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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Perdus - 13/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Prologue

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Evènements

Anonymous
Invité
Lun 22 Déc - 9:36
Perdus - 13/12/34 Texas_s

Perdus

Temps : Soleil matinal, ciel dégagé, et légère brise très fraîche.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Elle voltige, la brise du matin, avec un arrière-goût de liberté. L'herbe est froide, désertée depuis trop longtemps et en proie aux nuits gelées. Il y a une odeur, qui provient d'ailleurs, mais semble traverser le champ comme un souffle de vérité, une odeur de brûlé à peine perceptible mais assez pour s'en rendre compte.

Rani, te voilà en plein milieu d'une herbe mi-haute, assez pour te dissimuler dans sa nature. Ton réveil se déroulera allongé sur le flanc, alors que tu es en proie à ce vide néantique, laissant un sommeil sans rêve suite à ces flashs si récents ayant accablé ton esprit. Alors que tu étais plongée dans un profond sommeil, tu te sens happer des ténèbres par une secousse brusque qui remonte des profondeurs jusqu'à la réalité dont tu n'as pas conscience.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufiée par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.
Le temps de réaliser et tu constateras deux choses de prime abord : la première est ta présence dans cette herbe, au milieu d'un vaste champ, la seconde est le visage d'un inconnu penché au-dessus de ton corps. Il y a un homme à tes côtés, au visage hâlé et aux cheveux bruns hirsute qui semble constater ton réveil. Son visage est sale et couvert de poussière, surplombé d'un chapeau de cow-boy. Il n'y a rien tout autour de vous, hormis un vieux taco yankee attendant patiemment portières ouvertes la venue de son propriétaire, ainsi qu'un bâtiment fait de tôles et visiblement en ruine derrière une route dégradée. Les rayons du soleil dardent sur le monde apparemment depuis peu, n'apportant encore pas tout à fait la chaleur promise par leur clarté. Tu vois donc assez bien pour comprendre que tu ne connais ni l'endroit, ni cet homme, ni les raisons de ta présence ici.

Que fais-tu donc ici ? Mais quels sont ce lieu et ce bâtiment ? Cet homme est-il dangereux ? N'étais-tu pas en train d'agoniser il y a quelques instants ?

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions sans doute naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de toi et presque dissimulé par l'herbe, aligné et nettoyé. Ainsi te voilà vivante, la peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparu si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

La douleur qui vrille ton crâne à ton réveil te cloue presque sur place, peinant à s'estomper, tout comme ton incompréhension. Te voilà, perdue… et pas seule.

Éléments scénaristiques:
 

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Lun 22 Déc - 15:18
Mon premier regard, tandis que je ne pense pas encore véritablement, se pose sur du vert. Juste en face de mes yeux, que je cligne pour faire le point. C'est joli, le vert. Voyons voir ce que l'au-delà a d'autre à me proposer. Je tourne la tête, hou! Non, sans l'herbe pour l'atténuer, la lumière me poignarde les yeux, me transperce le cerveau.
Bizarre, l'au delà, quand même. Déjà que je ne croyais pas qu'il y en avait un, maintenant je découvre que ça fait mal à la tête. Rien que le concept de douleur me parait incongru: quand on est mort, on ne devrait rien ressentir, si? Ça ne peut pas être la réincarnation en tous cas, je me souviens de qui je suis. Enfin, je crois. Bon, vérifions alors...
Préparée à la luminosité, je décide de vérifier à quoi ressemble mon enveloppe charnelle, que je possède clairement vu les sensations que je conserve. Pas très agréables d'ailleurs. Donc, voilà, doucement, en dessous de ma tête, un bras, avec ma foi un vêtement que je reconnais, la chemise informe que j'avais prise à Ricky. Qui que soit Ricky, pour l'instant, j'ai trop mal au crâne, tout est flou. Passons à l'étape suivante, le reste du corps. Il va falloir lever la tête cette fois, allons-y en douceur, j'ai l'impression que si j'ai le malheur de la cogner sur un brin d'herbe un peu trop résistant elle va se briser en mille éclats...

"Hiiiiiiiii!!"

Une tête, au dessus de moi, là! Vite, il faut que je recule, que je m'éloigne, je ne sais pas ce qu'il veut me faire! Je prends appui sur mes bras pour soulever mon buste et pouvoir me trainer en poussant sur mes jambes et en tirant sur mes paumes. Mais ça fait mal, trop mal, mes muscles sont raides, je n'y arrive pas. Je ne réussis qu'à m'effondrer sur le dos, les yeux droits sur le ciel vengeur qui m'agresse, le corps vibrant d'une douleur dont je n'arrive plus à déceler l'origine. Le mouvement trop brusque, le choc du retour au sol, tout cela était trop pour ma migraine, et le peu de pensées cohérentes que j'avais explosent en vrac. La nausée monte, et je me tourne sur le coté, prête à vomir. Comme rien ne vient, je tourne mes yeux humides vers l'intrus, le danger humain. Sentant mon impuissance à me défendre, j'essaye de me préparer à ce que je vais subir, mais je ne me laisserai pas faire. Je suis sûr que j'arriverai à trouver quelque chose à lui envoyer sur le crâne pendant qu'il agira, si je laisse à mon corps quelques minutes pour récupérer. Voilà, c'est ça, bon plan, me reposer pendant qu'il agit, et quand je sens que j'en suis capable, je l'attaque par surprise. Je ne sais pas si j'arriverai à faire grand chose, mais au moins, j'aurai résisté.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 24 Déc - 9:22
Perdus - 13/12/34 Texas_s

Temps : Soleil matinal, ciel dégagé. Le froid de l’hiver est à l’approche dans la brise qui se renforce.
Activité : Le calme de la campagne est de mise.

Résolution tour I

Rani : L’homme face à toi ne semble pas bien surpris par ta réaction, s’attendant à une attitude du genre, il lève simplement les mains, paumes ouvertes pour te prouver ses intentions et te laisser le temps de réaliser le plus calmement possible.

La fraîcheur matinale est à glacer le sang, et la brise se lève de plus en plus fréquemment. Ton état tout juste sortie du sommeil te rappel à la réalité du temps et de l’endroit dans lequel tu te trouves : en pleine nature, au milieu d’un lieu presque désert.
Le temps que tes yeux s’habituent à la clarté foudroyante du soleil, tu sembles percevoir plus distinctement les traits de l’homme qui te fait face, et qui attend le moins hostile possible, ton rétablissement, au moins partiel. Il porte une barbe drue, mal entretenue datant visiblement de nombreux mois, et ses yeux fins et verts, inspire une certaine tranquillité, même si tu perçois à force d’attention, une certaine prudence et surtout méfiance, non pas destiné à ton égard mais à l’environnement qu’il surveille de temps à autre.

« Doucement jeune fille. Je ne suis pas un marcheur. Tu penses pouvoir te lever ? Il ne faut pas qu’on traine trop longtemps ici, c’est dangereux. »

Sa voix est claire, pas douce, mais suffisamment pesée pour inspirer la confiance, avec un très fort accent du Texas si tu sais le reconnaitre. Il semble davantage conscient de ton état que tu ne l’es toi-même. Sans doute a-t-il prit le soin de t’inspecter avant de te réveiller pour être sûr de ne pas avoir affaire avec une contaminée, capable de se relever quelques instants plus tard.
Il approche une main de toi, pour presser la rupture de ton aphasie, et appuyer ses dires. En observant de plus près, tu remarques par ailleurs qu’il porte un fusil de chasse en bandoulière à son épaule, sans doute chargé et prêt à faire face à quelconque menace.

Tes gestes, ton corps, tes muscles, tu n’as pas l’impression de savoir comment correctement réagir pour contrôler tout cela. Tout du moins, cela semble bien différent de ce à quoi tu t’étais habitué dans tes souvenirs qui te reviennent peu à peu. Tu as encore le choix de tes actes, et la raison pourrait te pousser à lui faire confiance, comme à te méfier de cet inconnu qui semble te proposer de l’aide miraculeusement alors que tu ignores qui il est, où tu es, et comment cela se fait-il que tu sois encore en vie.

+++

Tour II

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mer 24 Déc - 11:38
Puisqu'il me laisse du temps, j'essaye de m'éclaircir les idées. Bon, ça ne ressemble décidément pas à un au-delà quel qu'il soit. On dirait ce bon vieux Texas, envahi par la maladie comme tous les autres Etats... Le froid m'aide un peu à me réveiller, mais pas tellement à calmer la douleur. Peu importe, prenons les choses dans l'ordre. Ah, il me parle, il faut que j'écoute...
L'attitude et les propos de l'inconnu sont apaisants, certes, mais çe ne prouve pas grand chose. D'après ce que j'ai lu dans le temps, les psychopathes peuvent être très, très calme. D'un autre coté, je ne suis pas en état de me défendre donc autant profiter du répit qu'il m'offre s'il est bien dangereux. Et s'il ne l'est pas, de l'aide ne serait pas de refus non plus, quelle que soit la raison qui le pousse à me la proposer. Donc, je réponds:

"Je ne sais pas, j'ai très mal, mais je crois que c'est surtout la tête, et ça passe un peu... Je vais essayer de me lever."
Je tente de me redresser, voir si mon corps réponds convenablement. Ca n'a pas l'air fameux, je ne suis pas aussi en forme que d'habitude, mais... Ma jambe ne me fait pas assez mal. Encore assise pour le moment, je soulève le pantalon informe, lui aussi emprunté à Ricky. Ricky, l'homme que nous avons rejoint mais qui vient de mourir, tout comme... comme... Jake! Jake, mon petit-ami! Mes yeux deviennent humides, mais l'homme a dit que c'était dangereux de rester ici, alors je me retiens, je pleurerai une fois à l'abri. Donc, chaque chose en son temps, inspecter ma jambe qui n'est pas assez douloureuse. Suis-je anesthésiée d'une manière ou d'une autre? Non, impossible! Il n'y a plus rien! Je suis sûre d'avoir été mordue à la jambe! Est-ce qu'il n'aurait pas réussi à percer la pantalon? Si, je vois les marques, là... En plus, je saignais quand je me suis trainée plus loin. Mais je suppose que je n'ai pas le temps de réfléchir à tout ça, mon... sauveur (?) attend. Bien, me relever donc, je vais prendre sa main pour m'aider. Tiens-je convenablement sur mes jambes?

"Qu'appelez-vous des marcheurs, les malades, ou les pillards? Pour les premiers, je vois bien que vous n'en êtes pas un, mais pour les seconds, je n'ai que votre parole."
Parler m'aide à gagner du temps pour voir si je suis capable de rester debout, et regarder un peu autour de moi... Ah, visiblement, cet homme n'a pas apporté qu'un fusil. Un peu étrange d'avoir mis ses affaires par terre, quand même. Bon, la boîte à outils, peut-être qu'il avait un ennui mécanique sur son véhicule, mais dans ce cas pourquoi l'emmener ici? Ah, oui, je suis bête, il a dû me remarquer après l'avoir prise, il l'a tout simplement déposée par terre pour m'inspecter. Pour le reste...

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 27 Déc - 23:21
Perdus - 13/12/34 Texas_s

Temps : Soleil matinal, ciel dégagé. Le froid de l’hiver est à l’approche dans la brise qui se renforce.
Activité : La tranquillité se brise...

Résolution tour II

Rani : L'homme te considère un bref instant, t'aidant si tu en réclames le besoin, tandis que tu te redresses à la seule allure que tu peux désormais te permettre. Il acquiesce à tes paroles et te laisse simplement aller à tes suppositions, sans te contredire ou même répondre à ne serait-ce qu'une simple question.
Son regard est plutôt attiré par l'émission d'une complainte provenant du bâtiment qui te semble en piteux état. Un grommellement étouffé par l'épaisseur de tôle qui te sépare de l'intérieur. Ce gargouillement, tu l'as sans doute déjà entendu à de nombreuses reprises dans tes périples et aventures qui ont précédé le trou béant qui fait place dans ta mémoire entre l'instant où tu es tombé et celui où tu te réveilles, pas vraiment en pleine forme mais vivante.

Cela sonne presque comme le bruit du vent qui s'infiltre dans des interstices et faits résonner son sifflement comme s'il était bel et bien en vie. Pourtant, malgré la ressemblance, tu ne saurais pas te tromper quant à sa réelle origine. À l'intérieur se tient au moins un zombie, si ce n'est davantage, et peut-être a-t-il sentit votre odeur de vivants communs lorsque le vent a emporté vos flagrances jusqu'à leurs mortes narines. Qu'importent les raisons qui auraient poussé son réveil, l'instinct d'urgence te dit sans doute qu'il ne faut pas rester là plus longtemps. Intuition sans doute partagée et bien vite confirmée par le Texan qui te presse un peu plus.

« Récupère tes affaires, dit-il en désignant le sac, la boîte à outils, et la paire de jumelles qui traîne à ta proximité. Il nous faut y aller et vite. »

Sans attendre plus de temps, il se sépare de toi pour monter à bord de sa voiture. La mélopée des morts s'accentue et se multiplie. Tu as maintenant la certitude qu'ils sont bien plus qu'un, ou même qu'une paire. Le vent continue de disséminer dans votre sillage l'odeur de votre présence. Peut-être ne tarderont-t-ils plus à s'extirper de l'abri qui les protège de ta vue, mais peut-être aussi que tu n'as pas envie de vérifier cette hypothèse.

Toujours est-il que, quoi que tu décides, de rejoindre l'homme, de rester, ou de partir de ton côté, la voiture démarre et elle ne t'attendra sans doute pas longtemps. Il est plus que temps de prendre une décision.


+++

Tour III

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Lun 29 Déc - 13:21
Le bruit que l'on entend n'est évidemment pas pour me plaire, comme je suppose à n'importe quel survivant. D'ailleurs, il ne plait effectivement pas à mon mystérieux interlocuteur qui, et je le comprends si bien, ne prête donc pas vraiment attention à ma question, et me presse en avant. Cela ne parait pas vraiment nécessaire, car mon passé récent, ou du moins que je suppose récent, ne fait qu'exacerber mon premier réflexe lorsque j'entends ce bruit: fuir. Ce besoin vrille mon système nerveux entier, et l'adrénaline dissipe le malaise de mon corps, chassant, durablement ou non, faiblesse et céphalée pour répondre aux besoins immédiats et intransigeants qui réclament à ce que je m'éloigne au plus tôt. Toutefois, malgré l'urgence, ses paroles m'interpèlent et me ralentissent un instant:

"Quoi? M..."

Le danger supplantant toute autre forme de réflexion, je ne peux toutefois pas terminé ma phrase. En outre, toutes les explications peuvent très bien attendre la sécurité (relative) de l'habitacle du véhicule. Je passe la sangle des jumelles autour de mon cou, une bretelle du sac sur mon épaule (constant avec soulagement qu'il parait vide ou en tout cas ne pèse pas grand chose), et tente de soulever la boîte à outils. Celle-ci, en revanche, semble bien lourde, et mon état actuel me dicte la prudence: l'empoignant à deux mains, j'essaye de l'emmener avec moi, grognant sous l'effort, avec la ferme intention, si je vois les malades pointer le bout de leur nez alors que la boîte m'empêche d'avancer suffisamment vite, de la lâcher tout simplement. Je ne vais certainement pas risquer ma vie contre des boulons et des vis.

Je tente donc péniblement de rejoindre le véhicule, en direction de la porte passager, cela va sans dire. Le coffre de la voiture serait un meilleur choix en temps paisible, mais pour l'avenir immédiat, aussi inconfortable que cela soit, la boîte à outils sera très bien à mes pieds. Et encore, si jamais j'arrive à rejoindre le pick-up avec. Je constate au moins que, heureusement, je n'aurai pas à me soucier de jouer avec la poignée de la portière une boîte à outils dans les mains: l'accès au véhicule m'attend, je ne le remarque que maintenant, gentiment ouvert. Cela signifie qu'il avait visiblement prévu de me convaincre sans peine. Mais tout cela n'est qu'une vague pulsation neurale tout au fond de mon cerveau: au delà de toute crainte potentielle vis à vis d'un inconnu, il y a ce danger palpable et certain qui aimerait me dévorer, et cette priorité absolue éclipse tout le reste dans le brouillard d'une routine intellectuelle en tâche de fond de l'instinct de survie.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 30 Déc - 21:51
Perdus - 13/12/34 Texas_s

Temps : Soleil matinal, ciel dégagé. Le froid de l’hiver est à l’approche dans la brise qui se renforce.
Activité : Retour au calme.

Résolution tour III

Rani : Aussitôt montée à bord, aussitôt partie. Quelques soubresauts témoignent du très mauvais entretien de l'engin, mais le résultat est là : le vieux tacot rejoint la route en contournant le bâtiment et se met à filer vers le Nord. Au détour du bâtiment, tu aperçois les morts à l'intérieur se déverser hors d'une large vitre brisée en éclat comme si l'édifice en lui-même vomissait ces immondices. Vous avez sans doute évité un affrontement avec ces morts-vivants, mais n'êtes pas à l'abri pour autant.

La végétation semble avoir repris quelque peu ses droits sur les éléments artificiels qui bordent la route que vous arpentez. Les panneaux qui auraient pu t'indiquer où tu te trouves sont recouverts d'une végétation certaine et t'empêchent d'y voir les inscriptions. La seule référence que tu trouves, c'est un kilométrage : 25 km. De quoi ? Tu l'ignores. D'une ville en tout cas et c'est vraisemblablement la direction que semble prendre le véhicule.

Le silence se brise lorsque l'homme se penche vers la radio fixée au panneau central. Tout comme le véhicule, cette dernière semble d'un certain âge, et n'émet à l'activation que de nombreux parasites malgré les efforts mis à chercher une certaine fréquence.

« Cette fichue radio fonctionnait tout à l'heure. Tu te dirigeais aussi vers la ville, hein ? Navré de t'avoir brusqué mais je crois que tu l'as échappé belle, déclare alors le Texan en ne jetant qu'une maigre attention à toi. Moi, c'est Calvin, et toi ? »

Il soupire en mettant hors fonction le poste et reprend correctement place sur le siège conducteur. Il n'y a pas grande attention à prêter sur la route. Elle est droite et s'étend dans ce qui semble un désert froid et aride, à perte de vue. Une inspection rapide de l'intérieur ne t'apporte pas plus d’éléments pour nourrir ce qui pourrait être ta curiosité : la plage arrière est vide et ne donne pas de vue sur le coffre. L'habitacle ne paie pas de mine. Sans doute un véhicule abandonné trop longtemps dans une grange sans savoir quel serait encore son avenir.

+++

Tour IV

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mer 31 Déc - 11:12
Dès la portière refermée, je me sens déjà un peu plus en sécurité. Les malades ne nous ont jamais causé tant de soucis que ça, pendant nos sorties, et une portière est une barrière bien suffisante, à mon avis. Je regarde donc avec un soulagement débridé les malades qui se déversent hors de la grange, parfaitement sereine. S'éloigner d'eux en devient un véritable plaisir... Plaisir qui me rappelle à ma douleur, restée sous-jacente à cause du danger mais qui refait alors surface, et...

Mais un répit s'offre à nouveau à moi, car mon sauveur (cette fois, je n'ai plus à hésiter sur le qualificatif, j'ai vu les malades de mes yeux) me parle, et je me dois, ne serait-ce que par politesse, de lui répondre:
"Rani. Je... je ne sais pas où j'allais, je ne sais pas ce qui m'est arrivé, je n'ai plus les idées très claires."
Je me rappelle alors mes derniers instants, mais je n'ai pas suffisamment abandonné ma méfiance pour lui confier cela. Surtout que je ne sais pas comment il réagirait, je n'ai pas envie de me faire tuer par un survivant trop prudent... Après tout, je sais bien que j'ai toute ma tête. Enfin, non, mais... En tous cas, je n'ai envie de mordre personne!
"J'ai mal partout et j'ai encore un peu de mal à réfléchir, je ne sais pas bien ce qui m'est arrivé mais j'espère que je n'ai pas de dommages cérébraux..."
Allez, Rani, il faut détourner son attention de ce sujet, c'est trop sensible, trouve une idée... Ah, oui, il n'a pas répondu à la mienne, de question!
"Mais, excusez-moi d'insister, pouvez-vous me répondre? Qu'appelez-vous des marcheurs, les malades ou les pillards? Avec ce que j'ai vécu, je me méfie plus des seconds que des premiers."
Après tout, mais ça je ne le dis pas à haute voix, les malades se contentent de vous tuer, ils ne vous violent pas avant, ne vous torturent pas pour s'amuser... En plus, les pillards sont responsables de leurs actes, ils n'ont pas l'excuse d'avoir perdu toutes facultés intellectuelles en mourant d'une maladie horrible qui a pris le contrôle de leur corps...

Pendant qu'il me répond, j'observe un peu le paysage. Je m'étonne que tout soit vide, ne devrait-il pas y avoir des voitures partout, les véhicules de gens fuyant les... "zombies"? Ce doit être parce qu'on se trouve surement dans une zone peu densément peuplée, je suppose. Mais, au fait, n'a-t-il pas affirmé que sa radio fonctionnait il n'y a pas si longtemps? Comment est-ce possible? Est-ce que... Non, même si c'était un pillard, mentir à ce sujet n'aurait aucun sens. C'est donc qu'il doit surement dire la vérité. Pourtant, chez Ricky, plus rien ne fonctionnait, malgré la génératrice. Neige sur la télé, parasites à la radio. Mais peut-être était-ce simplement un problème d'antenne-relais, finalement, et qu'en vérité il y avait encore des stations qui émettaient...

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 2 Jan - 23:08
Perdus - 13/12/34 Texas_s

Temps : Soleil matinal, ciel dégagé.
Activité : Le calme d'une route dégagée.

Résolution tour IV

Rani : Le dénommé Calvin s'attarde davantage sur toi, augmentant les fréquences où il te jette des coups d'oeil curieux. Il ne semble pas être un homme à avoir vécu trop longtemps seul, mais réagit avec le calme et la patience comme si les événements récents n'avaient que peu touché, à moins que ces derniers ne remontent à plus de temps qu'estimé pour s'en remettre ne serait-ce qu'un peu. Pourtant, il était bel et bien seul dans cette vieille voiture qui ne roulait sans doute que par la bonne fortune d'une entité bienveillante.

Il te répond finalement en accoudant nonchalamment son bras gauche sur le minuscule rebord qui longe la fenêtre close.

« Les marcheurs, ouais. C'est comme ça qu'on a appelé les malades. Ils ont beaucoup de noms, on ne sait pas vraiment quel terme leur correspond le mieux. Les accros de la science-fiction appelleraient sûrement ça des zombies. Ces trucs n'ont de toute façon pas de sens. Les pillards... on en voit pas beaucoup dans le coin. Ils préfèrent les grandes villes, mais faut quand même être prudent et rester discret. On fait tous ce qu'on peut pour survivre. »

Il hausse finalement les épaules et se replie légèrement sur lui-même pour attraper un paquet de cigarettes qui trônait sous le siège conducteur, ainsi qu'une petite boîte d'allumettes. Lâchant à nouveau son regard de la route, il place entre ses lèvres le bâtonnet nocif, gratte l'une des allumettes sur le rebord du volant et l'allume tranquillement, l'odeur et la fumée qui s'en dégage se rependant bien rapidement dans l'habitacle. Il te tend alors le paquet ouvert, et à l'intérieur, tu aperçois qu'il n'en reste plus que deux. Que tu acceptes ou refuses, il enchaînera tout de suite dans son discours.

« Tu sais p'tite, moi, tant que t'es pas infectée par ces trucs, mordue ou griffée, ça m'va. J'm'en suis assuré avant de te secouer de ton réveil. Qu'importe le truc qui ait pu te tomber sur la tête, ou le gars qui t'a lâchement abandonné sur le bas-côté, ce qui compte, c'est que t'es là et en vie, pas vrai ? »

Il essaye alors à nouveau de manipuler sa radio, sans plus de succès.

« Tu sais ce qui me manque le plus ? C'est notre fichue bonne station K-Rose Radio. Bon écoute, on arrive bientôt à Snyder, alors j'sais pas si tu connais des gars là-bas, mais j'te conseillerais d'être prudente. Ça serait pas super étonnant que ce soit un foutu piège. Hm ? »

+++

Tour V

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Sam 3 Jan - 16:26
J'écoute sa réponse avec attention. En parallèle, constatant la vétusté du véhicule dont dépend actuellement nos vies, je me dis que j'aimerais bien pouvoir le retaper... Malheureusement, je n'ai jamais porté beaucoup d'intérêt à la mécanique, préférant m'investir au logis que sur une voiture.

De toutes façons, Calvin me vaccine aussi sec de toute envie d'être gentille avec lui: ce malpoli ose allumer un bâtonnet à cancer sans même me demander si ça me dérange! Je repousse son offre (au demeurant généreuse, vu ses maigres stocks apparents) avec dégoût, puis, réalisant qu'il est un peu stupide de ma part, et assez malvenu, de critiquer quelqu'un qui me sauve la vie pour si peu, je préfère détourner mon visage et "admirer" le paysage, de peur qu'il ne voie la répulsion et le mépris que tout ceci m'inspire.

Puis je ne peux m'empêcher de reporter à nouveau mon attention sur lui lorsqu'il confirme mes craintes: je fais bien de ne rien lui dire concernant la morsure mystérieusement disparue, vu qu'il sous entend qu'il me larguerait sur le bas coté aussitôt qu'il l'apprendrait. En un sens, il aurait probablement raison bien entendu, de son point de vue: même si moi, je sais que je ne suis pas un de ces monstres non-morts et que la maladie m'a inexplicablement épargné, un survivant infecté aurait tout intérêt à mentir, donc il vaudrait mieux pour lui ne pas me croire sur parole, c'est évident.
Mais un doute s'insinue aussitôt en moi: il dit avoir vérifié que je n'étais ni mordue, ni griffée... Mais à quel point s'en est-il assuré? J'aurais très bien pu être blessée à un endroit très intime. Ainsi, soit je voyage avec un pervers qui se donne des excuses pour reluquer à bas prix, sinon il s'en excuserait, soit il n'est pas si prudent que cela. Un plissement soupçonneux de mes yeux trahi certainement une part de mes réflexions, mais je n'y peux rien: je ne suis pas actrice, bordel, je ne peux pas cacher mes émotions comme un politicien.

Quoi qu'il en soit, Calvin m'apporte alors un dernier sujet de préoccupation, et non des moindres:
"Comment ça, un piège? De quoi parlez-vous? Où m'emmenez-vous?"
J'essaye de me souvenir si je connais une ville du nom de Snyder, mais visiblement, tout est encore un peu flou dans ma tête, car je ne suis certaine de rien.
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