus tôt apparaît de derrière la porte en s'adressant à toi. Elle est surprise et perdue par ce qu'il s'est passé, l'arme à la main et scrutant en direction du restaurant en cherchant des yeux quelque chose, peut-être une menace, peut-être le pauvre bougre que tu as apeuré. Tu réinstalles ta flèche et t'apprêtes à t'intéresser au reste de la situation quand tu es pris de court par l'attaque surprise : des câbles sortis de nulle part s'accrochent à Elizabeth et l’électrocutent brutalement, sans sommation ni protocole. Probablement reliés à un taser et pour cause, tu peux remarquer l'homme qui a pris dans le dos ta camarade de fortune depuis l'avant du camion voisin à travers le pare-brise.
Par instinct, comme tu l'as établi depuis le début de ta progression, tu armes ton arc et te prépare à riposter quand la seconde porte du camion où tu te trouves s'ouvre à la volée, laissant se dévoiler un second homme couvert de sang et de tripes en décomposition autour du cou, avec l'air d'un fou. Il braque très vite un autre taser vers toi et tu tentes de riposter par ce même instinct. Dans d'autres circonstances, avec tes anciennes compétences, dans une situation qui aurait davantage été sous ton contrôle et dans une meilleure forme, tu aurais probablement eu le dessus puisque le jeune homme qui te met en joue n'a ni une rapidité, ni une technique qui peut être qualifiée de professionnelle ou experte. Malheureusement le sort joue contre toi et tu reçois le choc des câbles s'accrochant à toi pour diffuser la violente décharge électrique qui te neutralise physiquement et t'immobilise. L'instant d'après, sans vraiment comprendre par quel moyen, tu sombres dans un sommeil forcé qui ne laisse aucune place à la raison, pour le temps que cela durera.

James : -

Elizabeth : Tu assistes à la scène et tentes de réagir comme tu le peux faute d'éléments concrets à considérer : c'est-à-dire à l'instinct. Rejoignant le camion où Jared te devance pour grimper à l'intérieur et récupérer sa flèche, tu gardes ton arme prête à te défendre et passe à ton tour la porte ouverte du camion pour y voir de plus près ce qui s'est passé.
Si tu es sûre que le tir n'a pas touché sa cible, tu restes surprise par ce que tu vois : une traînée de sang, située au sol, partant du camion et allant disparaître à l'arrière, ce qui est loin d'être rassurant. Tu t'adresses à Jared et observes les alentours. Le peu de luminosité présente sur place t'empêche pourtant d'en voir autant que tu le désirs et c'est à peine si tu discernes la façade du restaurant, barricadé à en tout croire aux vitres par de grandes planches de bois.

Aucun signe de vie, hormis le jeune homme à tes côtés. Il ne faut que quelques très courts instants avant que tu ne reçoives un soudain et désagréable à l'imaginable, choc dans le dos, qui est suivi par un violent courant électrique mettant ton corps au supplice. Il neutralise ta conscience et provoque d'horribles spasmes incontrôlables.

Tu sombres dans un sommeil forcé qui ne laisse aucune place à la raison, pour le temps que cela durera.

+++

Tour VII

Tous :

L'inconscience est une chose particulièrement désagréable pour une raison : la perte de contrôle. C'est d'autant plus le cas de ceux qui ressentent le besoin de garder la main sur la situation, de savoir ce qui leur arrive, de décider ce qui leur arrive, de vouloir ce qui leur arrive parce qu'ils en ont fait le choix. Ce n'est pas toujours le cas pourtant, car il y a également des personnes qui oublient toute volonté de contrôle, souvent il s'agit d'individus qui ont abandonné, éreintés, fatigués, débordés par les événements, leur peine, leur vie. Ces personnes-là apprécient l'inconscience, la capacité à s'échapper de la réalité pour un monde de plénitude et de sérénité, un lieu où aucune douleur ne peut les atteindre et où tout est plus facile et clair, même si ce qui s'y déroule relève de l'incohérence, le subconscient a ses raisons que la raison ignore parfois. Ce qui compte, c'est que leur monde soit fluide pour eux-mêmes.

