Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ailleurs - 13/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Prologue

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 16 Déc - 0:39
Sept heure et demi. En y repensant, il songea au fait qu'il n'avait pas fait si longue grasse matinée depuis bien longtemps. Cette pensée ne le rendit ni nostalgique ni triste, cela sonnait dans son esprit comme un simple constat totalement hors de propos, sa manière à lui de s'évader l'espace d'une seconde et ressentir la paix dans l'occupation de l'esprit.

Cependant, à peine se laissa t-il bercer par les tribulation de son cerveau émergeant encore de son sommeil troublé qu'il fut coupé par des mouvements de l'autre côté de la porte. Les pas étaient surréalistes, pesant et sans douceur, on aurait cru une scène de film dans laquelle le rôle des deux menottés étaient de saloper leur lit en se vidant de leurs matières fécales, mais non... Non, la gamine fixait la porte sans comprendre et Samuel, lui, tirait doucement sur sa menotte afin de juger du peu de liberté de mouvement qu'il lui restait.

Il ne se stoppa que lorsque la porte fut déverrouillée, ramenant sa main sur la tête de lit tout en tournant la tête vers la masse qui se dessinait dans l'embrasure sans réellement se révéler. Rapidement, il l'examina du regard, intrigué mais non apeuré, il n'en demeura pas moins attentif à l'arme qu'il possédait et qui mettait fin a toute idée de fuite qui ne serait pas motivée par la folie, ce qui ne réduisait pas non plus à néant les possibilités d'en sortir vivant... Fort heureusement d'ailleurs.

Toujours aux aguets malgré l'esprit embrumé, il jeta un regard en coin à Ivy lorsqu'il s'adressa à elle, tâchant de ne pas sourire en se rappelant d'autres situations dans lesquelles il avait put entendre cette excuse. Bizarrement, des situations où il était aussi question de séquestration et de menotte.

Puis, achevant de l'aider à garder à sérieux, la pauvre jeune femme se lança dans des suppliques lors le gros lard se montra assez vindicatif dans l'obtention de leurs identités. Dire que Samuel se sentait cool serait mentir, non, il sentait bien son ventre s'allèger et son cerveau se prendre une bonne décharge d'adrénaline, mais quoi qu'il en soit, il n'en montrait rien, ou si peu, qu'il parvint à assurément faire bonne figure en répondant à son tour.


"Hem... Dans une registre différent de mademoiselle ici présente. Je m'appelle Samuel, j'étais consultant pour ImpriTech, vous connaissez ? 'Fin, on s'en fiche, oui. Ce qu'on faisait sur votre terrain, c'est être vivant, et pour ça, il faut reconnaitre que c'est une bonne nouvelle par ce que, ouais, vous l'avez compris, c'était pas trop la forme la dernière fois qu'on a piqué du nez.

Ensuite, j'admets que là, sur une minute chrono, c'est pas facile, mais à dire vrai, je ne me suis pas endormi sur un terrain moi. J'étais... Eh... Oui, j'étais sur la 186e, j'allais vers Raymondville pour aller ensuite vers le nord, mais j'étais dans un Texaco quand j'ai fermé les yeux."


Parlant aussi posément que possible tout en s'aidant de son seul bras libre pour rendre son mini-exposé plus vivant, il sembla se forcer à la boucler sur la fin, comme si il était parti pour raconter tout son plan pour sauver le monde ou s'organiser sa petite vie tout seul. Bref, ça a l'air d'un bon bavard mais pas au point d'abuser d'un auditoire qui connait à présent son nom et pourrait l'écrire sur une de ses deux cartouches. Malgré tout, il essayera bien d'esquisser un semblant de demi-sourire dans le but évident de paraitre aussi clean et sincère que possible, espérons juste pour lui que ce sera suffisamment convaincant pour son interlocuteur.

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Mar 16 Déc - 17:29
Scott profita du trajet pour s’interroger sur lui-même : Comment avait-il atterri là ? Combien de temps s’était-il écoulé depuis son coma ? L’espèce humaine était-elle encore de ce monde ?

*Que personne ne compte sur moi repeupler la Terre, même les plus jolies femmes n’obtiendraient rien de moi. Aphrodite elle-même aurait plus de chances de séduire un Z que de m'attirer dans sa couche.*

Non, définitivement non, il ne voyait aucun inconvénient à ce que l’humanité s’éteigne, et même si la survie de son espèce reposait sur ses épaules, il n’en ferait rien. Après tout, notre monde se porterait mieux sans nous. Un avenir sombre, seul, et loin de tout plaisir aurait effrayé la plupart des hommes, mais pas Scott, bien au contraire. Au moins, il aurait la paix, et une certaine forme de tranquillité. Le cadet de la famille Redfield rêvait même secrètement d’assister à la déchéance de l’humanité, ainsi qu’à sa fin. Il était comblé, et un large sourire illumina son visage au simple fait d’évoquer cette pensée.
Maintenant que sa survie n’était pas immédiatement engagée, il profitait du paysage. Les merveilles infinies que ce monde recelait ne cessaient de l’éblouir : ce simple cadre rustique éclairé de ce soleil majestueux le revigora.

