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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Quelque part - 13/12/34
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Jared Reedus

Anonymous
Invité
Sam 10 Jan - 22:27
Jared prend quelques secondes pour analyser la trace et se questionner avant d'aller récupérer sa flèche. Tient le voilà rejoint par la fille, aurait-elle changé d'avis sur eux ? Ou du moins sur lui ? A moins qu'elle ne soit une girouette, ce qui ne serait pas étonnant...c'est une femme. Il cherche les mots adéquats pour lui répondre et éviter qu'elle ne se vexe encore une fois, remettant sa flèche en place dans le même temps. On ne sait jamais gardant son arc baissé. Mais pas le temps de lui répondre, qu'elle se fait attaquer, ses réflexes s'activent pour tirer mais pour blesser cette fois. Pas le temps de bander l'arc qu'on lui tombe dessus, il cherche à se défendre mais n'arrive à rien, la frustration monte suivit de la douleur du choc électrique. Jared n'a le temps de songer à rien ni même de gueuler contre la douleur, que son cerveau se met sur off et son corps tombe. Le voilà de nouveau inconscient.

Une secousse et des vibrations se font sentir dans tout son corps, rebranchant son esprit à la réalité, enfin plus ou moins. Tout son corps est douloureux, déjà qu'il n'avait pas évacué le précédent réveil violent, là ça n'arrange pas les choses, ni son mal de tête. Le jeune homme ne bouge pas, ne dit pas un mot pour l'instant, il se contente de tenter d'apprivoiser et l'environnement et son corps. Prendre le temps de tout ressentir, de comprendre plus ou moins la situation, les yeux clos il attend et bientôt il cerne mieux les choses. Il est dans un camion, visiblement sur une route goudronnée pas de gros heurts. Ses mains sont ligotées dans son dos et lui envoie un signal de froid, le froid du métal. Entrouvrant les yeux, il observe à travers un voile ce qu'il se passe autour de lui. L'arrière d'un camion, il fait complétement jour dehors, il perçoit les silhouettes à l'avant. Doucement il bouge la tête pour voir si les autres sont là eux aussi...Oui, il ne sait si cela doit le rassurer ou non. Son cerveau sort suffisamment des brumes de l'inconscience pour le faire entendre la conversation des hommes à l'avant. Jared serre des dents quand ils mentionnent la jeune femme, un éclair de crainte le traverse et s'ils en profitaient pour la...Non ça n'arrivera pas !

Cette pensée le ramène un peu plus à la réalité, il sait ce qu'il se doit d'essayer de faire. Ses prunelles azur se promènent à l'intérieur du véhicule cherchant à repérer les armes car il doute que les autres lui ai laissé son couteau dans sa poche. Mais voilà que Seth a lui aussi émergé, Jared ne l'avait pas remarqué et le voilà qui tente de discutailler avec ses sauvages....Jared le maudit intérieurement tout en refermant ses yeux, se replaçant comme s'il était encore inconscient, il ne veut pas que les autres percutent qu'il est réveillé. Rah pourvu que Seth n'ait pas dans l'idée de leur parler de leur premier réveil, il se répète en boucle intérieurement : "Ferme la, ferme la, ferme la...". Déjà qu'il aurait pu se taire tout court il vaut mieux pas leur parler de "ce détail".
Du coup il en profite pour chercher à sentir si ses mains sont liées par de la corde ou par des menottes ou par autre chose, juste par les sensations sur ses poignets.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 12 Jan - 1:32
L'inconscience était discutable, pouvait être théorisée, quant à l'approche de chacun et la façon de la vivre. Pour James, c'était un échappatoire, une façon simple et brutale de relâcher la pression comme il en était incapable tant qu'il était conscient, de cesser d'avoir peur du lendemain, de craindre pour les siens, de craindre pour un avenir qui ne faisait aucune illusion quant aux ténèbres qui l'envahiraient. Croire était un exercice difficile, car il demandait de la volonté, mais plus que cela, il demandait de la foi et lui était emplit de doutes. Croire était dur et James était fatigué de croire, si bien que chaque pas de plus qu'il faisait à chaque jour naissant avait été, d'autant plus depuis l'apocalypse, une véritable torture.

Pourquoi vouloir la vie de toutes ses forces, quand celle-ci ne semblait promettre plus rien en retour ? Plus vous êtes sensible à la détresse des autres, plus vous vous souciez de votre entourage, plus vous vous inquiétez des malheurs du monde, plus vous avez de risque de faire une dépression. James pouvait il croire alors que sa dépression résultait d'une trop grande générosité de sa part ? Il aimerait le penser, mais cela lui apparaissait si prétentieux et si égoïste que s'en était ridicule. Au final, ce nouveau choc sur son crâne avait été certes douloureux, désagréable et difficile, mais il ne se plaignait pas d'être retourné à l'inconscience, car vivre dans le monde réel était tellement plus rude.
Ce qu'il ressenti à mesure qu'il reprenait vie, c'était le froid. Cette terrible fraîcheur qui harassait ses mains, lui retirant le peu de force qu'il avait dans ses muscles par cette exposition prolongée à cette sensation gelée d'un mur de glace. Son crâne, qui n'était déjà pas une source de soulagement, avait redoublé de douleur et de poids suite à cette nouvelle attaque survenue si vite après son réveil laborieux. Il prit ainsi le temps d'encaisser l'agression de son propre corps avant d'ouvrir lentement les yeux dans un soupire éreinté. Ce qui était le plus dur lorsqu'on avait pas le contrôle, ce n'était pas le fait de ne pas être vainqueur des événements ou maître de leur déroulement, c'était sans aucune doute la sensation d'être malmené par ce qui s’enchaînait indépendamment de soi.

Il entendit des voix, des hommes qui parlaient, et fronçant les sourcils à cette perception nouvelle, fut attiré par ces voix. Il vit le jeune homme de dos, qui semblait discuter avec un autre homme, et à mesure que ses pensées retrouvaient leur cohésion dans son esprit, il écoutait ce qui se disait et il ne savait guère quoi raisonner, entre le danger de la menace de mort et le soulagement d'une volonté avenante du plus jeune. Il secoua la tête, légèrement, comme pour essayer de remettre son cerveau en place et regarda autour de lui.
Comprendre qu'il était à l'arrière d'un camion et que ses mains, qu'il sentait resserrées dans son dos, étaient attachées ne suggérait que peu de positivisme. Au moins cette fois la situation était plus claire : il avait été assommé par l'un de ces hommes et avait été attaché à l'arrière de ce camion, avec ses autres compagnons d'infortune. D'ailleurs, il tourna les yeux vers le visage si proche de cette jeune femme qui commençait tout juste à se réveiller, reconnaissant ces cheveux noirs et ce visage pâle qui l'avait menacé d'une arme à feu, avant de filer loin d'eux. Elle ne semblait pas avoir eu plus de chances qu'eux finalement, et le fait d'être accolé à elle, pouvoir contempler son visage de si près et percevoir son odeur féminine au delà de leurs vêtements à la senteur digne des plus ragoutants marécages, ne le fit pas si insensible.

Peut être était-ce la proximité avec cette femme, peut être était-ce parce qu'elle était belle et pourvue d'un magnifique visage, affublée d'un corps plaisant et de formes attrayantes, mais il senti une certaine attirance instinctive qu'il ne pouvait réprimer, même dans cette situation de danger. Sa raison lui rappela que ce n'était pas le moment de ressentir ce genre de chose et il revint au reste du monde, jaugeant les deux autres hommes de l'autre coté de la jeune femme, reconnaissant la voix de celui qui s'appelait Seth, tentant le contact avec leurs ravisseurs. Il jeta un regard vers ses camarades, puis scruta de ses yeux clairs le jeune homme resté de dos, attendant avec méfiance sa réaction à leur réveil.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 12 Jan - 11:59
Cela avait été un nouveau coup dur. Elle, qui avait la mauvaise habitude de vouloir tout contrôler dans son environnement proche, venait de perdre à nouveau pied. Ce n’était pas la première fois, ni la seconde pour tout dire, mais comme à chaque fois que cela se produisait, c’était comme si son monde s’écroulait et qu’elle éprouvait le besoin viscéral de tout remettre en cause, changeant littéralement de cap, d’orientation. À l'heure actuelle, son esprit n’en était pas encore là, préférant se concentrer sur la douleur de ses muscles après l’électrisation qu’elle venait de subir, sans parvenir à en déterminer les causes.

Durant sa chute, qui avait certainement été des plus brutales, elle avait eu un bref instant de conscience où elle put à nouveau se dire que tout était enfin fini. Elle avait trouvé l’ironie du sort bien déplacé à lui donner une seconde chance et finalement la lui retirer sans prémices ni sommation, quelques minutes à peine après son éveil.

Elle avait l’impression de sentir son corps aussi lourd que du plomb et que le moindre mouvement lui demandait un effort immense. Ses entraves y étaient sans aucun doute pour quelque chose, tout comme ses muscles qui se remettaient mal de la tétanisation.
L’un des soubresauts du camion, davantage que l’inconfort de ce dernier qui avait du mal à transparaitre sur son état, poussa Elizabeth à amorcer son réveil. Elle avait raté l’ensemble des conversations qui s’étaient alors tenues, que ce soit entre les ravisseurs eux-mêmes, que la première intervention de l’un de ses semblables d’infortune pour signifier son éveil, et ce n’était sans doute pas plus mal ainsi.

Elle n’émergea donc que peu après, ouvrant les yeux sur l'obscurité partielle de l’intérieur du conteneur du camion porteur, avant de porter son regard, encore vacillant, sur le point lumineux qui attirait invariablement ce dernier. Elle avait vu sur l’habitacle, penchée en avant comme elle était à son réveil, où les silhouettes se dessinaient maladroitement dans le bleu du ciel de l’immense pare-brise. En cet instant, elle était presque prête à baisser les bras, se disant qu’elle avait eu beau se débattre comme une diablesse pour reprendre le contrôle de sa vie qu’on lui avait ôtée, elle n’était apparue au final que comme un ver de terre frémissant sa détresse dans le bec d’un oiseau qui en ferait irrémédiablement son quatre heures.
Elle n’avait plus la force de se battre, et sentait principalement une colère immense poindre à l’encontre de la fatalité, mais était incapable de la gérer à sa juste mesure.

