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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Quelque part - 13/12/34
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 19 Jan - 0:31
Ses conseils et sa tentative pour rassurer Elizabeth semblaient fonctionner, ce qui soulagea James qui avait eu peur de se planter à nouveau. Il fallait bien avoué qu'il n'avait pas eu l'occasion de se montrer glorieux depuis leur réveil et que l’enchaînement des événements ne l'avaient pas seulement laissé impuissant : il avait le sentiment de courir après un groupe de cavaliers au galop. Le regard d'Elizabeth, plongé dans le sien, le troubla un instant et il manqua de détourner les yeux mais tint bon, son mal aise personnel ne devait pas interférer en cet instant et ce n'était vraiment pas le moment qu'il soit déstabilisé.

Il esquissa un nouveau sourire et opina du chef tandis qu'elle se calmait, laissant Seth et Jared gérer Ricky et Zach, il resta concentré sur elle afin de l'aider comme il le pouvait dans ce moment ardu. Jared semblait d'ailleurs se montrer moins difficile et c'était une bonne chose, la communication était nouée et les choses allaient peut être tourner de façon plus calme et dans l'entente. Il commença par souffler.

« Vous m'avez fichu la trouille pendant un instant je dois vous l'avouer, dit il à Elizabeth à voix basse avec un léger rire spontané. Mais ça va mieux, je crois que ce Ricky veut vraiment nous aider, avec un peu de chance,  nous serons libérés sans que quoi que ce soit ne dérape si tant est que l'on ne provoque pas le moustachu à la gâchette. Essayez de rester sereine et ne vous en faite pas, je sais que l'on ne se connait pas mais je crois que vous et moi on pourrait s'entraider, au moins le temps de sortir de cette... situation. Vous avez un nom ? Bien sûr que vous avez un nom, quelle question, le tout c'est de savoir si vous voulez le partager. »

Il tenta de faire de son mieux pour se détendre et l'aider à se détendre, s'adossant au mur en prenant une grande inspiration et restant associé à Elizabeth, faute d'autre chose qu'il puisse faire dans ces circonstances. C'est à ce moment que Ricky s'adressa particulièrement à la femme à ses cotés en se perdant dans quelques embrouillements linguistiques, laissant James étrangement amusé par ce qui se déroulait. Avait il plus que d'habitude des raisons d'être triste ? Même lui qui était sensible à la dépression devait bien admettre que les choses se présentaient mieux que le destin ne paraissait lui proposer. Il était vivant, bel et bien vivant et maintenant il en avait la quasi-certitude à la sueur qui parcourait son corps, la gêne de ses mains attachées et la bosse à son crâne. Il était aussi sécurisé à l'arrière d'un camion, quand bien même c'était dans le cadre d'un enlèvement et entouré d'être vivants passablement sains qui ne s'étripaient pas pour le moment. Après tout ils auraient pu les laisser mourir sur place, dévorés, si ils avaient sincèrement été insensibles à leur détresse. Oui, on pouvait dire que James avait de quoi être amusé et en même temps, cynique car il savait pertinemment que les choses ne seraient pas aussi tranquilles très longtemps.

Il avait raison visiblement. L’interpellation du conducteur silencieux jusqu'alors, au style assez rock 'n' roll se dit James avec cette veste en cuir sans manches, avait donné lieu à un nouvel événement que les deux individus à l'avant semblaient constater, alors qu'eux à l'arrière, tout comme Ricky, ne savaient pas du tout à quoi s'attendre. Le coup d'accélérateur ne tourna pas le mystère du bon coté et James, qui était adossé et avait relâché la pression, glissa brusquement contre la porte à sa gauche, percutant le métal avec davantage de sensations à la tempe qu'à l'épaule, laissant échapper un grognement. Qui ou quoi que puisse être ce qui tirait les ficelles dans cette réalité, ce quelqu'un ou quelque chose semblait se jouer de lui avec cette nouvelle agression qui n'arrangeait en rien ses douleurs initiales.

Il se redressa en grimaçant et essaya d'observer ce qu'il pouvait bien se passer du coté des deux hommes à l'avant, espérant qu'il ne soit pas nécessaire encore de courir, ou se battre, pour sa vie une fois de plus.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 19 Jan - 3:14
La situation s'arrangeait semble t il. Du moins pour la jeune femme qui se calmait. Il n'aurait pas miser un kopeck sur le barbu qui s'était manger un râteau magistral la première fois mais cette fois cela fonctionnait mieux. En apparence au moins. Avait il finalement des qualités humaines, émotionnelles, relationnelles ? Si c'était le cas cela pourrait peut être les aider. Il avait envie de lui faire signe de discuter avec leur geôlier pour l'aider au lieu de se concentrer sur la jeune femme aussi charmante physiquement soit elle. Sauf que ça serait déplacer et surtout cela nuirait aux relations générales. Des fois il fallait faire sa gueule pour pas foutre la merde , c'était un de ces cas la, même si cela ne serait pas le pire.

Le tout à coup frappa quand le chauffeur les interpella, Il se passait quelque chose devant mais impossible de savoir quoi. Le chauffeur ne dit rien, le vieux qui le rejoignit à l'avant ne dit rien non plus. Enfin rien. Ils s'exclamèrent tous les deux sans lâcher une putain d'information sur ce qui se passait. Ils étaient, sans le savoir et sans le vouloir, pouvait il supposer, en train de leur mettre encore plus de pression qu'en les laissant se réveiller attachés à l'arrière d'un camion. Il fit ce qui ne servit à rien, il aurait pu le dire de lui même s'il avait été conscient sur l'instant, mais qui fut quelque chose de réflexe. Il posa la même que Ricky.

"Il se passe quoi ?"

C'est alors que le camion reparti de plus belle, accélérant fermement, décider à atteindre une vitesse bien plus haute que celle qu'ils avaient jusque la. La première chose qui vint à l'esprit de Seth fut qu'il voulait défoncer un barrage. Un peu comme on voit dans les films. Sauf qu'il n'y avait aucune raison d'avoir de barrage sur cette route qu'ils connaissaient probablement, ou du moins qu'ils avaient emprunter un peu plus tôt ce matin ou tard hier soir. Non s'il y avait effectivement un barrage, cela serait sans doute un barrage de chair en décomposition. Le genre qu'on aimait percuter pour mieux rouler dessus afin d'en éliminer une poignée définitivement, ou ne jamais voir de sa vie. Malheureusement dans leur cas, ils y étaient peut être bien confronter. En tout cas, c'est la seule hypothèse qui avait pu émerger de l'esprit de Seth.

Il fut ballotter un peu à droite et à gauche sous l'accélération et essaya de retrouver un tant soit peu de stabilité et se contorsionna autant qu'il pouvait pour essayer de voir par l'arche qui les séparait du camion. Etant le plus proche de l'avant, il aurait peut être une chance qui sait ? Et puis après tout, leurs ravisseurs ne regardant pas vers eux, il ne devrait pas avoir de problème. Non ?

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 19 Jan - 10:05
Même si la crise était terminée, l’angoisse était toujours présente. L’angoisse des évènements tels qu’ils s’étaient enchainés et de la dure réalité à laquelle il fallait encore faire face. Si seulement tout ceci n’avait jamais été qu’un mauvais rêve. Si seulement elle pouvait s’éveiller et reprendre le train quotidien de sa vie, dans son ranch et son nouveau travail qui lui plaisait énormément.
Si elle n’avait pas été capable de survivre psychologiquement à une situation certes très dure, mais malheureusement, dans le complexe quotidien d’un monde « normal », comment pouvait-elle prétendre arriver à mieux appréhender ce qui lui paraissait relever du paranormal ? Ceux qui se montraient sans failles et sans reproche, prompt et apte à jouer les héros et les cow-boys, capable à la réflexion calme et posée dans une situation qui échappe complètement à tout contrôle, sans qu’aucune entrave, ni morale, ni psychologique ne les atteignent ont tout simplement bien besoin d’une psychanalyse d’urgence, pour le peu que ça pourrait encore être utile.
Ils n’étaient pas des marionnettes, ils étaient des êtres humains, bordel.

L’image superposée que son esprit avait affiché devant son regard d’Aiden, et des souvenirs qui lui restaient de lui, s’estompèrent peu à peu, tandis qu’elle revenait à la réalité. Il lui manquait, et bien qu’elle ignorait sa situation, et qu’elle ne doutait pas de ses compétences, elle avait déjà prié pour son âme et était fermement résolue à ne plus ni l’entendre, ni le revoir. C’était presque un vieil homme désormais. Comment aurait-il pu seulement survivre à tout cela, tout ex-agent du FBI qu’il était ?

Elle écouta à nouveau les paroles du dénommé James. Ça pouvait paraître bête, ou stupide mais, elle en avait besoin. Cet homme était loin d’être quelqu’un d’égoïste qui ne se contentait à ne penser qu’a lui en dénigrant les sentiments des autres, et les états mentaux qui pouvaient en découdre, et ça la touchait. Non pas en tant que femme, mais en tant qu’être humain tout simplement.
La situation lui paraissait assez saugrenue pour reprendre les présentations dont elle avait mis clairement une distance à leur première rencontre. Qu’importaient les intentions des trois autres, ils étaient toujours attachés à l’arrière d’un camion qui filait on se savait où, retenus prisonniers pour des raisons assez obscures d’ailleurs.

Mais après tout, pourquoi pas ? Qu’est-ce qu’elle y perdait ?
Elle préféra ignorer le gamin qui perdait son langage dans des bafouillements aussi maladroits les uns que les autres. Elle aurait sans doute trouvé cela drôle, amusant et touchant si elle n’avait pas été enfermée et ligotée par cette personne en question et il était hors de question qu’elle lui adresse la moindre sympathie, aussi sincère qu’il lui semble.

Elle garda son attention sur James et lâcha enfin :

« Elizabeth. »

Mais son regard fut tiré ailleurs, vers l’habitacle où allait se dérouler le reste de la scène. Le conducteur attira l’attention de ses complices qui semblaient assez ennuyés par ce qu’ils voyaient alors. Une accélération brusque et soudaine la força à se vautrer sur le flanc.

Elle essayait tant bien que mal de retrouver son équilibre, toujours au sol et son esprit ne fit qu’un tour. L’attention de tous braqué vers l’avant, elle chercha à passer ses mains de derrière son dos vers l’avant et essaya de voir si ainsi, si elle ne parvenait pas à détacher ses liens, quitte à se servir d’une arête de tôle qui dépasserait quelque part pour les couper.


Fin.
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