*Si seulement chacun pouvait se réjouir des petites choses, et des bonheurs éphémères, nous n’en serions peut-être pas là.*

Il sortit son paquet de cigarettes, et en porta une à sa bouche, avant de se raviser. Après tout, il n’en avait qu’un seul, et il ne savait pas s’il pourrait en obtenir un autre de sitôt. Finalement, l’apocalypse n’avait pas que des bons côtés.

Il reprit son chemin en direction de ce qu’il semblait être de plus en plus une ferme, et en profita pour imaginer ce qui pouvait l’attendre. Rien ne devait être laissé au hasard, mais qu’allait-il rencontrer le bas ?

La Z qu’il venait d’abattre devait très certainement être l’une des propriétaires de cet endroit, la question était de savoir ce qu’était advenue de sa famille : étaient-ils morts ? Transformés en Z ? Avaient-ils désertés la zone ? Il envisagea même une hypothèse des plus sordides : sa famille était toujours en vie, et considérait ce zombie comme étant un membre de leur famille, malgré son état de zombification avancé. Scott ne savait pas trop quoi penser de tout ça, pouvait-il considérer cet attachement immodéré comme « beau » ? Bien sûr que non, c’était juste idiot, cela défiait toute logique, tout bon sens, mais il savait aussi que tout le monde n’avait pas sa manière de penser. Il y avait toujours des personnes assez stupides pour faire passer devant les émotions et les sentiments qu’elles avaient pour les autres, défiant toute rationalité.

-« Keuf, en espérant ne pas tomber sur de telles dégénérées. »

II arrivait enfin à destination, l’endroit semblait des plus calmes, comme abandonné. L’heure n’était plus aux spéculations, et c’est tous sens en alerte que Scott s’approcha de la bâtisse.
Après tout, peut-être s'était-il monté le bourrichon pour rien, et qu’il ne découvrirait rien de sordide... Peut-être.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 17 Déc - 21:44
Ailleurs - 13/12/34 - Page 2 U7fao10

Temps : L'aube levée, le vent se met progressivement à souffler et des nuages gris approchent.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution tour IV

Scott : Tu poursuis ton avancée dans les herbes mi-hautes sur tout le terrain ou presque et arrives dans le périmètre de la ferme. Celle-ci n'a rien de bien significatif : une maison avec un étage faite de pierres et de bois ajouté par endroits, le toit couvert de vieilles tuiles qui mériteraient un changement mais suffisent à éviter l'infiltration a priori. Tu remarques du coté où tu arrives, quelques fenêtres au rez-de-chaussée, ainsi qu'à l'étage. La porte de la maison n'est pas loin de toi, à l'extrême droite de la façade de cette maison qui visiblement n'est pas particulièrement grande pour ce type de terrain : une centaine de mètres carrés de prime abord - si tu es en mesure de quantifier cela, et moins à l'étage qui est plus étroit.
Derrière la maison, tu peux le remarquer de chaque côté même si tu es encore à quelques dizaines de mètres, un vaste champ agricole présentant plusieurs types de plantes et herbes bien alignées, trahissant les cultures en cours. Si la maison est face à toi, il y a sur la gauche, à une trentaine de mètres, une grange plus grande encore que la maison, cachant peut-être même un box. Le tout fermé, tu n'y vois rien de spécifique hormis que c'est fait là, entièrement de bois.

Tu arrives à moins de cinquante mètres de la maison qui ne présente ni bruit ni vit de l'extérieur, jusqu'à maintenant....

Tu trébuches subitement au détour de quelques herbes alors que tu prêtais ton attention à l'incertaine bâtisse, glissant sur quelque chose de solide. Manque de bol, tu tombes en avant et heurte un sol assez bien amorti car il est fait de terre et d'herbes, plus de peur que de mal. Le temps de comprendre et de maudire ta faible forme physique qui a inhibé ta résistance à ce croche-pied hasardeux, tu réalises avoir identifié ce sur quoi tu es tombé comme familier de sensation, une jambe ?
D'instinct inévitable, tu te retournes pour vérifier ce qui t'a fait tomber et peut constater la silhouette de ce piège involontaire : un corps, celui d'une femme. Une autre marcheuse ? Si le doute est bien présent, cette femme au physique pas si différent de ta précédente victime, à ceci près qu'il est en bien meilleur état, te frapperait d'effroi si tu n'étais pas ce que tu es : son visage blanc est inerte et ses yeux bleutés, grands ouverts, marquent la peur. Sa chevelure d'or voit une partie couverte de sang et sa gorge est déchirée à la base du cou, laissant la trachée et une partie de la colonne vertébrale à l'air libre. Elle semblait avoir pourtant toute la vie devant elle, une peau nette et laiteuse à la vue, des mains fines et un corps chaleureusement sculpté et attirant. Seuls ses vêtements - un tee-shirt blanc et un jean classique, pas de chaussures - sont visiblement dans un mauvais état et l'attaque qu'elle a du subir ne semble pas avoir grand chose avec : sales, déchirés par endroits et dégageant une odeur peu ragoutante. Sa mort a du être récente et douloureuse.

Ivy & Samuel : L'homme reste silencieux au cours de votre réponse... et même après. Demeurant dans ses ombres et sans faire le moindre geste, l'arme ramenée contre lui. Peut-être vous sonde-t-il, ou peut-être réfléchi il a la valeur de vos paroles. En tous les cas, au bout de quelques longs instants où il se contente certainement de vous regarder même si vous ne le voyez pas explicitement, il finit par avancer d'un pas à l'intérieur - baissant quelque peu la tête en passant pour éviter de se cogner - et relâche la détente de l'arme, redressant l’interrupteur de la chambre d'un geste. La lampe qui pend au plafond s'allume, dévoilant clairement la pièce, et le maître de maison.

Vous pouvez constater qu'il n'a finalement pas grand-chose à voir avec l'impression donnée. Cet homme qui se présente à vous a déjà atteint un certain âge et paraît avoir gardé toute sa forme pourtant. Bel et bien massif, robuste et pourvu de quelques rondeurs mesurées, il vous scrute tour à tour de ses yeux sombres sur un visage aux traits solides mais détendus par l'âge. Loin d'être menaçant, il semble même naturellement rassurant, le regard bienveillant et paternaliste. Le fusil qu'il tient, digne du début du siècle et malgré tout en bon état ne vous fixe plus, tenu d'une seule main, canon vers le plafond, le long du corps.

L'effet bleuâtre d'impression de sa chemise à carreaux devait être dû à la perception approximative dans l'ombre car elle est en fait d'un marron forestier presque noir. Bretelles et pantalon sont encore plus sombres, bottes épaisses aux pieds, sa chevelure blanche assez longue est organisée par une queue-de-cheval. Il vous regarde l'un après l'autre, plissant les sourcils non avec minutie mais plutôt avec un regard qui laisse tout croire qu'il s'interroge posément de vos personnes.

« Raymondville hein ? » Dit-il avec une remise en question évidente vers Samuel, avant de plonger son regard analytique dans celui d'Ivy. Il lève l'index vers l'homme attaché au lit en agitant légèrement la main, façon... troisième âge, et s'adresse à toi d'un ton qui laisse transparaître sa méfiance. « Dis-moi, tu connais cet homme ? »


+++

Tour V

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 17 Déc - 23:31
Le temps me parut s'étirer à l'infini alors que l'homme restait muet dans l'embrasure de la porte. Outre ma respiration haletante et mon cœur menaçant d'exploser sous la tension qui m'avait gagné, mes idées-mêmes se voulaient chaotiques, la peur bousculant mes capacités de réflexion ou de déduction que j'employais habituellement à bien meilleur escient. Pourquoi ne disait-il rien ? Pourquoi ne faisait-il rien ? Que pensait-il ? Que voulait-il ? Allais-je mourir à nouveau ? Avait-il choisi de ne tuer que l'un de nous deux selon nos réponses, nos destins ne tenant qu'à la seule volonté et le seul raisonnement d'un esprit malveillant ? Ou n'était-il vraiment qu'un vieil homme simplement méfiant vis-à-vis d'une situation que moi-même je ne comprenais pas ?

Tout autant de questions qui s'interrompirent lorsque la lumière fut, soudainement. La pièce s'éclaira quelques secondes après que notre "hôte" ne se soit avancé dans la chambre, relevant le canon de son arme vers le plafond et adoptant une attitude bien moins menaçante à notre égard.  J'avais beau plisser les yeux pour tenter de le dévisager, il se tenait cependant encore trop loin de moi pour que je puisse en percevoir distinctement les traits, et donc tenter de deviner les émotions traversant son esprit qui pourraient transparaître sur son visage.

"Raymondville hein ?" demanda-t-il à mon compagnon d'infortune d'un ton légèrement dubitatif et suspicieux, comme si cette ville dont j'ignorais la localisation semblait totalement incongrue avec l'idée qu'il pouvait se faire de la façon dont nous avions atterri chez lui. Je n'avais pas vraiment pris la peine d'écouter ce qu'avait répondu l'autre type pour tenter de sauver sa peau. Même son prénom ne m'avait pas marqué, toute absorbée que j'étais par la présence d'un fusil me dévisageant sans amabilité aucune. Et puis quelle importance cela pouvait-il bien avoir de préciser à quel endroit nous avions vraisemblablement perdu la vie avant de revenir d'entre les morts ? D'ailleurs, où étions-nous maintenant ? C'était là une question que j'estimais bien plus pertinente.

Puis je sentis son regard se poser dans le mien, le soutenir, le sonder. Je le percevais plus que je ne le voyais. D'ailleurs, cette sensation me mit très mal à l'aise. Je détestais me retrouver en situation d'infériorité, j'avais tendance à perdre toute pensée rationnelle pour me laisser envahir, voire parasiter, par mes émotions ; offrant alors un boulevard à celui qui me dominait pour me mener par le bout du nez, si l'envie lui prenait. Le vieil homme leva le bras en direction du mec menotté.

"Dis-moi, tu connais cet homme ?" m'interrogea-t-il d'un ton méfiant, mais sans être agressif pour autant. Je détachais mon regard du vieil homme pour me concentrer sur l'intéressé, forçant affreusement sur ma vue, puis finis par me résigner, secouant légèrement la tête en guise de négation.

"Je ne reconnais pas sa voix m'sieur," commençai-je d'un ton plus posé, mais encore frémissant de quelques traces de crainte. "Je... Je ne distingue pas son visage d'ici... Pas plus que le vôtre d'ailleurs. Je suis myope en fait. Mais je ne pense pas le connaître, pas avant ce matin en tout cas, et je doute qu'il me connaisse lui non plus... Vous n'auriez pas trouvé mes lunettes par hasard ? Là où vous nous avez ramassé ?" demandai-je soudainement au vieil homme en braquant mon regard dans sa direction, d'un ton un peu plus assuré et familier.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Jeu 18 Déc - 1:32
Bien plus serein et peut-être un peu téméraire, Samuel avait, au fil des instants passés dans silence, repris ses aises sur le lit. Ho non, pas au point de se rallonger et se remettre ostensiblement les baloches en place, mais là, en tailleur, à jeter tantôt un œil à son pantalon, tantôt renifler sa chemise moisie, on aurait pas dit qu'il se trouvait encore visé par un canon scié.

Visiblement, d'une manière ou d'une autre, ce n'était pas la première fois qu'il en était réduit à une impasse où sa vie n'était plus entre ses mains mais il ne tenait pas non plus à l'exhiber avec trop de fierté et apparaitre suspect d'une quelconque autre manière. Le temps de réflexion du propriétaire des lieux lui permis même de s'évoquer à lui même l'étrangeté d'une telle arme qui était plutôt dédiée à plomber des cambrioleurs, ce qui n'est pas si fréquent en zone rurale.

Et puis, encore une fois, il fut coupé dans ses pensées lorsque la lumière s'alluma, le forçant à plisser les yeux devant la soudaineté de la chose et de ne regarder le proprio qu'une fois ses yeux bleus habitués au niveau de luminosité. A la vue de l'homme armé baignant dans la lumière, il eu un petit sourire intérieur qu'il ne se risqua pas à montrer, toujours dans l'idée de ne pas trop exposer sa positivité qu'il sait plus suspecte que communicative.

Ce léger sentiment positif s'estompa lorsqu'il prit à nouveau la parole. Il ne fut pas remplacé par de la peur, ni de la panique ou de l'angoisse, non, à la place, il leva les sourcils et réprima un air quelques peu indigné. Visiblement, avoir l'air de vérifier la véracité de ses dires vers la jeune femme ne fut pas trop à son gout, peut-être aurait-il préféré qu'on l'autorise à donner des détails, et pourtant, il ne protesta pas et la boucla royalement.

Un coup d’œil sur Ivy pendant quelle parle à son tour, quelques secondes qui suffisent à faire s'estomper la vexation et remettre son visage en ordre, neutre, sympathique mais pas innocent. Malgré l'envie d'en placer une, il se retint aisément mais simula la tentative, prenant une rapide inspiration et entre-ouvrant la bouche avant de la fermer derechef, le regard intensément tourné vers le fermier.

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Lun 22 Déc - 11:05
Une chute, une nouvelle fois de la journée, il chutait lourdement au sol. Il pestait encore, et encore, maudissant sa nouvelle condition physique. Il aurait bien grommelé en temps normal, mais le cadavre à l’origine de sa chute attira son attention. Encore une jeune femme, encore une morte, mais cette fois-ci, elle était inerte.

*Bon sang, vu l’état du corps, elle devait être encore en vie quelques heures auparavant. *

Elle devait être plutôt jolie, un beau brin de femme, avec une chevelure blonde soyeuse. Mais elle ne semblait pas prête à découvrir le monde extérieur : son visage exprimait la peur, et elle semblait aussi bien équipée qu’un obèse morbide pour le 110 mètres haies pour faire face aux dangers.

-« Idiote... »

Il guettait maintenant un quelconque mouvement de son corps : il avait peur qu’elle se relève, et qu’elle l’attaque. Il était stupide de la laisser comme ça, il devait mettre un terme à la menace potentielle qu’elle représentait, aussi infime soit-elle. C’était sa priorité, il réfléchirait à tous un tas d’hypothèses après. Chaque Z de moins dans les environs contribuait à sa sécurité, et chaque humain de moins aussi, même vivants. Il soupira :

-« Au moins les Z agissent de manière totalement contrôlée et prévisible… »

Il entreprit alors de chercher une pierre pour écraser le crâne de sa nouvelle victime, afin d’économiser sa batte pour les situations critiques. Perdu dans ses réflexions, il commença à se demander s'il n’aurait pas mieux fait de crier tout de suite : il aurait attiré tous les Z à la ronde une bonne fois pour toutes, et vu la densité de population environnante, cela n’aurait certainement pas été si dangereux que ça. Quoi que, au vu de sa condition physique, il pensait ne même pas pouvoir gagner contre plus de 2 zombies. Sans oublier le fait que des êtres humains pouvait être autour de lui, et s’ils étaient hostiles, il serait abattu à vue. Sa meilleure chance, face à l’inconnu, était sa discrétion : il devait dominer les événements, et les déclencher de lui-même au moment le plus opportun.

Dans ce paysage rustique, un seul être vivant semblait fouler le sol : Scott, les penser occupées, et les cheveux au vent. Sa relative discrétion n’était que fictive : il se déplaçait à terrain découvert, n’importe qui aurait pu le remarquer à des centaines de mètres à la ronde.

Après plusieurs minutes de pérégrinations, il trouva son Saint Graal, et se dirigea vers le corps de la jeune femme pour s’assurer que celle-ci resterait définitivement morte. Avant de procéder à sa « purification », il la fouilla : peut-être trouverait-il des choses intéressantes sur un cadavre aussi frais, la pierre toujours fermement agrippée à sa main…

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 22 Déc - 23:13
Ailleurs - 13/12/34 - Page 2 U7fao10

Temps : L'aube levée, le vent souffle tranquillement et des nuages gris sont tout près.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution tour V

Scott : Tu recherches une pierre afin d'empêcher la défunte de jouer contre le sort, et tu anticipes bien la chose car il faut en effet un certain temps avant que tu ne trouves une pierre qui soit suffisamment grosse pour remplir la tâche, en revenant vers la direction de la route. Rebroussant chemin, tu te décides à la fouiller avant.
Dans ses poches tu trouves quelques billets de 5 dollars qui n'ont plus aucune valeur et un coupe-ongles. À son cou, une vieille plaque inscrite d'un symbole chinois, accrochée à une fine corde qui sert de chaîne au cou. Elle n'a rien de particulier, et ce qu'elle portait sur elle était bien loin du genre d'outils que l'on imaginait trouver sur une survivante. Une chose peut t'interpeller : elle semble excessivement propre malgré l'état de ses vêtements, et il n'y a pas la moindre trace sur son corps visible que quelques grains de beauté. Ceci accomplit, tu fais ce que tu as à faire : tu lui écrases le crâne à l'aide de la pierre, devant t'y reprendre plusieurs fois avec la force relative que tu possèdes pour passer à travers la boîte crânienne solide. Le bruit de son cerveau écrasé sous l'impact, le crâne qui se brise, l'hémoglobine qui se déverse... tout dans cette scène est d'une parfaite répugnance, ce qui ne t'atteint pas des masses. En tout cas pas de la même façon que cela atteindrait un individu plus... normal ?

Alors que tu te couvres d'un peu plus de toutes ces matières organiques qui éclaboussent à mesure que tu frappes, achevant ton acharnement, tu peux percevoir un fin mais intelligible grognement dans ton dos. Celui-ci n'a rien de ceux mâchouillés des marcheurs. Il est plus... engorgé, plus clair et plus féroce. Tu ne le vois pas encore, mais dans ton dos s'est placé un chien. Pas n'importe quel chien, il s'agit d'un dobermann aussi grand que l'on peut l'imaginer, canines tranchantes dehors, qui n'a pas l'air d'apprécier ta présence sur son territoire. Appartiendrait il a un éventuel propriétaire de la ferme ? Quoi qu'il en soit, une telle bête risque fort de mettre fin à ton escapade si cela devait dégénérer : dans ton état et même en forme, une mâchoire de cette taille pourrait bien te broyer les os avant que ta batte n'ai terminé son mouvement. Il n'attaque pour l'instant pas, te mettant en garde sur l'hostilité que tu lui inspires, il te faudra être extrêmement prudent.

Eléments scénaristiques:
 

Ivy & Samuel : Le fermier sembla écouter Ivy avec grand intérêt, fixant ses yeux tandis qu'elle s'expliquait, quand bien même celle-ci ne pouvait pas voir grand-chose. Lorsqu'elle eut terminé, il revint vers Samuel qui soutenait son regard et prit une inspiration, avant de tourner la tête vers la porte en se fermant complètement, retirant toute sympathie de son visage.

« Vous ne pouvez pas rester ici. Peu importe d'où vous venez, ce que vous voulez et où vous souhaitez aller, je ne veux pas avoir à vous héberger. Je vous détache, je vous rends vos affaires, et vous fichez le camp de ma maison. Ensemble, séparément, c'est votre problème. »

Il se dirigea en réalité vers l'armoire en contournant le lit de Samuel et posa le fusil contre les pieds du lit, ouvrant les portes de ladite armoire qui sembla pleine de vêtements, de draps et de couvertures. Si Samuel voit mais n'a pas un bon angle pour distinguer l'intérieur pour cause de l'immense homme qui lui barre la vue, Ivy a bonne position pour observer mais ne voit pas grand-chose, ironiquement. Le fermier se met à sortir des affaires une par une du meuble qu'il lance aux pieds de Samuel négligemment. Il paraît visiblement pressé et ne souhaite pas perdre de temps avec votre présence.
Vous pouvez distinguer, si possible, l'équivalent de vos équipements - ou ce qui semble être vos équipements bien que vous ne reconnaissiez rien - mélangés qu'il balança légèrement sur le lit. Une fois fait, il referma l'armoire et récupéra l'équipement d'Ivy, non sans jeter un regard très explicite de sa méfiance envers Samuel, puis vint poser ces affaires sur le lit de la jeune femme.

« Votre arme est déchargée. » Lança t-il à Samuel. « Mais ce n'est pas plus mal, ça vous évitera de faire une bêtise avec. »

Se redressant, il plongea la main dans la poche de sa chemise, devant le pectoral gauche, et en sortit les lunettes repliées d'Ivy qu'il déploya avec douceur, posant l'outil sur son nez en lui laissant le soin de terminer de les replacer. L'arme était déchargée disait-il. Volontairement, ou l'avait-il trouvée ainsi ? Le reste des équipements et l'arme étaient intacts, ce qui suggérait qu'il n'avait rien cherché à faire avec de spécial. Il retourna à son fusil dans le bruit du plancher grinçant et le reprit en main, avant de se saisir d'un trousseau de clés dans sa poche.

Vous regardant tour à tour, il respira tout en soupirant et revint à Ivy pour détacher les menottes à sa main, sans les récupérer complètement. Il traversa les planches qui séparaient les deux lits et fit de même avec Samuel, reculant finalement en prenant son fusil en main avec quoi il se tint prêt à pallier à tout geste menaçant.

« Soyez gentils, ne traînez pas. La porte d'entrée est au rez-de-chaussée, à droite des escaliers. »

+++

Tour VI

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mar 23 Déc - 0:31
Lentement, ma respiration et mon rythme cardiaque retrouvèrent une cadence régulière, au fur et à mesure que je sentais le calme me gagner ; ma crainte et ma méfiance à l'égard de notre hôte s'atténuant petit-à-petit pour ne se résumer au final qu'à une légère ombre à peine perceptible. Pour ce qui était de la compréhension de notre situation en revanche, rien ne s'améliorait réellement. Tout était encore opaque, trouble, inexplicable. Mais mon intuition me dictait que l'heure n'était pas encore venue de tenter de résoudre ces mystères. J'avais bien d'autres préoccupations à voir que le pourquoi ou le comment. Le vieil homme sembla se durcir, du moins est-ce ainsi que je l’interprétais quand il nous annonça que nous ne pouvions rester en sa demeure, qu'il ne pouvait se permettre de nous héberger plus longtemps. J'arquai un sourcil interrogatif et quelque peu incrédule lorsqu'il mentionna le fait de nous rendre "nos affaires". Nous avions des affaires ? Qu'est-ce que c'était encore que ce merdier ?

J'observais notre hôte déposer son arme, puis ouvrir l'armoire qui semblait proportionnée à sa carrure de colosse vieillissant, observant ses actes, ses mouvements, dans un silence stoïque, mon esprit scindé entre une incompréhension toujours plus grandissante quant à la réalité de notre condition, et un intense besoin de réfléchir à quelque chose de beaucoup plus concret, immédiat, et surtout réalisable. Au diable les interrogations. Le vieux nous foutait dehors ; c'était un fait et je n'allais pas prendre le risque d'essayer de négocier - encore moins protester - dès fois qu'il ne change d'avis. Je le vis déposer des truc flous sur la couverture, à mes pieds, adressant une remarque fort pertinente à l'inconnu qui partageait mon sort à propos d'une arme ; puis le vieil homme extirpa quelque chose de la poche pectorale de sa chemise, avant de déposer mes lunettes sur mon pif avec une douceur presque paternelle. J'utilisai ma main droite pour remettre d'aplomb mes lunettes, puis hochai brièvement la tête en voyant enfin clairement les traits de notre hôte alors qu'il se penchait pour me libérer de mon entrave.

"Merci..." lâchai-je à l'intention du vieil homme dans un murmure à peine audible. Enfin je pouvais au moins y voir clair, au sens propre du terme à défaut de pouvoir biter quoi que ce soit à cette situation. Dans un réflexe, je tournais mon regard vers l'inconnu que le vieux détacha dans un second temps, pouvant enfin mettre un visage net sur sa voix, puis me concentrais sur mon état général, massant mon poignet gauche récemment libéré dans un premier temps, avant de relever la manche gauche de mon pantalon pour constater que mon mollet sournoisement croqué par un Z avait retrouvé toute sa - maigre - splendeur d'antan. Fronçant les sourcils, en proie à mes réflexions, je relevais un pan de ma chemise pour mettre à nu mon abdomen, observant non sans surprise que la cicatrice laissée par mon appendicectomie infantile avait elle aussi disparue. Je caressais la bande de chair autrefois légèrement boursouflée pour ne sentir sous mes doigts qu'une peau parfaitement lisse et souple, sans même la moindre trace rêche du tissu cicatriciel.

