Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ailleurs - 13/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Prologue

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 8 Fév - 0:44
Ailleurs - 13/12/34 - Page 7 U7fao10

Temps : Le ciel est maintenant dégagé et clair, le froid laisse peu à peu place à une mesurée mais réelle chaleur, celle du soleil levé.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution du Tour XII

Scott & Samuel : Imitant Samuel sans le savoir tout de suite, le fermier fit silence et laissa une prière envahir son coeur sans montrer plus de tristesse qu'il n'en avait déjà laissé voir, non parce qu'il en manquait, mais parce qu'il pensait sans doute devoir rester fort et solide pour Pamela. Lorsqu'il eut fini sa complainte intérieure pour la paix de Shannon, il s'appuya sur ses genoux et se redressa debout, se tournant pour voir Samuel, puis Scott, se laissant aisément à penser que leur attitude cachait une prière autant que lui quelques instants avant. Laissant un très léger sourire en coin triste mais sincère se dessiner sur ses lèvres par reconnaissance, il s'adressa au deux avec un ton davantage changé depuis leur réveil, plus amical et moins rustre :

« Vous n'étiez pas obligé de faire tout ça, je vous aurais accompagné dans tous les cas, mais vous l'avez fait. Merci, pour Shannon, et pour Pamela. J'aurais préféré que cette rencontre se fasse dans d'autres circonstances et avec moins de... craintes théoriques. »

Il s'avança ensuite vers Scott et tendit la main gauche pour réclamer poliment la pelle, laissant l'avocat prendre soin de la lui donner de lui-même en reprenant :

« Vous en avez assez fait pour un seul jour, et suffisamment de choses à faire vous attendent également. Préparez-vous, et servez-vous des restes de nourriture sur la table de la cuisine si vous avez encore faim. Il y a également un sceau d'eau fraîche près de l'évier. Je vais m'occuper de Shannon, vous n'aurez qu'à rejoindre la voiture de l'autre coté de la maison, je vous y retrouverais. »

Il avait ensuite attendu la venue d'Ivy et Pamela, la première tenant la main à la deuxième qui montrait peine à avancer sans être prise de légers mais distincts tremblement la peur au ventre, le fermier s'avançant vers elle à son tour en se mettant devant la tombe de Shannon pour ne pas mettre à l'épreuve Pamela trop vite, s'adressant à Ivy :

« Vous avez été adorable avec Pamela, je vous en suis reconnaissant. Je vais rester avec elle pour nous recueillir et prendre soin de la sépulture. Vous n'aurez qu'à accompagner vos collègues, ils vous diront ce qu'il y a à dire et vous rejoindrez la voiture. Merci, Ivy. »

Il vint prendre la main de Pamela avec une faible caresse pour signifier son soutien, celle-ci le regard fixé sur la tombe malgré que le fermier lui en cache la plus grande partie, la jeune femme comme plongée dans une terrible vision à travers le peu qu'elle pouvait en voir, imaginant le reste avec une crainte plus paralysante encore. Ses yeux étaient rouges, mais les larmes avaient cessé.

Ivy : Lorsque tu t'approchas pour prendre Pamela dans tes bras, celle-ci ne résista pas, au contraire, se laissant aller à cette étreinte affectueuse en fondant en larmes, ne pouvant plus résister davantage. Elle passa ses bras autour de toi et te serra presque instinctivement, si peu enclin à la méfiance ou à l'incertitude malgré qu'elle ne te connaisse qu'à peine. Gentille, émotive, confiante en l'être humain, des traits qui la caractérisaient assez visiblement et qui lui permettaient dans sa profonde humanité d'entendre le réconfort de tes mots et de se laisser aller à lui. Elle eu même un certain plaisir à sentir ta douce main parcourir sa chevelure d'or soyeuse.

Lorsque tu mis fin à l'étreinte, elle se mit à renifler en cessant de pleurer, acquiesçant à tes dernières paroles avec l'air d'une enfant qui essayait de se remettre d'un mauvais coup, venant prendre ta main de la sienne et te suivant volontiers tandis qu'elle passait l'autre main sur son visage pour l'essuyer.
A mesure que vous vous approchiez afin de permettre à Pamela de se recueillir, tu pouvais sentir sa main plus resserrée et hésitante à la tienne, la jeune femme se mettant quelque peu à trembler à la vue des tombes, particulièrement de celle qui était restée ouverte encore. Le fermier qui était face à Scott, près d'un Samuel assis perçu votre arrivée, et s'approcha en prenant soin de se placer  devant la tombe de Shannon pour ne pas mettre à l'épreuve Pamela trop vite, et s'adressait à toi avec un léger mais sincère sourire en coin de reconnaissance :

« Vous avez été adorable avec Pamela, je vous en suis reconnaissant. Je vais rester avec elle pour nous recueillir et prendre soin de la sépulture. Vous n'aurez qu'à accompagner vos collègues, ils vous diront ce qu'il y a à dire et vous rejoindrez la voiture. Merci, Ivy. »

Il vint prendre la main de Pamela avec une faible caresse pour signifier son soutien, celle-ci le regard fixé sur la tombe malgré que le fermier lui en cache la plus grande partie, la jeune femme comme plongée dans une terrible vision à travers le peu qu'elle pouvait en voir, imaginant le reste avec une crainte plus paralysante encore. Ses yeux étaient rouges, mais les larmes avaient cessé.

+++

Tour XIII
Dernier Tour

Ailleurs - 13/12/34 - Page 7 Ford1510
Le véhicule à l'origine.


De l'autre coté de la ferme, et de la maison, attendra la fameuse voiture, une Ford F-150 grise qui semble avoir du vécu, globalement en assez bon état et probablement en mesure de rouler, en dépit de sa peinture abîmée qu'un oeil connaisseur verrait déjà au moins une fois refaite, son pare-choc qui a du connaître une confrontation au bas mot, ses pneus plus tout neufs et la porte avant coté passager à la taule quelque peu pliée vers l'intérieur.

Elle répond néanmoins aux ordres, prête et déverrouillée, sans les clés évidemment qui sont sans doute à portée du fermier. Votre carrosse, vers une nouvelle vie peut être, ailleurs...

Eléments Scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Lun 9 Fév - 1:19
J'esquissai un léger sourire, ferme mais engageant, à l'attention de Pamela lorsqu'elle se saisit finalement de ma main gauche, puis je tirais légèrement dessus afin de l'embarquer en direction des deux tombes creusées et des trois silhouettes masculines se tenant à leurs bords. Au terme de chacun de mes pas, je pouvais aisément ressentir la poigne de la jeune femme se resserrer autour de ma paluche, probablement tendue par la nervosité de devoir affronter la réalité de la mort de Shannon et les derniers adieux qu'il faudrait lui faire. Pour Pamela, rien ne serait vraiment plus comme avant à compter de cet instant. Cette sépulture acheverait probablement de lever le voile de doute sur l'illusoire sentiment de sécurtié que pouvait lui conférer la vie plutôt trnaquille au sein de la petite ferme. Lorsque la pression de ses doigts autour de mes capriens se fit presque trop douloureuse pour que je ne parvienne à la dissimuler derrière un masque terne de solidité mentale que je ne savais pas encore totalement arborer, je lui adressais un regard empli de compassion, hochant légèrement la tête pour lui signifier que tout ce passerait bien, malgré la dureté de cette épreuve.

Mais alors que nous nous approchions des tombes, je vis l'imposante carrure du fermier se tournait vers nous, et masquer à notre vue le trou encore béant qui devait contenir le corps de Shannon, ou de l'autre fille au crâne fracassé.

“Vous avez été adorable avec Pamela, je vous en suis reconnaissant. Je vais rester avec elle pour nous recueillir et prendre soin de la sépulture. Vous n'aurez qu'à accompagner vos collègues, ils vous diront ce qu'il y a à dire et vous rejoindrez la voiture. Merci, Ivy.”

Je rendis son sourire au vieil homme, ne pouvant m'empêcher de légèrement sourire à mon tour, sentant monter en moi la pleine satisfaction de la reconnaissance que le vieil homme m'accordait, alors que dans l'absolu, je n'avais rien fait d'autre que de suivre mes propres convictions et valeurs morales. Les mots du vieux fermier résonnaient en moi comme de véritables flatteries à mon égo de sale gosse prétentieuse, et je me délectais presque à les entendre.

“Ya pas d'quoi, m'sieur... Ce serait plutôt à moi d'vous remercier de pas nous avoir laissé crever dehors,” lui répondis-je d'un ton légèrement gêné malgré tout ; avant de finalement relâcher la main de Pamela pour la remettre à la surveillance paternaliste du vieil homme. Je détournais alors mes binocles vers mes deux acolytes d'infortune, posant sur eux un regard dur et sévère, n'ayant pas encore digéré les actes et propos survenus quelques instants plus tôt. Je fourrais mes mains dans les poches de mon jean usé et raidi en les dévisageant tour-à-tour.

“Semblerait qu'on doive se supporter encore un peu...” leur lançai-je d'un ton sarcastique. “Qu'est-ce que vous avez à m'dire ?”

J'écoutais leurs réponses avec attention, puis décidais de me diriger en direction de la voiture du fermier sans repasser par la ferme. Il me tardait de quitter cet endroit et aller voir de plus près la ville de Snyder, histoire de trouver des fringues propres pour commencer, ainsi que ces deux frangins qui pourraient potentiellement avoir plus de réponses à m'offrir que le fermier concernant notre résurrection, ou ce qui s'était passé au cours des mois écoulés. Peut être avaient-ils des informations de meilleures fraîcheur en se trouvant plus près de la civilisation, ou de ses ruines.

Finalement, le véhicule finit par apparaître à ma vue alors que je laissais le corps de ferme sur ma gauche. Je découvrais un imposant pick-up Ford dont je m'approchais nonchalamment, les mains toujours au fond des poches, passant au crible de mes noisettes la bagnole et son état général. La carrosserie avait visiblement morflée, bien plus que par le simple passage des années. Je faisais le tour du véhicule, constatant qu'il avait déjà été repeint au moins une fois et que la portière passager avait dû embrasser une bite d'un peu trop près. Néanmoins, hormis l'aspect tôle froissée, le véhicule ne semblait pas présenter de défaut mécanique. Pas de grosse flaque de liquide sous le moteur malgré le pare-choc avant enfoncés, les roues avants semblaient parallèles et bien gonflées même s'ils avaient déjà bien roulé... Bref, un véhicule utilitaire tout à fait banal.

Je m'approchais néanmoins de la portière conducteur pour voir si elle était ouverte et, constatant que c'était le cas, m'empressais d'ouvrir le capot moteur avant que le fermier ne décide de se pointer pour jouer les taxis. Revenue à l'avant du pick-up, j'ouvris le capot et démarrai mon inspection des principaux organes moteurs, l'oeil rendu pétillant de me trouver enfin face à quelque chose que j'étais en pleine mesure de maîtriser. Je pris une longue inspiration pensive, non sans me délecter de la douce odeur de cambouis d'une mécanique déjà bien rodée.

“Ford F150 de 2009, double-cabine, quatre roues motrices...” commençai-je à réciter à haute voix pour moi-même en dévissant le bouchon d'huile moteur pour en inspecter l'intérieur “...moteur essence, 8 cylindres en V...” Je sortais la tirette d'huile pour vérifier le niveau d'huile, jetant un regard vers le vase d'expansion pour contrôler également le niveau de liquide de refroidissement. “...avec une putain de boîte auto...” finis-je par constater d'un ton déçu. “Personne ne saura donc jamais apprécier le plaisir de conduire une boîte manuelle ?” m'interrogeai-je dans un soupir avant de zieuter vers le liquide de frein puis de refermer le capot, satisfaite malgré tout de mon inspection et de l'état d'entretien du véhicule avant de me tourner vers mes deux collègues.

“Cet engin devrait nous amener à bon port...” finis-je par lâcher d'un ton concluant en me frottant les mains pour chasser les quelques traces de cambouis qui me salissaient les doigts. “...et plutôt rapidement.”

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 9 Fév - 13:52
Toujours en train de mimer sa prière, le jeune homme rouvrit finalement les yeux lorsque le fermier prit la parole. De son regard fatigué, il le fixa, les mains toujours jointes et les lèvres remuant sans qu'un son n'en sorte. Malgré tout, il ne manquera pas à un œil très attentif, si il en est un ici présent, que ces mouvements de lèvres, si ils étaient sans doute tout a fait catholiques, n'avaient pas l'air bien américain.

Voyant le regard du vieil homme posé sur lui, il étira ses lèvres en un léger sourire, visible malgré ses mouvements de mâchoires, afin de rendre à cet homme l'amicalité de ses propos. Il détourna finalement le regard et termina sa prière sans manquer une miette de la seconde réplique de leur hôte, préservant son sourire jusqu'à ce qu'il ne décide à se relever, lentement.

Une fois debout, il claqua et frotta ses mains entre elles afin d'en éjecter toute saleté ou terre. Puis, pendant que le fermier parlait à Ivy, il se permis de regarder de l'autre côté, la tombe rebouchée et l'autre, encore ouverte, juste un bref instant avant de s'en éloigner à pas lents et courts, visiblement peu empressé.

Il croisa le duo, leur témoignant leur soutien d'un simple regard évocateur avant de se rapprocher de Ivy. Cette dernière ne manqua pas de le houspiller, lui, ainsi que l'avocat qui ne devait pas être resté à sa place. Ne désirant pas laisser l'occasion à ce dernier de prendre la parole en premier, il répondit du tac au tac à la jeune femme, d'une voix à nouveau neutre témoignant de sa fatigue :


"Vu ce que tu as déterrée pour qu'on puisse y glisser l'inconnue, et puisque je n'ai pas put connaitre son identité malgré ma descente dans sa dernière demeure, je pense que Wendy est un bien joli nom à emporter dans l'éternité."

La phrase lâchée, il se détourna d'elle sans lui témoigner un quelconque sentiment positif ou négatif. Là ressortait le manager dans son attitude la plus professionnelle, simple et neutre dans ses propos. Malgré son pas toujours un peu lent, il se pourrait d'ailleurs que sa rapidité à désirer se séparer de ce duo là l'empêche d'entendre l'éventuelle réponse de Scott, mais peu semblait lui importer.

Ainsi, il regagna la salle ou ils avaient pris leur repas, rejoignant le seau d'eau afin de plonger un grand verre dedans pour se ré-hydrater en douceur ainsi que laver ses mains qui avaient palpés un cadavre quand même. Il ne manqua pas non plus le plat de frites, laissé là, pour en manger quelques unes et, malgré le fait quelles soient froides, en apprécier chacune d'entre elles, suffisamment pour se sentir reconditionné et retrouver autant un peu de son optimisme que de son énergie.

Le plein ainsi fait, il retourna vers sa place et récupéra son sac plastique contenant les quelques vivres qu'il avait réussi à emporter dans l'au-delà et qui avaient suivies son retour. C'est lorsqu'il sembla prêt à ressortir qu'il se stoppa en plein dans son élan et observa les vivres sur la table pendant un long instant. Il soupira finalement, avec un peu d'énervement, et posa son sac sur la table pour en sortir vivres et alcools.

Ceci fait, il retourna le sac en question afin de s'assurer qu'aucune saleté n'attendait au fond. Ainsi propre, le sac plastique fut ensuite rempli en petite quantité avec les plats se trouvant sur la table, juste de quoi faire pour une personne, puis il ferma le sac et fit un nœud avec les poignées afin d'empêcher son contenu de se répandre à cause d'une maladresse.

Enfin, le sac accroché à deux doigts et, de nouveau, les bras remplis de ses effets "personnels", il ressortis de la ferme pour rejoindre le véhicule d'un pas bien plus vif et décidé qu'à son entrée. Il y trouva Ivy qui semblait visiblement satisfaite de se trouver devant quelque chose de connu. Sans réellement réagir à ce quelle a dit, il s'approcha d'elle et déposa le sac plastique contenant salade et frite sur le capot de la voiture.


"Reste pas le ventre vide."

Et le voila reparti pour aller ouvrir la portière arrière gauche et disposer son bric-à-brac alimentaire sur le plancher de la voiture avant de poser son postérieur sur l’extrémité du siège afin de garder les jambes à l'extérieur. Une bonne position pour profiter de l'air frais en plus du confort d'un siège moelleux en attendant que leur conducteur ait terminé sa difficile tâche pour les rejoindre.

Scott Redfield

Anonymous
Invité
Lun 9 Fév - 23:21
Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas pratiqué la sophrologie, et il mit bien quelques secondes à atteindre un état de pleine conscience. Lentement, il inspirait, et expirait, les yeux fermés, les bras le long du corps. C’est une pratique qu’il avait quasiment fini par oublier, apprise dans son enfance par ses psychologues, afin de canaliser le jeune garçon lors de ces violentes crises de colère, qui ponctuaient son mutisme quasi-permanant. Malheureusement pour lui, le résultat n’était pas celui escompté : les souvenirs de sa sœur le hantaient. Il ne cessait d’osciller entre un état d’ataraxie et nostalgie malgré lui, et toute la bonne volonté qu’il déployait. Finalement, c’est lorsque le fermier demanda poliment la pelle, que l’avocat sortit de sa transe pas vraiment réparatrice. Il se contenta de regarder le fermier d’un air faussement compatissant, et de lui laisser saisir l’objet de ses désirs. Les remarques de leur hôte, aussi sincère qu’elles puissent l’être, ne firent ni chaud ni froid à Scott : ce n’était que du vent, du néant à son sens, des palabres bateaux adaptées à la situation. Plus par convention qu’autre chose, Scott souri aussi sincèrement que possible au vieil homme, en gage de « gratitude ». Ce dernier se dirigea alors vers Ivy, lui adressa la parole, avant de s’éclipser avec la jeune Pamela.
C’est à ce moment, qu’en plus de lancer un regard dur à l’avocat et Samuel, que sa réflexion, peu reluisante, tomba :
“Semblerait qu'on doive se supporter encore un peu... Qu'est-ce que vous avez à m'dire ?”

Avant même Scott ait pu formuler une quelconque réponse, Samuel prit la parole. Devant un discours si idéaliste, et teinté  de langue de bois, le rictus narquois de l’avocat reprit de plus belle.
*Tant de conneries, c’est beau, rattrapes-toi autant que tu peux mon cher ami. Foutaises et compagnie.*

Sans même attendre la réponse de son collègue, Samuel tourna les talons, chose qui n’étonna qu’à moitié Scott. De toute manière, les deux personnages savaient très bien qu’ils jouaient tout aussi bien l’un que l’autre sur les apparences et le paraître. L’avocat se décida enfin à prendre la parole, d’un ton grave, et plutôt las :
- « Que voudrais-tu que je te dise après une telle journée ? J’ai failli passer de vie à trépas 2 fois en seulement quelques heures, et me voilà déjà un enterrement… »

Il soupira, et reprit sa respiration, il avait lancé sa dernière phrase d’une traite :
- « J’aurais juste voulu que cette foutu journée se passe… mieux. »

Il tourna à son tour le dos à son tour à la jeune femme, pour vaquer à ses derniers préparatifs. Il espérait avoir touché un minimum son interlocutrice,  pas forcément s’attirer sa pitié, mais au moins lui paraître « humain », ou presque. Déjà que sa relation avec Samuel n’allait pas être des plus cordiales, il ne devait pas se mettre à dos la jeune femme non plus.
*Des obligations, toujours des obligations… Sauf que maintenant, c’est pour ma survie. Je déteste ça. Pourrais-je être moi-même un jour ?*

Il récupéra sa veste avant de quitter la grange d’un pas assuré. A l’air libre, son regard se posa sur l’horizon, et le soleil rayonnant. La luminosité étant trop importante à son goût, il plaça une de ses mains sur son front, tandis que celle restante se balada dans sa veste, et commença à agiter son paquet de cigarettes. L’envie était palpable, Scott sorti une cigarette, plus par reflexe qu’autre chose, la porta à la bouche, avant de se raviser, et de la ranger. Il devait économiser ses précieux bâtonnets de tabac, qui sait combien de temps il passerait avant de retrouver un autre paquet ? Certainement bien trop à son goût…
Il devait avant tout penser à son avenir, et il se dirigea sans trop de conviction vers la pièce à vivre du fermier. Il croisa brièvement Samuel, qui sortit de la maison en même temps qu’il y entra. Sans même échanger un regard, l’avocat se contenta de se servir un verre d’eau, le dos posé contre le plan de travail. Se voyant seul, Scott en profite alors pour fouiller la pièce aussi discrètement que possible, en espérant trouver quelques vivres qu’il pourrait cacher, et transporter dans son sac… Et pourquoi pas trouver un ouvre-boîte avant de se diriger vers la voiture, et d’attendre sagement son départ vers Snyder.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 13 Fév - 9:11
Ailleurs - 13/12/34 - Page 7 U7fao10

Temps : Le ciel est maintenant dégagé et clair, le froid laisse peu à peu place à une mesurée mais réelle chaleur, celle du soleil levé.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution du Tour XIII

Ivy : Après ton échange avec le fermier, tu laisses Pamela à l'homme, ceux-ci se concentrant dès lors sur les tombes dans un moment sincèrement difficile, la jeune fille se serrant instinctivement contre le fermier dans un silence éloquent à deux pas de la tombe, restant ainsi.

Tu t'adresses à tes camarades et reçois des réponses de chacun, d'abord de Samuel du tac au tac, qui prend ensuite le pas rapidement vers la maison du fermier, puis Scott qui prend un peu plus de temps pour converser avec toi en voulant se montrer sympathique.

Scott se dirige finalement vers la grange pour récupérer sa veste et c'est seule que tu rejoins le véhicule, traversant les herbes mi-hautes et passant devant la maison qui a vu ta renaissance. Tu peux voir le chien, Tobby, qui s'était éclipsé discrètement et qui court à travers le champ derrière la ferme au loin, cherchant certainement à s'amuser de sa liberté et de son inconscience profitable du monde actuel.

La voiture inspectée en toute tranquillité, tu es ainsi satisfaite et Samuel vient à son tour, les bras chargés de son propre équipement tandis qu'il prend la peine de poser un sac plastique à coté de toi, contenant l'équivalent d'une portion récupérée du repas prit plus tôt, t'incitant à te nourrir à nouveau après tes vomissements qui laissent ton estomac vide et à contrario une mauvais sensation - et haleine - dans la bouche puisque tu ne l'as pas nettoyée.

Quoi qu'il en soit, c'est fait, Scott vous rejoignant à son tour avec son propre équipement et sa veste au bras qu'il porte de façon à lui assurer un certain transport de fortune, quoi qu'il transporte. Vous vous installez en finalité pour accueillir votre chauffeur arrivant.

Samuel : Échange et compassion faite, le fermier et Pamela se concentrent après quoi sur les tombes dans un moment sincèrement difficile, la jeune fille se serrant instinctivement contre le fermier dans un silence éloquent à deux pas de la tombe, restant ainsi. Tu es abordé au même titre que Scott par Ivy qui s'interroge, te contentant d'une réponse du tac au tac avant de prendre le chemin de la maison, t'isolant bien vite des autres. Sur la route, tu peux voir le chien, Tobby, qui s'était éclipsé discrètement et qui court à travers le champ derrière la ferme au loin, cherchant certainement à s'amuser de sa liberté et de son inconscience profitable du monde actuel.

A l'intérieur, tu te rationnes et te désaltères, avant de récupérer ton équipement. Élan de compassion, souhait de te rattraper, ou tout simplement par esprit raisonnable, quelles que soient les raisons pour lesquelles tu fais ce que tu fais, tu prends soin de récupérer également de quoi rationner Ivy qui ne doit pas être dans son meilleur état après ses deux vomissements, et ce à la suite d'une "résurrection".
Tu ressors en croisant Scott, qui a récupéré sa veste, et tu rejoins la voiture où tu confies ton attention à Ivy avant de prendre place, patientant en profitant intelligemment de l'air frais avant votre départ qui ne saurait tarder.

Scott : Te voilà de nouveau dans une situation désagréable, une ébauche de sentiments, d'émotions et de politiquement correct, le fermier et Pamela se concentrant après quoi sur les tombes dans un moment sincèrement difficile, la jeune fille se serrant instinctivement contre le fermier dans un silence éloquent à deux pas de la tombe, restant ainsi. Faisant fi, tu es abordé par Ivy au même titre que Samuel et le laisse répondre, puis partir, avant de t'adresser plus amplement à Ivy, cherchant à tirer sa sympathie que cela ai été fructueux ou non.

Une fois cet exercice accompli, tu récupères ta veste tandis qu'Ivy part en direction de l'opposé à la ferme, là où se cache le véhicule, toi-même prenant la direction de la maison plutôt afin de t'y déshydrater. Sur la route, tu peux voir le chien, Tobby, qui s'était éclipsé discrètement et qui court à travers le champ derrière la ferme au loin, cherchant certainement à s'amuser de sa liberté et de son inconscience profitable du monde actuel.

En entrant, tu croises Samuel qui sort juste après, les bras chargés de son propre équipement et d'un sachet de nourriture. Ton verre d'eau ingéré, l'absence d'yeux pour te surveiller te donne l'occasion de jeter un oeil à la pièce. Tu fouilles et tombe sur diverses vaisselles, équipements de cuisine, épices, sachets et boites en tous genre, couverts, boites plastiques... t'intéressant dans le lot à ce qui te sera utile : trois boites de sardines à la tomate et un couteau de cuisine particulièrement bien entretenu de la marque gravée "Sénol", aucun ouvre-boîte à l'horizon. Une journée qui ne sera pas si inutile, et à sa façon rentable pour toi qui n'a guère de scrupule au vol, en espérant que cela ne se remarque pas.  

Ceci fait, tu es contraint de retirer ta veste pour t'en servir afin d'y placer tes récupérations, puis te diriges vers la voiture où Samuel et Ivy attendent, le sac plastique passé des mains de Samuel à l'intention de la jeune femme.


Tous : Vous aviez pris place au sein de la voiture, voyant arriver le fermier, seul, qui traversait les herbes mi-hautes pour gagner sa chère Ford. En arrivant, celui-ci procéda à une rapide inspection des roues et du capot, puis en scrutant le champ où courait le chien au passage, avant de jeter un oeil aux alentours afin de s'assurer que rien ne surgirait au mauvais moment, il gagna en conclusion la porte côté conducteur et l'ouvrit pour s'installer.

Son âge étant, prendre place demandait quelques petits efforts supplémentaires par rapport à vous, car il conservait malgré tout une très bonne forme physique. Ajustant son confort en laissant Ivy s’asseoir à l'avant, à côté de lui, Samuel étant derrière, côté gauche, et Scott à l'arrière d'Ivy, côté droit, il vint vérifier son rétroviseur et récupéra la ceinture qu'il emboîtait dans l'attache attribuée.

« Mettez vos ceintures. Ça peut vous paraître stupide vu la situation d'aujourd'hui mais en cas d'accident, elle peut vous sauver la vie, qui sait ce que l'on trouvera sur la route. »

Tirant la clé de sa poche d'un geste encombrant, il vint placer la clé et démarra l'engin, le moteur dégageant un rugissement digne de la carrure de la Ford. Les mains du fermier prirent le volant et avant toute chose, il tourna le regard vers Ivy en s'adressant à vous trois, tournant de temps à autre le visage pour signifier son intérêt égal aux garçons, quand bien même il ne pouvait pas les regarder.

« Avant que nous ne partions, il paraît normal que je vous en dise plus. Les frères dont je vous parlais, l’aîné s'appelle Matthew Jefferson, et comme je vous l'ai dit, il est doué dans son domaine, la survie. Il connait la région, il manie très bien les armes, il a beaucoup d'énergie et je crois que c'est l'homme le plus aux aguets que je n'ai jamais rencontré. Son frère, Ricky, n'a pas autant de talents et il est beaucoup plus jeune mais c'est un bon garçon, loyal et un peu naïf.

Je vous conseille de dissiper toute pensée à vous servir de lui si c'était le cas, Matthew est très protecteur et bien qu'il paraisse antipathique, il l'est tout autant avec son jeune frère qu'avec ses alliés dès lors que vous êtes honnête avec lui, vous pourrez compter dessus. Gardez à l'esprit une fois là-bas que ce n'est pas un mauvais type, c'est simplement un homme bien qui a vécu de mauvaises choses. Ne vous éloignez pas de leur groupe pour le moment, Snyder est un endroit dangereux par les temps qui courent et la région est pire encore, vous risqueriez votre vie à vouloir partir de votre côté.

Je ne sais pas ce que vous rechercherez maintenant que vous êtes en vie, ni ce à quoi vous aspirez, mais quoi que vous fassiez, je vous souhaite bonne chance, vous en aurez besoin. Au fait, moi, c'est Nelson, Nelson Wallace. »


Ses mots prononcés, le véhicule prit finalement un départ d'accélération et longea un petit sentier de terre jusqu'à la route, où le fermier tourna à droite pour accélérer encore la cadence, et vers d'autres paysages vous porter, loin de la ferme. Dans un endroit où peut être, vous aurez une chance de survivre.

Un nouveau départ pour un monde pire ou un monde meilleur... mais ailleurs.


Fin

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 13 Fév - 22:41
Moments Clés :


Samuel & Ivy ont su convaincre Nelson Wallace.


Scott est parvenu à donner le change auprès de Nelson Wallace.


Samuel & Ivy ont su gagner la confiance de Nelson Wallace & Pamela.


Scott a obtenu la sympathie de Pamela.


Samuel, Ivy & Scott ont obtenu la confiance de Tobby le chien.


Ivy a prit soin de Pamela et l'a aidé à faire son deuil.

Ivy a découvert la boite.


Ivy n'a pas ouvert la boite.

Scott a volé une ration de nourriture et un couteau de cuisine.


Samuel, Ivy & Scott ont quitté ensemble la ferme aux cotés de Nelson Wallace vers le Camp de Frères Jefferson.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 13 Fév - 22:42


Expédition Epique Validée

Récompense(s) :

Scott a obtenu 1 Ration de Nourriture & 1 Couteau de Cuisine.

Conséquence(s) :

Samuel & Ivy ont obtenu chacun 5 points de moral.

Vous avez consommé : -

Samantha & Jim
Page 7 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: