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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

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Scott Redfield

Anonymous
Invité
Ven 30 Jan - 17:42
La réponse d’Ivy était moins sèche qu’attendue, même si celle-ci semblait toujours en vouloir à l’avocat. Le ton, à limite de l’ordre, trouva écho dans la tête de Scott : la jeune femme semblait perdue, déboussolée, et surtout, elle jouait sur les apparences pour éviter de craquer, autant moralement que physiquement.  La façade qu’elle entretenait face à Scott, dure et sévère, était le dernier rempart de la jeune femme avant de faire place à la crise de nerfs, ou pire. Il fallait absolument éviter que la jeune étudiante en arrive à ce stade : ils avaient tous besoin des autres, surtout en ce moment critique, où chacun d’entre eux se remettait d’un réveil particulièrement difficile. Il fallait calmer le jeu, enfin, surtout, il fallait que Scott arrête ses conneries, et essaye de se comporter comme un vrai gentleman.
*Qui aurait pu prédire qu’un jour, je tombe aussi bas ?*

Il avait bien envie de proposer de cramer ce foutu corps restant… Mais non, il le savait, sa remarque serait très mal accueillie, et une nouvelle fois, il allait provoquer un malaise parmi ses coéquipier. Ceux-ci n’étaient pas encore prêts, et l’avocat espérait vivement que les prochains événements les forceront quelque peu à abandonner leurs anciennes habitudes, et préjugés, de l’ancien monde.
*Je doute que ce Samuel change aussi vite… Il lui faudrait un sacré choque émotionnel avant qu’il ne remette en question sa vision du monde. Par contre, Ivy… *

La jeune femme lui semblait bien plus malléable que son autre compagnon, et cela, pour plusieurs raisons : son esprit était encore jeune, elle n’avait qu’une vingtaine d’années derrière elle, tout au plus. De plus, elle semblait être à deux doigts de craquer. Une fois le biais cognitif de celle-ci atteint, Scott pourrait lui transmettre quelques-unes de ses idées… Pour le bien de tous, bien entendu ! Une alliée en ces temps troubles ne serait pas de refus. L’avocat attendrait ce moment avec impatience, qu’un évènement ou une personne finirait par provoquer, il deviendrait alors une épaule attentive aux maux d’Ivy, et en profiterait pour essayer de s’en faire une amie… ou un pantin.
*Comme au bon vieux temps…*

Il profita du regard d’Ivy afin d’essayer de se glisser dans son esprit, et pourquoi pas, son cœur. Il se sentit comme aspiré.
- « La question n’est pas de se rendre utile ou pas, mais de faire ce qui est nécessaire, lorsqu’il le faut. Nous sommes sur le même bateau, et avons survécu au même naufrage. »

Il espérait, comme à chaque parole, semer quelques graines de sa volonté dans le corps de son interlocuteur. Que cela lui serve un jour, ou non.

Machinalement, il se dirigea vers la pioche, afin de continuer leur ouvrage commun. Il la trouva dans un coin, avec le reste de l’outillage du vieux fermier. De la camelote, à moitié rouillée, tout juste bonne à exécuter certains travaux manuels… Mais rien de quoi éventrer quelques zombies. Le manche de pioche semblait être en fin de vie, prêt à désagréger à tout instant. Comme pour se rassurer, Scott caressa alors sa batte de base-ball… Elle, elle n’était pas prête de le laisser tomber !
Lorsqu’il revint à la tombe, Ivy était partie accueillir Samuel, et faire plus ample connaissance avec le chien l’accompagnant. Au moins le trou était presque fini, et en quelques coups de pioche bien placés, Scott termina l’ouvrage. Il en sortit tant bien que mal, armée de sa pioche, et pausa sa veste de costume en hauteur, grâce à un clou mal enfoncé sur une poutre. Il remonta ses manches, une nouvelle fois, mais jusqu’aux coudes cette fois-ci, saisit la jeune femme morte, et la déposa, non sans délicatesse, dans sa tombe. À l’aide de la pelle, Scott en profita pour commencer à recouvrir le cadavre, sans ajouter un mot, le regard morne, concentré sur sa tâche.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 30 Jan - 18:27
Arrivé auprès de ses deux comparses après leur échange verbale. Samuel s'apprêtait à demander ce qu'il pouvait bien s'être passé lorsqu'il entrevit enfin la nourriture semi-digérée répandu en flaque, près du trou. Non surpris mais légèrement inquiet, il eut vite fait de conclure, étant donné l'occupation de Scott, que ce n'était pas lui qui avait rendu.

C'est ce pourquoi, alors que Ivy prêtait attention à l'animal sur son côté, le jeune homme vint au sien, se pencha légèrement en avant afin de ne faire qu'effleurer son épaule et lui murmura, peut-être bien assez bas pour ne pas être entendu de l'avocat mais encore trop haut pour que cela ait l'air volontaire :


"Tu remangeras quelque chose avant qu'on parte, faut pas que tu restes le ventre vide aujourd'hui."

Ceci dit, il observa le chien brièvement, confiant du fait qu'il n'allait pas être agressif avec la petite plus qu'avec les deux hommes, et s'en retourna alors vers Scott. Celui-ci, la tête dans le guidon, s'acquittait de la tâche de poser le cadavre dans le trou. Le regard un peu fixe, perdu dans ses pensées, Samuel observait la scène, sans réaction.

Tout du moins, ce fut le cas jusqu'à ce que le fossoyeur intérimaire ne reprenne la pelle dans le but évident de recouvrir le corps. C'est à cet instant que monsieur le consultant, se déplaça, atteignant le trou en quelques enjambées, le bras levé en direction de Scott, non pas avec une expression méprisante ou hargneuse au visage mais plutôt une mine soucieuse.

Évidemment, afin de l'inciter à s'arrêter dans son entreprise, il éleva la voix, confirmant son soucis qui n'avait pas le moindre rapport avec Scott cette fois.


"Hé là ! Attendez une seconde, j'ai quelque chose à vérifier avant. Juste une minute. Pardon."

Sans réellement attendre l'approbation du pelleteur, il descendit dans le trou avec une légère lenteur, enjambant le cadavre de la jeune femme afin de ne pas se risquer à marcher sur ses jambes. Là, il se pencha largement en avant et, lâchant une exclamation de dégout, palpa les poches avant puis les poches arrières du jean de la défunte.

Son objectif, extrêmement évident, était de vérifier, puisque rien ne pouvait lui faire croire que Scott l'ait fait avant lui, que cette femme ne possédait plus rien, y compris un éventuel porte-feuille où se trouverait une pièce d'identité puisqu'il avait bien trouvé de l'argent liquide tout proche.

Bien sur, qu'il trouve quelque chose ou non et sauf il devait être gêné dans cette entreprise, il ne manquerait pas de s'extraire du trou dès que cette opération de "récupération" serait terminée.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 31 Jan - 20:08
Ailleurs - 13/12/34 - Page 6 U7fao10

Temps : Le ciel est maintenant dégagé et clair, le froid laisse peu à peu place à une mesurée mais réelle chaleur, celle du soleil levé.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution du Tour X

Ivy : Tes quelques pelletées supplémentaires suffirent à donner forme à la tombe, qui pourrait accueillir la défunte maintenant près de vous. Durant ce temps, Scott était parti récupérer la pioche dans la grange qui n'était pas verrouillée. À l'arrivée de Samuel, qui vient s'adresser à toi pour te prêter conseil, tu t'intéresses ainsi au chien à ses côtés qui halète toujours avec une certaine joie, contraste d'un animal non touché par l'apocalypse et soucieux que des plus simples et pourtant acérés instincts et besoins. En approchant ta main, sourire franc aux lèvres, le doberman t'observe et sans montrer aucune hostilité, penche la tête avec l'air curieux et au départ un peu hésitant, puis finalement te laisse t'approcher en avançant lui-même dans le but de renifler ta main pour ainsi dire de fond en comble et dans tous les sens.

Tu ressens d'ailleurs le toucher doux et humide de la truffe de l'animal, signe évident de sa bonne santé. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, à moins d'être réellement informée sur le sujet, que ce laps de temps durant lequel le chien t'inspecte peut paraître une formalité pour les humains alors que pour lui, c'était une véritable analyse poussée de ton odeur et de ce que son instinct identifiait de toi, la couche de mucus recouvrant sa truffe humide facilitant l'absorption des molécules de l'air qui contiennent les odeurs et lui permettant de savoir à quoi correspond la tienne, et sans doute plus encore.

Finalement satisfait, rassuré ou autre, quelque soit ce qui trotte dans sa tête, le chien s'approche un peu plus et vient pousser ta main en caressant sa tête contre, ayant vraisemblablement envie d'affection autant qu'il te reconnaît, toi qu'il a rencontré en même temps que Samuel avant même le fermier, lorsque vous étiez dans votre paisible inconscience. Bien sûr, seuls lui et son maître connaissent cette vérité.

Scott : Après ton échange avec Ivy, tu décides de partir vers la grange récupérer la pioche. Avant tout, tu fais face aux deux grandes portes boisées assez rudimentaires et pourtant quelque peu épaisses, fermant ce bloc de même facture comme un vaste rectangle presque parfait. Tu n'as besoin que de tester la porte pour te rendre compte qu'elle n'est pas fermée, pouvant ainsi entrer à l'intérieur pour visualiser son espace :

Il s'agit d'un véritable bloc sans étage, avec en fond une autre double-porte du même acabit que celle de l'entrée, bien que moins grande, et de chaque côté, deux box assez peu vastes qui devaient accueillir chacun un cheval fut un temps, car aujourd'hui il n'y a plus âme qui vive à l'intérieur, l'endroit d'un calme olympien. Tout de suite sur ta gauche se trouve une partie sans structure et très étroite puisque les box prennent de la place, qui voit disposé des affaires en vrac et du matériel, tu peut d'ailleurs observer des briques, des pioches, du foin, un râteau, et toutes sortes d'outils sans grande particularité que l'on peut envisager exclusivement dans une ferme. Il y a très peu de lumière venant des rayons du soleil transperçant quelque peu les interstices de bois, mais maintenant que tu as ouvert une porte, l'éclairage naturel est un peu plus important à l'entrée.

En t'approchant du matériel, tu inspectes les pioches dont les tailles varient, certaines assez vieilles et en mauvais état, voir plusieurs fois rafistolées, alors que d'autres sont en meilleure forme et l'une d'elle - la plus grande et solide - semble comme neuve. Tu t'en saisis et retournes auprès de Ivy, qui fait effectivement connaissance avec le chien, Tobby, rencontré un peu plus tôt. Celui-ci semble assez vite amical et même affectueux. Tu te mets enfin au travail et achève le trou qui servira de tombe à la défunte allongée à vos côtés. La tâche accomplie, tu récupères le cadavre toujours sans la moindre gêne visible par rapport à son état désastreux et l'installe à l'intérieur, prêt à recouvrir le corps de terre pour lui permettre de reposer en paix à jamais. Tu es cependant interrompu par Samuel qui émet le souhait de vérifier le corps et descend dans le trou afin de la fouiller à son tour sans attendre ton approbation.

Eléments scénaristiques:
 

Samuel : Tu rejoins tes deux comparses du moment et viens prêter conseil à Ivy, avant que celle-ci ne s'intéresse au doberman qui te sert de nouveau compagnon. Celui-ci, face à son sourire franc et sa main tendue, l'observe et sans montrer aucune hostilité, penche la tête avec air curieux et au départ un peu hésitant, puis finalement la laisse s'approcher en avançant lui-même dans le but de renifler sa main pour ainsi dire de fond en comble et dans tous les sens.

Finalement, satisfait, rassuré ou autre, quelque soit ce qui trotte dans sa tête, le chien s'approche un peu plus et vient pousser sa main en caressant sa tête contre, ayant vraisemblablement envie d'affection autant qu'il semble la reconnaître et en faire une personne de confiance, elle qu'il a rencontré en même temps que toi avant même le fermier, lorsque vous étiez dans votre paisible inconscience. Bien sûr, seuls lui et son maître connaissent cette vérité.
Entre-temps, Scott était ressorti de la grange d'à côté, visiblement ouverte car ses grandes portes de bois n'avaient pas été verrouillées, et vint achever le travail d'Ivy en terminant de creuser la tombe faite pour la défunte. Pour toi, la vue de ce cadavre, même avec une quelconque expérience, n'est pas chose facile et son crâne écrasé comme sa gorge déchirée t'atteigne un minimum coeur, non pas nécessairement dans un contexte de sympathie mais au moins de dégoût, voir d'une franche répugnance, quand bien même tu n'es pas vraiment secoué par sa vue. C'est lorsque l'avocat la disposa à l'intérieur du trou réalisé que tu manifestas ton souhait de la fouiller, interrompant Scott qui allait refermer cette fraîche tombe. Y descendant sans attendre son approbation, tu inspectes les poches de son jean et de sa chemise, sans rien trouver. Si elle avait possédé autre chose que ce que tu as déjà récupéré, ce n'était pas dissimulé dans ses vêtements.

+++

Tour XI

Samuel & Scott :

Une boite en métal a été laissée à coté de la tombe, près du tas de vomi déversé par cette chère Ivy, qui en était à son deuxième rejet de la journée. La boîte est d'une couleur noire métallique et sur le couvercle est sculpté d'une main de maître une fée dans des reliefs dorés sombres, et pas n'importe quelle fée car toute personne normalement constituée ne peut que reconnaître la silhouette, la posture et les traits du visage finement dessiné : la célèbre fée clochette de Disney. Une production qui a continuée à fonctionner pendant de très nombreuses années depuis l'avant 2000 et qui continue, ou continuait, à faire tourner l'entreprise, jusqu'à ce que les marcheurs décident de la fermer pour cause de fin du monde. Les zombies ne doivent pas apprécier des choses aussi culturelles et symboliques que Disney.

Tous :

Tandis que le fermier est maintenant hors de vue et doit s'atteler à la récupération du corps de Shannon, un coup d'oeil au bon moment pourra vous permettre de constater que la silhouette de Pamela était apparue non loin de la grange, tout juste dans le bon angle pour observer ce que vous faites derrière la bâtisse et se contente de fixer votre direction en restant à distance sans faire moindre signe.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 1 Fév - 23:25
Je laissais ma main aller à la rencontre du museau du doberman non sans me départir de mon sourire de plus en plus amusé à voir le canidé prostré dans son hésitation curieuse, avant qu'il ne s'approche finalement pour me renifler la paluche durant de longues secondes. Je tournais le visage en direction de l'effleurement d'épaule que je venais de ressentir à l'instant ; découvrant le visage de Samuel penché non loin du mien. D'un hochement de tête souriant, j'acquiesçai à son conseil même si dans l'immédiat, je ressentais bien plus du dégoût et son cortège de relents nauséeux que la moindre envie d'avaler quoi que ce soit de comestible.

"J'y penserais..." lâchai-je d'un ton neutre, portant ensuite de nouveau mon attention au chien qui semblait réclamer son lot de caresse et d'affection, gratouillant le crâne de l'animal entre les oreilles. J'avouais que cette simple distraction canine et l'innocence qu'il dégageait dans la simple continuité de son quotidien de toutou avait quelque chose de rassurant, pour ne pas dire d'apaisant, détournant mon esprit de ses préoccupations. Un instant que j'appréciais d'autant plus que je savais qu'il n'avait pas vocation à durer.

“T'es plutôt cool le chien...” lui fis-je remarquer avec un sourire avant de finalement détourner mon regard en direction des deux mâles du groupe. Visiblement, Scott avait fini par mettre la main à la pâte et balança le cadavre dans le fond du trou ; jusqu'à ce que Samuel ne décide de se jeter à son tour dans la tombe. Intriguée, je me redressais pour m'enquérir de ce qui lui semblait si urgent tout à coup. Peut être avait-il reconnu la jeune femme, genre une fille du groupe avec lequel il était ou une autre connaissance. J'écarquillais les yeux comme des soucoupes en le voyant simplement faire les poches de la défunte, me remémorant presque instantanément la dernière phrase que m'avait adressé Scott, plus particulièrement cinq mots : “faire ce qui est nécessaire.”

*Putain... Ils s'foutent de ma gueule ces deux-là ??* fulminai-je intérieurement en voyant Samuel détrousser un putain de cadavre, jetant au consultant un regard noir, tout à fait similaire à ceux que j'avais lancés à Scott un peu plus tôt.

“Non mais c'est quoi votre putain de problème ?? Vous pouvez pas juste lui foutre la paix à c'tte pauvre fille ? D'abord on lui défonce le crâne, ensuite on la dépouille... Et après quoi ? Vous la dépucelez ?” Je secouai la tête, un profond dédain sur le visage avant de lever les bras devant moi pour les laisser retomber mollement.

“Vous valez pas mieux qu'ces putains d'infectés, et encore... Eux au moins ont l'excuse de n'pas en être conscients... Oh et puis merde, faites c'que vous voulez. Ya rien qui m'oblige à supporter vos conneries...”

Je tournai les talons et commençai à repartir en direction de la ferme, bien décidée à aller trouver la compagnie de Pamela et obtenir des réponses à mes questions, si tant est qu'elle en ait les réponses, lorsque mes noisettes tombèrent sur la frêle silhouette de la jeune femme se tenant non loin de la grange, le regard rivé dans notre direction.

*Tant mieux... J'aurais pas à la chercher partout...* me dis-je en me dirigeant très clairement vers elle, joignant mes mains de manière implorante lorsque je fus suffisamment proche pour qu'elle m'entende parler.

“Par pitié, dis-moi que t'es pas devenue folle après ton réveil, parce que j'veux pas finir comme eux...” lui demandai-je d'un ton qui puait l'ironie à une douzaine de kilomètres.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 2 Fév - 3:41
Assez dépité, Samuel se redressa de toute sa hauteur et soupira faiblement. Cependant, avant même d'avoir put commencer à sortir du trou, il entendit Ivy s'exclamer au dessus de lui, le forçant à pivoter le buste et la tête pour la voir cracher tout le stress et la surprise que devait causer la vision de quelqu'un fouillant un cadavre.

Finalement, lorsqu'elle se tut, il entre-ouvrit bien la bouche afin d'essayer d'éclaircir le malentendu, malheureusement, trop en pétard, la jeune femme s'en était allée sans attendre la moindre explication, ce qui poussa le pauvre bonhomme à laisser échapper un autre soupire, plus fort et empreint d'une notable exaspération.

Le calme revenu, il se hissa sur le bord du trou avec la même maladresse que lorsqu'il était descendu, en sortant sans trop de difficulté mais surement pas avec la grâce d'un gymnaste. Une fois relevé, il frotta ses fringues afin d'en ôter la terre qui s'y était accrochée durant son escalade. Enfin, il jeta un regard vers Ivy et Pamela, hésitant quelques secondes avant de regarder Scott par dessus son épaule, puis le trou. D'ailleurs, ce n'est qu'à cet instant qu'il songea que son arme à feu, n'ayant pas bougée d'un iota, bien coincée entre ses reins et son pantalon, était parfaitement visible par l'avocat.

Contre toute attente, il ne partit pas s'expliquer et se rapprocha de Scott sans empressement, se stoppant à côté de lui avant de se saisir doucement de la pioche et la soulever d'une manière un peu molle. Il contourna ensuite le trou et, à une distance suffisante, souleva l'outil pour l'abattre dans le sol et commencer à remuer la terre. A cet instant, ce n'était pas sur son visage parfaitement neutre que l'on pouvait lire ses sentiments vis à vis de cet incident somme toute anodin, non, c'était clairement dans sa manière de manipuler l'outil.

Chaque coup de pioche dans le sol semblait plus lourd que le précédent, et malgré le fait qu'il l’enfonçât toujours plus profond, il mettait toujours plus d'efforts à soulever la terre pour l'en libérer, réduisant en charpie un rectangle de terre de la taille similaire à l'autre trou sans faire la moindre pause, ni pour souffler, ni pour regarder autour de soi ni pour prendre la parole, que ce soit pour engager la conversation avec Scott ou bien lui répondre. Ce coup-ci, c'était à son tour de paraitre le moins fréquentable du trio.

Très rapidement, la première couche ne fut plus que de la terre retournée bien molle, aussi retourna t-il sa pioche afin de commencer à écarter la terre meuble et la rassemblée, lentement et difficilement, hors du rectangle qu'il avait délimité. L'opération paraissait évidemment fatigante et inutile puisqu'il se trouvait un pelleteur tout proche de lui, mais rien n'y faisait, insensible à ce qu'il se passait autour de lui, il semblait agir comme un automate, réalisant sa tâche avec son outil sans montrer le moindre désir d'être aidé ou relevé dans sa tâche, encore moins dérangé.

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Lun 2 Fév - 19:22
Scott arrêta son mouvement lorsque Samuel se précipita, sans même attendre l’approbation de l’avocat, dans la tombe de la jeune femme encore non enseveli. Silencieux, le cadet Redfield se contenta d’observer la scène, non sans sourire.
*Vous êtes un sacré hypocrite monsieur Freeman, derrière vos belles paroles se cache un individu pas si différent des autres… et de moi-même. Je vois qu'il est plus important dans ce monde de se donner bonne conscience plutôt que d'assumer ce que l'on est.... ce qui ne change pas du monde d'avant*

L’homme s’efforçait de fouiller la jeune victime aussi vite que possible, peut- être par dégout, ou peut-être pour ne pas gêner Scott outre mesure. Il en sortit finalement bredouille.
*Comptiez-vous trouver quelques dollars mon cher Freeman sur son corps, afin de soulager votre palais asséché au bistrot le plus proche, comme tous ceux de votre espèce ?*

Un sourire se dessina sur les lèvres de Scott lorsqu’il croisa le regard avar de Samuel, comme pour lui spécifier « Bienvenue au club ». L’avocat se contentait de rester silencieux, juste de sourire, le regard amusé par la fouille bredouille de Samuel, mais aussi des remarques virevoltantes d’Ivy, plus proche que jamais de la crise de nerfs. La situation était ubuesque, tout allait pour le mieux, enfin, tant que le petit groupe n’avait pas à faire à de réels problèmes. Scott se demandait toujours sur qui il pourrait compter à l’avenir, entre une jeune femme frivole et un hypocrite aux allures de chevalier blanc, il se sentait presque dépité.
*Entre deux maux, il faut choisir le moindre…*

Et puis, ce Samuel avait une arme à feu, il était potentiellement dangereux, pour lui-même et les autres. Si Scott avait oublié même les rudiments du Muay Thaï, il avait fort à parier qu’il en était autant pour l’adresse au tir de ce monsieur Freeman. Avait-il des munitions ? Tel était la question qui le taraudait à l’instant même. Une fois son œuvre complétée, et la tombe ensevelit, l’avocat planta sa pelle dans le sol, et plaça ses mains sur le manche, en guise de support pour sa tête endolorie. Il observa de longues minutes son collègue s’affairer avec sa pioche, avant de demander, d’une voix neutre :
- « Quel modèle ? » dit-il tout en désignant du regard l’arme à feu de son compagnon.

- « Je ne sais pas si c’est votre cas aussi monsieur Freeman, mais pour ma part, je me suis différent, bien différent de ma condition que je possédai il y a quelques mois, comme si, une partie de moi-même, était redevenue vierge. Il vaudrait peut-être mieux que vous soyez certain de vos capacités avant que nous partions d’ici, nous ne savons pas ce qui nous attend là-bas. »

Scott continua à fixer du regard le pétard de Samuel avec insistance, il espérait secrètement que celui-ci l’enverrait boulet, et refuserait son invitation à essayer son jouet. Avec un peu de chance, l’état de faiblesse que Scott trimballait depuis son réveil n’était pas propre à sa petite personne, mais bel et bien partagé avec les membres de son groupe. Si par contre il se révélait que monsieur Freeman avoir encore la parfaite maîtrise des armes à feu, et qu’en plus il possédait quelques munitions, Scott devrait prendre les mesures qui s’imposerait...

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 3 Fév - 23:22
Ailleurs - 13/12/34 - Page 6 U7fao10

Temps : Le ciel est maintenant dégagé et clair, le froid laisse peu à peu place à une mesurée mais réelle chaleur, celle du soleil levé.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution du Tour XI

Ivy : Tu constates, avec horreur, les pratiques de Samuel après avoir assisté à l'attitude de Scott et ainsi excédée, te dirige vers Pamela. Sur le chemin, tu vois le fermier revenir de l'arbre solitaire avec dans les bras, un drap recouvrant un corps. Ce corps était beaucoup plus frêle que l'homme et plus petit, la silhouette laissant à penser qu'il s'agit bien d'une femme, Shannon, qu'il ramenait du lieu de son dernier voyage fusse t-il dans la non-mort afin d'accéder au repos éternel.

Lorsque tu accostes Pamela après avoir atteint l'endroit où elle était restée figée, tu remarques qu'elle suit du regard le fermier qui va rejoindre Scott et Samuel sans répondre sur le coup. Ses yeux ne sont plus rouges, et les larmes ont cessé d'exister malgré la vue du cadavre comme embaumé de son amie défunte. Elle continue de le suivre quelques instants, puis revient à toi avec un regard plein de détresse en dépit de son calme nouveau. Les bras qu'elle garde le long du corps et sa posture presque rigide laisse voir de façon presque transparente l'absence de sécurité et de réconfort qui plane autour de sa chétive personne.

« Non, je ne suis pas folle... je suis terrifiée. Dit elle, son bégaiement ayant subitement disparu. J-j'ai peur, peur de m-mourir, peur de finir comme Sh-sh-sh... » Elle semble soudainement être prise à contrario d'une crise à la tentative d'évocation de Shannon, essayant de se forcer à prononcer son nom sans y parvenir.

« P-pourquoi les ch-choses sont co-comme ça ? S'indigne t-elle. P-pourquoi ces m-monstres exi-existent ? Pourquoi m-même mourir est d-devenu si dif-ficile ? Je voudrais ne jamais m-m'être réveillée... »

Elle baisse la tête en fermant les yeux et tente vraisemblablement de retenir ses larmes qui essaient à nouveau de prendre le dessus, avant de plaquer ses mains sur son visage pour le dissimuler de ce qui l'entoure. Si sa détresse était déjà omniprésente, elle atteignait maintenant une limite. Voudrait elle la franchir ? Nul ne pouvait vraiment le savoir pour le moment. Ce qui importait, c'est qu'elle s'était confiée, à toi.

Scott & Samuel : Alors q'Ivy s'écarte de vous pour rejoindre Pamela restée plantée au loin, votre camarade de réveil excédée par vos agissements, vous voyez le fermier revenir de l'arbre solitaire avec dans les bras, un drap recouvrant un corps. Ce corps était beaucoup plus frêle que l'homme et plus petit, la silhouette laissant à penser qu'il s'agit bien d'une femme, Shannon, qu'il ramenait du lieu de son dernier voyage fusse t-il dans la non-mort afin d'accéder au repos éternel.

Rejoignant le chemin emprunté par Ivy à proximité après qu'elle ai atteint la jeune fille, celui-ci affiche une mine fermée et âpre, regardant devant lui tandis que Samuel achèvait après des efforts considérables qu'il abattu sans un instant de repos, le trou creusé à l'attention de cette seconde perte, parallèlement à Scott qui terminait d'ensevelir le premier corps. La longévité du chemin parcouru par le vieil homme laissa loisir à Scott d'exprimer de nouveau des paroles provocatrices à l'égard de Samuel et en privée, prenant une posture de repos pelle dans le sol.

Sans croiser votre regard, sans doute en lutte avec ses propres émotions, le fermier vint près de la tombe et non sans un certain effort, laissa tomber ses genoux sur l'herbe fraîche d'un coté, la terre défaite de l'autre, pour finalement déposer la défunte qu'il avait connu au sein de son ultime demeure de fortune. Il se redressa ensuite en posant ses mains sur ses genoux et garda les yeux rivés sur la tombe, ses traits déjà épais se tirant davantage pour contraindre les conséquences de l'émotion à ne pas s'extraire de ses yeux, refusant de verser la moindre larme malgré qu'il soit certainement dévasté par cette tragédie, dans l'unique but d'honorer Shannon.

« Je t'ai abandonné, dit il à Shannon, n'ayant cure qu'elle ne puisse pas l'entendre ou au contraire, convaincu qu'elle l'écoutait déjà. Je t'ai promis de veiller sur toi quand tu es revenue à la vie, de te protéger des choses qui rôdaient la nuit, du reste de ce monde si cruel. Mais je n'ai pas su te protéger de moi, je suis tellement désolé, Shannon... »

Il prit une grande inspiration presque tremblante à qui était en mesure de percevoir l'affaiblissement dans ses muscles et dans sa voix, en cet instant de deuil douloureux.

« J'ai faillis Shannon, je n'ai pas été suffisamment à l'écoute, je n'ai pas su être fort et présent comme j'aurais du l'être pour toi, si muré dans ma solitude et mon insensibilité. Quel misérable je fais... Il amena une main sur la terre, comme une façon de la toucher bien que ce n'était que symbolique. Mais je te jure sur tout ce qu'il me reste, que je ne ferais pas la même erreur avec elle. Sur ma vie d'homme chrétien, j'accomplirais mon devoir envers Pamela et la préserverai des pièges du malin quoi qu'il m'en coûte. Alors, peut être m'accorderas-tu ton pardon. »

+++

Tour XII

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 4 Fév - 21:33
En m'approchant de la jeune femme, je pus constater que son regard se trouvait braqué vers l'horizon et semblait rivé à un point fixe, ou très légèrement mobile. Fronçant les sourcils, ma curiosité titillée quant à savoir ce qui pouvait bien retenir son attention de la sorte, je portais mes noisettes dans la même direction, découvrant une nouvelle fois la silhouette du fermier, portant un corps enveloppé dans un drap – linceul de fortune – en train de revenir vers la tombe que nous avions creusée. Très probablement celui de Shannon en fait. Je tiquais... Qui était donc la jeune femme au crâne fracassé que Scott avait ramené ? C'était quoi ce putain de charnier à ciel ouvert autour de cette ferme ? Mais Pamela reporta son attention sur ma petite personne, coupant court à mes réflexions toutes personnelles.

“Non, je ne suis pas folle... je suis terrifiée. J-j'ai peur, peur de m-mourir, peur de finir comme Sh-sh-sh...” m'avoua-t-elle, semblant littéralement perdre pied alors qu'elle paraissait pourtant avoir retrouvé un minimum de contenance et d'aplomb. Je me rapprochais encore un peu plus d'elle, réduisant un peu plus l'espace qui nous séparait afin de rendre cette conversation un peu plus intimiste, l'engageant à poursuivre sur sa lancée. Elle avait manifestement le besoin de confier ses doutes, ses peurs, ses tourments. Je doutais lui être véritablement d'une grande aide, ou le meilleur réceptacle à ses propres incompréhensions alors que moi-même je ne parvenais pas à bitter grand chose à cette situation.

“P-pourquoi les ch-choses sont co-comme ça ? P-pourquoi ces m-monstres exi-existent ? Pourquoi m-même mourir est d-devenu si diff-icile ? Je voudrais ne jamais m-m'être réveillée...”

Je la vis baisser la tête, visiblement à nouveau submergée par l'émotion, mais je ne sus pas vraiment quoi lui répondre. Pour une fois que les mots venaient à me manquer pour formuler mes pensées ; et pour cause, je ne savais quoi penser de tout ça. Je partageais la totalité de ses interrogations et de ses doutes, à l'exception près que pour ma part, j'étais malgré tout plutôt satisfaite d'avoir échappé je-ne-savais-comment aux griffes de la mort. Je me mordis les lèvres en la contemplant silencieusement, ressentant une profonde empathie face à sa détresse et sa douleur. Ce silence pesant ne dura pas plus de quelques secondes, mais semblait paradoxalement s'étirer à l'infini dans le calme de cette douce fraîcheur hivernale, comme si le temps venait de se figer sur la simple contemplation de cet instant, attendant patiemment que l'un des deux protagonistes que nous étions ne finisse par briser cette illusion par un mot, un geste, une simple idée peut-être...

Je fis un nouveau pas en avant, écartant mes bras devant moi dans l'idée de venir finalement enlacer la jeune femme, glissant ma main droite dans sa chevelure dorée et ramenant son visage contre mon épaule dans une étreinte que je voulais rassurante au possible, espérant qu'elle ne me repousse pas. Si envahir l'espace vital des gens et briser cette ultime frontière était généralement très efficace en terme de relationnel – dans le bon comme dans le mauvais sens d'ailleurs – ça restait avant tout une manœuvre risquée.

“Les choses ont toujours un sens, aussi obscur soit-il...” lui murmurai-je d'un ton posé et sincère, que je tâchais de rendre convaincant au possible, autant pour elle que pour moi “...et finissent toujours par s'améliorer... Faut juste garder un peu d'espoir Pam...”

Je me reculais finalement de quelques pas, puis offrit à son regard toute mon empathie la plus sincère au-travers de mes noisettes une dernière fois, avant de finalement refermer la brèche de ma carapace caractérielle ; mon visage retrouvant son austérité presque naturelle. Je tendis cependant ma main gauche dans sa direction, paume ouverte ; lui lançant une invitation que j'espérais qu'elle acceptât, pour son bien.

“Viens... Il est temps de faire tes adieux à Shannon...”

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 4 Fév - 23:37
Passablement harassé par cet éreintant travail, Sam se laissa aller, juste l'espace d'un quart de seconde, à lever le regard vers Scott lorsque ce dernier patienta pour une réponse. Malgré la furtivité du mouvement, il ne sembla ni honteux, ni intimidé. Il tentait seulement de finir, à grande peine, d'écarter encore un peu de terre alors que le fermier arrivait enfin, les bras chargés, lui assurant implicitement que le travail avait été suffisant en s'approchant du trou extrêmement frais et jugé peu profond par le pauvre consultant en management.

A la vision du corps recouvert des draps, il sembla légèrement chanceler et regarda distraitement autour de ses pieds avant de déposer la pioche au sol, le manche tendu droit vers le ciel. Enfin, il se donnait la peine de respirer à plein poumons et d'essuyer son visage trempé de sueur à l'aide d'une manche de sa chemise, s'épargnant alors la vision du nouveau corps déposé dans son propre trou, tout du moins, pour les premières secondes.

Lorsque son regard se reposa finalement dessus, sa mâchoire se contracta sans que cela ne dure, cette vision le poussant assurément à se détourner et à pivoter sur le côté, se donnant l'opportunité de voir Ivy et Pamela à sa gauche, Scott et leur hôte à leur droite. Et alors que ce dernier commençait à s'excuser auprès de la seconde défunte, Samuel commença un curieux manège.

Doucement, et sans adopter de posture suspecte, il amena sa main gauche dans son dos, faisant pivoter son arme à son emplacement de telle sorte que la crosse pointe vers la droite. Puis, dans la logique de ce mouvement, il fit lentement glisser l'arme le long de sa hanche, tâchant de ne pas se blesser ni endommager stupidement sa chemise ou son pantalon, jusqu'à ce que l'arme à feu devienne invisible à l'avocat, à contrario des deux jeunes femmes qui pouvait la voir trôner sur sa hanche gauche, prête à être dégainée par le gaucher qu'il était.

Ceci fait, il céda finalement à la fatigue qui lui réclamait son dû pour cet effort aussi acharné qu'idiot et s'accroupit avant de poser son postérieur au sol, tâchant d'ailleurs d'éviter la moindre exclamation qui aurait put troubler le vieil homme durant sa poignante prière. La seule chose notable qu'il se permis de faire fut de retourner la tête vers Scott pour le fixer, clairement, et profiter de sa position privilégiée qui rendait sa main droite seulement visible de l'avocat pour lui montrer son majeur avec la discrétion qui sied aux gentlemans, sur une durée extrêmement courte afin de bien garder leurs provocations entre eux et de n'y mêler personne d'autres, et surtout pas des innocents.

Ceci, il le fit sans sourire, ni regard méprisant, comme si c'était la réponse la plus logique à donner à sa question. La scène n'en restait pas moins cynique, les deux diables se provoquant plus ou moins ouvertement dès que le bon samaritain leur tourne le dos. C'est peut-être pourquoi il se donna ensuite la peine de joindre ses mains, quittant Scott du regard et fermant les yeux pour se déculpabiliser de son mauvais comportement en effectuant ce qui ressemblait à une prière silencieuse dont les seuls indices se trouvait sur ses lèvres, alors en train de mimer les mots que son esprit lui dictait avec lenteur.

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Ven 6 Fév - 21:19
Scott fut interrompu par l’arrivée du vieux fermier, portant un énième corps : celui de la regrettée Shannon. Sans réponse à ses questions, l’avocat se contenta d’observer la scène. Sordide pour certain, triste et mélancolique pour d’autres, l’événement était juste une énième contrainte sans intérêt pour le cadet Redfield, qui se contentait de rester stoïque. Il se sentait mal à l’aise, à cause de cette succession d’événements qu’il supportait, bien plus par obligation qu’autre chose.

*Vivement que tout cela se termine, je ne pense pas pouvoir supporter toutes ces jérémiades contre-productives encore longtemps*

Le vieil homme se recueillait, à sa manière, comme il le pouvait, devant ce qui restait de Shannon après sa mésaventure. Ses propos étaient parfaitement prévisibles, et touchaient Scott comme un mauvais film dramatique l’aurait fait. Cette dernière n’avait rien d’excitant, rien de divertissant, la complainte du fermier avait plus tendance à insupporter l’avocat qu’autre, et avait même tendance à attiser un sentiment de honte dans l’esprit de Scott. Bon sang, que faisait-il là ? Entouré de personnages dignes d’une mauvaise série télé ?
Le regard de Scott s’attardait sur chacun des protagonistes, comme pour essayer de trouver une once de réconfort à son mal-être, et pourquoi pas, une raison de mettre un terme à cette mascarade. Malheureusement, personne ne semblait partager ses sentiments, et encore moins remarquer son appel à l’aide, sauf Samuel, et son geste presque amical. Cette marque attentionnée toucha Scott, mais pas suffisamment pour lui permettre de sourire.

*Je n’ai qu’à prendre mon mal en patience, en espérant qu’on passe assez vite à autre chose, et qu’on s’éloigne de cette misérable ferme qui empeste la mort, et les sentiments à l’eau de rose…*


Lentement, les paupières de l’avocat se fermèrent, le regard fixé sur vers le sol, le corps droit. En apparence, cette posture aurait pu être une marque d’attention et de respect adapté aux funérailles. Pour Scott, il en était tout autre : un moyen de s’évader… même s’il ne put s’empêcher de penser à sa défunte sœur, sans toutefois arriver à verser une larme.
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