Sa bouche était pâteuse, et elle avait l’impression de nager dans un immense tas d’immondices, ou pire encore, de patauger dans une fosse septique atteignant les limites de sa capacité. Ça lui en donnait la nausée.
C’est à cet instant qu’elle prit conscience de la proximité qu’elle avait avec d’autres personnes, et plus encore, des hommes. Elle n’avait pas encore toute sa lucidité pour identifier ces êtres-ci ni ce qu’ils faisaient presque accolés à elle, mais quelque chose en son for intérieur tira la sonnette d’alarme, accentuée par l’immobilité forcée de ses mains attachées.

La crise de panique.

Sueur, palpitation, dyspnée. Tout était au rendez-vous et força Elizabeth à se plaquer le plus possible contre la paroi de métal qui lui servait de dossier, provoquant un bruit sourd de son crâne contre cette dernière. N’allons pas croire qu’elle s’était assommée à nouveau dans le mouvement, elle n’avait même pas senti la douleur que le choc avait provoquée, et elle s’en contrefichait au final car préoccupation plus importante faisait face à elle. Elle voulait se fondre dans le métal et fusionner avec lui au point de disparaitre hors de vue.
Il fallait qu’elle se rassure, qu’elle sache si le danger n’était pas immédiat, et si tel était le cas, qu’elle parvienne à se rassurer et se calmer, faute d’anxiolytique à portée. La situation la confrontait en tout point à l’origine de ses propres angoisses déraisonnées. Elle se devait se rester attentive à ce qu’il se passait, aux mouvements, aux réactions, aux paroles, à tous ces facteurs qui définissaient une situation. Si elle ne se calmait pas, elle serait alors incapable de réagir si quoi que ce soit se passait de plus à son encontre.
Son corps entier tremblait, et la pâleur naturelle de son visage s’accentua à mesure que les brèves secondes passaient.

Un coup d’œil à gauche et à droite lui apporta l’information de l’identité des personnes qui était à proximité d’elle et surtout leur état, malgré le trouble qui voilait encore son regard portant davantage à un discernement qu’une réelle indentification. Il était dans la même situation qu’elle, à quelques détails près. Elle pourrait se servir de cela pour travailler sur son angoisse. Après tout, à quoi serviraient ses études en psychologie et psychiatrie si ce n'était pour en faire usage pour ses propres pathologies ? En attendant, elle ne parvenait toujours pas à retrouver son souffle normal, et on ne lui laisserait peut-être pas le temps d’y parvenir et un travail sur soi-même demandait justement de le prendre.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 12 Jan - 22:59
Quelque part - 13/12/34 - Page 5 11269810

Temps : Le ciel semble dégagé et clair.  
Activité : Le calme de la campagne est de mise dans les environs.

Résolution tour VII

Tous :

Vous vous réveillez les uns après les autres, de façon différente mais sous une réalité commune. La discussion entre les deux hommes cesse après leurs derniers mots et le jeune homme, puisqu'il est le seul visible pour l'instant, s'intéresse sans doute à la route au-devant puisqu'il ne fait pas attention à vous. Jared, tu scrutes les alentours mais ne repères rien de plus que ce qui se trouve déjà là, soit les caisses de vivre, aucune arme à portée de vue.

C'est Seth qui prend la parole, laissant Jared faire mine de rester inconscient, James prenant le temps de réordonner ses idées et Elizabeth se mettant à paniquer. À la voix du plus vieux des quatre, le jeune homme semble sursauter d'un coup, ne s'attendant vraisemblablement pas le moins du monde à ce que quoi que ce soit arrive dans son dos, comme si vous n'existiez plus dans son esprit depuis la fin de son échange.
Il se retourne, toujours appuyé sur l'arche de chaque côté et vous observe, avant de se détacher hâtivement pour avancer vers vous. Les traces de sang qui le recouvrent et son air anxieux auraient de quoi faire craindre bien des individus, car cela lui donnait un air de fou furieux. Pourtant c'est d'un sourire étrangement franc qu'il accueille votre retour à la conscience tout en venant s'accroupir près de Seth, jetant un regard aux autres avant de revenir à lui. Il est aussi jeune qu'imaginé, sa chemise à carreaux rouge et noire, ses cheveux bruns cachés sous sa casquette de l'équipe de football de Chicago, ses yeux marron foncé et ses traits juvéniles.

« Salut les gars, moi c'est Ricky. Et vous inquiétez pas, on va rien vous faire, en tout cas moi je risque pas de vous faire grand-chose, enfin hormis le... Il désigne d'un signe de tête Jared. Truc... avec le taser. Désolé mais votre copain m'a tiré dessus avec son arc façon Robin des bois du Texas, du coup j'ai eu un coup de panique. »

« Ricky. » Fit entendre la seconde voix.

Après un instant où le jeune Ricky tournait la tête vers l'arche, s'extirpait de la banquette avant droite un homme aussi vieux que le laissait entendre sa voix, soit environ la quarantaine de premiers abords. Celui-ci, blond et pourvu d'une belle moustache très épaisse, est vêtu d'une veste en jean et d'un tee-shirt beige ayant à tout croire raté la dernière lessive. Son jean classique et ses bottes de cow-boy communs sont loin d'être aussi intéressants que le fusil qu'il tient entre les mains. Si Seth pouvait reconnaître le fusil tranquillisant qui l'avait neutralisé, les autres n'y verraient qu'une arme certainement dangereuse.
L'homme en question semble beaucoup moins avenant, sans trop de surprise, et s'accoude à l'arche en vous observant à tour de rôle avec une méfiance des plus apparentes. Au fait où il se manifeste, vous pourrez tirer une autre conclusion : il n'est donc pas l'homme au volant du camion, sur la gauche, qui lui semble depuis votre angle fixé sur la route, ne réagissant pas un instant, sa chevelure brune tombant aux épaules ne bougeant pas d'une mèche et sa veste en cuir sans manches, révélant une silhouette sèche mais généreusement musclée, ne faisant pas un pli.

« Oh ça va... Rétorque d'un air blasé Ricky qui lève les yeux au ciel, avant de vous désigner d'un geste de main. Tu n'as peut être pas bien entendu, mais ils disaient nous vouloir aucun mal. Ils ont pas parlé d'un gang trop dark qui allait nous retrouver et nous tomber dessus par magie pour les venger. »

« Tu regardais vraiment trop de débilités à la télé toi. Ils diraient n'importe quoi parce qu'ils ont la frousse de finir dans notre assiette. Pas vrai les petits ? » Relance l'autre homme avec un ton provocateur et menaçant.

« Tu fais chier putain Zach, tu vois pas que je noue le contact là ? Ricky semble exaspéré et lui fait un geste de main impulsif pour lui signifier de cesser avant de revenir à vous. Faites pas attention, il a un boulon qui lui a pété dans la caboche. Par contre, enfin du coup, tentez rien de pas cool, de toute façon vous irez pas bien loin dans votre état et il y a un tas de zonards dans le coin. »

Il indique les alentours d'un signe de tête et s'intéresse à Elizabeth, qui est prise de panique, en levant une main innocente.

« Hey calmos, tout va bien. On est pas les méchants. Enfin je dis ça... Il passe le regard à Jared et s'intéresse ensuite aux deux restants, James et Seth, les plus abordables. Pourquoi il m'a tiré dessus votre ami ? J'ai une tête à manger du steak d'humain au petit déj ? »

Ricky semble curieux de connaitre votre réponse, et il semble de visu moins dangereux qu'un chat de salon en plein sommeil. Le fameux Zach, en revanche, se montre attentif à votre attitude.


Spécial : Jared

Alors que tu imites toujours aussi bien l'inconscience, ce qui n'est pas difficile après l'avoir incarné un peu plus tôt, concentré sur tes liens que tu testes, tu ressens comme une... impulsion.

Elle parcourt ton crâne, relançant ta migraine et donne l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique. Ça ne dure qu'une seconde, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne la comprends. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu constates un fait des plus inattendus.
Tes liens relâchent leur prise subitement, et sans aucune explication logique, se défont du tour de tes poignets, libérant tes mains tandis que la corde se dépose tranquillement au sol. Tu n'as pourtant rien fait de spécifique et les secousses sont trop faibles pour qu'il y ait une sorte de réaction au choc, à moins que les cordes étaient mal serrées . Non, tu sens qu'il y a eu autre chose. Comme si... ton instinct qui avait voulu s'en débarrasser, avait reçu réponse à son ordre. Tu n'as aucune certitude sur la raison et la manière dont c'est arrivé, mais tu l'as fait. Comment cela est-il survenu ? Pourquoi as-tu l'impression de l'avoir fait ? Voilà une bien étrange situation.

Ce qui compte maintenant, c'est que tes mains sont libérées.

Eléments scénaristiques:
 

+++

Tour VIII

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Mer 14 Jan - 18:27
Jared ne bouge toujours pas, feignant l'inconscience à merveille visiblement vu que le dénommé Ricky ne percute pas, après avoir constaté que ses armes ne se trouvent pas en visuel. Quelque part cela laisse le temps au jeune homme de faire passer le plus gros de son mal de crane et d'écouter ce qui se dit. Mais aussi de reprendre le contrôle de son corps après ce nouveau réveil trop proche du précédent. Et surtout cela lui laisse le temps de s'occuper de ressentir ses liens. Enfin cela jusqu'à entendre un nouveau venu dans la danse, merde ils sont donc au moins trois dans ce camion, chose qui pourrait aller si eux avaient les mains libres. Il serait facile de reprendre le dessus sinon enfin facile tout est relatif mais ils sont quatre, eux trois dont un qui conduit.

Bref pour le moment cela n'est pas important, Jared préfère écouter ce que les deux hommes disent et il n'aime pas ça du tout. Le quatuor est mal barré pour le moment, du coup le jeune homme se concentre uniquement sur les liens dans son dos, c'est vraiment la priorité absolue s'ils veulent se sortir de là, d'ailleurs il espère que les autres feront de même de leur côté le plus tôt possible, il ne pense plus qu'à ça. D'un coup quelque chose d'improbable se passe, une violente impulsion lui vrille le crane et parcours son corps pas le temps de réagir d'une quelconque manière qu'il sent ses liens se défaire et glisser dans son dos.

~~WHAT THE FUCK ???~~

C'est tout ce que son esprit trouve à gueuler intérieurement alors que physiquement il ne peut plus feindre l'inconscience, son corps réagissant par un sursaut à ce hurlement mental. Visuellement il doit donner l'impression de se réveiller brutalement de son inconscience avec le souffle légèrement court. Une bonne minute ou deux passe pendant laquelle c'est le bordel dans son esprit avant qu'il ne se répète en boucle dans sa tête : "Ce n'est rien, c'une illusion, ça ne peut pas être toi, ils n'avaient juste pas assez serré les liens c'est tout, reprend toi, ne montre rien, ne bouge pas...". Oui voilà ce qu'il doit faire, se calmer et surtout ne pas montrer à ces sauvages qu'il est libéré de ses liens, lutter contre son envie grandissante de péter le nez du Ricky et la gueule des deux autres. Sans compter qu'il y a aussi le risque d'avoir un accident, ils sont encore en vie, on va pas tenter le diable, imaginez que le camion se renverse ? Vraiment pas raisonnable du tout, il faut voir plus loin. Il faut penser à garder le véhicule en état de marche.

Retrouvant à peu près ses sens, il garde ses mains dans son dos et ouvre les yeux, ses prunelles azur se posant sur le Ricky pour l'observer avant de parcourir de nouveau le reste du camion en arrivant à l'autre homme et son fusil. Déception cela va être plus compliqué de bouger et faire quoi que se soit, il faut vraiment attendre. Jared regarde ses compagnons d'infortune maintenant avant d'en revenir au jeune homme devant lui. Ne répondant pas à la question qu'il a posée aux autres le concernant, après tout il n'est pas censé l'avoir entendue, il pourra toujours y répondre plus tard. Pour le moment il arrive à mettre de côté les questions qui lui envahissent la tête sur ce qu'il s'est passé avec ses liens.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 16 Jan - 2:04
Il avait suivi le duo avec beaucoup d'intérêt, passant d'un échange à l'autre et retenant les noms respectifs des deux hommes sans rien dire au début. Les choses se présentaient avec une certaine mesure : Ricky était visiblement quelqu'un d'avenant et de sympathique, cherchant à nouer le contact, alors que ce Zach était beaucoup moins agréable et plus prompt à jouer du fusil, ou en tout cas à menacer qu'à se montrer amical avec des inconnus. Si d'une certaine façon, James comprenait ce genre d’extrémité par les temps qui courent, il trouvait cela toujours aussi triste. Voir ainsi les êtres humains se déchirer sans retenue, que ce soit pour des ressources, pour garantir leur sécurité ou pour faire valoir leurs souhaits, à un moment où le monde sombrait pour devenir une terre hostile et agressive avait de quoi être chagrinant.

Ce qui l'intéressait au delà de cet état, c'était leur propre avenir et ce que cette escapade involontaire pourrait apporter au final. Se concentrer sur le plus jeune dans le but de répondre à sa sympathie et obtenir ses faveurs, meilleur moyen de se protéger en cet instant, apparaissait être l'option viable et raisonnable à prendre. Il se pencha quelque peu et entreprit d'usurper l'initiative à la parole :

« Ecoutez hum... Ricky. Je ne sais pas qui a agressé qui le premier et pour quelle raison, mais ce que je peux constater en revanche, c'est que vous ne voulez pas que les choses tournent mal et nous non plus. Nous sommes comme vous, des survivants et il n'y a rien au monde que je ne souhaite plus qu'un peu de paix et de repos. Faites entendre raison à votre ami et cessez d'agir comme des tortionnaires, nous ne ferons rien contre vous, je vous le promet. Nous pourrions peut être même nous entraider, on a tous à y gagner et de toute façon c'est vous qui portez les armes.

Je vous fais cette promesse pour moi, et pour mes amis de circonstance. S'il vous plait. »


Acquiesçant à l'attention de Ricky après avoir fait en sorte de capter son regard en se penchant un peu plus vers lui, il revenait en arrière et testait à nouveau ses rudes liens qui ne semblaient pas prompts à être conciliants. C'était un fait : il ne connaissait aucun des trois autres mais doutait que ce soit le bon moment pour débattre des raisons pour lesquelles il s'était éveillé avec eux. S'adossant de nouveau au mur de métal froid, il portait le regard vers son second centre d'intérêt à l'heure actuelle : cette femme à leurs cotés qui paniquait et fixa son regard sur elle en lui parlant, usant d'un ton particulièrement calme et d'une voix adoucie.

« Du calme, tout va bien se passer. Nous sommes dans un camion, en sécurité. Vous vous souvenez de moi ? Je suis James, le type avec les mains en l'air, un peu à coté de ses pompes, ajouta t-il en riant doucement. Celui qui voulait savoir si vous alliez bien. Nous sommes avec Seth, Jared et des inconnus qui nous ont récupéré sur cette air d'autoroute et qui ne vous veulent pas plus de mal, je suis sûr que Ricky n'en pense pas moins. Essayez de respirer doucement. »

Il jeta un regard lourd de sens à Ricky lorsqu'il fit référence à lui et revint à Elizabeth en se mettant à imiter une respiration calme et profonde sans détourner ni les yeux ni son attention d'elle, reproduisant l'acte plusieurs fois en espérant que cela puisse l'inciter à l'imiter à son tour. James n'était pas l'archétype du survivant, et sur cette air, il avait agi avec un instinct aussi troublé qu'incertain. Néanmoins dans cette situation, certes tendue, mais basée sur la communication, face à ce type de crise de panique, il pensait être en mesure de pouvoir aider et la perte de ses aptitudes physiques et de certains de ses souvenirs après son agonie brutale, amenant au réveil, n'avaient pas totalement arraché ses capacités et méthodes, du moins l'espérait il. Car si il était de loin le moins certain du monde d'avoir gardé ne serait-ce qu'une part de ce qu'il était, il ne pouvait pas rester là silencieux et renfermé alors que les choses menaçaient de dégénérer à la moindre bêtise ou au moindre acte brusque.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Ven 16 Jan - 2:20
Voila que le jeune approchait avec un sourire qui se voulait rassurant, tout comme son discours. La jeunesse ne voulait pas dire grand chose déjà avant le grand changement, alors après ... Un beau sourire et un beau discours ne vallait pas confiance. A coup sur. Mais allez savoir pourquoi, Seth lui trouvait une bonne tête. On dit souvent que c'est la première impression qui compte. Il espérait qu'il n'allait pas regretter cette impression et que Ricky allait être un mec vraiment sympa avec vraiment l'intention de les aider. Et tant qu'a se faire de douce illision, autant ajouter qu'il y arriverait. Comme on dit, quand on rêve, il faut rêver grand.

Un troisième laron entre dans la danse et lui c'est tout l'inverse. Vieux, agressif, peu avenant. C'était presque amusant de voir que deux personnes qui semblent si différentes pouvaient de toute évidence être dans le même camps. Même s'il avait tord sur le fond, il avait raison sur la forme. Quand on risque sa vie on pourrait faire beaucoup de chose mais pour le coup il avait tord mais Seth n'avait aucune preuve pour étayer ses propos, sinon, ça serait trop facile. Il ne relève donc pas reportant son attention sur Ricky qui persistait à vouloir les écouter et peut être les aider, essayant de prendre l'aide la ou elle était. Du moins l'espérait il.

"J'ai rien l'intention de faire non .... de toute façon vous nous avez attachés et vous êtes trop et armé, ça serait plutôt stupide."

Son regard suivit celui du petit jeune quand il remarqua l'état de panique de la jeune femme le découvrant à son tour. Elle avait vraiment pas l'air dans son assiette. Il pourrait le comprendre a posteriori mais pour l'instant elle ressemblait juste a une femme paniquée ce qui n'était pas pour les aider mais il ne pouvait décemment pas le lui reprocher. C'est au tour du barbu d'entrée dans la danse et de tenter de convaincre lui aussi le jeune avant de s'intéresser à la jeune femme, encore. Raaaah au diable tout ça, il fallait qu'ils arrivent à convaincre le vieux bourrus et c'était pas comme ça qu'ils y arriveraient. Il se tourna alors vers lui pour lui parler.

"Ecoutez Monsieur Zach. Oui vous avez raison dans cette situation n'importe qui dirait n'importe quoi pour pas se faire buter, c'est normal. Sauf que quoi qu'on dise on aura pas de preuve a vous apporter pour que vous nous croyez. Alors si ça vous fait plaisir, garder nos armes le temps qu'on vous prouve notre bonne foi si cela peut vous rassurer. Il n'y a pas de raison qu'on arrive pas à s'entendre. Il y a bien assez de mort la dehors pour nous tomber sur le dos dès qu'ils peuvent, autant éviter de s'écharper entre nous inutilement. Non ?"

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 16 Jan - 10:24
Des souvenirs profondément enfouis lui revenaient à l’esprit. Le genre d’images que l’on pensait avoir enterré au plus profond de son esprit, et que l’on avait cloisonné avec suffisamment de verrous pour qu’elles restent où elles étaient, cachées.

Sa maison de poupée. Le silence pendant de longues heures. La nuit qui tombe au-delà de la fenêtre. La faim qui tenaille. Le salon. Sa mère. Le téléphone qui sonnait. Les heures qui passaient. Une journée entière. Le téléphone qui harcèle. Des orteils glacés. Des visages successifs. Une maitresse d’école, la voisine, et puis, d’autres inconnus. Des dizaines. Des flashs rouge et bleu, puis blanc.
La vérité enfin, puis la terreur. Le glas de l’immuable fatalité. Les vérités qui s’enchainent. Les cauchemars.

Elizabeth a l’impression de tourner en boucle dans sa tête. Avant toute cette merde, elle n’aurait eu qu’un seul coup de fil à passer, une pensée logique qui la ramenait immédiatement au calme de la réalité en brisant son imaginaire déraisonné. Sa propre thérapie. Elle n’avait eu au final que très peu recours aux anxiolytiques, beaucoup trop brutaux, et avait plutôt tendance à esquiver leur usage lorsqu’elle le pouvait. Mais sans téléphone, leur utilité n’était pas à exclure, loin de là.

Dans ce camion, elle n’avait ni téléphone, ni médicament, et le travail était d’autant plus difficile que la situation lui échappait à un point frôlant ses propres appréhensions. Ce n’était pas étonnant qu’elle ait été recalée la première fois au sein du FBI pour son profil psychologique. Ils auraient sans doute dû la laisser sur le banc de touche ad vita, vu ce qu’elle trainait derrière elle. En attendant, elle cherchait toujours la solution à son « léger » problème, ignorant ce que pouvaient échanger les ravisseurs avec ses compagnons d’infortune.

Ce n’est que lorsque la voix du prénommé James à ses côtés transperça la barrière de ses états seconds en s’adressant directement à elle d’une voix calme et douce, empreinte d’une certaine compréhension qu’elle trouva enfin l’accroche nécessaire pour la sortir hors de l’eau dans laquelle elle était en train de se noyer.
Cela la renvoyait à d’autres souvenirs. Celui d’un homme qui c’était toujours occupé d’elle. Celui d’un homme qu’elle avait en favoris de ses numéros et qu’en cas de crise, elle se pressait d’appeler. Le seul homme dont elle n’avait jamais été proche depuis ses 6 ans. Aiden avait été son ange gardien, son père, son frère, son confident, son punching-ball par moments, et cela depuis toujours.
Le ton qu’avait employé James, ses mots, son attitude, indépendamment de la situation, l’avait ramené à lui, brisant la boucle de ses souvenirs morbides, l’emmenant davantage dans le confort d’un cocon de sécurité.

Elle hocha plusieurs fois la tête en plongeant son regard dans celui de James et assouplit enfin sa respiration, et le reste de ses états. Son cœur s’apaisait, ses tremblements cessaient. Elle n’aurait sans doute jamais pu y parvenir seule, elle ne l’avait jamais pu en réalité. Elle reprenait doucement pied et pouvait alors se concentrer sur ce qui se passait, sur son environnement, sur les différents protagonistes, sur la situation.
Il était tellement plus facile d’être à la place du témoin, de la tierce personne qui donnait son avis sur les faits, d’intervenir en sauveteur ou en héros, que d’être capable de la même calme lucidité lorsqu’on était soi-même victime. Mais chacun avait ses faiblesses et se prétendre apte à faire face à n’importe quelle situation en logique posée n’était que franche comédie.

Son cœur cessant de battre à un rythme frénétique et reprenant enfin le contrôle sur elle-même, Elizabeth laissa plutôt les autres agir comme ils le devaient, ou plutôt pouvaient. Être plusieurs sur le même front n’était sans doute pas une bonne idée, et surtout, si elle voulait ne pas replonger, il fallait qu’elle reste concentrée sur un autre sujet. Après tout, même si elle était parvenue à retrouver son calme, la situation, elle, n’avait pas changé.
Elle était toujours attachée à l’arrière du camion en compagnie de trois ravisseurs, dont un a l’air hostile, l’autre potentiellement plus compatissant, et le troisième ou la troisième, celui ou celle qui conduisait car il fallait bien qu’il y en ait un, qui n’avait pas ouvert la bouche depuis le début de leur réveil. Elle se demandait sur quelle mesure cette personne pouvait faire pencher la balance entre les deux antagonistes.

Elle ne voyait pas grand-chose dans l’habitacle de là où elle se trouvait, et ne cherchait de toute façon pas à voir. James et Seth donnaient l’impression d’être plus capable de tenter de gérer la situation. Elle n’allait pas intervenir à son tour.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 16 Jan - 21:57
Quelque part - 13/12/34 - Page 5 11269810

Temps : Le ciel semble dégagé et clair.  
Activité : Le calme persistant jusqu'ici semble avoir laissé place à autre chose.

Résolution tour VIII

Tous :

Ricky semblait attendre sincèrement une réponse, scrutant le réveil de Jared avec attention lorsque celui-ci revint à la vie. Le regard silencieux porté par Jared fit froncer de curiosité les sourcils de Ricky, qui pencha quelque peu la tête en l'observant.

« Salut Rambotte. » Lâcha-t-il avec un sourire, amusé par sa propre plaisanterie d'un Rambo transformé en marmotte.

C'est James qui le tira de son observation avec sa tirade, qui eut un effet assez imposant puisqu'il leva les mains aussitôt avec un air désolé. Seth jugea bon d'ajouter ses propres mots et cela mit visiblement le jeune homme en situation de gêne, celui-ci rétorquant avec autant d'envie à vous convaincre.

« On veut pas en arriver à quelque chose de triste, on voulait juste se protéger. On va dire que l'on est parti sur de mauvaises bases. On a qu'à recommencer, je peux même vous détacher, mais si jamais vous racontiez vraiment des bobards pour rester en vie et que vous nous sautiez dessus à peine détaché, je dois vous dire que le type au volant là, illustra-t-il d'un geste le désignant. C'est Chuck Norris, en plus cool et en version beau gosse, et moi je suis la copie numéro deux. Ouaip. »

Il acquiesça plusieurs fois avec un air adolescent, visiblement fier de sa prétention innocente et blagueuse. Il jeta un oeil sur James qui s'occupait d'Elizabeth, avant de faire comme si de rien n'était quand ce fut au tour de Seth de parler. Jusque-là, Zach était resté dans son air cadenassé et écouta sans trop de volonté Seth parler, rétorquant d'un mouvement de sourcil que l'on pourrait traduire en "ben voyons".

« Comme tu l'as dit, on a pas de preuves, donc pas de raison de vous faire confiance à toi et à tes potes, que tu les connaisses ou pas. On va dire que je suis dans mon bon jour et que j'ai pas envie de vous plomber, ça m'empêchera pas de le faire si vous jouez les malins. »

« C'est bon, rétorqua Ricky en montrant Elizabeth. T'as l'impression qu'elle va te sauter à la gorge là ? Ils sont pas nerveux, ils veulent se sortir de cette merde, autant que nous. De toute façon mon frère a visiblement rien à redire, alors je vais pas les séquestrer gratuitement, et en plus j'ai pas envie de passer la journée à m'occuper d'eux parce qu'ils peuvent pas se gratter le nez ou pisser sans qu'on la leur tienne et toi non plus. Enfin, je dis pas ça pour vous madame, quoique je serais volontiers ok pour vous tenir... enfin non, je parlais des gars, mais vous aussi. Putain c'est pas ça... je voulais pas être grossier. Ah zut mais non. Enfin en tout cas... »

Il avait commencé à s'emmêler les pinceaux, s'adressant à Elizabeth avec l'étrange impression qu'il se parlait davantage à lui-même, enchaînant les mimiques gênées et eut même un coup d'oeil à sa poitrine sur la fin, avant de détourner le regard avec un air foncièrement stupide. Il aurait pu continuer son plaidoyer encore longtemps mais le son d'un sifflement sec lui parvint, à lui, à Zach et même à vous en réalité, provenant du conducteur muet qui n'avait pas tourné le regard une seule fois, et qui ne le fit pas davantage maintenant, se contentant de sa méthode simple et efficace pour les interpeller.

Les deux hommes se tournèrent vers lui en réponse à son appel, mais ce fut Zach qui avança à l'avant, laissant Ricky demeurer les yeux suspendus dans leur direction dans l'attente de la suite. Zach lâcha son fusil de la main gauche, et de la droite posa la crosse sur le sol en tenant le canon, son intérêt visiblement dirigé vers la route, le sortant d'un coup totalement de sa surveillance à votre égard comme s'il venait de voir quelque chose d'inattendu.

« Quoi ? Dit Ricky, intrigué. Qu'est-ce qu'il se passe dehors ? »

« Merde... » laissa échapper Zach d'une voix autrement moins assurée, cette fois certainement surprise.

Un coup de pédale sec très perceptible marquait un nouvel élan, tandis que le camion accélérait soudainement et rapidement, jusqu'à atteindre une vive allure. Ricky en tomba au sol au coup de pédale en lâchant un « putain » qui vint du fond du coeur et marquait sa propre surprise.

+++

Tour IX

Jared Reedus

Anonymous
Invité
Sam 17 Jan - 14:14
Les prunelles bleues de Jared reste fixées sur celle de Ricky en l'entendant lui parler, aucune trace d'une quelconque émotion dans le regard. Enfin certainement encore un peu d'incompréhension non pas à cause de la situation de "kidnapping" mais à cause de ce qui s'est produit avec ses liens. Finissant par détourner son regard de l'homme devant lui, il le reporte sur Seth en premier lieu puis sur James et Elizabeth, la donzelle a l'air en pleine crise de panique...Comme s'ils avaient besoin de ça, bien que comme les autres ont dit ils ne se connaissent pas. Oui bon d'accord même s'il le voulait, Jared aurait du mal à ne pas se sentir concerné par ce qu'il va advenir à ses compagnons d'infortune, du moins pour le moment tant qu'ils ne sont pas sains et saufs.

Le jeune homme fronce les sourcils en entendant Ricky parler mais ne dit rien au début, se décidant à ouvrir la bouche quand l'autre s’emmêle les pinceaux en parlant à Elizabeth et que le conducteur siffle un coup. Il est temps d'essayer d'obtenir des réponses à quelques questions qui traînent dans sa tête et certainement celles des autres.

- Là où vous nous avez trouvé, c'était où, à quel endroit du Texas je veux dire ? Et quel est la date d'aujourd'hui ?

Ricky pourra comprendre au son de la voix de Jared qu'il est sérieux, qu'il ne connait réellement pas ces informations. Sa voix restant tout autant sérieuse pour la suite.

- Quant à la flèche je m'excuse, je vous ai prit pour un rôdeur en devenir avec tout ce sang, je voulais juste que vous cessiez d'essayer de démarrer ce fichu camion à en rameuter tout les z....

Sa phrase restant en suspend quand les évènements à l'avant du camion change. Aura t-il des réponses aux questions qu'il vient de poser ? Hum c'est loin d'être gagné surtout avec le juron de Zach puis avec l’accélération du véhicule. Jared peine à se stabiliser, s'aidant de ses jambes et de ses mains, lui pouvant les plaquer à la paroi du camion tout en les gardant dans le dos, tentant de ne pas basculer d'un côté ou d'un autre. Bon cette fois c'est certain il ne saura rien mais bordel qu'est-ce qu'il se passe dehors pour que le conducteur ait agit ainsi ?! Tout est envisageable après tout, le meilleur comme le pire...Et demander à Ricky ne servirait à rien là, il ne voit pas ce qu'il se passe dehors surtout en se pétant la gueule comme il l'a fait là.

Jared qui n'est pourtant pas du genre à s’inquiéter pour un rien sent de nouveau monter en lui des doutes et un peu de crainte. Détournant son regard porté instinctivement vers l'avant, il pose les yeux sur les trois autres près de lui, cherchant leurs réactions. Il commence en même temps à chercher comment il va pouvoir les libérer, avec un peu de chance le Ricky va se relever et aller voir ce qu'il se passe, détourner son attention d'eux quatre. Si c'est le cas Jared cherchera à libérer Seth de ses liens pour commencer.
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