La façon dont vous aurez à vivre cette nouvelle inconscience dépend de vous, ce qui restera arrêté en revanche est que d'une façon ou d'une autre, ce retour au rêve fut rapide et injuste, incompris. La première sensation perçue sera la secousse soudaine qui vous perturbe des pieds jusqu'à la tête. Celle-ci passée, vous entendez ce bruit de fond, ce vrombissement qui à mesure que vous émergez tant bien que mal, une fois de plus, s'éclaircit comme le bruit d'un moteur en marche. Votre dos est dans une posture fort déplaisante, ce qui est d'autant plus normal qu'en plus d'être accolés à un mur de métal en constant mouvement, même léger, est séparé de votre toucher au niveau du bas-dos par la présence de vos mains ligotés entre-deux. Vous vous réveillez et découvrez que vous êtes à l'arrière d'un camion, peut-être l'un de ceux qui ornaient l'air d'autoroute sur laquelle vous vous étiez éveillé.
Vous êtes sur le bord droit du véhicule, contre la paroi et alignés les uns à coté des autres. Plus précisément, James est près de la porte arrière du camion, haute et épaisse, avec à sa droite Elizabeth, qui a à sa droite Seth, qui a à sa droite Jared, ce dernier se trouvant assez loin de l'avant du camion. Le compartiment est pratiquement vide, hormis quelques caisses empilées à l'opposé de votre placement, près de l'avant, et semblant contenir des vivres principalement. L'arche qui mène à l'avant est bouché par un homme qui y est debout dos à vous. En fait, il serait même un jeune homme au premier coup d’œil, la vingtaine peut être, qui se tient des bords en discutant avec quelqu'un qui doit être assis à l'avant. Vous pouvez d'ailleurs distinguer la silhouette d'un second homme au moins coté conducteur et concentrer sur la route, sa chevelure brune foncée arrivant aux épaules.

Le jeune homme n'est pas difficile à reconnaître pour Jared : il est en grande partie recouvert de traces de sang, bien qu'entre-temps, il a dû se passer un coup sur le museau et les vêtements en guise de nettoiement et qu'il ne porte plus de tripes en décomposition sur les épaules. Il reste néanmoins très sale des pieds jusqu'à sa casquette, en passant par son jean et sa chemise à carreaux, le tout parfaitement visible car maintenant le soleil semble pleinement levé et traverse les vitres de front pour répartir une lumière acceptable dans le compartiment.

« ... en sais rien. En tout cas, c'était plein à craquer, il y en avait au moins une vingtaine. J'ai bien cru que j'allais pas m'en sortir. » dit le jeune homme à la fois assez clair, peu grave et témoignant de sa jeunesse apparente.

« Je l'ai cru aussi quand tu t'es mis à faire couiner ce foutu démarreur comme si t'avais les flics au cul. » Répond la seconde voix, plus mature et grave.

« Ça va, j'ai... j'ai paniqué, ok ? Si tu t'étais retrouvé coincé dans ce boui-boui avec tous ces bouffeurs, t'aurais fait pareil. Et j'ai faillis me faire embrocher par une putain de flèche. » Rétorque le premier avec un mélange de gêne et d'indignation.

« Ils dorment encore ces tarés ? Je comprends même pas qu'on les aient ramené avec nous. Mais qu'est-ce qu'on va en faire ? Les  accueillir et leur servir le souper après qu'ils aient voulu buter Ricky ? »

« Et tu voulais faire quoi ? Rétorque le jeune qui doit être le fameux Ricky. Les descendre pendant qu'ils étaient k.o, ou mieux, les laisser se faire bouffer peut être ? On sait pas pourquoi ils ont fait ça, c'était peut être une erreur ? Ou ils ont cru que c'était quelqu'un d'autre ? »