*Merde alors... J'ai été rebootée !?* m'étonnai-je en silence, avant de relâcher le morceau de tissu empestant le moisi, braquant mes noisettes sur le matériel - soit-disant le mien - que le vieil homme avait déposé au pied de mon lit. Un flacon en plastique brun et translucide contenant quelques pilules d'analgésiques, une lampe-torche à dynamo et des pièces détachées de je-ne-savais-quoi ; et pas plus quoi en faire. Mon visage se ferma dans une expression d'intense réflexion alors que je scrutais les divers composants, les retournant entre mes doigts et les inspectant sous toutes les coutures. Étrangement, si je pouvais à peu près en deviner l'utilité et les pièces que je pouvais en extraire d'un simple coup d'oeil de part mes connaissances théoriques, je sentais le métal et le plastique comme étranger, dur et impénétrable dans mes mains, comme si j'avais perdu toute notion tactile, toute sensibilité et précision dans mes appendices digitaux. Je mis cet état de débilité manuelle sur le compte de ma condition physique et mentale largement perturbée, avant d'enfouir les objets en question dans les poches de mon pantalon.

"Soyez gentils, ne traînez pas. La porte d'entrée est au rez-de-chaussée, à droite des escaliers."

Je relevais le nez en direction du vieil homme, acquiesçant à son invitation fortement appuyée de brefs hochements de la tête avant de me redresser lentement hors du lit, cherchant surtout à retrouver quelques sensations dans mes jambes et un équilibre tout précaire en m'aidant du matelas pour me maintenir. Bon, c'était visiblement pas pire. La tête me tourna durant quelques secondes, prenant quelques inspirations pour chasser ce léger tournis de mon esprit avant que mon regard ne se porte sur la porte de la chambre, puis vers mon compagnon d'infortune pour enfin revenir sur le vieil homme. Sortir. Partir. Puisqu'il en était ainsi, je ne souhaitais pas le contrarier. Juste... Pour aller où ? Pour chercher quoi ? Qu'est-ce qui m'attendait au-dehors ? Qu'allais-je bien pouvoir faire une fois là en bas ? Putain... Je détestais vraiment cette situation d'incompréhension absolue. Moi qui aimait avoir des objectifs clairs et nets à atteindre, un semblant de but auquel se raccrocher... J'étais vraiment servie pour le coup...

Je me grattais l'arrière du crâne en réfléchissant durant de longues secondes silencieuses, contemplant le plancher à mes pieds comme s'il s'était agit-là d'une putain d'oeuvre d'art, puis plongeais finalement mon regard dans les prunelles sombres de notre hôte, avant de prendre la parole d'un ton partagé entre la gratitude et le doute.

"Merci encore pour votre... aide... et votre sollicitude m'sieur. J'vais partir, sans faire d'histoire mais... juste... si vous pouviez m'indiquer dans quelle direction se trouve la ville la plus proche. J'vous promets de vous laisser tranquille après ça... et vous n'entendrez plus parler de moi..." Je jetais un bref regard en direction de Samuel, guettant ses réactions et espérant qu'il n'ait pas - comme l'avait suggéré le vieil homme - la soudaine envie de faire une connerie.

Pourquoi la ville la plus proche ? J'en savais rien putain... Fallait bien que je commence par quelque chose, quelque part...

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 23 Déc - 12:04
Le costard-chemise, assumant finalement qu'il n'aurait pas l'attention qu'il désirait de la part du propriétaire, il se permis un soupire un minimum discret lorsqu'il leur parla de leur départ imminent. A l'entendre, on aurait presque cru que les deux perdus venaient de lui amener le mauvais œil, bon, quelque part, ce pouvait avoir du sens vu la manière dont ils étaient arrivés sur sa propriété, mais quand même.

Pendant que le vieux costaud déballait leurs dernières affaires sur son lit, Samuel observa un peu Ivy en repensant à la dernière phrase qui avait été énoncée. Il avait encore du mal à se souvenir de tout ce qui l'avait amené à se faire croquer, mais certaines étaient revenues et assez traumatisantes pour se demander si ça valait le coup de se trimballer miss quatre yeux autant que les possibilités quelle le lourde elle-même pour une raison ou une autre.

Doucement, il passa sa main sur son visage et frotta vivement ses yeux, évacuant toutes ces pensées soulantes qui le détournait du principales, il était vivant putain de bordel de merde ! Rien qu'à cette idée, Samuel se surprit à sourire à celui qui l'avertissait que sa pétoire était vide alors que, ironiquement, ceci expliquait très convenablement pourquoi il avait finit par se faire avoir. Son sourire eut l'occasion de s'agrandir lorsqu'il vit enfin Ivy portant ses lunettes, ce qui n'avait pas le don de lui donner des airs de grande survivante lui permettait de conserver un air de l'ancien temps.

Cependant, ne désirant pas attirer l'attention en ayant l'air à nouveau trop positif, il tourna la tête vers ses affaires restées au bout de son lit. Ce n'est que lorsqu'on vint finalement le détacher qu'il se leva en douceur de sa couche, s'étirant d'une manière qui paraitrait très exagérée jusqu'à entendre ses articulations craquer. Enfin imbriqué comme il faut, il soupira légèrement et s'en retourna vers ses affaires, s'assurant que son arme était bien vide avant de la glisser sous sa ceinture puis se saisir de la bouteille et des maigres provisions. Notons que, jusque là, il ne l'a pas ouvert, pas une exclamation, ni un merci, ni le moindre commentaire, ce qui pourrait avoir l'air bizarre peut se comprendre en observant son visage, il a hâte de sortir et de redevenir maître de sa destinée puisque ce n'est pas ici qu'il obtiendra des réponses ou de l'aide.

Pensant au fait qu'il aurait bien du mal à se défendre avec les mains encombrées comme ça, il entendit Ivy poser ses questions, ce sur quoi Samuel pensa bon de rebondir étant donné qu'on ne lui avait que peu laissé la parole depuis quelques minutes et qu'il s'agissait d'informations qui pouvaient potentiellement déterminer sa direction de départ :


"Ha, et juste grosso modo, la direction et la distance de Raymondville s'il vous plait. Je vous demanderais bien un sac plastique mais je me demande seulement si vous en possédez vous même..."

Il agita alors doucement ses mains tenant la bouteille et la bouffe pour bien montrer à quel point le transport allait être peu pratique, à moins que son regard posé sur les deux objets ne soit le motif de ce mouvement, le regard de quelqu'un qui, heureux d'être en vie, se rappelle de ses dernières minutes... Et imagine clairement que ce qu'il tiens dans ses mains devait être considérée comme le repas du condamné, de quoi remplir la panse et se saouler assez pour accueillir la mort le sourire aux lèvres... De quoi vous foutre des putains de frissons quand vous y pensez.

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Sam 27 Déc - 10:13
Il avait puisé dans ce qu’il lui restait d’énergie pour mettre un terme à la menace macabre, et il était maintenant face à un molosse. Les ombres du destin semblaient bien se moquaient de lui, à chaque moment de répit, une nouvelle menace apparaissait.
Sauf que là, il ne c’était pas encore retourné, qu’il savait que ses possibilités, fussent-elles existantes, étaient limitées : il ne gagnerait pas à la course, et encore moins à un face à face. Rien ne lui servait de pester, ou de maudire son sort, il devait trouver une solution au plus vite. Il lâcha sa pierre le plus discrètement possible, et fit face au chien.
Un doberman, imposant, semblait ne pas avoir apprécié son incursion dans son territoire. Il semblait particulièrement bien nourri, loin d’être à l’agonie cela malgré les temps qui couraient. Chassait-il ? Avait-il un maître ? Autre ? Scott n’en savait rien, mais les deux premières possibilités ne lui laisser envisager rien de bon. Il n’avait jamais été proche des animaux, et malheureusement pour lui, n’y connaissait pas grand-chose. Pourtant, le cadet Redfield vouait un profond respect à ces êtres, qu’il considérait comme des malheureux pantins à la merci de leurs maîtres. Il allait enfin pouvoir vérifier si les chiens étaient oui ou non le meilleur ami de l’homme, et pour une fois, il espérait que l’adage allait se révéler vrai.
Contre toute raison, il se mit accroupi face au chien : après tout, foutu pour foutu, il ne lui servait à rien de rester debout, fier, et de se faire manger tout crue. De par cette manœuvre, il espérait piquer la curiosité du chien, et de lui montrer un peu de soumission. Il ne voulait surtout pas provoquer l’animal.

Il dut s’y reprendre à plusieurs reprises, n’arrivant pas à trouver l’équilibre. C’est alors, que d’un geste mal assuré, il tendit sa main vers l’avant, paume ouverte, siffla plusieurs fois, avant d’ajouter, en regardant le chien :

« - Viens ici mon pépère ! »

Il n’avait trouvé rien de plus idiot à dire, mais au moins personne n’observait la scène pensa-t'il.

*Facepalm*

Scott restait ainsi accroupi et immobile face au Doberman, le regard plongé dans le sien, attendant patiemment la réaction de ce dernier. Cette rencontre pouvait être une chance, une chance mortelle. Pépère avait-il trouvé son nouveau repas ?

Scott se préparait à lever le bras, un bien maigre rempart face à cette bête si celle-ci décidait de passer à l'assaut.
Page 2 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: