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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ailleurs - 13/12/34
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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 27 Déc - 23:53
Ailleurs - 13/12/34 - Page 3 U7fao10

Temps : L'aube levée, le vent souffle tranquillement et des nuages gris sont tout près.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution tour VI

Scott : Tu t'accroupis, te concentrant sur le chien et tente de l'amadouer. Celui-ci ne réagit pas tout de suite, faute de compréhension ou de crédulité, avant de se remettre à grogner. Il n’apparaît pas menaçant pourtant, et n'avance pas d'un millimètre non plus, restant là à te jauger de ses grognements répétitifs, à moins que ce ne soit en réalité qu'une façon d'accueillir les étrangers, faute de confiance. Une manière de te faire comprendre que tu n'as pas intérêt à te montrer hostile. Si d'autres chiens auraient aboyé, ce n'est pas son cas.

Après quelques instants, tu perçois une voix surgir de nulle part : « Tobby ! »

C'est la voix d'une femme, une jeune femme même, que tu remarques, arriver en courant depuis la ferme. Elle n'est pas très grande, ni très impressionnante, haute d'à peine un mètre cinquante huit pour une cinquantaine de kilos au maximum en poussant l'estimation à l'oeil. Celle-ci s'arrête une fois arrivée près du chien et lui jette un regard avant de t'observer. Elle ne dit rien derechef et se contente de scruter ton physique et tes vêtements avec une méfiance apparente. Puis son regard s'attarde dans ton dos et tu peux voir ses yeux s'ouvrir en grand, d'effroi, à la vue du corps au crâne défoncé. Elle revient à toi alors qu'elle est prise d'une peur transparente, sa voix douce et intimidée se faisant entendre de nouveau tout en bégayant quelque peu.  

« Qu-que... qu'est-ce qu'il se p-passe, qu'est-ce qu'il s'est passé ?  »

Si elle est à des années-lumière de représenter une menace, ce n'est toujours pas le cas du chien qui, tout à coup, se tapit progressivement. Que ce soit parce qu'il a ressenti la peur de ce qui doit être sa maîtresse, ou parce qu'il a perçu le corps assez fraîchement mort et massacré, il semble cette fois prêt à te sauter à la gorge.

Ivy & Samuel :

« Ecoutez, je... »

Le vieil homme était resté là à vous regarder vous préparer, cherchant à demeurer fermé et catégorique, mais alors que vous l'abordiez tour à tour, il s'apprêtait à répondre aussi fermement, avant de s'arrêter et de relâcher un soupir. Cela pouvait alors se voir, cette gêne, cette culpabilité qui le prenait, en vous jetant ainsi aussi vite et froidement de sa maison. Il donna de son regard à Samuel, semblant pensif et hésitant, avant de passer à Ivy et de s'attarder. Allez savoir ? Etait-ce le visage angélique de la jeune fille, votre état difficile ou des pensées spécifiques qui défilaient dans son esprit ? Quoi qu'il en soit l'hésitation se prolongea, dans le silence, au terme duquel il soupira à nouveau, plus franchement cette fois et secoua la tête légèrement.

« Je sens que je vais faire une bêtise encore une fois. Venez, sans traîner. »

Il prit le pas et se dirigea hors de la chambre, sa consigne claire ne vous laissait pas d'autre possibilité que de le suivre et en même temps, pourquoi resteriez-vous dans cette chambre ? À l'extérieur, un couloir typique des vieilles maisons au parquet trop vieux et à certains endroits cassé ou abîmé. Il y avait une autre porte à droite, la dernière après celle de la chambre où vous avez séjourné. En face la rambarde, qui donnait sur l'étage inférieur et à gauche, le reste du couloir en vérité petit qui longeait la rambarde d'un côté, le mur de l'autre, où était installé un tableau représentant quelques hommes et femmes de l'époque du moyen Âge, ou quelque chose comme ça, dans une situation assez banale : un marché visiblement garni où d'aucuns achetaient leurs provisions et où d'autres les vendaient, sur fond d'un château fortifié qui dépassait de loin les habitations de la rue.
Au fond de ce coté du couloir, après les escaliers qui terminaient la rambarde, deux portes l'une en face de l'autre donnant peut être sur d'autres chambres, ou sur un autre type de pièce. L'escalier lui n'était pas complexe : descendant en ligne droite sur une vingtaine de marches pas très larges mais épaisses, la descente se terminait sur la droite, la fin composée de cinq marches à peine. Durant la descente, où vous auriez pu observer d'autres tableaux de fruits, de paysages ou d'un autre environnement médiéval, le vieil homme avait prit soin de répondre à vos questions :

« Nous sommes à proximité du désert et dans ce coin, il n'y a que des champs, des plaines et quelques fermes. La seule ville proche est Snyder, à environ dix kilomètres au sud. Raymondville est à plus de huit cents cinquante kilomètres, il faudrait près de neuf heures de route avec une bonne voiture pour y aller et ça c'était avant l'apocalypse. La plupart des routes dans les périmètres citadins et j'imagine pas mal d'autres en dehors se sont transformées en cimetières de véhicules ou en ruine d'après ce que les voyageurs m'ont dit. Je vous conseille d'oublier cette destination pour l'instant. »

En bas, vous arrivez dans un salon. Celui-ci n'est pas plus chic : à coté des escaliers, une fenêtre barricadée au-dessus d'un buffet sans décor et dans le petit salon, un canapé, deux fauteuils, une table et un meuble télé, sans télé, le tout en bois. Un papier peint aux motifs de roses d'or sombre sur fond blanc où des cadres photos vides trônent par dizaines. Seul bémol, ces cadres n'étaient habités par aucune image, vides et déprimants. Un environnement des plus spartiates qui trahissait la mesure du danger qu'avait pris le vieil homme face aux menaces qui rôdaient de jour comme de nuit, ou bien était il atteint par autre chose. Ce dernier se retourna une fois dans le salon et vous lança :

« Attendez ici. »

Après quoi il se dirigea vers la porte face au salon et l'ouvrit, laissant entrevoir un décor de cuisine avant qu'elle ne se referme. De chaque côté du mur indépendant qui séparait le salon et la cuisine, deux couloirs faisaient l'angle, et se perdaient vers d'autres espaces hors de vue. Vous voilà ici, tous les deux, avec le choix d'attendre ou de vous éclipser. Une occasion de communiquer avec la personne toujours inconnue qui a partagé votre réveil difficile peut-être ?

+++

Tour VII

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 28 Déc - 23:26
Je restais dans l'expectative d'une réponse de la part du vieil homme, après que mon compagnon d'infortune ait lui aussi demandé sa route vers Raymondville. Scrutant les traits de notre hôte avec attention, je vis son faciès perdre de sa fermeté à nouveau, tout autant que son ton. S'il nous avait rétorqué un "Ecoutez..." qui semblait en dire long sur son intention de nous foutre dehors le plus tôt possible, son masque austère et froid fondait littéralement comme neige au soleil à l'instant même. Je plissais légèrement les paupières en le dévisageant, curieuse de savoir quelles pouvaient bien être la teneur et l'intensité du combat intérieur qu'il semblait se mener. Comme le veut l'adage populaire  : "chassez le naturel, il revient au galop" ; et visiblement, la froide rationalité du vieil homme flanchait contre ses idéaux ou sa morale. Il me dévisagea, plutôt longuement, ce qui ne manqua pas de m'arracher un léger frisson alors que je me sentais vraiment mal à aise sous ses prunelles investigatrices. Que cherchait-il ? Que voyait-il ? Que me voulait-il ? Mais questions ne trouvèrent d'autre réponse qu'un simple soupir de la part du colosse.

"Je sens que je vais faire une bêtise encore une fois. Venez, sans traîner."

Je regardais le vieil homme s'éloigner, braquant mes yeux entre ses omoplates avant de jeter un oeil en direction de Monsieur Raymondville, lui signifiant silencieusement mon incompréhension sur ce revirement de situation avant d'emboîter le pas du vieux dans le couloir. *Pourquoi une bêtise ? Et surtout pourquoi encore une fois ? Il s'passe quoi ici bordel !?* m'interrogeai-je en détaillant avec attention le décor de la demeure. De vieux murs au papier peint d'un goût douteux, des tableaux plutôt mornes, et pas franchement en harmonie avec l'état d'esprit Texan tel que je l'avais découvert quelques années auparavant, un plancher en bois usé. Une maison qui semblait à l'image de son occupant, rude et austère en apparence, mais qui pouvait se révélait chaleureuse, voire accueillante avec le temps. Enfin ça, ça restait à voir. Je repérais les lieux, comptais les portes et essayais de dresser une carte mentale du logis alors que nous descendions les marches de l'escalier menant au rez-de-chaussée, vers ce qui semblait être la pièce à vivre. Et c'est au-cours de cet entre-deux que le vieil homme consentit enfin à nous révéler les informations que nous avions demandé. La première véritable information qui répondait enfin à quelque chose depuis mon réveil. Nous étions donc paumés en plein désert à une dizaine de kilomètres au nord d'une ville appelée Snyder ; et à putain de huit-cents cinquante kilomètres de Raymondville !? Je comprenais mieux le scepticisme du vieil homme tout à l'heure quant à la réponse de l'autre type. Mais en ce qui me concernait, Raymondville et Snyder partageaient un point commun : je n'avais aucune idée d'où elles se trouvaient sur une carte. Mes seules connaissances que j'avais sur le Texas étaient Austin et sa banlieue proche, ainsi que Houston. Mais quelle importance cela pouvait-il bien avoir désormais ?

Notre hôte nous planta dans le salon, nous invitant à l'attendre ici alors qu'il s'éclipsait vers ce qu'il semblait être une cuisine, en témoignait le bref aperçu de la pièce que m'offrit le battant de la porte en se refermant. Fourrant mes mains dans le fond des poches de mon jean, je me mis donc à contempler le mobilier qui composait le salon. Des murs nus, ornés de quelques cadres photos totalement vides, des meubles en bois brut, sans ornement ni bibelot de quelque sorte. Une fenêtre barricadée de quelques planches... Ce n'était pas vraiment l'idée que je me faisais de la résidence de retraite d'un vieil homme parvenu à l'automne de son existence. Où étaient les souvenirs ? Les photos ? Toutes les merdes que tout un chacun accumulait au cours de sa vie et qui rendaient chaque intérieur de chaque maison unique et personnel ? D'ailleurs, était-on seulement chez lui ? Ou avait-il fui l'épidémie et trouvé refuge entre ces quatre murs, débarrassant les lieux de la présence fantasmagorique des anciens propriétaires ? A moins qu'il ait détruit tous les souvenirs qui le rattachaient à son ancienne vie ? Je me demandais comment je réagirais si l'un de ces cadres avait contenu une photo de mes parents ?

Je fis quelques pas en-travers du salon, puis m'arrêtai auprès d'un des cadres vides suspendus au mur, contemplant le fond vierge derrière la petite glace transparente, essayant d'y insérer mentalement la photo de mariage de mes parents qui trônait sur le buffet de notre salon, puis m'imaginai la contempler maintenant. Joie ? Mélancolie ? Tristesse ? Colère ? Désespoir ? Je secouais lentement la tête en poussant un léger soupir. *Du dégoût et de la culpabilité ouais...* m'invectivai-je. Comment avais-je pu les abandonner, l'un après l'autre... juste pour sauver ma peau ? Enfin... Obtenir un sursis de quelques mois avant de m'abandonner moi-même. *Putain... Plus jamais ça, Ivy... Plus jamais...* me promis-je non sans ressentir une sourde colère envers moi-même. *Pas avec une seconde chance...* Je pris une longue inspiration, puis fis demi-tour pour revenir vers le centre du salon.

Que faire maintenant ? Rester avec le vieux, si c'était dans ses intentions ? Partir vers Snyder pour essayer de comprendre ce qu'il m'arrivait et tenter de voir à quoi le monde ressemblait aujourd'hui ? J'ôtai mes lunettes de sur mon nez et me massai les paupières en réfléchissant à cet espèce de faux dilemme, essayant de mesurer le pour et le contre de chaque situation ; jusqu'à prendre la décision de rester chez le vieil homme et voir s'il se montrait moins avare en explications de quelque sorte. Remettant mes verres d'aplomb, je posais ensuite mes noisettes sur Monsieur Raymondville.

"Alors comme ça toi aussi tu reviens d'entre les morts ? Euh... Excuse-moi mais j'ai pas saisi ton prénom tout à l'heure..." lui demandai-je d'un ton neutre, histoire d'engager la conversation et faire passer le temps en attendant le retour du vieil homme.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 29 Déc - 13:54
De son côté, Samuel était resté bien plus neutre, n'exprimant une certaine surprise que lorsqu'il fut question de faire une bêtise, comme si l'étonnant duo venait de lui demander les clés de son bunker secret. Quelque part, l'homme aurait bien aimé insister sur le fait qu'ils ne demandaient vraiment pas grand chose et avaient surement fort envie de reprendre la route, mais il s'épargna cette peine et le suivi le vieux et la petite binoclarde lorsqu'ils sortirent. Notons que, pendant une seconde, Sam fut tenté de regarder de plus près l'armoire qui contenait leurs affaires mais, empressé par leur hôte, il n'y accorda finalement pas l'attention qu'il désirait.

Ainsi, tenant ses vivres et son alcool en main, il leva le nez d'un air un peu benêt pour observer les différentes peintures ornant les murs jusqu'à ce qu'il ne recentre son attention sur le vieil armé et les précieuses données qui ne manquèrent pas de lui faire pousser une exclamation en apprenant qu'il se trouvait au beau milieu du Texas et non plus à deux pas de la frontière mexicaine... Donc qu'il se trouvait en quelque sorte dans un coin qu'il ne connaissait absolument pas et où il n'avait aucune ressource.

Une fois arrivé en bas, il se contenta de hocher la tête lorsque le propriétaires des lieux leur demanda de conserver leur place. Il estima cependant avoir la liberté d'avancer jusqu'au meuble de télévision pour y poser sa bouteille et ses vivres, histoire de se libérer les mains et fouiller tranquillement les poches de son pantalon et celle de sa chemise, vides évidemment.

Ceci fait, il s'en retourna vers le décor environnant et ne manqua pas d'observer l'étrangeté de la décoration, autrement moins imagée qu'à l'étage, qui ne sembla ni l'émouvoir ni l’inquiéter. Il restait là à tout regarder comme il l'aurait fait de la maison d'un pote en attendant qu'il s'occupe de lui. Finalement sans intérêt, il reporta son attention sur la seule interlocutrice possible et l'écouta attentivement avant de se rapprocher d'elle d'un pas droit accompagné d'un sourire très "commercial".


"Ce n'est rien, je m'appelle Samuel. Toi c'est... Ivy c'est ça ? Hum... Un mort m'a fait une bise de cheval sur la cuisse et j'ignore encore comment cela m'a téléporté en plein cœur de l'état. Et vu ta tête, t'es pas une locale non plus. Magnifique..."

Il exprima brièvement une certaine lassitude, se frotta à nouveau les yeux avant de regarder Ivy d'un air neutre et de lui tendre la main tout en forçant un sourire, plus amical cette fois.

"J'en oublierais presque les bonnes manières, enchanté Ivy. Navré de te rencontrer dans de telles circonstances mais ça vaut mieux que de se serrer la main dans la file d'attente de Saint-Pierre non ?"

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Mar 30 Déc - 10:28
Rien ne se passait comme prévu depuis son réveil, Scott avait la désagréable impression de n’être qu’une marionnette fragile en proie d’un saltimbanque fou, aux histoires aussi décousues qu’extravagante. Peut-être pourrait-il l’apprécier à sa juste valeur au chapitre final, avec plus d’éléments en main. Il se sentait perdu, et comble de l’ironie, ses rencontres s’étaient déroulées dans un ordre bien étrange : une zombie, puis une morte, et enfin, une vivante. Avec un peu de chance, sa prochaine rencontre serait une gamine, puis un nourrisson, et pourquoi pas même, une femme enceinte ? Une énième divagation stupide, un énième sourire sur son visage. Son rictus sordide disparut de son esprit lorsque la jeune femme arriva.

À son grand malheur, il n’était pas le dernier humain en vie du secteur, mais comme celle-ci semblait être la maîtresse du chien, Scott en tira une grande satisfaction : il avait probablement gagné quelques minutes de répit tant mérité. Maintenant, il devait essayer de sortir définitivement ses fesses de ce guêpier, par chance, cette jeune femme semblait désemparée par la situation, une véritable aubaine pour atteindre son esprit, et peut-être, toucher son cœur. Il devait se montrer crédible, humain, et jauger chacune de ses réactions afin d’adapter son discours à l'interlocutrice.
« Peut-être finirais-je même par me faire inviter au restaurant » pensa-t-il. Pour une fois, sa remarque stupide laissa son visage impassible : il ne voulait trahir aucune émotion de nature méliorative face à la jeune femme, cela ne pouvait que trahir son jeu d’acteur.

*Putain…Aller…Rappel toi de ton ancien travail, de tes cours en communication, et de ton aisance a embrumer les esprits avant que tout ce merdier rapplique ! *

L’esprit embourbé, il essayait d’analyser au mieux la jeune femme devant lui, sa réaction qui mêlait peur, dégoût, et inquiétude. Elle avait peur, peur de lui, un effroi palpable, malgré la présence du doberman à ses côtés. Il ne fallait surtout pas attiser ce sentiment-là, car il ne pouvait gagner la confrontation si celle-ci s’envenimait : au mieux, la jeune femme serait effrayée, mais en aucun cas le chien, qui protégerait sa maitresse.
Non, non, il fallait jouer la carte de pauvre petit canard, perdu, presque sympathique, que l’on voulait prendre sous son aile comme un jouet cassé.
Il prit une voix hésitante, qui mêlée fatigue, inquiétude, et tristesse :
« Je ne… sais pas vraiment. »

Il marqua une pause, la voix tremblotante repris :
« J’étais sur la route en direction de Houston lorsque je me suis fait attaquer. Il me semble… que je me suis réveillé ici… Enfin plutôt plus loin là-bas.»

Scott montra du doigt l’endroit approximatif de son réveil, et repris, les yeux toujours fixés au sol, avec son attitude larmoyante :
« Je ne l’explique pas… On m’a alors attaqué à mon réveil, sous un énorme chêne, une jeune femme, blonde, qui était malade, très malade. Elle était devenue comme les autres, un mort-vivant. J’ai réussi à m’en sortir in extremis. »

*Aller Scott, c’est le moment de sortir le grand jeu, le toutikwenti pour convaincre cette pauvresse*

Il releva alors sa tête, et commença à regarder droit dans les yeux la jeune femme, les yeux larmoyants. Quelques larmes commencèrent à lui échapper, suffisamment pour être crédible à son goût, sans passer pour une chiffe molle, mais pour quelqu’un de réellement déboussolé par ce merdier.
-« J’ai marché le long d’un chemin jusqu’ici, j’ai finalement trébuché sur quelque chose… Quelqu’un plutôt. Cette jeune femme… J’ai, j’ai eu peur, j’ai paniqué, elle ne bougeait pas, elle ne respirait pas, elle portait des stigmates de morsures au cou, la gorge presque arrachée. Par réflexe, j’ai essayé de me protéger, de peur qu’elle devienne une de ces montres, j’ai préféré… La délivrer définitivement dans un monde meilleur plutôt que de prendre le risque de la voir revenir en une de ces choses. »

C’est à ce moment précis que le bracelet en argent avec la croix sortit de sa manche pour se dévoiler au grand jour, tandis que Scott lui présentait son autre main, qui laissa apparaître le collier avec le signe chinois qu’il avait récupéré sur la jeune femme.
« Je ne sais pas si vous la connaissez… Mais voilà ce que j’ai pu sauver de sa mémoire… Ce n’est rien, je sais… »

De nouveau, son regard se planta dans celui de la jeune femme, et il ajouta, faiblement, mais plein d’espoir :
« Aidez-moi, s’il vous plaît. »

Intérieurement, Scott soupirait longuement : il avait réussi son jeu d’acteur malgré son état, et il en était plutôt satisfait. La question était de savoir : avait-il incarné le bon personnage ?

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 1 Jan - 0:33
Ailleurs - 13/12/34 - Page 3 U7fao10

Temps : L'aube levée, le vent souffle tranquillement et des nuages gris couvrent le ciel.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution tour VII

Scott : Ton plaidoyer se déroula, apeuré et plutôt convaincant c'est vrai. La jeune femme, à la fois horrifiée par la vue du corps et terriblement mal à l'aise face à la situation, face à toi, recule de quelques pas en détournant le regard alors que tu parles, revenant à toi lorsque tu demandes de l'aide, comme interpellée par ton appel. Tu peux le voir, elle hésite, mais au fond semble être quelqu'un de bien à la façon dont la compassion transparaît sincèrement dans ses yeux.

« Non je-je-je... je ne la c-connais p-pas. V-vous, vous aussi, vous vous êtes révé-réveillé au milieu de nulle p-part ? »

Le chien, toujours tapi, se met soudainement à aboyer contre toi, sûrement est-il moins crédule ? Après tout, les chiens ressentent des choses que les humains ne peuvent percevoir. La jeune femme se reporte néanmoins au chien et se rapproche hâtivement, venant poser une main sur lui et caresser son museau de l'autre en s’accroupissant afin de le calmer. Il semble plutôt obéissant car quelques aboiements plus tard, il finit par s'arrêter et sa langue toute dehors, halète.

« Ne restons p-pas ici, c'est ass-ssez horrible c-comme ça. Elle revient à toi avec un regard concentré, comme si elle évitait scrupuleusement le risque de croiser le corps. J-je ne p-peux pas dire si on p-peut vous ai-aider, c'est l-lui qui d-décide. Vous devriez l-laisser votre ar-arme ici. »

Elle montre la batte d'un geste du doigt.

« Il vous j-jetterai dehors s-sinon. Venez. »

Elle se relève et susurre un "Tobby" des plus doux au chien pour lui signifier de venir, puis te fait signe de main de la suivre, prenant le chemin de la ferme. Le chien la suit, non sans se décaler de gauche à droite dans son trottinement, haletant toujours et te jetant des regards réguliers, ce qui coupe court à toute idée qui te passerait derrière la tête, les chiens sont aussi loyaux que réactifs.
En arrivant à la porte de la ferme, celle-ci se tourne un instant vers toi, comme pour s'assurer que tu la suis toujours et que tu restes correct, puis tourne la poignée et ouvre l'habitat, entrant à l'intérieur avec le chien sur ses pas. Une fois entré à ton tour, te débrouillant avec la porte - la précaution excluant la politesse, tu constateras que l'accueil n'est rien d'autre qu'une cuisine. Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour soigneusement poussées dessous. Sur la droite, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver.

Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut, des ustensiles répartis, des serviettes, des torchons, des bocaux, et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure et les risques immédiats puisque la pièce est exposée. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois. Par contre, tu peux remarquer la première chose qui soit vraiment agréable depuis ton réveil : sur la table sont disposés quatre couverts et un repas, avec un plat rempli de frittes faites maison et un bac de salade composée, comptant notamment sur des tomates, du riz et des carottes en plus de la salade. Le mélange des bonnes odeurs a de quoi alerter tes sens et allécher tes papilles, on ne voit pas ça tous les jours depuis la fin du monde.

Un peu après ton entrée, la porte d'en face, qui donne sur une autre pièce, s'ouvre - celle-ci battante, laissant entrer deux personnes. La première est un homme, immense et massif, robuste. Pourvu de quelques rondeurs mesurées, le visage aux traits solides mais détendus par l'âge et à l'air naturellement rassurant, le regard bienveillant et paternaliste. Il porte une chemise à carreaux d'un marron forestier presque noir. Bretelles et pantalon sont encore plus sombres, bottes épaisses aux pieds, sa chevelure blanche assez longue est organisée par une queue-de-cheval. La seconde personne est une jeune femme, petite, frêle - un mètre cinquante-huit pour environ quarante-sept kilos, elle arbore un visage juvénile, lui donnant un air naïf et laissant paraître une fragilité plus qu'évidente. Cependant, malgré ses traits plutôt doux et sa silhouette chétive, ses prunelles aux reflets noisette portent sur le monde un regard sombre et méfiant, cassé par les verres de sa paire de lunettes.

La jeune femme qui t'a accompagné s'adresse d'abord à l'homme. « J-j'ai trouvé c-cet homme près de la f-ferme. Il s'est r-réveillé pas loin au-aussi. Il y a-avait une femme aussi mais e-elle... enfin e-elle... » Son bégaiement s'emballe alors qu'elle semble avoir une poussée d'émotions. Elle est secouée, c'est le moins que l'on puisse dire.

« Calmes-toi Pam, tout va bien. »

Répond l'homme qui s'arrête, jaugeant la jeune femme puis scrutant ton visage, comme pour y déceler un quelque chose qui mettrait à jour un vice caché au premier abord. Sa méfiance est visible.

« Encore un, dit il d'un ton explicite. Une vrai invasion... puisque vous êtes là, vous n'avez qu'à passer à table avec nous. Nous avons des choses à nous dire et les frites vont refroidir, vous en profiterez pour vous présenter. Pam, rajoutes un couvert s'il te plait. »

Il vous invite alors tous deux à vous asseoir à table.

Ivy & Samuel :

Un court temps plus tard, le vieil homme revient avant que vous n'enchaîniez, avec en main un sac plastique provenant d'un supermarché local vu la marque mise en évidence.

« Votre sac, pour l'utilité que ça peut avoir. Il s'approche et donne le sac à Samuel, puis se concentre sur vous deux. Le déjeuner est prêt, j'imagine que vous n'avez pas eu l'occasion d'un bon repas depuis un moment et je crois que nous avons des choses à nous dire. Vous n'avez qu'à rester le temps du déjeuner. Samuel c'est ça ? La salle de bain est à côté, je vous laisse ramasser vos affaires, viens Ivy. »

Attrapant Ivy par l'épaule, doucement, il l'attira vers la cuisine où il retournait, s'assurant qu'elle l'accompagne avec une fois encore, peu de marge de manoeuvre autre que de s'accorder à lui. Vous passez la porte, qui donne sur la cuisine. Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour, soigneusement poussées dessous. Sur la gauche, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver.

Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut, des ustensiles répartis, des serviettes, des torchons, des bocaux, et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure et les risques immédiats puisque la pièce est exposée. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois. Tu peux remarquer la première chose qui soit vraiment agréable depuis ton réveil : sur la table est disposé quatre couverts et un repas, avec un plat rempli de frittes faites maison et un bac de salade composée, comptant notamment sur des tomates, du riz et des carottes en plus de la salade. Le mélange des bonnes odeurs a de quoi alerter tes sens et allécher tes papilles, on ne voit pas ça tous les jours depuis la fin du monde.

Bémol : tu remarques aussi que vous n'êtes pas seuls. Deux personnes se tiennent du coté de la porte d'entrée en face et semblent à peine arriver. Une jeune femme qui n'est pas très grande, ni très impressionnante, haute d'à peine un mètre cinquante huit pour une cinquantaine de kilos au maximum en poussant l'estimation à l'oeil.
Elle paraît frêle, même fragile et sa timidité est frappante, elle semble d'ailleurs assez gênée pour une raison inconnue. Ce n'est pas le cas de la seconde âme présente, un homme en costume, particulièrement grand du haut de son mètre quatre-vingt-cinq. Il possède un gabarit plus élancé que la moyenne du fait de sa relative minceur. Au premier abord, il ressemble plus que quiconque à l’archétype du brun ténébreux : cheveux bruns mi-longs, un regard froid et profond, un teint blafard. Il est beaucoup plus calme et attentif. La jeune femme s'adresse d'abord au vieil homme à tes côtés.

« J-j'ai trouvé c-cet homme près de la f-ferme. Il s'est r-réveillé pas loin au-aussi. Il y a-avait une femme aussi mais e-elle... enfin e-elle... » Visiblement celle-ci bégaie, qui s'emballe alors qu'elle semble avoir une poussée d'émotions. Elle parait secouée, même assez choquée et mal à l'aise.

« Calmes-toi Pam, tout va bien. »

Répond le vieil homme qui s'arrête, jaugeant la jeune femme puis scrutant le nouvel arrivant, comme pour y déceler un quelque chose qui mettrait à jour un vice caché au premier abord. Sa méfiance est visible, aurait-il une appréhension toute particulière au reste du genre masculin ?

« Encore un, dit il d'un ton explicite. Une vrai invasion... puisque vous êtes là, vous n'avez qu'à passer à table avec nous. Nous avons des choses à nous dire et les frites vont refroidir, vous en profiterez pour vous présenter. Pam, rajoutes un couvert s'il te plait. »

Il vous invite alors tous deux à vous asseoir à table.

+++

Tour VIII

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Ven 2 Jan - 18:51
« Je…euh…Merci bien. »

Il était surpris de cet accueil, qu’il était bien loin de pouvoir imaginer à son réveil. Il était invité à la table d’inconnus en pleine apocalypse. Quelle pouvait être la raison de cet élan de sympathie ? Il ne flairait aucun piège, et pourtant… Il était sceptique. Sa méfiance naturelle l’appelait à la plus grande prudence. Scott ne croyait pas à la gentillesse désintéressée ou gratuite, et cela aussi loin que remontaient ses souvenirs.
Avant d’ajouter quoi que ce soit, en faisant mine de se gratter le menton il analysa la situation : 4 couverts, le sien n’étant pas encore posé, un convive ne s’était donc pas encore présenté. S’était-il dissimulé avant son arrivée? Peu de chance, tout le monde semblait aussi surpris que la jeune Pam à la découverte de Scott.

Par ailleurs, cela le rassurait quelque peu d’avoir un esprit aussi fragile que celui de la jeune Pam à sa disposition, pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’il est facile de lire dans un cœur et un esprit aussi chétif. La deuxième, c’est que l’innocence et la pureté qui émanait de Pam le conforter sur l’intégrité morale de ses hôtes : pour qu’une telle jeune femme soit aussi rapidement traumatisée et choqué par un cadavre cela soulignait que celle-ci n’était pas souvent exposée au danger, ou à des actes que certains qualifieraient de « contre-nature ». Il y avait donc peu de chances que cette maison soit le refuge de cannibales, ou de fou-furieux. Le plus probable était qu’il avait atterri dans une famille de fermiers, peut-être encore quelque peu déconnectée de la dure réalité extérieure qui sévissait depuis l’arrivée des Z.
« Je m’appelle Scott Redfield, je suis… Enfin j’étais avocat d’affaires, à New York. »

Il soupira, volontairement, afin de paraître plus humain, plus sensible, comme touché par son histoire, qui appartenait maintenant au passé.
« Je tiens à remercier Pam. Je ne sais pas si c’est votre fille, mais je lui dois beaucoup, j’ai bien cru que j’étais le dernier humain à fouler cette terre depuis mon réveil. J’ai bien failli passer plusieurs fois à trépas en même pas quelques heures. »

Comme pour étayer son jeu d’acteur, il adressa un bref sourire à Pam, et posa sa main sur son épaule, avant d’ajouter :
-« En tout cas » Il marqua une brève pause, et inspecta chacun des protagonistes présents « Merci de votre hospitalité. »

Son regard finit par se poser sur l’imposant fermier. Il était clair que son gabarit n’était pas la norme, et que malgré son âge avancé, il ne valait mieux pas essayait de se lancer dans une rixe contre cette adversaire. Scott commençait de plus en plus à regretter son ancienne condition physique, et surtout, d’avoir presque oublié sa parfaite maîtrise de la boxe thaï pour une raison qui lui échappée.
La femme à ses côtés l’intriguée beaucoup plus : elle ne semblait pas venir d’ici. C’était très probablement elle aussi une de ces « personnes qui s’étaient réveillées ici ». Peut-être avait-elle plus de souvenirs, ou d’informations qu’il n’en possédait ? Il en était même certains vu qu’il ne savait strictement rien sur sa nouvelle vie. Brune, pas particulièrement belle, plutôt maigre, elle semblait avoir le profil d’une ex-étudiante, comptable, ou employée de bureau. Avait-elle les bonnes compétences pour survivre dans ce monde ? Pour le moment, Scott en doutait : elle semblait être relativement fragile.

Il espérait vivement que l’invité encore inconnu au bataillon se rapprocherait du gabarit des deux jeunes femmes : frêle, en apparence, tout du moins… Plus facile à gérer en cas de « problème ».

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mar 6 Jan - 3:41
J'acquiesçai d'un simple hochement de tête aux propos du prénommé Samuel quant à mes origines. Il apparaissait clair à tous deux que nous nous trouvions dans la même galère. Puis mes noisettes se baissèrent sur la main tendue par Samuel, répondant à son geste de la même manière, en la lui serrant sans trop de poigne - poigne que je n'avais jamais eue - et lui offrant un maigre sourire qui s'avéra être plus amusé que je ne l'avais imaginé.

"Enchantée... également ?" risquai-je  à me répondre sur un ton concordant à mon sourire. "Désolée. Je ne suis pas vraiment une experte des bonnes manières dira-t-on. Quant aux circonstances... il semblerait que l'Au-Delà affiche complet en ce moment."

C'est sur ces quelques mots que le vieil homme fit le choix de revenir de la cuisine, un sac à la main qu'il tendit à mon compagnon d'infortune avant de s'adresser à nous, nous proposant de se joindre à sa table. C'est à ce moment- là que je percutais vraiment que je n'avais aucune idée de quel jour nous étions, ni même combien de temps s'était écoulé depuis notre décès et notre résurrection, si l'on pouvait appeler ça comme ça. Le vieil homme posa sa paluche sur mon épaule et m'entraîna vers la cuisine, sans être brusque, mais sans véritablement me laisser le choix de refuser son invitation tandis qu'il invitait Samuel à se rendre vers la salle de bain. Je trouvais les réactions du vieil homme plutôt étrange, comme s'il se méfiait bien plus de l'homme que de moi. Bon... Vu ma carrure, ça n'avait rien d'étonnant ; mais je doutais avoir réellement besoin d'une quelconque protection, si désir protectionniste il y avait...

Entrant dans la cuisine, j'eus l'impression de faire un bon de plusieurs mois en arrière, avant que toute cette merde ne ravage le monde entier. De l'électroménager, des ustensiles de cuisine, une table dressée et un repas près à être servi. Seules les planches rivées aux fenêtres parvenaient à me ramener à la réalité de notre situation. Je sentis l'eau me monter à la bouche en contemplant le jeu de couleur dans le saladier et la promesse d'un bon repas qui nous attendait. Même l'odeur poisseuse de friture du matin semblait s'être tarie pour laisser place au fumé plus dodu et croustillant des frites fraîches. J'ignorais vraiment à quand pouvait bien remonter mon dernier "festin" du genre. Puis mes yeux s'attardèrent sur les deux autres personnes présentes me faisant face. Une jeune femme tout d'abord, d'un gabarit similaire au mien, mais dont la psychologie semblait autrement plus fragile. La voix tremblante, les mots incertains, visiblement peu habituée à affronter les horreurs de l'épidémie. Elle expliqua rapidement au vieil homme qui était l'homme qui se tenait près d'elle.

*Un autre comme nous ? Qu'est-ce que c'est que ce putain de délire ? On est combien comme ça ?* me demandai-je ; ces questions tournant et retournant dans mon esprit sans trouver ni queue ni tête à un semblant de réponse. Mais notre hôte nous invita à passer à table, nous asseoir pour partager nos histoires respectives autour d'un gueuleton comme s'il s'agissait-là d'une réunion de famille. Comme si donner à cette situation un aspect conventionnel la rendrait moins incompréhensible. C'est lorsque que l'inconnu, le "revenant-d'entre-les-morts-de-plus" prit la parole et se présenta que je m'attardais à le détailler. Sa tenue concordait visiblement avec ce qu'il fut dans le monde civilisé - j'omettais de prendre en considération leur état de délabrement puisque je n'étais guère mieux lotie - et suscita chez moi une certaine méfiance inhérente à son ancien métier ; son ton semblait cependant sincère. C'était juste un pauvre type complètement paumé, tout autant que moi sinon plus, n'ayant pas eu la chance de revenir à lui dans un lit, certes menotté, mais douillet.

Lentement, je fis un pas en glissant un regard en coin vers le vieil homme avant de m'asseoir sur la première chaise se trouvant à ma portée, toisant tour-à-tour Pam et Scott avec une certaine insistance derrière mes verres ; attendant patiemment l'arrivée de Samuel avant de prendre la parole.

"Bien. Je suppose que c'est à mon tour de faire les présentations... Je m'appelle Ivy Lockhart, je suis native de Détroit ; mais j'étudiais l'ingénierie aérospatiale à l'université d'Austin lorsque l'épidémie s'est déclarée." Je braquai mes noisettes sur le vieil homme avant de reprendre. "J'n'ai aucune putain d'idée de comment j'ai atterri ici, mais je vous suis également reconnaissante de nous avoir accueilli sous votre toit, m'sieur. Par contre, une question me titille les neurones depuis un bon moment maintenant... Quel jour sommes-nous ? Car en ce qui me concerne, je suis censée être morte le 21 Août 2034..."

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 6 Jan - 16:58
Une fois sa main dans celle de Ivy, il serra lui-même avec une relative fermeté, se retenant consciemment, et ostensiblement, d'appliquer une trop grande force sur la mimine de la petite. Bref, une poignée de main aussi neutre que possible, ni soumise, ni dominante.

Devant la réponse de la jeune femme et son sourire, Samuel assura un peu plus le sien qui parut moins forcé, sincèrement amical et non plus teinté d'une sorte d'amabilité sans gout.

Il allait bien pour lui répondre quelque chose, sans doute rassurant ou amusant sans cynisme, mais le propriétaire de la maison revint à eux avec un sac et les nouvelles d'un repas, ce qui sembla ravir celui qui bavait intérieurement de cette odeur de friture. Cependant, pour l'heure, il obtint le sac plastique et hocha la tête à l'encontre du donateur.


"Merci beaucoup monsieur."

Devant les indications suivante, il le laissa passer à côté avec Ivy et retourna vers le meuble télé afin de poser ses maigres possessions dans le sac. Puis, le pas rapide, il passa à côté, dans la salle de bain, et profita de l'instant pour se passer quelques gouttes autant sur les mains que sur le visage tout en restant attentif aux échanges de paroles tout proche.

Sachant deux autres personnes sur place dont un inconnu, il lui parut judicieux de déplacer son arme à feu, toujours vide hélas, de coincée au dessus de ce pourquoi elle sert de substitut à derrière le dos de l'homme. Malgré tout, il ne se donna pas la peine de débrailler sa chemise de son pantalon pour rendre l'arme invisible, elle était dans son dos et c'était bien suffisant.

Ceci fait, il jeta un dernier coup d’œil à son sac plastique. Les grandes conserves de chili et la bouteille de tequila étaient bien là, il pouvait donc reprendre le contenant et rejoindre le groupe, poignée sur son poignet gauche, sa main serrée sur la base, impossible à voler et très douloureux en extension de coup de poing.

Une fois arrivé sur place, il se contenta d'observer les deux nouvelles personnes, demeurant debout pendant que Ivy se remis à papoter, elle lui fit alors penser qu'il n'était peut-être pas la langue la plus pendue ici malgré tout. Bien sur, cela ne l'empêcha pas de glisser, en douce, quelques mots histoire de ne pas avoir l'air de jouer les mystérieux auprès des deux inconnus.

Contrairement à l'échange qu'il avait eu dans la chambre, les mots filèrent rapidement, accompagnés d'un contact visuel appuyé afin de bien leur signifier que c'était à eux que se destinaient ces paroles.


"Samuel, Freeman. J'habitais à Harlingen, consultant pour ImpriTech."

Le minimum du minimum, quasiment pas de verbe. Évidemment, le but était de dispenser rapidement les informations avant de regarder le vieil homme avec un air interrogatif, car lui aussi se demandait bien quel était la date, même vague, du jour.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 8 Jan - 23:56
Ailleurs - 13/12/34 - Page 3 U7fao10

Temps : L'aube levée, le vent souffle tranquillement et des nuages gris couvrent le ciel.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Poursuite de la scène

Eléments scénaristiques:
 

Vous prenez place, rejoints par Samuel qui prend le train en marche sans difficulté. Le fermier se place en bout de table, où Pam a rajouté un couvert avant de s'installer à coté des Scott à la droite de l'hôte, laissant les places opposées à Samuel et Ivy.
Aux paroles de Scott, Pam, semblant intimidée par l'attention et le geste qui lui est accordée, sourit tout en rougissant et se passe la main dans les cheveux en baissant les yeux vers son assiette vide. Le fermier, lui, se contente d'observer Scott avec une neutralité fermée, ne réagissant pas particulièrement et les yeux donnant l'impression d'être analytiques. Il finit par acquiescer sans un mot et porter le regard à Ivy qui reprend la parole, sa blague ironique lui arrachant cette fois un sourire clos mais sincère, vraisemblablement amusé.

La question d'Ivy sembla des plus sérieuses car le sourire s'effaça du visage du fermier qui échangeait un regard suspect avec Pam, celle-ci semblant peu à l'aise tente d'échapper aux yeux des autres en détournant le regard une fois de plus vers son assiette. L'ambiance devient alors plus lourde, et le fermier invite d'un geste poli Samuel à s’asseoir, attendant qu'il ait rejoint la table pour répondre. Il se pencha quelque peu en croisant les doigts, installant ses coudes sur la table et marquant un temps avant de répondre. Un temps qui avait dû paraître long pour vous qui appréhendiez peut-être la réponse.

« J'aurais préféré que vous vous nourrissiez un peu avant d'aborder les sujets fâcheux mais vous voulez des réponses, je comprends ça. Je ne suis pas vraiment bon pour mettre les formes et nous sommes plus à l'âge de la politesse, alors je vais être direct.

En deux semaines et jusqu'à présent, vous avez été six à vous réveiller sur ma propriété, tombant du ciel et avec un équipement de survie à vos côtés. Je dis survie, c'est une façon de voir cela, en tout cas les autres paraissaient aussi perdus et désorientés que vous. Les deux premières personnes à avoir été abrité ici s'appelaient Shannon, et Pamela, qui n'est pas ma fille pour vous répondre monsieur Redfield. »


Il fit un signe de tête vers Pam avant de s'attarder particulièrement sur Scott, puis passa le regard en reprenant.

« Shannon a disparu il y a quatre jours tandis qu'elle était partie prendre l'air, on ne sait pas ce qui lui est arrivé. J'ai fouillé les environs jusqu'à la forêt, sans trouver le moindre indice. J'ai veillé sur elles depuis qu'elles sont ici et je me suis efforcé d'être attentif mais j'ai... relâché mon attention ce jour-là. Je ne crois pas qu'elle soit encore en vie. »

Cette fois il n'y avait plus de sourire, seulement la tristesse dans les yeux de Pamela, qui pour le fermier s'ajoutait à une évidente culpabilité, posant les yeux sur ses mains.

« Et hier, je vous ai trouvé Samuel et Ivy, à quelques pas de la route. Je suppose que cette femme qui est décédée doit être arrivée avec vous monsieur Redfield. Quant à la date d'aujourd'hui nous... sommes le 13 décembre, de la même année. »

La réponse fatale tombait et avec elle, un flot inévitable d'incompréhension, et de questionnements qui était marqué par le regard du fermier appréhendant vos réactions puisque pour Ivy, et peut-être même vous tous, c'était bien quatre mois qui avaient disparu de vos souvenirs.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 11 Jan - 20:23
Je restais bouche bée lorsque notre hôte nous révéla la date d'aujourd'hui. D'un rapide calcul mental, je tombais sur l'ahurissant chiffre de *Quatre putain de mois ??* Je crus tout d'abord que le vieil homme se moquait de nous alors que mon esprit se refusait à affronter l'idée que fossé temporel de quatre mois s'était tout bonnement creusé entre ce que je pensais être hier et aujourd'hui. Et je me rendais compte que le plus gonflant de toute cette histoire, ce n'était pas tant le décalage temporel que la frustration qu'à chaque nouvelle réponse supposée m'éclairer sur les événements qui m'étaient tombés sur le coin de la trogne ; un flot innombrables de questions se voyaient soulevées et balancées sans ménagement sur mon esprit à peine remis d'un réveil douloureux. Pour résumer, de franchement incompréhensible, la situation venait de passer à totalement insoluble.

Lentement, mes noisettes glissèrent vers le vieil homme tandis que mon teint virait livide, renouant probablement avec sa fraîcheur cadavérique d'antan. Mon estomac se noua d'une certaine anxiété alors que la question de savoir ce qu'il m'était arrivé - ce qu'il nous était tous arrivé - ne cessait de tourner dans mon esprit. J'ignorais si les autres ressentaient le même sentiment de perdition que moi ou si ces derniers étaient bien plus à l'aise avec l'idée de voir une tranche de leur vie disparaître. Peut-être s'en moquaient-ils, tout simplement... Non. Le vieil homme ne plaisantait pas. Ses traits laissaient transparaître une certaine tristesse en rapport à l'histoire de cette Shannon, ainsi qu'une culpabilité compréhensible, du moins en partie. Après tout, quand on joue avec le feu, il faut accepter le fait d'être brûlé. Lourd sacrifice malgré. Je doutais que le jeu en vaille la chandelle. En ce qui me concernait cependant, je ne comptais pas rester très longtemps sous ce toit. Toutes ces questions en suspens étaient bien trop voraces à mon sens pour que je puisse supporter très longtemps de rester dans une telle ignorance. je devais comprendre ce qui était arrivé, et le plus vite serait le mieux.

"Scott. Ton assiette s't'plaît..."

Je tendis mes mains vers les couverts en plastique posés à côté du saladier, et commençai à faire le service, en commençant par servir Scott et Pamela. Au moins cette brève occupation avait-elle le bénéfice de détourner mon esprit des questions qui le taraudaient, écoutant malgré tout d'une oreille attentive les divers échanges entre les autres convives, finissant par remplir ma propre assiette après avoir servi Samuel en salade composée. Toujours murée dans mon silence, les pensées troubles, je m'emparais de ma fourchette et commençais à manger sans vraiment y prêter attention, mastiquant par réflexe et découvrant au-delà de mes nausées et mon malaise que j'étais véritablement affamée. Je profitais d'ailleurs du repas pour ordonner mes pensées et chasser toutes ces questions parasites pour établir un programme à suivre, méthodiquement. Au moins me restait-il mes capacités de réflexion puisque la fourchette entre mes doigts me paraissait vraiment étrangère. J'ignorais ce qu'il était advenue de ma dextérité, ni même ne comprenait pourquoi je me sentais aussi gogole et maladroite ; seule la certitude de n'avoir rien perdu de mes facultés mentales me rassurait un minimum.

J'avais descendu le contenu de mon assiette en moins de temps qu'il n'eut fallut pour le dire, et c'est en ramassant les derniers grains de riz dans mon assiette que je finis par relever la tête, posant sur le vieil homme et les autres survivants un regard plutôt résolu, le concentrant principalement sur notre hôte.

"J'ignore ce qu'il se passe, mais j'ne supporte pas d'être dans l'ignorance... Sans vouloir paraître offensante m'sieur, j'pense que je vais prendre la route pour Snyder une fois le repas terminé. Je ne voudrais pas devenir un point pour vous, et j'sais désormais d'expérience que vivre caché, reculé et dans la crainte de l'extérieur n'empêche rien... Autant apprendre à affronter ce danger et à vivre avec, plutôt que l'ignorer et espérer simplement qu'il passe avec le temps... Si certains veulent m'accompagner là-bas..."
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