« Quelqu'un d'autre ? Pour les descendre et leur piquer leurs sac à dos tant qu'à faire ? Les flinguer ce serait peut être pas une mauvaise idée. Tu veux que je te rappelle ce qui s'est passé la dernière fois que l'on est tombé sur des types armés ? »

« Non c'est bon. En tout cas, là, ils sont plus armés ils sont attachés et ils pioncent. Alors ça t'éclate peut être de jouer les cow-boys, mais en ce qui me concerne, je suis pas un assassin et mon frère non plus. Alors on va leur laisser l'occasion de parler, ils sont peut être juste paumés, comme nous. »

« M'ouais, et tu dis pas ça parce que tu as flashé sur la nana par hasard ? Elle est mignonne hein ? »

« Ah la ferme... »

La seconde voix se met à rire, ou plus concrètement à se « marrer » de bon coeur. On peut apercevoir le ciel au travers de Ricky, à défaut de voir la route sans doute stable sur laquelle ils roulent vu que le camion ne fait pas des bonds tous les deux mètres.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Sam 10 Jan - 20:35
Seth était du genre à toujours essayer de voir la vie du bon coté, mais à régulièrement se heurter à trop de porte pour ne pas voir le coté négatif des choses. Et la c'était un de ces moments. Il venait de se faire descendre, une nouvelle fois, heureusement par par une cartouche de ce qu'il avait eu le temps de voir avant de sombrer. Il était tombé sur un groupe on ne peut plus dissocié et le voila maintenant attaché contre un camion, malmener, avec un mal de crane double, toujours pas remit de son réveille d'entre les morts. Il suffisait de voir sa pale tentative de lancer de couteau ... Il ne comprenait même pas vraiment ce qui lui avait prit. L'instinct peut etre ? Il n'était pas du genre à lancer la première pierre... quoi face à un fusil ne pas le faire aurait été fatale, en tant normal.

Alors que les brumes de la mauvaise humeur de s'être fait tirer dessus se dissipait, il prit conscience qu'une conversation se déroulait à quelques pas de lui. Une conversation cela voulait dire des humains. C'était dans un sens plutôt une bonne nouvelle, contrairement au fait qu'il était attaché. Bonheur , malheur, ces derniers temps tout n'était qu'alternance de petit plaisir et de grosse tuile. Voila que la règle était respecter. Un des gars parlait de les buter. Qu'ils avaient agresser un des leurs. Seth chercha à se remémorer les événements mais il avait trop de trou pour arriver à refaire un bout de puzzle suffisamment conséquent pour qu'il veuille dire quelque chose. Un des deux semblaient heureusement pour eux, moins enclin que lui, offrant une porte de discussion qu'il ne fallait pas rater.

Seth dégluti un peu faisant bouger sa langue sur son palais pour retrouver ses sensations un peu comme un lendemain de cuite et prend la parole.

"Je veux de mal à personne. Je me suis réveillé dans ce parking avec des rôdeurs dans le coin et deux minutes après je me prenais un coup de fusil. Je sais pas qui vous êtes, je connais pas non plus les 3 autres ... On cherchait juste de quoi survivre avant de se barrer ..."

Il ne savait pas s'il avait été convainquant mais il ne pouvait pas attendre que la situation risque de tourner a leur désavantage. Il fallait essayer de convaincre au moins le moins expéditif des deux afins qu'il soit de leur coté et qu'il continue d'aller contre son pote. Avec un peu de chance il se laisserait convaincre. Il pensa un instant à leur mort puis à leur réveil dans le parking, mais tira rapidement la conclusion que ce n'était pas la meilleure chose à faire que de leur parler de ça. Ils risquaient de les prendre pour des fous et de vouloir les larguer ou même probablement pire ... Non vraiment c'était pas une bonne idée et surtout il espéra, regardant les autres un bref instant avant de revenir aux hommes vers la cabine, que ses camarades de panade aurait le même raisonnement...
Page 4 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: